Notions de base en spectroscopie
Notions de base en spectroscopie
GUENNOUN
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CHAPITRE I
A-NOTIONS DE BASE DE LA SPECTROSCOPIE
I - INTRODUCTION
La spectroscopie est l’ensemble des techniques qui permettent d’analyser :
- la lumière émise par une source lumineuse
- la lumière transmise ou réfléchie par un corps absorbant.
L'interaction de la lumière avec la matière est à l’origine de la majeure partie des phénomènes
électriques, magnétiques, optiques et chimiques observés dans notre environnement proche.
II - L'EVOLUTION DE LA SPECTROSCOPIE
Isaac Newton est le fondateur de la spectroscopie. Il a été le premier à comprendre en 1666 que
l'étalement des couleurs, constituant les sept couleurs de l’arc en ciel, par un prisme, est lié à la
nature de la lumière. Ces couleurs sont en fait une succession de radiations visibles de longueurs
d’onde continuellement variables. Le premier spectroscope fut construit par Isaac Newton.
En 1800, William Herschel a découvert les effets thermiques du rayonnement infrarouge.
En 1803, Inglefield suggéra qu'il pouvait y avoir des rayons invisibles au-delà du violet.
L'existence de ces rayons ultraviolets fut démontrée par Ritter et Wollaston
La spectroscopie a réellement débuté avec Bunsen et Kirchhoff (1824-1887). Une des premières
applications de la spectroscpie fut d’essayer la composition chimique du Soleil et des étoiles.
Au début du XXe siècle, le développement des appareillages a permis une grande utilisation de
la spectroscopie pour diverses applications.
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Postulat de De Broglie
Après la quantification du champ électromagnétique par Einstein en lui donnant un caractère
corpusculaire, Louis de Broglie, à son tour, reprend le dualisme ˝onde-corpuscule˝ et attribue
l’aspect ondulatoire à toute particule constituant la matière :
De la même façon que les ondes peuvent se comporter comme des
particules, les particules peuvent se comporter comme des ondes.
En 1924, De Broglie associa donc à toute particule matérielle douée d’une quantité de mouvement
p=mv une longueur d’onde dite onde de De Broglie : λ=h/p où h est la constante de Planck.
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V.1.1- L’absorption
Lorsqu’un atome est soumis à une onde lumineuse, il peut absorber un photon. L’atome, initiale-
ment dans un état d’énergie électronique Ea, passe alors dans un état électronique d’énergie supé-
rieure Eb > Ea.
V. 1.2- L’émission
La présence d’un rayonnement incident peut induire un atome excité à émettre un photon ayant
les mêmes caractéristiques que les photons incidents.
Ce processus est à la base du fonctionnement des lasers
V. 1.3 – La diffusion
La diffusion est le phénomène par lequel un rayonnement, comme la lumière, le son ou une
particule en mouvement, est dévié dans de multiples directions par une interaction avec d'autres
objets.
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VI - PROBABILITE DE TRANSITION
En physique classique, il peut y avoir échange d’énergie entre une onde électromagnétique de
fréquence ν et un système possédant une énergie mécanique due à un mouvement périodique de
fréquence ν0.
(4)
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Les mouvements des électrons pourront être étudiés en considérant les noyaux comme fixes
(approximation de Born-Oppenheimer).
Ceci revient à séparer les énergies: d’une part l’énergie électronique Ee et d’autre part l’énergie
due au mouvement des noyaux dont on distingue deux composantes: l’énergie de vibration Ev et
l’énergie de rotation Er.
Ainsi, on peut écrire l’énergie totale sous la forme : ET = Ee + Ev + Er. Ces trois énergies ont des
ordres de grandeurs très différents: Ee Ev Er.
On peut résumer ceci sur le diagramme d’énergie suivant :
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Chaque particule élémentaire (atome, ion ou molécule) possède un ensemble unique d'états
énergétiques. La particule peut se retrouver dans l'un ou l'autre de ces états. Le nombre de
particules sur un niveau énergétique donné s’appelle la population.
