0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues26 pages

Corps des nombres réels et axiomes

Le document présente la construction des nombres réels à partir des entiers naturels, des entiers relatifs et des nombres rationnels, en introduisant des opérations d'addition et de multiplication ainsi que des axiomes qui définissent un corps commutatif. Il aborde également des concepts tels que la valeur absolue, la partie entière, les parties bornées, ainsi que les notions de maximum, minimum, borne supérieure et inférieure. Enfin, il établit des propriétés et axiomes liés à l'ordre et à la structure des nombres réels.

Transféré par

kurogabriel907
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues26 pages

Corps des nombres réels et axiomes

Le document présente la construction des nombres réels à partir des entiers naturels, des entiers relatifs et des nombres rationnels, en introduisant des opérations d'addition et de multiplication ainsi que des axiomes qui définissent un corps commutatif. Il aborde également des concepts tels que la valeur absolue, la partie entière, les parties bornées, ainsi que les notions de maximum, minimum, borne supérieure et inférieure. Enfin, il établit des propriétés et axiomes liés à l'ordre et à la structure des nombres réels.

Transféré par

kurogabriel907
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 1

Corps des nombres réels

1.1 Introduction

La théorie des ensembles permet de construire l’ensemble des entiers naturels N = f0; 1; 2; :::g

muni d’une loi opération +( addition) associative, commutative et possédant un élément

neutre 0. Toutefois il ne s’agit pas d’une loi de groupe: étant donné deux entiers naturels a

et b; il n’existe pas toujours un élément x de N tel que a + x = b; Pour celà, on a construit

l’ensemble des entiers relatifs muni de l’addition est un groupe commutatif.

En construisant Z; on a dé…ni une autre opération, c’est la multiplication, dans ce cas

il est apparu un problème pour résoudre l’équation: a:x = b; a 6= 0; a; b 2 Z qui admet

des solutions seulement si a divise b; pour celà, on a construit l’ensemble des nombres

a
rationnels Q = b =a 2 Z; b 2 Z : Dans cet ensemble, est apparu un problème, par exemple

considérons un triangle ABC rectangle en A: Le théorème de Pytagore dit qu’on a la relation


p p p
a2 = b2 + c2 ; et si b = c = 1; on obtient a2 = 2 alors a = 2 mais 22
= Q( 2 n’est pas un

rationnel ). Dans ce cas, on est amené à construire un ensemble plus vaste, l’ensemble des

nombres réels R:

6
7

On a les inclusions

N Z Q R:

1.2 Dé…nition axiomatique des nombres réels

Le corps des nombres réels est un ensemble R dans lequel sont dé…nies deux lois

+: R R ! R :: R R ! R
l’addition, multiplication,
(x; y) 7! x + y (x; y) 7! x:y
et une relation d’ordre notée ( ) ; satisfaisant les axiomes suivantes:

A) R est un corps commutatif:

(A1 ) : x + y = y + x ( commutativité de l’addition ).

(A2 ) : (x + y) + z = x + (y + z) ( l’associativité de l’addition ).

(A3 ) : Il existe un élément neutre 0 2 R=8x 2 R; x + 0 = x:

(A4 ) : Pour tout x 2 R; il existe un élément symetrique ( x) 2 R=x + ( x) = 0; x est

appelé l’opposé de x:

(A5 ) : x:y = y:x ( commutativité de la multiplication ).

(A6 ) : (x:y) :z = x: (y:z) ( l’associativité de la multiplication ).

(A7 ) : Il existe un élément neutre 1 2 R=8x 2 R; x:1 = x:

1
(A8 ) : Pour tout x 2 R ; il existe un élément symetrique x 1 = x 2 R =x: x1 = 1; x1 est

appelé l’inverse de x:

(A9 ) : x: (y + z) = x:y + x:z(distributivité de la multiplication par rapport à l’addition).

B) R est totalement ordonné:

(A10 ) : x y et y z alors x z(transitivité):

(A11 ) : x y et y x alors x = y(antisymetrique)

(A12 ) : Pour deux éléments quelconques x; y 2 R; on a ou bien x y ou bien y x:


8

Dans ce cas on dit que R est totalement ordonné.

(A13 ) : x y alors x + z y + z; 8z 2 R:

(A14 ) : 0 x et 0 y alors 0 x:y:

C) Axiome de la borne supérieure:

(A15 ) : Toute partie non vide et majorée de R admet une borne supérieure.

1.3 Valeur absolue

Dé…nition 1.3.1 Soit x un nombre réel. La valeur absolue de x est le nombre réel noté

par jxj et dé…ni par:

j:j : R ! R+
8
>
>
< x si x 0
x 7! jxj =
>
>
: x si x < 0

Propriétés: Pour tout nombres réels x et y nous avons

1. jxj 0; jxj x jxj :

2. jxj = 0 , x = 0:

3. jx:yj = jxj : jyj :

4. jx + yj jxj + jyj (inégalité triangulaire):

5. 8a 2 R+ ; jxj a, a x a:

6. jxj jyj jx yj :

7. jxj jyj jx + yj :

8. max (x; x) = jxj :

Preuve

1. 8x 2 R; jxj 0 évidente par dé…nition.

