Chap1 Historique Generalite Introduction
Chap1 Historique Generalite Introduction
Prérequis
Programme d’histologie et d’embryologie du premier cycle des études médicales
Objectifs :
• Savoir expliquer le principe de la démarche diagnostique anatomo-clinique.
• Savoir énumérer les différents types de prélèvements soumis à un examen anatomo-
cytopathologique et les moyens pour obtenir ces prélèvements.
• Savoir expliquer les principes de prise en charge des prélèvements selon les techniques
de base d'un laboratoire d'anatomo-cytopathologie
• Connaître le nom et les indications des techniques particulières réalisables sur les
cellules et tissus.
1. Historique
Malgré des progrès isolés et significatifs depuis la Renaissance, la médecine restait en France, ainsi
que dans de nombreux autres pays européens, tributaire de croyances périmées et de systèmes
sociaux peu propices au progrès des connaissances médicales. La médecine, jadis réservée aux
clercs, continuait à être enseignée à l’Université alors que la chirurgie en avait été écartée pendant
En 1799, Bichat publia le Traité des membranes. Ce traité qui constitua l’ouvrage fondamental de
l’anatomopathologique initia une nouvelle façon de voir l’anatomie. En effet, à côté d’une vision
montrant des organes voisins les uns des autres, il proposait une conception de l’homme constitué
par des enveloppes successives qui enveloppaient peu à peu les différents organes. Ce modèle se
révéla étonnamment utile et permit de prédire de façon satisfaisante l’évolution d’un certain nombre
de maladies. En réalité, elle était étroitement dépendante des pathologies couramment observées à
l’époque comme la tuberculose. On observait alors très fréquemment des lésions des séreuses
pleurales, péritonéales et péricardiques.
En 1819, Laennec publia son Traité sur l’auscultation médiate (c’est à dire avec un cylindre qui
sera le précurseur du stéthoscope). Ces nouvelles méthodes donnèrent des résultats objectifs et
fiables pour l’examen des organes internes. Cet ouvrage en principe consacré à la présentation et à
la promotion de ce nouvel outil diagnostique comportait une très importante partie consacrée à
l’examen post-mortem et à la pathologie macroscopique des tissus. Le lien entre l’auscultation et la
percussion d’une part et les autopsies étaient très étroit. En effet, ces nouvelles méthodes d’examen
ne trouvaient leur valeur que dans une corrélation étroite avec les autopsies. Tout ceci aboutit vers
les années 1830 à la constitution d’un ensemble de connaissances qui se trouva alors brutalement
confronté à un nouvel instrument : le microscope !
L’histoire de l’anatomie pathologique est exposée au Musée Dupuytren (Paris)
La démarche de l’anatomie pathologique est basée sur une analyse sémiologique qui compare les
tissus normaux et les tissus pathologiques. Les lésions sont confrontées aux données cliniques,
biologiques et d'imagerie : c’est la corrélation anatomo-clinique qui est indispensable pour
permettre une interprétation synthétique qui aboutit à un diagnostic (certain, probable ou incertain).
a) La biopsie consiste à prélever un fragment de tissu sur un être vivant en vue d'un examen
anatomo-pathologique. Par extension, ce terme peut désigner le fragment tissulaire. La biopsie peut
être effectuée selon plusieurs modalités :
• par ponction à l'aide d'une aiguille coupante ou d'un trocart (foie, rein, os...) : on obtient des
cylindres de tissu de quelques mm à quelques cm de long (Voir placmed01 ci dessous). Les
ponctions sont effectuées "à l'aveugle" lorsque l’ensemble de l’organe est malade ou sous
repérage (échographie, scanner) lorsque la ponction doit être dirigée sur une lésion focale
visible en imagerie.
Carotte de ponction-biopsie hépatique. En haut : vue macroscopique de la lame : deux carottes de 1 cm. En bas : vue
microscopique d'une carotte colorée (objectif 5)
(placmed01)
• par biopsie chirurgicale après anesthésie locale ou générale et sous contrôle de la vue :
biopsie partielle, ou biopsie exérèse enlevant la totalité de la lésion.
• au cours d'une endoscopie (pince montée sur l'endoscope) : fragments de 0,5 mm à 2 mm
biopsie de muqueuse colique prélevée à la pince lors d'une endoscopie. En haut, vue macroscopique de la lame : elle
présente 3 biopsies de 1 à 2 mm de diamètre, sur quatre coupes. En bas, vue microscopique d'une biopsie colorée
(objectif 5)
(placmed02)
b) Les pièces opératoires : exérèse partielle ou complète d'un ou de plusieurs organes, séparés ou
en monobloc.
• les circonstances cliniques et para cliniques qui ont motivé le prélèvement, éventuellement
les hypothèses diagnostiques.
