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Droit Civil 2

Le document traite du droit civil, en particulier du droit de la famille, qui se concentre sur les liens entre les individus au sein de la cellule familiale, en abordant les évolutions quantitatives et qualitatives de la famille moderne. Il souligne la diversification des structures familiales, l'importance des droits individuels et les conséquences juridiques qui en découlent, ainsi que les sources internes et supranationales qui influencent le droit de la famille. Enfin, il évoque la liberté matrimoniale et son évolution historique, ainsi que son ancrage dans le droit constitutionnel et international.

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Droit Civil 2

Le document traite du droit civil, en particulier du droit de la famille, qui se concentre sur les liens entre les individus au sein de la cellule familiale, en abordant les évolutions quantitatives et qualitatives de la famille moderne. Il souligne la diversification des structures familiales, l'importance des droits individuels et les conséquences juridiques qui en découlent, ainsi que les sources internes et supranationales qui influencent le droit de la famille. Enfin, il évoque la liberté matrimoniale et son évolution historique, ainsi que son ancrage dans le droit constitutionnel et international.

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DROIT CIVIL

Intro:
Ici, il est toujours question des statuts des personnes et de l'état des personnes. La
particularité de ce cours est de s’intéresser aux liens d’une personne avec d’autres
personnes avec lesquelles la première est unie par un lien que l’on peut qualifier de
familial. Il y a une absence de def d’un tel lien dans le CC. D’ailleurs lorsque l’on
observe le plan du CC, le mot famille n'apparaît nul part. Les règles qui participent
au droit de la famille (union, filiation, autorité parentale) figurent dans le livre premier
du CC “Des personnes.” Le droit de la famille repose sur des règles dont le prisme
est celui de la personne et des rapport qu’elle entretient avec les membres de sa
famille. Les règles du droit de la famille sont moins tournées vers le groupe que vers
ses membres. Les règles vont constituer à identifier les droits que la personne
possède: a-t-il le droit de divorcer, d’adopter…
Il s’agit d’appréhender des liens entre les personnes et on peut résumer ces liens en
les classant en 2 catégories:
-liens horizontaux: ce sont des liens d’union qui se sont diversifiés
-liens verticaux: ce sont des liens de filiation
De ces liens découlent des conséquences juridiques.

I- L’objet du droit de la famille

Il est difficile de définir la famille car c’est un fait social. En effet, le droit ne peut pas
rester aveugle aux évolutions de la société donc il les accompagne. Ces évolutions
qu'ont connu la famille est de 2 ordres
quantitative: le cercle familiale n’est plus le même que jadis, bcp + restreint
qualitative: le lien familial n'est plus tout à fait la même, on accepte de qualifier de
famille ce que le droit avant refuser.

A-La cellule familiale

Elle a beaucoup changé de visage au cours des 2 derniers siècles, il n'existait


traditionnellement qu’un seul modèle de famille, avec à sa tête une personne: le
père. Le cercle était large, mais il s’est resserré et le père a vu son père s'étioler. Le
modèle du mariage était concurrencé par d’autres modèles familiaux. Cela nous
permet de voir que la cellule familiale s’est resserré et elle s’est diversifiée

1- Le resserrement de la cellule familiale

La famille était entendue de manière très large puisqu'on y englobait toutes les
personnes qui descendaient d’un auteur commun, donc la cellule familiale
comportait les ascendants et les descendants, mais aussi les collatéraux (pas de
liens directs mais auteur commun). Les collatéraux privilégiés et les frères et sœurs
et les collatéraux ordinaires sont les tantes, cousins… Cette famille large était
désignée sous le nom de gens, cette structure a été maintenue sous le moyen-age,
on parlait de lignage. Dans ces familles là, l’idée d’autorité était importante et qui
appartenait à 1 seule personne: le père de famille. Il avait une puissance maritale,
cad qu’il avait une autorité sur sa femme. Il avait également une autorité sur ses
enfants: la puissance maternelle. Il est possible d’hériter d’une personne de sa
famille jusqu’au 6ème degré, donc on voit qu’il reste des traces de la gens.
La place qu'occupe le chef de famille mène aussi à un resserrement car égalité entre
les époux on passe d’une monarchie à une dyarchie, on parle d'autorité parentale.
Elle est même devenue démocrtaique avec l'enfant roi. Il n’en reste pas - que
l’autorité des parents demeurent à l’égard les mineurs, et c'est ce lien qui fait la
famille et démonte l’objet du droit de la famille.

2- La diversification des cellules familiales.



​ Jusqu'à une époque récente (70), il n’y avait aux yeux du droit qu'une seule
cellule familiale, celle des personnes mariées et des enfants qui étaient nés de ce
mariage (enfants légitimes), par opposition à la famille naturelle. Il définit le cadre
idéal en reconnaissant qu'un seul type de famille, pour assurer un certain ordre. Il a
fini par admettre que d’autres cadres étaient acceptables pour éduquer un enfant .
La distinction entre famille naturelle et légitimes a été effacé en 72 puis supprimé en
2005 par une ordonnance. D'autres formes d ‘union officielles ont vu le jour, en 1999,
le pacte civil de solidarité est créé.On a donc assisté progressivement à un
affaiblissement du mariage qui peine ajd à s'affirmer comme le modèle. Ce phé
d'affaiblissement que l’on peut décrire comme ayant pour corollaire 2 phé principaux:
-​ facilitation de la rupture de ce type d’union donc fragilisation du lien qu’on
peut facilement rompre. Avec cette faculté de divorcer, ont émergé aussi les
familles recomposées: faut-il reconnaître un lien entre un enfant et son beau
parent? C’est la question de la parentalité.
-​ Il n’est plus la voie exclusive et privilégiée pour l'établissement de filiation=
émergence des familles monoparentales. Des femmes seules peuvent
adopter seules en 1966. La loi du 2 août 2021 permet le recours à la PMA.​
La famille homosexuel a été reocnnu en auorisant l’union de personnes de
meme sexe par le pacs en 1999. Et plus symbolique est l’ouverture du
mariage aux couples homosexuels en 2013, donc elle reconnaît la famille
homoparentale, ils peuvent adopter. Les couples de femmes peuvent accéder
à la PMA en 2021.

B- La vie familiale.
Le droit de la famille a pour objet d'organiser la vie familiale qui a beaucoup évolué
elle aussi au regard des transformations des liens d’autorités mais aussi elle est de -
en - le lieu de contraintes parce qu'elle doit être avant tout un lieu d’épanouissement.
Ce triomphe de l’individualisme a eu pour corollaire le déclin de la fonction sociale
de la famille et de l’exigence de solidarité.

1- Le déclin de la fonction sociale de la famille.

Le droit donne une place à la famille car elle est utile dans la sté. Elle a une fonction
biologique qui permet d’inscrire une personne dans une lignée mais aussi de
satisfaire un besoin naturel d’avoir des enfants et aussi le besoin naturel des enfants
de connaître leurs origines.
Elle a aussi une fonction économique pcq parfois elle est un lieu d’accumulation de
richesse qui se transmet et qui facilite l'établissement des enfants.
Fonction sociale car premier maillon de la sté, facteur irremplaçable de cohésion
sociale et de transmission des valeurs.
Le statistiques sont parlantes, la famille étant un moyen de protection contre
l'adversité, meilleure sécurité
Fonction Éducative qui décroît car confiance se réduit de la part de sautorités: école
obligatoire plus tôt
La fonction de solidarité s’amenuise à tous les niveaux surtout au sein du couple.
S’unir c'est de promettre une solidarité, mais de ce pdv, les conditions du divorce ont
comme csq d'affaiblir les prospections de l’époux faible.
De plus, l'absence d’obligation de prendre en charge une personne dont les facultés
mentales sont altérées

2- Le triomphe de l’individualisme.

Les évolutions décrites jusque là sont le fruit de la focalisation du droit sur les
personnes
L’évolution du d de la famille n’a eu de cesse d'offrir des droits subjectifs nvx (droit
d’avoir un enfant..) Ce triomphe de l’ind a eu 2 grandes manifestations de cette
classe croissante des volontés individuelles en d de la famille.​
- la contractualisation de la famille. On accepte de + en +
L’autorité parentale peut être organisée par une convention.
- mvt de déjudiciarisation du droit de la famille:la protection qu'il a pour fonction
d’assurer peut se trouver atteinte.
ex: divorce, si en 1975 le divorec par consentement mutuelle a été admis, elle devait
être homologuée par le juge jusqu’en 2016.
Ces mvts sont aussi dû à l’influence de la cour edh qui est très libérale, donc on
constate une évolution importante des sources du d de la famille.
II- Les sources du droit de la famille
A. Nature des règles
​ ​ ​
​ 1. Particularisme du droit civil de la famille
​ ​ ​
L’état des personnes est au cœur du droit de la famille. L’ordre public
caractérise l’état de personnes, ce qui empêche la personne de décider elle-même
de toutes les règles qui vont la concerner. Le contrat est très encadré, donc on ne
peut pas élaboré un régime maritale sur mesure

2. Importance du droit non civil de la famille

Le droit civil de la famille concerne les rapports entre personnes privées membres
d’une même famille. Le droit de la famille est lui même constitué de 2 branches.
l’une s’intéresse aux rapports patrimoniaux entre les membres de la famille, rapport
qui concerne la répartition et transmission de biens. C’est le droit patrimonial de la
famille qui fait l’objet de 2 types d'enseignement: régime matrimonial et régime de
succession.
Il y aussi les droits extra patrimoniaux de la famille (liens personnels entre les
membres de lafamille)
Le droit de la famille ne se résume pas au droit civil. L’état familial d’une personne a
un certain nb de csq qui ne concernent pas uniquement ces liens avec les membres
de sa famille. Elle a aussi des csq fiscales, + on a d'enfants, - on paie d'impôt.
Comme la famille joue un rôle de relais, l'État peut compter sur la famille pour aider
une personne en difficulté.
Il y a beaucoup de prestations sociales octroyées en considération de la situation
familiale des personnes. La pension de réversion qui est le droit pour une personne
de toucher la moitié de la retraite se son mari décédé est un avantage social, sorte
de récompense pour la solidarité .

