Droit Civil 2
Droit Civil 2
Intro:
Ici, il est toujours question des statuts des personnes et de l'état des personnes. La
particularité de ce cours est de s’intéresser aux liens d’une personne avec d’autres
personnes avec lesquelles la première est unie par un lien que l’on peut qualifier de
familial. Il y a une absence de def d’un tel lien dans le CC. D’ailleurs lorsque l’on
observe le plan du CC, le mot famille n'apparaît nul part. Les règles qui participent
au droit de la famille (union, filiation, autorité parentale) figurent dans le livre premier
du CC “Des personnes.” Le droit de la famille repose sur des règles dont le prisme
est celui de la personne et des rapport qu’elle entretient avec les membres de sa
famille. Les règles du droit de la famille sont moins tournées vers le groupe que vers
ses membres. Les règles vont constituer à identifier les droits que la personne
possède: a-t-il le droit de divorcer, d’adopter…
Il s’agit d’appréhender des liens entre les personnes et on peut résumer ces liens en
les classant en 2 catégories:
-liens horizontaux: ce sont des liens d’union qui se sont diversifiés
-liens verticaux: ce sont des liens de filiation
De ces liens découlent des conséquences juridiques.
Il est difficile de définir la famille car c’est un fait social. En effet, le droit ne peut pas
rester aveugle aux évolutions de la société donc il les accompagne. Ces évolutions
qu'ont connu la famille est de 2 ordres
quantitative: le cercle familiale n’est plus le même que jadis, bcp + restreint
qualitative: le lien familial n'est plus tout à fait la même, on accepte de qualifier de
famille ce que le droit avant refuser.
La famille était entendue de manière très large puisqu'on y englobait toutes les
personnes qui descendaient d’un auteur commun, donc la cellule familiale
comportait les ascendants et les descendants, mais aussi les collatéraux (pas de
liens directs mais auteur commun). Les collatéraux privilégiés et les frères et sœurs
et les collatéraux ordinaires sont les tantes, cousins… Cette famille large était
désignée sous le nom de gens, cette structure a été maintenue sous le moyen-age,
on parlait de lignage. Dans ces familles là, l’idée d’autorité était importante et qui
appartenait à 1 seule personne: le père de famille. Il avait une puissance maritale,
cad qu’il avait une autorité sur sa femme. Il avait également une autorité sur ses
enfants: la puissance maternelle. Il est possible d’hériter d’une personne de sa
famille jusqu’au 6ème degré, donc on voit qu’il reste des traces de la gens.
La place qu'occupe le chef de famille mène aussi à un resserrement car égalité entre
les époux on passe d’une monarchie à une dyarchie, on parle d'autorité parentale.
Elle est même devenue démocrtaique avec l'enfant roi. Il n’en reste pas - que
l’autorité des parents demeurent à l’égard les mineurs, et c'est ce lien qui fait la
famille et démonte l’objet du droit de la famille.
B- La vie familiale.
Le droit de la famille a pour objet d'organiser la vie familiale qui a beaucoup évolué
elle aussi au regard des transformations des liens d’autorités mais aussi elle est de -
en - le lieu de contraintes parce qu'elle doit être avant tout un lieu d’épanouissement.
Ce triomphe de l’individualisme a eu pour corollaire le déclin de la fonction sociale
de la famille et de l’exigence de solidarité.
Le droit donne une place à la famille car elle est utile dans la sté. Elle a une fonction
biologique qui permet d’inscrire une personne dans une lignée mais aussi de
satisfaire un besoin naturel d’avoir des enfants et aussi le besoin naturel des enfants
de connaître leurs origines.
Elle a aussi une fonction économique pcq parfois elle est un lieu d’accumulation de
richesse qui se transmet et qui facilite l'établissement des enfants.
Fonction sociale car premier maillon de la sté, facteur irremplaçable de cohésion
sociale et de transmission des valeurs.
Le statistiques sont parlantes, la famille étant un moyen de protection contre
l'adversité, meilleure sécurité
Fonction Éducative qui décroît car confiance se réduit de la part de sautorités: école
obligatoire plus tôt
La fonction de solidarité s’amenuise à tous les niveaux surtout au sein du couple.
S’unir c'est de promettre une solidarité, mais de ce pdv, les conditions du divorce ont
comme csq d'affaiblir les prospections de l’époux faible.
De plus, l'absence d’obligation de prendre en charge une personne dont les facultés
mentales sont altérées
2- Le triomphe de l’individualisme.
Les évolutions décrites jusque là sont le fruit de la focalisation du droit sur les
personnes
L’évolution du d de la famille n’a eu de cesse d'offrir des droits subjectifs nvx (droit
d’avoir un enfant..) Ce triomphe de l’ind a eu 2 grandes manifestations de cette
classe croissante des volontés individuelles en d de la famille.
