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Polynômes : Théories et Applications

Le document traite des polynômes, en particulier des polynômes de Tchebychev, de Bernstein et de Legendre, ainsi que de leur utilisation dans l'approximation uniforme et l'interpolation. Il présente des théorèmes et des propriétés mathématiques, des calculs de racines, des études de parité et des applications pratiques comme les courbes de Bézier. Le texte est structuré en plusieurs parties, chacune abordant des concepts clés et des démonstrations associées.

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Polynômes : Théories et Applications

Le document traite des polynômes, en particulier des polynômes de Tchebychev, de Bernstein et de Legendre, ainsi que de leur utilisation dans l'approximation uniforme et l'interpolation. Il présente des théorèmes et des propriétés mathématiques, des calculs de racines, des études de parité et des applications pratiques comme les courbes de Bézier. Le texte est structuré en plusieurs parties, chacune abordant des concepts clés et des démonstrations associées.

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Mamouni My Ismail mamouni.myismail@gmail.

com

Professeur Agrégé-Docteur http://myismail.net

Soutien Scolaire

Polynômes
Thèmes Classiques
Polynôme de Tchebychev et approximation uniforme
On note ℝ [X ] l’espace des polynômes réels en l’indéterminée X . On note ℝ n [X ] le sous-espace vectoriel
formé des polynômes de degré inférieur à n ∈ ℕ .
On identifiera polynôme et fonction polynomiale définie sur [−1,1] .

On rappelle que toute fonction réelle f continue sur [−1,1] est bornée car continue sur un segment, on convient
alors de noter f = sup f (x ) dont l’existence dans ℝ est assurée par l’argument précédent.
x ∈[−1,1]

Partie I

Pour n ∈ ℕ , on considère fn : [−1,1] → ℝ définie par :


fn (x ) = cos(n arccos x )
1.a Simplifier f0 (x ), f1 (x ), f2 (x ) et f3 (x ) .
Représenter sur un même graphique ces applications.
1.b Démontrer que pour tout entier naturel n non nul et tout x ∈ [−1,1] :
fn +1 (x ) = 2xfn (x ) − fn −1 (x )
1.c En déduire qu’il existe un unique polynôme Tn de ℝ [X ] tel que :

∀x ∈ [−1,1],Tn (x ) = fn (x )
Calculer T0 ,T1 ,T2 ,T3 et T4 .
2.a Quel est le degré de Tn ?
Quel est son coefficient dominant ?
2.b Déterminer les racines de Tn qui appartiennent à [−1,1] .
Combien y en a-t-il ?
Comment justifier que celles-ci sont simples et qu’il n’y en a pas d’autres ?
2.c Etudier la parité du polynôme Tn en fonction de la parité de l’entier n .
3.a Montrer : ∀θ ∈ ℝ ,Tn (cos θ ) = cos(n θ ) et ∀θ ∈ ℝ ,Tn (ch θ ) = ch(nθ ) .
3.b En déduire que ∀x ∈ ℝ : x ≤ 1 ⇔ Tn (x ) ≤ 1 .
On suppose désormais que n est un entier naturel non nul.
4. Résoudre dans ℝ l’équation Tn (x ) = 1 . On précisera le nombre de racines distinctes et la position
relative des racines des équations Tn (x ) = 1 et Tn (x ) = −1 .
1
5. On pose Tɶn = n −1 Tn et on note Pn l’ensemble des polynômes unitaires de ℝ [X ] de degré exactement
2
égal à n . Il est entendu que Tɶn ∈ Pn .

5.a Calculer Tɶn .


On désire établir que Tɶn est un polynôme de P tel que la quantité Tɶn soit minimale. Pour cela on
raisonne par l’absurde : supposons qu’il existe P polynôme appartenant à Pn tel que P < Tɶn .

5.b On pose D = Tɶn − P . Que dire du degré de D ?


 kπ 
5.c Etudier le signe de D cos  pour k ∈ {0,1,…, n } et conclure.
 n
Partie II

Soit n un entier naturel non nul et a 0 ,a1 ,…,an des points deux à deux distincts du segment [−1,1] . On pose
n X −a j
pour tout k ∈ {0,1,…, n } : Lk = ∏ .
j =0 a k − a j
j ≠k

1.a Quel est le degré de Lk ?


1.b Calculer Lk (ai ) pour tout i ∈ {0,1…, n } , i ≠ k .
Calculer aussi Lk (ak ) .
1.c Montrer que la famille (Lk )0≤k ≤n forme une base de ℝ n [X ] .
2. On se donne une fonction réelle f définie sur [−1,1] , et on pose :
n
P = ∑ f (ak )Lk
k =0

Montrer que P est l’unique polynôme de ℝ n [X ] tel que pour tout i ∈ {0,1,…, n } : P (ai ) = f (ai ) . On
dit que P est le polynôme interpolateur de la fonction f aux points a 0 ,a1 ,…,an .
On désire maintenant évaluer la qualité de l’approximation réalisée lorsqu’on approche la fonction f par le
polynôme P défini ci-dessus. Pour cela on suppose que f est une fonction de classe C n+1 et on pose
n
Πn +1 = ∏ (X −ai ) .
i =0

3. Soit x ∈ [−1,1] . On désire établir l’existence d’un ξ ∈ [−1,1] tel que :


Πn +1 (x ) (n +1)
f (x ) − P (x ) = f (ξ )
(n + 1)!
3.a On suppose x ∈ {a 0 ,…,an } . Etablir le résultat.

3.b On suppose x ∉ {a 0 ,…,an } et on introduit la fonction F définie par :


F (t ) = f (t ) − P (t ) − K Πn +1 (t )
avec K constante réelle choisie de sorte que F (x ) = 0 .
Justifier l’existence de la constante K et observer que F possède au moins n + 2 valeurs d’annulation
distinctes. En déduire l’existence d’un ξ ∈ [−1,1] tel que F (n +1) (ξ ) = 0 et conclure.

Πn +1
3.c En déduire que f − P ≤ f (n +1) .
(n + 1)!
4. Comment doit-on choisir les points a 0 ,a1 ,…,an pour que Πn +1 soit minimale ?
Polynômes de Bernstein
Soit n un entier naturel. On note 1,n  l’ensemble des entiers allant de 1 à n .
On appelle polynômes de Bernstein de degré n les polynômes réels:
n 
Bn ,k =   X k (1− X )n−k avec k ∈ {0,1,…, n }
k 
Dans tout le problème, on identifie polynôme et fonction polynomiale associée.

Partie I : Polynômes de Bernstein

1. Représenter sur un même graphique les fonctions x ֏ B3,k (x ) pour k = 0,1, 2,3 et x ∈ [ 0,1] .
n
2.a Calculer ∑B
k =0
n ,k . En déduire que pour tout x ∈ [ 0,1] , 0 ≤ Bn ,k (x ) ≤ 1 .

n n n
2.b Calculer ∑ kB
k =0
n ,k , ∑ k (k −1)B
k =0
n ,k puis ∑k B
k =0
2
n ,k .