Si x 0 : jxj = x alors jxj = x x x = jxj :


9

Si x < 0 : jxj = x ; alors jxj = x x = jxj :

4. On a 4 cas:

1) Si x 0; y 0 alors x + y 0 d’où jx + yj = x + y = jxj + jyj

2)Si x 0; y 0 donc x + y 0 d’où jx + yj = (x + y) = ( x) + ( y) = jxj + jyj


8
>
>
< 0; si x y
3)Si x 0; y 0 alors x + y
>
>
: < 0; si x < y
Si x y on a jx + yj = x + y = jxj jyj jxj jxj + jyj :

Si x < y on a jx + yj = (x + y) = ( x) + ( y) = jxj + jyj jyj jxj + jyj :

4) x 0; y 0; même raisonnement que le cas 3:

5. On a jxj a) a jxj et d’aprés la propriété 1., on trouve a jxj x

jxj a:

6. D’aprés 5. jxj jyj jx yj , a jXj a, jx yj jxj jyj jx yj?


| {z } | {z }
X a
D’aprés la propiété 4, on a:

jxj = jx y + yj = j(x y) + yj jx yj + jyj ) jxj jyj jx yj ::: (1) d’autre part

jyj = jy x + xj = j(y x) + xj jy xj + jxj ) jxj jyj jy xj = j (x y)j =

jx yj ::: (2)

de (1) et (2) on obtient jx yj jxj jyj jx yj , jjxj jyjj jx yj :

7. Le même raisonnement
8 utilisé dans 6.
>
>
< x; si x 0
8. max (x; x) = = jxj :
>
>
: x; si x < 0

1.4 Fonction partie entière

Dé…nition1.4.1 La partie entière d’un nombre réel x est le plus grand entier inférieur ou

égal à x; elle est notée par [x] ou E (x) :


10

Remarque: Pour tout nombre réel x; [x] 2 Z et on a

[x] x [x] + 1

Exemple

3 3
[2:83] = 2; 2 = 1, 2 = 2 et [ 3:5] = 4

[x] = 3 , x 2 [3; 4[

Proposition 1.4.1 Tout nombre réel s’écrit d’une façon unique sous la forme

x = [x] + ; où 2 [0; 1[ :

Propriétés

Pour tout nombres réels x et y; nous avons:

1. x y ) [x] [y] :

2. [x + a] = [x] + a; 8a 2 Z:

Axiome d’Archimed

1ere formule: Pour tout réel x; il existe un entier naturel n tel que n > x:

2eme formule: Pour tous réels positifs x et y; il existe n 2 N tel que nx > y:

1.5 Parties bornées de R

Dé…nition 1.5.1 Soit A une partie non vide de R:

1. On dit que A est majorée si

9M 2 R; 8x 2 A; x M:

Le réel M est appelé majorant de A: Si 9M 0 2 R=M M 0 ; alors M 0 est aussi un

majorant de A; en e¤et, x M et M M 0 alors x M 0:

On en déduit que le majorant de A n’est pas unique.


11

L’ensemble des majorants de A est noté M aj (A) = [M; +1[ :

2. On dit que A est minorée si

9m 2 R; 8x 2 A; x m:

Le réel m est appelé minorant de A: Si 9m0 2 R=m m0 ; alors m0 est aussi un minorant

de A; en e¤et, x m et m m0 alors x m0 :

On en déduit que le minorant de A n’est pas unique.

L’ensemble des minorants de A est noté M in (A) = ] 1; m] :

3. On dit que A est bornée si elle est majorée et minorée.

c’est à dire

9M 2 R; 9m 2 R; 8x 2 A; m x M:

ou bien

9a > 0; 8x 2 A; jxj a:

Exemple

1. A = [0; 2] ; 8x 2 A; 0 x 2 donc A bornée car elle est majorée par 2 et minorée

par 0:

2 est un majorant de A et M aj (A) = [2; +1[ : 0 est un minorant de A et M in (A) =

] 1; 0] :

2. A = ]0; 2[ ; 8x 2 A; 0 < x < 2 donc A bornée car elle est majorée par 2 et minorée

par 0:

2 est un majorant de A et M aj (A) = [2; +1[ : 0 est un minorant de A et M in (A) =

] 1; 0] :

3. A = ] 1; 3] ; 8x 2 A; x 3 donc A n’est pas bornée car elle n’est pas minorée mais

elle est majorée par 3:


12

1.5.1 Maximum et minimum

Dé…nition 1.5.2

1. Une partie A non vide de R admet un maximum si est un majorant de A et

2 A:Et on note max A =

2. Une partie A non vide de R admet un minimum si est un minorant de A et 2

A:Et on note min A = :

Remarque 1.5.1 max A et min A s’ils existent, ils sont unique.