B- Sources des règles

Le droit civil de la famille n’a pas échappé à l'européanisation de sources, la cedh


nous dicte pas mal de choses.

1-Sources internes.

L’article 34 considère que des règles relatives à la famille appartiennent au domaine


de la loi. Ces lois sont rassemblées dans le CC. La jurisprudence est une source
importante du droit de la famille. Le juge a le droit d'écarter une loi s’il estime qu’elle
ne respecte pas la norme supérieure. Il peut opérer un contrôle in abstracto mais
aussi in concreto.
La pratique a aussi une certaine importance, le juge n’ignore pas les pratiques
familiales . Au moment de la séparation, il s'adapte à ces pratiques familiales pour
éviter une trop grosse fragmentation.
2. Sources supranationales.

Rôle très important, bcp de sources


nv international: traités internationaux qui concernent la famille
ex: la convention international des droits de l'enfant de 1989
nv européen
ex: convention européenne des droits de l’H​
art 8 pose la règle du respect du droit à la vie privée.
Le droit de l’ue est une source importante a travers l’une des libertés fondamentales
avec la circulation des personnes. Mais elle n’est effective que si les personnes
peuvent circuler avec leur statut.
le principe de reconnaissance qui facilite la circulation des personnes.

- PREMIÈRE PARTIE -
L’union
Jusqu'en 99 , une seule forme d’union était reconnue: le mariage. Ajd on admet sans
peine qu’il existe une possibilité de choisir un statut parmi plusieurs que propose la
loi. C’est le pluralisme.
Jean Carbonnier “ a chacun sa famille, a chacun son droit.”
Il est naturel que le droit s'intéresse aux couples puisqu’il est un lieu de solidarité et
de procréation. Il assure le renouvellement de la sté.
La société propose des formes de couples assez différentes. Elles se ressemblent
quand même beaucoup. Avant, les personnes de même sexes pour s’unir ne
pouvaient ni se marier ni se [Link] même en 2013, le mariage a fait l’objet
d’une libéralisation importante donc affaiblissement de protection. Il n’existe qu’un
seul corps de règles commun à tous les couples, ce sont les règles relatives aux
violences sinon pas de droit commun pour les couples.
Article 515-9 du CC et suivant.
Il s’agit grace a ses règles de saisir un juge et d’obtenir une ordonnance de
protection. Par cette ordonnance, le juge fixe une résidence séparée, et oblige le
conjoint violent à quitter le domicile commun et établit dans certains cas une mesure
d’éloignement. Chaque couple conserve sa singularité , ils ont leurs propres règles
.Mais il existe une uniformisation.

Titre 1: L’union par le mariage.

​ Le mariage est une institution ancienne, c’est le premier mode d’union, et la


coutume la + ancienne de l’humanité. Ce qui en fait naissance c’est l'engagement
des époux à former une communauté de vie particulière, elle se traduit par une
communauté de toit et de lit. L'État s’intéresse à ce mode d'organisation en raison
du rôle économique et social qui endosse les époux en s'engageant à une solidarité
mutuelle. Cet engagement est censé s’inscrire sur la durée. Les avantages fiscaux
et sociaux sont octroyés en considération de cet engagement sur la durée. Cela dit
on peut constater un certain recul de l’état s'agissant de la réglementation du
mariage, pas par désintérêt mais par unilatéralisation qui consiste à accorder une
place de + en + grande aux volontés individuelles, on assiste donc à une
privatisation du mariage= administration du divorce par convention sans juge.
Les règles que pose le législateur au sujet du divorce sont révélatrices de l’évolution
du regard que le droit porte sur le mariage. La définition du divoce donne une def en
creux du mariage. + il est facile de divorcer, - les conséquences du divorce sont
importantes, plus le mariage est faible.

Chapitre 1: La formation du mariage.

Section préliminaire – La liberté matrimoniale

​ C’est la liberté qu’a chacun de se marier ou de ne pas se marier avec la


personne de son choix. Pendant longtemps, cette lib était restreinte car faisait l'objet
de nombreuses atteintes
ex: a rome, seul les romains avait le droit de se marier
Au Moyen-Âge, en France, les serfs n’avaient le droit de se marier qu’avec d'autres
serveurs d’une même seigneurie.
Des pratiques existent pour forcer les mariages avec des jeunes personnes.
C’est à la rev française que cette lib à gagner du terrain pour ajd constituer une lib
qui ne supporte que très peu de limites. Mais elle en connaît:
-​ des enfants ne peuvent pas se marier
-​ on ne peut pas se marier avec son frère ou sa sœur.
-​
§1 – La valeur du principe de la liberté matrimoniale


​ I. Valeur constitutionnelle

Il n’y a pas dans nos textes constitutionnels de consécration de lib


matrimonial mais le bloc de constitutionnalité ne me limite pas à la C.
​ Cons. constit., 13 août 1993 : « Il appartient (au législateur) de respecter les libertés
et droits fondamentaux de valeur constitutionnelle (…) ; figurent parmi ces droits et libertés,
la liberté individuelle et la sûreté, notamment la liberté d'aller et venir, la liberté du mariage,
le droit de mener une vie familiale normale ».
C’est une composante de la lib individuelle
Cette décision a permis de censurer une loi pasqua, sur l’immigration qui
avait pour objet de limiter le mariage des personnes immigrés en France. La
limitation consistait a octroyé un pv important au maire qui pouvait refuser le mariage
si suspicion de fraude.

II. Valeur internationale


Elle résulte de plusieurs textes internationaux:
-Conv. EDH, art. 12 : « À partir de l'âge nubile, l'homme et la femme ont le droit de se
marier et de fonder une famille selon les lois nationales régissant l'exercice de ce droit ».

Elle consacre la lib matrimonial et a condamné des étés à plusieurs occasions sur le
fondement de ce texte.

ex:
Cours EDH, 18 déc. 1987, F. c. Suisse.
La suise empêchait le mariage de personnes ayant commis l’adultère.

Cours EDH, 10 juill. 1980, Draper c. R.U.


interdisait aux détenus de se marier, donc cedh a condamné le royaume uni.

Le pacte international relatif aux droits civils et politiques, la charte des droits
fondamentaux de l’UE , article 9 ainsi protège la liberté matrimonial.

Sur le fondement de la liberté matrimoniale, le droit et les juges sanctionnent les


atteintes qui pourrait y avoir.

I. La valeur juridique des fiançailles

Les fiançailles reposent sur une tradition qui est celle de la promesse de mariage
symbolisée par la bague de fiançailles offerte à la fiancée. Mais ce n’est qu’un fait
social, le ou la fiancé ne peut être contraint de se marier aux motifs qu’il ou elle
aurait formulé par les fiançailles un engagement de ce mariage. C’est un
engagement moral, pas juridique. Il n’est pas possible de demander une
indemnisation à une personne qui romprait les fiançailles , ne voulant plus se marier.
Mais n’y a t il jamais d'indemnisation? Non, mais il faut prouver que la personne qui
a rompu a commis une faute. La rupture n’est jamais fautive par elle-même. En
revanche, les circonstances de la rupture peuvent être révélatrices d’un
comportement fautif de la personne qui rompt. Ainsi, peut il être admis de manière
aisé que le ou la fiancé qui attend le matin de noces pour annoncer qu’il ou elle
refuse de se marier sans justifications, peut engager sa responsabilité”. Il faut qu'elle
établisse qu'elle est victime d’un préjudice.

II. Le rejet des atteintes à la liberté du mariage par les tiers

​ La liberté matrimoniale est ancrée de telle sorte que peu de personnes


songent à porter atteinte à la liberté matrimoniale d’un couple en s’y opposant.
Mais il a des risques dans certains cas, c’est pour cela que le législateur a posé un
cadre:
-le courtage matrimonial: activité qui consiste à proposer à un individu qui veut se
marier de l’aider à trouver une personne correspondant à sa recherche. Le risque de
ce contrat,c'est que le courtier (propose la prestation) oblige son client une fois qu'il
a trouvé la personne recherchée de se marier pour obtenir une convention liée à ce
résultat. Mais c’est interdit. Le client doit demeurer libre. Le courtage est réglementé
:C. consom., art. L. 224-90 et s.