La population sur chaque niveau par rapport à la population du niveau fondamental obéit à la loi
de distribution de Maxwell - Boltzmann :
Ni : nombre de particules sur l'état excité i ; N0 : nombre de particules sur l'état fondamental 0
gi et g0 : dégénérescence des états i et 0 respectivement
Ei et E0 : énergie des états i et 0 respectivement
k : constante de Boltzmann (1,38.10-23 J.K-1) ; T : température en Kelvin.
A la température ambiante, l’agitation thermique, KT, vaut environ 2,5 kJ/mol. Le premier
niveau vibrationnel excité et le premier niveau électronique excité ont une énergie supérieure à
cette valeur.
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Les abscisses :
On porte
- soit la longueur d'onde en cm pour le domaine micro-onde, en m pour l'IR et en nm pour
l'UV-visible
- soit le nombre d'onde en cm-1 quel que soit le domaine concerné.
Les ordonnées :
- Spectres de bandes
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X - SPECTRE ELECTROMAGNETIQUE
Un spectre électromagnétique est la décomposition d'un rayonnement électromagnétique en
fonction de sa longueur d'onde, ou de sa fréquence
Pour des raisons historiques, les ondes électromagnétiques sont désignées par différents termes, en
fonction des gammes de fréquence (ou de longueurs d'onde) .
Spectre électromagnétique
X.1-le rayonnement γ est produit par la radioactivité lors de la désexcitation d'un noyau. Ils sont
donc en particulier émis par les matériaux radioactifs et les réacteurs nucléaires. Ils sont dangereux
pour les cellules humaines. Les spectres des rayons γ sont caractéristiques de l’espèce nucléaire.
X.2.- Les rayons X sont produits lors des transitions électroniques de haute énergie. Ils
correspondent à des modifications dans l’état des électrons internes. De ce fait, ils ne dépendent
pas des combinaisons chimiques dans lesquelles les atomes sont engagés.
X.4- Le rayonnement infrarouge est divisée en trois régions : le proche, le moyen et le lointain
infrarouges, nommés en relation avec le spectre visible. Comme pour toutes les techniques de
spectroscopie, la spectroscopie infrarouge est employée pour l'identification de composés ou pour
déterminer la composition d'un échantillon. Les spectres sont dus à des modifications dans l’état
de rotation et de vibration des molécules.
X.5- Les micro-ondes sont de longueur d'onde intermédiaire entre l'infrarouge et les ondes
de radiodiffusion. Le terme de micro-onde provient du fait que ces ondes ont une longueur d'onde
plus courte que celles de la bande VHF, utilisée par les radars pendant la Seconde Guerre
mondiale. On peut citer dans cette catégorie la spectroscopie de rotation en micro-onde qui est
concernée par les mouvements de rotation des molécules.
X.6- Les ondes radio sont produites par des courants électriques de haute fréquence . Une
spectroscopies se rattachant à cette région est la résonance magnétique nucléaire (RMN). La
technique consiste à induire des transitions entre les niveaux énergétiques que peuvent occuper les
spins de certains noyaux sous l’action d’un champ magnétique intense.
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Les caractéristiques essentielles de ces différentes spectrométries sont présentées dans le tableau
suivant :
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I - DOMAINE UV-VISIBLE
Le domaine UV-visible s'étend environ de 800 à 10 nm : visible : 800 nm
(rouge) - 400 nm (indigo) proche-UV : 400 nm - 200 nm UV-lointain :
200 nm - 10 nm.
L’absorption d’un photon dans le domaine UV-visible correspond à des électrons appartenant à de
petits groupes d’atomes appelés chromophores (C=C, C=O, C=N, CC, CN…). La longueur
d’onde d’absorption dépend de la nature des orbitales mises en jeu.
III.1 - Transition σ σ*
La grande stabilité des liaisons σ des composés organiques fait que la transition d'un électron
d'une OM liante σ vers une OM antiliante σ* demande beaucoup d'énergie. La bande
correspondante est intense et située dans l’UV-lointain, vers 130 nm.
III.2 - Transition n π*
Cette transition résulte du passage d'un électron d'une OM non-liante n à une OM antiliante π*. Ce
type de transition a lieu dans le cas des molécules comportant un hétéroatome porteur de doublets
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électroniques libres appartenant à un système insaturé. La bande correspondante est faible car la
transition est interdite.