1.6 Borne supérieure et borne inférieure

Dé…nition 1.6.1 Soit A une partie non vide et bornée de R:

1. On appelle borne supérieure de A le plus petit des majorants de A; on la note par

sup A: 8
>
>
< 8x 2 A; x sup A
c’est à dire alors sup A M:
>
>
: 8x 2 A; x M
2. On appelle borne inférieure de A le plus grand des minorants de A; on la note par

inf A: 8
>
>
< 8x 2 A; x inf A
c’est à dire alors inf A m:
>
>
: 8x 2 A; x m
Exemples.

1. A = [ 1; 1] ; 8x 2 A; 1 x 1 donc A bornée car elle est majorée par 1 et minorée

par 1:

1 est un majorant de A et M aj (A) = [1; +1[ alors sup A = 1: 1 est un minorant de

A et M in (A) = ] 1; 1] alors inf A = 1:

2. A = [0; 1[ ; 8x 2 A; 0 x < 1 donc A bornée car elle est majorée par 1 et minorée

par 0:
13

1 est un majorant de A et M aj (A) = [1; +1[ alors sup A = 1: 0 est un minorant de A

et M in (A) = ] 1; 0] alors inf A = 0:

Remarque 1.6.1 On a les propriétés suivantes:

1. sup A et inf A s’ils existent, ils sont unique.

2. Ne pas confondre sup A avec max A et inf A avec min A:

En e¤et, Soit A une partie non vide et bornée de R;

si sup A 2 A alors max A = sup A;

si inf A 2 A alors min A = inf A;

si sup A 2
= A alors max A n’existe pas;

si inf A 2
= A alors min A n’existe pas:

Si A n’admet pas une borne supérieure (resp. une borne inférieure ), on écrit sup A =

+1 ( resp. inf A = 1 ).

Exemple

1. A = [0; 1[ ; d’aprés l’exemple précédent on a trouvé sup A = 1 2


= A alors max A

n’existe pas. inf A = 0 2 A alors min A = 0:

2. A = x 2 Q; x2 2
p p p
x 2 A , x 2 Q et x2 2 ) jxj 2, 2 x 2, donc A est bornée.
p p p
M aj (A) = 2; +1 ) sup A = 22
= A ( car 22
= Q ) alors max A n’existe pas.
p p p
M in (A) = 1; 2 ) inf A = 22
= A ( car - 2 2
= Q ) alors min A n’existe pas.

1.6.1 Caractérisation de la borne supérieure et la borne inférieure

Théorème 1.6.1 Soit A une partie non vide de R:


14

1. Si A est majorée, alors


8
>
>
>
> 8x 2 A; x M; M est un majorant de A:
>
>
<
sup A = M , 8" > 0; 9x" 2 A; M " < x" ; M est le plus petit
>
>
>
>
>
>
: des majorants.

2. Si A est minorée, alors


8
>
>
>
> 8x 2 A; x m, m est un minorant de A:
>
>
<
inf A = m , 8" > 0; 9x" 2 A; x" < m + ", m est le plus grand
>
>
>
>
>
>
: des minorants.

Exemple

1
1. A = 3 n 2 R; n 2 N ; Montrer que sup A = 3 et inf A = 2 et déterminer

max A et min A:

1
les éléments de l’ensemble A sont de la forme 3 n tels que n 1: Montrons d’abord

que A est bornée.

1
Soit x 2 A , x = 3 n; n 1; et pour tout n 1 on a:

1 1 1
0< 1) 1 <0)2 1 <3
n n n

donc 8x 2 A; 2 x < 3; ainsi A est bornée. De plus on a M aj (A) = [3; +1[ ; M in (A) =

] 1; 2] :

Montrons que le sup A = 3:

8
>
>
< 8x 2 A; x 3 elle est véri…ée car x < 3
sup A = 3 ,
>
>
: 8" > 0; 9x" 2 A; 3 " < x" ::: ( )

1
x" 2 A , x" = 3 et n" 2 N ;
n"
15

donc pour assurer l’existance de x" qui véri… ( ) ; il su¢ t d’assurer l’existance de n" 2 N

1
telque 8" > 0; 9n" 2 N ; 3 "<3 n" :

1 1
Soit " > 0; 3 "<3 n" , "< n" ) n" > 1" ;

1
alors Il su¢ t de prendre n" = " + 1 (ou bien n" existe d’aprés Archimed 1ère formule).

1 1
On remarque que sup A = 3 2
= A sinon 3 = 3 n , n = 0 absurde d’où max A n’existe

pas.

Montrons que inf A = 2:

2 est un minorant de A et 2 2 A pour n = 1 donc min A = 2 = inf A:


n o
2. A = n+1n 1 ; n 2 :

Montrer que sup A = 3 et inf A = 1 et déterminer max A et min A:

n+1
Les éléments de l’ensemble A sont de la forme n 1 tels que n 2: Montrons d’abord

que A est bornée.

n+1 2
Soit x 2 A alors x = n 1 =1+ n 1; n 2:

On a

1 2 2
n 2)n 1 1)0< 1)0< 2)1<1+ 3;
n 1 n 1 n 1

donc 8x 2 A; 1 < x 3 d’où A est bornée.