-clauses de viduité :si une personne possessive prévoit que sa fortune revient à
son conjoint à condition qu’il ne se remarie jamais.
La cour de cass s’est prononcée sur ces clauses et elle ne les interdisent pas en
toutes circonstances. En effet, Les juges du droit estiment que la clause ne pouvait
être valable que si elle avait été dictée par l'intérêt du survivant et par l'affection que
lui portait le défunt.

-le contrat de travail: a certaines époques, les hôtesses de l'air n'avaient pas le
droit de se marier. Ajd le code du travail est très clair a cette qst : C. trav., art. L.
1142-1
Prévoir qu’un refus d’embauche ne saurait dépendre d’une situation de
famille.

Section I – Les conditions de formation du mariage

​ Si le droit connaît une stabilité à ce sujet, il faut constater une libéralisation


continue sur ce sujet puisque un certain nombre de conditions ont même disparu ce
qui couvre davantage le mariage. Poser des conditions sur le mariage, c’est poser
des limites sur le mariage car la personne ne répondant pas à ces conditions ne
peut pas se marier. Le législateur n’est pas libre de poser des conditions car on peut
considérer qu'elles posent une atteinte disproportionnée sur la lib matrimoniale. Les
conditions ajd font consensus, elles expriment des valeurs partagées de vie sociale.
§1 – Les conditions de fond

​ Elles sont là pour s’assurer que l’union ne vient pas heurter des valeurs
essentielles en société comme l’inceste? Elles sont aussi posées pour assurer une
certaine protection des époux. L'acte de mariage était d’une telle importance dans
leur vie , qu’il faut être certain qu’ils y ont consenti de manière libre et éclairée.

I. Les conditions relatives à la personne des époux

Elles sont de 2 ordres: physiologiques et sociales.


​ ​
​ A. Les conditions d’ordre physiologique

​Ont connu une évolution assez révélatrice, des mutations de la conception


qu’a le législateur du mariage ajd. A la abse mariage = union femme homme dans le
but de procréer. Il en découlait des exigences permettant de s’assurer que les époux
pouvaient s'inscrire dans cette démarche de procréation. Ces conditions ont été
abandonnées sauf 1 d’ordre physiologique: la condition relative à l'âge .

1. Les conditions abandonnées


2 conditions ont été abandonnées dans les années 2000 en lie avec la
vocation procréatrice du mariage.

a. Le délai de viduité

Il consistait à interdire aux femmes veuves ou ayant divorcé de se remarier avant un


délai de 300 jours suivant la dissolution du mariage. Il y a plusieurs fondements à ce
délai: le délai de décence: le tempus lugandi= le temps des pleurs.
Le délai de 30 jours n’est pas anodin, si elle est enciente et qu’elle atteint 300 jours,
on sera sûr de qui est le père. Elle a disparu à la suite d' une loi du 26 mai 2004 sur
le divorce.

b. Le certificat prénuptial

C’était un certificat médical demandé aux époux avant le mariage. Il


permettait de s’assurer que les époux étaient dans un état de santé qui laissait
entendre qu'il n'avait pas de faiblesse psychologique d’un des époux. Mais il y avait
aussi l’idée qu'il faut être en bonne santé pour avoir des enfants. Mais à relativiser
car mariage en mauvaise santé a été admis, ainsi que le mariage in extremis , cad
sur le lit de mort, cela permet à celui qui va rendre son dernier souffle de protéger sa
ou son bien aimé.
art 75-2 du CC:

Le texte vise en cas de mort imminente, l'officier d’état civil peut venir au domicile.
​ ​
c. La différence de sexes

​ Cette condition n'était pas expressément prévu par les tetxes, mais il sur les
tetxes concernant le mariage il était tjs qst de l’homme et de la femme. LEs auteurs
du CC entendait le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme.​
Portalis : le mariage est le rapprochement de 2 sexes que la nature n’a fait si
différent que pour les unir.
Pas eu de discussion pdt un long moment, mais à la fin du XXeme s , revendications
afin que les personnes de meme sexes puissent se marier
Si un etat interdit les perosnnes de memes sexe, cela porte atteinte à la lib
latrimonial?​
Un certain nb d’etat membre du conseil de l’europe n’admet pas le mariage de
meme sexe.
Cour EDH 21 juill. 2015, Oliari c. Italie: refuse de condamner l’italie au sujet du refus
d’ouverture du mariage de même sexe.
Elle exige juste que les etats offrent un mode d’union aux couples de perosnnes de
meme sexe.
C’est une question trop sensible.
Mais le legislateur français a ouvert le mariage aux perosonnes de memes sexe lors
d’une loi de 2013.
C. civ., art. 143 : « Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou
de même sexe ».

2. La condition maintenue : l’âge


On ne peut pas se marier à tout âge. Il n'y a pas d'âge limite mais la loi fixe
par contre un âge minimum.
C. civ., art. 144 : « Le mariage ne peut être contracté avant dix-huit ans révolus ».
Mais ce n’est pas si ancien que ça, car avant la loi du 4 avril 2006, les filles
pouvaient se marier à partir de 15 ans mais les garçons toujours 18.
Cet âge n’est pas une exigence absolue, des dispenses sont possibles accordées
par le procureur de la république à la personne qui veut se marier avant sa majorité
à condition que la personne justifie le consentement d’un de ses parents. Elle
devient émancipée.
C. civ., art. 145 : « Néanmoins, il est loisible au procureur de la République du lieu
de célébration du mariage d'accorder des dispenses d'âge pour des motifs graves ».

B. Conditions d’ordre social

Certains mariages ne peuvent pas avoir lieu car heurterait des conceptions
élémentaires de la sté, relatives au rapport entre les êtres humains. Il ya 2 règles de
types sociales qui interdisent certain mariage:
-​ le principe monogamique: on ne peut se marier qu’avec une seule personne.
-​ le principe exogamique.

1. Le principe monogamique

La polygamie est le fait d’avoir plusieurs femmes ou hommes. Depuis toujours, c'est
interdit. Une personne étrangère qui se serait mariée à plusieurs personnes, ne peut
pas faire reconnaître en France la pluralité de ses conjoints.
C. civ., art. 147 : « On ne peut contracter un second mariage avant la dissolution du
premier ». Aucune dispense n’est possible.
Si par une négligence extraordinaire, une personne peut se marier une deuxième
fois , elle est bigame= donc nullité du 2ème mariage et délit pénal.

2. Le principe exogamique

C’est la prohibition de l’inceste. mais l'interdiction n’est pas tjr absolue.

a. Empêchements absolus

Ils sont prévus dans le CC:

C. civ., art. 161 : « En ligne directe, le mariage est prohibé entre tous les ascendants et
descendants et les alliés dans la même ligne ».
Impossible de se marier avec sa mère son père etc
Cet article vise aussi un autre empêchement, le mariage entre alliés. Il est interdit de
se marier avec son ex beau père et belle mère. C’est un empêchement absolu
lorsque la dissolution du mariage résulte d’un divorce.

C. civ., art. 162 : « En ligne collatérale, le mariage est prohibé entre le frère et la sœur, entre
frères et entre sœurs ».
Pas de mariage entre frères et sœurs.

Cour EDH, 13 sept. 2005, B. et L. c. Royaume-Uni. Au RU même interdiction qu’en


France, le mariage d’ex belle fille avec ex beau père avait été interdit alors même
qu’ici n'avait que divorcé du père de son beau père. Cpd, ils avaient vécu très
longtemps ensemble, donc cedh condamne le RU.

Cass. civ. 1re, 4 déc. 2013, n° 12-26.066.: a été mis en œuvre le contrôle de
proportionnalité in concreto (consiste à vérifier si dans une affaire précise
l'application du texte ne porte pas une atteinte disproportionnée). Affaire particulière
car belle fille a réussi à se marier avec son beau père, mais personne a fait attention
donc 20 ans après on a demandé l'annulation du mariage. Mais ici CCASS a écarté
l’annulation du mariage. Ici ce texte porte une atteinte disproportionnée aux droits
des requérants car cela faisait 20 ans, porte atteinte à vie privée + lib matrimoniale.

b. Empêchements relatifs

Il existe 2 types de empêchements relatifs:


-​ celui qui concerne ex beaux parents etc lorsque lien d’alliance rompu par
décès.
​ C. civ., art. 164 : « Néanmoins, il est loisible au Président de la République de lever,
pour des causes graves, les prohibitions portées : 1° par l'article 161 aux mariages entre
alliés en ligne directe lorsque la personne qui a créé l'alliance est décédée ; 2° (Abrogé) ; «
3° par l'article 163 ».

-​ empêchement relatif si mariage avec oncles tantes nièce neveux, dispense


accordée par président dela république.
​ C. civ., art. 163 : « Le mariage est prohibé entre l'oncle et la nièce ou le neveu, et
entre la tante et le neveu ou la nièce ».

II. Les conditions relatives au consentement des époux

Carbonnier disait qu’en matière du mariage on est à l'apogée du


psychologique. Les conditions subjectives qui tiennent au consentement des époux
et à leur volonté de se marier ont une grande importance. Il est donc important de
s’assurer que les époux ont réellement voulu se marier. C’est très important donc on
contrôle l’intégrité du consentement.​
C. civ., art. 146 : « Il n’y a pas de mariage lorsqu’il n’y a point de consentement ».
Le consentement doit être intégré et il doit exister. Il ne faut pas feindre, il faut qu’il
soit sincère.

