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DS3 Correction

Le document présente les éléments de correction d'un devoir de mathématiques sur les intégrales à paramètre et l'algèbre linéaire, en se concentrant sur la fonction Gamma d'Euler. Il aborde des concepts tels que la continuité, les intégrales convergentes, et les propriétés de la fonction Gamma, notamment sa croissance et ses limites. Des démonstrations et des théorèmes sont également inclus pour illustrer les résultats mathématiques obtenus.

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PSI - Lycée Bellevue - Toulouse 18/10/23

DS de mathématiques no 3 : éléments de correction


Intégrales à paramètre – Algèbre linéaire
Les documents, calculatrices et téléphones et autres dispositifs électroniques communicants sont interdits.
Une bonne rédaction est indispensable, ainsi qu’une présentation soignée (orthographe, graphie, résultats encadrés).

Problème 1 (tiré de Maths 1 Centrale PC 2016)

1 Autour de la fonction Gamma d’Euler


Z +∞
Pour x ∈ R, on pose, lorsque cela a un sens, Γ(x) = tx−1 e−t dt.
0
1. (a) Soit x ∈ R. On note γ : t 7→ tx−1 e−t . γ est continue sur ]0, +∞[.
• Au voisinage de 0+ :
Z 1
x−1 −t 1
On a : f (t) = t e ∼ donc
f (t) dt existe si et seulement si x > 0, en comparaison avec
t1−x
t→0 0
une intégrale de Riemann au voisinage de 0 (convergente ssi 1 − x < 1).
• Au voisinage de +∞ :
 Z +∞ 
1
Par croissances comparées, lim t2 tx−1 e−t = tx+1 e−t = 0, f (t) donc =
f (t) dt
t→+∞ t→+∞ t2 1
converge pour tout x en comparaison avec une intégrale de Riemann convergente en +∞ (2 > 1).
Le domaine de définition de Γ est donc D = ]0, +∞[.
(b) On intègre par parties pour x > 0 (le crochet converge, donc les intégrales ont même nature, et donc
convergent toutes les deux) ; on obtient :
Z +∞
 −t  +∞
x
tx−1 e−t dt = xΓ(x)

Γ(x + 1) = −e t 0 + x (?)
0

puisque l’expression entre crochets a pour limite 0 en 0 et en +∞.


On en déduit par récurrence triviale (à rédiger à ce moment de la copie...) :

n−1
Y
∀n > 1, ∀x > 0, Γ(x + n) = Γ(x) (x + k)
k=0

n−1
Y
On note, pour n ∈ N? , Pn : « ∀x > 0, Γ(x + n) = Γ(x) (x + k) ».
k=0
• On vient de montrer P1 ci-dessus.
• Soit n ∈ N? . Suppposons Pn . Montrons Pn+1 . Soit x > 0. On a :

Γ(x + n + 1) = Γ (x + n) + 1
= (x + n)Γ(x + n) d’après la relation (?) appliquée à x + n > 0
n−1
Y
= (x + n) (x + k) d’après Pn
k=0
n
Y
= (x + k),
k=0

d’où Pn+1 .
• On a donc montré le résultat voulu par récurrence.
Z +∞ +∞
Pour x = 1 on obtient, puisque Γ(1) = e−t dt = −e−t 0 = 1, que Γ(n + 1) = n! pour tout n ∈ N?

0
donc finalement :
∀n > 1, Γ(n) = (n − 1)!
−t 2 4
(c) Les fonctions
 t7→ e et t 7→ e−t sont bien définies et continues sur R+ et, par croissances comparées, ce
1
sont des o 2 quand t → +∞ donc elles sont intégrables sur R+ :
t
Z +∞ Z +∞
2 4
Les intégrales e−t dt et e−t dt sont bien définies.
0 0

Dans la première intégrale, effectuons le changement de variable u : t 7→ t2 qui réalise une bijection de
classe C 1 strictement croissante de R+ dans R+ . Les deux intégrales ont même nature, donc convergent, et
l’on a :
Z +∞ Z +∞  
−t2 −u du 1 1
e dt = e √ = Γ
0 0 2 u 2 2

De même, avec le changement de variable u = t4 on montre que :


Z +∞ Z +∞  
−t4 −u du 1 1
e dt = e 3/4
= Γ
0 0 4u 4 4

2. (a) Soient t > 0 et x ∈ [a, b]. Les termes ta et tb étant positifs, on a toujours max(ta , tb ) 6 ta + tb .
De plus, par croissance de l’exponentielle, si t > 1 alors tx = ex ln t 6 eb ln t = tb 6 max(ta , tb ).
De même, si t < 1 alors tx 6 ta 6 max(ta , tb ). Finalement :

Pour tout t > 0 et x ∈ [a, b], on a bien : tx 6 max(ta , tb ) 6 ta + tb .