M aj (A) = [3; +1[ ; M in (A) = ] 1; 1] :

Montrons que sup A = 3:

3 est un majorant de A et 3 2 A pour n = 2 donc max A = 3 = sup A:

Montrons que inf A = 1:

8
>
>
< 8x 2 A; x 1 elle est véri…ée car x > 1
inf A = 1 ,
>
>
: 8" > 0; 9n" 2; 1 + 2
<1+"
n" 1
16

2
cherchons n" 2 tel que 1 + n" 1 < 1 + ":

2 2 2
1+ <1+") < " ) n" > + 1;
n" 1 n" 1 "

2
alors Il su¢ t de prendre n" = " + 1 + 1:(ou bien n" existe d’aprés Archimed 1ère formule).

2 2
On remarque que inf A = 1 2
= A sinon 1 = 1 + n 1 , n 1 = 0 absurde d’où min A

n’existe pas.

1.6.2 Propriétés de la borne supérieure et la borne inférieure

Soient A et B deux parties non vide de R:

1. Si A B et B est bornée alors A est bornée et on a

inf B inf A sup A sup B

2. Si A et B sont bornées alors

sup (A [ B) = max (sup A; sup B)

inf (A [ B) = min (inf A; inf B)

sup (A \ B) min (sup A; sup B)

inf (A \ B) max (inf A; inf B)

sup ( A) = inf A avec A = f x; x 2 Ag

Preuve

1. Puisque B est bornée alors sup B et inf B existent et 8x 2 B; inf B x sup B et

comme A B alors tout élément x de A est un élément de B;


17

d’où inf B x sup B ainsi A est bornée.

(a) Pour tout x 2 A; inf B x sup B donc sup B est un majorant de A; mais par

dé…nition le sup A est le plus petit des majorants de A, d’où sup A sup B:

(b) inf B est un minorant de A; mais par dé…nition inf A est le plus grand des minorants

de A; d’où inf A inf B. De (a) et (b) ; on déduit que:

inf B inf A sup A sup B:

Exemple

A= 1
n + ( 1)n ; n 1 ; déterminer sup A et inf A:

On a 8
>
>
< 1; si n est pair
( 1)n = ;
>
>
: 1; si n est impair
n o
1 1
on pose alors B = 2n + 1; n 1 et C = 2n+1 1; n 1 :

On remarque que A = B [ C: Cherchons sup B; sup C; inf B et inf C:

1
Soit x 2 B; x 2 B , x = 2n +1

On a
1 1 1 3
n 1)0< )1<1+
2n 2 2n 2

donc B est bornée.

3
Montrons que sup B = 2 et inf B = 1:

3 3 3
2 est un majorant de B et 2 2 B pour n = 1 alors max B = 2 = sup B:

Montrons que inf B = 1


8
>
>
< 8x 2 B; x 1 elle est véri…ée car x > 1
inf B = 1 ,
>
>
: 8" > 0; 9n" 1; 1 + 1
<1+"
2n"

1
cherchons n" 1 tel que 1 + 2n" < 1 + ":

1 1 1
1+ <1+") < " ) n" > ;
2n" 2n" 2"
18

1
alors il su¢ t de prendre n" = 2" + 1:

1
D’autre part, 8x 2 C; x = 2n+1 1:

On a
1 1 1 2
n 1)0< ) 1< 1
2n + 1 3 2n + 1 3

donc C est bornée.

2
Montrons que sup C = 3 et inf B = 1:

2 2 2
3 est un majorant de C et 3 2 C pour n = 1 alors max C = 3 = sup C:

Montrons que inf C = 1


8
>
>
< 8x 2 C; x 1 elle est véri…ée car x > 1
inf C = 1,
>
>
: 8" > 0; 9n" 1; 2n"1+1 1< 1+"
1
cherchons n" 1 tel que 2n" +1 1< 1 + ":

1 1 1 1
1< 1+") < +" ) n" > ;
2n" + 1 2n" + 1 2" 2
1 1
alors il su¢ t de prendre n" = 2" 2 + 1:

Finalement,

3 2 3
sup A = sup (B [ C) = max (sup B; sup C) = max ; =
2 3 2

inf A = inf (B [ C) = min (inf B; inf C) = min (1; 1) = 1:

1.7 Intervalles

1. Intervalles ouverts: Soient a et b deux nombres réels tels que a < b, l’ensemble borné

]a; b[ = fx 2 R=a < x < bg est appelé intervalle ouvert et borné.

Remarque: Les ensembles

]a; +1[ = fx 2 R=x > ag

ou ] 1; b[ = fx 2 R=x < bg
19

sont aussi des intervalles ouverts mais ne sont pas bornés.