• L'aspect macroscopique ou endoscopique des lésions (un compte-rendu opératoire peut être
utilement joint) ; éventuellement l'aspect d'imagerie, en particulier pour les tumeurs
osseuses.
• les antécédents pathologiques du patient, en particulier, dans la mesure du possible, les
antécédents d’examens anatomopathologiques effectués dans un autre laboratoire. La nature
des traitements éventuellement administrés au malade.
• le nom et coordonnées du médecin prescripteur et du préveleur, et éventuellement des autres
médecins correspondants.
Techniques cytologiques : En haut : projection du produit de ponction cytologique à l’aiguille sur une lame ; en bas : la
goutte est étalée, tirée à l’aide d’une autre lame ; à droite : lame d’un étalement cytologique (après coloration)
(placmed09)
Cytocentrifugation d’un liquide d’ascite : A. cytocentrifugeuse. B. Spot de cytocentrifugation sur lame (après
coloration)
(placmed10)
La fixation des étalements se fait soit par simple séchage à l'air pour la coloration de May-
Grunwald-Giemsa (voir placmed12), soit par immersion dans l'alcool-ether ou par application d'un
aérosol de laque fixante pour les colorations de Harris-Schorr ou de Papanicolaou (frottis cervico-
utérins notamment (voir placmed13)).
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Étalement d ’un produit de cytoponction ganglionnaire. Diagnostic : lymphome hodgkinien (coloration May-Grunwald-
Giemsa)
(placmed12)
Frottis cervico-utérin : présence de koïlocytes témoignant d'un condylome viral. coloration de Papanicolaou
(placmed13)
Afin d’éviter l’altération des cellules par autolyse, la fixation, la cyto-centrifugation et la coloration
doivent être effectuées rapidement après l'obtention du prélèvement : fixation des frottis cervico-
utérins par le médecin préleveur, acheminement rapide d’un liquide à l'état frais au laboratoire,
coloration au MGG sans délai excessif de lames séchées à l'air. En cas de besoin (par exemple,
recueil d'un liquide en dehors des heures d'ouverture d'un laboratoire) un liquide peut être
provisoirement stocké dans un réfrigérateur à +4°C.
La technique de prise en charge d'un prélèvement cytologique étant rapide (environ une heure de
technique), un résultat urgent peut être donné au médecin prescripteur de l’examen le jour même du
prélèvement. Des colorations spéciales et des réactions immuno-cytochimiques peuvent être
également effectuées, à condition de disposer du nombre de lames nécessaires (d'où l'importance
des renseignements cliniques fournis à la réception du prélèvement).
L’analyse d’un liquide peut également se faire après fixation et inclusion en paraffine d’un culot de
centrifugation, qui est alors techniqué de la même façon qu’un prélèvement tissulaire.
Un examen cytopathologique fournit des renseignements souvent partiels, voire sans certitude. Par
exemple, les anomalies cytoplasmiques et nucléaires observées dans des cellules cancéreuses
peuvent être difficiles à distinguer de modifications cellulaires induites par des phénomènes
inflammatoires ou régénératifs ; en outre, lors de l’étude de cellules isolées, des critères importants
du diagnostic d’un cancer tels que l’architecture du tissu néoplasique et ses relations avec le tissu
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sain ne sont pas analysables. L’examen cytopathologique est donc un examen de dépistage ou
d'orientation diagnostique. Un contrôle par biopsie est presque toujours nécessaire avant toute
thérapeutique.
L’analyse d’un liquide peut égelement se faire à partir d’un culot de centrifugation qui est alors
techniqué de la même façon qu’un prélèvement tissulaire (coupes au microtome,…).
Examen macroscopique d’une pièce opératoire : exemple d’une pièce oesogastrectomie pour cancer du bas œsophage
(flèche). A- pièce fraîche. B- pièce après fixation dans une solution de formol
(placmed03)
Examen macroscopique d’une pièce opératoire d' oesogastrectomie pour cancer du bas œsophage repérage des
dimensions de la pièce
(plamed04)
Examen macroscopique d’une pièce opératoire : dissection d'une pièce d'oesogastrectomie et sélection des
prélèvements destinés à l’étude microscopique
(placmed05)
Chaque lésion est repérée sur un schéma et éventuellement photographiée. Ces constatations sont
confrontées aux documents cliniques et/ou radiologiques d’où l’importance des renseignements
écrits fournis par le médecin clinicien. En cas de pièces opératoires complexes (exérèse monobloc
de plusieurs organes ou pièce de résection selon une méthode non conventionnelle), le chirurgien
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devra adresser la pièce avec des indications de repérage topographique. Il peut être utile de marquer
les berges d'une pièce de résection de tumeur avec une encre indélébile (voir placmed06): ceci ne
nuit pas à l'étude histologique et permet d'apprécier exactement la distance entre la tumeur et la
limite chirurgicale de la pièce (voir placmed07).