(b) Montrons que Γ est de classe C ∞ sur tout segment de R?+ . Soit [a, b] ⊂ R?+ un tel segment.
ex ln t −t
Soit k ∈ N? . Posons γ : [a, b] × R?+ → R+ définie par γ(x, t) = tx−1 e−t = e .
t
• Pour tout t ∈ R?+ , x 7→ tx−1 e−t est de classe C k sur [a, b] et :

∂j γ
∀j ∈ N, ∀x ∈ [a, b], ∀t > 0, (x, t) = (ln t)j tx−1 e−t
∂j x

∂j γ
• Pour tout j ∈ N et tout x ∈ [a, b], t 7→ est continue par morceaux sur R?+ .
∂j x
• Pour tout j ∈ N, on a :

∂j γ a b
j t + t −t
∀x ∈ [a, b], ∀t > 0, (x, t) 6 |ln t| e = ϕj (t)
∂j x t

Les fonctions ϕj sont bien définies et continues sur ]0, +∞[, et l’on a :
 
1 1
◦ au voisinage de +∞ : ϕj (t) = o 2 et t 7→ 2 est intégrable au voisinage de +∞ (intégrale
t→+∞ t t
de Riemann avec 2 > 1).
|ln t|j
 
1 1
◦ au voisinage de 0 : ϕj (t) ∼ 1−a = o 1− a (par croissances comparées) et t 7→ 1− a est
+
t→0 t t→0 t 2 t 2
a
intégrable au voisinage de 0 (intégrale de Riemann avec 1 − < 1).
2
Finalement, pour tout j ∈ N, ϕj est intégrable sur R?+ .

∂j γ
Cela montre en même temps que toutes les fonctions sont intégrables sur R?+ et la domination
∂j x
∂kγ
uniforme en x pour voulue.
∂kx
D’après le théorème de dérivation sous le signe intégrale, la fonction Γ de classe C k sur [a, b], et :
Z +∞ k
(k) ∂ γ
∀x ∈ [a, b], Γ (x) = (x, t) dt
0 ∂kx
Ceci est vrai pour tout k ∈ N? , Γ de classe C ∞ sur [a, b].
Ceci étant vrai pour tout segment [a, b] de R?+ , donc vrai sur R?+ tout entier :
Z +∞

Γ est de classe C sur R+ et pour tout k ∈ N et x > 0, Γ (x) =
? ? (k)
(ln t)k tx−1 e−t dt.
0
Z +∞
3. (a) Pour tout x > 0, Γ00 (x) = (ln t)2 tx−1 e−t dt > 0 par croissance de l’intégrale (convergente). De plus,
0
l’intégrande est une fonction positive, continue, non identiquement nulle donc l’intégrale est non nulle. D’où
Γ00 (x) > 0 et Γ0 est une fonction strictement croissante sur R?+ . Elle est de plus continue, donc réalise une
bijection de R sur Γ0 (R). En particulier, elle est injective sur R, et ne peut donc s’annuler qu’une seule fois.

D’autre part, on sait déjà que Γ(1) = 1. De plus, Γ(2) = 1! = 1. La fonction Γ étant continue sur [1, 2],
dérivable sur ]1, 2[, on obtient, d’après le théorème de Rolle, qu’il existe ξ ∈]1, 2[ tel que Γ0 (ξ) = 0.
Finalement :
Il existe un unique réel ξ tel que Γ0 (ξ) = 0. Ce réel vérifie 1 < ξ < 2.
(b) La fonction Γ0 étant (strictement) croissante et s’annulant en ξ elle est négative sur ]0, ξ[ et positive sur
]ξ, +∞[ ce qui montre que Γ est décroissante sur ]0, ξ] et croissante sur [ξ, +∞[.
La fonction Γ est croissante au voisinage de +∞ et non bornée au voisinage de +∞ car
Γ(n + 1) = n! −−−−−→ +∞ donc diverge vers +∞ (théorème de la limite monotone) : lim Γ(x) = +∞
n→+∞ x→+∞
Γ(x + 1) 1
Au voisinage de 0, Γ(x) = ∼ car Γ(x + 1) −−−→ Γ(1) = 1. Donc lim Γ(x) = +∞.
x x x→0 x→0

