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Infj Support 2020

La méthodologie de la dissertation pour le concours d'entrée à l'INFJ repose sur une approche généraliste, intégrant diverses disciplines et exigeant des connaissances culturelles étendues. Elle s'articule autour de la dialectique, qui permet d'explorer les thèses et antithèses, ainsi que la relativité des points de vue, soulignant que les vérités sont contextuelles. La structure d'un devoir de dissertation comprend une introduction, un développement et une conclusion, chaque partie devant être soigneusement articulée pour soutenir l'argumentation.

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Infj Support 2020

La méthodologie de la dissertation pour le concours d'entrée à l'INFJ repose sur une approche généraliste, intégrant diverses disciplines et exigeant des connaissances culturelles étendues. Elle s'articule autour de la dialectique, qui permet d'explorer les thèses et antithèses, ainsi que la relativité des points de vue, soulignant que les vérités sont contextuelles. La structure d'un devoir de dissertation comprend une introduction, un développement et une conclusion, chaque partie devant être soigneusement articulée pour soutenir l'argumentation.

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METHODOLOGIE
DE LA DISSERTATION
En général, l’Epreuve de dissertation dans le cadre du concours d’entrée à
l’INFJ est un sujet d’ordre général. Il convient donc d’avoir la méthodologie
appropriée.

I- NATURE ET PRINCIPE DE L’EXERCICE

I-1 NATURE

Comme son objectif l’indique, il s’agit d’une épreuve de généralistes. Il n’a rien de
spécifique : il n’est ni pour littéraires, ni pour juristes, ni pour historiens, ni pour
philosophes… Ce type d’exercice exige tout simplement des connaissances générales
et une culture d’ensemble, différente d’une culture spécialisée en particulier, le sujet
d’ordre général diffère de la dissertation d’ordre littéraire. Au contraire, il regroupe à
la fois toutes les disciplines citées plus haut sans s’en tenir à elle seule.
Il s’agit d’un exercice de méthodologie portant sur des techniques d’expressions
écrites, c’est à dire sur tout ce qui permet d’écrire avec correction, ordre et
efficacité. Le perfectionnement de l’expression ne fait pas seulement appel à la
mémoire ; il ne se réduit pas à l’application des recettes ou des procédés. Il est
plutôt lié à l’enrichissement de la culture, l’ampleur de l’ouverture sur le monde, à la
formation du jugement critique, à l’exercice même de la pensée et de l’imagination.

1-2- Principes
Ce sont les principes de la dialectique et de la relativité des points de vue.

1-2-1- la dialectique

Chez Platon, la dialectique est l’art de raisonner permettant de s’élever des


connaissances sensibles jusqu’aux idées en observant la hiérarchie naturelle des
notions (dialectique ascendante), ou de progresser depuis les principes jusqu’aux
déterminations concrètes (dialectique descendante)

Chez Hegel, c’est la progression de la pensée, conforme au développement


même de l’être, qui reconnait l’inséparabilité des contradictions (thèse et antithèse),
puis découvre un principe d’union dans une catégorie supérieure (synthèse)

Chez Marx, c’est un mouvement progressif de la réalité, comme chez Hegel,


évolue par le développement et le dépassement des contradictions.

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
On peut globalement définir la dialectique comme un mode de pensée dynamique,
une conception de l’univers fondée sur l’évolution. Elle s’oppose à toutes les idées
figées, les conceptions fixistes et rigides de l’univers. Ces derniers, très statiques,
reposant sur l’identité d’Aristote.

De façon générale, la dialectique repose sur ces quatre principes suivants :

- Celui du changement dialectique selon tout est en devenir par un processus de


transformation qui infirme l’identité. Exemple, successive des ères géologiques.
- Celui des actions réciproques qui met en relief l’interdépendance et le
conditionnement réciproque entre les éléments du réel par lesquels aucun
phénomène ne peut être envisagé isolement. On peut ajouter la notion de
complémentarité. Exemple, la psychologie ne s’étudie sans la sociologie.
- Celui des contradictions internes : tout phénomène, tout individu porte en lui- même
ses propres contradictions. Ce qui s’oppose au non contradiction et du tiers exclus.
Exemple selon le Marxisme, le capitalisme triomphant porte en lui- même ses
propres contradictions. Ainsi le prolétariat qu’il secrète s’oppose tôt ou tard à la
bourgeoisie, c’est la lutte des classes.
- Celui du progrès par bonds : dans le processus de transformation du monde et des
êtres, les changements quantitatifs aboutissent à un brusque changement qualitatif.
Exemple, sur 3000 suffrages exprimés, un homme reste candidat à une élection à la
majorité simple ou relative à un tour avec 1499 voix, alors qu’avec 1501 voix il
acquiert la qualité d’élu.

On comprend à travers ce qui précède que tout est discutable par le biais
de la dialectique qui est cette capacité de [Link] remettre en cause ce qui est
émis par un auteur, de dépasser cette position, de voir qu’il y a des pensées,
conceptions autres. Toute chose qui permet de faire une analyse totale (parce
qu’elles ajoutent de nouveaux arguments) et non partielle (seule pensée de l’auteur)
d’une situation donnée.

1-2-2- La relativité des points de vue

La relativité est une notion rendue célèbre par la physique d’Einstein. Elle
est issue des philosophes relativistes du XIXème siècle et implique un mode de
raisonnement contradictoire de l’esprit absolutiste du siècle passé. Elle repose sur
l’idée centrale et majeure que tout dépend de quelque chose et tout est relatif à
quelque chose. Quant au point de vue, il signifie littéralement le point où l’on se
situe pour voir, c’est-à-dire un angle ou une perspective de regard. Il est aussi bien
d’ordre physique que d’ordre idéologique. Il faut préciser que le point de vue n’est
pas à confondre avec l’avis ou l’opinion. Ces derniers dépendent, certes, du point de

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
vue mais en sont distinct. Par exemple on constate que le quotidien ivoirien « notre
voie » avait un point de vue de l’opposition avant le coup d’Etat de décembre 1999
et son opinion sur le pouvoir était plutôt négatif. Aujourd’hui ce journal se trouve
dans un point de vue du pouvoir et son opinion sur ce pouvoir est justement plutôt
positive.

Le principe de la relativité des points de vue est celui de la dialectique


scientifique. Il signifie qu’il n’y a pas de vérité qui soit « la vérité » mais des vérités.

Il y a des vérités parce qu’elles sont relatives à des points de vue. Car tout dépend
de notre approche et des différentes étapes de notre connaissance du réel.

Exemple : Ame + corps + esprit

Il s’agit là d’une conception absolue selon laquelle tous les hommes sont égaux.
Mais suivant les données économique, politique, mentale…L’ivoirien est différent du
français.
On peut donc dire que tout est vrai ou tout est faux : tout est relativement vrai à
un point de vue et faux relativement faux à un autre point de vue.
En somme, la dissertation d’ordre général repose sur la dialectique et la
relativité des points de vue. C’est un exercice de raisonnement qui accepte toutes les
vérités. Elle les confronte simplement de façon dialectique en la validité de chacune.
Il y a donc à la fois l’acceptation (explication ou commentaire) de la discussion (par
contradiction) et du dépassement.

1-2-3- La démarche dialectique

Avec ce qui précède, on peut aisément noter que la dialectique repose au


moins sur deux (c’est une démarche binaire) et au plus sur trois (c’est une démarche
ternaire) temps. Il y a ainsi la thèse, l’antithèse et la synthèse.

a) La thèse

Elle consiste en un exposé d’arguments favorable au point de vue contenu


dans le sujet, en un enrichissement de ce point de vue à partir de réflexion et
d’exemples originaux.

b) L’antithèse

Il ne faut pas se contenter de dire qu’elle expose les limites du sujet. Cette
définition manque de précision. C’est une partie du développement (la seconde) ou
l’on expose les arguments défavorables au point de vue de la thèse, à partir d’un
nouveau point de vue différent, mais en général, opposé au premier.

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
L’antithèse a pour objectif d’envisager les différentes aspects d’une
problématique et de faire apparaitre la coexistence d’éléments opposés parfois
même contradictoire, parce qu’une situation n’est jamais entièrement bonne ou
entièrement mauvaise.

c) La synthèse

La synthèse consiste en un exposé de nouveaux arguments à partir d’un


ou plusieurs points de vue capables de dépasser la contradiction dialectique qui
confronte la thèse et l’antithèse.

Le dépassement s’effectue selon quatre modalités au choix :

- Soit par une recherche de solutions ;


- Soit par la recherche de complémentarité ;
- Soit par la recherche d’un point de vue différente des deux premiers ;
- Soit par la synthèse de tous les autres points de vue non examinés. La solution
dialectique est une solution compromis.

II- La structure d’un devoir portant sur un sujet d’ordre général

Trois éléments composent un devoir de dissertation d’ordre général. Ce sont


l’introduction, le développement et la conclusion. Mais à l’intérieur de ce schéma
plusieurs formes de plans peuvent trouver place.

A- L’Introduction
Elle doit être brève, soit égale à la longueur d’un paragraphe. Elle comporte quatre
éléments qui sont :
- La perspective ;
- L’énoncé du sujet,
- La problématique ;
- L’annonce du plan

Mais elle peut se ramener à trois éléments dès lors que la perspective et la
problématique peuvent être combinées. Soit le sujet suivant : dans un entretien
accordé à CILICAS, Pr Mamadou Coulibaly affirme : « le civisme porte l’homme à la
civilisation ». Qu’en pensez-vous ?

1- La perspective générale

Elle n’a de général que son adjectif. Le terme « générale » est à


distinguer du mot « généralistes » qui est un discourt sans rapport directe au sujet.
Au contraire, la perspective générale doit rester très proche du sujet sans
recherchée le cours de l’histoire ou encore à toucher à des problèmes annexes.
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
La perspective générale peut être une définition, une citation, un fait
actuel ou historique… elle peut marquer une linéarité par rapport au sujet. Il faut
noter qu’il s’agit d’un cloisonnement. Par exemple e)le une perspective présentée
sous forme définitionnelle peut bien marquer un paradoxe et être en rapport avec
l’actualité.

On distingue d’ordinaire deux types perspectifs généraux :

a- La perspective générale partisane (elle va dans le sens du sujet)


b- La perspective générale neutre (elle ne prend pas position)

Elle ne cite aucun point de vue. C’est par exemple le cas où l’on procède par
définition, soit par une mise en contexte historique ou contextuelle. Une perspective
bien élaborée facilite l’énoncée du sujet

2- L’énoncée du sujet

Lorsque le sujet est court il s’énonce intégralement à l’aide des guillemets. En


revanche, lorsqu’il est long, seul l’essentiel du sujet est mentionné. Cela dénote de
votre compréhension du problème posé par le sujet, c'est-à-dire la problématique.

3- La problématique

Elle peut être perspective sous deux angles :


D’un côté elle désigne le problème posez ou la question soulevée par le sujet. La
problématique est alors exprimée sous forme de question, c’est la forme explicite de
la problématique.
De l’autre côté elle signifie incertain, hasard, obscur. Dans cette acception, la
préoccupation majeure est de clarifier, expliquer le sujet.

La problématique se matérialise alors par des expressions qui fournissent


une explication (en d’autre terme, ceci veut dire, cela signifie …) et la traduction
simplifiée du sujet. Cette expression de la problématique est dite implicite.

Dans les deux cas une problématique bien posée conduit à une annonce
aisée du plan.

4- L’annonce du plan

C’est le dernier élément constitutif de l’introduction. Elle se présente de


deux manières :

- Soit de façon formelle ou explicite, on fait apparaitre les différentes partie ;


- Soit de manière subtile, on suggère les différentes parties. Ici, l’expression comme
« certes, bien que, quoi que, toutefois, dans tous les cas…. » ont cours.
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
B- Le corps du sujet

Le corps du sujet, appelé aussi développement se compose de parties. Il


s’agit de deux parties au minimum et trois au maximum.

Chaque partie comprend une phrase-chapeau et des paragraphes

1 - La phrase-chapeau

Elle peut être simple ou complexe.


Elle est simple lorsqu‘elle à pour rôle de présenter la proposition à soutenir
et les arguments favorable à celle-ci. Il en est ainsi de la phrase chapeau de la
première partie.
Elle devient complexe à partir de la deuxième partie. Il s’agit de rappeler
ici d’abord brièvement. Il s’agit ici de rappeler d’abord brièvement l’essentiel de la
première avant de présenter l’idée à soutenir dans la deuxième partie et les
arguments favorables à cette dernière. Quant à la phrase-chapeau de la troisième
partie, elle rappelle brièvement soit l’essentiel des deux parties précédentes, soit
l’essentiel de la deuxième partie avant de révéler l’idée correspondant à la synthèse
et les arguments qui lui sont favorables.

Simple ou complexe la phrase-chapeau a pour objet essentiel d’annoncer


les différents arguments correspondant au paragraphe.

2- Le Paragraphe

Le ministère de l’intérieur Français limite le paragraphe à 12 lignes minimum et 15


lignes maximum.

Le paragraphe est l’unité, la cellule de base organisée dans le langage écrit


(exception faite des textes narratif et en général des textes littéraires). Il marque
une étape dans un raisonnement, développe un aspect dans une description expose
un point dans une argumentation. On peut retenir la formule suivante :

« Un paragraphe pour chaque idée et une idée pour chaque paragraphe ».

Pour ce qui est de son utilité, le paragraphe est un guide pour celui qui écrit : il
oblige à l’élaboration complète de l’idée. La succession des paragraphes permet de
penser et de communiquer avec ordre, suivant une progression. Ainsi l’importance
des développements peut être contrôlée.

Pour celui qui lit le paragraphe facilite le déchiffrage. L’appréhension visuelle du


paragraphe renforce et soutien le travail de l’intelligence. Le retour à la ligne, qui est

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
la marque du changement de paragraphe, signale à l’œil et à l’esprit qu’une nouvelle
idée est abordée.

Bref, le paragraphe est un ensemble signifiant composé d’une suite de phrases qui
dégagent une certaine cohérence. Il présente une double structure, syntaxique et
sémantique

a- Structure syntaxique

Il s’agit, ici, d’étudier les modalités selon lesquels les idées sont agencées dans un
paragraphe. Ainsi, on distingue :

- D’abord l’idée générale du paragraphe. Généralement exprimée dans la première


phrase, elle constitue l’unité de signification privilégiée et perçue comme essentielle.
- Ensuite, les idées de moyenne importance. Ce sont des unités qui suivent et ne font
que « s’accrocher à l’idée générale qu’elles développent et rendent explicitent.
Notons qu’il y a nécessairement une seule idée générale mais plusieurs idées de
moyenne importance.
- Enfin les idées secondaire elles concourent ou illustrent ce qui a été antérieurement
développé. On comprend pourquoi il est interdit de raisonner par l’exemple. Celui ne
vient qu’en appoint, en illustration. Tout cela est logique. Le paragraphe correspond
à ce qu’on peut appeler un argument lui-même composé d’une affirmation, d’une
phase d’explication et d’une phase d’illustration.
- La structure à laquelle obéit le paragraphe est la structure sémantique.
b- Structure sémantique

Les idées agencées donneraient un ensemble disparate si aucune relation


sémantique ne gouverne leur cohérence. En effet, toutes unités de signification sont
nécessairement en rapport sémantique les unes avec les autres.
Les combinaisons entre les unités de signification peuvent être de différent type :
 Chronologique : cela exige des connecteurs chronologique avant, aujourd’hui,
demain, actuellement, par le passé ….
 Enumératif : premièrement, deuxième, troisième, d’un côté, d’un autre, d’abord,
ensuite, enfin…
 Logique : et, ou, donc, implique, si seulement si, …
 Antithétique : mais, pourtant, cependant,…
Dans tous les cas sur le plan sémantique il y a une cohérence qui réglemente l’union
et le rassemblement des idées.

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
C) Conclusion

Elle est l’aboutissement de toute la démonstration effectuée dans le corps du sujet.


C’est le lieu de répondre de façon claire et prédise à la question posée dans
l’introduction. La conclusion doit être brève. Elle ne constitue l’occasion d’un
nouveau développement. On distingue deux types de conclusion ;

- La conclusion bilan
- La conclusion analytique
1- La conclusion bilan :
Il s’agit de faire :
- Un bilan
- Une ouverture
a) le bilan
Le bilan correspond la somme des phrases-chapeaux.
b- L’ouverture
L’ouverture revêt un double intérêt. D’un côté, elle témoigne de l’humilité du
candidat dès lors qu’elle montre que celui-ci n’a eu la prétention d’avoir cerné tout le
contour du sujet. De l’autre côté elle révèle la grandeur du champ d’investigation de
l’auditeur qui n’ignore pas l’existence de concept voisin de celui traité plus haut.
2- La conclusion analytique
Elle comporte 04 composantes, ce sont :
- Un constat ;
- Un jugement ;
- Un mini bilan ;
- Une ouverture.
a- Un constat
Comme indiqué plus haut, le sujet pose un problème qui s’il était simple
nécessiterait une seule réponse. Or chacune des parties développées dans le corps
du sujet constitue une réponse à une question soulevée par le sujet. Ce qui atteste
en réalité de la complexité du problème posé par le sujet. C’est ce constat qu’il faut
faire.
b- Le jugement
Le jugement qui découle du constat, consiste à « inviter » l’auteur de la pensée à
faire abstraction de tout absolutisme en respectant l’esprit de la dialectique.
c- Le mini-bilan
Il représente les titres des parties du corps du sujet.
d- L’ouverture (cf conclusion bilan)
NB : L’on peut toutefois combinés les deux formes de conclusion

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Conclusion à éviter
 La conclusion artificielle :
Brillamment formulée, elle n’est malheureusement pas la conséquence logique du
développement. Cas des conclusions toutes faites et gardée en mémoire.
 La conclusion banale :
Le devoir pourtant assez bien terminé sur des platitudes
 La conclusion qui reprend le développement :
Il s’agit d’un développement bis
- On ne doit pas trouver dans la conclusion des phrases entières du développement
c’est la concision qui donne de la rigueur à la conclusion.

 La conclusion en catastrophe :
- Rédigée sous l’effet de la fatigue et de la précipitation elle est un tissu
d’incohérence. après l’établissement du plan détaillé, il est nécessaire de jeter les
grandes lignes de la conclusion à défaut de la rédiger entièrement.
 La conclusion partielle :
- Ne voir qu’un aspect et un seul et un seul du problème
- NB : ne pas négliger la conclusion car c’est la dernière impression que le correcteur
garde de votre devoir. Et le SOG pourrait en définitive se définir comme « l’art
d’aboutir à une conclusion »
e- Le problème des transitions
Il y a un certain nombre de termes et d’expression qui servent à éviter de passer
d’une idée de façon brutale :
o La transition entre les idées
1 – expression d’une continuité logique entre deux propositions
 Pour marquer l’identité, l’équivalence
En d’autre termes ; d’une manière approchante ; de même que etc.
 Pour marquer le but
A cette fin ; dans cette perspective ; dans cette optique ; etc.
 Pour marquer la cause
Par le fait que (indicatif) ; du fait de (substantif), etc.
 Pour marquer la conséquence
Par voie de conséquence, en conséquence ; par conséquent ; tant et si bien que ;
etc.
 Pour marquer la simultanéité
Corrélativement ; compte tenu de ce fait ; par là même ; etc.

2- Expression d’une divergence logique


 Pour marquer une concession
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Bien que ; en dépit du fait que (indicatif) ; En dépit de (substantif) etc.
 Pour marquer une restriction
Du moins (+ inversion entre verbe et sujet) ; tout au moins (+inversion entre verbe
et sujet) etc.
o La transition entre les parties dans le plan dialectique
 Vous venez d’achever l’introduction, dans laquelle vous avez situé et analysé le sujet
et formulé un problème que vous avez à résoudre. Votre intention est de traiter ce
problème dans un certain ordre ; l’annonce si possible discrète de cet ordre
constituera par exemple la transition entre votre introduction et votre
développement.
Si vous décidez de ne pas annoncer les directions suivies, il suffira que l’introduction
se termine sur une question explicite. La première partie étant une réponse partielle
à cette question, il n’est pas nécessaire de recourir à une transition.
 Vous venez d’achever la première partie de votre développement, la thèse, et vous
avez l’intention de changer de perspective sans que cela paraisse inattendu ou
artificielle. La transition a donc pour fonction, ici, de lier entre elles les parties de
l’analyse qui divergent dans leur objet, leur point de vue, leur orientation générale et
leur conclusion.

Voici quelques exemples parmi tant d’autres de transition oppositive :

« Mais notre approche du problème resterait incomplète si nous négligeons


d’examiner maintenant un autre de ses aspects essentiels… » Ou

« Privilégions à présent tel autre aspect du problème ; des lors l’affirmation selon
laquelle…/…doit être nuancée »

 Vous voulez passer de l’antithèse à la synthèse ou de l’antithèse à la conclusion. La


transition ne sera pas, dans ce cas, de type oppositive, puisqu’elle amorce une
réunification des perspectives ou un dépassement des contradictions apparentes. On
pourrait utiliser des formules proches de celle-ci :
« Aussi bien, devons-nous reconnaitre que l’opposition de ces points de vue n’est
pas irréductibles ».
« La contradiction entre la volonté de X et celle de y n’est cependant qu’apparent
…»
NB : il faut éviter les transitions trop pesantes du genre de :
« Ayant montré dans la thèse que…, nous allons à présent aborder l’antithèse et
montrer que … »

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
LA QUESTION DES CITATIONS D’AUTEURS

Qu’est-ce qu’une citation ?


Ce mot vient du latin ’’citare qui signifie «convoquer, appeler ».
Citer c’est donc invoquer un texte ou un auteur célèbre à l’appui de ce qu’on affirme.
Plus qu’un simple ornement du discours, la citation a pour fonction de venir en
exemple pour renforcer une affirmation, un point de vue. A titre d’illustration :
« chaque homme a trois caractères : celui qu’il a ; celui qu’il montre ; celui qu’il croit
avoir
Cette citation vient étayer l’affirmation selon laquelle l’homme est un animal
insaisissable, ayant plusieurs facettes et donc difficile de le connaitre véritablement.
Dans un devoir ou dans une conversation courante, la citation reflète un niveau
d’érudition, parce qu’elle a une certaine autorité sur le discours ordinaire. Aussi un
devoir sans citations s’apparente-t-il à un squelette ; il est simplement ennuyeux.
Quand citer ?

La citation ne doit pas intervenir comme un cheveu sur la soupe. Elle doit obéir à
une nécessité logique. Il faut donc éviter de citer à tort et à travers. Une citation
comme tout autre matériau, ne vaut que par la place qu’elle occupe dans le
discours, la dynamique qu’elle lui imprime. Inutile de citer tel ou tel auteur pour
avancer une banalité, à moins que le sujet de votre dissertation porte sur la banalité.
Eviter également les citations trop longue ; elles risquent de casser le rythme de
votre démonstration.

Comment citer ?

D’abord citer correctement, c’est –à – dire en reprenant le texte exact précédé ou


suivi des références. Les références, ce sont le nom de l’auteur de la citation,
l’ouvrage d’où elle est extraite éventuellement ou l’occasion qui lui a donné
naissance. Ici on emploie le discours direct parce que nous sommes censés connaitre
l’origine et la citation en intégralité.

Ex : l’écrivain français Etienne Senancour écrit : « les livres ne remuent pas le


monde ; ils le conduisent secrètement » ou « les livres, écrit l’écrivain français
Etienne Senancour, ne remuent pas le monde ; ils le conduisent
secrètement » ou « les livres ne remuent pas le monde ; ils le conduisent
secrètement », écrit par ailleurs l’écrivain français Etienne Senancour.

Il faut toujours éviter l’ambigüité. On emploiera le discours indirect quand une partie
de la citation nous échappe. On peut dans ce cas citer non le texte, mais la

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
substance. C’est peut être certaines idées ; certains éléments ; certains arguments ;
etc.

Exemple : la sociologue française Evelyne Sullerot disait en substance que dans nos
sociétés l’identité d’une personne se définissait par sa profession.

NB : Ignorer le nom de l’auteur de la citation ou tout simplement son origine ne doit


nullement vous dispenser de citer un texte dont le correcteur assurément connaitra
la pertinence. Il vaut mieux paraphraser la citation que de la plagier.

Pour citer les ouvrages et les revues


Pour citer un ouvrage, on souligne les titres. Pour une revue, le nom de la revue et
on met entre guillemets le titre de l’article.
Exemple : Diagonal « les fétiches chez les Baoulés de Côte d’Ivoire ».

III) LE CORPS DU DEVOIR

Les différents types de sujets et leur plan


On peut regrouper les différents sujets des concours administratifs en 05 catégories.
Mais les premiers et troisièmes sont généralement les plus sollicités surtout à l’écrit.
Quant aux trois autres, ils sont plus traditionnels à l’oral du deuxième tour.
A- PREMIER TYPE DE SUJET (PLAN TERNAIRE DIALECTIQUE)
C’est un type de sujet reconnaissable par deux éléments.
- Il ne contient qu’une seule idée
- Son libellé demande l’avis du candidat et le pousse à la discussion.

On a les expressions comme :


- Que pensez-vous ?
o Êtes-vous d’accord ?
- Que vous suggère ?
- Êtes-vous pour ou contre ?
- Partager l’avis de X ? etc.
Exemples :
- « Dans la vie sans travail, il n’y à point de bonheur » partager vous ce point de
vue ?
- « il n’y a de richesse que d’homme » qu’en pensez-vous ?
Ce type de sujet obéit au plan dialectique ternaire (thèse, antithèse, synthèse).
La Thèse fait l’inventaire des arguments qui militent en faveur : de la pensée de
l’auteur.

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
L’antithèse regroupe les arguments défavorables au point de vue de l’auteur
Quant à la synthèse elle transcende les idées développées dans la thèse et
l’antithèse. Elle les dépasse mais ne les répète pas.
Ce sont les arguments d’ordre historique, sociologique, politique, philosophique,
idéologique etc. il s’agit ici de faire appel à ces connaissances qui sont de nature à
susciter un intérêt. Tout argument doit convaincre sur la base des preuves
palpables. La rigueur scientifique doit être la règle d’or. Tous les points de vue sont
acceptables à la seule condition à la seule condition qu’ils soient bien argumentés et
mieux présentés.
Pour faire le plan détaillé, on prendra soin de donner un titre à chaque partie. Sur la
feuille de brouillon avant toute réflexion on les mettra en les espaçant :
I

II

III
Chaque partie correspond à une proposition à démontrer, il faudra chercher des
arguments qui valident, c'est-à-dire qui justifient la proposition ; bref des arguments
qui soutiennent la thèse.
Bien entendu pour chacune des parties, on s’efforcera, de réfléchir à partir du point
de vue déterminé initialement. Dans chaque partie, on se souciera de trouver au
moins deux ou au plus trois arguments. Ce qui donne sur notre brouillon
I
A
B
C
II
A
B
C
III
A
B
C
Un argument correspond à un paragraphe qui à son tour équivaut à une idée. Cela
veut dire que dans un paragraphe, on ne défend qu’une seule idée à laquelle on s’en
tient jusqu’à la fin du paragraphe. Tout changement d’idée s’accompagne d’un
changement de paragraphe.
Un paragraphe se compose de trois éléments :
13
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
- Une idée générale qui est au début du paragraphe : affirmation centrale
- Des idées de moyennes importance : explications
- Une ou deux idée(s) secondaire(s) : illustration (conclusion ou exemples)

B- DEUXIEME TYPE DE SUJET (PLAN INVENTAIRE)


Ici il ne s’agit nullement de la résolution d’un problème mais plutôt de la compilation
de connaissances. Cependant subsistent un certain, nombre d’exigences, notamment
la nécessité de prouver et la nécessité de ménager une progression de la pensée.
Soit le sujet suivant : « Quels plaisirs et quels profits pensez-vous que l’on puisse
tirer du retour aux sources et valeurs africaines » ?
si généralement on ne prévoir d’avance aucun plan pour ce type de sujet celui-ci en
revanche nous donne un :
Première partie : les plaisirs du retour aux sources et aux valeurs africaines
Paragraphe 1
Paragraphe 2
Paragraphe 3
Deuxième partie : les profits du retour aux sources et aux valeurs africaines.
Paragraphe 1
Paragraphe 2
Paragraphe 3
On comprend donc que le nombre de partie dans le plan sera déterminé par ce que
l’inventaire commande.
Néanmoins, dans chaque partie, il faut respecter les prescriptions méthodologiques,
c'est-à-dire faire des paragraphes qui correspondent à des idées différentes
C- TROISIEME TYPE DE SUJET (COMMENTAIRE ET DISCUSSION)
(COMMENTAIRE SANS DISCUSSION
Tout comme le sujet de premier type, il se reconnait à deux éléments :
- Il comporte plusieurs idées (généralement deux)
- Son libellé comporte généralement des expressions mentionnées dans le cas du
sujet de type I.
Deux types de libellé pour ce TYPE III
Premier type : c’est celui qui se rapproche davantage de celui qui accompagne le
sujet de type 1 : commentez et discutez qui peut déclinez en :
- Expliquez et discutez
- Analysez et discutez
- Qu’en pensez-vous ?
- Discutez
- Partagez-vous cette opinion ?