A. L’existence du consentement

​ Dès lors qu’une personne est apte à s’exprimer on accorde du crédit à sa


volonté de se marier. Une personne sous tutelle ou curatelle peut décider seule de
se marier, donc même les personnes dont les facultés mentales sont aliénées
peuvent avoir un consentement.
​ Une personne morte peut se marier à titre exceptionnel.
​ ​ ​
1. Le consentement des tiers
​ Dans le passé, beaucoup de tiers étaient appelés pour consentir au mariage
d’une personne puisque avant 2019 le tuteur devait autoriser le mariage de la
personne sous tutelle. Art 460 du CC.
Lorsqu’un mineur veut se marier, besoin d’un tiers.
​ C. civ., art. 148 : « Les mineurs ne peuvent contracter mariage sans le consentement
de leurs père et mère ; en cas de dissentiment entre le père et la mère, ce partage emporte
consentement ».
Si mineur n’a pas de parents, l’article 150 du CC prévoit que l'accord d’un seul de
ses grands-parents suffit.

2. L’hypothèse du mariage posthume

​ C. civ., art. 171 : « Le Président de la République peut, pour des motifs graves,
autoriser la célébration du mariage en cas de décès de l'un des futurs époux, dès lors qu'une
réunion suffisante de faits établit sans équivoque son consentement.
​ Dans ce cas, les effets du mariage remontent à la date du jour précédant celui du
décès de l'époux.
​ Toutefois, ce mariage n'entraîne aucun droit de succession ab intestat au profit de
l'époux survivant et aucun régime matrimonial n'est réputé avoir existé entre les époux ».

Texte adopté par une loi du 31 décembre 1959 après une histoire tragique. En effet,
le barrage de Fréjus a cédé. Cela a provoqué des torrents et un homme fiancé porte
secours à ses futurs beaux-parents. Il les sauve au péril de sa vie. Cette affaire a
conduit donc l'adoption d’une loi pour autoriser le mariage posthume, avec une
autorisation du président de la république.

B. L’intégrité du consentement

​ Un consentement intègre= pas vicier. Il doit être libre et éclairé. l’époux doit
avoir consenti au mariage en connaissance de cause, sans avoir été forcé dans sa
décision. La qst des vices du consentement est assez connue en droit privé et civil
et est réglementée de manière générale en la matière du droit des contrats dans le
CC. On annule le contrat lorsqu'on constate l’un des 3 vices du consentement :
l’erreur, le dol et la violence. Le mariage est un contrat qui produit des effets
importants qui produit ses effets dans le temps, donc il faut lui assurer une certaine
stabilité. D’un autre côté, a déjà été présentée cette ev qui consiste à attacher une
importance tjr + grande a une volonté des partis, la csq étant que l'on s’assure que
le mariage correspondait bien à ce qu’attendait les partis. La sanction des vices du
consentement est particulière, car pour l'erreur il est plus facile de montrer les vices
du consentement mais à d'autres égards, certaines lois seraient fermées . cette
fermeture se cinst​ et au sujet du dol car il ne peut pas à lui seul justifier à lui seul
l'annulation d’un contrat du mariage.
​ ​ ​
1. L’erreur
​ ​
La loi a évolué dans un sens + protecteur de la volonté et du consentement
des époux. Il n'existait au départ aucun texte mais au début du XIXème s, la
jurisprudence était assez confuse. Les choses ont été assez rapidement clarifiées
dans un sens assez sévère par un arrêt célèbre : l'arrêt Berthon du 24 avril 1862.
Une femme avait d’mande annualtion de son lariage car avait dévouvett après s’etre
marier qu eson epouc etait un acine forçat,condamné à 15 ans de travaux forcés. La
cour de cass avait considéré que le mariage ne peut être annulé que si l'erreur porte
sur l’identité physique ou civile du conjoint. Cet arrêt bcp critiqué par la doctrine
considérant que sans aller jusqu’à sonder les coeurs de chacun, toutes personnes
raisonnables peut attendre que son conjoint aie d’autres qualités admises que celles
relevant d’identité civile et physique, des erreurs sur d'autres qualités puissent
justifier une annulation
Loi du 11 juillet 1974, l’article 180 du CC a été modifié puisqu'il comporte un
second alinéa.
C. civ., art. 180, al. 2 : « S'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles
de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage ».

Ces qualités essentielles s'apprécient in abstracto, soit suivant le standard qu’une


personne attendrait de son conjoint. Elles peuvent justifier un divorce.
ex: si mari ou femme pas fertile, on peut annuler le mariage.

La cour d’appel de Pau dans un arrêt du 26 avril 2004:Une femme de 58 ne saurait


ignorer que les inaptitudes sexuelles augmentent avec l'âge, et donc on ne reproche
pas à son mari de prendre quelques traitements pour que ça marche.
La cour d’appel de Douai dan sun arrêt du 17 novembre 2008 que soit annulé un
mariage par erreur sur la virginité de l'épouse
En 2021, le certificat de virginité est interdit : article L110-2-1 du CSP.
2. La violence

Cela permet d’éviter les mariages forcés


Le législateur est intervenu en 2006 et a élargi les de nullité pour violence,
modification de l’artcile 180

C. civ., art. 180, al. 1 : « Le mariage qui a été contracté sans le consentement libre des deux
époux, ou de l'un d'eux, ne peut être attaqué que par les époux, ou par celui des deux dont le
consentement n'a pas été libre ou par le ministère public. L'exercice d'une contrainte sur les
époux ou l'un d'eux, y compris par crainte révérencielle envers un ascendant, constitue un
cas de nullité du mariage ».

3. Le dol​

Il correspond à des manœuvres reposant svt sur des mensonges ayant pour but de
provoquer l'erreur de l’autre et l’aider à consentir. Il est difficile ici de fonder une
annulation du mariage sur le dol car le mariage est évidemment précédé d’une étape
de séduction conduisant chacun à se montrer sous son meilleur jour, les beaux
parents se montrent gentils mais enfant méchants…
Loisel “ en mariage, trompe qui peut”
Le mariage ne peut pas être annulé car mensonges sur des qltés non essentielles
du conjoint
Si les manœuvres conduisent l'autre à commettre une erreur sur les qualités
essentielles, alors annulable.
C. La sincérité du consentement

​ Le consentement donné à la mairie révèle au fond de 2 volontés:

-​ la volonté de se marier

-​ la volonté d'être marié, soit la volonté de s’inscrire dans une communauté


conjugale, de vivre la conjugalité, de partager une communauté de vie.

Cette volonté est présumée, ils expriment solennellement cette volonté. Le maire
rappelle aux époux les obligations du mariage marqué dans le CC, pour leur
rappeler ce qu’ils veulent et dans quoi ils s’engagent. même si cette vol est
présumée, il existe des personnes qui se marient pour d’autres raisons comme
l’argent avec intention conjugale ça passe mais quand pas intention conjugale pas
possible
A titre très exceptionnel, il l'admet mariage comme posthume ou in extremis. En
dehors de cela, on parle de mariage fictif. On parle de mariage blanc.
ex: personne étrangère qui se marie avec une personne française pour
acquérir la nationalité française.
Il faut attendre 4 ans après le mariage pour recevoir la nationalité française.
Le droit a mis en place des moyens pour prévenir le mariage blanc :

C. civ., art. 175-2 : « Lorsqu'il existe des indices sérieux laissant présumer, le cas
échéant au vu de l'audition ou des entretiens individuels mentionnés à l'article 63, que le
mariage envisagé est susceptible d'être annulé au titre de l'article 146 ou de l'article 180,
l'officier de l'état civil saisit sans délai le procureur de la République. Il en informe les
intéressés.
​ Le procureur de la République est tenu, dans les quinze jours de sa saisine, soit de
laisser procéder au mariage, soit de faire opposition à celui-ci, soit de décider qu'il sera
sursis à sa célébration, dans l'attente des résultats de l'enquête à laquelle il fait procéder. Il
fait connaître sa décision motivée à l'officier de l'état civil, aux intéressés.
​ La durée du sursis décidée par le procureur de la République ne peut excéder un mois
renouvelable une fois par décision spécialement motivée.
​ A l'expiration du sursis, le procureur de la République fait connaître par une décision
motivée à l'officier de l'état civil s'il laisse procéder au mariage ou s'il s'oppose à sa
célébration.
​ L'un ou l'autre des futurs époux, même mineur, peut contester la décision de sursis ou
son renouvellement devant le président du tribunal judiciaire, qui statue dans les dix jours.
La décision du président du tribunal judiciaire peut être déférée à la cour d'appel qui statue
dans le même délai ».

Le mariage jocandi causa = mariage pour rire.


Cass. civ. 1re, 19 sept. 2019, n° 18-19.665.
2 perosnnes mariés depuis 1995, l’époux souhaitant divorcer de sa femme, il a
demandé l’annulation de son mariage, en avancant que sa femme était deja marier
avant 95. Annulation pour bigamie. Sa femme avait été à Las Vegas pir célébrer un
mariage. Mais le juge avance que ce mariage est nul car non sincère, c'était un
mariage pour rire.