- la contractualisation de la famille. On accepte de + en +
L’autorité parentale peut être organisée par une convention.
- mvt de déjudiciarisation du droit de la famille:la protection qu'il a pour fonction
d’assurer peut se trouver atteinte.
ex: divorce, si en 1975 le divorec par consentement mutuelle a été admis, elle devait
être homologuée par le juge jusqu’en 2016.
Ces mvts sont aussi dû à l’influence de la cour edh qui est très libérale, donc on
constate une évolution importante des sources du d de la famille.
II- Les sources du droit de la famille
A. Nature des règles
1. Particularisme du droit civil de la famille
L’état des personnes est au cœur du droit de la famille. L’ordre public
caractérise l’état de personnes, ce qui empêche la personne de décider elle-même
de toutes les règles qui vont la concerner. Le contrat est très encadré, donc on ne
peut pas élaboré un régime maritale sur mesure
Le droit civil de la famille concerne les rapports entre personnes privées membres
d’une même famille. Le droit de la famille est lui même constitué de 2 branches.
l’une s’intéresse aux rapports patrimoniaux entre les membres de la famille, rapport
qui concerne la répartition et transmission de biens. C’est le droit patrimonial de la
famille qui fait l’objet de 2 types d'enseignement: régime matrimonial et régime de
succession.
Il y aussi les droits extra patrimoniaux de la famille (liens personnels entre les
membres de lafamille)
Le droit de la famille ne se résume pas au droit civil. L’état familial d’une personne a
un certain nb de csq qui ne concernent pas uniquement ces liens avec les membres
de sa famille. Elle a aussi des csq fiscales, + on a d'enfants, - on paie d'impôt.
Comme la famille joue un rôle de relais, l'État peut compter sur la famille pour aider
une personne en difficulté.
Il y a beaucoup de prestations sociales octroyées en considération de la situation
familiale des personnes. La pension de réversion qui est le droit pour une personne
de toucher la moitié de la retraite se son mari décédé est un avantage social, sorte
de récompense pour la solidarité .
1-Sources internes.
- PREMIÈRE PARTIE -
L’union
Jusqu'en 99 , une seule forme d’union était reconnue: le mariage. Ajd on admet sans
peine qu’il existe une possibilité de choisir un statut parmi plusieurs que propose la
loi. C’est le pluralisme.
Jean Carbonnier “ a chacun sa famille, a chacun son droit.”
Il est naturel que le droit s'intéresse aux couples puisqu’il est un lieu de solidarité et
de procréation. Il assure le renouvellement de la sté.
La société propose des formes de couples assez différentes. Elles se ressemblent
quand même beaucoup. Avant, les personnes de même sexes pour s’unir ne
pouvaient ni se marier ni se [Link] même en 2013, le mariage a fait l’objet
d’une libéralisation importante donc affaiblissement de protection. Il n’existe qu’un
seul corps de règles commun à tous les couples, ce sont les règles relatives aux
violences sinon pas de droit commun pour les couples.
Article 515-9 du CC et suivant.
Il s’agit grace a ses règles de saisir un juge et d’obtenir une ordonnance de
protection. Par cette ordonnance, le juge fixe une résidence séparée, et oblige le
conjoint violent à quitter le domicile commun et établit dans certains cas une mesure
d’éloignement. Chaque couple conserve sa singularité , ils ont leurs propres règles
.Mais il existe une uniformisation.
I. Valeur constitutionnelle
Elle consacre la lib matrimonial et a condamné des étés à plusieurs occasions sur le
fondement de ce texte.
ex:
Cours EDH, 18 déc. 1987, F. c. Suisse.
La suise empêchait le mariage de personnes ayant commis l’adultère.
Le pacte international relatif aux droits civils et politiques, la charte des droits
fondamentaux de l’UE , article 9 ainsi protège la liberté matrimonial.
Les fiançailles reposent sur une tradition qui est celle de la promesse de mariage
symbolisée par la bague de fiançailles offerte à la fiancée. Mais ce n’est qu’un fait
social, le ou la fiancé ne peut être contraint de se marier aux motifs qu’il ou elle
aurait formulé par les fiançailles un engagement de ce mariage. C’est un
engagement moral, pas juridique. Il n’est pas possible de demander une
indemnisation à une personne qui romprait les fiançailles , ne voulant plus se marier.
Mais n’y a t il jamais d'indemnisation? Non, mais il faut prouver que la personne qui
a rompu a commis une faute. La rupture n’est jamais fautive par elle-même. En
revanche, les circonstances de la rupture peuvent être révélatrices d’un
comportement fautif de la personne qui rompt. Ainsi, peut il être admis de manière
aisé que le ou la fiancé qui attend le matin de noces pour annoncer qu’il ou elle
refuse de se marier sans justifications, peut engager sa responsabilité”. Il faut qu'elle
établisse qu'elle est victime d’un préjudice.
