Exercices sur les polynômes et dérivées
Exercices sur les polynômes et dérivées
Exercice 15
Soit P ∈ K [X]. Montrer que P (X) − X divise P (P (X)) − X.
L’anneau des polynômes Exercice 16
Exercice 2 Mines-Ponts MP Soit A, B ∈ K [X] tels que A2 | B 2 . Montrer que A | B.
Trouver les P ∈ R [X] tels que P (X 2 ) = (X 2 + 1)P (X).
Exercice 4 X MP Exercice 17
Soit P ∈ C [X] non constant et tel que P (0) = 1. Montrer que : Soit A, B ∈ K [X] non constants et premiers entre eux.
2
∀ε > 0, ∃z ∈ C, |z| < ε et |P (z)| < 1 Montrer qu’il existe un unique couple (U, V ) ∈ K [X] tel que
(
deg U < deg B
Exercice 5 AU + BV = 1 et
deg V < deg A
Soit P = a0 + a1 X + · · · + an X n ∈ C [X]. On pose
M = sup |P (z)| Exercice 21 CCP MP
|z|=1 On cherche les polynômes
Montrer
∀k ∈ {0, . . . , n} , |ak | 6 M P (X) = (X − a)(X − b) ∈ C [X]
(indice : employer des racines de l’unité) tels que P (X) divise P (X 3 ).
Montrer que, si a = b, P ∈ R [X] et que si a 6= b et a3 6= b3 , il existe 6 polynômes
Exercice 6 CCP MP dont 4 dans R [X].
Soit (Pn )n∈N? la suite de polynômes définie par Trouver les polynômes P si a 6= b et a3 = b3 et en déduire que 13 polynômes en
tout conviennent, dont 7 dans R [X].
P1 = X − 2 et ∀n ∈ N? , Pn+1 = Pn2 − 2
Calculer le coefficient de X 2 dans Pn .
2
Exercice 28 ∆ (P ) = P (X + 1) − P (X)
Soient n, m ∈ N? .
a) De la division euclidienne de n par m, déduire celle de X n − 1 par X m − 1. a) Montrer que ∆ est un endomorphisme et que pour tout polynôme P non
b) Etablir que constant deg (∆(P )) = deg P − 1.
pgcd(X n − 1, X m − 1) = X pgcd(n,m) − 1 b) Déterminer ker ∆ et Im∆.
c) Soit P ∈ C [X] et n ∈ N. Montrer
Exercice 39 Exercice 44
a) Montrer que ϕ : Rn [X] → Rn [X] définie par ϕ(P ) = P (X) + P (X + 1) est Soient a0 , a1 , . . . , an des éléments deux à deux distincts de K.
bijective. Montrer que l’application ϕ : Kn [X] → Kn+1 définie par
On en déduit qu’il existe un unique Pn ∈ Rn [X] tel que
ϕ(P ) = (P (a0 ), P (a1 ), . . . , P (an ))
Pn (X) + Pn (X + 1) = 2X n
est un isomorphisme de K-espace vectoriel.
Montrer que pour tout n ∈ N, il existe Pn ∈ Rn [X] unique tel que
Pn (X) + Pn (X + 1) = 2X n Exercice 45
Soient a0 , . . . , an des réels distincts et ϕ : R2n+1 [X] → R2n+2 définie par
b) Justifier qu’on peut exprimer Pn (X + 1) en fonction de P0 , . . . , Pn .
c) En calculant de deux façons Pn (X + 2) + Pn (X + 1) déterminer une relation ϕ(P ) = (P (a0 ), P 0 (a0 ), . . . , P (an ), P 0 (an ))
donnant Pn en fonction de P0 , . . . , Pn−1 .
Montrer que ϕ est bijective.
Exercice 41 X MP
Soit P ∈ R [X]. Montrer que la suite (P (n))n∈N vérifie une relation de récurrence Exercice 47
linéaire à coefficients constants. Montrer que si P ∈ R [X] \ {0} vérifie
P (X 2 ) = P (X)P (X + 1)
Racines d’un polynôme ses racines sont parmi 0, 1, −j, −j 2 . En déduire tous les polynômes solutions.
Exercice 42
a) Soit Exercice 48 X PC - Centrale MP
P = an X n + an−1 X n−1 + ... + a1 X + a0 Trouver les P ∈ C [X] vérifiant
un polynôme à coefficients entiers tel que an 6= 0 et a0 6= 0.
P (X 2 ) = P (X)P (X + 1)
On suppose que P admet une racine rationnelle r = p/q exprimée sous forme
irréductible.
Montrer que p | a0 et q | an .
Exercice 49
b) Factoriser
Trouver les P ∈ C [X] vérifiant
P = 2X 3 − X 2 − 13X + 5
c) Le polynôme P (X 2 ) = P (X)P (X − 1)
P = X 3 + 3X − 1
est-il irréductible dans Q [X] ? Exercice 51 Centrale MP
a) Soit n ∈ N. Exprimer sin ((2n + 1)α) en fonction de sin α et cos α.
b) En déduire que les racines du polynôme :
n
!