III.3 - Transition n σ*
Le transfert d'un électron du doublet n d’un hétéroatome (O, N, S, Cl..) à un niveau σ* est observé
pour les alcools, les éthers, les amines ainsi que pour les dérivés halogénés. Cette transition donne
une bande d'intensité moyenne qui se situe à l'extrême limite du proche-UV.
III.4 - Transition π π*
La transition électronique dans les composés possédant une double liaison isolée conduit à une
forte bande d'absorption vers 165-200 nm.
Exemples
Une partie de ce rayonnement sera absorbée par l’échantillon et une partie sera transmise.
Bouguer, Lambert et Beer ont étudié les relations qui existent entre I0 et I :
L’intensité d'une lumière monochromatique traversant un milieu où elle est absorbée décroît de
façon exponentielle
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I = I0 e-kℓC
• I0 est l'intensité de la lumière incidente
• I est l'intensité après passage à travers la cuve contenant la solution (intensité transmise)
• ℓ est la distance traversée par la lumière (épaisseur de la cuve en cm).
• C est la concentration des espèces absorbantes.
• k est une constante caractéristique de l’échantillon.
log(Io/I) = kℓC/2.3 = ℓ C.
A = - log T = ℓ C
Additivité de l’absorbance :
Cas où la solution à étudier contient plusieurs espèces absorbantes :
L’absorbance mesurée à une longueur d’onde donnée est la somme des absorbances des espèces
absorbantes prises séparément, à condition que ces espèces n’interagissent pas l’une sur l’autre.
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Un spectre UV-Visible est le tracé de l’absorbance en fonction de la longueur d’onde (en nm).
Pour une transition électronique donnée, il existe de nombreuses possibilités différentes pour des
transitions vibrationnelles et rotationnelles, il en résultera donc sur le spectre une large bande
d’absorption. Cette bande d'absorption est caractérisée par sa position en longueur d'onde (λ max) et
par son intensité reliée au coefficient d’extinction molaire εmax (A = ε l C).
Rq : Chaque substance a un spectre unique qui peut être utilisé pour son identification
Source lumineuse
Le rôle de la source est de fournir la radiation lumineuse.
Monochromateur
Le monochromateur a pour rôle de disperser le rayonnement polychromatique provenant de la
source et d’obtenir des radiations monochromatiques.
Afin d’éviter de détériorer l’échantillon avec le rayonnement UV provenant de la source, celui-ci
est placé à la sortie du monochromateur et ne sera donc traversé que par un domaine étroit de
longueurs d'onde.
Détecteur
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Le détecteur convertit la lumière reçue en courant. Il est relié à un enregistreur qui permet de
tracer un spectre d’absorption de l’échantillon analysé.
VI.2 - Echantillonnage
Les composés peuvent être étudiés dans divers états physiques (gazeux, liquide, solide …).
Généralement, les spectres sont enregistrés à partir de solutions diluées.
VI.2.1 - Solvants
Pour l’étude en solution, le solvant doit être convenablement choisi : il doit dissoudre le produit et
être transparent (n’absorbe pas) dans la région examinée. Le tableau suivant donne la zone
d’absorption de certains solvants et matériaux.
Exemple : L’hexane peut être utilisé comme solvant pour des échantillons qui absorbent à des
longueurs d’onde supérieures à 210 nm.
VII.2.2 - Cellules
La solution à étudier doit être placée dans une cellule ou cuve. Les cuves ont différentes épaisseurs
et sont en quartz pour le domaine UV-visible. Le verre est réservé aux mesures dans le domaine
visible uniquement.
Cuves
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- En laboratoire :
Suivi de la cinétique d’une réaction
Mesure des constantes de dissociation d’acides et de bases ou des constantes
de complexation…
Détermination de la composition d’un mélange (benzène dans le cyclohexane)
Etude d’isomérie cis-trans ou de tautomérie
Analyse quantitative de substances simples absorbantes (dosage directe) :
Composés organiques insaturés : Composés aromatiques dans l’eau (acide benzoïque, etc.) ; Com-
posés naturels (vitamine A, carotène, etc.) ; Composés contenant des chromophores (chlorophylle,
hémoglobine, etc.) ;
Les métaux de transition : Cu+2 ;
Certains composés inorganiques.