-clauses de viduité :si une personne possessive prévoit que sa fortune revient à
son conjoint à condition qu’il ne se remarie jamais.
La cour de cass s’est prononcée sur ces clauses et elle ne les interdisent pas en
toutes circonstances. En effet, Les juges du droit estiment que la clause ne pouvait
être valable que si elle avait été dictée par l'intérêt du survivant et par l'affection que
lui portait le défunt.
-le contrat de travail: a certaines époques, les hôtesses de l'air n'avaient pas le
droit de se marier. Ajd le code du travail est très clair a cette qst : C. trav., art. L.
1142-1
Prévoir qu’un refus d’embauche ne saurait dépendre d’une situation de
famille.
Elles sont là pour s’assurer que l’union ne vient pas heurter des valeurs
essentielles en société comme l’inceste? Elles sont aussi posées pour assurer une
certaine protection des époux. L'acte de mariage était d’une telle importance dans
leur vie , qu’il faut être certain qu’ils y ont consenti de manière libre et éclairée.
a. Le délai de viduité
b. Le certificat prénuptial
Le texte vise en cas de mort imminente, l'officier d’état civil peut venir au domicile.
c. La différence de sexes
Cette condition n'était pas expressément prévu par les tetxes, mais il sur les
tetxes concernant le mariage il était tjs qst de l’homme et de la femme. LEs auteurs
du CC entendait le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme.
Portalis : le mariage est le rapprochement de 2 sexes que la nature n’a fait si
différent que pour les unir.
Pas eu de discussion pdt un long moment, mais à la fin du XXeme s , revendications
afin que les personnes de meme sexes puissent se marier
Si un etat interdit les perosnnes de memes sexe, cela porte atteinte à la lib
latrimonial?
Un certain nb d’etat membre du conseil de l’europe n’admet pas le mariage de
meme sexe.
Cour EDH 21 juill. 2015, Oliari c. Italie: refuse de condamner l’italie au sujet du refus
d’ouverture du mariage de même sexe.
Elle exige juste que les etats offrent un mode d’union aux couples de perosnnes de
meme sexe.
C’est une question trop sensible.
Mais le legislateur français a ouvert le mariage aux perosonnes de memes sexe lors
d’une loi de 2013.
C. civ., art. 143 : « Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou
de même sexe ».
Certains mariages ne peuvent pas avoir lieu car heurterait des conceptions
élémentaires de la sté, relatives au rapport entre les êtres humains. Il ya 2 règles de
types sociales qui interdisent certain mariage:
- le principe monogamique: on ne peut se marier qu’avec une seule personne.
- le principe exogamique.
1. Le principe monogamique
La polygamie est le fait d’avoir plusieurs femmes ou hommes. Depuis toujours, c'est
interdit. Une personne étrangère qui se serait mariée à plusieurs personnes, ne peut
pas faire reconnaître en France la pluralité de ses conjoints.
C. civ., art. 147 : « On ne peut contracter un second mariage avant la dissolution du
premier ». Aucune dispense n’est possible.
Si par une négligence extraordinaire, une personne peut se marier une deuxième
fois , elle est bigame= donc nullité du 2ème mariage et délit pénal.
2. Le principe exogamique
a. Empêchements absolus
Ils sont prévus dans le CC:
C. civ., art. 161 : « En ligne directe, le mariage est prohibé entre tous les ascendants et
descendants et les alliés dans la même ligne ».
Impossible de se marier avec sa mère son père etc
Cet article vise aussi un autre empêchement, le mariage entre alliés. Il est interdit de
se marier avec son ex beau père et belle mère. C’est un empêchement absolu
lorsque la dissolution du mariage résulte d’un divorce.
C. civ., art. 162 : « En ligne collatérale, le mariage est prohibé entre le frère et la sœur, entre
frères et entre sœurs ».
Pas de mariage entre frères et sœurs.
Cass. civ. 1re, 4 déc. 2013, n° 12-26.066.: a été mis en œuvre le contrôle de
proportionnalité in concreto (consiste à vérifier si dans une affaire précise
l'application du texte ne porte pas une atteinte disproportionnée). Affaire particulière
car belle fille a réussi à se marier avec son beau père, mais personne a fait attention
donc 20 ans après on a demandé l'annulation du mariage. Mais ici CCASS a écarté
l’annulation du mariage. Ici ce texte porte une atteinte disproportionnée aux droits
des requérants car cela faisait 20 ans, porte atteinte à vie privée + lib matrimoniale.
b. Empêchements relatifs
A. L’existence du consentement
C. civ., art. 171 : « Le Président de la République peut, pour des motifs graves,
autoriser la célébration du mariage en cas de décès de l'un des futurs époux, dès lors qu'une
réunion suffisante de faits établit sans équivoque son consentement.
