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Le chapitre 2 aborde les transformations du capitalisme à la fin du 19e siècle, marquées par la première grande crise industrielle et l'émergence du syndicalisme face aux inégalités croissantes. Il décrit également l'impact du taylorisme sur l'organisation du travail et la concentration du capital à travers des fusions et des trusts. Enfin, le texte souligne l'expansion territoriale du capitalisme, tant par le commerce extérieur que par l'impérialisme colonial.

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Le chapitre 2 aborde les transformations du capitalisme à la fin du 19e siècle, marquées par la première grande crise industrielle et l'émergence du syndicalisme face aux inégalités croissantes. Il décrit également l'impact du taylorisme sur l'organisation du travail et la concentration du capital à travers des fusions et des trusts. Enfin, le texte souligne l'expansion territoriale du capitalisme, tant par le commerce extérieur que par l'impérialisme colonial.

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Chapitre 2 : Les changements du capitalisme au tournant des 19e et 20e siècles

1. La première grande crise du capitalisme industriel (1873-1893)

Le dernier quart du 19e siècle est marqué par la première grande crise du capitalisme industriel, qui touche
l’Europe et l’Amérique du Nord. Cette crise résulte de la transformation du capitalisme, passant de la
production agricole à la production industrielle. Elle re ète l’interdépendance croissante entre les pays
industrialisés et les régions productrices de matières premières.

• Caractéristiques de la crise :
Avant la révolution industrielle (RI), les crises étaient souvent dues à des pénuries agricoles.
Cependant, avec l’industrialisation, les crises sont liées à l’insuf sance de l’épargne et à
l’intensi cation de la spéculation.

◦ Conséquences économiques :
Les crises industrielles affectent d’abord l’industrie, ensuite le secteur bancaire et en n
l’agriculture. La crise de 1873 marque la perte de la domination économique de l’Angleterre
au pro t d'autres puissances industrielles, avec une expansion au-delà de l’Europe.
2. Les changements internes au capitalisme

A. L’organisation ouvrière : le syndicalisme

1. Un contexte socio-économique transformé La Révolution industrielle entraîne des transformations


profondes dans la société :

◦ Un fossé se creuse entre les ouvriers et les entrepreneurs en raison de conditions de vie et de
travail très différentes.
◦ La concurrence entre ouvriers est exacerbée par l’absence de conventions collectives et un
chômage élevé.
◦ La législation libérale empêche les syndicats et les grèves, qui étaient illégales sous la loi de
Le Chapelier en France (1791).
2. Le contenu des revendications ouvrières

◦ Liberté d’organisation :
Les syndicats se développent progressivement. En Angleterre, ils sont reconnus en 1875, et
en France, le droit de grève est accordé en 1864, avec la loi Waldeck-Rousseau en 1884.
◦ Objectifs :
▪ Amélioration des conditions de travail : Réduction de la durée du travail,
meilleure hygiène, sécurité, et niveau de rémunération.
▪ Changement social : Les syndicats visent à créer une société plus égalitaire en
abolissant l’opposition entre capital et travail.
B. L’organisation du travail : le taylorisme

1. Le taylorisme Le taylorisme est une méthode scienti que d’organisation du travail, visant à
accroître la productivité sans augmenter le temps de travail. L’objectif est de transformer un ouvrier
moyen en ouvrier très performant grâce à des primes.

◦ Vision de l'homme :
Le taylorisme considère l'ouvrier comme une machine, et la rémunération est considérée
comme un facteur déterminant pour la productivité.
2. La ânerie systématique :
Les ouvriers ont tendance à restreindre volontairement leur productivité pour éviter d’augmenter le
rythme de travail.
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3. L’appropriation des savoir-faire
Pour Taylor, il existe un "one best way" pour accomplir chaque tâche. Il s’agit d’observer les
meilleurs ouvriers, de chronométrer leurs gestes et de standardiser les méthodes de travail.

3. La concentration du capital

• Dé nition :
La concentration du capital se réfère au contrôle du pouvoir et des décisions économiques par un
nombre limité d’acteurs. Elle peut être :

◦ Horizontale : Contrôle du même secteur d’activité.


◦ Verticale : Contrôle de toute la chaîne de production, de l’amont à l’aval.
◦ Conglomérale : Absence de liens directs entre les secteurs.
• Moyens de concentration :

◦ Fusion : Création d’une direction unique pour plusieurs entreprises.


◦ Trusts et cartels : Ententes entre entreprises pour limiter la concurrence et dominer le
marché.
• Avantages :

◦ Économies d’échelle : Réduction des coûts unitaires.


◦ Extension du marché : Accroissement de la taille du marché et diversi cation des activités.
◦ Pouvoir de négociation accru : Vis-à-vis des banques, des États et des fournisseurs.
4. La constitution du capital nancier

• Dé nition :
Le capital nancier est celui détenu par les banques et utilisé par les entreprises pour nancer leur
expansion. Cela aboutit à une fusion du capital industriel, commercial et bancaire sous le contrôle de
grands groupes nanciers.

• Objectifs :

◦ Créer un territoire économique plus vaste et le défendre par des barrières douanières.
• Conséquences :
Avant la Première Guerre mondiale, 1/5 des banques étaient liées aux entreprises industrielles,
soutenant ainsi la concentration du capital.

4. L’expansion territoriale du capitalisme

A. Le commerce extérieur et l'exportation de capital

1. Développement des échanges commerciaux Après la crise, les échanges commerciaux reprennent
fortement, et l’Europe reste un acteur dominant. Les pays dits "neufs" (Canada, Australie, Chili)
reçoivent une part importante des exportations manufacturées d’Europe et exportent principalement
des matières premières.

2. Investissements à l’étranger (IDE)

◦ Ces investissements permettent l’expansion des entreprises européennes, principalement


britanniques, vers d'autres régions du monde.
B. L’expansion coloniale

1. La situation en 1815 L’Europe a perdu une grande partie de ses colonies, mais des empires
coloniaux comme ceux de la Grande-Bretagne et de la France existent encore, bien que sous forme
dispersée et souvent sans stratégie coloniale claire.
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2. Expansion après 1880

◦ Motivations non économiques : L’impérialisme s'explique par des raisons stratégiques,


politiques et idéologiques. Les nations européennes veulent montrer leur grandeur et éviter
que d’autres nations ne contrôlent des territoires clés.
◦ Conquête coloniale : La France et la Grande-Bretagne dominent largement, mais de
nouveaux acteurs comme l’Allemagne et l’Italie se lancent dans l’impérialisme. Le Congrès
de Berlin (1885) organise la colonisation de l’Afrique, qui est désormais presque
entièrement sous domination européenne.
3.

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