Pièce d’exérèse de prostate et de vésicules séminales : A- surface tatouée à l’encre de chine, B- Tranche de section de
la prostate : l’encre ne pénètre pas en profondeur
(placmed06)
Pièce d’exérèse de prostate tatouée à l’encre de chine : Lors de l ’examen microscopique, l ’encre permet de repérer
exactement les limites de la résection chirurgicale (limite noire à gauche)
(placmed07)
L'examen macroscopique donne des indications pour le pronostic de la maladie (notamment taille et
localisation d’un cancer) et il permet de sélectionner les territoires à prélever pour l'étude
microscopique : zones lésées, zones d'aspect macroscopique sain et limites d'exérèse (voir
placmed08).
Exemple de prélèvement destiné à l’étude microscopique : jonction entre la paroi oesophagienne d’aspect sain (A) et la
tumeur (B)
(placmed08)
Après le choix des prélèvements destinés à l'analyse microscopique, les restes de la pièce opératoire
sont conservés pendant quelques jours ou semaines afin de pouvoir en cas de nécessité effectuer des
prélèvements complémentaires.
2.3.3.2. Fixation
Indispensable pour conserver la morphologie cellulaire, elle doit être immédiate ou au moins très
rapidement débutée après l'obtention du prélèvement. Toute fixation défectueuse rend l'étude
anatomo-pathologique difficile voire impossible (dessiccation et/ou autolyse du tissu).
Si le laboratoire est situé à proximité immédiate du lieu de prélèvement, celui-ci peut être acheminé
rapidement (moins d’une heure) et confié à l'anatomo-pathologiste qui choisira les conditions de
fixation les plus adaptées. Sinon, la fixation doit être effectuée par le médecin préleveur.
Trois précautions doivent être prises : le volume du fixateur doit représenter environ 10 fois le
volume de la pièce. Le récipient doit être de taille suffisamment grande pour prévenir les
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déformations des pièces opératoires volumineuses. Avant fixation, les organes creux (tube digestif,
vésicule biliaire, utérus..) doivent être ouverts et si nécessaire lavés de leur contenu afin de prévenir
l'autolyse des muqueuses ; les organes pleins volumineux (foie, rate) doivent être coupés en
tranches pour faciliter la pénétration rapide et homogène du fixateur ; les poumons peuvent être
fixés par insufflation d’une solution de formol dans les bronches ou coupés en tranches. Seuls les
cerveaux de nécropsies seront plongés dans une solution de formol sans être tranchés en raison de la
fragilité de la substance cérébrale.
Nature du fixateur : le fixateur le plus habituellement utilisé est le formol à 10% tamponné. Pour
les biopsies de petite taille, des fixateurs à base d'alcool peuvent être utilisés (fixation encore plus
rapide mais effet délétère sur certains antigènes ce qui peut nuire à des techniques particulières
d’immunohistochimie).
Technique histologique : étapes manuelles. A : refroidissement des blocs de paraffine ; B : coupe au microtome ; C :
étalement
(placmed17)
automate à coloration
(placmed18)
A. Tissu dans le bloc de paraffine après la coupe. B Coupe du tissu étalé sur lame et coloré
(placmed19)
Coloration hématoxyline-éosine-safran sur une lame intéressant la jonction entre la paroi oesophagienne saine (A) et
une tumeur (BC). A : muqueuse malpighienne saine de l'œsophage. B : adénocarcinome à moyen grossissement. C :
adénocarcinome à fort grossissement
(placmed20)
Plateau de lecture : Les lames colorées accompagnées des renseignements cliniques sont préparées pour le médecin
pathologiste qui les observe au microscope : détection et interprétation des lésions pour établir un diagnostic
(placmed21)
Examen histologique extemporané d’une lésion mammaire : A - prélèvement frais. B - examen macroscopique. C - un
échantillon de la lésion est mis à congeler sur un portoir
(placmed23)
Examen histologique extemporané: coupe au microtome à congélation puis coloration rapide au bleu de toluidine
(placmed24)
Mais la morphologie tissulaire n'est pas d'aussi bonne qualité qu'après une fixation et inclusion en
paraffine, en raison de la congélation qui altère la morphologie cellulaire (voir placmed24bis). En
outre, pour respecter un délai de réponse court, il n'est pas possible d'examiner en totalité une lésion
volumineuse. Le diagnostic fourni par un examen extemporané n’est donc pas aussi fiable qu’un
diagnostic histologique conventionnel : il ne doit être considéré que comme un diagnostic de
présomption. Les tissus calcifiés ne peuvent être coupés dans un cryostat et ne peuvent donc faire
l'objet d'un examen histologique extemporané.