Dans ce cas, les effets du mariage remontent à la date du jour précédant celui du
décès de l'époux.
Toutefois, ce mariage n'entraîne aucun droit de succession ab intestat au profit de
l'époux survivant et aucun régime matrimonial n'est réputé avoir existé entre les époux ».
Texte adopté par une loi du 31 décembre 1959 après une histoire tragique. En effet,
le barrage de Fréjus a cédé. Cela a provoqué des torrents et un homme fiancé porte
secours à ses futurs beaux-parents. Il les sauve au péril de sa vie. Cette affaire a
conduit donc l'adoption d’une loi pour autoriser le mariage posthume, avec une
autorisation du président de la république.
B. L’intégrité du consentement
Un consentement intègre= pas vicier. Il doit être libre et éclairé. l’époux doit
avoir consenti au mariage en connaissance de cause, sans avoir été forcé dans sa
décision. La qst des vices du consentement est assez connue en droit privé et civil
et est réglementée de manière générale en la matière du droit des contrats dans le
CC. On annule le contrat lorsqu'on constate l’un des 3 vices du consentement :
l’erreur, le dol et la violence. Le mariage est un contrat qui produit des effets
importants qui produit ses effets dans le temps, donc il faut lui assurer une certaine
stabilité. D’un autre côté, a déjà été présentée cette ev qui consiste à attacher une
importance tjr + grande a une volonté des partis, la csq étant que l'on s’assure que
le mariage correspondait bien à ce qu’attendait les partis. La sanction des vices du
consentement est particulière, car pour l'erreur il est plus facile de montrer les vices
du consentement mais à d'autres égards, certaines lois seraient fermées . cette
fermeture se cinst et au sujet du dol car il ne peut pas à lui seul justifier à lui seul
l'annulation d’un contrat du mariage.
1. L’erreur
La loi a évolué dans un sens + protecteur de la volonté et du consentement
des époux. Il n'existait au départ aucun texte mais au début du XIXème s, la
jurisprudence était assez confuse. Les choses ont été assez rapidement clarifiées
dans un sens assez sévère par un arrêt célèbre : l'arrêt Berthon du 24 avril 1862.
Une femme avait d’mande annualtion de son lariage car avait dévouvett après s’etre
marier qu eson epouc etait un acine forçat,condamné à 15 ans de travaux forcés. La
cour de cass avait considéré que le mariage ne peut être annulé que si l'erreur porte
sur l’identité physique ou civile du conjoint. Cet arrêt bcp critiqué par la doctrine
considérant que sans aller jusqu’à sonder les coeurs de chacun, toutes personnes
raisonnables peut attendre que son conjoint aie d’autres qualités admises que celles
relevant d’identité civile et physique, des erreurs sur d'autres qualités puissent
justifier une annulation
Loi du 11 juillet 1974, l’article 180 du CC a été modifié puisqu'il comporte un
second alinéa.
C. civ., art. 180, al. 2 : « S'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles
de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage ».
C. civ., art. 180, al. 1 : « Le mariage qui a été contracté sans le consentement libre des deux
époux, ou de l'un d'eux, ne peut être attaqué que par les époux, ou par celui des deux dont le
consentement n'a pas été libre ou par le ministère public. L'exercice d'une contrainte sur les
époux ou l'un d'eux, y compris par crainte révérencielle envers un ascendant, constitue un
cas de nullité du mariage ».
3. Le dol
Il correspond à des manœuvres reposant svt sur des mensonges ayant pour but de
provoquer l'erreur de l’autre et l’aider à consentir. Il est difficile ici de fonder une
annulation du mariage sur le dol car le mariage est évidemment précédé d’une étape
de séduction conduisant chacun à se montrer sous son meilleur jour, les beaux
parents se montrent gentils mais enfant méchants…
Loisel “ en mariage, trompe qui peut”
Le mariage ne peut pas être annulé car mensonges sur des qltés non essentielles
du conjoint
Si les manœuvres conduisent l'autre à commettre une erreur sur les qualités
essentielles, alors annulable.
C. La sincérité du consentement
- la volonté de se marier
Cette volonté est présumée, ils expriment solennellement cette volonté. Le maire
rappelle aux époux les obligations du mariage marqué dans le CC, pour leur
rappeler ce qu’ils veulent et dans quoi ils s’engagent. même si cette vol est
présumée, il existe des personnes qui se marient pour d’autres raisons comme
l’argent avec intention conjugale ça passe mais quand pas intention conjugale pas
possible
A titre très exceptionnel, il l'admet mariage comme posthume ou in extremis. En
dehors de cela, on parle de mariage fictif. On parle de mariage blanc.
ex: personne étrangère qui se marie avec une personne française pour
acquérir la nationalité française.