X 2n + 1
P (X) = (−1)p X n−p
p=0
2p + 1
n
X 1
i=1
A0 (ai )
7
Exercice 80 Mines-Ponts MP
Exercice 66 a) Soit n ∈ N? . Montrer que
Justifier les divisibilités suivantes :
n−1
a) ∀n ∈ N, X 2 | (X + 1)n − nX − 1 Y kπ
b) ∀n ∈ N? , (X − 1)3 | nX n+2 − (n + 2).X n+1 + (n + 2)X − n X 2n − 1 = (X 2 − 1) (X 2 − 2X cos + 1)
n
k=1
Exercice 70 Mines-Ponts MP
Déterminer les P de R [X] tels que (X + 4)P (X) = XP (X + 1). b) Soit un réel a 6= ±1 ; déduire de a) la valeur de
Z π
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt
Exercice 71 Mines-Ponts MP 0
P (X 2 ) = P (X − 1)P (X)
Exercice 73 X MP
Trouver les P ∈ C [X] tels que
a) Calculer f0 ,f1 , f2 et f3 .
b) Exprimer fn+1 (x) + fn−1 (x) en fonction de fn (x).
Exercice 87
c) Etablir qu’il existe un unique polynôme Tn de R [X] dont la fonction
Soient x, y, z ∈ C? tels que x + y + z = 0. Montrer
polynomiale associée coïncide avec fn sur [−1, 1].
1 1 1
1 1 1
2 d) Donner le degré de Tn ainsi que son coefficient dominant.
+ 2+ 2 = + + e) Observer que Tn possède exactement n racines distinctes, que l’on exprimera,
x2 y z x y z
toutes dans ]−1, 1[.
Exercice 88
n Exercice 97
Pour n ∈ N? on pose Pn = Xk.
P
k=0
Polynômes d’interpolation de Lagrange (1736-1813) :
a) Former la décomposition primaire de Pn dans C [X]. Soit (a0 , a1 , . . . , an ) une famille d’éléments de K deux à deux distincts.
n
kπ
Q
b) En déduire la valeur de sin n+1 . Pour tout i ∈ {0, 1, . . . , n} on pose
k=1
Q
(X − aj )
06j6n,j6=i
Li = Q
Exercice 89 (ai − aj )
? n 06j6n,j6=i
Soit a ∈ R et n ∈ N . Résoudre dans C l’équation (1 + z) = cos(2na) + i sin(2na).
n−1
En déduire la valeur de
Q
sin a + kπ
a) Observer que, pour tout j ∈ {0, 1, ..., n}, on a Li (aj ) = δi,j
n .
k=0 (où δi,j est le symbole de Kronecker (1823-1891) qui est égal à 1 lorsque i = j et 0
sinon).
Exercice 91 Centrale MP b) Montrer que
Soit P = X 3 + aX 2 + bX + c un polynôme complexe de racines α, β, γ. Calculer Xn
∀P ∈ K n [X] , P (X) = P (ai )Li (X)
α β γ i=0
+ +
β+γ γ+α α+β
Exercice 93 X PC
Résoudre dans C3 le système
2 2 2
x + y + z = 0
x4 + y 4 + z 4 = 0
5
x + y5 + z5 = 0
9
Corrections Exercice 4 :
Puisque le polynôme P est non constant, on peut écrire
avec aq 6= 0 et Q ∈ C [X].
Posons θ un argument du complexe aq et considérons la suite (zn ) de terme
général
1
zn = ei(π−θ)/q
n
On a zn → 0 et
|aq | 1
P (zn ) = 1 − q + o
n nq
donc |P (zn )| < 1 pour n assez grand..
Exercice 5 :
Soit ω = e2iπ/(n+1) une racine nème de l’unité. On a
et on en déduit |ak | 6 M .
Exercice 6 :
Notons an , bn et cn les coefficients de 1, X et X 2 dans Pn .
Puisque P1 = X − 2, on a a1 = −2, b1 = 1 et c1 = 0.
Puisque Pn+1 = Pn2 − 2, on a an+1 = a2n − 2, bn+1 = 2an bn et cn+1 = b2n + 2an cn .
On en déduit a2 = 2, b2 = −4 et c2 = 1 puis pour n > 3 : an = 2, bn = −4n−1 ,
4n−1 − 1
cn = 4n−2 + 4n−1 + · · · + 42n−4 = 4n−2
3
13
Exercice 9 :
Parmi les polynômes constants, seul le polynôme nul est divisible par son
polynôme dérivé.
Soit P un polynôme non constant et n son degré.
Si P 0 | P alors on peut écrire nP = (X − a)P 0 avec a ∈ K car deg P 0 = deg P − 1.
En dérivant nP 0 = (X − a)P 00 + P 0 donc (n − 1)P 0 = (X − a)P 00 .
Ainsi de suite jusqu’à P (n−1) = (X − a)P (n) .
Or, si on pose λ le coefficient dominant de P , on a P (n) = n!λ donc en remontant
les précédents calculs on obtient n!P = n!(X − a)n λ. Ainsi P = λ(X − a)n .
Inversement, un tel polynôme est solution.
Finalement les solutions sont les P = λ(X − a)n avec λ ∈ K.
14
Exercice 15 :
Puisque
P (P (X)) − X = (P (P (X)) − P (X)) + (P (X) − X)
le problème revient à montrer que P (X) − X divise P (P (X)) − P (X).
p
ak X k ∈ K [X] et on a
P
On écrit P =
k=0
n
X
k
P (P (X)) − P (X) = ak [P (X)] − X k
k=0
k
avec P (X) − X divisant [P (X)] − X k car
k−1
X
ak − bk = (a − b) a` bk−1−`
Exercice 14 : `=0
p
ak X k ∈ K [X]
P
On écrit P = On en déduit que P (X) − X divise le polynôme P (P (X)) − P (X) et donc le
k=0
a) On a polynôme P (P (X)) − X.
n
X
k
P (P (X)) − P (X) = ak [P (X)] − X k
k=0 Exercice 16 :
k Posons D = pgcd(A, B). On a D2 = pgcd(A2 , B 2 ) associé à A2 donc
avec P (X) − X divisant [P (X)] − X k car deg D2 = deg A2 puis deg D = deg A.
k−1 Or D | A donc D et A sont associés. Puisque D | B, on obtient A | B.