De Γ(x + 1) = xΓ(x) on déduit Γ0 (x + 1) = Γ(x) + xΓ0 (x). Par continuité de Γ0 en 1 et avec l’équivalent
1
obtenu pour Γ(x) en 0+ on déduit que Γ0 (x) ∼ − 2 , donc Γ0 a pour limite −∞ en 0+ .
x→0 + x
Pour x > ξ on a Γ0 (x) > 0 et par suite Γ0 (x + 1) = Γ(x) + xΓ0 (x) > Γ(x) : on en déduit que Γ0 a pour limite
+∞ en +∞.
On obtient finalement le tableau de variations suivant :
x 0 ξ +∞

Γ0 (x) − 0 +

+∞ +∞
Γ
Γ(ξ) > 0

La courbe représentative de Γ a pour asymptote la droite d’équation x = 0. Quand x tend vers +∞ la


croissance vers +∞ est très rapide puisque n! croît très vite vers +∞.
Pour le graphe de Γ, il faut le tracer convexe car Γ00 > 0 :
2 Une transformée de Fourier
Z +∞
Pour x ∈ R, on pose F (x) = e−t t−3/4 eitx dt, où i désigne le nombre complexe de module 1 et d’argument π/2.
0
4. On procède de manière analogue à la question 2(b).

Soit f : R×]0, +∞[→ C la fonction(à valeurs complexes) définie par f (x, t) = e−t t−3/4 eitx .
• Pour tout t > 0, x 7→ e−t t−3/4 eitx est de classe C ∞ sur R et :

∂kf
∀k ∈ N? , ∀x ∈ R, ∀t > 0, (x, t) = (it)k e−t t−3/4 eitx
∂kx

• Pour tout k ∈ N et tout x ∈ R, t 7→ (it)k e−t t−3/4 eitx est continue par morceaux sur R?+ .
• Pour tout k ∈ N? , on a :

∂kf
∀x ∈ R, ∀t > 0, (x, t) = (it)k e−t t−3/4 eitx = tk−3/4 e−t = ϕk (t)
∂kx
On a déjà vu (cf question 1) que les fonctions ϕk étaient intégrables sur R?+ (et que leur intégrales valent
Γ (k − 3/4)).
D’après le théorème de dérivation sous le signe intégrale, la fonction F de classe C ∞ sur R , et :

+∞ +∞
∂kγ
Z Z
?
∀k ∈ N , ∀x ∈ R, Γ (k)
(x) = (x, t) dt = (it)k e−t t−3/4 eitx dt
0 ∂kx 0

Z +∞
De plus, F (0) = t−3/4 e−t dt = Γ(1/4).
0
n Z +∞
+∞ X
−t −3/4 (ixt)
5. (a) Pour tout n ∈ N et x ∈ R, posons un,x : t 7→ e t de sorte que F (x) = un,x (t) dt.
n! 0 0
Montrons que si |x| < 1, nous pouvons échanger l’intégrale et la somme.
XZ +∞
D’après le théorème d’intégration terme à terme, il suffit de montrer que la série |un,x | converge.
0
Z +∞
Posons In (x) = |un,x (t)| dt. Alors :
0
+∞
(|x| t)n |x|n
Z
In (x) = e−t t−3/4 = cn
0 n! n!
+∞
tn
Z
avec cn = e−t t−3/4
= Γ(n + 1 − 3/4) = Γ(n + 1/4).
0 n!
Pour n > 2, on a n + 1/4 > 2 donc cn 6 Γ(n + 1) = n! par croissance de la fonction Γ sur [2, +∞[. Donc
0X6 In (x) 6 |x|n . Par comparaison avec une série géométrique convergente (car de raison |x| < 1), la série
In (x) converge absolument, donc converge, pour |x| < 1.