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Le sujet se traite alors en deux phases : commentaire et discussion. Mais, du fait de
la présence de la discussion, ces deux phases se déroulent à travers le raisonnement
dialectique qui propose trois parties. Cela donne :
- Phase de commentaire
- Phase de discussion
S’il n y a que deux idées (c’est généralement le cas), le travail se trouve simplifié
dans ce cas, la phase de commentaire se charge d’expliquer l’une après l’autre
chacune de ces idées. Ainsi on obtient :
Une phase de commentaire
1- commentaire de la première idée
2 Commentaire de la deuxième idée

Comme nous avons le souci de la dialectique, il nous faut passer ces deux premières
propositions. Puisque de toute façon le sujet nous y oblige. Cela donne donc :

Phase de discussion qui constitue une sorte de synthèse

Bien entendu à l’intérieur de chacune des parties (I, II, III) on prendra soin de
distinguer les arguments différents. Ce qui donne :

Phase de commentaire

I Commentaire de la première partie


A
B
C
II Commentaire de la deuxième partie
A
B
C
Phase de discussion

III- Synthèse
A
B
C
Exemple : La grandeur d’une nation repose sur la force de ces institutions
et la qualité de ses administrateurs » Qu’en pensez- vous ?
Deuxième type : ce genre de libellé accompagne généralement les sujets
comportant trois unités de signification.

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Exemple : en vous appuyant le plus le largement possible sur votre expérience
personnelle, vous commenterez ces propos de Voltaire : « le travail éloigne de nous
trois grands mots : l’ennui, le vice, le besoin ».
Ce sujet, ainsi qu’on peut le constater, n’invite nullement à la discussion il faut donc
s’en tenir uniquement au commentaire. On retrouve ici le plan inventaire.
Commentaire Idée I : le travail éloigne de nous l’ennui

Paragraphe 1
Paragraphe 2
Paragraphe 3
Commentaire Idée II : le travail éloigne de nous le vice
Paragraphe 1
Paragraphe 2
Paragraphe 3

Commentaire Idée III : le travail éloigne de nous le besoin

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SCHEMA SQUELETIQUE D’UN DEVOIR DE SOG
APPLIQUE AU SUJET TYPE 1

INTRODUCTION (au moins 80 mots)

Elle est un seul bloc typographique, avec un seul alinéa au départ sans retour à la
ligne. Elle comprend :

- Perspective générale
- Citation+ Problématique ou inversement
- Plan

(Je saute deux ou trois lignes)

…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………

I- THESE

Phrase(s) chapeau(x)

Paragraphe I (au moins 12 lignes)

Idée principale (j’affirme)

- Idée secondaire 1 j’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,


- Idée secondaire 2 d’exemples et éventuellement des citations
- Idée secondaire 3

Transition vers le Paragraphe 2

Je saute une ligne


…………………………………………………………………………………………………………………

Paragraphe II (au moins 12 lignes)

Idée principale (j’affirme)

- Idée secondaire 1 j’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,


- Idée secondaire 2 d’exemples et éventuellement des citations
- Idée secondaire 3

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Transition vers le Paragraphe 3

Je saute une ligne


…………………………………………………………………………………………………………………
Paragraphe 3 (au moins 12 lignes)

Idée principale (j’affirme)

- Idée secondaire 1 j’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,


- Idée secondaire 2 d’exemples et éventuellement des citations
- Idée secondaire 3

Conclusion partielle de la thèse et transition vers l’antithèse

Je saute deux ou trois lignes


…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………

II- ANTITHESE

Phrase(s) chapeau(x)

Paragraphe I (au moins 12 lignes)

Idée principale (j’affirme)

- Idée secondaire 1 j’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,


- Idée secondaire 2 d’exemples et éventuellement des citations
- Idée secondaire 3

Transition vers le Paragraphe 2

Je saute une ligne


…………………………………………………………………………………………………………………
Paragraphe II (au moins 12 lignes)
Idée principale (j’affirme)
- Idée secondaire 1 j’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
- Idée secondaire 2 d’exemples et éventuellement des citations
- Idée secondaire 3

Transition vers le Paragraphe 3

Je saute une ligne


……………………………………………………………………………………………………
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Paragraphe III (au moins 12 lignes)

Idée principale (j’affirme)


- Idée secondaire 1 j’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
- Idée secondaire 2 d’exemples et éventuellement des citations
- Idée secondaire 3

Conclusion partielle de la thèse et transition vers la synthèse


Je saute deux ou trois lignes
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………….

III- SYNTHESE
Phrase(s) chapeau
Paragraphe I (au moins 12 lignes)
Idée principale (j’affirme)
- Idée secondaire 1 j’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
- Idée secondaire 2 d’exemples et éventuellement des citations
- Idée secondaire 3

Transition vers le Paragraphe 2

Je saute une ligne


…………………………………………………………………………………………………………………

Paragraphe II (au moins 12 lignes)


Idée principale (j’affirme)
- Idée secondaire 1 j’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
- Idée secondaire 2 d’exemples et éventuellement des citations
- Idée secondaire 3

Transition vers le Paragraphe 3

Je saute une ligne


……………………………………………………………………………………………………

Paragraphe III (au moins 12 lignes)

Idée principale (j’affirme)

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
- Idée secondaire 1 j’explique l’idée principale à l’aide d’arguments,
- Idée secondaire 2 d’exemples et éventuellement des citations
- Idée secondaire 3

Conclusion partielle de la synthèse

Je saute deux ou trois lignes


…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………

CONCLUSION GENERALE (50 mots au moins)

Elle est un seul bloc typographique, avec un seul alinéa au départ sans retour à la
ligne. Elle comprend :

- BILAN = CP1+ CP2 + CP3


- OUVERTURE

EXERCICE I (Sujet de type 1)

« Dans la vie, sans travail, il n’y a point de bonheur ».


Que vous suggère cette réflexion de Florient ?
Le sujet pose le problème des moyens d’accès au bonheur sur la base du plan ci-
dessous élaboré :

1- Deux introductions :
- La première présentant une problématique et une annonce du plan explicite ;
- La deuxième présentant une problématique et une annonce du plan implicite.
2- Des phrases-chapeaux des premières, deuxièmes et troisièmes parties.
3- Deux conclusions :
- Une conclusion bilan
- Une conclusion analytique

I – Thèse- Le travail fait le bonheur

a- Salaire
- Rémunération
- Loisir ;
- Sites touristiques ;
- Financement des investissements
- Satisfaction des besoins (se nourrir, se soigner, se vêtir, se loger)
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
b- Rang social viable
- En Afrique en mutation ;
- Centre de décision ;
- Honneur, considération ;
- Haut fonctionnaire
c- La liberté

II) Antithèse
Le travail est aussi source de souffrance.
a- Définition
b- Son organisation
III) Synthèse
Il existe d’autres moyens d’accès au bonheur
a- La religion
b- L’harmonie familiale

EXERCICE 2 (sujet de type III)


« La grandeur d’une nation repose sur la force de ses institutions et sur la
qualité de ses administrateurs ». Qu’en pensez-vous
Considérant que le sujet pose le problème de critères ou de déterminant d’une
nation puissante, et sur les bases du plan ci-dessous élaboré :

1- Deux introductions :
- La première présentant une problématique et une annonce du plan explicite ;
- La deuxième présentant une problématique et une annonce du plan implicite.
2- Des phrases-chapeaux des premières, deuxièmes et troisièmes parties.
3- Deux conclusions :
- Une conclusion bilan
- Une conclusion analytique
4- Les deux premiers paragraphes

I) (Commentaire de la première idée) : la grandeur de la nation repose sur la force de


ses institutions
a- Institutions politiques
b- Institutions économiques
c- Institutions sociales
II) (Commentaire de la deuxième idée) : la grandeur de la nation repose sur la qualité
de ses administrateurs
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
a- Qualités intellectuelles
b- Qualités morales
III) (Synthèse) : il existe d’autres déterminants d’une grande nation
a- Données économiques
b- Des données militaires

EXEMPLES DE DEVOIRS REDIGES PAR DES AUDITEURS


Exemple 1
Sujet : « Dans ce contexte de crise aigüe, les ivoiriens devraient plutôt
privilégier l’intérêt général au détriment de leurs intérêts particuliers, s’ils
veulent bâtir une nation prospère, digne et fraternelle ».
Qu’en pensez-vous ?

Nous sommes actuellement dans un monde en proie aux conflits. Pour sortir
de cette situation et parvenir à un développement harmonieux, plusieurs solutions
ont été préconisées. Ainsi s’intéressant au cas particulier de la Côte d’Ivoire certains
estiment que : « Dans ce contexte de crise aigüe, les ivoiriens devraient plutôt
privilégier l’intérêt général au détriment de leurs intérêts particuliers, s’ils veulent
bâtir une nation prospère, digne et fraternelle ». En d’autres termes, une nation
prospère repose sur la défense de l’intérêt général. Cette affirmation se justifie
certes, mais il faut également considérer les intérêts particuliers dans tout processus
de développement. D’ailleurs l’émergence d’un pays dépend d’autres facteurs.

La prospérité d’un Etat s’appuie sur l’intérêt général. Cela est perceptible sur les
plans social et juridique.

Toute politique de développement doit prioritairement prendre en compte


l’aspect social car, un peuple dont les besoins sont satisfaits participe mieux à la
construction de la nation. C’est pourquoi il faut accroitre les infrastructures telles que
les hôpitaux, les écoles et les routes. D’où la nécessité des impôts qui sont collectés
pour permettre à l’Etat de faire face aux charges sociales. En Côte d’Ivoire la TVA
(Taxe sur Valeur Ajoutée) est d’une grande importance.

Sur le plan juridique, les lois occupent une place de choix dans la prospérité
d’une nation. Elles ont une grande portée générale qui leur permet de garantir la
sécurité de la population. Aussi sont-elles votées par l’Assemblée Nationale dans le
but de faire participer le peuple aux prises de décisions. En cela, la loi portant
création des conseils généraux a été votée par le parlement ivoirien. Ces institutions
ont permis aujourd’hui à certaines régions de se lancer sur la voie du progrès.
L’exemple du conseil général de Yamoussoukro est édifiant.
22
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Comme on le voit, l’intérêt général est le socle de la croissance d’un pays.
Néanmoins, il faut également considérer les intérêts par culiers qui sont d’une
importance capitale dans les domaines économique et culturel.
Le libéralisme économique fait la promotion des ’intérêts particuliers. Il
encourage ainsi la libre concurrence entre les opérateurs économiques. Ce qui, sans
nul doute, accroit les échanges permettant aux ménages d’acquérir les produits à
moindre cout. D’ailleurs, actuellement, plusieurs pays ont adopté le système libéral
considéré comme un facteur de développement. Ainsi, depuis quelques années la
Côte d’Ivoire a procédé à la libéralisation de la filière café cacao. Toute chose qui
concourt à l’épanouissement d’une nation.

En outre, dans le domaine culturel les intérêts particuliers jouent un rôle


indéniable. En effet, on assiste de plus en plus à la prolifération des grandes écoles
privées. Mais au-delà de ces intérêts il y des cadres compétents qui sortent chaque
année de ces structures. Ils apportent leur savoir et leur savoir-faire à la nation.
Parmi eux, figure des ingénieurs informaticiens, des experts en télécommunication et
des chercheurs.

Au-delà de ces types d’intérêts, la prospérité d’un pays dépend d’autres facteurs
comme la démocratie et l’intégration économique.

La démocratie est reconnue comme un véritable facteur de développement. En


effet, pour qu’un Etat se développe harmonieusement, il faut qu’ils y règnent la
justice, la liberté, les droits de l’homme et la bonne gouvernance qui sont des vertus
démocratiques. C’est l’ensemble de ces principes qui rassurent les investisseurs et
attirent les capitaux ; donc conduit à la croissance. Ainsi, les pays les plus
développés sont exemples en matière de démocratie. C’est pourquoi les Etats-Unis
d’Amérique sont toujours cités.

L’intégration économique constitue également un réel facteur de


développement. A travers elle, les pays s’échangent des biens et des compétences.
Car aucun pays au monde n’est indépendant en terme économique. Ce qui justifie
l’expansion de la mondialisation au cours de ces dernières années. Donc les pays les
pour les pays africains, la voie idoine de la croissance est l’adhésion à ces systèmes.

En définitive, on retient qu’il faut, pour construire une nation prospère, accorder
une place de choix à l’intérêt général. Mais il ne faut pas ignorer les intérêts
particuliers qui sont aussi des fondements du développement. D’ailleurs, la
recherche d’autres facteurs a permis de nous convaincre que la démocratie et
l’intégration économique constituent de vrais moteurs de la croissance. Dans tout
cela, l’intérêt qu’il soit général ou particulier, n’est-il pas nuisible ?
23
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Exemple 2

Sujet : « Quel désastreux choix que celui du progrès » !


Que vous suggère ce cri de cœur d’un contemporain ?

Le progrès est aujourd’hui l’objectif majeur de toute l’humanité é. Aussi des


observations sont-elles formulées par biens de citoyens quant à son impact réel sur
la société. C’est ainsi qu’un contemporain a pu dire « Quel désastreux choix que
celui du progrès » ! Dans quelles mesures l’avancée est t- elle un désastre pour
l’homme ? N’est-elle pas aussi salutaire pour lui ? N’existe-il pas d’autres phénomène
qui exercent des effets pervers sur notre société ? Les réponses successives à ces
interrogations constituent ici le fil conducteur de notre réflexion.

Pour l’auteur de cette pensée, le progrès est un désastre pour l’humanité. Sans
doute se réfère-t-il à ses conséquences négatives dans les domaines de
l’environnement et de l’alimentation.

L’un des inconvenants de l’évolution est son impact sur l’environnement. En


effet, avec le progrès, on assiste à la destruction de l’environnement. L’eau, l’air et le
sol sont pollués par les déchets toxiques produits par les usines. Il s’en suit la
disparition de certaines espèces animales et végétales. On note aussi la destruction
de la couche d’ozone ainsi que des terres fertiles. Toute chose qui provoque le
réchauffement de la terre et des bouleversements climatiques. Tous ces dégâts
développent certaines maladies. Le cas du cancer de la peau éloquent.

Un autre aspect négatif de l’essor est l’effet qu’il produit dans le domaine de
l’[Link] fait, la recherche de la productivité et gain d’argent sont les soucis
des scientifiques. Ainsi, la production de quantités encore plus importantes de
produits alimentaires est réussie. Cependant, leur qualité n’est pas forcément
garantie. Cela est source de maladies jusqu’alors inconnues et incurables. Parfois ces
avancées entrainent de nouvelles habitudes et la dépendance vis-à-vis d’autrui. Le
phénomène de la vache folle et le cas de la culture des organismes génétiquement
modifiés illustrent bien ces propos.

Il est certes vrai que le progrès est source de problème pour l’homme.
Cependant, il lui est aussi salutaire de par l’amélioration de la santé et le gain de
temps qu’il procure.

L’amélioration de la santé constitue l’une des retombées de l’avancée. Celle-ci


est un moyen efficace pour détecter toutes les maladies possible que l’être humain
peut contracter. Ainsi plusieurs remèdes continuent t-ils d’être inventés afin de

24
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
soigner ces maux. On assiste ainsi à l’éradication de certaines maladies autrefois
dévastatrices. De même, on note l’amélioration des soins médicaux, l’augmentation
de l’espérance de vie et le recul de la mortalité infantile. Il en est ainsi des vaccins
contre certaines maladies.

L’évolution présente aussi comme avantage le gain de temps. Elle permet


d’aller plus vite. Elle est également un moyen pour la réalisation de chose en un
temps très court. Aussi elle sert à économiser de l’argent et à favoriser
l’épanouissement de l’homme qui désormais fournit moins d’effort physique. Celui-ci
peut alors consacrer ce temps gagné à d’autres activités. Aussi, le progrès, par le
bien de ses outils, permet-il de s’instruire, se cultiver et communiquer rapidement
dans le monde entier. L’exemple des nouvelles technologies de l’information et de
communication est probant.

Pouvons-nous nous arrêter à ces points de vue apparemment contradictoires?


Non. En réalité il existe d’autres phénomènes qui exercent qui exercent des effets
pervers sur l’homme et la société. Ce sont notamment les catastrophe naturelles et
les guerres.

Les catastrophes naturelles ont des conséquences négatives sur l’humanité. Par
leur caractère brusque et incontrôlable, elles sont de nombreuses pertes en vies
humaines. De plus elles causent de nombreux dégâts matériels. On constate ainsi la
destruction de biens de l’Etat, de même que ceux de particuliers réalisé au prix de
gros efforts. Il en découle des dépenses de reconstruction et d’indemnisation ; toute
chose qui bouleverse l’existence même des populations. Il en a été ainsi à la suite
des inondations en Algérie et du séisme en Turquie.

Les guerres constituent aussi un désastre pour nos sociétés. Tout d’abord, elles
sont sources d’instabilité politique des Etats, fragilisant ainsi les institutions. Ensuite,
elles dissuadent les investisseurs nationaux et étrangers. Elles provoquent ainsi un
retard économique. Enfin on assiste à de nombreuses pertes d’emplois et à la
dégradation du niveau de vie des populations. De même, la perte de bras valides et
de cerveau ainsi que la multiplication des épidémies sont imputable aux guerres. Les
cas de la République démocratique du Congo et du Liberia sont édifiants.

Au total, affirmer que le progrès est désastre pour l’humanité est une gageure.
Aussi convient-il d’aborder cette notion avec mesure, car il est certes vrai que
l’évolution a un impact négatif sur la société, cependant elle présente aussi des
dommages. C’est d’ailleurs pourquoi, d’autres phénomènes causant des dommages à
nos sociétés sont à rechercher. Mais au fait, peut-on vraiment réaliser le progrès
sans nuire un temps soit peut à l’homme et à l’environnement ?

25
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
SUJET : « Les vertus se perdent dans l’intérêt comme les fleuves dans
l’océan »

Discutez les propos de La Bruyère.

- Le libellé : discutez les propos de La Bruyère. »se passe de commentaires puisque


son invitation au débat est explicitement formelle.
- Conclusion : il s’agit d’un sujet de type [Link] faut donc un raisonnement ternaire et
dialectique avec une thèse. Une antithèse et une synthèse.

I- Thèse
- Point de vue : cette pensée se comprend dans un point de vue matérialiste.
- Opinion : selon lui l’intérêt prime la vertu.
- Titre : structure sémantique : elle peut se faire sur la base d’une énumération des
retenus dans les critères de comparaison que suggère le sujet.

Les vertus se perdent dans l’intérêt comme les fleuves dans l’océan

a)le processus parait autant de nature que se fait le passage des fleuves à l’océan :

 Depuis le système de troc jusqu'à l’apparition de l’argent, la société repose sur la


richesse matérielle :
 Aujourd’hui, cette mutation s’est accrue avec l’hégémonie de la pensée capitale ;
 Tant et si bien que la division marquée des classes sociales conduit à un phénomène
d’attraction vers les choses matérielles aussi bien que les bourgeois que chez les
prolétaires ;
 Le problème c’est qu’il semble irréversible et surtout désormais consubstantiel à
l’homme dans toute sa diversité.
 Exemple : ainsi, la corruption se fait-elle de plus en plus sans scrupules de nos jours.

b) pire : le processus montre une dilution totale des vertus devant l’intérêt autant
que l’immensité de l’océan noie les fleuves :
 Les propositions sont énormes et véritablement disproportionnées ;
 Les individus perdent même la notion de Dieu remplacé dans leur entendement par
ce qu’ils appellent désormais le dieu d’argent ;
 C’est le triomphe total du matérialisme où il n’y a plus pour le spirituel, le moral et
juste ;
 Exemple : dans ce contexte, le pauvre ou le prolétaire paraissent complètement en
dehors de la société.

c) Les conséquences sont évidentes :

26
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
 La quête de l’intérêt entraine une véritable négation de la personnalité humaine
entendue dans son sens métaphysique, c’est-à-dire en relation avec la dignité ;
 Les sentiments d’aigreur, de jalousie et d’envie naissent chez les plus dépourvus qui
vont recouvrir alors à toutes sortes de procédés pour améliorer leur condition
d’existence :
 C’est ainsi que naissent l’arrivisme et toutes sortes d’attitudes amorales ;
 Le drame c’est qu’on ne vient alors à remettre les valeurs spirituelles et morales en
causes ;
 Exemple : on trouve par exemple aujourd’hui, des justifications au commerce du
sexe (pornographie et position entre autre).
II- Antithèse
- Point de vue : opposé au premier, il est celui de la Bruyère : moraux comme l’est
l’esprit de ses livres peignant une société du XVIIème en pleine transformation
(décadence des traditions morales et religieuses : mœurs nouvelles des magistrats :
puissances des affairistes) :
- Opinion : selon lui, il faut dénoncer cet état de fait et mettre en exergue les
vertueux qui restent :
- Titres : les ne se perdent pas nécessairement dans l’intérêt :
- Structure sémantique : elle peut être énumérative.
On ne doit pas être fataliste et laisser les vertus se perdent nécessairement dans
l’intérêt : elles doivent demeurer car :
 D’un point de vue religieux, l’homme, créé à l’image de Dieu, ne peut être
corruptible :
 C’est en tout cas une question de principe ;
 La religion considère de toute façon, l’amour des choses matérielles comme un
péché ;
 Le croyant selon cet esprit des choses, cherche alors à se détacher des richesses
naturelles afin de ne pas corrompre sa nature ;
 En fait, il recherche une vie intérieure susceptible de le rapprocher de Dieu et non
pas matière.
 Exemple : c’est ce qui justifie la pratique du jeûne qui prive le fidèle croyant des
désirs, des sens de la matière.

D’un point de vue métaphysique, la notion de personnalité de l’homme attaché à la


notion de dignité, ne peut également être corruptible ;

 En métaphysique, la notion de personnalité s’étend par rapport à la raison et à la


nature ;
 Dans ce contexte, on comprend que la dignité, corollaire d’une telle définition
rapproche l’homme de la nature ;
27
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
 A l’inverse, une personnalité indigne se conçoit à partir de sa nature c’est-à-dire dès
ses instincts
 Or, comme l’homme s’est socialisé, on peut supposer qu’il est plus animal et que
l’éducation l’a rendu raisonnable, c'est-à-dire capable de distinguer le bien du mal, la
vertu de l’intérêt
 Conclusion : faire primer l’intérêt par rapport à la vertu est dans ce contexte,
détestable.

c) Enfin dans un entendement commun et général, la moral prévaut :

 C’est une conséquence de tout ce qui précède ;

La morale est enseignée à tout âge et partout : dans la famille de base, à l’école, à
l’église et dans les mosquées ;

 Ainsi, tout ce qui est immoral ou amoral est considéré comme hors la loi ou, disons
asocial ;
 En fait, on craint que l’homme n’accorde plus d’importance à sa propre personne
inféodée au matériel, ni à autrui et qu’il privilège le vice et la perversion.
 Exemple : c’est cette recherche effrénée de l’intérêt qui conduit certaines filles et
certaines femmes à la prostitution, véritable négation de soi et affirmation de la
primauté de l’argent ;
 Conclusion : il est donc faux de dire que les vertus se noient dans l’intérêt comme
les fleuves dans l’océan d’autant plus que peu de personnes sont concernées.

III- Synthèse
- Nécessité du déplacement :
- Objet du déplacement : les vertus se perdent dans l’intérêt : les vertus ne se
perdent pas nécessairement dans l’intérêt : « elles demeurent au contraire ». le
débat porte donc sur la proposition occupée par la vertu devant l’intérêt dans la
société humaine.
- Déplacement :
 Soit une recherche de solution(s) : oui, car la thèse montre ce rapport sous un angle
négative qu’il convient de réfléchir ou de corriger ;
 Soit une recherche de complémentarité entre les deux premiers points de vue : non,
car les deux thèses sont trop exclusives l’une de l’autre pour pouvoir se compléter ;
 Soit une recherche d’un troisième point de vue annexe et différent des deux
premiers : le rapport est binaire et semble apparemment ne laisser aucune place à
une troisième possibilité.

28
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
 Soit une synthèse de tous les autres points de vue non examinés jusqu’à cette étape
de l’analyse : pour cette raison précédente, on ne peut envisager d’autres
possibilités.
- Conclusion : il y a une seule possibilité : celle des solutions.

Sujet : Comment concilier vertu et intérêt ?

a) Il faut d’abord et certes, accepter la nécessité du matériel :


 La majeure partie des difficultés humaines est d’ordre matériel
En effet ;
 La modernité et les progrès techniques accroissent le désir de l’homme de se définir
par rapport au matériel ;
 La société de consommation dans laquelle nous vivons aujourd’hui aggrave les
choses d’autant plus que tout se monnaie justement ;
 Dans ce contexte, l’objet du travail n’est plus seulement de nourrir l’homme ; il est
de lui permettre d’accéder à un statut de consommation de biens de luxe.
 Exemple : la voiture, le téléphone
portable, internet, ordinateur et autres sont ainsi devenus indispensables dans la vie
de nos contemporains.
 Conclusion : peut-on raisonnablement concevoir la vie sans argent aujourd’hui ?
b) Mais, l’argent doit être lié à la vertu :
 D’abord dans son processus d’acquisition, rien ne doit être malhonnête : il ne doit
pas avoir de corruption par exemple ;
 Il y a donc une idée de mérite personnel, de noblesse et d’honneur lié aux
conceptions judéo-chrétiennes ;
 Ensuite, dans son objet même l’argent ne doit reposer sur une nécessité objective,
un besoin réel ;
 L’argent doit viser le bonheur d’autrui et générosité.
 Exemple : les Saint-simoniens l’enseignent de toute façon en invitant à produire de
l’argent mais seulement dans l’intérêt social et humain.
 Conclusion : il s’agit en fait de la valeur et place de l’argent dans notre société
actuelle.

A partir du plan détaillé ci-dessous, vous rédigerez entièrement ce sujet


en vous appuyant sur le schéma des pages 23 à 26.

« Les changements, même les plus souhaités ont souvent leur


mélancolie »
Que pensez-vous de cette affirmation de Victor Hugo

29
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
I- Compréhension du sujet

Le sujet pose le problème de changement ou si l’on préfère, de la révolution et ses


consé[Link] consigne qu’en pensez-vous ? Invite le candidat à donner son point
de vue et donc à la discussion dialectique.

Il s’agit d’un sujet de type I (Thèse, antithèse, synthèse)

II- Plan détaillé

a)Thèse : c’est le point de vue d’un conservateur. Il montre que quelquefois les
changements débouchent sur des déconvenues. Pour lui, le changement est
synonyme de désespoir, de tristesse et dont de regret.

- le changement souvent brutal et peut mûri= improvisation

- repose souvent sur l’inconnu et peut conduire à des bouleversements imprévus

- il est quelquefois provoqué par des politiciens rêveurs et trop idéalistes qui ne
mesurent pas la portée de leur action.

Exemple : les grands changements qui ont fait suite au vent d’Est en 1989 ont
déséquilibré des nations africaines.

- L’introduction du multipartisme a entrainé la facture sociale et éthique en côte


d’Ivoire

b) Antithèse

Elle est le point de vue des progressistes.

- La révolution apparait comme salvatrice et se justifie en bien des situations


1- Dans le domaine politique

La dictature et la confiscation du pouvoir entrainent des réactions violentes.

2- Dans le domaine économique, la situation de monopole conduit également à une


volonté de rupture.
3- Dans le domaine social, l’exploitation de la classe dominante amène à la rébellion.
Cependant,
- Certaines révolutions sont sans violence ; exemple de la révolution des œillets.
- Le conservatisme est dangereux.
Cf. : Les philosophes du 18è siècle ont parlé des lumières pour amorcer la sortie des
ténèbres du moyen–âge.

30
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
III- Synthèse

Impact du conservatisme et du changement.

 On peut changer et conserver en faisant le tri.


 Les changements se présentent comme une nécessité intrinsèque

Mais tout le passé, la tradition, les coutumes ne sont pas à rejeter systématiquement

 Tout n’est pas bon forcement dans les changements.


 Se méfier donc de la table rase

Proposez une introduction et une conclusion à ce sujet à partir du plan


détaillé ci-dessous :

Sujet : Pratiquement absente dans le monde qui s’achève, peut-on espérer


que l’Afrique ait une place dans celui qui se prépare sous nos yeux ?

Compréhension du sujet

Le libellé « peut-on espérer que » ?invite le candidat à donner son avis et donc
nécessairement à discuter. Il s’agit d’un sujet type I (plan ternaire dialectique)

Plan détaillé

I- Thèse

Il est celui des afro pessimistes :

Phrase chapeau : il est possible que l’Afrique, ayant été absent du Monde qui
s’achève, le soit encore dans celui qui se prépare.

a) Le fossé actuel est trop grand, le retard est réel donc presque impossible à
combler.

On peut choisir des exemples dans tous les domaines :

- Développement économique et social ;


- Développement politique avec coups d’état ;
- Développement technologique etc.
b) L’occident s’emploie de plus en plus à maintenir ces écarts= pour garder
sa suprématie
- Sur le plan économique, l’occident a un marché où il peut déverser ses produits.
- Sur le plan social, l’Afrique reste un continent où l’occident déverse ses chômeurs
au nom de la coopération.
31
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
- Sur le plan politique et militaire : Européen et américain font et défont nos régimes,
exercent la souveraineté nationale à la place des africains.

C) un grand pas reste à faire au niveau de la compréhension de certains


problèmes spécifiques :

- les notions de démocratie

- le problème de sous-développement mental

- le problème des guerres tribales ; Liberia, Rwanda, Côte d’ivoire, Nigeria etc.

II- Antithèse

Point de vue de ceux plus optimistes qui croient en l’avenir de l’Afrique.

Phrase chapeau : l’Afrique aura sa place dans le monde qui se prépare sous nos
yeux.

a) Elle n’a pas été si absente de ce monde que l’homme prétend.