2. Intervalles fermés: Soient a et b deux nombres réels tels que a < b, l’ensemble

borné [a; b] = fx 2 R=a x bg est appelé intervalle fermé et borné.

Remarque: Les ensembles

[a; +1[ = fx 2 R=x ag

ou ] 1; b] = fx 2 R=x bg

sont aussi des intervalles fermés mais ne sont pas bornés.

3.
8 Intervalles semi ouverts: Soient a; b 2 R tels que a < b, les ensembles
>
>
< [a; b[ = fx 2 R=a x < bg
sont appelés intervalles semi ouverts.
>
>
: et ]a; b] = fx 2 R=a < x bg
Théorème 1.7.1 ( Critère d’intervalle )

I une partie bornée de R:

I est un intervalle , 8x1 ; x2 2 I; x1 x2 , [x1 ; x2 ] I:

Voisinage: Soit x0 2 R; " > 0; on dit que Vx0 est un voisinage de x0 s’il existe un " > 0;

telque

]x0 "; x0 + "[ = Vx0

Soit x 2 Vx0 , x0 " < x < x0 + " , "<x x0 < " , jx x0 j < ":

1.8 Droite réelle achevée

Dé…nition 1.8.1 On appelle droite réelle achevée qu’on note par R; l’ensemble R[f 1; +1g

muni de la relation d’ordre total, obtenu en prolongeant l’ordre de R par les conditions:

8x 2 R; 1 < x et x < +1:


20

L’ensemble R est totalement ordonée par la relation dé…nie par 8x 2 R; 1 x et

x +1:

Les opérations sur R s’étendent à R en posant:

x + (+1) = (+1) + x = +1; 8x 2 R:

x + ( 1) = ( 1) + x = 1; 8x 2 R:
8
>
>
< +1 si x > 0
x: (+1) = (+1) :x = :
>
>
: 1 si x < 0
8
>
>
< 1 si x > 0
x: ( 1) = ( 1) :x =
>
>
: +1 si x < 0

(+1) + (+1) = +1:

( 1) + ( 1) = 1:

(+1) : (+1) = +1:

( 1) : ( 1) = +1:

(+1) : ( 1) = ( 1) : (+1) = 1:

La somme (+1) + ( 1) et le produit 0: (+1) ; 0: ( 1) ne sont pas dé…nis.

1.9 Densité de Q dans R

Théorème 1.9.1 Etant donnée deux nombres réels a et b tel que a < b; il existe au moins

un nombre rationnel r tel que a < r < b; on dit que Q est dense dans R et on note Q = R:

C’est à dire entre deux réels, il existe toujours un rationnel.

Exemple: Montrer que A = r3 =r 2 Q est dense dans R:

Soient x; y 2 R tel que x < y; en utilisant la densité de Q dans R; on a 9r 2 Q tel


21

p p
que 3 x < r < 3 y, d’où x < r3 < y ce qui donne A est dense dans R:

1.10 Exercices

Exercice 1.

I. Montrer que 1. jx yj jxj + jyj ; 2. jjxj jyjj jx + yj ;

1 1
3. max(x; y) = 2 (x + y + jx yj) ; 4. min(x; y) = 2 (x + y jx yj) ;
p p p
5. x+y x+ y, 8x; y 2 R+ :

II. Soit [x] la partie entière de x; montrer que :

1. 8x 2 R; x 1 < [x] x:

2. 8x; y 2 R; x y ) [x] [y] :

3. 8x 2 R; 8a 2 Z; [x + a] = [x] + a
p
III. Montrer que 22
= Q et 0; 336433643364::: 2 Q:

Exercice 2. On considère l’ensemble E R muni de l’ordre usuel et A une partie

de E, déterminer pour chacun des ensembles suivants: l’ensemble des majorants M aj(A),

l’ensemble des minorants M in(A), la borne supérieure sup A, la borne inférieure inf A, le

plus petit élément min A et le plus grand élément max A:

A = [ 2; 2]; [ 2; 2[; ] 2; 2]; ] 2; 2[:E = R:

A = f x 1 1 ; x 2 0; 12 g; E = R:

A = fx 2 Q; x2 2g; E = Q:

Exercice 3. En utilisant la caractérisation de la borne supérieure et la borne inférieure

montrer que:

1
1. sup A = 0; inf A = 1 pour A = n2
1; n2N :

1 1
2. sup B = 2; inf B = 0 pour B = n + n2
; n2N :

Déterminer le maximum et le minimum de chacun de ces ensembles s’ils existent.


22

Exercice 4. Soit A une partie de R telle que:

2n
A= ;n 2 N
3n + 1

1. Trouver a et b tels que


2n b
=a+ :
3n + 1 3n + 1

2. Montrer que A est bornée.

2
3. Montrer que sup A = 3 et inf A = 0 et déterminer max A et min A s’ils existent.