§2 – Les conditions de forme


​ Le Mariage conduit à créer une petite sté dans la grande sté, il n’intéresse
pas que les époux. Il doit donc être entouré d’un certain nombre de formalités.

I. Les formalités précédant le mariage

​ La formalité principale repose sur une publicité qui doit être effectuée un
certain nb de j avant la célébration pour que les tiers puissent être au courant. Il peut
y avoir une audition des futurs époux et des pubs.

A. Audition des futurs époux

Apparu en 2003 dans le cadre de la lutte contre mariage fictif


Réglementée à l’art 63 du CC​
Utile car certains officier d’états civil ont constaté que ct pour la première fois que les
époux se voyaient le jour du mariage, ou qu’ils ne parlent pas la même langue. S’il a
des doutes sur la sincérité du mariage, il a le droit et l’obligation de convoquer les
futurs époux pour une audition.

B. Publicité

​ Elle a un but simple= donner l’occasion aux tiers d’informer les autorités d’un
empêchement à mariage donc Recours à une opposition au mariage.
​ ​ ​
1. Formalité de publicité

​ Le caractère public du mariage est ancien et remonte au droit canonique. le


prêtre annonçait pdt la messe 3 fois par semaine les mariages à venir. La
sécularisation du mariage n’a pas mis fin à ça. Cette publication intervient plusieurs
endroits car mairies de résidence + mairie de célébration
art 64: cette publicité doit intervenir au minimum 1O jour avant la célébration
du mariage.
Exception sont admises par la loi:
art 169 : proc rép peut autoriser des dispenses de pub pour des motifs graves
comme mariage in extremis, ou personnes célèbres qui se marient.

2. Opposition des tiers

La publication a pour objectif de permettre aux tiers de formuler une


opposition au mariage. L’idée est que mariage est important, donc il faut éviter
célébration d’un mariage qui ne respecte pas conditions prévues par la [Link] csq
de la formulation de l'opposition st graves puisqu'une fois que la formulation est
nommée l’officier d'état civil l'obligation de surseoir à la célébration jusqu'à ce
qu’intervienne une mainlevée de l’opposition décidé par le tribunal.
Une fois l'opposition formulée, le tribunal doit statuer rapidement ( 10j) s’il considère
que l'opposition est légitime alors il interdira le mariage :
C. civ., art. 173 et s.
Cette opposition ne peut être formulée à l'oral puisque l'article 66 du CC prévoit
qu'elle doit être signifiée par voie d’huissier, on ne peut pas s ‘opposer au mariage
durant la cérémonie.
??​
Il faut avoir un intérêt à s’opposer, le ministère public a tjr la faculté de s’opposer au
mariage donc il relève de l’ordre public. art 175-1 du CC.

II. La célébration solennelle



La célébration est importante car c a son occasion que son consentement va
être exprimé, c’est le jour à compter duquel les personnes sont considérées comme
mariées. C’est le moyen d'éprouver le mariage. ​

A. Les formes de la célébration

​ ​ C. civ., art. 165 : « Le mariage sera célébré publiquement lors d'une


cérémonie républicaine par l'officier de l'état civil de la commune dans laquelle l'un des
époux, ou l'un de leurs parents, aura son domicile ou sa résidence à la date de la publication
prévue par l'article 63, et, en cas de dispense de publication, à la date de la dispense prévue
à l'article 169 ci-après ».
Le mariage civil s’oppose au mariage religieux qui lui est célébré par une
personnalité religieuse. Le mariage civil doit intervenir avant le mariage religieux.
Les ministres du culte s’exposent à des sanctions pénales s’ils célèbrent avant un
mariage religieux. ​
​ C. civ., art. 75, al. 1 : « Le jour désigné par les parties, après le délai de publication,
l'officier de l'état civil, à la mairie, en présence d'au moins deux témoins, ou de quatre au
plus, parents ou non des parties, fera lecture aux futurs époux des articles 212 et 213, du
premier alinéa des articles 214 et 215, et de l'article 371-1 du présent code ».

​ C. civ., art. 75 al. 6 : « Il recevra de chaque partie, l'une après l'autre, la déclaration
qu'elles veulent se prendre pour époux : il prononcera, au nom de la loi, qu'elles sont unies
par le mariage, et il en dressera acte sur-le-champ ».

B. La preuve du mariage par la célébration

C’est un élément de l’état des personnes, une mention sera même portée en marge
de l’acte de naissance de chacun des époux. Seul moyen de prouver qu’ils sont
mariés= art 194 et 195 du CC.

Section II – La sanction de l’invalidité du mariage

Sanctions rarement prononcées car moyens préventifs importants: officier d’état civil
ou opposition des tiers. On peut demander l'annulation du mariage = le prononcé de
la nullité du mariage.
La mise en oeuvre de la nullité suppose un certain nombre de précautions car c’est
un acte important.
§1 – Les différentes sanctions

2 types de nullité: la nullité absolue et relative.


I. La nullité absolue

Elle a pour objet de sanctionner les non respect les + graves. Les cas de
nullité absolue sont visés par C. civ., art. 184.: absence de consetement, bigamie,
inceste, incompétence de officier état civil, et caractèrenon publi de lacélébration.
L'action est assez largement ouverte dans ces cas . Toute personne intéressée peut
invoquer la nullité absolue, il suffit de justifier d’un intérêt quelconque. ​
Le délai de prescription :l’action en nullité peut être exercée très longtemps après le
mariage, 30 ans.

II. La nullité relative

​Les cas de nullité relative sont restreints:


C. civ., art. 180 et s.
Ils visent les conditions assurant une protection des époux. En particulier il s’agit du
mariage pour vice du consentement, mariage sans consentement des parents.
Seules les personnes protégées par la règle ont le droit d’agir,cad seuls les époux
ou les parents
Art 18O autorise le ministère public à agir.
Ici le délai pour agir est prévu à l'article 181 du CC: c’est 5 ans.

§2 – Les effets de la nullité

I. Les effets de principe

L'annulation du mariage a un effet rétroactif, ce qui signifie que les époux


seront considérés comme jamais n’ayant été uni par les liens du mariage.

II. Les effets propres au mariage putatif

Le caractère nul d’un mariage ne trouve pas tjr son origine dans la faute des 2
époux. Un époux peut être victime de cette annulation, notamment lorsqu’il n’a pu se
marier par l'effet de la violence ou dans le cadre d’une erreur. C’est pour atténuer les
csq de nullité pour cet époux qu’a été mis en place le mariage putatif. Cette
putativité é aux article 201 et 202 du CC qui posent les conditions pour caractériser
le mariage putatif et qui prévoit les effets qui sont attachés à cette caractérisation.
A. La caractérisation du mariage putatif

Pour le mariage putatif, il faut que époux soient de bonne foi, ou qu’il y aie enfants et
au minimum une célébration.
C. civ., art. 201 : « Le mariage qui a été déclaré nul produit, néanmoins, ses effets à
l'égard des époux, lorsqu'il a été contracté de bonne foi.
Si la bonne foi n'existe que de la part de l'un des époux, le mariage ne produit ses
effets qu'en faveur de cet époux ».

s’agissant des enfants :


C. civ., art. 202, al. 1 : « Il produit aussi ses effets à l'égard des enfants, quand bien
même aucun des époux n'aurait été de bonne foi ».
B. Les conséquences du mariage putatif

Plus intéressant pour époux que pour enfant. on en distingue plus alconditin
des enfants si nés mariage ou hors mariage; s’il est né en mariage, facilite la preuve
de filiation à l'égard du père. On présume que le père de l’enfant de la femme mariée
est son mari. Lorsque l’annulation du mariage est prononcée par le juge, il va aussi
se prononcer sur les csq de la garde des enfants comme si divorce.
C. civ., art. 202, al. 2 : « Le juge statue sur les modalités de l'exercice de l'autorité
parentale comme en matière de divorce ».
L'intérêt pour les époux est patrimonial. L’époux qui réussira à prouver qu'il
est de bonne foie pourra se prévaloir du mariage et des biens en commun. Le juge
accepte de prononcer au profit de l'époux de bonne foie une prestation
compensatoire, comme si divorce.
Cass. civ. 1re, 23 oct. 1990, n° 89-10.250.

Chapitre 2: Les effets du mariage.

Si l'on veut qualifier la mariage de contrat car échange de consentement, il


n'est pas comme les autres car les époux client leur volonté très encadrée, ne
peuvent pas choisir certains effets ils sont impératifs. Cela dit, la qst desrapports
entre époux pdt le mariage se pose généralement que lorsque le mariage cesse au
fond si les couples sont heureux, ils peuvent se passer du droit pour passer outre
certaines obligations qu’ils détiennent en étant liés.​
C’est lors de la séparation qu’ils les mettent en avant.​
Au sujet de ces obligations, le droit au mariage en fait une certaine stabilité même si
certaines veulent rendre le mariage moins contraignant.