Il faut attendre 4 ans après le mariage pour recevoir la nationalité française.
Le droit a mis en place des moyens pour prévenir le mariage blanc :
C. civ., art. 175-2 : « Lorsqu'il existe des indices sérieux laissant présumer, le cas
échéant au vu de l'audition ou des entretiens individuels mentionnés à l'article 63, que le
mariage envisagé est susceptible d'être annulé au titre de l'article 146 ou de l'article 180,
l'officier de l'état civil saisit sans délai le procureur de la République. Il en informe les
intéressés.
Le procureur de la République est tenu, dans les quinze jours de sa saisine, soit de
laisser procéder au mariage, soit de faire opposition à celui-ci, soit de décider qu'il sera
sursis à sa célébration, dans l'attente des résultats de l'enquête à laquelle il fait procéder. Il
fait connaître sa décision motivée à l'officier de l'état civil, aux intéressés.
La durée du sursis décidée par le procureur de la République ne peut excéder un mois
renouvelable une fois par décision spécialement motivée.
A l'expiration du sursis, le procureur de la République fait connaître par une décision
motivée à l'officier de l'état civil s'il laisse procéder au mariage ou s'il s'oppose à sa
célébration.
L'un ou l'autre des futurs époux, même mineur, peut contester la décision de sursis ou
son renouvellement devant le président du tribunal judiciaire, qui statue dans les dix jours.
La décision du président du tribunal judiciaire peut être déférée à la cour d'appel qui statue
dans le même délai ».
La formalité principale repose sur une publicité qui doit être effectuée un
certain nb de j avant la célébration pour que les tiers puissent être au courant. Il peut
y avoir une audition des futurs époux et des pubs.
A. Audition des futurs époux
Elle a un but simple= donner l’occasion aux tiers d’informer les autorités d’un
empêchement à mariage donc Recours à une opposition au mariage.
1. Formalité de publicité
C. civ., art. 75 al. 6 : « Il recevra de chaque partie, l'une après l'autre, la déclaration
qu'elles veulent se prendre pour époux : il prononcera, au nom de la loi, qu'elles sont unies
par le mariage, et il en dressera acte sur-le-champ ».
C’est un élément de l’état des personnes, une mention sera même portée en marge
de l’acte de naissance de chacun des époux. Seul moyen de prouver qu’ils sont
mariés= art 194 et 195 du CC.
Sanctions rarement prononcées car moyens préventifs importants: officier d’état civil
ou opposition des tiers. On peut demander l'annulation du mariage = le prononcé de
la nullité du mariage.
La mise en oeuvre de la nullité suppose un certain nombre de précautions car c’est
un acte important.
§1 – Les différentes sanctions
Elle a pour objet de sanctionner les non respect les + graves. Les cas de
nullité absolue sont visés par C. civ., art. 184.: absence de consetement, bigamie,
inceste, incompétence de officier état civil, et caractèrenon publi de lacélébration.
L'action est assez largement ouverte dans ces cas . Toute personne intéressée peut
invoquer la nullité absolue, il suffit de justifier d’un intérêt quelconque.
Le délai de prescription :l’action en nullité peut être exercée très longtemps après le
mariage, 30 ans.
Le caractère nul d’un mariage ne trouve pas tjr son origine dans la faute des 2
époux. Un époux peut être victime de cette annulation, notamment lorsqu’il n’a pu se
marier par l'effet de la violence ou dans le cadre d’une erreur. C’est pour atténuer les
csq de nullité pour cet époux qu’a été mis en place le mariage putatif. Cette
putativité é aux article 201 et 202 du CC qui posent les conditions pour caractériser
le mariage putatif et qui prévoit les effets qui sont attachés à cette caractérisation.
A. La caractérisation du mariage putatif
Pour le mariage putatif, il faut que époux soient de bonne foi, ou qu’il y aie enfants et
au minimum une célébration.
C. civ., art. 201 : « Le mariage qui a été déclaré nul produit, néanmoins, ses effets à
l'égard des époux, lorsqu'il a été contracté de bonne foi.
Si la bonne foi n'existe que de la part de l'un des époux, le mariage ne produit ses
effets qu'en faveur de cet époux ».
Plus intéressant pour époux que pour enfant. on en distingue plus alconditin
des enfants si nés mariage ou hors mariage; s’il est né en mariage, facilite la preuve
de filiation à l'égard du père. On présume que le père de l’enfant de la femme mariée
est son mari. Lorsque l’annulation du mariage est prononcée par le juge, il va aussi
se prononcer sur les csq de la garde des enfants comme si divorce.