Exercice 5 : On note par PB (R) l’ensemble des parties bornées de R, montrer que

8A; B 2 PB (R) :

1. sup (A [ B) = max(sup A; sup B); inf (A [ B) = min(inf A; inf B):

2. sup (A + B) = sup A + sup B ; inf (A + B) = inf A + inf B;où A + B = fx + y = x 2 A

et y 2 Bg:

Application:
n o
2
1. Soient A = f1g et B = n+1 ; n 2N :

a) Déterminer sup A; inf A; sup B et inf B:


n o
n 1
b) En déduire sup C; inf C telle que C = n+1 ;n 2 N :

2. Soit A une partie non vide et majorée de R et 2 A: Montrer que si sup A > alors

sup A = sup (A f g) :

Solutions
Exercice 1.

1. jx yj jxj + jyj ( on utilise jXj a , a X a; a 0); X = x y et

a = jxj + jyj 0; alors on a

jx yj jxj + jyj , (jxj + jyj) x y jxj + jyj


23

donc il su¢ t de démontrer (jxj + jyj) x y jxj + jyj :

On a

jxj x jxj :::: ( )

jyj y jyj , jyj y jyj ::: ( )

( )+( ) donne

(jxj + jyj) x y jxj + jyj , jx yj jxj + jyj :

2. jjxj jyjj jx + yj , jx + yj jxj jyj jx + yj :

On a

jxj = jx + y yj

= j(x + y) + ( y)j

jx + yj + j yj ; et j yj = jyj

jx + yj + jyj

d’où

jxj jyj jx + yj ::: (1)

D’autre part

jyj = jy + x xj

= j(x + y) + ( x)j

jx + yj + j xj ; et j xj = jxj

jx + yj + jxj

donc

jx + yj jxj jyj ::: (2)


24

(1) et (2) donne

jx + yj jxj jyj jx + yj , jjxj jyjj jx + yj :

1
3. max (x; y) = 2 (x + y + jx yj) ; On considère les deux cas x y; y x:

Si x y)x y 0 et jx yj = x y:

max (x; y) = x;

1 1
et 2 (x + y + jx yj) = 2 (x + y + x y) = x = max (x; y) :

Si y x)x y 0 et jx yj = (x y) = y x:

max (x; y) = y;

1 1
et 2 (x + y + jx yj) = 2 (x + y + y x) = y = max (x; y) :

1
Dans les deux cas on a trouvé max (x; y) = 2 (x + y + jx yj) :

1
4. min (x; y) = 2 (x + y jx yj) : Même raisonnement que 4.
p p p
5. x+y x+ y; 8x; y 2 R+ :
p p p p 2
On a xy 0; alors 2 xy 0 ) x + y + 2 xy x + y; d’où x+ y x+y =
| {z }
p p 2
( x+ y )
p
( x + y)2 :

Ce qui donne
p p p
x+ y x + y:

II. [x] partie entière de x 2 R est le plus grand entier inférieur ou égal à x:

1. 8x 2 R; x 1 < [x] x:

On a par dé…nition de la partie entière de x; [x] x < [x] + 1

x < [x] + 1 , x 1 < [x]

et

[x] x
25

donc

x 1 < [x] x:

2. 8x; y 2 R; x y ) [x] [y] :

On a 8x; y 2 R;

[x] x < [x] + 1

[y] y < [y] + 1

et x y donc [x] x y ) [x] y:


|{z}
entier
[x] est un entier inférieur ou égal à y mais par dé…nition [y] est le plus grand entier

inférieur ou égal à y alors

[x] [y] :

3. 8x 2 R; 8a 2 Z; [x + a] = [x] + a:

On pose m = [x + a] ; alors m x + a < m + 1;

et si on pose [x] = n; alors (n + a) x + a < (n + a) + 1;


| {z }
entier
par dé…nition [x + a] est le plus grand entier inférieur ou égal à x + a et il est unique

d’où m = n + a; c’est à dire [x + a] = [x] + a:


p
III. 22
= Q par l’absurde.
p p
On suppose que 2 2 Q; alors 9a 2 N; b 2 N a ^ b = 1= 2 = ab :

a2
2= b2
) a2 = 2b2 ) a2 pair ) a pair; a = 2k; k 2 N ainsi a2 = 4k 2 = 2b2 , b2 =

2k 2 , b2 pair) b pair.

On obtient que 2 divise a et b; contradiction avec le fait qu’on a supposé que a et b


p
sont premier entre eux, donc 22
= Q:

0:336433643364::: 2 Q:

On pose x = 0: 3364
| {z} 3364
| {z } 3364
| {z } :::
26

10 4x = 3364:33643364::: et

4
10 x x = 3364

x (9999) = 3364

3364
x = 2 Q:
9999

Exercice 2.