Section I – Les rapports personnels des époux

Une coutume prévoyait un effet personnel important :le nom d’usage que
l’épouse prenait de son mari car suivant une coutume l’épouse devait porter à titre
d’usage le nom de son mari.​
Ce n’est que depuis 2013 que cette règle estd evnuetetxuelle, et le ligslatuer l’a
bilatéralisé
La plupart des effets personnels sont prévus à l'article 212 qui s'impose aux époux.
C. civ., art. 212 : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ».
Le devoir de d’ordre patrimonial. C’est aussi un devoir de respect, selon une loi du 4
avril 2006. C’est un ajout symbolique,car le respect s'impose entre toutes personnes.
§1 – Le devoir de communauté de vie
​ C. civ., art. 215, al. 1 et 2 : « Les époux s'obligent mutuellement à une communauté
de vie.
​ La résidence de la famille est au lieu qu'ils choisissent d'un commun accord ».
C’est le devoir de communauté de vie. Il n’a pas tjr été appelé ainsi puisque jusqu’en
1970, il était appelé devoir de cohabitation. Cette notion manquait d’humanité et était
un peu un vestige de l’ancienne vison du mariage ou la femme devait cohabiter avec
son mari ou meme vivre chez son mari et le suivre= idée d’inégalté avec laquelle
rompre le terme de communauté. Cette notion de cohabitation marquée une certaine
insuffisance car ils ne font pas cohabiter ensemble, sans cela le mariage perdrait de
sa singularité par rapport à d’autres modes de vie en commun comme la colocation.
Ce n’est pas qu’une vie en commun, il y aussi un aspect affectif et intellectuel qui lie
les époux. La communauté de vie ne suppose pas que les époux partagent la même
résidence, des raisons professionnelles justifient que les époux ne cohabitent pas.
Cette communauté de vie se représente alors par des retrouvailles. Cette exigence
implique une certaine qualité de vie commune. Il n’y a une communauté de vie que
si les époux y mettent du sien pour avoir un véritable partage. Si époux alcoolique,
peut-on parler de communauté de vie? Il doit y avoir aussi une qualité de vie, donc
ne respecte pas cette exigence. Au moment du divorce, on pourra invoquer que le
conjoint n’a pas respecté les exigences de la communauté de vie.

§2 – Le devoir de fidélité
La racine du mot fidélité est intéressante pour prendre la mesure du contenu
de ce devoir.
fides= foi
La fidélité c'est croire en son mariage, avoir foi en son mariage. La communauté de
vie n’est pas une communauté de toit c'est aussi une communauté de lit. Le mariage
implique donc un engagement des époux à avoir une vie affective et sexuelle, mais
ce lien doit être exclusif.​
Aspect positif: engagement des époux, devoir conjugal
Aspect négatif: avoir relations sexuelles qu’au sein du mariage, interdiction de
commettre l’adultère.
I. La phase positive de l’obligation de fidélité : le devoir conjugal

Le CC ne comporte aucune disposition qui fassent état au devoir conjugal, a tjr


été présenté comme un code désincarné. cet aspect du mariage a tjr été considéré
comme évident, naturel, les personnes se marient car s'aiment dinc relations sexuelles.
Le consentement au mariage fait présumer un consentement aux relations sexuelles
entre elles. Cela dit, aucun des 2 conjoints ne peut forcer l'autre à avoir des relations
sexuelles. cela n’a pas tjr été évident, il a afllut un certain temps pout que la loi
reocnnaisse l’infrction de viol entr époux.
Décison de 95,CEDH, condamné les USA qui refusait de snactionne run époux qui forcé
sa femme a avoir des relations sexuelles.
En france, situation aggravante situé à l'article 22-23 du C Pénal.​
Est- il possible de lui reprocher un refus systématique d’avoir des relations sexuelles?
Un conjoint ayant demandé le divorce aux motifs que sa femme refusaient
systématiquement es relations sexuelles.
Cass. civ. 1re, 17 sept. 2020, n° 20-10.564: a validé le raisonnement de la cour d’appel
qui avait accepté de retenir la faute.
Si l'on admet le devoir conjugal, tout refus est une violation.

II. La phase négative de l’obligation de fidélité : l’abstention de tout comportement


infidèle

​ Cet élément du devoir de fidélité est admis ici sans aucune difficulté au regard
du texte et de la [Link] conception et la sanction de la fidélité ont évolué.
Déséquilibre de la sanction entre homme et femme infidèles notamment lorsque
c’eatit le mari qui était infidèle, il ne s’agissait d’une cause de divorce automatique
que si l’adultère s’était produit au domicile conjugal. Ajd, l’adultère n’est jamais une
cause permettant d’obtenir de plein droit un divorce. La JP montre que les juges
apprécient très concrètement la situation des époux, les torts que chacun a pu avoir
et qui ont pu déboucher sur l’infidélité. L’infidélité ne se résume pas à l’adultère, cad
a des relations sexuelles avec un tiers. Les juges ont déjà admis que puissent être
qualifiées d’infidélité , des infidélités affectives ou intellectuelles
ex: échange de nature sexuelle sur la toile (mots enflammés, photos, vidéos…)
Arrêt du 30 avril 2014
Sans qu’il y est de propos ou d’images à caractère sexuelle, le juges ont admis que
des relations affectives prononcées poussent a abandonné son conjoint= infidélité.
13 février 1996: relation entre une épouse et son évêque, rien de sexuel, cour
d’appel a amsi divorce pour faute car épouse avait cédé sur le plan de la pensée
l'ascendant d’un évêque dont la valeur intellectuelle était à ses yeux supérieure à
celle de son mari pour se détacher progressivement de son époux et qu’elle le tenait
pour quantité négligeable.
Comme le devoir conjugal, le devoir de fidélité ne fait plus consensus, certains
auteurs considérant qu’il faudrait abandonner ces obligations imposées aux époux.
Atteinte au mariage, abandon fait tomber une règle lié à la filiation = la présomption
de paternité, elle repose sur la présomption , celle du devoir de fidélité de l’épouse.
Si plus de devoirs, l’enfant sera celui du mari. Supprimer cette obligation fondrait le
mariage au sein des autres formes de couple car PACS n’a pas ce type de devoir.
Il y a un certain infléchissement de la JP au sujet du devoir de fidélité qui ne semble
pas faire de la fidélité un élément relevant de l’ordre public. Un contrat ne peut pas
être formé s’il viole une règle relevant de l'ordre public. Un contrat par lequel un
professionnel propose a une eprosnneamrié de trouve rune compagnon serait nulle
car s’oppose à la règle de fidélité=
​ Cass. civ. 1re, 4 nov. 2011, no 10-20.114: refuse d'annuler ce contrat, qui organisait
l’infidélité.
Cass. civ. 1re, 16 déc. 2020, n° 19-19.387: refuse de considérer comme illicite une
pub qui figurait sur des autobus et qui était relative à un site de rencontre dédié aux
personnes mariées.

§3 – Le devoir d’assistance

C’est le - facile à appréhender, comme ceux qui ont déjà été présentés, il
mérite d'être rattaché à la communauté de vie.
Mariage pour le meilleur et pour le pire. Le devoir d'assistance explique aux époux le
devoir qu’ils ont de soutenir l'autre dans les épreuves de la vie. Le doyen Gérard
Cornu avait cette formule pour dérive ce devoir “le fait de se soutenir mutuellement
dans les difficultés de l’existence de s’aider à porter le poids de la vie. “ L'exécution
de ce devoir est attendu durant une maladie, perte d’emploi, perte d'être
cher…moments durant lesquels le soutien du conjoint est d'autant + nécessaire. Le
manque d’implication et de bienveillance du conjoint pourra être regardé comme une
faute qui pourrait justifier un divorce.

Section II – Les rapports patrimoniaux des époux

​ Même si chacun est tenté d’avoir une vision romantique du mariage, aucun
mariage ne se résume a des relations personnelles, certains sont avant tout des
mariages d’argent. le droit ne s’est jamais désintéressé des rapports patrimoniaux
qui naissent du mariage et c'est à certains égards heureux car ces rapports
patrimoniaux permettent aussi de faire du mariage un socle de solidarité entre les
époux; on attend les époux qu’ils se soutiennent affectivement et matériellement.
ex: époux qui connaît des difficultés financières, se retourne vers son conjoint, avant
l’Etat. Il est possible d’organiser ses raports, certaines règles devront s’appliquer à
tous les époux, mais d’autres dépendent du choix de régime matrimonial. C’est ainsi
qu’il existe un régime primaire impératif: règles qui s'appliquent à tous les époux et le
régime matrimonial qui est des règles que peuvent choisir et adapter à leur situation
les époux.
§1 – Les dispositions du régime primaire

​ Il comporte un certain nb de règles aux articles 214 et s du CC que les époux


ne peuvent pas écarter dans leur contrat de mariage. On retrouve le devoir de
secours (212), qui est le pendant matériel patrimonial du devoir d'assistance. C’est
un devoir alimentaire entre les époux. Violerait cette règle l’époux qui n’aide pas
financièrement son conjoint.
Ce partage de richesse va au-delà, le 214 prévoir un devoir de contribuer aux
charges du mariage à proportion de ses facultés repset cives. Ainsi un époux qui
participe davantage que l’autre a certaines dépenses,relevant de la vie maritale
n’aura pas le droit de demander remboursement de la moitié de ses dépenses si
l’autre époux gagne moins bien sa vie.
Les époux (223), chaque époux a le droit d’exercer la profession de son choix et est
libre..
​ C. civ., art. 214 : « Si les conventions matrimoniales ne règlent pas la contribution
des époux aux charges du mariage, ils y contribuent à proportion de leurs facultés
respectives ».