X
ak − bk = (a − b) a` bk−1−`
`=0
Exercice 17 :
b) P (X) − X divise le polynôme P (P (X)) − P (X) et le polynôme P (X) − X. Il Unicité : Soit (U, V ) et (Û , V̂ ) deux couples solutions. On a A(U − Û ) = B(V̂ − V ).
divise donc leur somme P (P (X)) − X. A | B(V̂ − V ) et A ∧ B = 1 donc A | V̂ − V . Or deg(V̂ − V ) < deg A donc
c) Par récurrence sur n ∈ N? . V̂ − V = 0.
La propriété est immédiate pour n = 1 et vient d’être établie pour n = 2. Par suite V̂ = V et de même Û = U .
Supposons la propriété vraie au rang n > 1. Existence : Puisque A ∧ B = 1, il existe U, V ∈ K [X] tels que AU + BV = 1.
Réalisons la division euclidienne de U par B : U = BQ + Û avec deg Û < deg B.
p h ik
X Posons ensuite V̂ = V + AQ. On a AÛ + B V̂ = AU + BV = 1 avec deg Û < deg B.
P [n+1] (X) − P (X) = ak P [n] (X) − X k
Comme deg AÛ + B V̂ < max(deg AÛ , deg B V̂ ) on a deg AÛ = deg B V̂
k=0
d’où deg V̂ = deg A + deg Û − deg B < deg A.
k
P [n] (X) − X divise P [n] (X) − X k donc P [n] (X) − X divise P [n+1] (X) − P (X).
Par hypothèse de récurrence, P (X) − X divise alors P [n+1] (X) − P (X) et enfin on
en déduit que P (X) − X divise P [n+1] (X) − X.
Récurrence établie.
15
Exercice 23 :
Cette division euclidienne s’écrit P = Q(X − a)(X − b) + R avec deg R < 2.
On peut écrire R = αX + β. En évaluant en a et b, on obtient un système dont la
résolution donne α = P (b)−P
b−a
(a)
et β = bP (a)−aP
b−a
(b)
.
Exercice 24 :
Cette division euclidienne s’écrit P = Q(X − a)2 + R avec deg R < 2.
On peut écrire R = αX + β. En évaluant en a, puis en dérivant avant d’évaluer à
Exercice 21 : nouveau en a, on obtient un système dont la résolution donne α = P 0 (a) et
Si a = b alors (X − a)2 divise (X 3 − a)2 si, et seulement si, a est racine au moins β = P (a) − aP 0 (a).
double de (X 3 − a)2 . Ceci équivaut à a3 = a ce qui donne a ∈ {−1, 0, 1}.
Les polynômes solutions correspondant sont alors X 2 , (X − 1)2 et (X + 1)2 , tous
réels. Exercice 25 :
Si a 6= b alors (X − a)(X − b) divise (X 3 − a)(X 3 − b) si, et seulement si, a et et b (X cos t + sin t)n = (X 2 + 1)Q + R avec deg R < 2 ce qui permet d’écrire
sont racines de (X 3 − a)(X 3 − b). ( 3 R = aX + b avec a, b ∈ R.
3 3 3 3
a =a Cette relation doit être aussi vraie dans C [X] et peut donc être évaluée en i :
Si a 6= b alors a et b sont racines (X − a)(X − b) si, et seulement si,
b3 = b (i cos t + sin t)n = R(i) = ai + b or (i cos t + sin t)n = ei(nπ/2−nt) donc
( 3
a =b a = sin n(π/2 − t) et b = cos n(π/2 − t).
ou .
b3 = a
Dans le premier cas, sachant a 6= b, on parvient aux polynômes
X(X − 1), ( X(X et (X − 1)(X + 1).
+ 1) (
a3 = b b = a3
Puisque ⇔ , dans le second cas, on parvient à
b3 = a a9 = a
(X − eiπ/4 )(X − e3iπ/4 ), X 2 + 1 et (X − e−iπ/4 )(X − e−3iπ/4 ).
Ainsi quand a 6= b et a3 6= b3 , on parvient à 6 polynômes dont 4 réels.
16
Exercice 27 :
(⇒) Si a divise b, on peut écrire b = ac et alors
X b − 1 = (X a )c − 1c = (X a − 1)(1 + X a + · · · + X a(c−1) )
donc X a − 1 divise X b − 1.
(⇐) Si X a − 1 divise X b − 1, réalisons la division euclidienne de b par a
b = aq + r avec 0 6 r < a
On peut écrire
X b − 1 = X r (X aq − 1) + X r − 1
et puisque X a − 1 divise X b − 1 et aussi X aq − 1, on peut affirmer que X a − 1
divise X r − 1.
Or r < a donc nécessairement r = 0 et donc a divise b.
Exercice 32 :
a) C’est une famille de polynômes de degrés étagés.
b) Quand k 6 m, !
m
Pk (m) =
k
Quand 0 6 m 6 k − 1,
Pk (m) = 0
Quand m < 0, !
k m+k−1
Pk (m) = (−1)
k
c) Soit P non nul solution. On peut écrire
P = λ0 P0 + · · · + λn Pn
avec n = deg P .
P (0) ∈ Z donne λ0 ∈ Z.