Sur le plan économique, en dépit d’une faible participation, elle est présente tout de
même, et le monde occidental ne peut s’en passer.

b) Présence remarquée dans le domaine culturel l’art africain s’impose aujourd’hui


c) Certains pays se sont bien préparés dans l’avenir proche.
- Administration performante
- Technologie de pointe avec l’international
- La démocratie se réalise peu à peu, les droits de l’homme respectés etc.

Sujet : Expliquez et discuter cette réflexion de Lanza del Vasto extrait


de :le pèlerinage aux sources (1943) « ceux qui veulent le bien des
travailleurs devraient se soucier moins de leur obtenir un bon salaire, de
bons congés, de bonnes retraites, qu’un bon travail qui est le premier de
tous les biens. »

PREMIERE PARTIE : Le mauvais travail

L’impératif de rentabilité maximale a eu pour conséquence le taylorisme, qui s’est


traduit par une nette dégradation des conditions :

- Parcellarisation des taches (le « travail en miettes ») ;

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
- La mécanisation des taches (les ouvriers amenés à répéter les mêmes gestions sont
transformés eux- même en machines ; satire de ce phénomène dans le film de
Charlie Chaplin les temps modernes ;
- Absence de toute initiative : (à un ouvrier qui lui disait qu’il n’avait pas le temps de
penser, Taylor répondit : « vous n’êtes pas là pour penser; il y a des gens qui sont là
pour ça ».on ne peut mieux exprimer la séparation qu’il y a dans les grandes
entreprises entre la conception (un petit groupe) et l’exécution (la masses des
employés) ;
- Négligence en ce qui concerne la sécurité : (parce que les mesures de sécurité
coutent cher et prennent du temps ; d’où nombreux accidents du travail).
- Donc par rapport aux XIXe siècles les salaires augmentent, les durées de travail
diminuent, la nature du travail tend à se dégrader ; ce qu’on gagne d’un côté, on le
perd de l’autre.

Deuxième partie : Nécessite d’améliorer les conditions de travail

A- Qu’est-ce qu’un bon travail ?


Le travail peut n’être pas subi comme un châtiment (cf. « tu gagneras ton
pain à la sueur de ton front », à la suite de la faute originelle) ; il peut
même être une source de satisfaction, mais aux conditions suivantes :
- Diversités des taches ;
- Réflexion personnelle ;
- Possibilité d’initiative ;
- Possibilité d’enrichissement au niveau des connaissances ;
- Travail dans lequel puisse se manifester l’esprit créateur de l’homme.

Aspects qui ne se rencontrent plus aujourd’hui que dans le haut de la hiérarchie,


mais qui existaient a tous les niveaux dans les anciennes formes de travail.

B- Nécessite d’une amélioration des conditions de travail

Elle est ressentie par tous. Un certain nombre de tentatives ont été faites dans ce
sens :

- Abandon du travail à la chaine.

Un certain d’ouvriers sont chargés de monter des voitures, des téléviseurs ; ils
s’organisent à leur guise. Les résultats ont été encourageants. Sur le plan
psychologie, satisfaction d’un travail dont on perçoit le sens et dont on est
responsable ; sur le plan de rentabilité, moins d’absentéisme, plus grande stabilité
du personnel. Mais, ce mouvement reste pour l’instant marginal.

- Transformations des rapports de l’homme à son travail :


33
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Dans certains pays, une part d’initiative est laissée à l’ouvrier, qui peut même
apporter des modifications à sa machine.

Possibilité aussi pour lui de devenir grâce à son propre travail, à sa propre créativité,
technicien, ingénieur, voire inventeur.

D’une manière générale, on arrive à un seuil : prise de conscience de ce que le fait


d’avoir trop négligé les exigences de la nature humaine, et en particulier le besoin de
créer, entraine des conséquences désastreuses sur le plan humain et même sur le
plan de la stricte rentabilité.

TROISIEME PARTIE : synthèse


Il y a une grande part de vérité dans l’affirmation de Lanza del Vasto ;
Cependant :
- Cette revendication peut ne correspondre qu’à une nostalgie du passé :

C’est le cas de Lanza del Vasto qui préconise le retour à la terre à l’artisanat :
Chacun tisse ses habits et produit sa nourriture. Vie en communauté.
Il s’agit-là d’une utopie pour la raison bien simple que la roue de l’histoire ne tourne
jamais à l’envers. (Rousseau avait l’un des premiers énoncés ce principe de
l’irréversibilité de l’histoire.)

Il faut donc tenir compte des problèmes de la qualité de vie mais sans vouloir, pour
autant abandonner certains avantages de la technologie.

- Les revendications sur la qualité du travail et sur la qualité ne s’opposent [Link] ne


faut donc pas dire qu’on doit s’occuper plus de la qualité du travail que du montant
du salaire ou de la durée des taches, mais dire qu’il faut s’occuper autant de l’un de
l’autre ; et toujours envisager ces deux applications dans leur application.

Conclusion

Vérité de l’affirmation de Lanza del Vasto, mais nécessite de la nuancer et de bien


préciser qu’il ne s’agit pas de vouloir retrouver une sorte d’âge d’or pré-
technologique. Justement dans la mesure où elle nous libère d’un certain nombre de
contraintes, la technique doit permettre redonner au travail sa dignité : un travail
créateur dans lequel l’homme se fait en faisant.

Sujet : Parlant de l’émancipation des femmes, Freud écrit en 1883 : « Mais


je crois que toute réforme légale ou administrative avortera du fait que,
bien avant que l’être humain soit en âge d’accéder à une position dans la
société, la nature a déterminé à l’avance la destinée de la femme en
termes de beauté et de douceur ».
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Qu’en pensez-vous ?

La femme s’est vue longtemps dans notre société refuser le statut d’être
humain à part entière. Elle n’avait pas les mémés droits que l’homme et le code de
Napoléon la classait parmi les irresponsable avec les enfants et les aliénés. Si
aujourd’hui, sur le plan légal les choses se sont améliorés, la femme continue dans
certains pays d’être trait » en mineur. On comprend donc l’attitude de Freud qui
affirme « Mais je crois que toute réforme légale ou administrative avortera du fait
que, bien avant que l’être humain soit en âge d’accéder à une position dans la
société, la nature a déterminé à l’avance la destinée de la femme en termes de
beauté et de douceur ». En d’autres termes, la femme aurait pour Freud un destin
tracé. Cette position se comprend et nous verrons d’abord pourquoi. Mais pousse à
l’excès elle devient difficilement défendable.

I- THESE : Justification de la position de Freud.


La femme a un destin tout tracé :
- Il existe un comportement féminin propre caractérisé par le désir de séduction et
même souvent un sentiment de dépendance par rapport à l’homme.
- Ces comportements sont inscrits dans la nature biologique de la femme, dans son
patrimoine génétique.
- La femme est déterminée à être une poupée et à n’être que cela. Il y a un éternel
féminin et les réformes n’y changent rien.

Conclusion partielle

Dans une société dominée par les hommes, la seule solution qui était laissé à la
femme pour jouer un rôle, c’est l’art de séduire. Et si elle s’avère, à un moment
donné, inférieur dans un certain domaine, c’est le résultat de la situation qui lui est
faite dans la société.

II- ANTHITESE : Critique de la thèse de Freud

On pourrait ici montrer qu’il s’agit d’une situation historique, donc susceptible de
modification, qu’à l’heure actuelle beaucoup de réformes permettent à la femme de
se mesurer à l’homme. Le temps du « reste belle et tais-toi » est définitivement
révolu.

Conclusion

Freud, qui fit pourtant œuvre de pionnier en psychothérapie, soutient donc, à propos
de l’émancipation de la femme, des idées, apparemment rétrogrades : aucun savant
n’oserait aujourd’hui pour des raisons morales mais aussi des raisons scientifiques
soutenir une position semblable à la sienne. Beaucoup d’hommes par contre, malgré
35
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
les démentis apportés par les faits et la science, continue de défendre cette thèse
qui réduit la femme au rôle d’une « esclave parée ». On constate que ce sont
souvent, comme les racistes, des médiocres qui ont besoin de trouver plus médiocre
qu’eux. Plus un homme est bête, moins il trouve la femme intelligente.

Sujet 1

Un penseur affirme « en protégeant son milieu, l’homme se protège lui-même ».


Qu’en pensez-vous ?
Plan (possible)
1/ protéger son milieu
a/ améliorer les conditions d’existence
b/ ne pas polluer son cadre de vie
2/ conséquences d’une telle protection
a/ avantages
b/ inconvénients d’une trop forte protection
Le milieu de vie de l’homme pourrait se concevoir comme l’aire géographique dans
laquelle l’être humain est amené à vivre. Cet espace n’est pas sans influence sur la
vie de l’homme parce qu’il en détermine les éléments vitaux tels l’air, les cultures, le
temps. Aussi sa détérioration est-elle ressentie sur le monde et les conditions de vie
de tout homme. C’est ce qui du reste, a amené un penseur à affirmer que en
protégeant son milieu, l’homme se protège lui-même .En quoi consiste pour l’homme
la protection de son milieu ? Qu’y gagne-t-il ? Cette protection ne présente-t-elle
toujours que des avantages ?
Ces différentes interrogations nous amèneront à définir la protection du milieu de
l’homme, ensuite à montrer les avantages de cette protection mais aussi quelques
inconvénients liés à une trop forte protection du milieu de l’homme.
Il faut entendre par protection du milieu, l’adoption de mesures visant à
améliorer les conditions d’existences. Aussi, cette protection se manifeste-t-elle
dans la manière pour l’homme de gérer son habitation. Cette protection s’apparente
également en termes d’hygiène alimentaire. C’est-à-dire les mesures que prend
l’homme afin de respecter les règles conventionnelles en matière d’hygiène. Enfin
l’on protège son milieu de vie afin d’avoir à vivre dans des conditions optimales de
santé.
Protéger son milieu consiste également pour l’homme à adopter des mesures
strictes afin d’éviter que les eaux qui sont dans son espace ne soient polluées ou
que celles qui sont polluées soient [Link] lui appartient également de faire en
sorte que l’air soit saint. A cet effet, il doit éviter que la nature qui l’entoure soit le

36
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
dépôt de déchets et autres ordures ménagé[Link] total, il faut revenir, que la
protection du milieu par l’homme doit s’entendre comme une volonté pour l’homme
de ne pas polluer son cadre de vie mais plutôt de le préserver, de l’assainir.
En préservant et en assainissant son milieu, l’homme ne retire que des avantages
tout à son honneur. En effet l’objectif premier d’une telle protection est d’améliorer
le cadre de vie de l’homme. Car une habitation propre est synonyme de cadre de vie
agréable, tout autant que l’est un environnement sain. Ce qui concourt avant tout à
une amélioration de l’état de santé des habitants d’un tel milieu. A long terme un
milieu de vie sain sera le gage sûr d’une espérance de vie élevée.
Le second objectif de la protection du milieu est l’abondance que les hommes vont
tirer de ce milieu. En effet, en préservant les forêts d’une exploitation sinon sauvage,
la pluviométrie de ce milieu de forêt sera élevée. Les hommes habitant une telle
zone vont avoir de bonnes productions agricoles (cultures vivrières et de rente)
dont la conséquence sera pour eux. Une bonne rentrée de devises. Une bonne
pluviométrie est égalent positive en ce sens que l’eau de pluie pourra permettre aux
barrages hydroélectriques de produire suffisamment d’électricité. Ce qui évitera au
pays les délestages ou les importations d’énergie d’autres pays, la cote d’ivoire par
exemple en a fait les frais en 1984. Une pluviométrie abondante permet à la flore de
se reproduire vite et de faire régresser le désert synonyme de disette, de pauvreté
et même de mort. Et que dire alors des espèces animales en pareil lieu ? Elles seront
aussi abondantes car disposant de nourriture et de verts pâturages.
Enfin, la préservation du milieu de l’homme présente un dernier avantage non
moins important, celui de permettre au pays qui applique une telle politique d’être
indépendant. En effet pour aider les pays sous-développés notamment à protéger
leurs milieux, les pays développés, à travers certains organismes de financement,
imposent aux pays nécessitant ces aides des lignes de conduite à suivre. Dés lors,
ces pays sous-développés se voient obligés d’appliquer les recommandations reçues.
Ceci pour dire que si les pays africains adoptaient des mesures propres à eux, visant
à protéger leur milieu, ils ne subiraient pas le diktat à travers leurs organismes de
financement.
Cependant, force est de reconnaitre qu’une protection trop forte du milieu par
l’homme présente quelques inconvénients. En effet, afin d’empêcher les paysans de
cultiver chaque année une nouvelle parcelle de terre, l’on peut leur conseiller
l’utilisation de la jachère. Seulement, sans produits phytosanitaires, le rendement de
telles portions de terre pourrait être en deçà de celui d’une portion nouvelle. Aussi
les paysans adeptes de la culture itinérante sur brulis pourraient-ils répugner un tel
mode de culture.
Protéger le milieu de nos jours consisterait à demander aux paysans la fin de
l’extension des cultures de rente. Cette politique à laquelle s’attelle le Sodefor en
37
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Côte d’Ivoire est perçue par certaines personnes comme la raison de la baisse des
gains des planteurs. Quant aux ménages, la lutte pour la préservation de nos forêts,
qui passe par l’abandon du charbon, du bois de chauffe, ne rencontre pas du tout
leur assentiment. Peut-être parce qu’ils n’arrivent pas encore à concevoir de
nouveaux modes ou moyens pour cuisiner. Enfin une analyse trop simpliste pourrait
faire croire que protéger nos forêts qui sont un élément de notre milieu serait la
cause des fermetures de nos entreprises de transformation de bois. Car le bois étant
protégé, les entreprises ne tournent plus à plein régime, et au-delà des entreprises,
l’Etat aurait un manque à gagner dans les devises issues de la vente des espèces
forestières.
Apparemment, certains aspects de la protection du milieu par l’homme tels la lutte
contre le charbon de bois, le refus de l’extension des cultures de rente par la
création de forets dites classées, pourraient comme néfaste aux ménages, aux
paysans donc à l’homme. Mais avec un peu de recul et à long terme, l’on s’aperçoit
que la protection du milieu par l’homme lui procure des avantages
incommensurables. En effet, en protégeant son milieu, l’homme se met à l’abri des
cataclysmes naturels que sont la sécheresse, les disettes, les érosions de sol, la
disparition du patrimoine forestier, l’avancée du désert. C’est pour éviter que les
hommes tombent dans ce travers, qu’un grand homme politique ivoirien a lancé un
jour. A peu près en ces termes, ce cri d’alarme : l’homme est allé sur la lune ; mais il
n’a jamais pu fabriquer un flamboyant, ni un oiseau. Qu’il se garde de détruire ce
qu’il n’a pas créé.
Au reste, nous pensons que l’homme existe parce qu’il se trouve dans un milieu.
Aussi doit-il s’attèlera la protection de ce milieu car l’action de celui-ci et celle de
l’homme s’interpénètrent.

Sujet 2 : Les Conflits sociaux en Afrique


Nous traiterons ce sujet en ne donnant que les grandes
N.B : lignes du développement, la rédaction complète du devoir
sera l’œuvre du candidat lui-même.

Plan (Possible)

Les causes (Dans cette partie nous tenterons de donner les


1ere Partie : origines de ces conflits)

2eme partie : Conséquences (Dans cette partie nous décrirons ces conflits et
parlerons de leurs conséquences)

3eme partie : Solutions (Dans cette partie, nous tenterons de donner des pistes de
solutions, au vu du facteur explicatif)
38
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
INTRODUCTION (possible)
Les conflits sociaux en Afrique sont en fait, les différents foyers de tension dont
les plus importants et marqués sont la Somalie, le Libéria, l'Angola, le Mozambique,
le Rwanda, le Tchad, la Côte d'ivoire etc.
Dans ces pays, les conflits ont fait et continuent de faire des ravages au sein
des populations. L'on pourrait donc s'interroger sur les origines de ces conflits, leurs
conséquences à tous les niveaux et quelles solutions envisager pour les éviter.
Les Causes
* Au plan politique
Au plan politique, l'Afrique est de plein pied dans le multipartisme depuis
1990 pour la plupart des pays. Plusieurs partis politiques se créent avec au-devant
d'eux, des chefs de file. Le désir ardent d'accéder rapidement au pouvoir de ces
chefs de file en passant par des raccourcis comme les coups d'état explique en
partie ces situations de crise.
Ces conflits peuvent également s'expliquer par le non-respect des règles
démocratiques par les hommes au pouvoir. Suscitant ainsi, la colère des hommes
des partis d'opposition.
Les exemples du Libéria, du Rwanda etc. entrent bien dans le cadre des
conflits ayant des causes politiques.
* Au plan économique
Au plan économique, les difficultés de financement des partis au pouvoir, qui se
sont montrées par les déficits publics, la montée de la dette et la dégradation des
indicateurs économiques de base, sont à l'origine quelque peu des guerres
fratricides. Les exemples du Niger, de l'Angola et du Mozambique sont
caractéristiques.
Au plan économique, les conflits peuvent s'expliquer également par les pays
industrialisés, qui créent et activent le feu dans les pays africains, en finançant les
groupes armés avec les moyens logistiques et financiers pour la protection de leurs
intérêts historiques avec les ex-colonies.
* Au plan culturel
Au plan culturel, les disparités régionales entre deux zones du même pays et
les considérations tribales prestigieuses sont aussi des raisons des conflits sociaux
auxquels nous assistons. En particulier dans certains pays, certains groupes
ethniques ont tendance à se considérer comme étant les légitimes dignitaires, pour
toujours, du pouvoir. Cela crée haines et rancœurs chez les autres. Dans de telles
conditions, il suffit d'une étincelle pour que la guerre éclate entre ces groupes
sociaux du même pays. Exemple du Rwanda etc.
Ces différents conflits entraînent des conséquences incalculables.
39
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Deuxième partie : Les conséquences
*Au plan humain
Les conflits sociaux entraînent les tueries, les viols et le déplacement des
populations vers d'autres sites. Ces mouvements imprévus créent les problèmes des
réfugiés : Alimentation, habillement, habitation, santé etc. Au niveau de la santé, les
viols entraînent les MST, le regroupement des personnes sur des sites donnés
entraînant les épidémies. Nous pouvons citer les épidémies de’ choléra, de
paludisme etc... Au Libéria et au Rwanda qui ont tué plusieurs milliers de
personnes.
Les conflits sociaux grossissent également les rangs des handicapés physiques
et mentaux. En effet, certaines personnes sont amputées d'un membre ou ont des
troubles mentaux à cause des atrocités dont ils ont été témoins oculaires.
* Au plan économique
Au plan économique, l'on assiste à un retard économique qui se crée. En effet,
ces conflits détruisent les infrastructures socio-économiques de base : écoles,
dispensaires, hôpitaux, églises, mosquées, routes, bâtiments publics, industries etc.
Plusieurs familles se retrouvent dépossédées de tous leurs biens. Des déficits
énormes sont enregistrés au niveau macro-économique. En effet, toutes les
structures contribuant à renflouer les caisses de l'Etat ont leurs activités bloquées.
L'on assiste à des licenciements, des mises au chômage technique, faisant
souffrir ainsi plusieurs familles,
Les difficultés de longues négociations de recherche de la paix dans les foyers
de tension, ne font que prolonger et accentuer la souffrance des populations ainsi
que le retard économique.
Troisième partie : Les solutions
Face à ces difficultés, diverses solutions peuvent être proposées.
Premièrement, pour l'arrêt de ces conflits armés, il faut que les chefs de groupes
acceptent de discuter franchement et de faire des concessions afin de trouver une
solution. Dans de telles discussions, la recherche de la paix par le dialogue doit être
la meilleure voie de sortie. Ils doivent par conséquent avoir à l'esprit, que tout le
monde ne peut diriger ; seule une personne ne doit être présidente, les autres ne
seront que des collaborateurs.
Deuxièmement, les pays industrialisés qui sont en relation avec les pays en
guerre, doivent avoir un comportement d'observation ou de complémentarité dans la
recherche de solutions. Ils ne doivent pas activer le feu en finançant les groupes
armés avec des moyens logistiques et financiers.
En Afrique, leurs actions sont souvent perçues comme incitatrices de conflit, car
ils ont tendance à protéger leurs intérêts historiques avec les ex-colonies. Ce
comportement doit être évité.
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Troisièmement, la recherche de la démocratie vraie doit être la voie des
hommes au pouvoir. En effet, pour éviter les conflits armés en Afrique les décideurs
politiques doivent accorder le droit de vote aux peuples, seul capable d'établir la
légalité politique par son suffrage. Ainsi, l'application de la démocratie apparaît
comme étant une solution réaliste pour éviter les guerres fratricides.
Enfin, la bonne gouvernance. Le souci premier des gouvernants, doit être le
bien-être des populations. Les surfacturations doivent être évitées. Les caisses de
l’Etat ne sauraient être confondues aux poches de certaines autorités. Le népotisme
et le tribalisme dans le choix des collaborateurs doit être évité.
CONCLUSION (possible)
En résumé, les conflits armés en Afrique sont de plus en plus nombreux. Mais
leurs causes sont essentiellement la recherche du pouvoir politique. C’est-à-dire la
volonté de pouvoir diriger. Cet accès au pouvoir par les armes et non par la
démocratie, a pour conséquences principales, les nombreux décès, les milliers de
personnes déplacées, et le recul économique sans précédent du pays en termes de
développement.
L'application de la démocratie reste la seule solution vraie permettant d'éviter
les conflits armés. Mais la responsabilité de la communauté internationale laisse à
désirer. En particulier son comportement dans la fourniture des armes, de l'aide en
espèce ou en nature de matériels logistiques, etc. méritent une attention
particulière.

Sujet 3: IMMIGRATION ET DEVELOPEMENT

Corrigé

La recherche de la satisfaction des besoins élémentaires et essentiels de l’homme


conduit l’homme à immigrer soit entre pays ou même entre régions. Aussi pour des
raisons de sécurité sociale ou de santé, l’on est souvent obligé d’immigrer.

Ce mouvement de personnes entre deux lieux, (Pays ou continents) favorise ou


défavorise- t-il le développement ? Autrement dit qu’apporte l’immigré dans son pays
d’origine et sa destination ? Et en quoi constitue-t-il une entorse à l’évolution
économique de chaque lieu par lequel il transit ?

Pour répondre à ces questions, nous allons présenter dans un premier temps, les
avantages de l’immigration pour le développement.

41
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Dans un deuxième temps nous mettons en exergue ses limites quant à assoir le
développement. Par définition, le mot immigrer signifie le départ de personnes d’un
pays à un autre ou d’une région à une autre dans un même pays. Ce mouvement
des personnes a souvent pour raisons : la recherche de sécurité comme des
atrocités ou des conflits internes. Les exemples des réfugiés libériens en côte
d’Ivoire, et en Guinée et des réfugiés Rwandais en RDC (ex Zaïre) et aux pays
frontaliers se situent dans ce sens. Aussi, ces mouvements peuvent avoir pour
raisons des séismes, des calamités ou catastrophes naturelles (Famines, pauvreté,
manque d’eau potable, maladies dangereuses etc.)

Ainsi étant une pratique courante de notre ère, l’immigration consiste quelquefois un
facteur de développement.

En effet l’immigration dont l’intégration a été facile est une main d’œuvre
supplémentaire locale. Ainsi, dans les régions ou le facteur de travail est limité,
l’immigration contribue à accroitre le nombre de travailleurs locaux. Et entre pays,
cet est d’abord plus important, s’il est bien géré. La rectification à cela se trouve
dans les exemples des Libériens qui vivent dans une certaine symbiose avec les
groupes ethniques, d’autres pays frontaliers notamment la Cote d’Ivoire et la
Guinée. Ces peuples arrivés font des camps, des équipes de football et participent à
des différents actes sociaux.

Ainsi l’immigration, en augmentant la main d’œuvre) l’’intérieur d’un pays ou entre


pays en faveur de l’agriculture accroit le produit agricole. La contribution des
burkinabés et des maliens, à l’évolution caféière et cacaoyère en Côte d’Ivoire se
situe dans ce sens, ces peuples mieux intégrés ici chez nous participent à l’essor de
tous les secteurs de l’économie et à tous les actes sociaux.

Malgré ces apports incontestables de l’immigration, elle est souvent une source
véritable de nombreux problèmes dont certains sont :

- L’obtention d’habits, d’abris et de nourriture. C’est là le problème important direct


que crée les mouvements des populations. Ce problème est d’autant plus grave que
les mouvements sont très importants à un moment précis dont on ne s’entend point.
Et le problème de l’alimentation reste le plus important qui accable les personnes
immigrées.
- L’obtention d’eau potable et l’alimentation normale et équilibrée est souvent les
causes des maladies de toutes sortes : Cholera, dysenterie, paludisme, malnutrition
etc.…ces maladies sont la cause de mort de plusieurs milliard de personnes au
Rwanda de nos jours.

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
- L’obtention de terre, pour l’activité agricole reste aussi un problème important. En
effet dans les pays ou les régions où des contraintes réelles existent sur des terres
(manque de terres arabes, contrôle coutumier,….) l’acquisition par tout étranger
n’est souvent pas automatique, la vie difficile. Une telle pratique pousse les
immigrants à se faire Utiliser comme une d’œuvre salariée au lieu de se faire des
champs.

Au total, l’immigration, ses quelques contributions positives à long terme, reste


globalement négatives, surtout à court terme. C’est pourquoi, elle devra interpeller
les décideurs publics et la communauté internationale au moment opportun
apporter une aide multiforme afin d’éviter tout débordement de toute extension.

SUJET 4

UN JOURNALISTE A PROPOS DES MASS MEDIAS ET DES NOUVEAUX


MOYENS DE COMMUNICATIONS POSE LA QUESTION SUIVANTE
‘’COMMUNIQUERA-T-ON MIEUX OU CONSOMMERA-T-ON SEULEMENT
PLUS DANS LA SOCIETE CONTEMPORAINE ?’’
QU’EN PENSEZ-VOUS ?

La compréhension de son environnement conduit l’homme à lire les journaux, et les


romans, à observer les films et les scènes de théâtre, à suivre les émissions radio-
télévisés et à s’informer sur tout ce qui se passe autour de lui. En parlant de ces
moyens de communication (télévisions, radio, presse écrite,…) un auteur a pu se
demander :’’communiquera-t-on ou consommera-t-on seulement plus dans la société
contemporaine ?
Pour répondre à cette question, nous indiquerons les avantages de certains mass
media et de nouveaux moyens de communications qui permettent à l’homme de
mieux communiquer. Ensuite, nous présenterons les effets néfastes de ces moyens
de communication sur l’homme de sorte qu’il consomme [Link] multiplication
et la simplification des moyens de communication (petites radios ; petites
télévisions ; téléphone portable, etc..) permettent à l’homme de s’informer à
n’importe quel lieu où il se trouve. En effet, la miniature des moyens de
communication les rend moins couteux et plus accessibles à une grande partie de la
population. Dans ce sens, ces populations peuvent mieux s’informer sur les
différents problèmes actuels qui frappent l’humanité entière.
Ainsi, des résolutions de ces fléaux peuvent proposées après une clairvoyance de
maux.
Aussi, la prolifération des journaux et des romans de la presse écrite, traitant de
divers problèmes dans différents domaines politiques, social, économique etc.…,

43
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
reste un élément important pour contribuer à la meilleurs communication des
hommes. Cette presse écrite contribue à rendre l’information plus proche de tout
lecteur.
Enfin, le développement de nouveaux moyens de communication (satellites, réseaux
de communication divers…) contribue à mieux informer l’homme afin qu’il puisse
communiquer. C’est le cas des satellites qui permettent de suivre en direct des
matchs de sport (football ; Basket-ball, etc.…) ou qui informent le planteur sur le
calendrier de traitement des produits, l’avancée des criquets pèlerins etc.…
Au total, d’après ce qui précède, il est clair que ces mass medias et les nouveaux
moyens de communication permettent à l’homme de mieux communiquer en
comprenant mieux l’environnement dans lequel il vit. Cependant ces mass medias et
les nouveaux moyens de communication ont des influences négatives sur l’homme
de sorte qu’il les consomme seulement. Les exemples dans ce sens sont nombreux
et divers.
Donnons quelques-uns :
Premièrement, les moyens de communication à travers la désinformation contribuent
à endormir l’esprit humain et le distraire dans cette situation, l’homme en reste la
victime résignée des messages traduits par les moyens de communication.
Il est exploité par ces outils.
Deuxièmement : la presse écrite et d’autres moyens de communication en
désinformant et surtout en touchant tous les domaines y compris le domaine
politique est une source de remous sociaux.
En effet, dans nos pays, la majorité des journaux ont été institués pour des fins
politiques. Dans ces journaux, considération politique et partisane sont traitées de
sorte que la population est désinformé et reste consommatrice des moyens de
communication. Devant ces moyens, l’homme reste impuissant lorsque les effets
néfastes l’emportent sur les positifs.
En résumé, avec le développement des mass medias et les nouveaux moyens de
communications, il semble très clair que l’on communiquera mieux. Malgré ces effets
néfastes que ces moyens peuvent avoir sur l’homme à telle enseigne qu’il
consommera seulement quelques fois. Et cette réalité est d’autant vraie et
perceptible que les moyens de communication sont en miniature et accèdent à une
population plus nombreuse. Cependant, des reformes et des restrictions sont
nécessaires pour ouvrir une véritable voie de succès.