3. Exprimer Bn′,k en fonction de Bn −1,k −1 et Bn −1,k pour n ≥ 1 .

4. Etablir que la famille (Bn ,k )0≤k ≤n est une base de ℝ n [X ] .


n
k 
5. Pour P ∈ ℝ n [X ] , on pose B (P ) = ∑ P  Bn ,k .
k =0  n 
5.a Montrer que B est un endomorphisme de ℝ n [X ] .
5.b Déterminer le noyau de B . Qu’en déduit-on ?

Partie II : Théorème de Weierstrass

n
k 
Soit f : [0,1] → ℝ continue. Pour tout n ∈ ℕ , on pose Pn la fonction définie par : Pn (x ) = ∑ f  Bn ,k (x ) .

k =0  n 

1. Calculer Pn (x ) lorsque f (x ) = 1 , f (x ) = x et f (x ) = x 2 .
Vérifier qu’à chaque fois Pn (x ) 
n →+∞
→ f (x ) pour tout x ∈ [ 0,1] .
2. On se propose de généraliser le résultat ci-dessus au cas général f : [0,1] → ℝ continue.
2
n
 k
2.a Calculer ∑ x − n  B
k =0
n ,k (x ) .

2.b Soit x ∈ [ 0,1] et ε > 0 . La fonction f étant continue en x :

∃α > 0 , ∀t ∈ [0,1] : x − t ≤ α ⇒ f (x ) − f (t ) ≤ ε 2 .
 k   k 
On pose A = k ∈  0, n  / x − < α et B = k ∈  0, n  / x − ≥ α .
 n   n 
x (1− x ) 1
Montrer que ∑ Bn ,k (x ) ≤ 2
≤ .
k ∈B n α 4n α2
ε M
2.c En déduire que Pn (x ) − f (x ) ≤ + avec M = sup f .
2 2nα 2 [ 0,1]

Conclure que Pn (x ) converge vers f (x ) quand n → +∞


n −1 
 k + 1  k 
3.a Etablir que Pn′(x ) = n ∑  f 
  − f  Bn −1,k (x ) .


k =0   n   n 
3.b En déduire que si f est croissante sur [0,1] , alors pour tout n ∈ ℕ , Pn est croissante sur [0,1] .
Partie III : Courbes de Bézier

Les courbes de Bézier sont couramment utilisées en DAO, car elles permettent de construire des courbes
régulières satisfaisant des contraintes géométriques simples.
 
On suppose le plan muni d’un repère orthonormé (O ; i , j ) .
L’utilisateur se donne une famille de n + 1 points distincts (Pk )0≤k ≤n .
La courbe de Bézier définit par ces points est la courbe de point courant M (t ) ( t ∈ [0,1] ) déterminé par :
M (t ) est le barycentre des points P0 , P1 ,…, Pn affectés des masses Bn ,0 (t ), Bn ,1 (t ),…, Bn ,n (t ) .
 
1. Exprimer le vecteur OM (t ) en fonction des OPk est des Bn ,k (t ) .

0 0 1 2
2. Dans le cas n = 3 , on considère les points P0 , P , P2 et P3 .
0 11 1 0
Représenter la courbe de Bézier correspondante.
3. On revient au cas général.
3.a Préciser les points M (0) et M (1) .
3.b On suppose P1 ≠ P0 . Montrer que la tangente en M (0) passe par P1 .
De même, lorsque Pn−1 ≠ Pn , on observe que la tangente en M (1) passe par Pn−1 .
Ainsi, lors de la construction d’une courbe de Bézier, l’utilisateur détermine les extrémités et y précise les
tangentes.
Polynômes de Legendre

Notations

Dans tout le problème, n désigne un entier naturel.


On note ℝ [X ] l’espace vectoriel réel des polynômes réel en l’indéterminée X et ℝ n [X ] le sous-espace
vectoriel formé des polynômes de degré inférieur ou égal n .
On identifiera polynôme et fonctions polynomiales associées définies sur [−1,1] .
d kP
Pour k ∈ ℕ , on note la dérivée k ème
d’un polynôme P .
dx k
On considère, pour n ∈ ℕ , les fonctions polynomiales définies sur I par :
1 d nU n
U n (x ) = (x 2 −1)n et Pn (x ) = (x )
2 .n ! dx n
n

En particulier, avec les conventions usuelles : U 0 (x ) = P0 (x ) = 1 .


A toute fonction polynomiale P , on associe le polynôme L (P ) définie sur I par :
d  2 dP 
L (P )(x ) = (x −1) (x )
dx  dx 

Partie I

1
Pour P ,Q ∈ ℝ [X ] , on pose (P | Q ) = ∫ P (x )Q (x )dx .
−1

1. Montrer que (. | .) définit un produit scalaire sur ℝ [X ] .


Dans tout le problème, on suppose ℝ [X ] muni de ce produit scalaire et on note . la norme euclidienne
associée.
2. Montrer que L est un endomorphisme de ℝ [X ] .

3. On note Ln la restriction de l’endomorphisme L au départ de ℝ n [X ] .


3.a Montrer que Ln est un endomorphisme de ℝ n [X ] .

3.b Calculer Ln (1) , Ln (X ) et Ln (X k ) pour tout 2 ≤ k ≤ n .


3.c Former la matrice de Ln relativement à la base canonique (1, X , X 2 ,…, X n ) de ℝ n [X ] .

4. Soit P ,Q ∈ ℝ [X ] . Observer que (L (P ) | Q ) = (P | L (Q )) .

Partie II

1.a Calculer directement P1 , P2 et P3 .


1.b Montrer que Pn est exactement de degré n et calculer le coefficient an de x n dans Pn .
1.c Justifier que P0 , P1 ,…, Pn forment une base de ℝ n [X ] .

dn
2. En utilisant la formule de Leibniz pour calculer :
dx n
((x −1)n (x +1)n ) , établir que :
n 
n 2
1
Pn (x ) =
2n
∑k 
k =0
(x −1)n−k (x + 1)k

et en déduire les valeurs de Pn (1) et Pn (−1) .