C. civ., art. 202, al. 2 : « Le juge statue sur les modalités de l'exercice de l'autorité
parentale comme en matière de divorce ».
L'intérêt pour les époux est patrimonial. L’époux qui réussira à prouver qu'il
est de bonne foie pourra se prévaloir du mariage et des biens en commun. Le juge
accepte de prononcer au profit de l'époux de bonne foie une prestation
compensatoire, comme si divorce.
Cass. civ. 1re, 23 oct. 1990, n° 89-10.250.
Une coutume prévoyait un effet personnel important :le nom d’usage que
l’épouse prenait de son mari car suivant une coutume l’épouse devait porter à titre
d’usage le nom de son mari.
Ce n’est que depuis 2013 que cette règle estd evnuetetxuelle, et le ligslatuer l’a
bilatéralisé
La plupart des effets personnels sont prévus à l'article 212 qui s'impose aux époux.
C. civ., art. 212 : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ».
Le devoir de d’ordre patrimonial. C’est aussi un devoir de respect, selon une loi du 4
avril 2006. C’est un ajout symbolique,car le respect s'impose entre toutes personnes.
§1 – Le devoir de communauté de vie
C. civ., art. 215, al. 1 et 2 : « Les époux s'obligent mutuellement à une communauté
de vie.
La résidence de la famille est au lieu qu'ils choisissent d'un commun accord ».
C’est le devoir de communauté de vie. Il n’a pas tjr été appelé ainsi puisque jusqu’en
1970, il était appelé devoir de cohabitation. Cette notion manquait d’humanité et était
un peu un vestige de l’ancienne vison du mariage ou la femme devait cohabiter avec
son mari ou meme vivre chez son mari et le suivre= idée d’inégalté avec laquelle
rompre le terme de communauté. Cette notion de cohabitation marquée une certaine
insuffisance car ils ne font pas cohabiter ensemble, sans cela le mariage perdrait de
sa singularité par rapport à d’autres modes de vie en commun comme la colocation.
Ce n’est pas qu’une vie en commun, il y aussi un aspect affectif et intellectuel qui lie
les époux. La communauté de vie ne suppose pas que les époux partagent la même
résidence, des raisons professionnelles justifient que les époux ne cohabitent pas.
Cette communauté de vie se représente alors par des retrouvailles. Cette exigence
implique une certaine qualité de vie commune. Il n’y a une communauté de vie que
si les époux y mettent du sien pour avoir un véritable partage. Si époux alcoolique,
peut-on parler de communauté de vie? Il doit y avoir aussi une qualité de vie, donc
ne respecte pas cette exigence. Au moment du divorce, on pourra invoquer que le
conjoint n’a pas respecté les exigences de la communauté de vie.
§2 – Le devoir de fidélité
La racine du mot fidélité est intéressante pour prendre la mesure du contenu
de ce devoir.
fides= foi
La fidélité c'est croire en son mariage, avoir foi en son mariage. La communauté de
vie n’est pas une communauté de toit c'est aussi une communauté de lit. Le mariage
implique donc un engagement des époux à avoir une vie affective et sexuelle, mais
ce lien doit être exclusif.
Aspect positif: engagement des époux, devoir conjugal
Aspect négatif: avoir relations sexuelles qu’au sein du mariage, interdiction de
commettre l’adultère.
I. La phase positive de l’obligation de fidélité : le devoir conjugal
Cet élément du devoir de fidélité est admis ici sans aucune difficulté au regard
du texte et de la [Link] conception et la sanction de la fidélité ont évolué.
Déséquilibre de la sanction entre homme et femme infidèles notamment lorsque
c’eatit le mari qui était infidèle, il ne s’agissait d’une cause de divorce automatique
que si l’adultère s’était produit au domicile conjugal. Ajd, l’adultère n’est jamais une
cause permettant d’obtenir de plein droit un divorce. La JP montre que les juges
apprécient très concrètement la situation des époux, les torts que chacun a pu avoir
et qui ont pu déboucher sur l’infidélité. L’infidélité ne se résume pas à l’adultère, cad
a des relations sexuelles avec un tiers. Les juges ont déjà admis que puissent être
qualifiées d’infidélité , des infidélités affectives ou intellectuelles
ex: échange de nature sexuelle sur la toile (mots enflammés, photos, vidéos…)
Arrêt du 30 avril 2014
Sans qu’il y est de propos ou d’images à caractère sexuelle, le juges ont admis que
des relations affectives prononcées poussent a abandonné son conjoint= infidélité.
13 février 1996: relation entre une épouse et son évêque, rien de sexuel, cour
d’appel a amsi divorce pour faute car épouse avait cédé sur le plan de la pensée
l'ascendant d’un évêque dont la valeur intellectuelle était à ses yeux supérieure à
celle de son mari pour se détacher progressivement de son époux et qu’elle le tenait
pour quantité négligeable.