Histoenzymologie sur une biopsie musculaire. Recherche des activités enzymatiques NADH-TR (à gauche) et succinate
déshydrogénase (à droite) dans une myopathie congénitale à "central core". Le core excentré sans activité
enzymatique correspond à un amas de myofibrilles sans mitochondries
(placmed50)
2.4.4. Immunohistochimie
Elle consiste à mettre en évidence divers antigènes (Ag) cellulaires ou extra-cellulaires grâce à des
anticorps (Ac) spécifiquement dirigés contre eux, sur des préparations cytologiques
(immunocytochimie) ou sur des des coupes de tissus congelés ou fixés et inclus en paraffine. Les
Ag recherchés peuvent être des Ag membranaires, cytoplasmiques ou nucléaires ou des protéines de
la matrice extra-cellulaire.
L'immunofluorescence directe est surtout utilisée pour mettre en évidence les dépôts tissulaires
d'immunoglobulines et de complément dans les biopsies cutanées et dans les biopsies rénales
congelées, observées grâce à un microscope à fluorescence.
Immunofluorescence sur une biopsie rénale : mise en évidence de dépôts anormaux de chaînes légères kappa dans un
glomérule et les membranes basales des tubes (maladie des dépôts de chaînes légères d’immunoglobulines)
(placmed51)
Dans les méthodes immunoenzymatiques indirectes, l'Ac spécifique primaire est déposé sur le
tissu, puis il est révélé par un 2ème Ac couplé à une enzyme à laquelle on fournit son substrat. Le
produit coloré de la réaction enzymatique apparaît au niveau du site des complexes Ag-Ac.
Immunohistochimie par méthode immunoenzymatique : marquage des cellules à insuline dans un ilôt de Langerhans
(réaction de couleur brune donnée par la diaminobenzidine, substrat de la péroxydase)
(placmed51bis)
L'immunohistochimie est très largement utilisée dans une majorité de laboratoires d'anatomie
pathologique avec de multiples indications parmi lesquelles :
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Mise en évidence immunohistochimique de cytokératine témoignant d'une différenciation épithéliale dans un carcinome
à cellules fusiformes : marquage cytoplasmique à l'aide de l'anticorps anti-pankératine KL1 (méthode
d'immunopéroxydase indirecte sur tissu déparaffiné)
(Placmed54)
Mise en évidence immunohistochimique de l’antigène HBs dans deux hépatocytes infectés par le virus de l'hépatite
virale B (méthode d'immunopéroxydase indirecte sur tissu déparaffiné : coloration brune des cytoplasmes infectés par
le virus)
(placmed55)
Mise en évidence immunohistochimique de l'antigène du cycle cellulaire Ki67 dans des cellules tumorales d'un
lymphome non hodgkinien : marquage nucléaire des cellules en cycle de prolifération par l'anticorps MIB1 (technique
d'immunoperoxydase sur tissu déparaffiné)
(placmed56)
Mise en évidence immunohistochimique des récepteurs nucléaires aux oestrogènes dans un cancer invasif du sein
(technique d'immunoperoxydase) : marquage nucléaire de la majorité des cellules tumorales
(placmed57)
Détection nucléaire des ARNs EBER du virus d'Epstein Barr dans une lymphoprolifération liée à ce virus. Marquage
nucléaire noir par hybridation in situ sur tissu fixé et inclus en paraffine
(placmed59)
Le délai de réponse nécessaire, en raison des diverses contraintes techniques, est généralement de
l'ordre de 48h au minimum. En cas de délai prolongé (examen en attente de techniques
complémentaires ou demande d'avis auprès d'un expert), un compte-rendu provisoire peut être
adressé, mais une décision thérapeutique ne peut s'appuyer que sur le compte-rendu définitif.
L’avis d’autres médecins anatomo-pathologistes peut être sollicité dans diverses circonstances : cas
de diagnostic difficile, désaccord sur le diagnostic entre le pathologiste et le clinicien, avis d'un
autre pathologiste sollicité à la demande du clinicien ou du patient. Cela nécessite l’envoi de lames,
de blocs ou des images numériques (télépathologie voir plus loin). Le pathologiste consulté rédige
un compte-rendu écrit qui est adressé au pathologiste initial et est transmis au médecin en charge du
patient.
Les résidus de pièces opératoires ou de prélèvements nécropsiques sont détruits après l'analyse
anatomopathologique mais les blocs d’inclusion, les lames colorées et les comptes-rendus sont
conservés par le laboratoire dans des archives : il s'agit d'une obligation légale.