Analyse quantitative de substances simples non absorbantes (dosage indirecte) :
Formation d’un complexe coloré (ex. : dosage du Fe2+ avec l’orthophénantroline).
Réaction transformant la substance à doser en une substance « colorée » (ex. oxydation de Mn2+ en
MnO4-).
- Police scientifique
- Expertise judiciaire
- Environnement :
Ozone dans l’air des villes
Métaux lourds dans l’eau
Mesure du phénol dans l’eau (à la bande 200-300 nm)
Matière organique, matières en suspension, nitrates contenus dans l'eau
- Lutte antidopage
- Agroalimentaire
- Mesure des couleurs
- Pharmacie :
Dosage du fer dans un médicament
Dosage des molécules actives dans une préparation pharmaceutique
- Parfums et cosmétiques : les crèmes solaires contiennent des filtres UV ou « écrans solaire ».
Spectre UV du 4-méthoxycinnamate de [2-éthyl-1-hexyl], Filtre typique UV B :
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I - INTRODUCTION
Les mouvements des atomes d’une molécule peuvent être classés en trois catégories:
- les translations
- les rotations
- les vibrations
La spectroscopie infrarouge (IR) étudie les vibrations des molécules lorsqu’elles sont irradiées par
une onde électromagnétique comprise dans le domaine de l’infrarouge : environ 0,8 et 1000 μm.
Cette zone spectrale est divisée en :
- Proche-IR 0,8-2,5 13300-4000 cm-1
- IR moyen 2,5-25 4000-400 cm-1
- IR-lointain 25-1000 400-10 cm-1
La gamme de nombres d’onde généralement utilisée est 4000 cm-1 à 400 cm-1 (soit des longueurs
d’onde de 2,5 μm à 25 μm).
La spectroscopie infrarouge est l’un des outils spectroscopiques les plus utilisés pour la
caractérisation des molécules.
II - PRINCIPE
Les principes à la base de la spectroscopie IR sont très proches de ceux qui régissent la
spectroscopie UV-visible. La différence provient des niveaux d’énergies sollicités par cette
technique : il s’agit des énergies de vibration moléculaire.
Lors du changement de niveau vibrationnel, une onde électromagnétique ne peut être absorbée (ou
émise) que si on a simultanément une variation du moment dipolaire électrique.
ν : fréquence de la vibration
μ : masse réduite
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Pour des groupements formés de liaisons identiques (NH 2, CH3, CH2..), ces liaisons vibrent
simultanément. Un mode de vibration qui conserve la symétrie moléculaire est dit symétrique
(indice s). Il est asymétrique ou antisymétrique s'il conduit à la perte d'un ou plusieurs éléments
de symétrie de la molécule (indice a).
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Pour un groupement formé d’une seule liaison (O-H, C=O..), on utilise les notations δ et γ pour les
déformations dans le plan et hors du plan respectivement.
Pour des groupements comme NH2, CH3, CH2.., plusieurs notations sont utilisées. On peut illustrer
ceci avec l’exemple du méthylène.
IV - ALLURE DU SPECTRE IR
En pratique, un spectre infrarouge est souvent représenté comme la transmittance (%T) en
fonction du nombre d’onde (cm-1). Chaque bande est caractérisée par sa valeur de au maximum
d'absorption; on précise également son intensité relative (F : forte, m : moyenne, f : faible….).
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VIII.1 - Appareillage
Deux techniques principales sont utilisées pour l'obtention des spectres IR :
-la première, et la plus ancienne, est dite à balayage
-la seconde est dite à transformée de Fourier (Fourier's Transform ou FT).
Les éléments principaux d’un spectromètre IR sont une source de rayonnement infrarouge, un
système de séparation des rayonnements ou système dispersif (monochromateur), un détecteur du
signal et un enregistreur.
On donne ci-dessous les schémas d’un spectromètre à balayage et d’un spectromètre FT-IR.
La source : Dans la plupart des cas, on travaille dans la région de l’infrarouge moyen (4000 et 400
cm-1). On utilise alors une source Globar à base de carbure de silicium.
Le système de séparation des rayonnements (monochromateur) : L'échantillon est éclairé avec
un rayonnement IR polychromatique.