Comme le devoir conjugal, le devoir de fidélité ne fait plus consensus, certains
auteurs considérant qu’il faudrait abandonner ces obligations imposées aux époux.
Atteinte au mariage, abandon fait tomber une règle lié à la filiation = la présomption
de paternité, elle repose sur la présomption , celle du devoir de fidélité de l’épouse.
Si plus de devoirs, l’enfant sera celui du mari. Supprimer cette obligation fondrait le
mariage au sein des autres formes de couple car PACS n’a pas ce type de devoir.
Il y a un certain infléchissement de la JP au sujet du devoir de fidélité qui ne semble
pas faire de la fidélité un élément relevant de l’ordre public. Un contrat ne peut pas
être formé s’il viole une règle relevant de l'ordre public. Un contrat par lequel un
professionnel propose a une eprosnneamrié de trouve rune compagnon serait nulle
car s’oppose à la règle de fidélité=
Cass. civ. 1re, 4 nov. 2011, no 10-20.114: refuse d'annuler ce contrat, qui organisait
l’infidélité.
Cass. civ. 1re, 16 déc. 2020, n° 19-19.387: refuse de considérer comme illicite une
pub qui figurait sur des autobus et qui était relative à un site de rencontre dédié aux
personnes mariées.
§3 – Le devoir d’assistance
C’est le - facile à appréhender, comme ceux qui ont déjà été présentés, il
mérite d'être rattaché à la communauté de vie.
Mariage pour le meilleur et pour le pire. Le devoir d'assistance explique aux époux le
devoir qu’ils ont de soutenir l'autre dans les épreuves de la vie. Le doyen Gérard
Cornu avait cette formule pour dérive ce devoir “le fait de se soutenir mutuellement
dans les difficultés de l’existence de s’aider à porter le poids de la vie. “ L'exécution
de ce devoir est attendu durant une maladie, perte d’emploi, perte d'être
cher…moments durant lesquels le soutien du conjoint est d'autant + nécessaire. Le
manque d’implication et de bienveillance du conjoint pourra être regardé comme une
faute qui pourrait justifier un divorce.
Même si chacun est tenté d’avoir une vision romantique du mariage, aucun
mariage ne se résume a des relations personnelles, certains sont avant tout des
mariages d’argent. le droit ne s’est jamais désintéressé des rapports patrimoniaux
qui naissent du mariage et c'est à certains égards heureux car ces rapports
patrimoniaux permettent aussi de faire du mariage un socle de solidarité entre les
époux; on attend les époux qu’ils se soutiennent affectivement et matériellement.
ex: époux qui connaît des difficultés financières, se retourne vers son conjoint, avant
l’Etat. Il est possible d’organiser ses raports, certaines règles devront s’appliquer à
tous les époux, mais d’autres dépendent du choix de régime matrimonial. C’est ainsi
qu’il existe un régime primaire impératif: règles qui s'appliquent à tous les époux et le
régime matrimonial qui est des règles que peuvent choisir et adapter à leur situation
les époux.
§1 – Les dispositions du régime primaire
C. civ., art. 215, al. 3 : « Les époux ne peuvent l'un sans l'autre disposer des droits
par lesquels est assuré le logement de la famille, ni des meubles meublants dont il est garni.
Celui des deux qui n'a pas donné son consentement à l'acte peut en demander l'annulation ».
§2 – Le régime matrimonial
Il désigne l'ensemble des règles qui vont organiser la répartition des richesses et des
dettes entre les époux. C’est dans le contrat de mariage que doit être signé devant
notaire avant la célébration du mariage que les époux peuvent organiser le régime
matrimonial.
Il existe 2 grand modèles:
-communautaire:
- séparatistes : chacun conservera ses biens personnels, et acquiert seul les biens
sans avoir à partager.
Tous les époux ont un régime matrimonial, mais il y a un supplétif, cad qu’ils
s’appliquent de fait sans sigrun contrat de mariage C’est le régime de la
communauté réduite aux acquêts.( acquis aux titres onéreux)
Section I – Le divorce
Le divorce a une importance pratique fondamentale pcq de nombreux époux
divorcent et que le droit attache des cq importantes au divorce, même si ces csq ont
évolué.