Le pathologiste doit continuer d'évoluer, comme il l'a toujours fait, en enrichissant la sémiologie
morphologique des nouvelles méthodes diagnostiques, mais il doit garder un raisonnement précis
basé sur la morphologie (tant macroscopique, que microscopique), pour établir ou réviser les arbres
décisionnels.
électronique à transmission : exocytose d’un granule de sécrétion hormonale (flèche) dans une cellule d’un adénome
hypophysaire
(placmed58)
3.3.2. Histomorphométrie
Cette technique permet une évaluation quantitative de certains paramètres : étude la masse osseuse,
quantification de la quantité de tissu conjonctif fibreux, étude de caractères morphologiques
cellulaires (taille des noyaux…), quantification de résultats immuno-histochimiques. Elle utilise des
appareils semi-automatiques couplés à des ordinateurs.
3.3.7. La microdissection
Elle permet de réaliser des analyses moléculaires ciblées. Elle est ntamment utilisée lorsque le
prélèvement est très hétérogène, pour ne prélever sur une lame que les territoires ou les cellules que
l’on souhaite analyser. Cette microdissection peut être soit manuelle, soit par faisceau laser.
4. En Savoir Plus
Les autopsies à but scientifique ont pour objectif d'établir un bilan complet des lésions :
1) déterminer la nature de la maladie : porter un diagnostic final qui est comparé au diagnostic fait
chez le malade vivant
2) juger de l'efficacité et d'éventuelles complications des traitements qui ont été administrés
3) déterminer la cause du décès : ce peut être soit directement la maladie du patient (exemple :
cancer généralisé), soit des complications liés au traitement, soit une autre maladie compliquant la
maladie pour laquelle le patient avait été hospitalisé (exemple : une infection pulmonaire
nosocomiale chez un patient hospitalisé pour accident vasculaire cérébral).
L'autopsie peut découvrir des lésions qui avaient été totalement méconnues du vivant du malade.
L'exploitation statistique des résultats d'autopsie (surtout si elles sont systématiques) fournit des
renseignements épidémiologiques et didactiques.
Les conditions légales réglementant les nécropsies à but scientifique sont celles qui concernent plus
globalement tous les prélèvements d'organes post-mortem.
- Constat de mort indiquant les procédés utilisés pour affirmer le décès, résultats, date et heure des
constatations.
- la nécropsie est interdite si le malade a manifesté son opposition : toute personne peut
consigner son refus d'autopsie ou de prélèvements d'organes dans un registre (registre tenu à
l'hôpital ou registre national géré par l'Etablissement Français des Greffes); si la personne admise à
l'hôpital n'est pas en mesure de s'exprimer, on consigne dans le registre toute indication recueillie
sur sa personne ou provenant des membres de sa famille ou de proches laissant à penser que la
personne s'opposait à des prélèvements sur son corps. La consultation du registre national
automatisé des refus de prélèvements d'organe géré par l'Etablissement Français des Greffes est
obligatoire pour tout patient âgé de plus de 13 ans avant de pouvoir procéder à l'autopsie ; pour les
enfants de moins de 13 ans : nécessité de l’autorisation écrite des parents.
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- la nécropsie à but scientifique est interdite si les circonstances de la mort sont suspectes
(accident, crime, suicide...) et peuvent conduire à un examen médico-légal. Pour les mêmes raisons
médico-légales, on s'abstient de faire une nécropsie à but scientifique s'il s'agit d'un pensionné de
guerre ou d'un accidenté du travail ou d'une maladie professionnelle.
Une autopsie doit être pratiquée aussi précocement que possible après le décès pour éviter l'autolyse
cadavérique. Après la constatation du décès, le corps est transporté au dépôt mortuaire de l'hôpital.
La famille est avertie et son accord est sollicité. Le corps est mis en chambre froide jusqu'au
moment de l'autopsie, qui est généralement réalisée dans les 24 à 48 heures (exceptionnellement 72
heures) après le décès. Les médecins anatomo-pathologistes doivent avoir le maximum de
renseignements concernant l'histoire médicale du patient et les circonstances de son décès afin de
bien orienter la recherche des lésions. L'étude débute par un examen de l'aspect extérieur du
cadavre (recherche d'anomalies de la peau, de cicatrices....). Il est généralement pratiqué une
incision médiane allant de la base du cou au pubis. Les côtes sont sectionnées : on examine l'aspect
du thorax et de l'abdomen ouverts, on note la présence éventuelle de liquide anormal (quantité,
couleur). On dégage et examine les viscères thoraciques et abdomino-pelviens. Pour étudier le
cerveau, le cuir chevelu est incisé puis récliné et le crâne est ouvert à la scie électrique : le cerveau
est dégagé en sectionnant sa zone de jonction avec la moelle épinière. Celle-ci peut être dégagée en
sectionnant une à une les vertèbres. Des prélèvements sont systématiquement réalisés pour une
étude microscopique ultérieure sur toutes les lésions macroscopiques et les organes d'aspect sain.