Sujet 5 : DEMOCRATIE ET DEVELOPPEMENT

Le développement économique et social d’un pays requiert un cadre politique


adapté. Dans ce contexte, le choix des agents des secteurs clés de ce pays. Mais au
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fait qu’apporte la démocratie au développement d’un pays, et en quoi contribue-t-
elle à toute à toute évolution d’un pays ? Autrement dit, quel est l’impact de la
démocratie sur la réalisation de la prospérité économique d’un pays ?
La réponse à ces questions conduit à indiquer, d’une part les contributions positives
de la démocratie au développement d’un pays et à montrer ses limites à l’évolution
de ce pays d’autre part.
Le mot démocratie signifie en droit le gouvernement par et pour le peuple. Cette
démocratie à son fondement et son origine dans le peuple et non en Dieu (c’est la
souveraineté populaire). Aussi ce type de régime repose sur la théorie de l’électorat
droit qui impose qui impose un suffrage universel. De même, ce régime repose sur
une souveraineté nationale dans laquelle le peuple ne gouvernement pas
directement, mais exerce le pouvoir par le biais de représentants désignés par la
théorie de l’électorat fiction. Enfin ce régime repose sur la Déclaration universelle
des Droits de l’Homme du 19è siècle et sur le principe de l’égalité, de justice et
d’équité
Dans ce pays les conditions théorique de vie étaient difficiles, la démocratie est donc
apparait comme le gouvernement favorisant l’épanouissement de chaque citoyen ?
En particulier, elle permet l’expression libre et ouverte sur ou le problème qui
constitue une entorse au développement. Aussi la pratique de ce type de régime
favorise la liberté de presse, car toute presse écrite, orale ou en ligne peut critiquer
tout mal social objectivement afin d’attirer l’attention des décideurs sur ce fléau. De
même la notion de secrets d’Etat, même si elle existe est assez restreinte et
réservée car l’homme politique est assez proche du peuple avec qui la
communication est parfaite.
En fin dans un régime d’démocratique, les idéaux de paix, de justice, d’égalisé et
d’équité sont les maires mots de toute politique, ce qui favorise l’intérêt collectif au
détriment de l’intérêt individuel.
A total, la démocratie dans ces principes fondamentaux privilégie l’ouverture
politique, cadre adéquat de conception de politique économiques viables.
Toutefois, en pratique, les principes ne sont pas souvent respectés. Ce qui fait que la
démocratie est souvent vue comme une menace sociale avec les innombrables
problèmes socio-économique que cela entraine. L’apparition des outils armés
(Rwanda, Liberia, Somalie, Angola, Côte d’ Ivoire, Lybie, Syrie…)
Se situe dans ce sens. En tout cas privilégiant l’intérêt partisan ou classique par
rapport à l’intérêt collectif ou national, certains groupes ethniques ou de partis
menacent souvent la paix sociale et conduit toutes politiques à l’échec. Assi, les
mouvements de revendications contre les régimes en place sont encore une
illustration des échecs de la démocratie à réaliser le développement.

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En fin les emprisonnements arbitraire ou voulus de diverses personnalités politiques
selon des critères non objectifs, car reposant sur des textes votés spécialement pour
cette occasion sont une illustration des problèmes crée par la démocratie.
Les conséquences finales sont ainsi, les luttes armées entre partie politique ou
groupes ethniques dont les causes sont internes et externes. Ces conditions
menacent la réalisation de tout développement.
En définitive, la démocratie, si ses principes sont respectés et suivis a des retombés
positive pour la réalisation de la prospérité économique. Cependant force est de
constater qu’elle aboutit souvent à des échecs. Et dans ces conditions, les
conséquences sont lourdes et out développement ne peut avoir lieu
Pour faire face à ces problèmes le dialogue est souvent l’une des voies pacifiques
appropriées pour établir la justice et l’égalité.

Sujet 6 : BANDITISME ET CRIMINALITE EN COTE D’IVOIRE : CAUSES ET


CONSEQUENSES ET SOLUTIONS

La recrudescence de la criminalité et du banditisme dans nos quartiers, dans


nos villes et sur les voies publiques est de nos jours, une chose qui préoccupe le
citoyen, l’Etat et la communauté internationale.
Cette situation est d’autant plus alarmante qu’elle suscite la réflexion de tous afin de
déterminer ses causes, ses conséquences et proposer des solutions.
Dans ce sujet nous analyserons successivement ces trois éléments.

Le banditisme et la criminalité sont les différents maux causés par les voleurs, les
bandits et des citoyens de mauvaises intentions sur des tiers. Ces méfaits vont des
tueries de personnes lors de barbaries entre ces individus, des holdups dans les
boutiques, les banques ou autres lieu, au cambriolage des cours et domiciles, aux
attaques sur la voie publique (agressions) et sur les voies routières.
Les causes de ces comportements sont nombreuses. Mais, les plus importantes
peuvent se résumer comme suit.
L’état de pauvreté relative de cette frange de la population est responsable de ces
maux sur la société. En effet, du fait des difficultés à obtenir un emploi régulier et
rémunérateur, des individus se livrent à ces diverses attaques afin de satisfaire leur
désir nombreux et matérialistes. En deuxième temps la recherche de la facilité par la
jeunesse, conduit à ces actes malheureux. Aujourd’hui les jeunes apparaissent très
paresseux et ne veulent ménager d’aucun effort pour obtenir un emploi publique,
privé ou libéral. Il refuse de développer l’initiative privé et attendent tout de l’Etat.
Ainsi on les voit moins dans les emplois demandant quelques efforts (industrie,
agriculture..) que dans ceux moins pénibles. Et surtout, ils sont nombreux à ne
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vouloir rien faire, mais ils attaquent les personnes et les biens pour satisfaire leurs
désirs pressants. Enfin, plusieurs éléments se trouvent plus ou moins responsable de
la recrudescence dans nos cités de la criminalité et du [Link] s’agit par
exemples du faible niveau d’instruction et d’éducation faisant qu’une fois
déscolarisés, ces jeunes ne veulent plus obtenir des travaux pénibles, même s’ils
sont rémunérateurs.
Aussi le passage des films d’actions à la télévision ou au cinéma sont des éléments
de pratiques courantes pour forgées cet état d’esprit à la jeunesse.
Ces images réveillent en la jeunesse un esprit barbare, un esprit combattif et
guerrier.
Enfin, la prolifération des buvettes, bar et maquis dans les quartiers pousse la
jeunesse une fois possédant de l’argent çà s’y rendre, alors que ces lieux sont des
nids ou se développent le banditisme et la criminalité.

Les conséquences de ces fléaux sont autant diverses et imprévisible que leurs
causes

Premièrement, l’assèchement des banques mettent celle-ci en retard sur les


opportunités de spéculation. En effet, les vols de sommes importantes dans le
système bancaire et financier empêche celui–ci à offrir certains services à temps à
des clients potentiels.
Ces opportunités d’investissements n’étant pas réalisé, c’est tout le système
économique qui ne progresse pas.
Deuxième, les tueries de personnes ou les blessures corporelles sont
malheureux que pleurent les familles dans lesquels sont passés les cambrioleurs. Ces
maux mettent en retard certaines familles, en tuant, rendant invalide ou handicapé
leurs enfants valides
Troisièmement, les vols de bien publics ou privés mettent en retard leurs
propriétaires (publics ou privés). Les vols à mains armées de certains véhicules
administratifs obligent l’Etat à entreprendre des dépenses imprévues et
supplémentaires. Ces préjudices sont d’autant graves s’ils concernent des agents
privés dont les revenus ne croissent vite. Enfin, la criminalité et le banditisme sont
des maux de notre société, qui doivent être enrayé sinon, ils sont responsables de
conséquences incalculables au niveau des mœurs, des mentalités et leur évolution.
Les solutions au banditisme et à la criminalité interpellent chaque citoyen, l’Etat voire
la communauté internationale.
L’Etat à travers ces services spécialisés (ministères techniques, commissariats,
gendarmeries …..) de défense du citoyen doit être doté de moyens matériels et
logistiques adéquats afin que les agents (policiers et gendarmes) de façon opportune
ripostent aux actes de cambriolage, d’attaques de biens et de personnes.
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Ainsi, les moyens de contrôle de policiers et de gendarmes doivent être
renforcés afin que ceux-ci puissent satisfirent les aspirations de la population.
Une intervention spéciale de l’Etat devra consister au rapprochement service public
et sauvegarde de la paix des populations. Dans ce sens, il y a nécessité de création
de commissariats et gendarmeries dans les quartiers et localités à forte densité de
population. La communauté internationale (ONG, institutions concernées …) doit
multiplier ses actions de sensibilisation et d’aide en matériels logistiques aux services
publics nationaux. Ces actions doivent être promues aux villes et aux villages sur
l’ensemble du territoire ivoirien.
Enfin, chaque citoyen doit éduquer ses enfants dans le sens de la réduction des
actes de vandalisme. En particulier avec la création des centres d’éducation d’adultes
et d’écoles par l’Etat, il sera demandé aux parents d’envoyer leurs enfants en ces
lieux pour suivre les modèles d’éducation qui leur permettront de mieux
appréhender la nuisance du banditisme et la criminalité.

En résumé, la criminalité et le banditisme sont des maux de notre société dont


les inconvénients sur la société sont avérés. Ce mal affecte les familles, fait
disparaitre leurs biens. C’est pour cela que l’Etat doit créer un environnement
propice à l’action des forces de l’ordre. Ces actions doivent porter sur l’octroi des
moyens logistiques, sur la sensibilisation dans les écoles et lieux publics.
La réussite de ces actons interpellent non seulement l’Etat, mais aussi chaque
citoyen et la communauté internationale.
Mais en fait, ces maux peuvent-ils être enrayés totalement dans nos sociétés
actuelles.

SUJET 7 : « L’éducation est-elle une chose sociale ? »

Problème : le sujet pose le problème du caractère social de l’éducation.


A travers la formulation, on dégage l’objet
A travers la formulation du sujet on dégage la problématique
Quelle est la nature de l’éducation ?
Les caractéristiques de l’éducation.
Problème : le caractère de l’éducation
Question d’analyser : en quoi l’éducation a-t-elle un caractère social ?
Plan

Thèse : Le caractère social de l’éducation

Anti-thèse : Dégager les autres caractères de l’éducation

Synthèse : La réponse à la question posée. Certes, elle a un caractère social, mais a aussi
d’autres caractères qui sont d’ordre politique, économique, culturel.

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Répondre à la question posée à savoir si l’éducation n’est que chose sociale ?

Thèse : le caractère social de l’éducation

Pour Kant, l’éducation est une chose sociale c’est-à-dire qu’elle met, l’enfant avec une
société déterminée. Dire que l’éducation est chose sociale, ce n’est pas chercher à formuler
un programme d’éducation, c’est constater un fait. Emile DURKHEIM tient ce fait pour vrai,
quel que soit la tendance qui prévaut ici ou là.

Ainsi chaque société se fait un idéal de l’homme, de ce qu’il doit être tant au point de
vue intellectuel que physique que moral.

C’est cet idéal à la fois un et divers qui est le pôle de l’éducation.

C’est la société dans son ensemble et chaque milieu social particulier qui détermine cet
idéal que l’éducation réalise

Pour DURKHEIM, la société ne peut vivre que s’il existe entre ses membres une suffisante
homogénéité. L’éducation perpétue et renforce cette homogénéité en fixant d’avantage
l’âme de l’enfant les similitudes essentielles que réclame la vie collective.

Comme on le voit, l’éducation est donc pour la société le moyen par lequel elle prépare
dans le cœur ou l’esprit des enfants les conditions essentielles de sa propre existence.

Alors pour que le legs de chaque génération puisse être conservé et ajouté aux autres
générations, il faut qu’il y ait une personnalité morale qui dure par- dessus les générations
qui passent, qui relie les unes aux autres

Cette personnalité morale, c’est la société elle-même. L’action qu’elle exerce


Sur l’individu par la voie de l’éducation notamment n’a nullement pour objet et pour effet de
le comprimer, de le diminuer, de le dénaturer. Mais au contraire de le grandir et d’en faire
un être vraiment humain.

Cependant l’antithèse : les autres caractères de l’éducation.

Cependant l’éducation n’a pas seulement pour objet le caractère social.

- Caractère économique de l’éducation,


- Caractère politique de l’éducation

C’est le régime en place qui détermine les orientations de l’éducation

- Caractère culturel.

Synthèse : (il est vrai que il ressort que au regard de ce qui procède il est vrai que la
société n’existe que par la société, l’éducation est donc

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Consubstantielle à la société. Elle est certes consubstantielle à la société, cependant, elle a
d’autres traits caractéristiques à savoir économique, politique, culturel.

Alors l’objet de l’éducation n’est pas que social, il est aussi pluridimensionnel

, multidimensionnel. Au caractère social s’ajoute les caractères économique, culturel. C’est


pourquoi une bonne éducation doit prendre en compte tous ces caractères que venons
d’énumérer.

Conclusion

Nous sommes partis du pole du caractère social de l’éducation pour aboutir au caractère
pluridimensionnel de l’éducation. Pour nous une éducation adaptée est celle qui prend en
compte tous ces aspects. Cette éducation est-elle réalisable de nos jours dans le contexte
actuel de notre pays ?

SUJET 8 : « L’enfant reçoit trois types d’éducation : celle des parents, celle des
maitres et celle du monde ».

Expliquez cette pensée.


Le mot éducation a une double origine : educare qui signifie nourrir et educere qui
signifie conduire, tirer hors de.
Le terme « éducatif » signifie donc nourrir de connaissance l’enfant et élever pour en tirer
toutes les possibilités.
Selon Henri Joly, l’éducation est l’ensemble des efforts ayant pour but de donner à un être
la possession complète et le bon usage de ses diverses facultés. Pour que l’enfant soit

Totalement éduqué, il faut qu’il reçoive l’éducation des « parents », « des maitres »et
« celle du monde ».
Quel est apport de chacun des trois types d’éducations dans la formation de la
personnalité du futur adulte qu’est l’enfant ?
Examinons de près ces trois types d’éducation
Dans l’histoire de l’individu, la famille est la première responsable de l’éducation d’un
enfant. Les pratiques éducatives de la famille doivent :
- Permettre à l’enfant d’intégrer les valeurs de la société dans laquelle il vit.
- Développer son intelligence et le préparer à une vie en société. Pour ce fait, insister
sur l’affectivité de l’enfant.

En clair, la famille est indispensable dans l’éducation de l’enfant.


Cependant l’école insistera sur ses capacités cognitives.
L’éducation de nos maitres est celle qu’on acquiert d’une personne en dehors de la
famille et en l’occurrence, il s’agit de celle qu’on acquiert à l’école au cours d’un
apprentissage. Celle-ci est beaucoup plus formatrice en termes de connaissance, ou de
préparation à l’insertion socioprofessionnelle. Le maitre est donc pareil au sculpteur qui
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travaille un bloc de marbre pour lui donner une forme, pour en faire par exemple une belle
statue. En effet, tout comme le sculpteur travaille le bois à l’état brut, le maitre a aussi pour
mission de parfaire le comportement de l’enfant et de lui donner une certaine orientation de
la vie. Il a donc pour mission d’amener l’enfant à abandonner son état de nature pour se
conformer aux règles de la société.

L’éducation des maitres cumule enseignement et apprentissage. Elle repose cependant sur
les prés requis de l’éducation familiale et les types d’éducation sont complémentaires et
doivent collaborer.

L’éducation de nos maitres prépare à un métier, à une formation ou une tâche. Elle
nous donne les moyens d’une insertion sociale et/ ou professionnelle.

Toutefois nous continuons nous-mêmes notre éducation, une fois devenus majeurs,
autonomes. L’éducation est un perpétuel apprentissage et celle du monde apparait comme
une régulation de notre comportement ou éducation générale. Elle nous permet de nous
remettre en cause et nous maintenir en éveil afin de ne pas sombrer dans le vice et
l’ignominie.

Cette éducation est assurée par nos relations personnelles, c’est-à-dire par nos amis, nos
collègues, la société et le milieu ou même l’environnement dans lequel nous vivons :
groupes de paires, religion, associations.
Au total, c’est l’ensemble de tous ces trois types d’éducation qui fait l’homme
éduqué ; car comme on le dit souvent, il plus facile de donner la vie à un individu que de
faire de lui un homme.

L’éducation est rigoureuse et si une seule de ses facettes est mal assurée, c’est tout le
caractère de l’homme qui s’en trouve affecté.

Comment donc comprendre le mutisme inacceptable des services sociaux et du ministère


de l’éducation nationale devant la démission ou l’irresponsabilité des parents à assurer leur
rôle d’une part, et la prolifération des « écoles boutiques » qui évoluent en dehors des
règles primaires qui régissent l’éducation d’autre part ?

SUJET 9

L’éducation a-t-elle pour rôle de favoriser l’insertion des jeunes

INTRODUCTION

Les pays en voie de développement présentent une démographie qui se caractérise


par une population en majorité jeune et sans emploi. Aussi l’éducation y est souvent
critiquée du fait de son incapacité à concilier formation et insertion socioprofessionnelle des
jeunes.

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Ainsi, le problème de l’objet de l’éducation vient à se poser. Dès lors on pourrait s’interroger
si l’éducation a-t-elle uniquement pour rôle de favoriser l’insertion des jeunes. L’éducation
n-a-t-elle pas d’autres objets ?

PLAN DETAILLEE DU DEVELOPPEMENT

I- EDUCATION COMME FACTEUR D’INSERTION DES JEUNES


1- La vocation de l’éducation au sens général est de contribuer à former la personnalité
de l’individu et à le préparer à une vie sociale. Elle contribue de ce fait à l’égalité des
chances pour une vie sociale.

Mais l’éducation ne peut pour autant se désintéresser complètement du devenir


socioprofessionnel des jeunes.

Mécanismes pour concilier l’éducation et l’insertion des jeunes

a- Rendre possible une intégration sociale des jeunes en favorisant leur socialisation.
Cela amène à susciter chez le jeune un certain nombre d’états physiques,
intellectuels, moraux dont a besoin la société dans laquelle il vit.
b- Rendre possible l’intégration professionnelle. A ce niveau il s’agira d’ajuster la
formation aux réalités du monde du travail. Il faut alors répertorier les besoins de
l’économie par le biais de la planification afin d’orienter la formation dans ce sens.
Alphabétiser les jeunes et susciter en eux l’esprit d’initiative et de créativité.
II- LES LIMITES DE LA THESE : LES AUTRES OBJETS DE L’EDUCATION
1- Les adultes comme les vieillards doivent bénéficier des actions éducatives pour
rendre possible leur insertion socioprofessionnelle.
2- La majorité des populations (jeunes, adultes et vieilles) est analphabète. C’est donc
tout ce beau monde qui doit être formé par le biais de l’éducation.
3- L’éducation étant un facteur de développement il faut qu’elle favorise les actions en
faveur de la santé, l’amélioration du cadre pour valoriser l’environnement de
l’individu de sorte à rendre agréable son existence.

III- SYNTHESE : QUEL OBJET POUR L’EDUCATION ?

1- Ce n’est pas le jeune seulement qui doit être au centre de l’action éducative. Mais
l’homme c’est-à-dire jeune, adultes, vieux.
2- Tous les besoins de la société doivent être pris en compte dans la détermination de
l’objet de l’éducation.
Pour nous, ce sont tous les besoins de l’homme qui doivent constituer l’objet de
l’éducation.
CONCLUSION

Au total, l’insertion des jeunes par le biais de l’éducation s’avère nécessaire car ils
constituent la force vive sur laquelle comptent de nombreux pays. Toutefois, notre
analyse a révélé que l’action éducative doit aller au-delà de l’insertion des jeunes pour
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tenir compte de les membres de la société et des autres facteurs du développement
telle la santé, le cadre de vie, l’art et la culture.

Exemples de sujets probables


Sujet 1
Que pensez- vous de cette affirmation selon laquelle : « les progrès de la
technologie moderne accentueront les problèmes sociaux ».
Sujet 2 :
L’Afrique veut-elle le développement ?
Sujet 3:
La mondialisation accentue la pauvreté des pays du tiers monde
Sujet 4:
« Mieux vaut investir dans la formation citoyenne des individus que de construire
des prisons ? » Qu’en pensez-vous ?
Sujet 5:
Faut-il désespérer de l’Afrique ?
Sujet 6:
« Quiconque lutte dans l’unique espoir du bien matériel ne récolte rien qui vaille la
peine de vivre ». Partagez-vous ce point de vue de ST EXUPERY ?

Sujet 7:
« On ne change pas la société par un décret ». Que pensez-vous de cette
affirmation de Michel Crozier ?
SUJET 8 :
Victor Hugo affirmait
« Améliorer la vie matérielle, c’est améliorer la vie morale ; faites des hommes
heureux, vous les faites meilleurs ». Qu’ pensez-vous

Sujet 9:
« Où il n’y a point de maitre, tout le monde est maitre ; où tout le monde est
maitre, tout le monde est esclave » (Bossuet). Qu’en pensez-vous ?

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L'EDUCATION SELON CERTAINS PENSEURS

1- Jean Piaget et l'éducation

La description très détaillée du développement intellectuel à laquelle son œuvre a donné naissance
ainsi que les liens étroits qu'elle a mis en évidence entre le développement et l'apprentissage
constituent les aspects majeurs de la contribution de Jean Piaget au domaine de l'éducation.
Cependant, le caractère complexe de la théorie opératoire de l'intelligence et ses multiples facettes
ont servi à justifier, souvent d'ailleurs après coup, des choix pédagogiques et éducatifs très divers et
parfois même contradictoires: d'une part l'école active, la pédagogie du jeu, les méthodes non
directives, par exemple, mais aussi, d'autre part, un enseignement scientifique précoce ou un
enseignement systématique de la logique mathématique ou même de la linguistique structurale dès
le niveau primaire. On peut dès lors se demander si la théorie opératoire est susceptible d'apporter
une contribution originale aux questions que pose le problème de l'apprentissage en milieu scolaire.
On attend d'elle qu'elle réponde aux questions de savoir «quand» faire apprendre et « comment »
faire apprendre

« Quand » faire apprendre : le dilemme du niveau de préparation

L'ordre d'apparition des différentes conduites intellectuelles, l'âge moyen auquel elles apparaissent
chez les enfants correspondent à ce qu'on pourrait appeler l'aspect normatif de la théorie
opératoire, qui constitue souvent le premier aspect auquel on s'intéresse en rapport avec les
applications à l'éducation qui découlent des travaux de Jean Piaget. Le niveau de préparation
intellectuelle dont disposent les enfants lorsqu'ils sont confrontés à de nouveaux apprentissages est
en rapport avec les instruments d'assimilation propres aux différentes étapes de leur
développement. L'élaboration des programmes scolaires et le choix des contenus d'apprentissage
devraient dès lors s'appuyer sur une connaissance approfondie de la séquence des stades du
développement logique. Comment, par exemple, espérer enseigner l'addition ou la multiplication à
un enfant qui n'a pas la conservation du nombre, c-à-d. pour qui le fait de rapprocher ou d'éloigner
les éléments d'une collection (les jetons d'une rangée, par exemple), a pour effet de diminuer ou
d'augmenter le nombre de jetons? De même, comment enseigner les différents temps des verbes à
un enfant dont la notion de temps est encore indifférencié et qui est incapable de sérier les
événements du passé ou du futur les uns par rapport aux autres? L'écart entre le niveau de
préparation des élèves et les exigences des programmes en termes d'opérations intellectuelles peut
cependant donner naissance à un dilemme: ou bien les élèves sont prêts, du point de vue de leurs
structures logiques, à comprendre telle notion particulière (et certains en concluent qu'il est alors
temps de leur enseigner cette notion, alors que d'autres au contraire en concluent qu'il est
désormais inutile de leur enseigner ce qu'ils sont maintenant capables de découvrir eux-mêmes), ou
bien ils ne sont pas prêts (et certains en concluent qu'il faut attendre qu'ils le deviennent, alors que
d'autres soutiennent que précisément l'intervention pédagogique doit dans ce cas favoriser le
développement logique). La question de l'apprentissage scolaire se trouve ainsi posée et on peut
l'énoncer dans les termes suivants: l'apprentissage peut-il contribuer au développement intellectuel
ou doit-il au contraire « attendre » le développement ? Il faut rappeler que l'école piagétienne,
contrairement à l'école behavioriste, a toujours soutenu que les mécanismes du
développement n'étaient pas réductibles à ceux de l'apprentissage et qu'ils pouvaient au
surplus éclairer ces derniers, voire même les expliquer. La solution du dilemme posé par le
niveau de préparation réside donc dans la façon dont on peut mettre en œuvre les
54
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mécanismes d'apprentissage qui sont inhérents au processus de développement intellectuel
c.-à-d. à la façon dont on peut «faire apprendre». Ceci nous conduira à rappeler le rôle
central accordé par Piaget à l'action dans le processus d'élaboration des connaissances.

« Comment » faire apprendre et résoudre le dilemme du niveau de préparation

Piaget accorde à l'activité autonome de l'enfant un rôle déterminant dans le


développement intellectuel. Tous les facteurs du développement supposent l'engagement
actif de l'enfant dans ses interactions avec le milieu physique et humain. Cependant, le
souci de la transmission des connaissances entrave parfois considérablement les efforts
pour donner à l'initiative et à l'activité toute la place qu'elles devraient avoir dans la salle de
classe. Puisqu'il peut y avoir activité intellectuelle sans activité physique, manipulations ou
expériences avec les objets, puisqu'il semble possible d'expérimenter, de vérifier, de
connaître de manière indirecte par l'intermédiaire d'un professeur, c-à-d. par procuration,
en quelque sorte, on compte que l'élève a ce qu'il faut et fait ce qu'il faut pour comprendre
et apprendre. S'il est vrai qu'on peut regarder, écouter, observer et cependant être actif
intellectuellement, il n'en reste pas moins qu'agir c'est aussi autre chose que voir agir, que
raisonner c'est aussi autre chose que se voir exposer un raisonnement et que discuter c'est
aussi autre chose qu'être le témoin muet de discussions conduites par d'autres.

Si l'implication active ne saurait être imposée à l'enfant, elle peut cependant lui être
proposée. Certaines situations, en effet, semblent particulièrement susceptibles de
déclencher son activité : ce sont celles qui créent chez lui un «conflit cognitif». Le concept
de conflit cognitif, qui a inspiré toute une série de travaux sur l'apprentissage des structures
logiques, tire sa signification de ses rapports avec les mécanismes de l'adaptation. Lorsque
les tentatives d'assimilation ne suffisent pas à assurer l'adaptation, les anticipations de
l'enfant se voient contredites par la réalité : c'est alors qu'il y a conflit cognitif et
déclenchement du processus d'équilibration; le sujet doit modifier ses schèmes
d'assimilation, les accommoder, jusqu'à ce qu'ils lui assurent la maîtrise de la situation, la
résolution du problème ou la compréhension de la notion, selon le cas.

Compter ses doigts s'aperçoit qu'il n'arrive pas toujours au même résultat, il
recommencera à les compter aussi longtemps qu'il n'arrivera pas à un nombre constant;
cette activité de dénombrement présentera pour lui un intérêt jusqu'au moment où il la
maîtrisera parfaitement et où les nécessités de l'adaptation exigeront qu'il s'applique à
d'autres accommodations.

Cette brève analyse de la façon dont se déclenche l'activité du sujet permet


maintenant d'envisager sous un angle nouveau la définition du niveau de préparation:
l'enfant comprend ce que ses instruments de connaissance lui permettent d'assimiler, mais
il peut aussi accommoder, modifier progressivement, par l'exercice, ses schèmes
d'assimilation, en fonction de ce que la nécessité ou l'intérêt lui imposent de comprendre ou
d'accomplir. Les situations susceptibles de déclencher l'activité de l'enfant sont donc celles
qui exigent des efforts d'adaptation, mais ce sont aussi celles sur lesquelles ses instruments

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
de connaissance ont déjà quelque prise, sans quoi les probabilités que l'enfant s'y intéresse
sont faibles, faute d'indices qui lui inspirent confiance dans la possibilité réelle d'arriver à les
maîtriser.

En ce sens, les écarts qui existent entre le niveau de fonctionnement spontané des
enfants ou des adolescents et les prérequis cognitifs des programmes scolaires peuvent
certainement, s'ils ne sont pas démesurés, alimenter la curiosité intellectuelle et constituer des
occasions de progrès cognitif, grâce aux activités d'accommodation qu'ils suscitent. Le dilemme des
rapports entre le niveau de préparation intellectuelle et l'apprentissage scolaire se trouve ainsi levé,
dans la mesure où les interventions pédagogiques savent jouer un rôle stimulant et générateur
d'interactions entre l'enfant et la réalité, entre les mécanismes de l'assimilation et ceux de
l'accommodation.

En guise de conclusion : y a-t-il une place pour le maître dans la classe de Piaget?

L'œuvre de Piaget invite à l'élaboration d'un modèle de l'apprentissage qui tienne compte des
données actuelles sur le développement intellectuel. Elle attribue à l'activité assimilatrice et
accommodatrice de l'enfant un rôle primordial dans la construction du mécanisme de la
connaissance et dans l'acquisition des connaissances. On «n'enseigne» pas le développement
intellectuel ni les structures du raisonnement; ils ne peuvent que se construire par la coordination
des actions.

Mais quand les enfants sont curieux, actifs intellectuellement, quand ils bénéficient
d'occasions d'expériences et d'échanges entre eux, ont-ils besoin d'un maître ? La réponse à cette
question exige qu'on se mette à la place des enfants: les adultes font partie, paradoxalement, de la
réalité enfantine. Les enfants et les adolescents sont curieux (au moins de temps en temps) de ce
que font, pensent et savent les adultes. Ces derniers constituent donc pour eux des interlocuteurs
en même temps que des agents de transmission culturelle.