A = [ 2; 2] ; 8x 2 A; 2 x 2

M aj (A) = [2; +1[ ) sup A = 2 2 A ) max A = 2:

M in (A) = ] 1; 2] ) inf A = 2 2 A ) min A = 2:

A = [ 2; 2[ ; 8x 2 A; 2 x<2

M aj (A) = [2; +1[ ) sup A = 2 2


= A ) max A n’existe pas:

M in (A) = ] 1; 2] ) inf A = 2 2 A ) min A = 2:

A = ] 2; 2] ; 8x 2 A; 2 < x 2

M aj (A) = [2; +1[ ) sup A = 2 2 A ) max A = 2:

M in (A) = ] 1; 2] ) inf A = = A ) min A n0 existe pas:


22

A = ] 2; 2[ ; 8x 2 A; 2 < x < 2

M aj (A) = [2; +1[ ) sup A = 2 2


= A ) max A n’existe pas:

M in (A) = ] 1; 2] ) inf A = = A ) min A n0 existe pas:


22
n o
A = x 1 1 ; x 2 0; 21

1
Soit X 2 A; X = x 1; x 2 0; 12 ;

1 1 1 1 1
on a 0 < x < 2 ) 1<x 1< 2 ) 2 <1 x<1)1< 1 x <2) 2< x 1 < 1;

alors 2<X< 1:

M aj (A) = [ 1; +1[ ) sup A = 12


= A ) max A n’existe pas:

M in (A) = ] 1; 2] ) inf A = = A ) min A n0 existe pas:


22
27

A = x 2 Q; x2 2 ; E = R:
p p p
Soit x 2 A; x 2 Q et x2 2 , jxj 2, 2 x 2:
p p p
M aj (A) = 2; +1 ) sup A = 22
= A car 22
= Q ) max A n’existe pas:
p p p
M in (A) = 1; 2 ) inf A = 22
= A car = Q ) min A n0 existe pas:
22

Exercice 3.

1
1. A = n2
1; n 2 N

Montrons d’abord que A est bornée.

1
Soit x 2 A , x = n2
1; n 1(n 2 N ):

1 1
On a n 1 ) n2 1)0< n2
1) 1< n2
1 0; d’où 8x 2 A; 1 < x 0,A

est bornée ( majorée par 0 et minorée par 1).

1
On a 0 = 12
1 2 A ( pour n = 1) et 0 est un majorant de A et puisque il appartient à

A alors max A = 0 = sup A:

Montrons maintenant que inf A = 1 en utilisant la caractérisation de la borne in-

férieure. 8
>
>
< 8x 2 A; x 1 véri…ée
inf A = 1,
>
>
: 8" > 0; 9x" 2 A=x" < 1+"

1 1
Pour chercher x" 2 A; il su¢ t de chercher n" 1=x" = n2"
1< 1+" , n2"
<",

1 p1 :
n2" > " , n" > "
h i
Il su¢ t de prendre n" = p1 + 1: ( ou bien n" existe d’aprés la première formule
"

d’Archimed).

1 1
2. B = n + n2
;n 2N

Montrons d’abord que B est bornée.

1 1
Soit x 2 B , x = n + n2
1; n 1(n 2 N ):

1 1 1 1
On a n 1)0< n 1; et n 1 ) n2 1)0< n2
1)0< n + n2
2;
28

d’où 8x 2 B; 0 < x 2 , B est bornée ( majorée par 2 et minorée par 0).

1 1
On a 2 = 1 + 12
2 B ( pour n = 1) et 2 est un majorant de B et puisque il appartient

à B alors max B = 0 = sup B:

Montrons maintenant que inf B = 0 en utilisant la caractérisation de la borne inférieure.


8
>
>
< 8x 2 B; x 0 véri…ée
inf B = 0 ,
>
>
: 8" > 0; 9x" 2 B=x" < 0 + "

1 1
Pour chercher x" 2 B; il su¢ t de chercher n" 1=x" = n + n2"
< 0 + ";

1 1 1 1
On a n" < n" + n2"
<") n" < " ) n" > 1" : Il su¢ t de prendre n" = 1
" + 1:

Exercice 4.
n o
2n
A = 3n+1 ;n 2 N 2
2
2n 2
1. 3n+1 = 3 + 3n+1 ; a
3
= 32 ; b = 2
3:
2
2n 2
2. Soit x 2 A; x = 3n+1 = 3 + 3n+1 ;
3

2 2
1 2 2 2
n 0 ) 3n + 1 1)0< 3n+1 1) 3
3
3n+1 <0)0 3 + 3n+1
3
< 3 , 8x 2

2
A; 0 x< 3 , A est bornée.
2
2
3. On a 0 = 3 + 3
3:0+1 2 A( pour n = 0) et 0 est un minorant de A et puisque il

appartient à A alors min A = 0 = inf A:

Montrons maintenant que sup A = 32 en utilisant la caractérisation de la borne supérieure.