​ C. civ., art. 215, al. 3 : « Les époux ne peuvent l'un sans l'autre disposer des droits
par lesquels est assuré le logement de la famille, ni des meubles meublants dont il est garni.
Celui des deux qui n'a pas donné son consentement à l'acte peut en demander l'annulation ».

§2 – Le régime matrimonial

Il désigne l'ensemble des règles qui vont organiser la répartition des richesses et des
dettes entre les époux. C’est dans le contrat de mariage que doit être signé devant
notaire avant la célébration du mariage que les époux peuvent organiser le régime
matrimonial.​
Il existe 2 grand modèles:
-communautaire:
- séparatistes : chacun conservera ses biens personnels, et acquiert seul les biens
sans avoir à partager.
Tous les époux ont un régime matrimonial, mais il y a un supplétif, cad qu’ils
s’appliquent de fait sans sigrun contrat de mariage C’est le régime de la
communauté réduite aux acquêts.( acquis aux titres onéreux)

Chapitre 3: la dissolution du mariage

​ Causes prévues à l'article 227 du CC.


​ C. civ., art. 227 : « Le mariage se dissout :1° Par la mort de l'un des époux ;2° Par le
divorce légalement prononcé ».
a ces causes de dissolution il faut faire une place à une cause de relâchement du lien conjugal
qui n’a presque plus d’existence pratique: la séparation de corps. Elle avait une importance
durant la période durant laquelle le divorce était prohibé.
Ce divorce des catholiques était la séparation des corps dans le monde ctaholique. La
séparation de corps ne met pas fin au mariage mais cesse leur communauté de vie , la
séparation de corps est prononcée par le juge, dans les conditions prévues à l'article 296.
​ C. civ., art. 296 : « La séparation de corps peut être prononcée ou constatée dans les
mêmes cas et aux mêmes conditions que le divorce ».
Le lien conjugal n’est pas dissout :
​ C. civ., art. 303 : « La séparation de corps laisse subsister le devoir de secours ; le
jugement qui la prononce ou un jugement postérieur fixe la pension alimentaire qui est due à
l'époux dans le besoin ».

Section I – Le divorce
Le divorce a une importance pratique fondamentale pcq de nombreux époux
divorcent et que le droit attache des cq importantes au divorce, même si ces csq ont
évolué.
L'étude du droit du divorce a un intérêt théorique substantiel puisque les
règles relatives au divorce permettent de révéler la conception qu’a le législateur du
mariage lui-même. Plus les règles sont libérales, moins les csq de divrce sont forts,
plus on peut dire que le mariage est un engagement relatif dont la protection est
limitée. Ces règles relatives au divorce ont évolué de manière fort notable. il ya eu
des cycles de l’histoire: si on prend le droit romain, initialement le divorce est admis
d'une manière très restrictive. Avec la décadence de moeurs, le divorce par du
consentement mutuel est admis durant le haut empire romain
Seneq : les femmes ne comptaient plus , les amis en référence avec le consul
romain mais en référence aux divers maris qu’elles avaient eu. La rupture qui a suivi
est celle de l’indissolubilité du mariage prescrite par la doctrine sociale de l'église qui
a conduit en france en 1230 a prohibé le divorce. ( loi de 1792, à des conditions
extrêmement souples le divorce)
Cet acquis n’a pas été complètement remis en cause par Napoléon puisque le code
de 1804, admettait le divorce. La chute de Napoléon amène à la restauration de la
monarchie donc interdiction du divorce. La prohibition du dovrce a été maintenue
durant le second empire, la IIIème rep c'est que grâce à la loi naquet de 1884 qui a
autorisée le divorce, instauré le divorce.
Cependant, la sté française était conservatrice et était admis qu'un seul cas de
divorce: le divorce pour fautes. La loi n’a quasiment pas changé jusqu’en 75. (en
italie le divorce a été admis qu’en 96)
existe-t-il un droit au divorce?
​ Cour EDH, 10 janv. 2017, Babiarz c. Pologne: pologne admettait le divorce a des
conditions très restrictives, car une personne ne peut obtenir le divrce sans prouver que
le conjoint a commis une faute.
Un homme souhaitant divorcer , sans consentement de sa conjointe avait saisi la CEDH
qui a refusé de condamner la Pologne et a précisé qu’il y aurait un pb si la législation
érigé en obstacle absolu le non accord de l’époux non fautif. Mais en Pologne, il existe
un juge qui contrôle les fautes pour divorce.

Interdiction faite aux E adj de fermer complètement la voie du divorce.


En france a qst de l'ouverture au dvrce a été rédigée par une loi de 11 juillet 1975
intervenue après ce phénomène de libéralisation des mœurs autour de mai 68, a la
fin des années 60 la droit était en décalage avec les aspirations de la société . Il
n'était possible de divorcer que pour faute. De ce pdv cette loi a eu pour objectif
principal de dédramatiser le divrce en déculpabilisant les époux , ce qui encourage
alors l’obtention de solutions négociées. C’est l’idée de divorce-remède : époux font
constat que mariage = échec, mais voit en le divrce une solution qui règle leur
difficulté.) L’autre objet était de concentrer davantage les effets du divrce dans le
temps, c’est ainsi qu’en 1975 la prestation compensatoire a pris la place de la
pension alimentaire. Les époux avant 75 gardaient un lien a vie car condamnés à
verser une pension à vie. La prestation comp est versée de manière forfaitaire= peut
tourner la page.​
La promotion du pluralisme en droit de la famille= plusieurs cas de divorce dont le
divrce par consentement mutuel.
En 75= divorce la carte, divorce adapté aux différentes situations.
Les règles du dvirce ont connu une forte stabilité car il a fallu attendre 2004 pour
valoir une réforme sans que le divrce se retrouve bouleversé. La loi du 26 mai 2004
mérite d'être remarquée car elle a modifié la conception du divrce en déconnectant
de manière assez importantes les csq des causes du divrce. L’époux autour duquel
le divorce avait été prononcé ne pouvait bénéficier d’une prestation compensatoire à
la charge de l’autre. Autrement dit, l’époux victime de faute ne pouvait pas verser
une prestation compensatoire. en 2004, c’est qu'à titre exceptionnel que le
versement d’une prestation compensatoire peut être refusé à l'époux victime.
autre réforme: écorné le caractère protecteur du mariage, loi de modernisation de la
justice du 18 novembre 2016. Elle a instauré le divorce sans juges. Le juge
n’intervient plus pour contrôler le divrce par consentement mutuel. Depuis 75, les
époux pouvaient divorcer par consentement mutuel mais la convention du divrce
était quand me voté le par le juge qui devait l'homologuer. il ‘assurait que l'intérêt de
chacun des époux était bien conservé.
23 mars 2019: abandonne l'idée que même au moment où la demande en divrce est
initiée, elle peut être évitée car dans le divorce contentieux avant 2019 il y avait une
phase de conciliation, ou essayent de laisser une dernière chance aux époux de se
mettre d'accord sans divorce . Le maintien du mariage n'est plus une fin en soi et le
divrce peut être vu comme un remède utile à tous.

Sous-section I – Les causes de divorce


On a depuis 75 un pluralisme au sujet des causes du dovrce car il existe 1 choix
possible entre plusieurs causes de divrce.
Art 229 du CC al 1 :divorce résulte d’une convention entre les époux, c’est le divrce
par consentement mutuel, divrce gracieux sans aucun litiges.
le divrce contentieux, prononcé par le juge résulte d’un acte juridictionnel d’une
décision de justice. Il existe 3 cas .​
al 2: Il existe une firme de divrce par consentement mutuel mais homologué par le
juge, cas exceptionnel où malgré l'existence d’un accord on veut l’intervention du
juge.
§1 – Le divorce gracieux : le divorce par consentement mutuel

​ I. Les conditions du divorce par consentement mutuel
​ ​
​ A. Les conditions de fond
​ ​
​ 1. Le consentement des époux
​ ​ ​
​ C. civ., art. 229-3, al. 1 : « Le consentement au divorce et à ses effets ne se présume
pas ».

​ 2. La capacité des époux


​ ​ ​
​ C. civ., art. 229-2 : « Les époux ne peuvent consentir mutuellement à leur divorce par
acte sous signature privée contresigné par avocats lorsque : (…) 2° L'un des époux se trouve
placé sous l'un des régimes de protection prévus au chapitre II du titre XI du présent livre ».

​ 3. L’intervention du juge en cas de demande d’audition d’un enfant mineur


​ ​
​ C. civ., art. 229-2 : « Les époux ne peuvent consentir mutuellement à leur divorce par
acte sous signature privée contresigné par avocats lorsque :
​ 1° Le mineur, informé par ses parents de son droit à être entendu par le juge dans les
conditions prévues à l'article 388-1, demande son audition par le juge ».