3.a Vérifier les relations :
(1) : U n′+1 (x ) − 2(n + 1)xU n (x ) = 0 ,
(2) : (x 2 −1)U n′ (x ) − 2nxU n (x ) = 0 .
3.b En dérivant n + 1 fois (1) et (2), montrer que la suite (Pn ) vérifie :
(3) : Pn′+1 (x ) = xPn′(x ) + (n + 1)Pn (x ) ,
(4) : L (Pn ) = n (n + 1)Pn .
3.c En exploitant la relation (4) et le résultat de la question I.4, établir que si m ≠ n , (Pn | Pm ) = 0 .
4.a Montrer que pour tout Q ∈ ℝ n [X ] , (Pn +1 | Q ) = 0 .
p
4.b En introduisant un polynôme Q de la forme ∏ (X −a )
i =1
i montrer que le polynôme Pn +1 possède

exactement n + 1 racines distinctes, toute dans l’intervalle ]−1,1[ .


an +1
Montrer que (Pn′+1 | Pn ) = (n + 1)
2
5.a Pn .
an
1
= 2 − 2∫ xPn (x )Pn′(x )dx .
2
5.b A l’aide d’une intégration par parties, établir que : Pn
−1

2 2
5.c En déduire que Pn = .
2n + 1
6. Etant donné un polynôme P ∈ ℝ [X ] et F un sous-espace vectoriel de ℝ [X ] , on note d (P , F ) la
distance de P au sous-espace vectoriel F .
Calculer d (X n +1 , ℝ n [X ]) .
Interpolation et polynômes factoriels
Notations :
n est un entier naturel fixé, n ≥ 2 .
F est l’espace vectoriel des fonctions réelles définies sur ℝ .
E est le sous-espace vectoriel des fonctions polynômes à coefficients réels.
En est le sous-espace vectoriel des fonctions polynômes à coefficients réels de degré inférieur ou égal à n .

Partie I

Si f ∈ F , on note ∆( f ) et T ( f ) les fonctions réelles définies par :


∀x ∈ ℝ , ∆( f )(x ) = f (x + 1) − f (x ) et T ( f )(x ) = f (x + 1) .
On admettra (aisément !) que ∆ et T sont des endomorphismes de F .
On note ∆0 = T 0 = Id F (donc si f ∈ F , ∆0 ( f ) = T 0 ( f ) = f ), et, si j ∈ ℕ∗ :
∆ j = ∆ j −1  ∆ = ∆  ∆ j −1 et T j = T j −1 T = T T j −1 .
1. Soit P ∈ E , non constant. ∆(P ) est une fonction polynôme.
Comparer les degrés de ∆(P ) et de P .
Calculer le coefficient dominant de ∆(P ) en fonction de celui de P .
2. On note ∆n la restriction de ∆ au départ de En .
2.a Vérifier que ∆n réalise un endomorphisme de En .
2.b Déterminer ker ∆n .
En déduire le rang de ∆n et déterminer Im ∆n .
3. Déduire des questions précédentes que l’endomorphisme ∆ est surjectif.

Partie II

1. Pour k ∈ ℕ , on définit les fonctions polynômes N k par :


x (x −1)...(x − k + 1)
2. ∀x ∈ ℝ , N 0 (x ) = 1 et N k (x ) = .
k!
1.a Pour k ≥ 1 , exprimer ∆(N k ) en fonction de l’un des polynômes (N j ) j ≥0 .

1.b Calculer, pour j ∈ ℕ et k ∈ ℕ , ∆ j (N k ) puis (∆ j (N k ))(0) .


2.a Montrer que la famille (N 0 , N 1 ,..., N n ) est une base de En .
2.b Soit P ∈ En , P s’écrit P = a 0N 0 + a1N 1 + ... + an N n où (a 0 ,a1 ,…,an ) ∈ ℝ n +1 .
Exprimer les a j en fonction des (∆ j (P ))(0).
3. Applications :
On pose P (x ) = x 2 . Déterminer les coefficients a ,b ,c ∈ ℝ tels que :
∀x ∈ ℝ : P (x ) = aN 0 (x ) + bN 1 (x ) + cN 2 (x )
et en déduire une fonction polynôme Q telle que ∆(Q ) = P .
n
Exploiter celle-ci pour exprimer ∑k
k =1
2
.

4. Soit f ∈ F .
4.a Déterminer pour x ∈ ℝ et k ∈ ℕ , (T k ( f ))(x ) .
4.b Etant donné n ∈ ℕ , expliciter ∆n ( f ) en fonction des T k ( f ) , 0 ≤ k ≤ n .
(on pourra remarquer que ∆ = T − Id F ).
4.c En déduire que (∆n ( f ))(0) ne dépend que des valeurs de f aux points 0,1,…, n .

Partie III

On se donne une fonction f de F . On cherche les polynômes solutions du problème (P ) suivant :


deg P ≤ n
(P ) : 
∀k ∈ {0,1,…, n } , P (k ) = f (k )
On pose :
n
N (x ) = ∏ (x − j ) = x (x −1)…(x − n ) .
j =0

1. Soit l’application linéaire :


ϕ : En → ℝ n +1
P ֏ (P (0),…, P (n ))
Montrer que ϕ est un isomorphisme.
1.b En déduire que le problème (P ) possède une unique solution notée Pf .

2.a Pour j ∈ {0,1,…, n } , comparer (∆ j ( f ))(0) et (∆ j (Pf ))(0) .

2.b En déduire l’expression de Pf en fonction des (∆ j ( f ))(0) et des polynômes N j .


3. Dans cette question, on suppose que f est de classe C n+1 . On note :

M n +1 = sup { f (n +1) (t ) ,t ∈ [0, n ]} .

3.a Soit x ∈ [ 0, n ] , non entier. Montrer que :

f (n +1) (ξ )
∃ξ ∈ [0, n ], f (x ) − Pf (x ) = N (x ) .
(n + 1)!
On pourra poser ϕ (t ) = f (t ) − Pf (t ) − KN (t ) , où K est tel que ϕ (x ) = 0 et appliquer judicieusement le
théorème de Rolle.
1
3.b En déduire que ∀x ∈ [0, n ], f (x ) − Pf (x ) ≤ M n +1
n +1
On pourra majorer N (x ) sur chaque intervalle [ j , j + 1] , où j ∈ {0,1,…, n −1} .
Correction
d’après Ecole de l’Air 1993

Partie I

1.a f0 (x ) = 1 , f1 (x ) = x , f2 (x ) = 2x 2 −1 et f3 (x ) = 4x 3 − 3x .
1.b fn +1 (x ) + fn−1 (x ) = cos((n + 1)θ ) + cos((n −1)θ ) en posant θ = arccosx
p +q p −q
pour nous alléger la vie. Via cos p + cos q = 2cos cos , on
2 2
obtient : fn +1 (x ) + fn−1 (x ) = 2cos θ cos nθ = 2xfn (x ) .