De plus, il appartient au professeur, dans le contexte pédagogique actuel, d'identifier les


situations susceptibles de stimuler l'intérêt et de déclencher l'activité de l'enfant. Mais pour cela il
faut savoir faire place à l'erreur, c.-à-d. reconnaître le caractère inévitable, nécessaire des erreurs
que les enfants commettent, compte tenu du niveau de développement qui est le leur à un moment
donné. De ce point de vue, il appartient aussi au maître de soutenir l'enfant dans son apprentissage
en lui inspirant confiance dans ses propres capacités de développement.

2- L’éducation selon Kant

La préparation du monde moral

De son propre aveu, la question de l’éducation constitue pour Kant «le plus grand et le plus difficile
problème qui puisse être proposé à l’homme» (p. 105) (1). La difficulté de penser l’éducation réside
dans la tension qui oppose la liberté humaine au processus disciplinaire impliqué par toute forme
d’apprentissage. En tant que telle, la liberté ne veut que persévérer dans un mouvement continu
d’indépendance, étranger aux règles ou aux lois de toute espèce. Ainsi présentée, la liberté ne
s’accomplit que dans la sauvagerie ou la passion de tel ou tel individu, à travers une sorte de
dérèglement vital qui risque d’épuiser son propriétaire et de le faire disparaître précocement malgré
sa volonté patente de conservation. On pourrait facilement se perdre en remontrances à l’égard de

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
ceux qui se reposent sur les impératifs enivrants de la liberté, mais ce serait perdre de vue que nul
n’est exempt de ce petit démon qui circule quelque part en nous, de ce penchant naturel qui nous
fait voir le monde comme notre empire et nos décrets comme ceux d’un tyran. Or c’est justement
parce que l’homme est intrinsèquement libre qu’il est la seule créature de l’univers à pouvoir être
éduquée. Si l’animal agit en fonction d’une raison qui a déjà réglé les affaires de son existence,
l’homme, en revanche, est investi d’une tendance au désordre, et sans le soutien d’une éducation
nous n’avons aucun moyen de savoir que nous allons dans la mauvaise direction (cf. p. 96), car très
peu d’entre nous sont des autodidactes (cf. pp. 159-160). Que l’animal ne sache rien de ce qui
l’oriente et de ce qui le pousse à produire, pas davantage en outre qu’il ne pourrait savoir qu’il est
totalement dépendant d’un réseau instinctuel, cela ne doit guère nous préoccuper. Cependant,
l’homme qui ne sait pas qu’il ne sait pas est condamné à toujours s’éloigner de la destination propre
à tout être capable de prendre conscience de sa liberté et par là même d’en maîtriser les excès : ce
sera une brute ignorante, un homme confondu par son animalité, esclave de sa violence et de ses
pulsions, résident permanent de l’état de nature et sans réelle possibilité de rejoindre un État de
culture ou de civilisation, incapable d’identifier le moindre devoir d’humanité et de respecter la
moindre loi – pour cet homme, en l’occurrence, point de sentiment de justice universelle ou de
justice particulière, aucun repère moral ou juridique qui ne tienne.
Reste que cette liberté qui est donnée à l’homme dès sa naissance fait de lui un être
fondamentalement malléable, en quoi il est possible d’envisager une éducation qui ne soit pas
seulement un dressage ou un apprivoisement, mais bien plutôt la cristallisation d’un potentiel infini
dans la mesure où il en va de l’intelligence humaine comme de la liberté qui en découle : ce sont
deux puissances perfectibles et le travail de l’une engendrera forcément le travail de l’autre, les
deux s’informant mutuellement par le biais d’une éducation scrupuleuse, et il faut supposer qu’un
réel souci de pédagogie puisse faire entrer l’homme dans un monde où il saura coexister après avoir
été tenté de maltraiter son prochain, tout comme il faut encore supposer que l’action pédagogique,
en plus de préparer l’individu au monde actuel, prépare également le monde de demain, en
l’occurrence le site moral où se réalisera une perfection humaine toujours plus importante puisque
ceux que l’on éduque présentement seront ceux qui à l’avenir seront chargés de transmettre et
d’améliorer notre culture, de corriger les manques d’aujourd’hui afin de se rapprocher d’un éventuel
parachèvement de la raison humaine, ce qui revient ni plus ni moins à se représenter
l’aboutissement d’un projet cosmopolitique où chaque citoyen œuvrerait pour ses fins tout en
s’arrangeant pour que celles-ci soient aussi les fins de tous les autres. Ainsi retrouve-t-on l’un des
principes fondateurs de la morale kantienne : l’homme de bien n’existe qu’à travers l’homme moral,
et celui-ci agit par devoir au lieu d’agir en conformité avec un devoir (2). Ceci étant, l’homme moral
ne l’est devenu que parce qu’il a été éduqué, d’où l’enjeu intellectuel d’une réflexion sur la
pédagogie car au-delà d’un certain seuil, on devine que l’enfant sera perdu.
Kant estime que l’éducation d’un enfant est jouée aux alentours de la seizième année (cf. p. 117).
Ce serait pour ainsi dire l’entrée officielle dans l’âge d’homme, une sorte d’inscription définitive dans
l’Histoire après le travail combiné de l’expérience et de la raison. Il n’empêche que certaines erreurs
d’éducation pèsent plus lourd que d’autres, tant et si bien qu’elles ne pourront pas être amendées
une fois l’enfant devenu adulte. On peut avoir négligé la culture dans sa jeunesse parce que ce
genre de lacune se rattrape avec le temps. Tout à l’inverse, une négligence dans la discipline ne
sera jamais comblée et fera de l’enfant une personnalité sauvage dont le trait principal de caractère
sera la méchanceté (cf. p. 100). Or le temps de la discipline précède le temps de l’instruction
culturelle, si bien qu’il importe d’être vigilant dans notre éducation dès les premiers moments de
l’enfance, car c’est dans la perception d’une contrainte anticipée que l’enfant intériorise les réflexes

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
qui plus tard lui permettront de comprendre les multiples résistances que lui opposera la société.
L’expérience même de la contrainte joue un rôle crucial dans l’accomplissement de l’intelligence
puisqu’elle aménage une voie de domestication pour la liberté. On commence à faire comprendre
aux enfants que la liberté donnée n’est pas toute la liberté mais que celle-ci contient les germes
d’une liberté supérieure qui se fonde dans l’autonomie, c’est-à-dire dans le choix de soi-même en
tant que citoyen à même d’obéir à des règles, fussent-elles déplaisantes ou contre-intuitives. Ce
n’est pas tant que l’on cherche à réprimer les manières de voir de l’enfance, ni que l’on souhaite
réduire les nombreuses expériences que l’enfant est susceptible de faire; il s’agit plutôt de guider
l’enfant de telle sorte qu’il puisse à la fois continuer ses explorations tout en n’étant pas confirmé
dans ses erreurs. En ce sens, il serait incongru de reprocher à un enfant de se salir avec les
peintures qu’il manipule, mais il conviendrait peut-être de lui indiquer qu’il n’emploie pas la bonne
couleur pour représenter l’aspect d’un quelconque animal. Ce n’est pas là restreindre son
imagination étant donné que l’enfant trouve souvent des opportunités de l’exercer; c’est seulement
partir du principe qu’un enfant n’est pas apte à ce que Malebranche appelle «les idées claires de la
vérité», et que de ce point de vue il est de notre devoir de signaler à l’enfant que «ses sens le
trompent en toutes sortes d’occasion» (3).
Par conséquent, ce qui paraît essentiel dans l’éducation d’un enfant, c’est de ne pas l’entretenir de
toutes les espèces de préjugés dans lesquels il risque de tomber. La discipline éloigne l’enfant de
ses rêves tyranniques ou de ses mauvaises jalousies, tout comme elle le préserve de ses erreurs les
plus grossières. On ne peut cependant faire de notre éducation une science exacte. La liberté
humaine ne nous autorise aucune certitude en ce domaine et vouloir tout régenter dans la structure
du vivant, ce serait probablement aller jusqu’à faire de l’imagination une compétence affreusement
prévisible. Avoir conscience des limites et même des échecs possibles de l’éducation, c’est ne pas se
tromper soi-même sur la difficulté de la tâche. L’éducation est à ce titre l’un des problèmes les plus
épineux dans la mesure où le métier d’enseigner peut déboucher sur les meilleurs comme sur les
pires résultats. Quelques-uns réussiront à faire que l’enfant s’arrache de son animalité constitutive,
quelques-uns, donc, feront voir à l’enfant que la liberté se gagne et se perfectionne plus qu’elle ne
nous est offerte déjà bien apprêtée, et quelques autres n’y parviendront pas et les enfants
deviendront les agents de dissolution de la prochaine société. Cela prouve que l’unification de la
nature de l’homme avec le modèle culturel d’un monde pacifique ne va pas de soi. L’éducation peut
à tout moment s’effondrer et tout ce qu’une génération aura construit sera possiblement détruit par
la génération suivante. C’est pourquoi l’effort éducatif est extrêmement complexe : il suggère aussi
bien l’attention que la constance, et la plus infime faiblesse dans la procédure peut remettre en
question la fin de l’éducation, à savoir l’accomplissement moral du sujet et par extension la
moralisation de la république des hommes. Car le but ultime de l’éducation kantienne ne concerne
rien d’autre que la réalisation de l’humanité qui est en nous-mêmes. Ce n’est que par l’intermédiaire
de son devoir d’humanité que l’homme pourra faire progresser le monde dans lequel il évolue.
L’homme n’a de signification propre qu’à travers la cohésion virtuelle de sa Raison avec l’Histoire, or
ceux qui déraisonnent ne font que déréaliser la possibilité concrète d’un règne des fins, en
l’occurrence un monde où chacun respecterait des lois communes et où chacun serait pour l’autre
une fin en soi.

Bonne et mauvaise éducation : portrait de l’homme urbain et profil de l’homme en ruine

Ainsi la destruction pure et simple de l’éducation pose l’hypothèse d’un règne de la nature où les
instincts auraient toute prévalence. Mais outre l’anéantissement de l’éducation, à vrai dire fort peu
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
envisageable quels que soient nos critères d’évaluation de ce que serait une bonne pédagogie, ce
qui devrait nous intéresser concerne plutôt la façon dont l’éducation s’organise. En effet, ce n’est
pas la disparition de l’éducation qui a pu accoucher d’une horreur absolue comme Auschwitz, mais
certainement une immense désinvolture dans la chronologie éducative telle que la présente Kant
(cf. pp. 120-1) : 1/ l’éducation corporelle comme moment privilégié pour instruire l’enfant de la
discipline tout en laissant sa nature se déployer (cette étape est commune aux hommes et aux
animaux); 2/ l’éducation intellectuelle comme moment d’apprentissage culturel et de
perfectionnement de la liberté (c’est ici que l’enfant s’habitue réellement au travail et qu’il apprend à
l’école les prémisses d’un caractère convenable qui lui permettra ensuite de s’orienter dans l’espace
public); 3/ l’éducation morale comme moment d’achèvement du devenir-homme (c’est le temps de
la sociabilité et de l’autonomie, l’époque où se révèle en nous l’humanité et où l’homme ne rechigne
pas à obéir à ce qui est pourtant tout à fait différent de lui, autre que lui).
De là peuvent se déduire les étapes éventuelles d’une mauvaise éducation : d’abord une trop
grande bienveillance envers les enfants qui occultera toute discipline physique et entraînera les
marques d’une démesure corporelle qui peut-être favorisera plus tard une démesure de l’esprit
(l’hubris de l’enfant qui fut le roi de son monde et dans lequel n’avait lieu presque aucune
résistance), ensuite une très faible proportion de travail intellectuel qui ne fera que justifier la liberté
dans sa nature la plus débridée (la quasi-absence de culture amenant l’impossibilité de faire préférer
à l’enfant ce qui est pourtant le moins préférable mais le plus adéquat à la coexistence avec autrui),
et enfin le rejet de toute morale, l’enfant étant devenu un homme qui n’est au fond que le citoyen
de lui-même, persuadé d’être la mesure de toutes choses et de n’avoir aucun devoir envers autrui
(4). Un tel homme s’est à coup sûr perdu dans la solitude spirituelle et la misanthropie, néanmoins
c’est un individu qui arrive souvent à se distinguer dans la société, comme si sa politique
égocentrique se liait naturellement aux règles sociales en vigueur, preuve sans doute que les
époques où de telles personnalités parviennent à s’illustrer laissent entrevoir la nécessité de
profondes réformes dans les systèmes éducatifs. Après tout, si Auschwitz a pu perdurer, c’est qu’il a
bien fallu des hommes pour le tolérer, et il s’en trouve même encore qui se réclament de cette
abomination, sûrement confortés dans leur goût par une passion de la domination et par la
promotion de quelques tempéraments dont il faudrait revoir les intentions. Ces hommes ne sont que
des êtres unidimensionnels, des personnalités qui ne sont plus en mesure de renoncer à leur nature
débordante, aussi est-il probablement vain de penser pouvoir les aider à rejoindre le pays des
hommes pluridimensionnels où l’on sait penser contre soi-même et s’adapter, où l’on sait également
faire de son droit un souci de l’autre et où l’on éprouve la viabilité d’un amour ou d’une amitié
pérenne. Mais puisque tout homme est porteur de liberté, il faut espérer qu’une éducation, fût-elle
tardive et inapte à corriger la méchanceté, parviendra tout de même à introduire dans ces hommes
creux les ferments d’une culture qui pourront les affubler d’un fragment d’humanité.
On accordera que l’éducation chrétienne de Kant a fait de la moralisation des hommes un genre de
construction de la «cité de Dieu» pour exprimer les choses dans les termes de saint Augustin. Mais
au rebours du critère théologique présent dans la pensée d’Augustin, Kant affirme que c’est dans la
nature même de l’homme que réside le potentiel d’un monde où règnerait la paix perpétuelle.
L’éducation doit donc mettre l’homme sur le chemin de la loi morale (5), laquelle se présente
comme une pure obligation et n’entretient de ce fait aucune espérance de salut ou de bonheur.
C’est en agissant moralement que l’homme se rend digne du bonheur et non en recherchant les
moyens d’être heureux (6). On doit cependant admettre qu’un monde où se serait accompli le règne
des fins matérialiserait avec assez de transparence les conditions du bonheur et de la joie. D’ailleurs
cette joie est en principe déjà présente dans l’éducation, car l’éducateur qui aime son métier fait
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
résonner chez l’enfant la joie qui est la sienne et qui ne demande qu’à s’épancher. L’éducateur est
celui qui rend l’enfant heureux et qui donne un sens à la vie qu’il se prépare à mener, et la
camaraderie (7) qui peut exister entre l’enfant et son pédagogue n’est autre que le reflet du lien
plus fort qui doit unir les hommes par la suite, c’est-à-dire le lien de fraternité qui valide ce que V.
Delbos appelle une «république des personnes», un terrain d’entente concret où toutes les bonnes
volontés coïncident et forment le paradigme du sentiment d’urbanité.

La crise morale ne supprime pas toute la moralité

Conformément à cela, l’éducation ne peut s’achever que dans l’opération morale, dès lors que
l’enfant aura la capacité de favoriser les dispositions qui ne le mettraient au contact que des fins les
meilleures, parce que les fins dont on ne peut douter du bien sont forcément les fins de tous les
autres individus (cf. pp. 111-2). Ne choisir que le bien, c’est choisir de faire adhérer son individualité
aux modalités du collectif, et nul ne contestera ceci étant donné que le bien universel ne saurait
attenter au bien particulier. Mais avant de pouvoir comprendre la pertinence d’un tel choix, avant de
s’entendre sur les motivations qui président à ce choix, il est indispensable de veiller à bien dresser
l’enfant (cf. p. 112), au sens où le dressage renvoie ici à la signification anglaise de «to dress«, à
savoir que l’on doit fournir à l’enfant le vêtement du futur citoyen, la seconde peau qui va se
superposer progressivement à la peau de ses réactions épidermiques.
C’est ainsi que l’éducation ressemble à un procédé de dénaturation. La discipline, la culture et la
morale sont autant de vêtements artificiels qui recouvrent la nature primitive de l’homme et lui
apportent les outils pour réaliser sa citoyenneté. De sorte que s’éduquer, ce serait éliminer de sa
nature tout ce qui n’est pas conforme avec les perfections qui y sont déposées en même temps que
les imperfections. Il est évident que l’éducation des enfants, de ce point de vue, ne devrait être
confiée qu’à ceux qui visent le bien universel et ne se préoccupent aucunement de leur bien-être.
C’est toute la difficulté pour les parents et pour les grands de ce monde souligne Kant. Les parents,
d’une part, considèrent trop souvent que leurs enfants doivent être éduqués pour être performants
dans le monde actuel, et ce faisant ils oublient que le progrès moral concerne surtout le monde
futur et que leurs enfants, pour peu qu’ils réussissent immédiatement dans leur vie d’adulte,
n’auront pas nécessairement réalisé l’humanité qui est en eux. Ce ne serait qu’une réussite de fait et
non une réussite de droit. On peut en droit être le plus apte à occuper telle ou telle position dans le
monde, mais, dans les faits, cette position peut nous être confisquée par un individu qui n’en
possède pas les qualités. Si l’enfant devient celui qui est prêt à occuper une position dont il est
assuré au fond de lui qu’il n’en a pas la capacité et qu’il prive ainsi un autre que lui de son
épanouissement, alors cette réussite ne vaudra rien. Elle sera même la preuve d’un choix immoral
puisque le jeune adulte aura choisi ce qu’il savait pertinemment être le Mal. Quant aux grands,
d’autre part, Kant s’exprime sans ambiguïté à leur sujet : «les princes ne considèrent leurs sujets
que comme des instruments pour leurs desseins» (p. 108).
Compte tenu de la quantité de Mal à l’œuvre dans l’histoire des hommes, on pourrait alors se
demander si la civilisation telle qu’elle s’est développée n’a pas finalement manqué sa vocation
pédagogique. Kant écrit opportunément que «nous vivons dans une époque de discipline, de culture
et de moralisation, mais [que] nous ne vivons pas encore dans une époque de moralisation» (p.
113). Le philosophe remarque en effet que la modernité tend à fonctionner selon un principe de
disproportion puisque les États s’enrichissent en même temps que les citoyens s’appauvrissent. Ce
défaut formel sous-entend un vice dans l’éducation, un genre d’héritage vicié qui ne cesse de

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
déshériter les individus de leur devoir, et ce défaut pointe d’une certaine manière les dérives
annoncées du contexte libéral, où chacun pourra suivre ses intérêts particuliers et s’accommoder de
la guerre de tous contre tous, ceci sans jamais nuire à la liberté et à la prospérité de la société,
comme si l’égoïsme naturel de l’homme pouvait être aisément soluble dans la common decency des
politesses symboliques du monde libéral (8).
Le contexte permissif du libéralisme pose l’hypothèse d’une éducation qui érigerait le narcissisme au
rang de valeur absolue, en somme tout le contraire des propositions kantiennes. C’est la raison pour
laquelle Kant en vient à s’interroger sur la quantité de bonheur qui pourrait être celle d’un État
barbare. Si notre culture n’a finalement abouti qu’au triomphe du narcissisme et à la dissolution du
collectif dans ce qu’il ne nous faudrait pourquoi pas nommer le règne des égos, alors la continuité
d’un État dépourvu de culture aurait peut-être été préférable. En l’état actuel des choses,
l’artificialisation des individus par la culture ne semble pas satisfaisante et elle ne fait que confirmer
l’intuition de Kant. Il se peut que nous n’ayons pas été en mesure de faire advenir l’homme moral
par notre pédagogie, et à cause de cela nous habitons dans une maison d’égocentrisme où les
caprices et les préjugés se sont sédimentés, un peu comme si des enfants mal éduqués dirigeaient
le monde. Notre progrès s’est en cela invariablement traduit par une régression morale.
Lorsque Kant attire notre attention sur l’absence de morale de son époque (et par définition de la
nôtre), il retrouve toute l’influence de Rousseau quand ce dernier voyait dans l’état de nature non
pas une récession de l’humanité civilisée vers la sauvagerie, mais bel et bien la seule possibilité de
renouer avec une moralité pure, de faire corps avec une société compassionnelle où les individus
seraient enclins à souffrir pour des douleurs qui ne sont pas les leurs, éprouvant de la sorte un sens
moral spontané, voire originel (9). Aussi distingue-t-on maintenant avec aisance le problème de
l’entrée en civilisation ou dans l’État de droit : nous y sommes venus avec des intentions très
moyennes et la violence naturelle qu’un contrat social pouvait endiguer n’a fait que se substituer en
violence symbolique. Nous avons remis notre liberté dans les mains de l’État, nous avons fait
société, mais, en retour, nous n’avons pas tout à fait accepté les contraintes collectives et très vite
nous avons estimé que notre droit n’avait pas systématiquement à être celui du voisin, pas plus que
nous avons compris que les droits s’accompagnent logiquement de devoirs. Quelque chose dans
notre éducation a entravé les fondations d’une société morale et par là même la réalisation d’une
Histoire à tous égards collective. Autrement dit, la liberté humaine a été détournée des
responsabilités qui pouvaient lui incomber; elle n’a pas mené les hommes vers l’autonomie espérée
mais vers un genre d’hétéronomie où tout un chacun se croit indépendant alors même que sa raison
appartient à un réseau de lois moralement contre-productives.
L’impression d’une société immorale et donc mal éduquée a tendance à persister, qui plus est dans
une situation de crise financière (10). En pareil cas, même les manifestations de bonté morale
paraissent suspectes. Un siècle après Kant, le philosophe anglais J. S. Mill soutient que toutes les
marques de morale ne sont en vérité que des produits artificiels de notre éducation. Ce ne sont que
les habitudes éducatives qui nous persuadent que les gestes de bonté sont naturels, or si l’on y
regardait de plus près, on s’apercevrait que le caractère de l’homme est tout entier contaminé par
l’égoïsme et que c’est la culture, en définitive, qui fait tout ce qu’elle peut pour atténuer les
inclinations de l’amour-propre (11). La sévérité de Mill a quelque chose d’arrangeant pour expliquer
la moralité déplorable du présent et des phénomènes tels que le «politiquement correct», toutefois
elle a ses limites pour penser l’éducation dans la mesure où elle ne souscrit pas à l’idée d’une bonté
naturelle des hommes.
Dans ces conditions, il paraît inenvisageable de préparer l’homme à une progression morale qui
pourrait être décisive. Là où Mill soupçonnerait chacun d’entre nous d’utiliser un anneau de Gygès si
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
nous en trouvions un (12), Kant invoquerait la force d’une voix intérieure appareillée par une bonne
éducation. D’un côté nous céderions aux tentations et nous ferions le mal en ayant la certitude de
ne pas être puni, et d’un autre côté nous résisterions aux avantages que nous offrirait la mauvaise
action parce que l’injonction morale nous détacherait d’une possibilité aussi malsaine que dé-
structurante pour la société. Kant, comme Platon, ne souhaite pas indexer la justice sur les
circonstances car la réalisation du Bien doit être totalement inconditionnée. Il serait du reste
moralement terrible de conclure que la justice n’a lieu que chez les individus qui n’ont pas les
moyens d’être injustes. L’enjeu de l’éducation est de nous conduire vers le perfectionnisme moral, à
destination d’une politique où la perfection serait à la fois la fin et de le devoir de l’homme, ceci afin
d’édifier un monde où la morale s’imposerait d’elle-même et fonderait un progrès continu.
Bien entendu, beaucoup ont été prompts à moquer la tyrannie morale de Kant et à tourner ses
propositions en ridicule. Reste que l’ambition en apparence irréalisable d’une pédagogie qui aurait la
morale pour fin a le mérite de se mettre à la hauteur du problème éducatif. L’avènement de la
moralité dans l’individu n’est pas non plus soudaine, elle se fomente pendant une quinzaine
d’années, et plutôt que de garantir la pérennité d’une république internationale et pacifiste, elle
garantit au moins que l’individu puisse être souverain dans ses choix, qu’il ait la maîtrise de son
caractère et qu’il sache agir dans le monde avec intelligence et sensibilité. Pour en arriver là, on lui
aura d’abord appris la contrainte mécanique de l’obéissance stricte (celle que le professeur inculque
avec la culture scolastique), puis on l’aura formé à la contrainte morale (celle du pédagogue qui
instruit en vue de la vie), laquelle procède d’une agrégation de la liberté et des lois et apprend à
l’enfant quel peut être le sens fort de l’autonomie (cf. p. 115).
Le chemin qui va de l’enfance à la citoyenneté est donc très progressif. Le devoir-être de l’homme est
une longue acquisition qui devra lui faire comprendre que sa liberté aura d’autant plus de sens
qu’elle sera disposée à fléchir à des moments où il lui semblera pourtant incongru de le faire. Car
l’autre but de l’éducation kantienne, et peut-être même son but le plus faisable, c’est de canaliser
l’anarchie de la liberté pour lui administrer les leçons de la raison. Apprendre cela, apprendre à
maîtriser les commandements désordonnés de la liberté, ce n’est rien d’autre qu’apprendre à
devenir libre et à redresser à l’intérieur de soi tout ce qui est courbé, tordu, soumis à un régime
passionné. En outre, ce n’est qu’en acceptant de redéfinir sa liberté que l’homme parviendra à
penser, c’est-à-dire à coordonner de manière optimale les acquis de son expérience et les projets de
sa raison.

Exercice pratique

"L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que ce que l'éducation fait de lui. Il
faut bien remarquer que l'homme n'est éduqué que par des hommes et par des hommes qui ont
également été éduqués. C'est pourquoi le manque de discipline et d'instruction (que l'on remarque)
chez quelques hommes fait de ceux-ci de mauvais éducateurs pour les élèves. Si seulement un être
d'une nature supérieure se chargeait de notre éducation, on verrait alors ce que l'on peut faire de
l'homme.
Mais comme l'éducation d'une part ne fait qu'apprendre certaines choses aux hommes et d'autre
part ne fait que développer en eux certaines qualités, il est impossible de savoir jusqu'où vont les
dispositions naturelles de l'homme. Si du moins avec l'appui des grands de ce monde et réunissant
les forces de beaucoup d'hommes on faisait une expérience, cela nous donnerait déjà beaucoup de
lumières pour savoir jusqu'où il est possible que l'homme s'avance?"

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
1- Dégager l'idée principale du texte et les étapes de son argumentation.
2 - Expliquez :
- l'homme ne peut devenir homme que par l'éducation
- il est impossible de savoir jusqu'où vont les dispositions naturelles
3 -L'homme n'est ‘il que ce que d'autres hommes font de lui.
Corrigé
1- Kant commence ce texte par une affirmation de Lhomme en général, en disant l'homme ne peut
devenir grand que grâce à l'éducation.
La thèse soutenue par Kant est que l'éducation qui a pour rôle de développer les "germes
d'humanité" présents en nous, nous fait accéder une "seconde nature" et nous fait passer d'un état
de fait à un état de droit.
L'homme, affirme Kant, est la seule créature qui doive être éduquée encore faut'il dit le texte
trouvait de bons éducateurs (des hommes qui ont déjà été éduqués).
La discipline fait partie aussi de l'éducation elle est donc la partie négative de l'éducation.
L'éducation aura alors pour rôle l'incarnation de la valeur (de l'Idée) dans la vie quotidienne: ainsi
l'homme pourra passer d'un état brut animal, un état de fait, à un autre état qui n'existe pas encore
mais qui doit être. L’homme doit développer ces germes d'humanité qui sont en lui. Pour cela
l'homme devra avoir cherché à s'instruire, le contact avec les autres qui développeront en lui "le
savoir" et l'amènera vers l'autonomie voire plus loin la liberté.

Que nous apporte l'éducation, elle est le passage obligée d'une nature commune aux animaux et
aux êtres humains à une nature spécifiquement humaine. Elle est nécessaire au développement de
nos potentialités qui sans elle resterait inexploitées
enfin pour arriver à un idéal Kant propose alors l'union des "grands" et de beaucoup d'hommes pour
parvenir à réaliser ces potentialités.

2-l’ homme ne peut devenir homme que par l'éducation


N'étant pas dirigé par l'instinct en effet, il doit conquérir par la culture ce que la nature lui a refusé.
L'éducation, dont le but est de conduire l'homme a sa propre humanité, comporte toujours, selon
Kant, deux aspects : la discipline (qui nous permet de sortir de la sauvagerie) et l'instruction (qui
nous permet d'acquérir des savoirs et des savoir-faire. L'instruction, elle, est la partie positive de
l'éducation. Elle est l'action de former et d'enrichir l'esprit par la transmission du savoir et par
l'étude. Ce qui justifie donc l'éducation, c'est la nécessité d'humaniser le monde et de sortir de la
nature.
Sans l'éducation l'homme resterait simplement un être à l'état brut, sans savoir, sans instruction.
3 - il est impossible de savoir jusqu'où vont les dispositions naturelles
l'homme pour évoluer est dépendant de cette éducation qui bien que nécessaire est imparfaite et
l'homme n'est pas capable seul de s'instruire, d'acquérir du savoir, de tout connaître donc on ne
peut pas savoir jusqu'où peuvent aller ses dispositions naturelles. Il ne sait pas sans l'éducation
s'enrichir, devenir autonome.
4- l'homme n'est ‘il que ce que d'autres hommes font de lui.
Non, l'homme n'est pas seulement ce que les autres font de lui, une fois qui l'a la transmission du
savoir il doit par ses propres moyens s'enrichir, l'éducation est l'action de former il appartient à
chacun après de devenir autonome, d'évoluer.