P (1) ∈ Z sachant λ0 P0 (1) ∈ Z donne λ1 ∈ Z etc...
Inversement ok
Finalement les polynômes solutions sont ceux se décomposant en coefficients
entiers sur les Pk .
17
dominants égaux donc deg P (X + 1) − P (X) < deg P à moins que P = 0. Par
suite ∀P ∈ Kn+1 [X], ∆(P ) ∈ Kn [X].
Soit λ, µ ∈ K et P, Q ∈ K n+1 [X]. ∆(λP + µQ) =
(λP + µQ)(X + 1) − (λP + µQ)(X) = λ(P (X + 1) − P (X)) + µ(Q(X + 1) − Q(X))
donc ∆(λP + µQ) = λ∆(P ) + µ∆(Q).
b) P ∈ ker ∆ ⇔ P (X + 1) − P (X) = 0.
En écrivant P ∈ ker ∆ ⇔ P (X + 1) = P (X) ⇔
a0 + a1 (X + 1) + · · · + an (X + 1)n = a0 + a1 X + · · · + an X n
En développant et en identifiant les coefficients, on obtient successivement,
an = 0, . . . , a1 = 0 et donc ker ∆ = K0 [X].
c) Par le théorème du rang
rg∆ = dim Kn+1 [X] − dim ker ∆ = n + 2 − 1 = n + 1 = dim Kn [X] donc ∆ est
surjectif.
Exercice 37 :
a) ∆ est clairement linéaire.
Soit P ∈ C [X] non nul et n = deg P . On peut écrire P = a0 + a1 X + · · · + an X n
avec an 6= 0.
∆(P ) = a1 ∆(X) + · · · + an ∆(X n ) or deg ∆(X), . . . , deg ∆(X n−1 ) 6 n − 1 et
deg ∆(X n ) = n − 1 donc deg ∆(P ) = n − 1.
b) Si P est constant alors ∆(P ) = 0 et sinon ∆(P ) 6= 0 donc ker ∆ = C0 [X].
Soit P ∈ Cn [X]. La restriction ∆ ˜ de ∆ au départ Cn+1 [X] et à l’arrivée dans
Cn [X] est bien définie, de noyau de dimension 1 et en vertu du théorème du rang
surjective. Il s’ensuit que ∆ est surjective.
c) Notons T ∈ L(C [X]) défini par T (P ) = P (X + 1).
∆ = T − I donc !
n
n
X
n−k n
∆ = (−1) Tk
k=0
k
Exercice 38 :
a) Si P ∈ Kn [X] alors ϕ(P ) ∈ Kn [X].
Si deg P = n + 1 alors (n + 1)P et XP 0 ont même degré (n + 1) et même coefficient
dominant donc deg(n + 1)P − XP 0 < n + 1 puis (n + 1)P − XP 0 ∈ Kn [X].
Finalement ∀P ∈ Kn+1 [X], ϕ(P ) ∈ Kn [X] et donc l’application ϕ est bien définie.
Pour λ, µ ∈ K et tout P, Q ∈ Kn+1 [X] :
ϕ(λP + µQ) = (n + 1)(λP + µQ) − X(λP + µQ)0 =
λ((n + 1)P − XP 0 ) + µ((n + 1)Q − XQ0 )
et donc ϕ(λP + µQ) = λϕ(P ) + µϕ(Q).
n+1
ak X k ∈ Kn+1 [X]. ϕ(P ) = 0 ⇔ ∀k ∈ {0, 1, . . . , n + 1},
P
b) Soit P = Exercice 41 : [énoncé]
k=0
(n + 1)ak = kak . Posons T : P (X) 7→ P (X + 1) et ∆ = T − Id endomorphismes de R [X].
Ainsi P ∈ ker ϕ ⇔ ∀k ∈ {0, 1 . . . , n} , ak = 0. Par suite ker ϕ = Vect(X n+1 ). ∆(P ) = P (X + 1) − P (X).
c) Par le théorème du rang On vérifie que si deg P 6 p alors deg ∆(P ) 6 p − 1.
rg(ϕ) = dim Kn+1 [X] − dim ker ϕ = n + 2 − 1 = dim Kn [X] donc ϕ est surjective. Soit P ∈ Rp [X].
Par ce qui précède, on a ∆p+1 (P ) = 0.
Or
p+1
!
Exercice 39 : p+1
X p+1
∆ = (−1)p+1−k T k
a) ϕ est linaire. Si deg P = k ∈ N alors deg ϕ(P ) = k donc ker ϕ = {0}. Par suite k=0
k
ϕ est bijective.
car T et Id commutent.
b) (P0 , . . . , Pn ) est une famille de polynômes de degrés étagés, c’est donc une base
On en déduit
de Rn [X]. p+1
!
n X p+1
Puisque Pn (X + 1) ∈ Rn [X], on peut écrire Pn (X + 1) =
P
λk Pk . (−1)k P (X + k) = 0
k=0
k
k=0
n
n k et en particulier pour tout n ∈ N,
P
c) Pn (X + 2) + Pn (X + 1) = 2(X + 1) et Pn (X + 2) + Pn (X + 1) = 2λk X
k=0
p+1
!
donc λk = Cnk . X p+1
n−1 n−1 (−1)k P (n + k) = 0
n
Pn = 2X − Pn (X + 1) = 2X − n
P
Cnk Pk n
− Pn puis Pn = X − 1
P
Cnk Pk . k=0
k
2
k=0 k=0
Exercice 42 :
a) P (p/q) = 0 donne
c) Si P est composé dans Q [X] alors P possède une racine rationnelle, or ce n’est Si a est racine de P alors (a − 1)2 l’est aussi donc a − 1 = 0 ou |a − 1| = 1.
pas le cas. Si a 6= 0 et a 6= 1 on a nécessairement |a| = |a − 1| = 1. Via parties réelle et
Donc P est irréductible dans Q [X]. imaginaire, on obtient a = −j ou −j 2 .