+∞
+∞ X +∞ Z +∞ +∞
(ix)n
Z X X
Soit donc |x| < 1. Alors, F (x) = un,x (t) dt = un,x (t) dt = cn .
0 n!
n=0 n=0 0 n=0
n−1
Y
De plus, cn = Γ(n + 1/4) = (n − 1 + 1/4) × · · · × (1 + 1/4) × 1/4 × Γ(1/4) = c0 (k + 1/4). Ainsi :
k=0
+∞ n−1
X (ix)n Y
Pour tout |x| < 1, F (x) = cn avec cn = Γ(n + 1/4) = c0 (k + 1/4).
n!
n=0 k=0

(b) Soit x = ±1. Alors :



(ix)n 2π(n + 41 )(n−1/2) e−n−1/4 1 n (n + 1/4)−1/2
 
Γ(n + 1/4) −1/4 1
cn = ∼ √ =e 1+ ∼
n! n! n→+∞ 2πnn+1/2 e−n 4n n1/2 n→+∞ n
d’après la formule de Stirling (généralisée et admise dans le sujet) et l’équivalent (1 + α/n)n ∼ eα (à
n→+∞
savoir démontrer en passant par l’exponentielle et la composition des limites).
Par comparaison à la série harmonique, divergente :
X (ix)n
Pour |x| = 1, la série cn ne converge pas absolument.
n!

(c) Les coefficients cn étant réels, on a, si |x| < 1 (noter que i2n = (−1)n ) :
+∞ +∞
X x2n X x2n+1
F (x) = (−1)n c2n +i (−1)n c2n+1
(2n)! (2n + 1)!
n=0
| {z } |n=0 {z }
=R(x) =I(x)

Par troncature, on obtient :


c2 2 c3
R(x) = c0 − x + o(x3 ) et I(x) = c1 x − x3 + o(x4 )
x→0 2 x→0 6
n−1
Y
La relation cn = (k + 1/4)c0 permet d’exprimer c1 , c2 , c3 en fonction de c0 ; on obtient finalement :
0

x 15x3
   
5
1 − x2 3
et I(x) = c0 + o x4 .
 
R(x) = c0 +o x −
x→0 32 x→0 4 128

6. (a) D’après la question 4 on sait que F est dérivable sur R, de dérivée :


Z +∞
∀x ∈ R, F 0 (x) = i t1/4 etα(x) dt
0

avec α : x 7→ −1 + ix. " #+∞


etα(x)
On intègre par parties : le crochet t1/4 × convergeant (vers 0, prendre le module pour la limite
α(x)
0
en +∞ et invoquer une croissance comparée), les deux intégrales en jeu sont de même nature, et donc
convergent, et l’on a :
" #+∞ Z +∞
e tα(x)   −i −i
0 1/4
t−3/4 e−t+ixt dt =

∀x ∈ R, F (x) = i t ×   + F (x)
  α(x) 4α(x) 0 4α(x)
0

i 1 1 x−i
En posant A : x 7→ = = , on a obtenu le résultat suivant :
4(−1 + ix) 4(x + i) 4 1 + x2

1 x−i
La fonction F vérifie sur R l’équation différentielle F 0 + AF = 0 avec A : x 7→ × .
4 1 + x2

(b) On a :
1 x−i 1 2x i 1
∀x ∈ R, A(X) = × 2
= × 2
− ×
4 1+x 8 1+x 4 1 + x2
que l’on peut primitiver sur R de la manière suivante :
Z
1 i
A(x) dx = ln(1 + x2 ) − arctan(x) + cste
8 4
Ainsi, la résolution de l’équation différentielle s’écrit de la manière suivante :
1 2 )+ i
∃C ∈ C, ∀x ∈ R, F (X) = Ce− 8 ln(1+x 4
arctan(x)

 
1
Puisque C = F (0) = Γ , on obtient finalement :
4
    i arctan(x)
1 − 1 ln(1+x2 )+ i arctan(x) 1 e4
∀x ∈ R, F (x) = Γ e 8 4 =Γ
4 4 (1 + x2 ) 18
Problème 2 (tiré de E3A MP 2001)

Partie I.
Z t
1.(a) L(f ) est une primitive de f , il existe donc une constante C telle que pour tout t ∈ [a, b] : L(f )(t) = f (u) du+C.
a
Z b Z b Z x 
1
La relation L(f )(t) dt = 0 permet de déterminer C = − f (u) du dx
a b−a a a
Z t Z b Z x
 