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
3.Émile Durkheim et l’éducation

Émile Durkheim (1858-1917) enseigne la pédagogie à Bordeaux à partir de 1887 puis à la Sorbonne
à partir de 1902, d’abord comme chargé de cours puis comme titulaire à partir de 1906. Il montre
l’éducation comme fait social. A Bordeaux, il donne cinq fois un cours sur l’éducation morale, deux
fois un cours sur l’éducation de l’intelligence, deux fois un cours de psychologie de l’éducation, cinq
fois un cours sur l’histoire des théories de l’éducation. A la Sorbonne, il donne cinq fois un cours
d’histoire de la pédagogie, sept fois un cours sur le rôle de l’éducation morale à l’école, huit fois un
cours sur la formation et le développement de l’enseignement secondaire.
Pour Durkheim, l’éducation est sociale. Il n’existe pas de société sans éducation. Chaque société se
représente un idéal pour l’individu. C’est cet idéal qui est le pôle de l’éducation. L’éducation est le
moyen de préparer l’enfant à sa propre existence. Elle revient à une socialisation.
Durkheim distingue deux êtres en chaque individu. Le premier, l’être individuel, est composé de ce
qui est propre à chacun. Le second, l’être social, est composé de toutes les idées, les habitudes
comportementales qui expriment les différents groupes auxquels l’individu appartient. La
construction de cet être social, qui fait que l’homme n’est pas un animal, se fait par l’éducation.
Émile Durkheim est le précurseur incontesté de la sociologie de l'éducation. Bien qu'il n'ait pas
publié sur ce sujet de son vivant, il a donné de nombreux cours de sociologie de l'éducation à la
Sorbonne, où il a occupé à partir de 1906 une chaire de sciences de l'éducation. Ses leçons ont été
réunies, avec d'autres textes, dans trois publications posthumes : Education et
Sociologie (1922), L'Education morale (1925) et L'Evolution pédagogique en France (1938). E. Durkheim
applique à l'éducation le principe fondateur qu'il avait formulé dans Les Règles de la méthode
sociologique (1895) : « Les faits sociaux doivent être considérés comme des choses. » Il insiste sur la
relation étroite qui unit les structures politiques et sociales avec les pratiques éducatives en vigueur
dans une société et les formes scolaires qui s'y développent. Il analyse par exemple l'essor des
collèges au XVIIe siècle comme le signe d'une généralisation des modes d'éducation aristocratiques
au profit de la bourgeoisie montante. E. Durkheim met aussi en évidence la fonction de socialisation
que remplit l'école dans les sociétés modernes : « L'éducation consiste en une socialisation méthodique
de la jeune génération. » Il conçoit cette socialisation comme la transmission de valeurs et de normes
communes à tous les individus de la même société, « à quelque catégorie sociale qu'ils appartiennent ».
Après lui, il a fallu attendre les années 60 pour que les questions d'éducation réapparaissent dans
les interrogations sociologiques en France.
1. L’éducation comme chose sociale.

Émile Durkheim refuse la vision de l’éducation présentée par les libéraux, tel John Stuart Mill, qui
font de l’éducation un moyen d’accomplissement individuel. Durkheim est marqué par la pensée de
Jean-Jacques Rousseau pour lequel l’éducation passe par la reconnaissance de la dépendance de
l’individu vis à vis des " choses " et l’adaptation à l’environnement.

Selon Durkheim, l’éducation met en contact l’enfant avec une société déterminée. Personne ne peut
éduquer un enfant comme il le veut. Les normes de la société s’imposent. Une éducation qui ne
tient pas compte des normes sociales fait de l’enfant un être incapable de s’insérer.
Certes chaque groupe social impose ses divergences, cependant, il existe une base commune
nécessaire. Aucune société ne peut vivre s‘il n’existe d’homogénéité entre ses membres.
L’éducation commence en famille et doit poursuivre à l’école. L’État doit s’intéresser à l’éducation
puisqu’elle a pour but de former un être social.

64
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Le rôle de l’éducation morale.

Pour Durkheim, un des rôles fondamental de l’école est d’enseigner la morale. Selon lui, la morale
consiste en un ensemble de règles définies qui déterminent la conduite de l’individu de manière
impérative. Elle nécessite de la part de l’individu une discipline pour accepter cette autorité
extérieure. Les actes humains dépassent alors les intérêts individuels pour viser des intérêts
collectifs.

L’éducation morale initie d’abord l’enfant aux divers devoirs puis développe ses vertus morales.
L’enfant apprend progressivement à limiter ses goûts et ses désirs et à respecter les règles. Il
apprend à reconnaître l’importance de l’organisation sociale et le lien qu’il entretient avec elle. Il
devient alors autonome. Pour Durkheim, l’autonomie est l’attitude de la volonté qui applique
librement une règle que l’intelligence a épurée et fortifiée. Ainsi se développe l’aptitude générale à
la moralité qui transforme l’enfant en un être moral.

1. Le rôle de l’éducation intellectuelle.

La société exige certaines aptitudes intellectuelles de la part de l’individu. Pour Durkheim,


l’enseignement de la grammaire permet d’acquérir les notions de clarté et de rigueur, des langues la
notion de logique, des mathématiques les notions de nombre et de forme, de la physique la notion
de réalité, de la géographie les notions de milieu local et de milieu planétaire et de l’histoire les
notions de durée et de progrès. Avec cette base, l’enfant est capable de donner un sens au monde
qui l’entoure. Ces aptitudes intellectuelles doivent être en harmonie avec la personne morale.

Pour Emile Durkheim, l’éducation est avant tout sociale. Elle a pour but d’insérer l’enfant dans la
société. Cette insertion se fait par le biais de l’éducation morale et intellectuelle.

Pour Durkheim, Cette éducation n’a pas pour but de dénaturer l’être humain en n’en faisant qu’une
partie d’un tout mais, au contraire, de l’aider à s’accomplir.

L'éducation selon de Hegel


HEGEL, Discours du Gymnase (2 septembre 1811)
L'INSTITUTION SCOLAIRE ET LA DISCIPLINE:

Sujet « L'école doit être une sorte de transition entre la famille et la vie publique »
"La vie dans la famille, en effet, qui précède la vie à l'école, est un rapport personnel, un
rapport du sentiment, de l'amour, de la foi et confiance naturelle ; ce n'est pas le lien d'une Chose,
mais le lien naturel du sang. L'enfant y a une valeur propre parce qu'il est l'enfant ; il fait
l'expérience, sans le mériter, de l'amour de ses parents, de même qu'il a à supporter leur colère,
sans avoir de droit à lui opposer. - Par contre, dans le monde, l'homme vaut par ce qu'il fait : il n'a
de la valeur que pour autant qu'il la mérite. Il lui advient peu de choses par amour pour lui et pour
l'amour de lui; ce qui vaut, ici, c'est la Chose, non le sentiment et la personne particulière. Le
monde constitue un être-en-commun indépendant de ce qui est subjectif ; l'homme y vaut suivant
les savoir-faire et l'aptitude pour l'une de ses sphères, d'autant plus qu'il s'est défait de la
particularité et s'est formé au sens d'un être et agir universel.

65
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Or, l'école est la sphère médiane qui fait passer l'homme du cercle de la famille dans le
monde, du rapport naturel du sentiment et du penchant dans l'élément de la Chose. A l'école, en
effet, l'activité de l'enfant commence à acquérir, de façon essentielle et radicale, une signification
sérieuse, à savoir qu'elle n'est-plus abandonnés à l'arbitraire et au hasard, au plaisir et au penchant
du moment ; l'enfant apprend à déterminer son agir d'après un but et d'après des règles, il cesse de
valoir à cause de sa personne immédiate, et commence de valoir suivant ce qu'il fait et de s'acquérir
du mérite. Dans la famille, l'enfant doit agir comme il faut dans le sens de l'obéissance personnelle
et de l'amour ; à l'école, il doit se comporter dans le sens du devoir et d'une loi, et, pour réaliser un
ordre universel, simplement formel, faire telle chose et s'abstenir de telle autre chose qui pourrait
bien autrement être permise à l'individu. Instruit au sein de la communauté qu'il forme avec
plusieurs, il apprend à tenir compte d'autrui ; à faire confiance à d'autres hommes qui lui sont tout
d'abord étrangers et à avoir confiance en lui-même vis-à-vis d'eux, et il s'engage ici dans la
formation et la pratique de vertus sociales.
C'est dans ce contexte que commence désormais pour l'homme l'existence double en laquelle sa vie
en général vient se briser et qui fournit les extrêmes, se durcissant dans l'avenir, entre lesquels il a
à maintenir cette vie rassemblée avec elle-même. La totalité première de ses conditions de vie est
disparue ; il appartient maintenant à deux sphères séparées, dont chacune ne revendique qu'un
côté de son existence. En dehors de ce que l'école exige de lui, il y a en lui un côté libre de
l'obéissance qui la caractérise, côté qui, pour une part, est abandonné encore à l'ordre de la maison,
mais, pour une autre part, aussi, à son arbitre et à sa détermination propres. De même qu'il
acquiert par-là, en même temps, un côté qui n'est plus déterminé par la simple vie -familiale-, ainsi
qu'un mode d'existence propre et des devoirs particuliers.
L'une des conséquences qui résultent de la nature de ce rapport, telle qu'on l'a considérée,
concerne le ton et le mode d'application extérieur, comme aussi le champ, de la discipline, qui
peuvent être liés à sa mise en œuvre dans un établissement comme le nôtre. Les concepts de ce
qu'il faut entendre par discipline, et discipline scolaire en particulier, se sont beaucoup modifiés dans
le progrès de la culture. L'éducation a été, de plus en plus, considérée à partir du point de vue
correct selon lequel elle doit être, essentiellement, plus un soutien qu'un accablement du sentiment
de soi qui s'éveille, c'est-à-dire une formation en vue de l'indépendance. C'est ainsi que, dans les
familles, tout autant que dans les maisons d'éducation, s'est perdue, de plus en plus, la pratique
consistant à donner à la jeunesse, en toute occasion quelle qu'elle soit, le sentiment de la
soumission et de l'absence de liberté, à la faire obéir, même dans ce qui est indifférent, à un autre
arbitre qu'au sien propre, - à exiger une obéissance à vide pour l'obéissance même, et à obtenir, par
la dureté, ce qui réclame simplement le sentiment de l'amour, du respect, et du sérieux de la Chose.
- Ainsi, il faut exiger des élèves étudiant dans notre établissement, du calme et de l'attention dans
les cours, un comportement honnête à l'égard des maîtres et des condisciples, la remise des travaux
imposés, et, d'une façon générale, l'obéissance qui est nécessaire pour que le but des études soit
atteint. Mais cela implique en même temps que soit laissée libre la manière d'agir relativement à des
choses indifférentes, qui sont en dehors de l'ordre. Dans le climat de sociabilité propre à l'étude,
dans le commerce dont le lien et l'intérêt sont constitués par la science et l'activité de l'esprit, ce qui
convient le moins, c'est un ton excluant la liberté ; une société de gens qui étudient ne peut pas
être considérée comme un rassemblement de domestiques, et ils ne doivent pas en avoir la mine ni
la démarche. L'éducation à l'indépendance exige que la jeunesse soit habituée de bonne heure à
consulter son sentiment propre de ce qui convient et son entendement propre, et qu'il soit laissé à
sa liberté, là où elle est entre soi et dans ses rapports à des personnes plus âgées, une sphère où

66
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
elle détermine elle-même son comportement".
Trad. in Bernard Bourgeois, in Textes pédagogiques, Paris, Ed. Vrin, 1978, p. 108 sqq.

QUELQUES CITATIONS
« Envier le bonheur d’autrui c’est folie : on ne saurait s’en servir : le
bonheur ne se veut pas tout fait mais sur mesure » André Gide
« Vanité des vanités tout est vanité » Victor Hugo
« La plus haute valeur humaine c’est l’esprit libre ».Alain, les Vigiles de l’Esprit
« La vie n’est pas ce que tu crois, c’est une eau que les jeunes gens
laissent couler sans le savoir entre leurs doigts ouverts » Jean Anouilh,
Antigone 1946.
« Le civisme porte l’homme à la civilisation et la civilisation porte l’homme
au-dessus de la condition animale ». Pr. Mamadou Coulibaly

« Il me semble que je commettrais un vol si je passais une journée sans


travailler». Louis Pasteur

« La nature pousse instinctivement tous les hommes à l’association


politique. Le premier qui l’institua rendit un immense service ; car si
l’homme parvenu à toute sa perfection est le premier des animaux, il en
est aussi bien le dernier quand il vit sans loi et sans justice ». Aristote.

« Pour que le travail même, et non pas le paiement seul profite à l’homme,
il faut que le travail soit un travail humain, un travail où l’homme entier
soit en gagé : son corps, son cœur, son intellect, son gout ». Lanza del Vasto

« Une société parfaitement organisée porte en soi le germe d’une


implacable tyrannie ». Daniel ROPS

« Si je voulais paraphraser le bonheur je dirai peut-être qu’il est pour le


forgeron de forger, pour le marin de naviguer, pour le riche de s’enrichir et
ainsi je n’aurais rien dit qui t’apprit quelque chose ». Antoine SAINT
EXUPERY

« Il n’y a pas de soleil sans ombre, et il faut connaitre la nuit. L’homme


absurde dit oui et son effort n’aura plus de cesse ». Albert Camus, le mythe
de Sisyphe, 1943.

« Il faut un minimum de bien-être et de confort : mais passé cette limite,


ce qui devait nous aider devient source de gêne. Vouloir créer un nombre
limité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n’est que poursuivre du
vent. Ce faux idéal n’est qu’un traquenard ». GANDHI.
67
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
« Je ne crois pas à l’éducation. Ton seul modèle doit être toi-même ».
Einstein Albert

« Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par


l’éducation ».Confucius

« L’éducation d’un enfant, on le sait, c’est souvent un combat constant entre les
valeurs de la famille et celles de l’entourage »

Ginette Quirion

« L’éducation, c’est la famille qui la donne : l’instruction, c’est l’Etat qui la


doit ». Victor Hugo.

« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour


changer le monde ». Nelson Mandela

« Dans la vie on ne fait pas ce que l’on veut mais on est responsable de ce
que l’on est ». Jean-Paul Sartre

« La beauté d’un tapis vient de la diversité des couleurs » Hampâté Ba

« Le sentiment d’inégalité est d’autant plus fort que la société est


prospère ».

« Une grande marque de l’orgueil et de la vanité de l’homme est


l’admiration sans mélange qu’il a pour tout ce qu’il invente. » A CAMUS.

« Jamais le mot humanité n’a été aussi vide de sens qu’au moment même
où nous proclamons notre intention d’unifier la planète. » Jean GIONO

« Les sciences donnent à l’homme la puissance et mettent les choses à un


service. » B Pascal

« Rien n’est aussi dangereux que la certitude d’avoir raison. »François


Jacob. Prix Nobel de médecine en 1965

« Nous savons aujourd’hui qu’il n’y a plus d’iles, que les frontières sont
vaines. Il n’est plus qu’une seule souffrance isolé, une seule torture qui ne
se répercute dans notre vie de tous les jours…Aujourd’hui la tragédie est
collective. » Albert. CAMUS

« Il existe trois instrument pour exercer le pouvoir. Ce sont : la dissuasion,


la rétribution et la persuasion ou le conditionnement. C’est là que les
media interviennent. »John Kenneth Galbraith
68
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
« Il est facile d’être de son [Link] belle affaire ! N’importe quel imbécile
peut être de son temps. Il suffit de suivre tout le troupeau. » Pierre JAHEZ

« Dans nos sociétés occidentales, l’identité d’une personne est surtout


reconnue en référence à son activité professionnelle. « Qui êtes-vous «
est devenu « Que faites-vous ? »Evelyne SULLEROT, sociologue française

« Au siècle où triomphe l’audio- visuel, jamais tant d’hommes et de


femmes n’ont pris la plume pour rencontre ou se rencontrer. » Jean
Cazeneuve, La vie dans les sociétés modernes.

« Le monde est en même temps que profusion de forme, profusion de


signification : mais il ne signifie rien, parce qu’il signifie tout. « André
MALRAUX, Psychologie de l’Art.

« Rien de ce qui est beau n’est indispensable à la vie. »T. GAUTIER

« L’art dans un certain sens, est une révolte contre le monde dans ce qu’il
a de fuyant et d’inachevé. »A. CAMUS

« Les jeunes gens admettent très difficilement la valeur de l’expérience…

La mutation brusque que nous vivons, l’avènement de la société


scientifique. Disqualifie sérieusement, il faut le dire l’expérience des
générations précédentes. »Jean de Bourbon- Busset.

« Comprendre les jeunes c’est les aider à comprendre que la vie est elle-
même une école et qu’il faut être d’abord élève. » Jean de Bourbon- Busset.

« Si nous ne cherchons pas dès maintenant à savoir ce que sera demain le


travail et comment et comment il conciliera en tant qu’activité avec les
progrès de la technique et en tant que valeur avec le bouleversement
prévisible des mœurs, nous perdrons toute chance de concilier les leçons
du passé avec les promesses du future. »Jean ROUSSELET, L’allergie au travail,
seuil, 1974

« La réussite même de la civilisation du travail par les richesses qu’elle


procure, pousse les hommes à vouloir se débarrasser des disciplines
qu’elle impose et surtout des inconvénients qu’elle secrète. » Michel
DRANCOURT, la fin du travail, Hachette 1984.

« La recherche de l’identité, la revendication du droit à la différence,


quoique légitimes peuvent aboutir au repliement sur soi, à l’ignorance des
autres et finalement à la sclérose de la culture. »Jacques La carrière.
69
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
« Nous autres civilisations, nous savons que nous sommes mortelles. »Paul
Valery, après la première guerre mondiale.

« L’homme n’est plus le spectateur inefficace et impuissant des


phénomènes naturels. Sa puissance est aujourd’hui à l’échelle du cosmos.
La science lui indique de plus en plus clairement quelles conséquences
peuvent avoir les actes qu’il voudrait entreprendre. Il lui reste à décider où
elle veut aller. »Gaston BERGER

« Techniquement issues de l’aventure humaine, les armes nucléaires


menacent techniquement de la clore. » Pierre DEBRAY-RITZEN

« La nature a horreur du vide. Tout ce qui vit et d’ailleurs aussi la matière


inanimée, tend donc à se rependre aussi loin qu’une barrière ne s’y
oppose. » Roger IKOR, La fête du poisson, 1983

« La société idéale que les hommes rêvent d’éditer depuis des siècles a dû
céder le pas à la société industrielle qui à imposer ses buts, sa conception
de l’homme, son organisation. » Pierre BEAUSIRE

« Celui qui ne sait pas est sans doute un imbécile. Mais celui qui sait et ne
dit rien est criminel. »Berthold BRECHT

« Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de


changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle et celui- la croit
qu’il guérira à côté de la fenêtre. Il me semble que je serai toujours là où
je ne suis pas. »Charles BAUDELAIRE

« L’histoire est une galerie où il y a peu d’originaux et beaucoup de copies.


Alexis de TOCQUEVILLE

« Le poids du grand malheur s’allège quand on use de patience pour le


porter. »Pascal

« Il n’y a de vraiment beau que ce qui peut servir à rien » Théophile


GAUTHIER

« Le livre et l’écrivain doivent servir à l’homme à mieux se connaitre, à


mieux se découvrir » Jean Paul SARTRE

« En toute société, l’artiste demeure un étranger » Simone DE BEAUVOIR

« La grande plaie de l’humanité c’est le conformisme » Auguste LUMIERE

« L’exploit n’a de sens qu’au sein d’une vraie solidarité » Pierre PALLARDY
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
CHAPITRE II LA CONTRACTION DE TEXTE

NATURE DE L’EXERCICE
C’est un exercice qui comprend deux parties :
- La réduction (résumé ou analyse) selon un volume indiqué.
- La discussion (qui est une analyse sous forme de dissertation).
A / LA REDUCTION
l - LES PRINCIPES DE LA REDUCTION
1°) LE RESUME
- On réduit le texte en conservant les idées essentielles. On se met à la place de
l'auteur.
- On suit l’ordre chronologique du texte.
- On évite les introductions et les conclusions personnelles.
- On évite de reprendre les exemples qui ne servent qu’à illustrer.
- Dans la rédaction, on va a l’essentiel en évitant la répétition, les énumérations les
périphrases mais en utilisant des moyens grammaticaux propres à condenser
l'expression (numération, tournures adverbiales).
- On évite de reprendre les expressions du texte. Seuls les mots clés peuvent l’être.
2°) L’ANALYSE
- l’analyse retient les pensées essentielles du texte. Elle se rédige au style indirecte
et emploie les expressions comme : l’auteur affirme, l’auteur pense que sous en
abuser.
-L’analyse commerce toujours par énoncer l’idée générale du texte.
- Elle fait apparaître la structure logique du texte en montrant les rapports qui
existent entre l‘idée principale et les idées secondaires.
- L’analyse n’est pas tenue de suivre l'ordre linéaire du texte. Toutefois elle peut se
le permettre.

II- METHODOLOGIE DE LA REDUCTION

1/ LECTURE
ère
a) la 1 lecture
Elle vise à :
-amener le lecteur à s’imprégner du texte, le comprendre globalement,
-de déterminer l’idée générale.
-de déterminer qui parle ; si le narrateur est égal à l’auteur ou s’ils sont deux
personnes différentes.
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
b) la 2è lecture
Elle se fait au crayon en mains et consiste à :
-repérer et souligner les signe, mot et segment de signification essentiels, le temps,
les mots de liaison.
-compter le nombre de mots du texte car le résumé se fait toujours en respectant le
nombre de mots imposés. (1/3 ou ¼ du texte).
Il faut noter qu‘une 3è voir 4è lecture peut se faire dans la perspective d’une
connaissance approfondie du texte.

2°) DETERMINATION DU NOMBRE DE MOTS QU’IL FAUT POUR LE TEXTE


REDUIT
a°) Définition de mot
Un MOT est tout ce qui est grammaticalement analysable.
Exemple :
Préposition
Verbe

* C’est - à - dire alors nous avons 4 mots

Pronom
Infinitif
démonstratif
*a - t - il mangé ?

? Pronom Puis que t n’est pas analysable


Auxiliaire Participe
grammaticalement alors nous
personnel passé
avons 3 mots.
b°) Détermination du nombre de mots
Il faut compter le nombre de mots du texte.
* Si le texte n’est pas assez long, on compte tous les mots du texte du début
jusqu’à la fin.
* Si le texte est long, (par exemple un texte de 45 lignes) on procède comme
suit
-1ére étape : on compte les mots des cinq premières lignes, en notant dans la
marge le nombre de mots de chaque ligne.
- 2é étape : on fait la somme des mots des cinq lignes qu'on divise par 5 pour
trouver le nombre de mots en moyenne que contient une ligne.
- 3é étape : on multiplie le nombre de mots en moyenne que contient une ligne par
le nombre total de Lignes (voir illustration).
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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
- 4é étape : on multiplie enfin le nombre de mots trouvé à l’étape 3 par la
proportion demandée.

ILLUSTRATION
5 premières lignes

Texte de 45 lignes

1ère ligne………………………………………………….. 13 mots


2ème ligne ……………………………………………………15 mots
3ème ligne ………………………………………………………6 mots

4ème ligne……………………………………………………11 mots


5ème ligne....................................................1O mots
6ème ligne…………………………………………………….12 mots
7ème ligne…………………………………………………….12 mots
45ème ligne…………………………………………………….10 mots
13 mots
* +
15 mots
+ 1ère étape
06 mots
+
11 mots
+
10 mots
*
= 55 mots 2ème étape

* 11 x 45 = 495 3ème étape

495×1
-Si on demande de réduire le texte à 1/3 on fait :
4ème étape

= 165 𝑚𝑜𝑡𝑠
3

*495
495×1
- Si on demande de réduire le texte à 1/4 on fait : = 124 𝑚𝑜𝑡𝑠
4

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
*5ème étape
Il faut toujours dégager un intervalle de plus ou moins (+ ou - 10%) par rapport
au nombre de mots imposé. = 124 mots
Avec notre exemple :
Si on prend un texte qu'on doit résumer en 165 mots, alors l'intervalle ou la marge
sera :
165 x 10
=17 mots
100
*165 - 17 = 148 mots 148 mots ≤ Texte réduit ≤ 182
*165 + 17 = 182 mots
Donc le texte réduit doit se trouver dans intervalle de 148 à 182.

3°) LA REDACTION DU TEXTE REDUIT


La rédaction de la contraction comprend deux opérations:
- 1ère opération :
Sur une feuille de brouillon, l’on doit:
* dresser l’idée générale du texte paragraphe par paragraphe.
*détecter le plan (la logique) du texte par règlement. On peut affecter un titre à
chaque paragraphe.
- 2ème opération
Il faut dans cette opération réduire le texte en éliminant le vocabulaire de l’autre, les
répétitions et les unités très secondaires (les explications, les exemples, les
illustrations) en respectant l’ordre du texte et le nombre de mots requis.

B / LA DISCUSSION

I - LES PRINCIPES DE LA DISCUSSION


La discussion consiste à partir d'une générale du texte et à développer une
réflexion personnelle comportant: idées arguments, exemples.
La discussion ne doit pas être une répétition du texte.
- Le choix du sujet
Pour ne pas courir en vain, il est important d’obtenir un bon choix du sujet :
.Il faut éviter les problèmes trop généraux.
.Il faut éviter de se laisser séduire par le sujet.
. Il faut éviter de choisir un exemple pour en fait un sujet de discussion.
.il faut choisir donc le sujet par son originalité, à sa consistance, à son intérêt.

74
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Pour être sûr que le sujet pose un problème important qui soit effectivement débattu
dans le texte, on le choisi donc en rapport avec l’idée générale.

-le plan de la discussion


Le plan qui est conseillé est le plan dialectique c’est-à-dire plan thèse-antithèse,
toute fois, on peut procéder par le plan problème, cause, solution.

II-METHODOLOGIE DE LA DISCUTION
(Voir méthodologie de la dissertation 1ère partie du document)

EXERCICE D’APPLICATION A LA CONTRACTION DE TEXTE

1°) TEXTE
L'automobile est un excellent et agréable engin de transport rapide d'un point
à un autre, mais un détestable moyen d'investigation. Jamais on n'a tant voyagé, et
jamais aussi les gens n'ont moins profité de leurs voyages. Ces malheureux qui
avalent pêle-mêle des kilomètres et des sauces sophistiquées dans des auberges
d'opéra-comique, traversent la moitié de la France, six provinces, trente villes,
quatre cent villages, vingt siècles d'histoire de coutumes, de vieux terroirs, de
finesse paysanne sans en retirer d'autres souvenirs que ceux d'un embarras et de
trois pneus crevés.
C'est presqu’une banalité de répéter que la seule manière adéquate de visiter
certaines régions, c'est de les parcourir à pied. D'abord, parce que la marche en elle-
même aiguise à la fois l'appétit et l'intellect autrement que les coussins d'une
automobile, et place naturellement le voyageur dans un état de réceptivité qui
multiplie l’intérêt de tout ce qu'il rencontre.
Ensuite, parce que ce moyen-là est lent, exige un effort personnel, permet
d'entrer en contact avec les choses et les gens d'une manière progressive et intime.
Et ceci encore plus agréable qu'ailleurs, en montagne ou l'extrême diversité des
aspects, l'abondance des détails pittoresques ou humains sont dignes d'attirer
chaque instant l'attention de l'observateur.
A pied, un arbre est un arbre, avec sa peau rugueuse, une fourmilière peut-
être entre deux racines et un écureuil Charbonnier dans les branches. En voiture,
c'est une ombre parmi des centaines d'ombres toutes pareilles, quelque chose qui ne
mérite même pas regard. A pied tout prend un sens, tout chante son petit couplet.
Chaque brin d'herbe à son criquet; une montée monte. Une source, c'est une
aubaine délicieuse. Un faucheur dans un pré, c'est un homme et non vague
accessoire à peine entrevu. Le monde se subdivise à l'infini, révèle à chaque seconde

75
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
des visages dont on ne soupçonnait même pas l'existence, éveille l'intérêt par cent
détails inattendus. Mais la vitesse. Unifie tout...

2°) TRAVAIL PRÉLIMINAIRE

a°) Compréhension
* Idée générale : Le voyage à pied est plus profitable que le voyage en
automobile

* Structure
L1 - L9 : La thèse de l'auteur : l'automobile est un détestable moyen
d'investigation
L10 - L30 : La(Recherche
justification–de la thèse deapprentissage
découverte, l'auteur : les ).
avantages de la marche.

b°) Recherche des idées


- Bien qu’efficace, le voyage en automobile est peu profitable
- les avantages de la marche :
* cultive l'intelligence
* développe la curiosité
* permet de connaître intimement le paysage et les hommes
* l'observation est plus nette
* éveil le plaisir des sens

3°) RÉSUMÉ
Bien qu’efficace, le voyage en automobile est peu profitable par rapport a la
marche.
En effet, la marche cultive l'intelligence. En outre, elle développe la curiosité
puisqu’elle permet de connaître intimement le paysage et les hommes.
Par ailleurs à pied, l'observation est nette et a pour avantage de susciter le
plaisir des sens.
4°) ANALYSE
Dans ce texte de l’Amateur d’abîmes, Samivel montre que le voyage a pieds est
plus profitable que le voyage en automobile. Pour ce faire, il s'appuie sur plusieurs
arguments. D’emblée, il montre que la marche développe la curiosité. En outre, il
pense qu'elle rend l'observation plus nette suscitant le plaisir des sens.
Par ailleurs, Samivel affirme que la marche permet de connaître intimement le
paysage et les hommes.
Enfin, il conclut que la marche cultive l'intelligence.