1.c Unicité : Si Tn et U n sont solutions alors pour tout x ∈ [−1,1] ,


Tn (x ) =U n (x ) et donc x est racine de Tn −U n . Ce polynôme ayant une
infinité de racines, on peut conclure qu’il est nul et que Tn =U n .
Existence : Raisonnons par récurrence double sur n ∈ ℕ .
Pour n = 0 et n = 1 : T0 = 1 et T1 = X nous convient à l’extase d’avoir déterminer deux sublimes
solutions.
Supposons la propriété établie au rang n et n −1 (avec n ≥ 1 ).
fn +1 (x ) = 2xfn (x ) − fn−1 (x ) = 2xTn (x ) −Tn−1 (x ) = Tn +1 (x ) en posant Tn +1 = 2XTn −Tn−1 qui est bien un
polynôme. Récurrence établie.
T0 = 1 , T1 = X , T2 = 2X 2 −1 , T3 = 4X 3 − 3X et T4 = 8X 4 − 8X 2 + 1 .
2.a Par récurrence double sur n ∈ ℕ , montrons degTn = n .
La propriété est vraie, ô joie, aux rangs n = 0 et n = 1 .
Supposons la propriété établie aux rangs n et n −1 (avec n ≥ 1 ).
Tn +1 = 2XTn −Tn−1 avec deg 2XTn = n + 1 et degTn−1 = n −1 . Par somme de polynôme de degré
distincts : degTn +1 = max(deg(2XTn ),deg(Tn−1 )) = n + 1 . Récurrence établie.
Notons
Les coefficients dominants de T0 et T1 valent 1.
Pour n ≥ 1 , on voit par l’étude ci-dessus on voit que le coefficient dominant de Tn +1 est le double de
celui de Tn . On peut donc conclure que le coefficient dominant de T0 vaut 1 et celui de Tn vaut 2n−1
pour n ≥ 1 .
2.b Soit x ∈ [−1,1] une racine de Tn . Pour θ = arccos x ∈ [0, π ] on a x = cos θ et Tn (x ) = cos n θ = 0 donc il
π (2k + 1)π
existe k ∈ ℤ tel que n θ = + k π puis θ = . Sachant θ ∈ [0, π ] , on peut affirmer
2 2n
k ∈ {0,1,…, n −1} .
π 3π (2n −1)π
Ainsi x = cos , cos ,…, ou cos .
2n 2n 2n
Inversement, on vérifie aisément que, ces éléments sont des racines de Tn dans [−1,1] . Ainsi les racines
(2k + 1)π
de Tn dans [−1,1] sont exactement les x 0 ,…, x n−1 avec x k = cos . Pour k ∈ {0,…, n −1} les
2n
(2k + 1)π
sont des éléments deux à deux distincts de [0, π ] . La fonction cosinus étant injective sur [0, π ] ,
2n
on peut dire que les x 0 ,…, x n−1 sont deux à deux distincts. Le polynôme Tn possède donc exactement n
racines dans l’intervalle [−1,1] . Or degTn = n , on peut donc affirmer qu’il n’y a pas d’autres racines et
que ces dernières sont simples.
2.c Par récurrence double sur n ∈ ℕ , montrons que Tn et n ont même parité.
Pour n = 0 ou n = 1 : ok
Supposons la propriété établie aux rangs n et n −1 (avec n ≥ 1 )
Si n est pair alors Tn est pair, Tn−1 impair et Tn +1 = 2XTn −Tn−1 est impair.
Si n est impair alors Tn est impair, Tn−1 pair et Tn +1 = 2XTn −Tn−1 est pair.
Récurrence établie.
3.a Tn (cos θ ) = fn (cos θ ) = cos(n arccos(cos θ )) = cos(n θ ) que θ ∈ [0, π ] ou par parité que θ ∈ [−π,0] ou
encore par périodicité que θ ∈ ℝ .
La deuxième relation s’établit par récurrence double sur n ∈ ℕ .
Pour n = 0 et n = 1 : ok.
Supposons la propriété établie aux rangs n et n −1 (avec n ≥ 1 )
Tn +1 (ch θ ) = 2ch θ ch nθ − ch(n −1)θ or ch(n + 1)θ + ch(n −1)θ = 2ch θ ch n θ donc
Tn +1 (ch θ ) = ch(n + 1)θ .
Récurrence établie.
3.b Si x ≤ 1 alors Tn (x ) = fn (x ) = cos(n arccos x ) ∈ [−1,1] .
Si x > 1 alors il existe θ > 0 tel que x = ch θ et alors Tn (x ) = ch nθ > 1 donc Tn (x ) > 1 .
Par raison de parité : si x < −1 alors Tn (x ) > 1 .

4. L’équation Tn (x ) = 1 ne peut avoir de solution que dans [−1,1] .


Soit x ∈ [−1,1] solution de cette équation.
Il existe un unique θ ∈ [0, π ] tel que x = cos θ .
Tn (x ) = 1 donne alors cos nθ = 1 donc ∃k ∈ ℤ, nθ = k π i.e. θ = k π n .

Or θ ∈ [0, π ] donc k ∈ {0,…, n } et finalement x est l’un des cos avec k ∈ {0,…, n } . Inversement,
n

ces éléments sont bien racines de l’équation Tn (x ) = 1 . Posons ak = cos . On observe :
n
−1 = an < an−1 < ⋯ < a1 < a 0 = 1 . Il y a donc exactement n + 1 solutions et les solutions des équations
Tn (x ) = 1 sont alternées avec les solutions de l’équation Tn (x ) = −1 car Tn (ak ) = cos(kπ ) = (−1)k .
5.a Par ce qui précède Tn = 1 car ∀x ∈ [−1,1], Tn (x ) ≤ 1 et que Tn (1) = 1 .
1
Par suite Tɶn = n −1 .
2
5.b Tɶn et P sont unitaires et de degré n donc deg D < n .
kπ (−1)k kπ
5.c D (cos ) = n−1 − P (cos ) .
n 2 n
kπ 1 kπ 1
Si k est pair alors D (cos ) = n−1 − P (cos ) ≥ n −1 − P > 0 .
n 2 n 2
kπ −1 kπ −1
Si k est impair alors D (cos ) = n−1 − P (cos ) ≤ n −1 + P < 0 .
n 2 n 2

Pour k ∈ {0,…, n } les cos sont des valeurs successives entre lesquelles la fonction D change de
n
signe, or celle-ci est continue donc elle s’annule entre ces valeurs successives : cela fournit au moins n
annulations du polynôme D or deg D < n donc D = 0 et P = Tɶn ce qui est absurde puisque P < Tɶn .

Partie II

1.a deg Lk = n .
1.b Les racines de Lk sont les a 0 ,…,aˆk ,…,an donc Lk (ai ) = 0 pour i ≠ k .
n ak − a j
Lk (ak ) = ∏ =1.
j =0 ak − a j
j ≠k
1.c Supposons λ0L0 + ⋯ + λn Ln = 0 . En évaluant cette en relation en ak on obtient : λk = 0 . La famille
(L0 ,…, Ln ) est donc libre or elle est constituée de n + 1 = dim ℝ n [X ] éléments de ℝ n [X ] , c’est donc
une base de ℝ n [X ] .
n n
2. P (ai ) = ∑ f (ak )Lk (ai ) = ∑ f (ak )δk ,i = f (ai ) donc P est bien solution du problème posé. Si Q en est
k =0 k =0

une autre solution alors P (ai ) = Q (ai ) donc ai racine de P −Q . Cela fournit au moins n + 1 racines de
P −Q alors que P −Q ∈ ℝ n [X ] donc P −Q = 0 i.e. P = Q .