Si P est solution, non nulle, alors son coefficient dominant vaut 1 et on peut
écrire :
P = X α (X − 1)β (X 2 − X + 1)γ . En injectant une telle expression dans l’équation,
on observe que celle-ci est solution si, et seulement si, α = β et γ = 0.
Exercice 48 :
Le polynôme nul est solution. Soit P une solution non nulle.
Si a est racine de P alors a2 l’est aussi puis a4 , a8 , . . ..
n
Or les racines de P sont en nombre fini donc les éléments a2 (n ∈ N) sont
redondants. On en déduit que a = 0 ou a est une racine de l’unité.
De plus, si a est racine de P alors (a − 1) est aussi racine de P (X + 1) donc
(a − 1)2 est racine de P . On en déduit que a − 1 = 0 ou a − 1 est racine de l’unité.
Si a 6= 0, 1 alors |a| = |a − 1| = 1 d’où l’on tire a = −j ou −j 2 .
Exercice 44 :
Au final, les racines possibles de P sont 0, 1, −j et −j 2 .
Soient λ, µ ∈ K et P, Q ∈ Kn [X]. Clairement ϕ(λP + µQ) = λϕ(P ) + µϕ(Q).
Le polynôme P s’écrit donc
Soit P ∈ ker ϕ. On a ϕ(P ) = (0, . . . , 0) donc P (a0 ) = P (a1 ) = . . . = P (an ) = 0.
deg P 6 n et P admet au moins n + 1 racines distinctes donc P = 0. P (X) = λX α (X − 1)β (X + j)γ (X + j 2 )δ
ker ϕ = {0} donc ϕ est injectif. De plus dim Kn [X] = dim Kn+1 donc ϕ est un
isomorphisme. avec λ 6= 0, α, β, γ, δ ∈ N.
En injectant cette expression dans l’équation
Exercice 45 : P (X 2 ) = P (X)P (X + 1)
ϕ est clairement linéaire et si P ∈ ker ϕ alors P a plus de racines (comptés avec
multiplicité) que son degré donc P = 0. Ainsi ϕ est injective et puisque on obtient
dim R2n+1 [X] = dim R2n+2 , ϕ est un isomorphisme. λ2 = λ, α = β et γ = δ = 0
On conclut
α
P (X) = [X(X − 1)]
Exercice 49 :
Le polynôme nul est solution. Soit P une solution non nulle.
Si a est racine de P alors a2 l’est aussi puis a4 , a8 , . . ..
n
Or les racines de P sont en nombre fini donc les éléments a2 (n ∈ N) sont
redondants. On en déduit que a = 0 ou a est une racine de l’unité.
Exercice 47 : De plus, si a est racine de P alors (a + 1) est aussi racine de P (X − 1) donc
Si a est racine de P alors a2 , a4 , . . . le sont aussi. Comme un polynôme non nul n’a (a + 1)2 est racine de P . On en déduit que a + 1 = 0 ou a + 1 est racine de l’unité.
qu’un nombre fini de racines, on peut affirmer que les a, a2 , a4 , . . . sont redondants Si a 6= 0, −1 alors |a| = |a + 1| = 1 d’où l’on tire a = j ou j 2 .
ce qui implique a = 0 ou |a| = 1. Au final, les racines possibles de P sont 0, −1, j et j 2 .
20
Exercice 53 :
Soient P = A − B et n = max(deg A, deg B) ∈ N? de sorte que P ∈ Cn [X].
Les solutions des équations A(z) = 0 et A(z) = 1 sont racines de P .
Soit p est le nombre de racines distinctes de l’équation A(z) = 0.
Puisque la somme des multiplicité des racines de A vaut n, ces racines sont
susceptibles d’être racines de l’équation A0 (z) = 0 avec une somme de
multiplicités égale à n − p (en convenant qu’une racine de multiplicité 0 n’est en
fait pas racine. . . )
Si q est le nombre de racines distinctes de l’équation A(z) = 1 alors de même
celles-ci sont racines de l’équation A0 (z) = 0 et la somme de leurs multiplicités
vaut n − q.
Or ces dernières se distinguent des précédentes et puisque deg A0 = n − 1, on peut
affirmer n − p + n − q 6 n − 1 ce qui donne p + q > n + 1.
Le polynôme P possède donc au moins n + 1 racines donc P = 0 puis A = B.