76
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
5°) SUJETS DE DISCUSSION
a°) Recherche du sujet de discussion
Nous vous proposons deux sujets à partir du texte à titre d’exemple :
* L'automobile est un détestable moyen d'investigation.
* La marche est-elle le meilleur moyen d'investigation ?
b°) Recherche des idées
Retenons le premier sujet.
* Thèse : l'automobile est un détestable moyen d'investigation :
- La concentration sur la conduite
- La discussion avec les autres passagers
- La fatigue issue de longs voyages, la somnolence
- Les contraintes liées au temps
* Antithèse : l'automobile est un moyen efficace d'investigation :
- plusieurs découvertes en peu de temps.
- l’on fournit peu d’effort
- l'on arrive ou le piéton ne peut aller. A l'abri des animaux sauvages
- l'on se repose sans avoir besoin de rentrer au point de départ
- des rencontres fructueuses avec des guides.
N.B. : le candidat devra utiliser ces grands points de la thèse et de
l'antithèse pour une rédaction complète de la discussion.

Voici un inventaire utile pour réussir la dissertation, l’analyse et le résumé


de texte.

RESUME DE QUELQUES PRINCIPES SIMPLES


POUR BIEN REDIGER

1 - VOTRE STYLE DOIT ETRE CLAIR.


Après avoir rédigé un texte, relisez-le en vous mettant à la place du
lecteur; voyez s'il ne se trouve pas quelques obscurités ou quelques équivoques
dans ce que vous avez écrit.
Deux causes principales peuvent être à l’origine du manque de clarté d'une phrase :
- une construction incorrecte, une ponctuation négligée.
-une pensée insuffisante claire.

77
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
2 - VOTRE STYLE D0lT ETRE-PRECIS
Souvenez-vous de ce sage conseil de la Bruyère : "Entre toutes les différences
expressions qui peuvent rendre une seule de nos pensées, il n'y en a qu'une qui soit
la bonne".
L’art d’écrire, c'est l’art de choisir entre les divers moyens d’exprimer une idée celui
qui la traduit le plus exactement, le plus clairement et de façon la plus expressive.

3 - VOUS DEVEZ ECRIRE AVEC SIMPLICITE ET NATUREL


Généralement L’expression la meilleure est la plus simple naturelle. Il faut
apprendre à épurer sa phrase, à supprimer ce qui est inutile. Paul Valéry disait:
"L'art d’écrire, c'est l‘art des refus"
4 - VOUS DEVEZ AVOIR LE SOUCIS DES NUANCES
Ne mettez jamais sur un même plan l'accessoire et l’essentiel. Sachez
pratiquer l’art de l'allusion discrète. Lorsque vous-citez une œuvre connue ou un
passage de cette œuvre, il est inutile dentaire le résumé : une simple allusion est
suffisante.
5 - VOS PHRASES DOIVENT ETRE HARMONIEUSES
Habituez-vous à entendre en vous-même la mélodie de la phrase que vous
écrivez. Mais ne modifiez pas votre pensée en déplaçant un mot ou en changeant la
ponctuation.
6 - LE CHOIX DE VOS MOTS ET DE TOURNURES DOIT ETRE GUIDE PAR
L’lDEE A EXPRIMER.
Ne sacrifiez jamais l’idée que vous voulez exprimer au désir d’écrire une
belle phrase. Bien écrire est non seulement une question de talent, c'est surtout
affaire d’honnêteté.
7 - LES TRANSFORMATIONS DU LEXIQUE POUR ETRE CONCIS
Supprimez les pléonasmes. « C’est une expérience concluante qui met fin à
toute discussion » est inutile, « c'est une expérience concluante» est insuffisant.
Remplacez les périphrases par le terme propre.
Exemple : «...Des attitudes d’opposition aux progrès de la vérité et de l’Instruction »
(13 mots) devient : «... des attitudes obscurantistes» (3 mots).
Lorsque c‘est possible, remplacez les énumérations par un terme générique. «Les
tramways. Les bus et le métro » = les transports urbains.
8- LES TRANSFORMATIONS DE LA SYNTAXE DANS LE RESUME
- Les conjonctives.
Voyez s’il n'est pas possible de normaliser.
Exemple : « Ils réclament avec forces que le traître soit châtier » (9mots);
«Ils réclament le châtiment du traître ».

78
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
- Les subordonnées circonstancielle.
Pour les éviter, deux solutions : la nominalisation (ou tournure participiale) ou bien
le remplacement par un adverbe.
Exemple : « Avant qu’il n’ait pu s'expliquer, il fut réduit au silence» (13 mots);
« Avant d’avoir pu s’expliquer, il fut réduit au silence » (11 mots).
- Les tours prépositionnels.
Les remplacer par une construction directe : « Je compte sur un succès», devient : «
J’escompte un succès ».
- La tournure passive peut être remplacée par la voix active : « Les pêcheurs ont
été surpris par la tempête » (8 mots), « La tempête a surpris les pêcheurs» (6
mots).
- Remplacer une formule négative par une forme affirmative :
« Je ne sais pas si ...» (5 mots), « j’ignore si...» (3 mots).
- La coordination peut parfois se remplacer par un signe de ponctuation
(:).
- La subordination peut aussi, dans certains cas, être remplacée par une virgule ou
deux points. «Ils sont rentrés trempés parce qu’il a plu» (9 mots);
Ils sont rentrés trempés : il a plu » (7 mots).
9 - LA CONCLUSION : UN TRAIT DE STYLE
Exprimés en une courte phrase, pensées, opinions et préceptes retiennent
davantage l’attention. Quel journaliste ne s’est pas amusé à relever les « petites
phrases » de telle ou telle personnalité ? Une tournure concise est plus frappante et
plus aisément mémorisable. La « sagesse des nations » n’est-elle pas contenue en,
quelques proverbes? Il est d’autres termes qui désignent un énoncé concis : un
apophtegme, une formule; un aphorisme, une maxime, un adage, une sentence.
10 - ECRIRE EN PENSANT AU LECTEUR
Celui-ci doit comprendre sans faire de contre sens, or un contre sens provient
souvent d’une ambiguïté dans une formulation. Vous devez donc en toutes
circonstances prévenir les erreurs d’interprétation.
- Vous citez un chiffre important: préférez un pourcentage, sinon donnez un point de
comparaison (c’est-à-dire trois fois plus élevé que...) qui rendra votre chiffre «
parlant».
- Vous abordez un concept, une idée-clef I expliquez son sens par une définition.
Une illustration ou une comparaison.
11 - SAVOIR CHOISIR SES MOTS
a) Terme concret ou terme abstrait?
D'une manière générale, recourez aux deux types de mots afin de parler à la fois à
l’affectivité et à la raison. Préférez, si vous avez le choix une formulation concrète à

79
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
une formulation abstraite. Votre lecteur comprendra rapidement votre pensée et
évitera de s'interroger sur ce que vous avez voulu dire.
b) Terme générique ou terme spécifique?
Choisissez toujours un mot en fonction du degré de précision à atteindre. Recourez à
un terme générique lorsque vous souhaitez être synthétique (dans un résumé par
exemple), mais évitez le vocabulaire trop vague.
c) Terme courant ou lexique spécialisé ?
Tout dépend de ce que vous expliquez et de votre lecteur. Chaque fois que c’est
possible, préférez le terme courant plutôt que le vocabulaire spécialisé. Ceci vous
évitera d’apparaître comme quelqu’un de pédant et hermétique. Toutefois, utiliser le
terme spécialisé quand une précision extrême est nécessaire; en particulier utilisez le
vocabulaire de l’analyse stylistique pour caractériser un texte littéraire.
Exercice d’application
RESUME « durée 4h »
Le parc actuel d’ordinateurs personnels dans les pays de la CEDEAO est estimé à
deux millions d’unités environ. Ceci représente un ordinateur pour 125 habitants
contre, par exemple, un pour cinq en Espagne. Le nombre d’utilisateurs d’internet
est sensiblement égal.
Cependant, un grand nombre de propriétaires d’ordinateurs n’est pas raccordé à
internet alors que beaucoup de Ouest Africains accèdent à la “toile mondiale” dans
les cybercafés dont le nombre est en forte croissance. Le développement de l’accès
à internet est conditionné à la fois par l’investissement que représente l’acquisition
d’un ordinateur (correspondant souvent à plusieurs années de revenu) et par la
qualité et le coût de la connexion. Concernant le coût, la solution d’avenir serait sans
doute de construire des ordinateurs dans la région en quantité suffisamment
importante pour permettre des économies d’échelles.
Des usines de montage existent déjà au Nigeria et une expérience est en cours au
Sénégal.
Dans tous les cas, seul le marché régional est viable. A défaut, la région pourrait,
comme pour les automobiles, recourir de plus en plus aux importations de matériel
de seconde main. A court terme, l’irruption sur le marché régional d’ordinateurs bas
de gamme fabriqués en Asie du sud est également une hypothèse plausible.
Quoiqu’il en soit et comme partout dans le monde, le coût moyen d’un ordinateur en
Afrique de l’Ouest continuera sans doute de baisser même si cette technologie
restera hors de portée de la majorité.
La qualité de la connexion est en amélioration constante. A l’exception de la Guinée
Bissau, tous les pays de la CEDEAO ont connu une augmentation significative de leur
bande passante 15 au cours des dernières années. Le câble sous-marin SAT-3/WASC
et les câbles terrestres déjà installés ou en projet devraient accélérer ce processus.
80
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Le scénario d’un accès facile à internet pour toutes les agglomérations grandes et
moyennes de la région dans les années à venir est plausible. Reste la question du
coût d’accès. On peut espérer qu’il diminuera à moyen terme si, comme dans les
autres secteurs de l’économie, le mouvement de libéralisation se poursuit.
Les perspectives d’internet en Afrique de l’Ouest sont donc réelles, même si elles ne
concerneront encore pendant longtemps qu’une frange marginale de la population.
Depuis quelques années, on assiste au développement des entreprises de télé
service. Ces entreprises travaillent pour les clients européens ou américains. Leur
compétitivité repose à la fois sur l’accès facile au binôme téléphone-internet et sur le
faible coût du personnel local. Il en existe déjà un certain nombre au Sénégal et au
Cap-Vert. Elles sont spécialisées dans le traitement de fichés, assurent la mise en
page de nombreuses revues et publications qui sont ensuite imprimées à Paris ou
Boston, offrent une assistance à distance à des clients étrangers (hot line), font de la
traduction, etc. Les potentiels sont énormes et devraient générer à l’avenir une
nouvelle économie ouest africaine basée sur l’exploitation des nouvelles
technologies.
Cependant le rêve de l’internet partout et pour tous n’est pas en vue du fait
de la faiblesse du revenu moyen en Afrique de l’Ouest mais également
pour des raisons qui dépassent largement le cadre strict des nouvelles
technologies.
Le déploiement territorial d’internet est encore largement incomplet et le restera
sans doute à moyen terme car internet ne se suffit pas à lui-même. Il a au minimum
besoin d’électricité et d’un système de téléphonie fixe ; deux services qui sont
encore loin d’être accessibles sur l’ensemble du territoire régional (…).
Théodore KOUADIO, Fraternité Matin,
Cahier gratuit, [Link], 26 Août 2005
QUESTIONS
I- Résumez ce texte en 160 mots avec une marge de tolérance de plus ou moins
10%.
Vous indiquerez (honnêtement) à la fin du résumé le nombre de mots utilisés.
II- Expliquez les expressions suivantes selon le contexte :
- Une hypothèse plausible (§2 L.15) ;
- Hors de portée de la majorité (§3 L.17-L.18).
III- Dans un développement composé, dites ce que vous pensez de ces propos de
Théodore KOUADIO : «le rêve de l’internet partout et pour tous n’est pas en
vue du fait de la faiblesse du revenu moyen en Afrique de l’Ouest mais
également pour des raisons qui dépassent largement le cadre strict des
nouvelles technologies».
BONNE CHANCE !
81
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
EPREUVE DE : RESUME DE TEXTE

Durée :
Coef :

QUI EDUQUE LES ENFANTS D’AUJOURD’HUI

Avoir des enfants est une chose, éduquer un enfant est une autre chose. Dans
la communauté traditionnelle, éduquer un enfant était l’affaire de toute la
communauté villageoise. Quand un enfant agit mal et que le voisin l’aperçoit, il le
corrige, le père de l’enfant, informé à son tour, le corrige de nouveau. Les valeurs à
inculquer à l’enfant sont reconnues de tous, et chacun des adultes s’efforce de les
transmettre, non seulement à sa propre progéniture, mais aussi à celle des autres,
parce que les enfants sont le bien, non d’un individu ou d’une famille donnée, mais
de toute la communauté villageoise.

Aujourd’hui, l’individualisme semble l’emporter en tout et sur tout. Ce qui


compte en premier lieu, c’est la cellule familiale, et non la communauté. L’enfant
devient, en quelque sorte, la propriété privée du couple qui est exclusivement
responsable de lui. Le professeur, l’instituteur ou le voisin qui corrige l’enfant en
faute, devra rendre des comptes au père ou à la mère de cet enfant. Il s’entendra
dire : « de quel droit as-tu osé porter main sur mon enfant ? »

Souvent, dans une même famille, le père et la mère ne tiennent pas le même
langage. Ce que la mère réprouve est admis par le père, et vice-versa. L’enfant que
le père corrige trouvera refuge chez la mère. Il existe de réelles divergences au
niveau des adultes eux-mêmes, non seulement sur les valeurs à inculquer à leurs
enfants, mais encore et surtout la méthode d’éducation des enfants.

A cela, il convient d’ajouter les divers influences extérieures au cadre familial


que sont : la radio, la télévision, la vidéo, le cinéma, les fréquentations diverses qui
ne sont pas sans effet sur l’éducation que chaque famille est sensée donner à ses
enfants. Compte tenu de tous ces facteurs, on est finalement en droit de
s’interroger : « qui éduque les enfants ? La famille ? La rue? L’école ? Le cinéma ? La
radio ? La vidéo ? Les fréquentations ? ».

Face à ce problème si complexe qu’est l’éducation, quelles solutions


proposer ? Des rencontres au sein des familles où l’on favorise le dialogue entre
parents et enfants peuvent constituer ce point de départ capable d’aider à lever des
équivoques et à se dissiper des malentendus ou des ambigüités. De ce fait, dans de
nombreuses familles, on ne trouve jamais le temps de s’assoir pour échanger. Dans

82
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
les temps reculés, la présence des parents était comme un miroir à travers lequel les
enfants pouvaient se découvrir de manière à s’identifier à eux.

Aujourd’hui, la multiplication et la diversité des modèles déracinent et


désorientent ces consciences fragiles. Par conséquent, les devront s’efforcer d’être
plus proches de leurs enfants, afin d’éviter toute déconvenue. Ceux-ci s’efforceront
d’être réceptifs aux conseils et directions de leurs géniteurs.

Père Joseph AKE, en marche UCAO, n° 11 janvier 2000

QUESTION :

Résumez ce texte au quart de son volume initial, avec une marge de tolérance de
plus ou moins 10%.

Sujet : RESUME DE TEXTE : SOUVERAINETE NATIONALE

En fait qu’en entend-on par souveraineté ? La souveraineté est d’abord un pouvoir


extrême, elle suppose indépendance vis-à-vis de l’extérieur et suprématie à
l’intérieur du pays. Sur le plan international, chaque pays souverain a le droit d’être
indépendant par rapport aux autres. Dans ses relations internationales avec les
autres pays, chaque Etat se place sur un pied d’égalité. Cependant, sur son
territoire l’Etat exerce une juridiction suprême sur toutes les composantes avec le
monopole de la contrainte physique. Ainsi, dans le monde moderne l’Etat souverain
n’agit que selon sa propre volonté, mais qui ne peut se manifester qu’à l’intérieur
des règles du droit.

Dans le cas de certains d’Afrique francophone au sud du Sahara,


l’indépendance a été acquise après des luttes armées, mais pour ce qui concerne
beaucoup d’entre eux, elle a été « octroyée ». Par la puissance coloniale à la suite
de « dialogue ». C’est ainsi qu’au cours de l’année 1960, ces pays ont acquis les
attributions de la souveraineté : drapeau, hymne national, pouvoir exécutif issu des
populations du pays, etc.

Il est cependant important de noter que si la souveraineté suppose


indépendance vis-à-vis de l’extérieur, elle ne signifie pas rupture avec le monde
extérieur. Comme l’avait si bien dit Me Valdiodo N’diaye dans son discours
mémorable du 26 Aout 1958 devant le générale Gaulle : « l’indépendance ne
83
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
véhicule pas une volonté de succession. Elle ne recèle aucune intention d’isolement
ni de repliement sur soi. » En effet, dans un monde qui se globalise, il devient de
plus en évident pour des pays que l’amélioration du bienêtre passe nécessairement
par une coordination-harmonisation de politiques.

La promotion de l’efficacité des politiques et la production de biens publics


régionaux ou internationaux exigent une coordination entre les pays concernés,
voire dans certains cas, le transfert de la souveraineté à des institutions
supranationales. Les huit pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
(UEMOA) ayant jugé que l’appartenance à une union économique leur était
profitable, ont transféré leur souveraineté, en ce qui concerne la politique monétaire
et la politique commerciale respectivement à la Banque Centrale des Etats de
l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et à des instances spécialisées de l’UEMOA. Mais ce
transfert découle d’un accord consenti et procède de La perception que les pays de
l’Afrique sub-saharienne ne sont pas indépendants vis-à-vis de l’extérieur, ne saurait
provenir de cette renonciation de la souveraineté internationale nécessitée par
l’existence de biens publics régionaux ou internationaux. Mais la question que l’on
peut et doit se poser est de savoir le sens que l’on donne à la « souveraineté
internationale » lorsque l’on peut vivre que grâce à la générosité de la communauté
internationale, ou lorsque les conditions de vie de la population se dégradent
continuellement. En fait, des pays qui étaient autosuffisants sur le plan alimentaire
dans la période pré indépendance, et au cours des premières années de leur
indépendance, ont vu leurs importations alimentaires augmenter. Certains d’entre
n’arrivent à nourrir leurs populations que grâce à l’aide alimentaire. A un moment, à
un moment, on est arrivé à mesurer les performances d’un ministre des finances sur
la base de sa capacité à mobiliser des ressources extérieures.

QUESTION

Résumez ce texte en 200 mots. Une marge de + ou – 10% sera tolérée.

84
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
ÉDUCATION POUR TOUS (EPT)
L’éducation est un droit, consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme
(1948).
C’est cette même déclaration qui nous protège de la torture et de l’esclavage et qui garantit
notre droit de manger à notre faim, d’être logés et d’être soignés quand nous en avons
besoin.
En 2000, 164 pays se sont réunis pour prendre un engagement mondial envers l’Éducation
pour tous (EPT). Il visait à ce que tout le monde puisse bénéficier d’une
Éducation de qualité. Six objectifs ont été fixés, et les pays avaient jusqu’à 2015 pour les
atteindre.

OBJECTIFS DE L EPT
1. DÉVELOPPER L’ÉDUCATION ET LA PROTECTION DE LA PETITE ENFANCE
OBJECTIF
On sait que les soins et l’éducation des jeunes enfants améliorent leur santé, leur nutrition
et leur développement cérébral et intellectuel.
Les programmes préscolaires apportent aux enfants une préparation cruciale pour l’école.
Des progrès ont été faits depuis 15 ans pour permettre à un plus grand nombre d’enfants
d’en bénéficier.

2. RÉALISER L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE UNIVERSEL


OBJECTIF
L’enseignement primaire universel est l’objectif de l’EPT qui a le plus mobilisé les
gouvernements et les organisations de la société civile depuis 2000. Cela a permis à des
millions d’enfants supplémentaires d’accéder à l’école. Néanmoins, l’absence de gratuité et
le caractère non obligatoire de l’enseignement primaire continue de désavantager les
enfants des ménages pauvres, des minorités ethniques, des zones rurales ou en conflit et
les enfants handicapés.

3. PROMOUVOIR L’APPRENTISSAGE ET LES COMPÉTENCES DES JEUNES ET


DES ADULTES
OBJECTIF
Il est essentiel d’assurer un accès égal à l’apprentissage et aux compétences
nécessaires dans la vie quotidienne et professionnelle. Bien que la scolarisation
dans l’enseignement secondaire ait beaucoup progressé, des inégalités subsistent au
détriment des enfants marginalisés.
4. RÉDUIRE DE MOITIÉ L’ANALPHABÉTISME DES ADULTES
OBJECTIF
Les progrès en matière d’alphabétisation des adultes ont été lents. Aujourd’hui,
l’alphabétisation est perçue comme s’inscrivant dans un continuum de compétences

85
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
fondamentales acquises tout au long de la vie et permettant de participer plus
pleinement à la société et à l’économie.

5. INSTAURER LA PARITÉ ET L’ÉGALITÉ ENTRE LES SEXES.


OBJECTIF
La parité est un des domaines de l’EPT qui a le plus progressé. Mais les inégalités
n’en demeurent pas moins fréquentes au détriment des filles, et dans certains pays,
ce sont les garçons qui sont désavantagés.

6. AMÉLIORER LA QUALITÉ 6DE L’ÉDUCATION


OBJECTIF
Les enfants doivent aller à l’école et achever leur scolarité, mais ils doivent aussi
avoir appris, et acquis les compétences nécessaires pour continuer d’apprendre tout
au long de leur vie. Depuis 2000, la qualité de l’éducation fait
l’objet d’une attention internationale accrue. Mais beaucoup d’enfants abandonnent
trop tôt l’école ou en sortent sans posséder les fondamentaux.

« Conférence MDE Business School : Selon le FMI, il est normal qu’un pays s’endette
pour financer les investissements »

Article paru dans La Tribune de l’économie, le 22 mai 2018


Le 22 mai 2018

« Le défi à relever par la Côte d’Ivoire : être parmi les 100 ou 80 meilleures
économies du monde »
Entretien avec Jose Gijon, représentant du FMI en Côte d’Ivoire, paru dans le
magazine Emergence économique, mai 2018

REPRISE ET RISQUES CROISSANTS


Les perspectives macroéconomiques de l’Afrique subsaharienne continuent de
s’affermir. La croissance devrait passer de 2,7 % en 2017 à 3,1 % 2018, grâce à des
ajustements des politiques nationales et à un environnement extérieur favorable,
notamment la persistance d’une croissance soutenue de l’économie mondiale, la
hausse des prix des produits de base et des conditions de financement extérieur
accommodantes. L’inflation recule et les déséquilibres budgétaires sont maîtrisés
dans bon nombre de pays. À moyen terme, et à politiques économiques inchangées,
la croissance devrait s’accélérer pour avoisiner 4 %, soit un niveau trop bas pour
créer le nombre d’emplois nécessaires afin d’absorber les nouveaux arrivants qui
sont attendus sur les marchés du travail.
Cependant, la qualité de l’ajustement budgétaire suscite des préoccupations, et il
reste à s’attaquer avec détermination à des facteurs de vulnérabilité fondamentaux.

86
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
• Il est nécessaire de continuer d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures
afin d’assurer la viabilité de la dette et de créer un espace budgétaire pour les
dépenses d’investissement et de développement qui s’imposent. Jusqu’à présent,
l’ajustement budgétaire tient dans une large mesure au rebond des prix du pétrole
pour les pays exportateurs de pétrole, combiné avec de fortes baisses des dépenses
d’équipement dans plusieurs pays. À quelques exceptions près, la mobilisation des
recettes intérieures a relativement peu progressé ; de nombreux pays ont retardé
l’ajustement des prix intérieurs des carburants à la hausse récente des prix du
pétrole, d’où la résurgence de subventions énergétiques ; les arriérés intérieurs
demeurent élevés, ce qui contribue à une accumulation de prêts improductifs ; enfin,
au-delà de l’administration centrale, les entreprises publiques deviennent u risque
budgétaire majeur dans certains pays.
• Le secteur financier reste très vulnérable : le niveau élevé des prêts improductifs
pèse sur les bilans des banques et entrave le crédit au secteur privé.
• Du côté extérieur, les entrées de capitaux ont été vigoureuses au premier semestre
de 2018, avec des émissions record d’euro-obligations, mais les turbulences récentes
dans les pays émergents ont entraîné une hausse des écarts de taux d’intérêt. Les
réserves n’ont cependant généralement pas été reconstituées et, dans la moitié des
pays de la région, demeurent en deçà des niveaux jugés adéquats.
Les perspectives sont exposées à des risques de dégradation considérables.
L’économie mondiale entre dans une période d’incertitude exceptionnellement élevée
; la croissance ralentit déjà dans la plupart des pays avancés et pourrait fléchir plus
brutalement si les tensions commerciales s’accentuent, tandis que la montée des prix
des produits de base et des pressions populistes à la veille d’élections dans plusieurs
pays pourrait faire dérailler les efforts d’assainissement.
Pour protéger la reprise et créer suffisamment d’emplois afin que la région exploite
pleinement son dividende démographique, il est nécessaire de réaliser une
croissance vigoureuse, durable et inclusive. À cet effet, il convient de renforcer la
résilience et de faciliter la réaffectation de la main-d’œuvre et du capital vers des
secteurs plus productifs afin de rehausser les revenus plus rapidement. Il s’agit
notamment de procéder à un assainissement constant des finances publiques afin de
réduire les facteurs de vulnérabilité liés à la dette ; de mieux mobiliser les recettes ;
d’accroître l’efficience des dépenses, en particulier pour s’attaquer à la résurgence de
subventions énergétiques peu rentables ; d’assouplir le taux de change là où le
dispositif institutionnel le permet, sans rendre les bilans vulnérables ; de s’attaquer
en temps opportun aux fragilités croissantes des secteurs financiers ; ainsi que de
favoriser l’investissement privé et de rehausser la croissance potentielle.

87
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
FLUX DE CAPITAUX VERS L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE : CAUSES ET
CONSÉQUENCES
Les flux de capitaux étrangers non officiels vers l’Afrique subsaharienne ont
augmenté nettement depuis la crise financière mondiale. Rapportés à la taille des
économies respectives, les flux de capitaux nets vers l’Afrique subsaharienne ont été
plus élevés que ceux à destination des pays émergents ces dernières années. Cette
hausse s’explique dans une large mesure par les entrées de capitaux de non-
résidents, en particulier les investissements de
Portefeuille. Une analyse empirique montre que des facteurs mondiaux, notamment
les taux d’intérêt américains, l’aversion pour le risque à l’échelle mondiale et les prix
des produits de base, constituent des déterminants importants des flux de capitaux
vers l’Afrique subsaharienne. Cependant, de solides paramètres économiques
nationaux peuvent contribuer à atténuer les risques liés à des flux de capitaux
volatils. Il ressort aussi de l’analyse que
L’impact des flux de capitaux sur les économies nationales dépend du type de flux
dont il s’agit. En général, les investissements de portefeuille sont plus susceptibles de
porter le taux de change réel et la production au-delà de leur tendance, et
d’alimenter la croissance du crédit : des facteurs de vulnérabilité qui tendent à
accroître la probabilité d’une crise financière. Si, du moins par le passé, les flux
d’investissements de portefeuille n’ont pas été liés étroitement à l’investissement
intérieur ou à la croissance, ils semblent accroître la consommation publique
(notamment les dépenses sociales). Par contre, les investissements directs étrangers
entrants semblent stimuler directement l’investissement intérieur, et partant, la
croissance économique. Ces conclusions font état d’une relation.
Complexe entre le financement extérieur, la stabilité macroéconomique intérieure,
ainsi que l’investissement et la croissance dans la région. Les dirigeants doivent être
prudents et veiller à ce que les ressources empruntées
soient utilisées de manière efficace, accroissent la productivité et favorisent une
croissance économique durable. Il convient aussi d’être vigilant face à l’accumulation
de déséquilibres macroéconomiques et financiers.

L’AVENIR DE L’EMPLOI EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE


La vague actuelle de progrès technologiques devrait bouleverser le paysage de
l’emploi dans le monde entier.
Dans ce contexte, comment l’Afrique subsaharienne peut-elle créer les 20 millions
d’emplois qui sont nécessaires pendant chacune des 20 prochaines années pour
absorber sa main-d’œuvre croissante ? Le présent chapitre examine comment la
vague actuelle d’innovations technologiques (la quatrième révolution industrielle)
influera sur l’avantage comparatif de l’Afrique subsaharienne et la nature de l’emploi

88
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
au sein des pays de la région. Le chapitre repose sur des modèles économiques
formels, mais aussi sur une analyse de scénario qui permet d’examiner comment
l’intégration économique mondiale et l’impact du changement climatique pourraient
façonner les opportunités économiques et donc l’avenir de l’emploi en Afrique
subsaharienne. Il est primordial de soutenir les, nouveaux secteurs émergents qui
tirent la croissance. Si elle y parvient, l’Afrique subsaharienne pourra créer des
emplois pour sa jeune population en pleine croissance et se rapprocher des objectifs
de développement durable.
Les stratégies de développement doivent s’adapter aux demandes et aux
perspectives de la quatrième révolution industrielle. L’intégration et la connectivité
constituent les piliers essentiels d’une politique de croissance efficace, avec
notamment des infrastructures traditionnelles et numériques, un système d’éducation
adapté à l’évolution des qualifications exigées, une urbanisation intelligente, des
dispositifs de sécurité pour un marché du travail
volatil et l’intégration commerciale.