Pour les spectromètres à balayage, on utilise comme système dispersif les prismes ou les réseaux
de diffraction.
Pour les spectromètres à transformée de Fourier, on utilise un interféromètre (interféromètre de
Michelson). Le monochromateur est constitué de deux miroirs perpendiculaires l’un par rapport à
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l’autre. Un des miroirs est mobile alors que l’autre reste fixe. Les deux miroirs sont séparés par
une séparatrice (lame semi-réfléchissante) inclinée de 45°. Lorsque la radiation provenant de la
source atteint la séparatrice, 50% de la radiation est réfléchie sur le miroir fixe et 50% est trans-
mise. Les deux faisceaux sont ensuite réfléchis par les miroirs et repartent vers la séparatrice où ils
se recombinent et interfèrent. Le signal d'interférence se dirige vers le détecteur. Il est ensuite
traité à l’aide d’un ordinateur.
Remarque :
La mesure d'un spectre est plus rapide en FTIR qu’en spectrométrie IR conventionnelle car
l'information à toutes les fréquences est collectée simultanément.
Si le composé est liquide, on dépose une goutte entre les fenêtres de la cellule pour constituer un
film de liquide.
S'il est solide, il pourra soit être mis en solution dans un solvant, soit être mélangé à du KBr
anhydre, la poudre obtenue étant alors soumise à une forte pression à l'aide d'une presse pour
obtenir une pastille. Enfin, il peut être placé en suspension dans une paraffine liquide (du nujol par
exemple).
Les composés gazeux sont étudiés dans des cellules à gaz de grands volumes.
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I - INTRODUCTION
La résonance magnétique nucléaire (RMN) est une technique spectroscopique qui repose sur le
magnétisme du noyau. Elle est fondée sur la mesure de l’absorption d’une radiation dans le
domaine des fréquences radio par un noyau atomique dans un champ magnétique fort. Elle
constitue l’une des plus puissantes méthodes de détermination de la structure des espèces aussi
bien organiques qu’inorganiques.
II - THEORIE
II.1 - Propriétés nucléaires
Un noyau peut être considéré comme une particule sphérique chargée tournant autour d'un axe, de
moment magnétique :
Le nombre quantique de spin nucléaire I peut avoir une valeur égale à 0, 1/2, 1, 3/2…
1
I=1/2 H, 19F, 13C, 31P
11
I=3/2 B, 23Na
2
I=1 H, 14N
12
I=0 C, 16O
Un noyau peut être étudié par RMN si son spin I est non nul.
Selon les lois de la mécanique quantique, seules certaines orientations discrètes de ces vecteurs
sont autorisées. Dans le cas du proton, deux orientations sont permises : parallèle et antiparallèle.
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La différence d’énergie, E, entre les deux états ( et β) dépendra directement de la force du
champ magnétique H0 selon :
(1) utiliser un champ magnétique H0 pour orienter les "spins" nucléaires des atomes,
(2) exciter ces spins par une onde radio à la fréquence de résonance, ce qui fait basculer certains
spins,
(3) après l'excitation, les spins reviennent à leur état initial (relaxation).
III.1 - Appareillage
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III.2 - Echantillonnage
Pour l’étude en solution, l'échantillon est dissous dans un solvant. La quantité de produit
nécessaire pour la RMN du proton est de 10 à 50 mg. L'échantillon est placé dans un tube en verre
mis en rotation au centre d'une bobine magnétique.
Le solvant choisi doit être dépourvu d’hydrogènes. En effet, les protons du solvant ne doivent pas
masquer les protons de l'échantillon examiné.
Solvants employés : CCl4, CDCl3; CD3COCD3; CD3OD3; C5D5N; D2O ; DMSO-d6 …
Sur l’axe des ordonnées, une unité arbitraire proportionnelle à l’intensité du signal.
Sur l’axe des abscisses, la fréquence de résonance convertie en une grandeur appelée « déplace-
ment chimique » qui ne dépend pas de la fréquence émise par le spectromètre.
Une courbe dite « d’intégration »
Des pics simples ou multiples qui correspondent aux signaux des atomes d’hydrogène.