​ C. civ., art. 232 : « Le juge homologue la convention et prononce le divorce s'il a


acquis la conviction que la volonté de chacun des époux est réelle et que leur consentement
est libre et éclairé.
​ Il peut refuser l'homologation et ne pas prononcer le divorce s'il constate que la
convention préserve insuffisamment les intérêts des enfants ou de l'un des époux ».

​ B. Les conditions de forme

​ C. civ., art. 229-3, al. 2 : « La convention comporte expressément, à peine de nullité :


​ 1° Les nom, prénoms, profession, résidence, nationalité, date et lieu de naissance de
chacun des époux, la date et le lieu de mariage, ainsi que les mêmes indications, le cas
échéant, pour chacun de leurs enfants ;
​ 2° Le nom, l'adresse professionnelle et la structure d'exercice professionnel des
avocats chargés d'assister les époux ainsi que le barreau auquel ils sont inscrits ;
​ 3° La mention de l'accord des époux sur la rupture du mariage et sur ses effets dans
les termes énoncés par la convention ;
​ 4° Les modalités du règlement complet des effets du divorce conformément au
chapitre III du présent titre, notamment s'il y a lieu au versement d'une prestation
compensatoire ;
​ 5° L'état liquidatif du régime matrimonial, le cas échéant en la forme authentique
devant notaire lorsque la liquidation porte sur des biens soumis à publicité foncière, ou la
déclaration qu'il n'y a pas lieu à liquidation ;
​ 6° La mention que le mineur a été informé par ses parents de son droit à être entendu
par le juge dans les conditions prévues à l'article 388-1 et qu'il ne souhaite pas faire usage
de cette faculté ».

​ II. Les effets du divorce contractuel


​ C. civ., art. 260 : « Le mariage est dissous : 1° Par la convention de divorce conclue
par acte sous signature privée contresigné par avocats, à la date à laquelle elle acquiert
force exécutoire ».

​ C. civ., 279, al. 3 : « Les époux ont néanmoins la faculté de prévoir dans leur
convention que chacun d'eux pourra, en cas de changement important dans les ressources ou
les besoins de l'une ou l'autre des parties, demander au juge de réviser la prestation
compensatoire. Les dispositions prévues aux deuxième et troisième alinéas de l'article 275
ainsi qu'aux articles 276-3 et 276-4 sont également applicables, selon que la prestation
compensatoire prend la forme d'un capital ou d'une rente temporaire ou viagère ».

​ C. civ., art. 373-2-13 : « Les dispositions contenues dans la convention homologuée


ou dans la convention de divorce par consentement mutuel prenant la forme d'un acte sous
signature privée contresigné par avocats déposé au rang des minutes d'un notaire ainsi que
les décisions relatives à l'exercice de l'autorité parentale peuvent être modifiées ou
complétées à tout moment par le juge, à la demande des ou d'un parent ou du ministère
public, qui peut lui-même être saisi par un tiers, parent ou non ».

§2 – Les divorces contentieux

I. Le droit commun du divorce contentieux



A. Le tronc commun procédural

1. Le début de la procédure : la demande introductive d’instance

C. civ., art. 251 et 252.

2. L’audience initiale facultative



C. civ., art. 254 : « Le juge tient, dès le début de la procédure, sauf si les parties ou la
partie seule constituée y renoncent, une audience à l'issue de laquelle il prend les mesures
nécessaires pour assurer l'existence des époux et des enfants de l'introduction de la demande
en divorce à la date à laquelle le jugement passe en force de chose jugée, en considération
des accords éventuels des époux ».

C. civ., art. 255 : « Le juge peut notamment :


1° Proposer aux époux une mesure de médiation, sauf si des violences sont alléguées
par l'un des époux sur l'autre époux ou sur l'enfant, ou sauf emprise manifeste de l'un des
époux sur son conjoint, et, après avoir recueilli leur accord, désigner un médiateur familial
pour y procéder ;
2° Enjoindre aux époux, sauf si des violences sont alléguées par l'un des époux sur
l'autre époux ou sur l'enfant, ou sauf emprise manifeste de l'un des époux sur son conjoint, de
rencontrer un médiateur familial qui les informera sur l'objet et le déroulement de la
médiation ;
3° Statuer sur les modalités de la résidence séparée des époux ;
4° Attribuer à l'un d'eux la jouissance du logement et du mobilier du ménage ou
partager entre eux cette jouissance, en précisant son caractère gratuit ou non et, le cas
échéant, en constatant l'accord des époux sur le montant d'une indemnité d'occupation ;
5° Ordonner la remise des vêtements et objets personnels ;
6° Fixer la pension alimentaire et la provision pour frais d'instance que l'un des
époux devra verser à son conjoint, désigner celui ou ceux des époux qui devront assurer le
règlement provisoire de tout ou partie des dettes ; (…) ».

C. civ., art. 256 (même contenu à l’art. 286) : « Les conséquences du divorce pour
les enfants sont réglées selon les dispositions du chapitre Ier du titre IX du présent livre. ».

C. civ., art. 373-2, al. 1 : « La séparation des parents est sans incidence sur les règles
de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale ».

C. civ., art. 373-2-7 : « Les parents peuvent saisir le juge aux affaires familiales afin
de faire homologuer la convention par laquelle ils organisent les modalités d'exercice de
l'autorité parentale et fixent la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant.
Le juge homologue la convention sauf s'il constate qu'elle ne préserve pas
suffisamment l'intérêt de l'enfant ou que le consentement des parents n'a pas été donné
librement ».

B. Les conventions partielles relatives au divorce



C. civ., art. 268 : « Les époux peuvent, pendant l'instance, soumettre à l'homologation
du juge des conventions réglant tout ou partie des conséquences du divorce.
Le juge, après avoir vérifié que les intérêts de chacun des époux et des enfants sont
préservés, homologue les conventions en prononçant le divorce ».

C. civ., art. 265-2 : « Les époux peuvent, pendant l'instance en divorce, passer toutes
conventions pour la liquidation et le partage de leur régime matrimonial ».

C. La preuve dans l’instance de divorce


​ ​ ​
​ 1. Le principe de liberté de la preuve
​ ​
​ C. civ., art. 259 : « Les faits invoqués en tant que causes de divorce ou comme
défenses à une demande peuvent être établis par tout mode de preuve, y compris l'aveu ».

​ 2. Les exceptions

C. civ., art. 259 in fine : « Toutefois, les descendants ne peuvent jamais être entendus
sur les griefs invoqués par les époux ».

C. civ., art. 259-1 : « Un époux ne peut verser aux débats un élément de preuve qu'il
aurait obtenu par violence ou fraude ».
Cass. civ. 2e, 6 mai 1999, n° 97-12.437 : « en tirant de la lecture du journal intime de
l'épouse, qui se bornait à alléguer que son conjoint le lui avait subtilisé, la conviction de la
réalité des relations adultères nouées avec un autre homme, la cour d'appel (…) n'a fait, sans
violer les textes visés au moyen, qu'user de son pouvoir souverain d'appréciation de la valeur
et de la portée de cet unique élément de preuve du caractère fautif au sens de l'article 242 du
Code civil, du grief allégué par le mari ».

Cass. civ. 1re, 17 juin 2009, n° 07-21.796 : « Attendu que, pour débouter Mme Y... de
sa demande reconventionnelle et prononcer le divorce à ses torts exclusifs, la cour d'appel
énonce que les courriers électroniques adressés par le biais de téléphone portable sous la
forme de courts messages relèvent de la confidentialité et du secret des correspondances et
que la lecture de ces courriers à l'insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à
l'intimité de la personne ; Qu'en statuant ainsi, sans constater que les minimessages avaient
été obtenus par violence ou fraude, la cour d'appel a violé les textes susvisés ».

C. civ., art. 259-2 : « Les constats dressés à la demande d'un époux sont écartés des
débats s'il y a eu violation de domicile ou atteinte illicite à l'intimité de la vie privée ».

II. Les cas de divorce contentieux



A. Le divorce pour acceptation du principe de la rupture

C. civ., art. 233, al. 1 et 2 : « Le divorce peut être demandé conjointement par les
époux lorsqu'ils acceptent le principe de la rupture du mariage sans considération des faits à
l'origine de celle-ci.
Il peut être demandé par l'un ou l'autre des époux ou par les deux lorsque chacun
d'eux, assisté d'un avocat, a accepté le principe de la rupture du mariage par acte sous
signature privée contresigné par avocats, qui peut être conclu avant l'introduction de
l'instance ».

B. Le divorce pour altération définitive du lien conjugal


​ ​ ​
​ 1. La vie séparée des époux depuis un an
​ ​
​ C. civ., art. 238.

​ 2. La disparition du moyen de défense relatif à l’exceptionnelle dureté

C. Le divorce pour faute
​ ​
​ C. civ., art. 242 : « Le divorce peut être demandé par l'un des époux lorsque des faits
constitutifs d'une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage sont
imputables à son conjoint et rendent intolérable le maintien de la vie commune ».

​ 1. Des faits imputables
​ ​ ​
​ 2. Une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage
​ ​ ​ ​
​ a. Violation des devoirs et obligations du mariage
​ ​
b. Violation grave ou renouvelée

3. Des faits qui rendent intolérables le maintien de la vie commune

Sous-section II – Les conséquences du divorce

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