1
D’où L(f )(t) = f (u) du − f (u) du dx
a b−a a a
Z t Z b Z x 
1
On montre facilement que f 7→ f (u) du − f (u) du dx est une application linéaire de E0 dans
a b−a a a
E0 , donc
L est bien définie, et c’est un endomorphisme de E0 .
1.(b) Soit f ∈ ker L, alors, L(f ) = 0. En dérivant, on obtient f = 0.
ker L = {0}
1.(c) L(f ) est dérivable de dérivée f , donc L(f ) est de classe C 1 :
Im L ⊂ E1
E1 → E1
L’endomorphisme n’est pas surjectif car les éléments de son image sont de classe C 2 .
f 7→ L(f )
La restriction de L à E1 n’est pas un automorphisme de E1 .
2.(a) On repart de la formule trouvée en 1.(a) :
Z t Z b Z x 
1
L(f )(t) = f (u) du − f (u) du dx
a b−a a a
Z b Z t  Z b Z x 
1 1
= f (u) du dx − f (u) du dx
b−a a b−a a
Z b Za t  a
1
= f (u) du dx
b−a a x
Z b Z t 
1
L(f )(t) = f (u) du dx
b−a a x
2.(b) L(f ) est continue sur le segment [a, b], donc elle est bornée et atteind sa borne inf en un point xi ∈ [a, b] et sa
borne sup en un point xs ∈ [a, b]. Pour tout t ∈ [a, b] : L(f )(xi ) ≤ L(f )(t) ≤ L(f )(xs ).
Z b Z x Z b
2.(c) |x − t| dt = (x − t) dt + (t − x) dt
a a x
a2 + b2
2
= x − (a + b)x + .
2
a2 + b2
L’étude des variations de la fonction x 7→ x2 − (a + b)x + permet de montrer que sa borne supérieure
2
Z b
(b − a)2 (b − a)2
est , donc sup |t − x| dt = .
2 t∈[a,b] a 2
Z b Z t 
1
|L(f )(t)| = f (u) du dx
b−a a x
Z b Z t
1
≤ f (u) du dx
b−a a x
Z b
kf k
≤ |x − t| dx
b−a a
b−a
≤ kf k
2
b−a
Donc |L(f )(t)| ≤ kf k
2
b
b−a
Z
a+b
2.(d) L(P0 )(t) = t + C avec (t + C) dt = 0 donc L(P0 )(t) = t − et kL(P0 )k =
a 2 2
b−a b−a
De la relation kL(f )k ≤ kf k, on déduit |||L||| ≤ .
2 2
b−a b−a
De la relation kL(P0 )k = , on déduit |||L||| ≥ .
2 2
b−a
On a donc |||L||| =
2
PARTIE II

3.(a) F1 = {f ∈ E0 , ∀t ∈ [a, b] f (a + b − t) = −f (t)}


F2 = {f ∈ E0 , ∀t ∈ [a, b] f (a + b − t) = f (t)}
a+b 3
 
L’application f1 : t 7→ t − est dans F1 donc F1 est non vide et non réduit à {0}.
2
L’application f2 : t 7→ (t − a)(t − b) est dans F2 donc F2 est non vide et non réduit à {0}.
3.(b) On voit facilement que F1 et F2 sont des sous-espaces vectoriels de E0 .
Z t
Soit f ∈ F1 . Il existe C ∈ R tel que L(f )(t) = f (u) du + C (L(f )primitive de f )
a+b
2
Z a+b−t
Alors, L(f )(a + b − t) = f (u) du + C
a+b
2
Z t
=− f (a + b − v) dv + C (changement de variable v = a + b − u)
a+b
2
Z t
= f (v) dv + C (car f ∈ F1 )
a+b
2