Les constatations effectuées lors de l'autopsie sont consignées dans un compte-rendu adressé au
médecin qui a demandé l'autopsie.
Après l'autopsie, le corps est préparé par le personnel de la chambre mortuaire pour être rendu à la
famille. Le corps peut être ramené à son domicile ou à celui de sa famille par une entreprise agréée,
sans mise en bière dans les conditions suivantes : respect d'un délai de 24 heures maximum entre
l'heure du décès et l'achèvement du transport s'il n'y a pas de soins de conservation ou délai de 48
heures maximum si des soins de conservation sont effectués avant le transport ; corps reconnu par
la famille ; autorisation écrite du médecin qui a constaté le décès (le médecin peut refuser si
maladie contagieuse ou mort suspecte ou si l'état du corps ne permet pas le transport) et autorisation
écrite du Directeur de l'hôpital. Si ces conditions ne sont pas remplies, la mise en bière à l'hôpital
après l'autopsie est obligatoire.
Les motifs les plus fréquents de demande des examens histologiques extemporanés sont :
déterminer la nature inflammatoire ou tumorale d'une lésion et, en cas de tumeur, sa nature bénigne
ou cancéreuse pour déterminer l’importance du geste d’exérèse chirurgical ; s’assurer qu’une
biopsie chirurgicale a bien intéressé un territoire lésionnel représentatif de la maladie ; s'assurer que
des limites de résection sont saines.
Aussitôt après leur prélèvement, les tissus (biopsie ou pièce d’exérèse) sont adressés frais au
laboratoire, à sec ou dans du sérum physiologique, accompagnés de renseignements cliniques et
d'une demande précise du chirurgien. Au laboratoire sont effectués un examen macroscopique puis
une congélation d’un fragment (ou de tout le tissu adressé s'il mesure moins de 1 cm de grand axe).
Des coupes d’environ 8 microns d'épaisseur sont effectuées dans un cryostat (microtome à
congélation), colorées de façon rapide (généralement au Bleu de toluidine), puis examinées au
microscope. Le délai moyen de réponse est de 10 à 20 minutes. La réponse est transmise
directement au chirurgien pendant l'intervention. Le tissu examiné est ensuite décongelé et fixé
pour un examen ultérieur selon la technique histologique conventionnelle : le compte-rendu final
qui pose le diagnostic définitif après examen de l’ensemble de la pièce opératoire mentionnera le
résultat donné lors de l’examen extemporané. L’altération des tissus par la congélation peut rendre
difficile une analyse ultérieure après fixation et inclusion : un diagnostic urgent mais ne modifiant
immédiatement pas le geste opératoire n'est donc pas une indication d'examen extemporané (surtout
si la lésion de petite taille risque d’être en totalité et irrémédiablement altérée par la congélation).
Une réponse plus fiable peut être donnée en 24 heures par une technique accélérée de fixation et
inclusion en paraffine.
ROUGE CONGO : colorant rouge orangé spécifique de l’amylose (voir placmed30) quand il
donne en examen en lumière polarisée une biréfringence verte (voir placmed31).
Coloration de Von KOSSA : transforme des sels de calcium en sels d’argent et met en évidence
avec une coloration noire les phosphates et carbonates de Calcium présents dans les tissus (voir
placmed32). Autre méthode de mise en évidence du calcium : le rouge d’alizarine S, molécule
colorante chélateur du calcium qui apparaît en rouge orangé.
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Coloration de Von Kossa : coloration de calcifications dans des parois vasculaires
(placmed32)
PERLS : coloration en bleu de l’hémosidérine (forme de stockage du fer en excès) par la mise en
évidence du fer ferrique.
Coloration de Fontana sur un naevus naevocellulaire cutané : mélanocytes chargés de mélanine (noire) autour d'une
glande sébacée
(placmed34)
coloration de Grimélius dans des cellules neuro-endocrines du pancréas (cytoplasme chargé de grains marrons)
(plamed35)
Colorations du collagène : une seule coloration ne peut mettre en évidence tous les constituants
fibrillaires de la matrice extracellulaire. Pour apprécier une fibrose, on aura donc intérêt à pratiquer
plusieurs colorations :
• TRICHROME DE MASSON (coloration du collagène au Vert Lumière (voir placmed36
et placmed37) ou Bleu d’aniline, associé à une coloration nucléaire par l’hématoxyline, et
une coloration cytoplasmique par un mélange de colorants acides (fuchsine Ponceau)
Trichrome de Masson au vert lumière : coloration verte du collagène dans un foie. Les cytoplasmes des hépatocytes
sont marrons
(placmed36)
Trichrome de Masson au bleu d'aniline sur tissu hépatique : coloration bleue du collagène d'un espace porte
(placmed37)
Imprégnation argentique des fibres de réticuline dans une moelle osseuse pathologique par la coloration de Gordon-
Sweet : myélofibrose
(placmed39)
coloration de Tuzi : Coloration argentique des membranes basales d’un glomérule rénal
(placmed40)
ROUGE à l'huile (oil-red O) : mise en évidence en rouge des triglycérides (voir placmed41). Se
fait idéalement sur du tissu frais congelé mais est aussi possible sur du matériel fixé dans le formol
et non inclus en paraffine, et secondairement congelé.