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La position des différentes raies du spectre RMN est déterminée par rapport à une référence. Dans
le cas du proton, on utilise le tétraméthylsilane Si(CH3)4 (noté TMS). Par commodité, on utilise
une échelle de notation : le déplacement chimique noté i, exprimé en partie par million (ppm).
δ est caractéristique de l’environnement du proton. Les protons de même environnement sont dits
magnétiquement équivalents et ont le même .
Les noyaux ayant des environnements différents sont dits magnétiquement différents.
Si un signal sort à un champ voisin de celui de la référence (TMS), on dit qu'il sort à champ fort :
il est blindé. Inversement, si un signal sort à un déplacement chimique élevé, on dit qu’il sort à
champ faible : le signal est déblindé.
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Dans un spectre RMN, l’intensité d’un signal est mesurée par sa surface.
L’intégration des surfaces des signaux se présente sous la forme d’une série
de paliers.
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- un proton dispose de n voisins, alors son pic sera un multiplet soit (n+1)
pics
On donne ci-dessous le signal obtenu par analyse RMN1H d’un composé
organique de formule brute C9H12. Ce signal est sous forme d’un spectre
constitué de plusieurs pics (signaux singlet, doublet, triplet ou multiplet).
Chaque signal (les pics) possède un déplacement chimique (ppm) et une
hauteur h (appelée courbe d’intégration) sont caractéristiques d’un certains
nombre de protons H avec leurs environnement voisin au sein de la molécule
organique étudiée. Cette partie (l’analyse des spectres RMNH) est un
complément pour connaitre l’allure de spectre en RMN (hors du programme
Actuellement).
-En biologie, la RMN est appliquée à l'étude des macromolécules, telles que
les protéines, les lipides et les acides nucléiques. 13C, 1H, 15N, 31P, 23Na et 19F,
les noyaux actifs en RMN les plus pertinents du point de vue biologique sont
utilisés pour comprendre les voies biochimiques impliquées dans le
métabolisme des acides aminés, des lipides et des glucides.
-En chimie, la RMN est largement utilisée aussi bien pour des analyses
qualitatives que quantitatives afin de suivre les réactions, d'identifier les
structures et d'évaluer la pureté des échantillons.
-En science des polymères, elle permet d'analyser le ratio entre différents
monomères, le poids moléculaire, la tacticité, le séquençage, la longueur de
chaîne et le degré de ramification, et d'identifier les groupes terminaux.
-Dans l'industrie pharmaceutique, elle sert à déterminer la pureté et la
quantité des principes actifs, des excipients et des impuretés dans les
produits pharmaceutiques.
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E- SPECTROMETRIE DE MASSE
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I - INTRODUCTION
La spectrométrie de masse est une technique d'analyse permettant de détecter et d'identifier des
molécules par mesure de leur masse. De plus, elle permet de caractériser la structure chimique des
molécules en les fragmentant et de réaliser des analyses quantitatives. Des limites de détection in-
férieures au nanogramme (10-9 g) et même au picogramme (10-12 g) sont souvent atteintes.
La spectrométrie de masse est utilisée dans pratiquement tous les domaines scientifiques : chimie
organique, dosages, astrophysique, biologie, médecine...
III - APPAREILLAGE
Un spectromètre de masse est constitué de cinq éléments principaux :
La source d’ions dans laquelle les molécules sont ionisées. Il existe plusieurs méthodes
d’ionisation. La plus répandue est l’impact électronique.
L’analyseur qui sépare les ions en fonction du rapport (m/z) par application d’un champ
magnétique et/ou électrique.
Le détecteur qui collecte les ions sortants de l'analyseur et les exprime en fonction de leur
abondance relative.
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Un ensemble informatique de traitement des données qui permet de transformer les informations
reçues par le détecteur en spectre de masse.
IV - SPECTRE DE MASSE
Le spectre de masse est un diagramme qui représente :
- selon l'axe des abscisses : les rapports m/z des ions détectés (en impact électronique, z = 1 ; m/z
s’exprime alors en Dalton).
- selon l'axe de ordonnées : l'abondance relative de ces ions. Celle du pic le plus intense est fixée
arbitrairement à 100.
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Um5a_fsr/Filière SMC/S4/M 24:Techniques d’analyse/A. ELHAJJI & [Link]
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