donc, si f ∈ F1 , alors L(f ) ∈ F2 . L(F1 ) ⊂ F2


Soit f ∈ F2 . ! !
Z b Z t Z b Z a+b−x
f (u) du dt = f (u) du dx (changement de variable t = a + b − x)
a+b a+b
a 2
a 2
!
Z b Z x
= − f (a + b − v) dv dx (changement de variable u = a + b − v)
a+b
a 2
!
Z b Z x
=− f (v) dv dx (car f ∈ F2 )
a+b
a 2
!
Z b Z t Z t
On en déduit que si f ∈ F2 , alors, f (u) du dt = 0 et donc L(f )(t) = f (u) du.
a+b a+b
a 2 2
On a alors Z a+b−t
L(f )(a + b − t) = f (u) du
a+b
2
Z t
=− f (a + b − v) dv (changement de variable v = a + b − u)
a+b
2
Z t
=− f (v) dv + C (car f ∈ F2 )
a+b
2
Si f ∈ F2 , alors L(f ) ∈ F1 .
L(F2 ) ⊂ F1
4.(a) ∀t ∈ [a, b], g(a + b − t) = g(t) donc g ∈ F2 .
1
De la même façon, on définit la fonction h sur [a, b] par h(t) = [f (t) − f (a + b − t)] et on vérifie que h ∈ F1 .
2
4.(b) Soit f ∈ E0 , alors f = h + g (notations du (a)) avec h ∈ F1 et g ∈ F2 donc E0 = F1 + F2 .
De plus F1 ∩ F2 = {0} donc E0 = F1 ⊕ F2
4.(c) Soit n un entier supérieur ou égal à 2.
Z b
n n
L (f )(b) − L (f )(a) = (Ln (f ))0 (t) dt (car Ln (f )est C 1 )
a
Z b
= Ln−1 (f )(t) dt = 0 (définition de L)
a
Donc, pour tout entier n ≥ 2 Ln (f )(b) = Ln (f )(a)
5.(a) f ∈ F2 , L(F1 ) ⊂ F2 et L(F2 ) ⊂ F1 , pour tout entier n ∈ N∗ , L2n−1 (f ) est donc un élément de F1 .
     
a+b a+b a+b
On a alors L 2n−1
(f ) = −L 2n−1
(f ) a + b − = −L 2n−1
(f )
2 2 2
 
a+b
donc pour n ∈ N∗ : L2n−1 (f ) =0
2
De la même façon,
L2n+1 (f )(a) = −L2n+1 (f )(a + b − a) = −L2n+1 (f )(b) or, on sait que L2n+1 (f )(a) = L2n+1 (f )(b)
donc pour n ∈ N∗ : L2n+1 (f )(a) = L2n+1 (f )(b) = 0
Z a+b Z a+b  
2 2 0 a+b
2n
L (f )(t) dt = L2n+1
(f ) (t) dt = L2n+1
(f ) − L2n+1 (f )(a) = 0. donc pour n ∈ N∗ :
a a 2
Z a+b
2
L2n (f )(t) dt = 0
a
a+b
5.(b) (L(f ))0 = f et f est strictement positive. L(f ) est donc strictement croissante sur [a, b], et s’annule en c = :
2

x a c b

(L(f ))0 (x) +

L(f ) 0

(L2 (f ))0 = L(f ), ce qui permet d’obtenir le tableau de variations suivant :

x a c b

(L2 (f ))0 (x) − 0 +

L2 (f )

De plus, on sait que la moyenne de L2 (f ) sur [a,b] est nulle, on a nécessairement L2 (a) = L2 (b) > 0 et
L2 (c) < 0, et donc L2 (f ) s’annule donc en deux points que l’on notera d ∈]a, c[ et e ∈]c, b[ (théorème des valeurs
intermédiaires) :

x a d c e b
(L2 (f ))0 (x) − 1 − 0 + 2 +

>0 >0
L2 (f ) 0 0
<0

a+b
(L3 (f ))0 = L2 (f ) ; de plus L3 (f ) s’annule en a, b, et . On en déduit les variations de L3 (f ) :
2
x a d c e b
(L3 (f ))0 (x) + 0 − − 0 +

0
L3 (f ) 0
0

De même, on obtient les variations de L4 (f ) et de L5 (f ) : exercice.


Par récurrence, on peut déterminer les variations de Ln (f ) lorsque n décrit N∗ :
Variations de L4p (f ) et de L4p+1 (f ), p ∈ N∗ : exercice
Variations de L4p+2 (f ) et de L4p+3 (f ), p ∈ N : exercice
5.(c) Ωn = {t ∈ [a, b]|Ln (f )(t) = 0}
Des tableaux de variation de la question précédente, on déduit que :
• pour n = 1, le cardinal de Ω1 est 1,
• pour n pair, le cardinal de Ωn est 2,
• pour n ≥ 3 impair, le cardinal de Ωn est 3.
5.(d) De même,
• pour n = 1, L(f )(a) < 0,
• pour n ≥ 3 impair, Ln (f )(a) = 0,
• pour n congru à 2 modulo 4, Ln (f )(a) > 0,
• pour n multiple de 4, Ln (f )(a) < 0.

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