Exercice 51 :
a) sin ((2n + 1)α) = Im ei(2n+1)α = Im (cos α +!i sin α)2n+1 donne en
Exercice 54 :
n 2n + 1
(−1)p cos2(n−p) α. sin2p+1 α. a) On définit le polynôme Pn
P
développant sin ((2n + 1)α) =
p=0 2p +1 P:=n->(X+1)ˆn-Xˆn-1;
b) On observe sin ((2n + 1)α) = sin2n+1 αP (cot2 α). On évalue pour des valeurs concrètes de n le module de ses racines
kπ
Posons βk = 2n+1 pour 1 6 k 6 n. Les xk = cot2 βk sont n racines distinctes de map(abs, [solve(P(7)=0, X)]);
P , or deg P = n, ce sont donc exactement les racines de P . On factorise P7 dans R [X]
factor(P(7));
et dans C [X] en précisant une extension avec laquelle Maple peut travailler
factor(P(7), [I, sqrt(3)]);
Enfin, on évalue numériquement le module des racines de P9
map(evalf@abs, [solve(P(9)=0, X)]);
b) Les racines Pn0 sont les solutions de l’équation
(x + 1)n−1 = xn−1
21
Exercice 60 :
a) Par application du théorème de Rolle, il figure une racine de P 0 entre deux
racines consécutives de P . De surcroît, si a est racine de multiplicité α ∈ N? de P ,
a est aussi racine de multiplicité α − 1 de P 0 . Par suite, si P admet n = deg P
racines comptées avec multiplicité, P 0 en admet n − 1 et est donc scindé.
b) 0 est racine multiple du polynôme dérivé à l’ordre 2. Si le polynôme était
scindé, l’étude qui précède permet d’observer que 0 est racine du polynôme. Ce
n’est pas le cas.
Exercice 58 :
a) Si f : [a, b] → R (avec a < b) est continue, dérivable sur ]a, b[ et si f (a) = f (b) Exercice 61 :
alors il existe c ∈ ]a, b[ tel que f 0 (c) = 0. Remarquons que puisque P est simplement scindé sur R, l’application du
b) Si x0 est racine de multiplicité m de P alors x0 est racine de multiplicité m − 1 théorème de Rolle entre deux racines consécutives de P donne une annulation de
de P 0 (en convenant qu’une racine de multiplicité 0 n’est en fait pas racine). P 0 et permet de justifier que P 0 est simplement scindé sur R. Il est en de même de
c) Notons x1 < . . . < xp les racines de P et m1 , . . . , mp leurs multiplicités P 00 , P 000 , . . .
respectives. Puisque le polynôme P est supposé scindé, on a Or, si le polynôme P admet deux coefficients consécutifs nuls alors l’un de ses
polynômes dérivées admet 0 pour racine double. C’est impossible en vertu de la
m1 + · · · + mp = deg P remarque qui précède.
Considérons alors
Exercice 59 :
Posons n = deg P > 2, a1 < a2 < . . . < ap les racines réelles distinctes de P et (p + 1)!
Q(X) = P (p−1) (X) = (p − 1)!ap−1 + ap+1 X 2 + · · ·
α1 , α2 , ..., αp leurs ordres respectifs. On a α1 + α2 + · · · + αp = n car P est 2
supposé scindé. Puisque le polynôme P est scindé à racines simples, par application du théorème
En appliquant le théorème de Rolle à x 7→ P̃ (x) sur chaque [ai , ai+1 ] on justifie de Rolle, les racines P (k+1) sont séparées par les racines des P (k) . En particulier
l’existence de racines distinctes b1 , b2 , . . . , bp−1 disposée de sorte que les racines de Q0 sont séparées par les racines de Q.
a1 < b1 < a2 < b2 < . . . < bp−1 < ap . Or 0 est minimum local de Q avec Q(0) > 0.
Comme les a1 , a2 , . . . , ap sont des racines d’ordres α1 − 1, α2 − 1, . . . , αp − 1 de P 0 Si le polynôme Q admet des racines strictement positives et si a est la plus petite
et que b1 , b2 , . . . , bp−1 sont des racines au moins simples de P 0 , on vient de de celles-ci alors Q0 admet une racine dans ]0, a[ par application du théorème des
déterminer (n − 1) = deg P 0 racines de P 0 comptées avec leur multiplicité. valeurs intermédiaires et du théorème de Rolle. Or 0 est aussi racine de Q0 et donc
Finalement P 0 est scindé. les racines de Q0 ne sont pas séparées par les racines de Q. C’est absurde.
Il en est de même si la polynôme admet des racines strictement négatives.
23
Exercice 65 :
Les racines de X p − 1 sont simples et toutes racines de X pq − 1.
Les racines de X q − 1 sont simples et toutes racines de X pq − 1.
En dehors de 1, les racines de X p − 1 et X q − 1 sont distinctes.
Comme 1 racine double de (X − 1)(X pq − 1), on peut conclure
(X p − 1)(X q − 1) | (X − 1)(X pq − 1).
Exercice 66 :
a) Posons P = (X + 1)n − nX − 1. On a P (0) = 0 et P 0 = n(X + 1)n−1 − n donc
P 0 (0) = 0.
0 est au moins racine double de P donc X 2 | P .
b) Posons P = nX n+2 − (n + 2).X n+1 + (n + 2)X − n. On observe
P (1) = P 0 (1) = P 00 (1) = 0.
1 est au moins racine triple de P donc (X − 1)3 | P .
24
Exercice 71 :
a) Si a est une racine de P non nulle alors a2 , a4 , . . . sont racines de P . Or P 6= 0
donc P n’admet qu’un nombre fini de racines. La série précédente est donc
redondante et par suite a est une racine de l’unité et donc |a| = 1.
Si a = 0 est racine de P alors 1 = (0 + 1)2 aussi puis 4 = (1 + 1)2 l’est encore,. . . et
finalement P admet une infinité de racines ce qui est exclu.
Finalement les racines de P sont toutes de module 1.
b) Soit a ∈ C une racine de P . a + 1 est racine de P (X − 1) donc (a + 1)2 est
aussi racine de P . Il s’ensuit que |a| = |a + 1| = 1. En résolvant cette double
équation on obtient a = j ou j 2 et donc P est de la forme
Exercice 72 :
Supposons P solution.