3.a Si x ∈ {a 0 ,…,an } alors Πn +1 (x ) = 0 et f (x ) = P (x ) donc n’importe quel ξ convient.


P (x ) − f (x )
3.b Si x ∉ {a 0 ,…,an } alors Πn +1 (x ) ≠ 0 et K = convient
Πn +1 (x )
F s’annule alors en a 0 ,…,an et aussi en x : cela fournit n + 2 annulations. Par application du théorème
de Rolle, F ′ s’annule au moins n + 1 fois, F ′′ au moins n fois,…, F (n +1) s’annule au moins une fois
d’où l’existence d’un ξ ∈ [−1,1] tel que F (n +1) (ξ ) = 0 . Or F (n +1) (ξ ) = f (n +1) (ξ ) − P (n +1) (ξ ) − K Πn(n++11) (ξ )
avec P (n +1) = 0 car degP ≤ n et Πn(n++11) = (n + 1)! car Πn +1 est unitaire et de degré n + 1 . On conclut
alors : f (n +1) (ξ ) = K (n + 1)! puis la relation voulue.
Πn +1 (x ) Πn +1
3.c Pour tout x ∈ [−1,1] , f (x ) − P (x ) ≤ f (n +1) (ξ ) ≤ f (n +1) t donc
(n + 1)! (n + 1)!
Πn +1
f − P = sup f (x ) − P (x ) ≤ f (n +1) .
[−1,1] (n + 1)!
4. Πn +1 ∈ Pn +1 . Compte tenu de la partie I, Πn+1 sera s’il est égal à Πn +1 = Tɶn +1 ce qui est obtenu en
(2k + 1)π
prenant a 0 ,…,an les racines de Tn +1 à savoir les cos avec k ∈ {0,…, n } .
2(n + 1)
Correction
1. B3,0 (x ) = (1− x )3 , B3,1 (x ) = 3x (1− x )2 , B3,2 (x ) = B3,1 (1− x ) et
B3,3 (x ) = x 3 .
n n
n 
2.a ∑B n ,k = ∑   X k (1− X )n−k = (X + 1− X )n = 1 .
k =0 k =0
k
n 
∀x ∈ [0,1], ∀k ∈  0, n , Bn ,k (x ) =  x k (1− x )n −k ≥ 0
k 
n
donc Bn ,k (x ) ≤ ∑ Bn ,ℓ (x ) = 1 .
ℓ =0

n  n −1
2.b Rappelons k   = n  .
k  k −1
n n n −1 n −1
n −1 k  
∑ kB = ∑ n   X (1 − X )n −k
= nX ∑ n −1 X ℓ (1− X )n −1−ℓ = nX ∑ Bn−1,ℓ = nX .
k =0
n ,k
k =1
k −1 ℓ=k −1
ℓ =0
 ℓ 
ℓ =0
n n −1
Comme ci-dessus : ∑ k (k −1)B
k =0
n ,k = nX ∑ (ℓ −1)Bn−1,ℓ = n (n −1)X 2
ℓ =0
n n n
et donc ∑k B
k =0
2
n ,k = ∑ k (k −1)Bn ,k + ∑ kBn ,k = n (n −1)X 2 + nX = nX ((n −1)X + 1) .
k =0 k =0

n  n 
3. Bn′,k = k   X k −1 (1− X )n−k − (n − k )   X k (1− X )n−k −1 or pour k ≠ 0 et k ≠ n ,
k  k 
n  n −1 n  n −1
k   = n   et (n − k ) k  =  k  donc Bn′,k = n (Bn−1,k −1 − Bn −1,k ) .
k  k −1    
Quand k = 0 , Bn′,k = −nBn −1,k et quand k = n , Bn′,k = nBn −1,k −1 .
4. Supposons λ0Bn ,0 + λ1Bn ,1 + ⋯ + λn Bn ,n = 0 .
En évaluant la relation en 0, on obtient λ0 = 0 .
On obtient alors la relation λ0Bn ,0 + λ1Bn ,1 + ⋯ + λn −1Bn ,n−1 = 0 .
On peut simplifier celle-ci par X et évaluer à nouveau en 0, pour obtenir λ1 = 0 .
On reprend ce procédé et on obtient successivement λ2 = … = λn = 0 .
La famille (Bn ,k )0≤k ≤n est une famille libre.
De plus celle-ci est formée de n + 1 = dim ℝ n [X ] éléments de ℝ n [X ] (car deg Bn ,k = n ), c’est donc une
base de ℝ n [X ] .

5.a Comme Bn ,k ∈ ℝ n [X ] , on a immédiatement B (P ) ∈ ℝ n [X ] . Ainsi B : ℝ n [X ] → ℝ n [X ] .


Soit α, β ∈ ℝ et P ,Q ∈ ℝ n [X ] .
n
k  n
k  n
k 
On a B (αP + βQ ) = ∑ (αP + βQ )  Bn ,k = α ∑ P  Bn ,k + β ∑Q  Bn ,k = αB (P ) + βB (Q ) .
k =0  n  k =0

 n  k =0  n 
Ainsi B est linéaire et c’est donc un endomorphisme de ℝ n [X ] .
n
k  k 
5.b Soit P ∈ ker B . On a
k =0
∑ P n B
= 0 . Or (Bn ,k )0≤k ≤n est libre donc P   = 0 pour tout k ∈  0, n  .
n ,k 
n 
Le polynôme possède alors au moins n + 1 racines, or deg P ≤ n donc P = 0 .
Ainsi ker B = {0} . L’endomorphisme B est donc injectif, or ℝ n [X ] est un ℝ -espace vectoriel de
dimension finie donc B est un automorphisme.
Partie II

1. Si f (x ) = 1 alors Pn (x ) = 1 → 1 = f (x ) .
Si f (x ) = x alors Pn (x ) = x → x = f (x ) .
x ((n −1)x + 1)
Si f (x ) = x 2 alors Pn (x ) = → x 2 = f (x ) .
n
2
n
 k n
2x n 1 n
2.a ∑ x − n  B
k =0
n ,k (x ) = x 2 ∑ Bn ,k (x ) −
k =0

n k =0
kBn ,k (x ) + 2 ∑ k 2Bn ,k (x )
n k =0
2
n
 k x ((n −1)x + 1) x (1− x )
donc ∑ x − n  B
k =0
n ,k (x ) = x 2 − 2x 2 +
n
=
n
.