coloration du Rouge à l'huile : Mise en évidence de triglycérides (gouttelettes rouges) dans le cytoplasme
d'hépatocytes
(placmed41)
permanganate-bleu alcian : Mastocytose cutanée. Les cytoplasmes des mastocytes sont colorés en bleu
(placmed42)
Coloration de Ziehl : mycobactéries colorées en rouge dans une tuberculose de la moelle hématopoïétique
(placmed44)
Coloration de Giemsa dans un ganglion lymphatique ; noter les mastocytes violets et les polynucléaires éosinophiles
rouges
(placmed46)
Coloration de Giemsa dans un ganglion lymphatique; noter un mastocyte à cytoplasme violet à droite et un plasmocyte
à cytoplasme basophile à gauche
(placmed47)
Coloration argentique de GROCOTT : colore en noir des champignons (voir placmed48) et des
parasites (pneumocystis carinii).
Coloration de Whartin-Starry : bactéries du genre Hélicobacter Pylori dans une crypte gastrique, colorées en noir
(placmed49)
4.4. Immunohistochimie
L'immunofluorescence directe sur coupe en congélation est une méthode très spécifique qui évite
toutes les réactions non spécifiques dues à l'accrochage de l'Ac au récepteur du Fc des
immunoglobulines, à condition d'utiliser l'Ac à la dilution optimale. Mais c'est une méthode peu
sensible (pas d'amplification du signal) et qui nécessite d'utiliser des Ac couplés à un chromogène
fluorescent (Fluorescéine, Rhodamine, Rouge Texas….). Intérêt : permet facilement les doubles
marquages et évite les problèmes liés aux peroxydases endogènes. Le marquage est labile dans le
temps : des milieux de montages spéciaux permettent d'éliminer l'effacement du marquage.
Méthode immunoenzymatique avec amplification du signal par un polymère : 1) l'anticorps primaire (bleu) se fixe à
l'antigène ; 2) l'anticorps secondaire (vert) se fixe à l'anticorps primaire et est couplé à un polymère inerte (ligne
noire) qui porte plusieurs molécules d'anticorps secondaire et de peroxydase
(placmed53)
L'utilisation de tissus congelés ou de tissus fixés et inclus en paraffine comporte des avantages et
inconvénients :
• congélation : nécessité de disposer de tissus frais, d'un système de stockage (au moins à - 80
°C), de pratiquer des coupes au cryostat t; morphologie moins bien conservée que sur des
coupes fixées et incluses dans la paraffine. L'intérêt majeur est de pouvoir visualiser des
épitopes détruits par des procédés de fixation et d'inclusion. Néanmoins, les indications de
l'immunohistochimie sur coupes à congélation tendent à diminuer, d'une part en raison de la
fabrication de nouveaux Ac reconnaissant des épitopes résistants à la fixation, d'autres part
grâce aux techniques de démasquage antigénique (micro-ondes, autocuiseur, bain-marie) et
aux systèmes de révélation ultrasensibles.
• tissus fixés inclus en paraffine : les avantages sont l'utilisation a posteriori quand le tissu a
été fixé et la possibilité d'études rétrospectives (sur blocs ou sur lames) ainsi qu'une
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morphologie bien conservée. Mais certains épitopes sont détruits : pour y remédier,
nécessité d'une bonne fixation (ni trop courte, ni trop longue). Le choix du fixateur est
important (en règle préférer le formol tamponné), car certains épitopes sont détruits par
certains fixateurs (alcooliques surtout) et l'éventuelle décalcification. Eviter les températures
excessives au moment de l'inclusion et du séchage des lames. Nécessité pour de nombreux
épitopes d'un démasquage antigénique (prétraitement qui permet de rompre les liaisons
moléculaires créées par le fixateur et modifiant la configuration spatiale des épitopes et leur
accessibilité aux antigènes) : digestion enzymatique ou plus souvent chauffage des coupes
dans un tampon au four à micro-ondes, autocuiseur, ou bain-marie.