L'étude du droit du divorce a un intérêt théorique substantiel puisque les
règles relatives au divorce permettent de révéler la conception qu’a le législateur du
mariage lui-même. Plus les règles sont libérales, moins les csq de divrce sont forts,
plus on peut dire que le mariage est un engagement relatif dont la protection est
limitée. Ces règles relatives au divorce ont évolué de manière fort notable. il ya eu
des cycles de l’histoire: si on prend le droit romain, initialement le divorce est admis
d'une manière très restrictive. Avec la décadence de moeurs, le divorce par du
consentement mutuel est admis durant le haut empire romain
Seneq : les femmes ne comptaient plus , les amis en référence avec le consul
romain mais en référence aux divers maris qu’elles avaient eu. La rupture qui a suivi
est celle de l’indissolubilité du mariage prescrite par la doctrine sociale de l'église qui
a conduit en france en 1230 a prohibé le divorce. ( loi de 1792, à des conditions
extrêmement souples le divorce)
Cet acquis n’a pas été complètement remis en cause par Napoléon puisque le code
de 1804, admettait le divorce. La chute de Napoléon amène à la restauration de la
monarchie donc interdiction du divorce. La prohibition du dovrce a été maintenue
durant le second empire, la IIIème rep c'est que grâce à la loi naquet de 1884 qui a
autorisée le divorce, instauré le divorce.
Cependant, la sté française était conservatrice et était admis qu'un seul cas de
divorce: le divorce pour fautes. La loi n’a quasiment pas changé jusqu’en 75. (en
italie le divorce a été admis qu’en 96)
existe-t-il un droit au divorce?
Cour EDH, 10 janv. 2017, Babiarz c. Pologne: pologne admettait le divorce a des
conditions très restrictives, car une personne ne peut obtenir le divrce sans prouver que
le conjoint a commis une faute.
Un homme souhaitant divorcer , sans consentement de sa conjointe avait saisi la CEDH
qui a refusé de condamner la Pologne et a précisé qu’il y aurait un pb si la législation
érigé en obstacle absolu le non accord de l’époux non fautif. Mais en Pologne, il existe
un juge qui contrôle les fautes pour divorce.
C. civ., 279, al. 3 : « Les époux ont néanmoins la faculté de prévoir dans leur
convention que chacun d'eux pourra, en cas de changement important dans les ressources ou
les besoins de l'une ou l'autre des parties, demander au juge de réviser la prestation
compensatoire. Les dispositions prévues aux deuxième et troisième alinéas de l'article 275
ainsi qu'aux articles 276-3 et 276-4 sont également applicables, selon que la prestation
compensatoire prend la forme d'un capital ou d'une rente temporaire ou viagère ».
C. civ., art. 256 (même contenu à l’art. 286) : « Les conséquences du divorce pour
les enfants sont réglées selon les dispositions du chapitre Ier du titre IX du présent livre. ».
C. civ., art. 373-2, al. 1 : « La séparation des parents est sans incidence sur les règles
de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale ».
C. civ., art. 373-2-7 : « Les parents peuvent saisir le juge aux affaires familiales afin
de faire homologuer la convention par laquelle ils organisent les modalités d'exercice de
l'autorité parentale et fixent la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant.
Le juge homologue la convention sauf s'il constate qu'elle ne préserve pas
suffisamment l'intérêt de l'enfant ou que le consentement des parents n'a pas été donné
librement ».
C. civ., art. 265-2 : « Les époux peuvent, pendant l'instance en divorce, passer toutes
conventions pour la liquidation et le partage de leur régime matrimonial ».
C. civ., art. 259 in fine : « Toutefois, les descendants ne peuvent jamais être entendus
sur les griefs invoqués par les époux ».
C. civ., art. 259-1 : « Un époux ne peut verser aux débats un élément de preuve qu'il
aurait obtenu par violence ou fraude ».
Cass. civ. 2e, 6 mai 1999, n° 97-12.437 : « en tirant de la lecture du journal intime de
l'épouse, qui se bornait à alléguer que son conjoint le lui avait subtilisé, la conviction de la
réalité des relations adultères nouées avec un autre homme, la cour d'appel (…) n'a fait, sans
violer les textes visés au moyen, qu'user de son pouvoir souverain d'appréciation de la valeur
et de la portée de cet unique élément de preuve du caractère fautif au sens de l'article 242 du
Code civil, du grief allégué par le mari ».
Cass. civ. 1re, 17 juin 2009, n° 07-21.796 : « Attendu que, pour débouter Mme Y... de
sa demande reconventionnelle et prononcer le divorce à ses torts exclusifs, la cour d'appel
énonce que les courriers électroniques adressés par le biais de téléphone portable sous la
forme de courts messages relèvent de la confidentialité et du secret des correspondances et
que la lecture de ces courriers à l'insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à
l'intimité de la personne ; Qu'en statuant ainsi, sans constater que les minimessages avaient
été obtenus par violence ou fraude, la cour d'appel a violé les textes susvisés ».
C. civ., art. 259-2 : « Les constats dressés à la demande d'un époux sont écartés des
débats s'il y a eu violation de domicile ou atteinte illicite à l'intimité de la vie privée ».