2 2
 k n
 k x (1− x ) x (1− x )
2.b α 2 ∑ Bn ,k (x ) ≤ ∑ x −  Bn ,k ≤ ∑ x −  Bn ,k = donc ∑B (x ) ≤ .
k ∈B

k ∈B  n 
k =0  n n k ∈B
n ,k
na 2
De plus, une étude fonctionnelle donne x (1− x ) ≤ 1 4 sur [0,1] .
n
k  n n  k  
2.c Pn (x ) − f (x ) = ∑ f n B
k =0
n ,k (x ) − ∑ f (x )Bn ,k (x ) =
k =0
∑  f n  − f (x )B
k =0
n ,k (x )

n
k  k  k 
donc Pn (x ) − f (x ) ≤ ∑ f   − f (x ) Bn ,k (x ) = ∑ f   − f (x ) Bn ,k (x ) + ∑ f   − f (x ) Bn ,k (x )
k =0  n  k ∈A  n  k ∈B
 n 
k  ε ε n ε
or ∑ f n  − f (x ) B
k ∈A
n ,k (x ) ≤ ∑ Bn ,k (x ) = ∑ Bn ,k (x ) =
k ∈A 2 2 k =0 2
k   k   M
et (x ) ≤ ∑  f   + f (x ) Bn ,k (x ) ≤ ∑ 2MBn ,k (x ) ≤
∑ f n  − f (x ) B
k ∈B

k ∈B 

 n  n ,k

 k ∈B 2nα 2

ε M
donc Pn (x ) − f (x ) ≤ + .
2 2nα 2
Notons que M < +∞ car f est continue sur un segment donc y est bornée.
M ε M
Il existe N ∈ ℕ tel que pour tout n ≥ N on ait ≤ car → 0 .
2nα 2 2 2nα 2 n →+∞
Suite à ce raisonnement, on a : ∀ε > 0, ∃N ∈ ℕ tel que ∀n ≥ N , Pn (x ) − f (x ) ≤ ε .
On peut donc dire que Pn (x ) 
n →+∞
→ f (x ) .
n −1
n
k  k 
3.a Pn′(x ) = ∑ f  Bn′,k (x ) = −nf (0)Bn′−1,0 (x ) + n ∑ f  (Bn−1,k −1 (x ) − Bn−1,k (x )) + nf (1)Bn′−1,n −1 (x ) .

k =0  n 

k =1  n 
n −1 
 k + 1  k 
Par réorganisation de la somme : Pn′(x ) = n ∑  f   − f  Bn −1,k (x ) .
  n   n  k =0

 k + 1 k 
3.b Si f est croissante alors pour tout k ∈  0, n −1 , f  ≥ f   donc Pn′(x ) ≥ 0 puis Pn croît.
 n   n 

Partie III

 n  n
1. Par calcul barycentrique OM (t ) = ∑ Bn ,k (t )OPk car on sait ∑B n ,k (t ) = 1 .
k =0 k =0

P1 P2

P0 P3
x (t ) x (t ) = 3t 2 (1− t ) + 2t 3 = 3t 2 − t 3
2. M (t ) avec   2 2 2
y (t ) y (t ) = 3t (1− t ) + 3t (1− t ) = 3t − 3t
x ′(t ) = 3t (2 − t )
 ′ .
y (t ) = 3(1− 2t )
t 0 12 1
x (t ) 0 ր 38 ր 2
y (t ) 0 ր 34 ց 0
m (t ) ∞ + 0 − −1
 n  
3.a OM (0) = ∑ Bn ,k (0)OPk = OP0 car Bn ,k (0) =
k =0
1 si k = 0
0 sinon
. {
Ainsi M (0) = P0 et de même M (1) = Pn .
 −n si k = 0 
dOM n   dOM   
3.b (0) = ∑ Bn ,k (0)OPk .Or Bn ,k (0) = n
′ ′ si k = 1 donc (0) = −OP0 +OP1 = P0P1 ≠ o .
dt  dt
0 sinon
k =0


Le point M (0) est régulier et donc la tangente en M (0) = P0 passe par P1 car dirigée par P0P1 .
Correction
d’après ESIEE Amiens 1997

Partie I

1. (. | .) est clairement un forme bilinéaire symétrique.


1
Pour tout P ∈ ℝ [X ] , (P | P ) = ∫ P (t )2 dt ≥ 0 et si (P | P ) = 0 alors la fonction t ֏ P (t ) 2 est nulle car
−1

continue, positive et d’intégrale nulle sur [−1,1] . Par suite P est le polynôme nul car il possède une
infinité de racines.
2. Soit λ , µ ∈ ℝ et P ,Q ∈ ℝ [X ] . L (λP + µQ ) = λL (P ) + µL (Q ) notamment par linéarité de la dérivation.
De plus L : ℝ [X ] → ℝ [X ] donc L est un endomorphisme de ℝ [X ] .

3.a La linéarité de Ln provient de celle de L . Le problème est de justifier que Ln est à valeurs dans ℝ n [X ] .
dP  dP 
Soit P ∈ ℝ n [X ] . On a deg ≤ deg P −1 ≤ n −1 donc deg (x 2 −1) (x ) ≤ 2 + n −1 = n + 1 puis
dx  dx 
deg Ln (P ) ≤ n . Ainsi Ln (P ) ∈ ℝ n [X ] .

3.b Ln (1) = 0 , Ln (X ) = (X 2 −1)′ = 2X , Ln (X p ) = (p (X 2 −1)X p−1 )′ = p (p + 1)X p − p (p −1)X p−2 .


0 0 2


0 

2 0 ⋱ 
3.c Mat (1,X ,…,X n ) Ln =  6 ⋱ n (n −1)  .

 ⋱ 0 
 
0 n (n + 1)

d  2 dP   
1
1 dP 1 dP dQ
4. (L (P ) | Q ) = ∫ (x −1) (x )Q (x )dx =  (x 2 −1) (x )Q (x ) − ∫ (x 2 −1) (x ) (x )dx
−1 dx  dx 
  dx  − dx dx
  −1
ipp 1

1 dP dQ
donc (L (P ) | Q ) = −∫ (x 2 −1) (x ) (x )dx
−1 dx dx
or la symétrie de cette formule en P et Q permet de conclure (L (P ) | Q ) = (P | L (Q )) .