Les communications de comptes-rendus par télécopie ou par réseau informatique ne peuvent être
utilisées que dans le cadre d'une procédure garantissant le secret médical. L'anatomo-pathologiste
délègue au médecin traitant ayant en charge le patient le soin de lui apporter des informations
explicatives sur les conclusions de l'examen anatomocytopathologique (article 35 du code de
déontologie). Néanmoins, un patient peut demander une information directe émanant du
pathologiste. Le patient peut aussi demander à avoir accès à son dossier médical (loi n° 2002-203
du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et décret n°2002-637 du 29 avril 2002 relatif à
l'accès aux informations personnelles détenues par les professionnels et les établissements de santé).
La durée de l'archivage est de plusieurs années et est réglementée par le décret 88-280 du
24/03/1998 pour les pathologistes libéraux et l'arrêté du 11/03/1968 relatif aux archives
hospitalières. Après des années, il est donc toujours possible de réexaminer des lames ou de
confectionner de nouvelles lames à partir du bloc d’inclusion tant que le matériel tissulaire n’est pas
épuisé par les coupes successives. Des diagnostics peuvent ainsi être précisés ou modifiés en raison
de l’amélioration des connaissances et des techniques.
Quoi qu'il en soit, la conservation des prélèvements cryopréservés nécessite une infrastructure
lourde, notamment rapidité de congélation, contrôle de la qualité des prélèvements congelés,
conservation de l'échantillon dans des conditions satisfaisantes. Des procédures de cryopréservation
ont été élaborées en partenariat entre le Ministère de la Santé, l’HAS et la spécialité. L'utilisation de
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ces collections nécessite la conformité aux règles éthiques (information du patient, gestion du
consentement, cf loi de Bioéthique de 2004), aux procédures d'assurance qualité et à la transparence
des règles d'organisation, de fonctionnement et d'utilisation des prélèvements conservés. Les
échantillons cellulaires ou tissulaires, cryopréservés ou non, ne peuvent être utilisés ou utilisables
que s'ils sont associés à des informations cliniques sur le malade, des informations morphologiques
concernant le diagnostic porté sur le prélèvement et des informations sur les échantillons (nature,
quantité, conditions de collecte, de préparation, de conservation et d'utilisation). L’utilisation des
échantillons est soumise à un comité de pilotage (chargé de la gestion de la tumorothèque), un
conseil scientifique (avis sur les projets de recherche soumis) et un responsable de l'assurance
qualité (organisation de la collecte, gestion de la collection, gestion des cessions).
Les principes de prélèvement, de fixation et d'inclusion sont les mêmes que ceux de la microscopie
photonique. Cependant les prélèvement doivent être de petite taille (2 à 3 mm), des fixateurs
spéciaux doivent être utilisés (glutaraldéhyde, puis acide osmique le plus souvent). Les
prélèvements sont ensuite inclus dans une résine (épon) qui permet de pratiquer des coupes semi-
fines (1micron) pour le repérage puis ultrafines (moins de 100 nm) déposées sur des grilles pour
pouvoir être examinées. Le microscope électronique permet d'obtenir des grandissements très
importants (2000 à 200 000 fois) et d’étudier les organites d’une cellule. Cette technique peut être
couplée à des techniques d'immunohistochimie (avec des résines d'inclusion spéciales hydrophiles
et des systèmes de révélation utilisant des billes d'or colloïdal denses aux électrons).
Contexte législatif
L'évaluation individuelle des pratiques professionnelles, instituée par décret en décembre 1999,
pour les praticiens exerçant en libéral, vise à améliorer la qualité des soins en permettant à chaque
praticien de disposer d'une appréciation et de recommandations formulées par ses pairs, sur la
qualité de ses pratiques en matière de prévention, de diagnostic et de thérapeutique.
Dans la loi n°2004-810 du 13/8/04 relative à l'assurance maladie est annoncé la création de "la
Haute Autorité de santé" et de "l'Institut des données sanitaires" chargés d'assurer la cohérence de la
démarche d’AQ et de veiller à la qualité des systèmes d'information utilisés pour la gestion du
risque maladie. Dans la loi est réaffirmée la nécessité d'une évaluation des pratiques
professionnelles. De volontaire, elle devient obligatoire en exercice privé ou public avec
"accréditation" des médecins ou d'équipes médicales exerçant en établissement de santé et
"certification" des établissements de santé.
en fit la cause de toute pathologie. Médecin réputé du Val de Grâce, sa carrière fut d’abord
glorieuse mais peu à peu son obstination à ne vouloir employer que saignées et sangsues se révéla
particulièrement dangereuse. Il provoqua la mort de nombreux patients soit directement soit par son
influence sur d’autres médecins de son époque, tel Guillaume Dupuytren, qui crurent à sa théorie.
1761. Son enseignement au lit du malade eu un grand succès et il influença durablement certains de
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