BANQUE MONDIALE EN COTE D’IVOIRE

En 2013, une personne sur dix dans le monde — soit environ 766 millions d’individus
— vivait encore sous le seuil de pauvreté extrême. Pour la plupart (80 %), il s’agit de
personnes vivant en milieu rurale avec un travail très peu productif (a).
L’amélioration des perspectives d’emploi et de revenus pour ces travailleurs pauvres
et vulnérables est au cœur du programme d’action du Groupe de la Banque mondiale
et passera nécessairement par des initiatives globales d’insertion économique pour
leur permettre d’accéder à des moyens de subsistance durables.

Les approches mises en œuvre jusqu’ici

Jusqu’il y a peu de temps, les décideurs ont privilégié deux grands types d’approches
pour améliorer la productivité des populations pauvres (a) et les relier aux marchés
afin de réduire la pauvreté : la première approche cible la pauvreté, tandis que la
deuxième est axée sur la croissance.

L’approche centrée sur le « ciblage de la pauvreté » aide les pauvres à relever leur
niveau de vie en leur offrant des possibilités d’accéder aux marchés du travail ou de
créer une activité indépendante viable. Le modèle de progression (graduation model
en anglais) promu par le BRAC en fait partie. Au fil des années, plusieurs
gouvernements et ONG ont testé des programmes de ce type, qui s’efforcent de
tracer des trajectoires de sortie de la pauvreté (extrême) et de protéger les
bénéficiaires contre une exposition à de nouveaux chocs. Ils associent
habituellement des mesures de soutien à la consommation (alimentaire ou
monétaire), l’accès à des actifs productifs, une formation technique ainsi que

89
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
l’ouverture de comptes épargne ou la formation de groupes d’épargne, une initiation
aux principes de gestion et un accompagnement individuel et limité dans le temps.
Malgré les effets positifs de cette approche, notamment en termes d’impact durable
sur le niveau de revenu (a) et d’autres variables socioéconomiques (a), un certain
nombre de questions demeurent : ces programmes sont-ils rentables ? Existe-t-il un
modèle optimal en fonction du contexte ? Sont-ils reproductibles à grande échelle ?
Leurs effets perdurent-ils dans le temps ?

Une approche plus durable pour extraire les individus de la pauvreté est centrée sur
la croissance, afin de permettre à chacun d’accéder aux marchés et aux chaînes de
valeur. Il s’agit d’identifier a priori les secteurs de l’économie, les filières et les
débouchés commerciaux potentiellement lucratifs, offrant un véritable potentiel de
croissance ou des marges de manœuvre pour réduire les inefficacités, le tout en
fonction du contexte du pays considéré. Le modèle des « alliances productives » en
fait partie, et a beaucoup de succès en Amérique latine depuis le début des années
2000. L’objectif est de renforcer les liens entre producteurs, acheteurs et secteur
public au sein des chaînes de valeur agricoles à travers des alliances horizontales (a)
entre petits producteurs, et, des alliances verticales entre ces exploitants et les
acheteurs sur les marchés. Ces partenariats aident les producteurs à surmonter les
défis d’accès aux marchés, à améliorer la qualité des produits et à augmenter leur
niveau de production, les acheteurs se voyant quant à eux garantir un
approvisionnement constant et en temps voulu. Il existe d’autres modèles de ce type
dans le secteur des services avec, par exemple, les chaînes de valeur du tourisme
rural. Les évaluations des alliances productives soulignent les résultats
socioéconomiques positifs (a) obtenus, mais les projets mis en œuvre à ce jour
n’ayant pas pour objectif de faire reculer la pauvreté, il est difficile d’affirmer qu’ils
ont touché les plus pauvres ou leur ont été bénéfiques.

Malgré leurs résultats remarquables, ces deux approches présentent une faille
importante : les programmes ciblant les plus démunis sont bien parvenus à améliorer
leur niveau de vie mais pas suffisamment pour les extraire durablement de la
pauvreté ; et les programmes offrant une voie de sortie durable de la pauvreté n’ont
pas spécifiquement ciblé les plus démunis.

Prendre le meilleur de ces deux approches pour créer des programmes d’insertion
économique « nouvelle génération »

Consciente de ces insuffisances, la Banque mondiale travaille actuellement à de


nouveaux programmes pour rapprocher les groupes vulnérables (pauvres, jeunes,
réfugiés, déplacés, femmes, etc.) des marchés. En Côte d’Ivoire, le Projet d’insertion
économique dans les chaînes de valeur entend intégrer les ménages pauvres dans
les filières agricoles offrant un réel potentiel de croissance. Pour tester cette nouvelle

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
approche, il était indispensable de choisir un secteur qui permette de cibler les plus
pauvres et qui présente un fort potentiel de croissance.

C’est la filière du riz qui a été retenue parce que de nombreux ménages, y compris
les plus démunis, cultivent cette céréale, de sorte que le projet permettra de
privilégier l’insertion des plus vulnérables. La filière offre en outre un véritable
potentiel de croissance, à condition d’améliorer notamment la coordination interne,
sachant que le gouvernement s’est engagé à satisfaire une consommation de riz en
constante augmentation par la production locale, au lieu de compter sur le riz
importé (60 % du riz consommé en 2013). Après avoir identifié les contraintes les
plus importantes au sein de la filière, le projet a retenu une série d’interventions
ciblées qui visent simultanément les riziculteurs, les organisations de producteurs et
les rizeries dans le but d’améliorer les résultats en termes d’emplois, agricoles et non
agricoles, et de contribuer à la réduction de la pauvreté en Côte d’Ivoire.

Cette approche novatrice, qui s’efforce de rapprocher les ménages les plus démunis
des marchés en plein essor, peut avoir des impacts positifs durables pour les
travailleurs vulnérables et leurs familles. Nous reviendrons plus en détail dans
d’autres billets sur le projet ivoirien et d’autres programmes similaires que la Banque
mondiale est en train d’élaborer.

UNESCO : DIVERSITE CULTURELLE


« La richesse de notre diversité (…) est notre force collective. »
(Déclaration de Johannesburg, 2002)

L’humanité vit partout dans le monde, à l’exception de l’Antarctique, depuis des


siècles. En travaillant et vivant ensemble, un groupe humain crée une culture qui lui
est propre. Les cultures du monde forment une mosaïque riche et variée. Cette
diversité culturelle multiplie les choix, nourrit un éventail de compétences, de valeurs
humaines et de visions du monde et tire du passé la sagesse nécessaire pour éclairer
l’avenir. La diversité culturelle est le ressort central du développement durable des
individus, des communautés et des pays. Une approche mondiale efficace du
développement durable et de l’EDD (éducation en vue du développement durable)
passe donc par le respect, la protection et le maintien de la diversité culturelle du
monde, aujourd’hui et demain.

La diversité culturelle influe fortement sur l’EDD car :


Toute EDD doit être localement pertinente et culturellement appropriée ;
la culture détermine ce que la génération présente veut apprendre à la suivante :
savoirs, compétences, éthique, langues et conceptions du monde ;

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
L’EDD appelle la compréhension interculturelle, indispensable pour vivre ensemble en
paix, dans la tolérance et en acceptant les différences entre groupes ethniques et
culturels.
Savoirs autochtones
L’EDD promeut un enseignement respectueux des savoirs autochtones et
traditionnels et encourage l’emploi des langues autochtones dans l’éducation. Les
visions du monde et de la durabilité des populations autochtones devraient être
intégrées à bon escient aux programmes éducatifs de tous niveaux.
Les savoirs locaux et les langues vernaculaires sont les gardiens de la diversité ; ils
sont déterminants pour comprendre l’environnement et l’utiliser au mieux. Ils
nourrissent et défendent les spécificités culturelles et les coutumes et valeurs locales.
La préservation des cultures est liée au développement économique ; or, le tourisme
et les industries culturelles risquent de transformer les cultures en marchandises.
Une culture doit être respectée en tant que milieu dynamique vivant où l’être humain
puise ses valeurs et son identité.

L’EDD et la diversité culturelle à l’UNESCO


Dans le cadre de la DEDD et du travail accompli par l’UNESCO en matière de
protection et de promotion et de la diversité culturelle, le projet d’éducation au
patrimoine mondial en faveur du développement durable vise à renforcer les liens
entre culture et EDD. Il a pour objectif de dresser l’inventaire du patrimoine
communautaire matériel et immatériel. Les communautés dialoguent sur la
signification et le rôle de leur patrimoine au regard de l’EDD, documentent les
contributions qu’elles en tirent et formulent des propositions pour l’action à venir.
L’EDD et les savoirs autochtones à l’UNESCO

En 2005, à la demande de chefs mayangnas d’Amérique centrale, le programme de


l’UNESCO sur les Systèmes des savoirs locaux et autochtones (LINKS) a lancé un
projet visant à enregistrer et sauvegarder les savoirs des Mayangnas ainsi que leurs
conceptions du monde. La communauté a choisi pour thème de la première phase
les poissons et les tortues, source essentielle de protéines et élément central de son
mode de vie.
Après de nombreuses consultations au niveau communautaire, le programme LINKS
a publié en 2009 en espagnol Conocimientos del Pueblo Mayangna sobre la
Convivencia del Hombre y la Naturaleza: Peces y Tortugas

L’ouvrage illustre avec un grand souci du détail l’ampleur et la profondeur des


connaissances autochtones sur le monde aquatique, mêlant des observations
empiriques sur le comportement, l’habitat, la reproduction et la migration des
espèces, des commentaires sociaux sur le partage, l’apprentissage et la récolte et
des réflexions cosmologiques sur les relations entre humains et animaux et les

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
esprits locaux. Il offre un point de départ pour améliorer la gestion de la biodiversité
en interrogeant de pair science et savoir autochtone.

Réchauffement climatique : définition, causes et conséquences


Qu’est-ce que le réchauffement climatique ? Quelle est sa définition
scientifique ? Quelle sont les causes du réchauffement climatique et ses
conséquences ?

Définitions du réchauffement climatique


Définition simple du réchauffement climatique
Le réchauffement climatique est un phénomène global de transformation du climat
caractérisé par une augmentation générale des températures moyennes (notamment
liée aux activités humaines), et qui modifie durablement les équilibres
météorologiques et les écosystèmes.

Lorsque l’on parle du réchauffement climatique aujourd’hui, il s’agit du phénomène


d’augmentation des températures qui se produit sur Terre depuis 100 à 150 ans.
Depuis le début de la Révolution Industrielle, les températures moyennes sur terre
ont en effet augmenté plus ou moins régulièrement. En 2016, la température
moyenne sur la planète terre était environ 1 à 1.5 degrés au-dessus des
températures moyennes de l’ère pré-industrielle (avant 1850).

Définition scientifique du réchauffement climatique


De façon plus précise, lorsque l’on parle du réchauffement climatique, on parle de
l’augmentation des températures liées à l’activité industrielle et notamment à l’effet
de serre : on parle donc parfois du réchauffement climatique dit “d’origine
anthropique” (d’origine humaine). Il s’agit donc d’une forme de réchauffement
climatique dont les causes ne sont pas naturelles mais économiques et industrielles.

De nombreux scientifiques étudient ce phénomène et tentent de comprendre


comment les activités des sociétés humaines provoquent ce réchauffement. Ces
scientifiques sont regroupés au sein du GIEC (Groupe International d’Experts sur le
Climat), et ils publient régulièrement des rapports étudiant l’évolution du
réchauffement climatique (voir plus bas).

Histoire de la science du réchauffement climatique


Premières découvertes de l’effet de serre et définition du réchauffement climatique
Les premières suppositions sur l’effet de serre sont faites par le scientifique Jacques
Fourier en 1824. Plusieurs scientifiques après lui vont étudier et tenter de quantifier
le phénomène, comme Claude Pouillet et John Tyndall. Mais la première expérience

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
de validation et de quantification précise de l’effet de serre est faite par le
scientifique Svante Arrhenius à la fin du XIXème siècle. Dans les années 1890, il
découvre qu’un air riche en gaz carbonique retient plus la chaleur des rayonnements
solaires, ce qui conduit à une augmentation de la température de l’air. Il en conclut
que si l’on rejette dans l’atmosphère de grandes quantités de carbone (à cause des
activités industrielles fonctionnant par la combustion du charbon), l’air va se charger
en CO2 et retenir plus de chaleur. Les premières estimations de l’augmentation des
températures faites par Arrhenius ou d’autres scientifiques de l’époque comme le
géologue Thomas Chamberlin sont les suivantes : si l’on double la quantité de gaz à
effet de serre dans l’atmosphère, la température moyenne augmentera de 5 degrés.
En 1901, Gustaf Ekholm utilise pour la première fois le terme “effet de serre” pour
décrire le phénomène.

Pendant plusieurs décennies ces découvertes ne sont pas prises au sérieux dans la
communauté scientifique. À l’époque beaucoup de spécialistes estiment que la
nature pouvait s’autoréguler et que l’impact de l’homme était minime. Notamment,
beaucoup de scientifiques pensaient que le surplus de CO2 serait de toute façon
absorbé par l’océan, ce qui est vrai, mais pas totalement. Toutefois, la thèse de la
possibilité d’un réchauffement climatique lié aux gaz à effet de serre (dont le gaz
carbonique) finit par être validée dans les années 1940 par Gilbert Plass. À l’aide des
technologies modernes, il prouve de façon définitive que la concentration de gaz à
effet de serre dans l’atmosphère influe sur la capacité de l’air à retenir les rayons
infrarouges et la chaleur. Ce sont les premières définitions du réchauffement
climatique.

La prise de conscience du réchauffement climatique


Dans les années 60, plusieurs scientifiques vont montrer que les présomptions sur
l’effet de serre s’avèrent en fait réelles. Charles David Keeling prouve par exemple
que la concentration de CO2 dans l’atmosphère augmente progressivement grâce à
ses mesures près d’Hawaï. Roger Revelle prouva que le carbone dégagé par la
combustion d’énergie fossile n’était pas immédiatement absorbé par l’océan. Les
scientifiques commencent à se préoccuper de plus en plus du réchauffement
climatique, et de ce fait, la société politique va commencer à prendre en compte ce
problème.

En 1971 le premier Sommet de la Terre évoque pour la première fois dans une
grande conférence internationale la définition du réchauffement climatique et ses
conséquences. En 1972, John Sawyer publie un rapport scientifique mettant en
évidence de façon de plus en plus claire les liens entre le réchauffement climatique
et l’effet de serre. Pendant encore plus d’une décennie, les preuves du
réchauffement climatique s’accumulent dans la communauté scientifique au point
qu’au milieu des années 1980, les 7 plus grandes puissances économiques mondiales

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
(le G7) demandent à l’ONU de créer un groupe d’experts chargés d’étudier la
question. C’est la première fois qu’il y a une vraie prise en compte et une vraie
définition du réchauffement climatique comme problème public par les institutions
internationales.

Les premiers rapports du GIEC sur le réchauffement climatique


Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) est créé en
1988 avec pour objectif d’étudier l’évolution du phénomène de réchauffement
climatique et ses conséquences. Il rassemble des centaines de scientifiques,
climatologues, géologues, océanographes, biologistes, mais aussi des économistes,
sociologues, ou ingénieurs et d’autres spécialistes de divers domaines afin d’avoir
une vision globale de ce phénomène.

Le GIEC est structuré en trois groupes de travail:

Le premier afin d’étudier le changement climatique en tant que phénomène : le


processus, son ampleur ;
Le second spécialisé sur les conséquences du réchauffement climatique, la
vulnérabilité des écosystèmes et des sociétés et l’adaptation au réchauffement
climatique ;
Enfin le dernier groupe est chargé d’étudier la question de la lutte contre le
réchauffement climatique.
Le GIEC rend son premier rapport en 1990, puis plusieurs autres périodiquement
jusqu’à son dernier rapport en 2014. Dans ces rapports, la communauté scientifique
du GIEC analyse les causes du réchauffement climatique, et son impact sur
l’écosystème et sur la société, en élaborant des modèles prédictifs. À partir de ces
modèles et de ces prévisions, les pouvoirs publics et les entreprises peuvent mettre
en place des stratégies pour lutter contre le réchauffement climatique ou pour mieux
s’y adapter.

Les conséquences du réchauffement climatique


Grâce aux travaux du GIEC et des autres scientifiques qui travaillent sur la définition
du réchauffement climatique, on comprend désormais mieux les conséquences de ce
phénomène sur notre vie. Dans l’esprit de beaucoup, le réchauffement climatique est
un problème relativement lointain qui implique simplement qu’il va faire plus chaud.
Mais en fait, les conséquences sont beaucoup plus profondes.
Conséquences du réchauffement climatique sur l’écosystème et la planète
D’abord, une augmentation des températures à cause du réchauffement climatique
affecte l’ensemble de l’écosystème mondial et pas seulement la chaleur ressentie. La
météo s’en trouve perturbée, avec une augmentation des phénomènes
météorologiques extrêmes, des changements des modèles météorologiques

95
SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
habituels. Cela veut dire plus de tempêtes, plus d’inondations, plus de cyclones et de
sécheresses.
Pour en savoir plus :
Les conséquences écologiques du réchauffement climatique sur la planète, les
écosystèmes et la météo ?
Inondations et réchauffement climatique : quels liens ?
La capacité de régulation des océans est aussi affectée par une augmentation des
températures. Si les températures globales augmentent de façon très importante, il y
aura donc augmentation des niveaux des océans, mais aussi une acidification et une
désoxygénation des zones océaniques. Mais cela peut aussi affecter des zones de
forêts et les écosystèmes fragiles (barrière de corail, forêt amazonienne) ainsi que la
biodiversité (les coraux, certains insectes et même des mammifères pourraient ne
pas survivre).
Les conséquences du réchauffement climatique sur les océans
Conséquences du réchauffement climatique sur la société et l’économie
Sur la société et l’économie, le réchauffement climatique peut avoir potentiellement
plusieurs conséquences : la capacité des sociétés à s’adapter à un nouveau climat, à
adapter leurs infrastructures, notamment médicales, mais aussi leurs bâtiments. Le
réchauffement climatique aura aussi des conséquences sur la santé publique, la
capacité alimentaire des pays…
Pour plus d’informations

Les conséquences du réchauffement climatique sur la société


Les risques économiques du réchauffement climatique
Conséquences du réchauffement climatique sur les entreprises
Enfin, les entreprises risquent également d’être affectées par le changement et le
réchauffement climatique. En effet, dans un contexte où le climat change, il est plus
difficile d’adapter ses activités.

Pour en savoir plus :


Les conséquences du réchauffement climatique sur les entreprises
Comment lutter contre le réchauffement climatique
Pour lutter contre le réchauffement climatique, il faut avant tout réduire ses
émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, le premier moyen est de se tourner vers
les énergies renouvelables et d’éviter les énergies fossiles. Mais il faut aussi réduire
sa consommation énergétique, éviter le gaspillage alimentaire, mieux se nourrir en
évitant les produits qui ont une trop grosse empreinte carbone, optimiser l’utilisation
des ressources… En résumé, il faut adapter notre mode de vie à la notion de
résilience et de développement durable. Il faut aussi transformer nos sociétés pour
aller vers un modèle industriel et une mondialisation qui prenne en compte
l’écologie.

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Pour plus d’informations :
10 actions à mettre en place dans les entreprises pour lutter contre le réchauffement
climatique
Comment lutter contre le gaspillage alimentaire ?
Comment lutter contre le réchauffement climatique concrètement ?
Le réchauffement climatique : mythe ou réalité ?
Comme de nombreux problèmes sociaux et scientifiques, le réchauffement climatique
a été dès le départ l’objet de polémiques. Certains scientifiques et commentateurs
ont remis en cause le réchauffement climatique. On les appelle les climato-
sceptiques. Plusieurs arguments sont invoqués, par exemple :

“Le réchauffement climatique n’existe pas, c’est un mensonge”


Cet argument souvent utilisé par des sceptiques voudrait que le réchauffement
climatique soit un mensonge, inventé par les Etats, ou les élites mondiales et les
médias. Aucune preuve ou explication n’a pu être apporté pour étayer cet argument.

Le réchauffement climatique est-il un mensonge ?


“Le réchauffement climatique est naturel, ce n’est pas grave”
Cet argument est souvent avancé par des scientifiques climato-sceptiques pour
remettre en cause l’attention médiatique dont bénéficie le réchauffement climatique.
Leur idée est que le changement climatique est un phénomène naturel, normal et
cyclique, et qu’il n’y a pas lieu de s’en inquiéter. Les travaux de Keeling ou Revelle,
puis les travaux du GIEC et des centaines de travaux indépendants plus récents ont
prouvé que cet argument était faux, et que le réchauffement climatique était bel et
bien un phénomène d’origine humaine et qu’il était dangereux sur le plan des
écosystèmes et des sociétés.

Pour plus d’infos :


Le réchauffement climatique est-il réel ?
Les conséquences du réchauffement climatiques sur la planète et la météo
Les conséquences sociales du réchauffement climatique
Le réchauffement climatique pourrait entraîner une crise économique globale
L’origine humaine du réchauffement climatique : les gaz à effet de serre
Certains scientifiques remettent également en cause l’origine humaine du
réchauffement climatique, en expliquant que le CO2 rejeté dans l’atmosphère par les
activités humaines n’affecte pas réellement le climat et l’écosystème. Ils avancent
que ces gaz sont soit régulés par les écosystèmes, soit qu’il n’est pas rejeté en
quantités suffisantes pour avoir un impact, ou encore que d’autres gaz (comme la
vapeur d’eau) ont un impact plus important sur le réchauffement climatique que le
CO2 industriel. Bien que toutes ces positions soient en partie vraies, elles ne
remettent pas en cause l’origine humaine du réchauffement climatique. Ainsi, le CO2

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
est bien absorbé en partie par l’océan et par les plantes, mais pas suffisamment
rapidement pour être régulé, par exemple.

Pour plus d’informations :


Quel est vraiment l’impact des activités de l’homme sur le réchauffement climatique ?
Le réchauffement climatique ; mythe ou réalité ?
On ne sait pas vraiment comment fonctionne le climat et donc le réchauffement
climatique
D’autres climato-sceptiques avancent que la science climatique étant très complexe
et constituée très nombreux facteurs, il est difficile voire impossible de prévoir les
conséquences d’un évènement comme l’augmentation de la concentration de CO2
dans l’atmosphère. Ces critiques remettent donc en cause la fiabilité des modèles du
GIEC et donc leurs prédictions, selon des degrés variables.
Bien qu’il soit vrai que la climatologie est une science complexe, les prévisions faites
jusque-là sur l’augmentation des températures, l’acidification des océans et les
conséquences météorologiques du réchauffement climatique sont sont avérées plutôt
proches de la réalité.

Le consensus scientifique sur le réchauffement climatique


Au final, l’écrasante majorité des scientifiques mondiaux dans tous les domaines
concernés s’accordent sur les causes du réchauffement climatique et sur la plupart
de ses conséquences sur les écosystèmes et sur la société. Il n’y a donc pas de
doute sur le plan scientifique sur l’existence du réchauffement climatique. Reste à
savoir ce que l’on souhaite faire sur le plan politique et social de cette définition du
réchauffement climatique.

Actualités du réchauffement climatique


Pour en savoir plus sur les actualités liées au réchauffement climatique, rendez-vous
sur notre rubrique spéciale : Actualités du réchauffement climatique.

Résumé de certaines œuvres


. L'Aventure ambiguë est un roman de Cheikh Hamidou Kane publié en
1961. Il reçoit le Grand prix littéraire d'Afrique noire en 1962.
L'aventure ambiguë est l’histoire d’un jeune homme du nom de Samba Diallo, héros
au pays des Diallobé. Dans le roman, nous assistons tout d’abord à son passage de
l’école coranique à l’école des Blancs. Trois personnages exerceront une influence
sur lui dans la première partie de l’œuvre, à savoir le chef des Diallobé, son maître
spirituel Thierno, et la sœur du chef, la Grande Royale. Cette dernière insistera pour
que Samba Diallo aille à l’école nouvelle afin d’apprendre cet art de "vaincre sans
avoir raison". Dans la deuxième partie de l’œuvre nous avons son séjour en occident,
précisément en France. Ce séjour provoquera la mise en question de sa foi en Dieu…
Enfin nous avons son retour au pays de Diallobé et sa mort causée par le fou.

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
Résumé : Pantagruel de François Rabelais (1532)
L’ouvrage de Rabelais se compose de cinq livres. Le premier a pour titre Gargantua,
et les quatre autres Pantagruel. Le titre complet du premier est : Pantagruel. Les
horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel Roi des
Dipsodes, fils du Grand Géant Gargantua. Composés nouvellement par maitre
Alcofribas Nasier. Il sera suivi du Tiers livre en 1546 (Le Tiers Livre des faits et dits
Héroïques du noble Pantagruel, composés par M. François Rabelais, docteur en
médecine et Calloier des Iles d'Hyères), du Quart livre en 1552 (Le Quart Livre des
faits et dits Héroïques du noble Pantagruel. Composé par François Rabelais, Docteur
en Médecine et Calloier des Iles d'Hyères) et du Cinquième livre, posthume.

Ce jeune homme, élevé tout autrement que ses contemporains, est un prince juste,
bienfaisant, humain surtout. Il voyage, parcourt le monde et rencontre partout des
abus, des iniquités, des superstitions grossières ou ridicules. Il trouve sur son chemin
des juges de toute classe, les uns grotesques, comme Bridoye qui fait apporter les
sacs contenant les dossiers, les soupèse, puis tire au sort des dès l’arrêt qu’il doit
rendre ; les autres rapaces et sanguinaires, comme Grippeminaud, l’archiduc des
chats fourrés et ses acolytes. Il se heurte aux Chicanoux, huissiers et sergents, qui
vivent et s’engraissent aux dépens des malheureux plaideurs. Nous ne le suivrons
pas dans l’Île sonnante, au pays des papimanes, où l’auteur attaque d’une manière
hardie les cruautés de la cour de Rome.

L’un des personnages les plus connus de Rabelais est Panurge, type de tous ceux
qui, pauvres, intelligents mais dissipateurs, luttent sans cesse pour se faire une
position. Quand Pantagruel fit sa rencontre, il était en fort piteux état. Il arrivait du
pays des Turcs, où ces mécréants l’avaient mis à la broche après l’avoir bien garni de
lardons, car il était fort maigre. Pantagruel entreprend de le marier, chose peu facile
; ne faut-il pas consulter tous les sages, tous tes devins ? La question est si grave !
Après les avoir écoutés, Panurge ne sait s’il fera bien ou mal de se marier. En
attendant, Pantagruel lui fait cadeau d’une châtellenie, mais en moins de quatorze
jours le nouveau châtelain avait dilapidé le revenu de trois ans, « prenant argent
d’avance, achetant cher, vendant à bon marché, et mangeant son blé en herbe ».

Dans une autre circonstance, le philosophe nous montre Panurge affichant une
effronterie et une malice cyniques. Dans un voyage sur mer, la tempête éclate ; la
peur de mourir lui arrache aussitôt des plaintes et des gémissements ; il veut à toute
force qu’on le mette à terre, sur le plancher des vaches. Quand la tempête est
apaisée, il reproche à l’équipage la poltronnerie que lui seul a montrée et cherche un
mauvais tour à faire à quelqu’un. C’est sur Dindenaut, le marchand de moutons, que
s’exerce sa malice. Il obtient à grand peine que celui-ci lui vende un mouton. Il le
paye au poids de l’or puis, le prenant entre ses bras, le jette à la mer. Aussitôt, d’un

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019
bond, tout le troupeau se précipite à la suite du noyé et Dindenaut éperdu, se
cramponnant au bélier, est emporté avec lui dans les flots. Panurge, du haut du
pont, se rit de son malheur et lui débite un beau discours sur les misères de cette vie
et les félicités de l’autre. Ce trait est passé en proverbe dans notre langue ; « sauter
comme les moutons de Panurge », se dit des gens qui font une chose par esprit
d’imitation.

Les Misérables est un roman de Victor Hugo paru en 1862. Il a donné lieu à de
nombreuses adaptations au cinéma, dans l'univers musical, et dans le théâtre. Les
Misérables est incontestablement la plus grande et la plus importante des oeuvres de
Victor Hugo.
Dans ce roman emblématique de la culture française qui se déroule dans Paris et la
France provinciale du xixe siècle, l'auteur s'attache plus particulièrement au destin et
aux aventures du bagnard Jean Valjean.

Très bien accueilli par les critiques, c'est un roman historique, social, philosophique
et politique dans lequel on retrouve les idéaux du romantisme et ceux de Victor Hugo
concernant la nature humaine. L'auteur, dans cette véritable fresque littéraire
dépeint avec dureté et réalité la vie du peuple français au XIXe siècle, ainsi que la
révolte de Paris de 1832. Cet ouvrage incontournable est considéré par de nombreux
spécialistes comme l'un des plus grands textes français, voire même le plus grand
roman de la littérature française.

L'action se déroule en France au cours du premier tiers du xixe siècle, entre la


bataille de Waterloo (1815) et les émeutes de juin 1832. On y suit, sur cinq tomes, la
vie de Jean Valjean, de sa sortie du bagne jusqu'à sa mort. Autour de lui gravitent
les personnages, dont certains vont donner leur nom aux différents tomes du roman,
témoins de la misère de ce siècle, misérables eux-mêmes ou proches de la misère :
Fantine, Cosette, Marius, mais aussi les Thénardier (dont Éponine, Azelma et
Gavroche) ainsi que le représentant de la loi, Javert.

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SUPPORT DE COURS PREPA INFS 2019

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