8
>
>
2 < 8x 2 A; x 23 véri…ée
sup A = ,
3 >
>
: 8" > 0; 9x" 2 A= 2 " < x" :
3

2
2 2
Pour chercher x" 2 A; il su¢ t de chercher n" 0=x" = 3 + 3n" +1
3
> 3 ";
2 2 2 2
2 2 2 1 2 1
3 + 3
3n" +1 > 3 ") 3n" +1
3
> ") 3
3n" +1 < " ) 3n" + 1 > 3" ) n" > 3"
3 = 9" 3;

2 1 2 1
Il su¢ t de prendre n" = 9" 3 + 1 ( on prend la valeur absolue de 9" 3 car on n’a

2 1
pas le signe de 9" 3; on cherche un entier naturel n" 2 N).

Exercice 5.
29

1. A et B sont bornées alors A [ B est bornée.

En e¤et, Soit x 2 A [ B , x 2 A ou x 2 B , inf A x sup A ou inf B x sup B

(car A et B sont bornées), A [ B est bornée.

Montrons que sup (A [ B) = max (sup8A; sup B) :


>
>
>
> sup (A [ B) max (sup A; sup B)
>
> | {z }
>
>
>
> (1)
<
sup (A [ B) = max (sup A; sup B) , et
>
>
>
>
>
>
>
> sup (A [ B) max (sup A; sup B)
>
>
: | {z }
(2)
On montre
8 (1) et (2) :
>
>
< A A [ B ) sup A sup (A [ B)
On a ) sup (A [ B) max (sup A; sup B) d’où
>
>
: B A [ B ) sup B sup (A [ B)
(2) est démontrer.

On a aussi

x 2 A [ B , x 2 A ou x 2 B , x sup A ou x sup B ) sup A est un majorant de

A [ B ou sup B est un majorant de A [ B; mais par dé…nition sup (A [ B) est le plus petit

des majorants de A [ B; par conséquent, sup (A [ B) sup A et sup (A [ B) sup B ce

qui donne sup (A [ B) max (sup A; sup B) d’où (1) est démontrer.

Même raisonnement pour inf (A [ B) = min (inf A; inf B) :

2. A + B = fz = x + y; x 2 A; y 2 Bg

A et B sont bornées alors A + B est bornée.

En e¤et, soit z 2 A + B alors z = x + y=x 2 A et9y 2 B:


>
x 2 A et A est bornée alors inf A x sup A > =
) inf A + inf B x+y sup A +
>
>
y 2 B et B est bornée alors inf B y sup B ;
sup B

) inf A+inf B z sup A+sup B , A+B

bornée.
30

Montrons que sup (A + B) = sup A + sup B en utilisant la caractérisation de la borne

supérieure.
8 8
>
> >
>
< 8x 2 A; x sup A::: (1) < 8y 2 B; y sup B::: (10 )
et
>
> >
>
: 8" > 0; 9x" 2 A; sup A "
< x" ::: (2) : 8" > 0; 9y" 2 B; sup B "
< y" ::: (20 )
2 2
Prenons
8 (1) + (10 ) et (2) + (20 ) :
>
>
< 8x 2 A; 8y 2 B; x + y sup A + sup B
, sup (A + B) = sup A +
>
>
: 8" > 0; 9x" 2 A; 9y" 2 B; sup A + sup B " < x" + y"
sup B:

Même raisonnement pour inf (A + B) = inf A + inf B:

Application:
n o
2
A = f1g ; B = n+1 ; n 2N :

a. 8x 2 A; x = 1 , sup A = inf A = 1:

2
8y 2 B; y = n+1 ; n 2 N;

1 2
on a n 0 ) n+1 1)0< n+1 1) 2 n+1 <0, 2 y < 0 , B est

bornée.

2
Pour n = 0; y = 2= 0+1 2 B et 2 est un minorant de B qui appartient à B donc

min B = 2 = inf B:

Montrons que sup B = 0 en utilisant la caractérisation de la borne supérieure.


8
>
>
< 8x 2 B; y 0 véri…ée
sup B = 0 ,
>
>
: 8" > 0; 9y" 2 B=0 " < y" :

Pour chercher y" 2 B; on cherche n" 0= " < y" ;

2 2
"< n" +1 ,"> , n" +1 > 2" , n" > 2" 1: Il su¢ t de prendre n" =
n" +1
2
" 1 +1:
n o
b. Déduire sup C et inf C=C = nn+11 ; n 2 N :

n 1 2 2
On a n+1 = 1+ n+1 ; alors 8z 2 C; z = |{z}
1 + donc z 2 A + B ce qui donne
n + 1
| {z }
2A
2B
C = A + B:
31

Donc sup C = sup (A + B) = sup A + sup B = 1 + 0 = 1

inf C = inf (A + B) = inf A + inf B = 1 + ( 2) = 1:

2. A 6= ; A majorée) sup A existe.

2 A; Montrons que sup A = sup (A f g) si < sup A;

On a A = (A f g) [ f g ; donc

sup A = sup ((A f g) [ f g)

= max (sup (A f g) ; sup (f g))

= max (sup (A f g) ; ) ;

puisque < sup A c’est à dire sup A 6= alors

sup A = sup (A f g) :

Vous aimerez peut-être aussi