Le coefficient dominant λ de P vérifie λ = λ2 et donc est égal à 1.
Si a est racine de P alors a2 et (a + 1)2 le sont aussi.
Si a 6= 0 est une racine de P alors a2 , a4 , . . . sont racines de P . Or P 6= 0 et donc
Exercice 70 : P n’admet qu’un nombre fini de racines. La suite précédente est donc redondante
Soit P solution. X | (X + 4)P (X) donc X | P puis (X + 1) | P (X + 1) donc et par conséquent a est une racine de l’unité. En particulier |a| = 1.
(X + 1) | (X + 4)P (X) puis X + 1 | P etc. . . Si a = 0 est racine de P alors 1 = (0 + 1)2 aussi puis 4 = (1 + 1)2 l’est encore,. . . et
Ainsi on obtient que P (X) = X(X + 1)(X + 2)(X + 3)Q(X) avec finalement P admet une infinité de racines ce qui est exclu.
Q(X + 1) = Q(X) donc Q constant. Finalement les racines de P sont toutes de module 1.
La réciproque est immédiate. Or si a est racine de P , (a + 1)2 l’étant encore et donc
|a| = |a + 1| = 1
25
Les seuls complexes vérifiant cette identité sont j et j 2 (ce sont les points
intersection du cercle unité et du cercle de centre −1 et de rayon 1 du plan
complexe). On en déduit
P = (X 2 + X + 1)n
car P est un polynôme réel et que donc ses racines complexes conjuguées sont
d’égales multiplicités.
Inversement, on vérifie par le calcul qu’un tel polynôme est bien solution.
Exercice 73 :
Dans un premier temps cherchons P vérifiant P (0) = 1, P (1) = 2,P 0 (0) = 3,
P 0 (1) = 4,P 00 (0) = 5 et P 00 (1) = 6 puis on considèrera P (X − 1) au terme des
calculs.
Un polynôme vérifiant P (0) = 1 et P (1) = 2 est de la forme
Pour que le polynôme P vérifie P 0 (0) = 3,P 0 (1) = 4,P 00 (0) = 5 et P 00 (1) = 6
on veut que Q vérifie Q(0) = −2, Q(1) = 3, Q0 (0) = −9/2 et Q0 (1) = 0.
Le polynôme Q(X) = 5X − 2 + X(X − 1)R(X) vérifie les deux premières
conditions et vérifie les deux suivantes si R(0) = 19/2 et R(1) = −5.
Le polynôme R = − 29 19
2 X + 2 convient.
Finalement
29 19
P (X) = X + 1 + X(X − 1) 5X − 2 + X(X − 1) − X +
2 2
29 5 655 3
P (X) = − X + 111X 4 − X + 464X 2 − 314X + 82
2 2
est solution du problème initial.
Les autres solutions s’en déduisent en observant que la différence de deux
solutions possède 1 et 2 comme racine triple.
Finalement, la solution générale est
29 5 655 3
− X + 111X 4 − X + 464X 2 − 314X + 82 + (X − 1)3 (X − 2)3 Q(X)
2 2
avec Q ∈ C [X].
26
Exercice 79 : [énoncé]
Les racines de X 2 − 2 cos(na)X + 1 sont eina et e−ina donc
dans R [X].
Exercice 80 :
a) Les deux polynômes de l’égalité sont unitaires, de degré 2n et ont pour racines
les racines 2n-ième de l’unité car les racines du polynôme X 2 − 2X cos(kπ/n) + 1
sont les e±ikπ/2n .
27
b) Par les sommes de Riemann, σ1 = x1 + x2 + x3 + x4 = 0
σ = x x + x x + x x + x x + x x + x x = 0
2 1 2 1 3 1 4 2 3 2 4 3 4
Z π n−1
πX kπ σ = x x x + x x x + x x x + x x x = −12
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = lim ln(a2 − 2a cos + 1)
3 1 2 3 1 2 4 1 3 4 2 3 4
n→+∞ n n
σ4 = x1 x2 x3 x4 = −5
0
k=1
σ1 donne x3 + x4 = −2, σ2 donne x1 x2 + x3 x4 = 4 et σ3 donne x1 x2 − x3 x4 = 6.
Or On obtient x1 x2 = 5 et x3 x4 = −1.
n−1
πX kπ π a2n − 1 x1 et x2 sont les racines de X 2 − 2X + 5 i.e. 1 ± 2i.√
ln(a2 − 2a cos + 1) = ln 2
n n n a −1 x3 et x4 sont les racines de X 2 + 2X − 1 i.e. −1 ± 2.
k=1
2n
π
Si |a| < 1 alors n ln 1−a
1−a2 → 0 et donc Exercice 83 : [énoncé]
Z π Notons x1 , x2 , x3 les racines de X 3 − 7X + λ. On peut supposer x2 = 2x1 .
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = 0 Les relations entre coefficients et racines donnent :
0
x1 + x2 + x3 = 0
2n
Si |a| > 1 alors π
ln 1−a x1 x2 + x2 x3 + x3 x1 = −7
n 1−a2 → 2π ln |a| et donc
x1 x2 x3 = −λ
Z π
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = 2π ln |a| d’où
x3 = −3x1
0
2x21 − 6x21 − 3x21 = −7
−6x31 = −λ
Exercice 81 :
L’implication (ii)⇒(i) est immédiate. puis
Supposons (i). x3 = −3x1
Puisque P est de signe constant, la décomposition en facteurs irréductibles de P x21 = 1
s’écrit avec des facteurs de la forme
λ = 6x31
(X − λ)2 = (X − λ)2 + 02 Pour que X 3 − 7X + λ admette une racine double d’une autre il est nécessaire que
λ = 6 ou − 6.
et Pour λ = 6, X 3 − 7X + 6 admet 1, 2 et − 3 pour racines.
p 2
X 2 + 2pX + q = (X + p/2)2 + q 2 − 4p Pour λ = −6, X 3 − 7X − 6 admet −1, −2 et 3 pour racines.