Partie II

1 5 3
1.a P1 = X , P2 = (3x 2 −1) , P3 = x 3 − x .
2 2 2
1.b degU n = 2n donc deg Pn = degU n − n = n .
1 2n 1 (2n )!
Le terme en x n de Pn provient de la dérivation à l’ordre n du terme n
x donc an = n × .
2 n! 2 (n !) 2
1.c La famille (P0 , P1 ,…, Pn ) est de degrés étagés (i.e. deg Pi = i ) c’est donc une base de ℝ n [X ] .
1 n n  1 n n  n ! n!
2. Pn = n ∑
2 n ! k =0

k 
 ( (x − 1) )
n (k )
( (x + 1) )
(n −k )
= n ∑
2 n ! k =0
k 
 (n − k )!
(x −1)n−k (x + 1)k
k!
n 
n 2
1
donc Pn =
2n
∑ k 
k =0
(x −1)n−k (x + 1)k .

1 n  n 1 n 
2 2

Pn (1) =   2 = 1 et Pn (−1) = n 0  (−2) = (−1) .


n n

2n n  2

3.a ((x 2 −1)n +1 )′ = (n +1)× 2x ×(x 2 −1)n = 2(n + 1)xU n (x ) .


(x 2 −1)((x 2 −1)n )′ = n × 2x × (x 2 −1)n = 2nxU n (x ) .
3.b En dérivant n + 1 fois la relation (1), via la formule de Leibniz, on obtient :
d  d n +1  d n +1 n + 1 d n +1 n + 1 dn
 n +1 (U n +1 (x )) = n +1 ( 2(n + 1)xU n (x )) = 2(n + 1)   x (U (x ) ) + 2 
  (n + 1) (U n (x ))
dx  dx  dx  0  dx n +1 n
 1  dx n
donc 2n +1 (n + 1)!Pn′+1 (x ) = 2(n + 1)x 2n n !Pn′(x ) + 2(n + 1)2 2n n !Pn (x )
puis Pn′+1 (x ) = xPn′(x ) + (n + 1)Pn (x ) .
En dérivant n + 1 fois la relation (2), via la formule de Leibniz, on obtient :
n (n + 1) (n )
(x 2 −1)U n(n +2) (x ) + (n + 1)2xU n(n +1) (x ) + 2U n (x ) − 2nxU n(n +1) (x ) − 2n (n + 1)U n(n ) (x ) = 0
2
donc (x −1)U
2 (n + 2)
n (x ) + 2xU (n +1)
(x ) = n (n + 1)U (n ) (x ) i.e. (x 2 −1)U (n +1) (x ) ′ = n (n + 1)U (n ) (x )
n n ( n ) n

et donc L (Pn ) = n (n + 1)Pn .


3.c n (n + 1)(Pn | Pm ) = (L (Pn ) | Pm ) = (Pn | L (Pm )) = m (m + 1)(Pn | Pm )
donc (n (n + 1) − m (m + 1)) (Pn | Pm ) = 0 .
Or n ֏ n (n + 1) est injective et n ≠ m donc n (n + 1) ≠ m (m + 1) puis (Pn | Pm ) = 0 .
4.a (P0 ,…, Pn ) est base de ℝ n [X ] donc on peut écrire Q = λ0P0 + ⋯ + λn Pn .
n
Par suite (Pn +1 | Q ) = ∑ λk (Pn +1 | Pk ) = 0 .
k =0

4.b Notons a1 ,…,a p les racines de multiplicités impaire du polynôme Pn +1 appartenant à ]−1,1[ .
p
Posons Q = ∏ (X −ai ) .
i =1

Le polynôme QPn +1 n’a que des racines de multiplicité paire dans ]−1,1[ , il est donc de signe constant sur
1
[−1,1] et par suite ∫−1
Q (x )Pn +1 (x )dx ≠ 0 (par non nullité de l’intégrale d’une fonction continue, non
nulle, et de signe constant). Par suite p = degQ > n .
Or Pn +1 est de degré n + 1 donc nécessairement p ≤ n + 1 et donc finalement p = n + 1 .
Par suite Pn +1 possède n + 1 racines distinctes dans ]−1,1[ .
De plus, puisque deg Pn +1 = n + 1 , on peut assurer qu’il n’y en a pas d’autres et que celles-ci sont
simples.
an +1
5.a Pn′+1 = (n + 1)an +1X n +Q avec degQ < n ou encore Pn′+1 = (n + 1) Pn +Qˆ avec degQˆ < n .
an
an +1 a
Par suite (Pn′+1 | Pn ) = (n + 1)
2
(Pn | Pn ) + (Qˆ | Pn ) = (n + 1) n +1 Pn car (Qˆ | Pn ) = 0 .
an an
1 1 1
= ∫ Pn (x ) 2 dx = xPn (x )2  − 2∫ xPn (x )Pn′(x )dx = 2 − 2∫ xPn (x )Pn′(x )dx .
2 1
5.b Pn
−1 −1 −1 −1

an +1 1 (2n + 2)(2n + 1) 2n + 1
donc (Pn′+1 | Pn ) = (2n + 1) Pn .
2
5.c = =
an 2 (n + 1) 2 n +1
De plus Pn′+1 (x ) = xPn′(x ) + (n + 1)Pn (x ) donc (Pn′+1 | Pn ) = (XPn′ | Pn ) + (n + 1)(Pn | Pn )
1 1
or (XPn′ | Pn ) = ∫ xPn′(x )Pn (x )dx = 1−
2
Pn
−1 2
2 1 2 2 2 2
donc (2n + 1) Pn = 1− Pn + (n + 1) Pn puis Pn = .
2 2n + 1
6. Pn +1 est un vecteur normal à l’hyperplan ℝ n [X ] de l’espace ℝ n +1 [X ] .

(X n +1 | Pn +1 ) (X n +1 | Pn +1 )
Par suite d (X n +1 , ℝ n [X ]) = 2
Pn +1 = .
Pn +1 Pn +1
1 1 2
or X n +1 = Pn +1 +Q avec degQ < n + 1 donc (X n +1 | Pn +1 ) = Pn +1
an +1 an +1
1 2n +1 ((n + 1)!) 2 2
Par suite d (X n +1 , ℝ n [X ]) = Pn +1 = .
an +1 (2n + 2)! 2n + 1
Correction
d’après Mines de Sup 1995

Partie I

1. Si P est un polynôme constant alors ∆(P ) = 0 ce qui en détermine degré et coefficient dominant.
p
Si P est un polynôme non constant, posons p son degré, on peut écrire P = ∑ ak X k (avec a p ≠ 0 ) et
k =0
p
on a ∆(P ) = ∑ ak ∆(X k ) avec ∆(X 0 ) = 0 et ∆(X k ) = (X + 1)k − X k = kX k −1 +⋯ pour k ≥ 1 . Par
k =0

suite ∆(P ) = pa p X p−1 donc deg ∆(P ) = p −1 et le coefficient dominant de ∆(P ) est pa p où a p
désigne le coefficient dominant de P .
2.a ∆n est linéaire car restriction d’une application linéaire, de plus ci-dessus, on a vu que si degP ≤ n
alors deg ∆(P ) ≤ n −1 ≤ n donc ∆n : En → En et ainsi ∆n est un endomorphisme de En .
2.b En 1, on a obtenu : si P est constant ∆(P ) = 0 et si P non constante ∆(P ) ≠ 0 . Le noyau de ∆n est
donc réduit à l’ensemble des polynômes constants. Ainsi dim ker ∆n = 1 et par le théorème du rang
rg ∆n = dim En −1 = n . De plus si P ∈ En alors on a deg ∆(P ) ≤ n −1 donc ∆(P ) ∈ En−1 . Par suite
Im ∆n ⊂ En −1 . Par inclusion et égalité des dimensions : Im ∆n = En−1 .
3. ∀P ∈ E , on posant n = deg P , il existe Q ∈ En +1 tel que ∆(Q ) = P car ∆n+1 est un endomorphisme de
En +1 dont l’image est En .

Partie II

x (x −1)…(x − k + 2) x (x −1)…(x − k + 2)
1.a ∆(N k )(x ) = N k (x + 1) − N k (x ) = (x + 1− (x − k + 1)) =
k! (k −1)!
donc ∆(N k ) = N k −1 .
1.b Pour j ≤ k : ∆ j (N k ) = N k −j et puisque ∆(N 0 ) = 0 , ∆ j (N k ) = 0 pour j > k .
Par suite (∆ j (N k ))(0) = 0 si j < k et si j > k alors que (∆ j (N k ))(0) = 1 si j = k .
2.a La famille (N 0 , N 1 ,..., N n ) vérifie deg N k = k donc c’est une famille de polynôme de degrés étagés et par
conséquent celle-ci est une base de En .
n
2.b (∆ j (P ))(0) = ∑ ak (∆ j (N k ))(0) = a j puisque (∆ j (N k ))(0) = δj ,k .
k =0

3. a = ∆ (P )(0) = 0 , b = ∆1 (P )(0) = 1 et c = ∆2 (P )(0) = 2 .


0

Considérons Q = aN 1 + bN 2 + cN 3 . Par l’étude qui précède ∆(Q ) = aN 0 + bN 1 + cN 2 = P .


x (x −1) x (x −1)(x − 2) x (x −1)(2x −1)
Concrètement : Q (x ) = +2 = .
2 6 6
n n n n
n (n + 1)(2n + 1)

k =1
k 2 = ∑ P (k ) = ∑ ∆(Q )(k ) = ∑Q (k + 1) −Q (k ) = Q (n + 1) −Q (1) =
k =1 k =1 k =1 6
.

4.a Par récurrence T k ( f )(x ) = f (x + k ) .


4.b ∆ = T − Id F avec T et Id F qui commutent donc par la formule du binôme de Newton :
n n
n  n 
∆n = ∑   (−1)n−k T k puis ∆n ( f ) = ∑   (−1)n−k T k ( f ) .
k =0
k  k =0
k
n
n 
4.c (∆n ( f ))(0) = ∑   (−1)n−k f (k ) car T k ( f )(0) = f (k ) .
k =0
k 
Partie III

1.a Soit λ , µ ∈ ℝ et P ,Q ∈ En .
ϕ (λP + µQ ) = (…,(λP + µQ )(k ),…) = (…, λP (k ) + µQ (k ),…) = λ (…, P (k ),…) + µ(…,Q (k ),…)
donc ϕ (λP + µQ ) = λϕ (P ) + µϕ (Q ) et ϕ est linéaire.
Soit P ∈ En . Si ϕ (P ) = (0,…,0) alors P (0) = … = P (n ) = 0 et donc le polynôme admet au moins
n + 1 racines or degP ≤ n donc P = 0 . Ainsi ker ϕ = {0} or dim En = dim ℝn +1 donc ϕ est un
isomorphisme.
1.b Par la bijectivité de ϕ , il existe un unique P ∈ En tel que ϕ (P ) = ( f (0),…, f (n )) . Par suite le problème
P possède une unique solution.
j j
j  j 
2.a (∆ j ( f ))(0) = ∑   (−1) j −k f (k ) = ∑   (−1) j −k P (k ) = (∆ j (Pf ))(0) .
k =0
k  k =0
k 
n
2.b Rappelons que pour P ∈ En : P = ∑a j N j avec a j = ∆ j (P )(0) donc
j =0
n n
Pf = ∑ (∆ j (Pf ))(0)N j = ∑ (∆ j ( f ))(0)N j .
j =0 j =0

3.a Posons K une constante telle que f (x ) − Pf (x ) = K .N (x ) . Une telle constante K existe car N (x ) ≠ 0
puisque x ∉ ℕ .
Considérons alors ϕ : ℝ → ℝ définie par ϕ (t ) = f (t ) − Pf (t ) − KN (t ) . ϕ est une fonction de classe C n+1
qui s’annule en 0,1,…,n et aussi en x . Cela fournit n + 2 annulation dans [0,n ] . Par application du
théorème de Rolle, ϕ ′ s’annule au moins n + 1 fois dans [0,n ] et en reprenant ce processus, ϕ (n +1)
s’annule au moins une fois dans [0,n ] en un certain ξ . Or ϕ (n +1) (t ) = f (n +1) (t ) − 0 − (n + 1)!K car
deg Pf ≤ n et N est un polynôme unitaire de degré n + 1 donc N (n +1) = (n + 1)! . La relation
f (n +1) (ξ )
ϕ (n +1) (ξ ) = 0 donne alors K = ce qui permet de conclure.
(n + 1)!
1
3.b Pour x ∈ ℕ ∩ [0, n ] , f (x ) − Pf (x ) = 0 ≤ M n +1 .
n +1
f (n +1) (ξ ) M n +1
Pour x ∈ [ 0, n ] , x ∉ ℕ : f (x ) − Pf (x ) = N (x ) ≤ N (x ) .
(n + 1)! (n + 1)!
Pour conclure, il reste à établir : ∀x ∈ [ 0, n ], N (x ) ≤ n ! .
Raisonnons par récurrence sur n ∈ ℕ * .
Pour n = 1 , N (x ) = x et la propriété est vraie.
Supposons la propriété établie au rang n ≥ 1 :
Pour x ∈ [0, n + 1] , étudions N (x ) = x (x −1)×…× (x − (n + 1)) = M (x ) × (x − n −1) .
Par HR, pour x ∈ [ 0, n ] , on a M (x ) ≤ n ! donc N (x ) ≤ n !× x − n −1 avec x − n −1 ∈ [1, n + 1] donc
N (x ) ≤ (n + 1)! . Pour x ∈ [n , n + 1] ,
N (x ) = x (x −1)×…× (x − n ) × (n + 1− x ) ≤ (n + 1)n ×…×1×1 = (n + 1)! . Récurrence établie et
problème résolu.

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