Exercice 87 :
En développant
2
1 1 1 1 1 1 2 2 2
+ + = 2
+ 2+ 2+ + +
x y z x y z xy yz zx
avec
2 2 2 2(z + x + y)
+ + = =0
xy yz zx 2xyz
Exercice 88 :
a) On a
Exercice 86 : n
Y
a) Soit (x, y, z) un triplet solution (X − 1)Pn = X n+1 − 1 = (X − e2ikπ/(n+1) )
On a σ1 = x + y + z = 1, σ3 = xyz = −4 et k=0
σ2 = xy + yz + zx = xyz( x1 + y1 + z1 ) = −4. donc
n
Par suite x, y, z sont les racines de : Y
X 3 − σ1 X 2 + σ2 X − σ3 = X 3 − X 2 − 4X + 4 = (X − 1)(X − 2)(X + 2). Pn = (X − e2ikπ/(n+1) )
k=1
Donc {x, y, z} = {1, −2, 2}.
Inversement de tels triplets sont solutions.
b) Pn (1) = n + 1 et
x(y + z) = 1 (1)
n n n
Y
b) Soit (x, y, z) un triplet solution de y(z + x) = 1 (2)
Y Y kπ kπ
Pn (1) = (1 − e2ikπ/(n+1) ) = (−2i)n sin ei n+1
n+1
z(x + y) = 1 (3)
k=1 k=1 k=1
(1) − (2) donne xz = yz, (3) donne z 6= 0 donc x = y.
mais
De même on obtient √ x = z. √ n
Y kπ
Ainsi x = y = z = 1/ 2 ou −1/ 2. ei n+1 = exp(inπ/2) = in
Inversement de tels triplets sont solutions. k=1
c) Soit (x, y, z) un triplet solution. donc
n
Posons S1 = x + y + z = 2, S2 = x2 + y 2 + z 2 = 14 et S3 = x3 + y 3 + z 3 . Y kπ n+1
Déterminons σ1 = x + y + z, σ2 = xy + yz + zx et σ3 = xyz. sin =
n+1 2n
k=1
On a σ1 = 2.
S12 − S2 = 2σ2 . Par suite σ2 = −5.
Posons t = x2 y + yx2 + y 2 z + zy 2 + z 2 x + xz 2 .
On a S1 S2 = S3 + t d’où t = S1 S2 − S3 = 8 Exercice 89 :
2na+2kπ
On a S13 = S3 + 3t + 6σ3 d’où σ3 = 16 (S13 − S3 − 3t) = −6. (1 + z)n = cos(2na) + i sin(2na) = e2ina ⇔ 1 + z = ei n avec
Par suite x, y, z sont les racines de : k ∈ {0, 1, . . . , n − 1}.
Cette équation possède donc n solutions distinctes qui sont zk = ei(2a+ n ) − 1
2kπ
X 3 − σ1 X 2 + σ2 X − σ3 = X 3 − 2X 2 − 5X + 6 = (X − 1)(X + 2)(X − 3).
Donc {x, y, z} = {1, −2, 3}. avec k ∈ {0, 1, . . . , n − 1}.
29
n−1
zk = (−1)n (1 − e2ina ).
Q
On observe alors
k=0
n−1
Q
Or : zk =
k=0
n−1 kπ n−1 (n−1)π n−1
(ei2(a+ ) − 1) = Q ei(a+ kπ
n ) 2i sin(a +
kπ
= 2n in eina+i kπ
Q Q
n ) sin(a + n )
n 2
Exercice 93 :
Soit (x, y, z) un triplet de complexes et
P (X) = (X − x)(X − y)(X − z) = X 3 − pX 2 + qX − r avec
p = x + y + z
q = xy + yz + zx
r = xyz
On a
(x + y + z)2 = x2 + y 2 + z 2 + 2(xy + yz + zx)
Posons t = x3 + y 3 + z 3 et s = xy 2 + yx2 + yz 2 + zy 2 + zx2 + xz 2
On a
(x + y + z)(x2 + y 2 + z 2 ) = t + s et pq = s + 3r
donc t = 3r − pq.
Puisque x, y, z sont racines de XP (X) = X 4 − pX 3 + qX 2 − rX, on a
x4 + y 4 + z 4 = pt − q × (x2 + y 2 + z 2 ) + rp
On en déduit que (x, y, z) est solution du système posé si, et seulement si,
2
p = 2q
pt + rp = 0
−qt = 0
30
et aussi à 2
p = 2q
2pr = q 2
qr = 0
Que r soit nul ou non, le système entraîne q = 0 et est donc équivalent au système
(
p=0
q=0
Ainsi, un triplet (x, y, z) est solution du système proposé si, et seulement si, x, y
et z sont les trois racines du polynôme Pr (X) = X 3 − r (pour r ∈ C quelconque).
En introduisant a ∈ C tel que a3 = r, les racines de Pr (X) sont a, aj et aj 2 .
Finalement les solutions du système, sont les triplets (x, y, z) avec
x = a, y = aj et z = aj 2
pour a ∈ C quelconque.