Chapitre 1 : PPG et Courses de demi-fond
I- La PPG
1-Définition
La préparation physique généralisée ou générale est un travail complet qui permet de
développer tout l’organisme à supporter toutes charges physiques au cours de l’année scolaire.
Elle est encore appelée période de dégraissage.
2-les types d’exercices pratiqués PPG
a-Exercices de renforcement musculaire
Ils permettent d’améliorer la force et la qualité des muscles. Par exemple les exercices
abdominaux, les flexions et extensions des bras et des jambes, le saut à la corde, la montée de
corde, etc.
b- Les exercices d’étirement
Ce sont des exercices qui s’adressent aux différents groupes musculaires. Par
exemples les fentes latérales, les gainages, étirement des muscles des bras et des jambes
c-Exercices d’assouplissement
Ce sont des exercices qui s’adressent aux différentes articulations du corps. Par
exemple les rotations (épaule, coude, poignet, cou, genoux, hanche, cheville…)
d-Les courses
-Exemple des courses de vitesse (50m, 60m, 80m…)
-Exemple des courses d’endurance (1000m, 1500m, 2000m, 5000m).
3-L’intérêt de la PPG
La PPG permet :
Le développement musculaire harmonieux
-Un développement des qualités physiques de base
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-Une préparation physique de l’organisme à affronter les différentes activités au cours
de l’année scolaire
II-Les courses de demi-fond (endurance)
1-Généralités
a-Définition
Une course de demi-fond est une course dont la distance à parcourir est comprise entre
800m et 3000m.
b-Historique
L’histoire des demi-fond se réfère à la course à pied sur la pierre tombale
d’Aménophis II (1438-1412 Avt J-C).La course du stade sur une distance de 192,27m soit
600 fois la longueur du pied d’Héraclès. Cependant l’apparition progressive de coureurs
amateurs ainsi que le rôle de plus en plus éducatif attribué au sport vont permettre la
codification plus rigoureuse des courses athlétiques pour aboutir à la mise en place des
distances officielles telles que nous les connaissons aujourd’hui. Ce sont : 800m, 1000m,
1500m, 3000m.
2-Intérêt de la pratique des courses de demi-fond.
a-Sur le plan physique :
Elles permettent le développement des organes tels que le cœur, les poumons, les
muscles.
b-Sur le moral et social :
Elles permettent de :
-acquérir la maitrise de soi
- respecter des règles et des autres (valeurs sociales)
-apprendre à accepter l’échec, développer la volonté, acquérir le goût de l’effort,
-contrôler son alimentation et éviter les excitants comme le tabac, la drogue, la cola
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c-Sur le plan économique :
Les courses de demi-fond sont des activités physiques qui permettent de gagner sa vie.
Elles peuvent amener à participer à des compétitions nationales et internationales et gagner
des titres, des médailles, de l’argent. Courir peut être une profession pour les athlètes de haut
niveau. Aussi l’organisation d’une compétition de course à pied (cross-country) peut être un
marché de consommation pour la localité ou le pays organisateur. Les sponsors profitent faire
la promotion de leur produits pour en augmenter la consommation.
3-Les accidents liés à la pratique des courses de demi-fond
a-Enumération
Les accidents liés à la course de demi-fond peuvent être :
d’ordre musculaire (crampe)
d’ordre ligamenteux (entorse)
d’ordre tendineux (tendinite)
d’ordre osseux (fracture)
b-Comment les éviter
Pour prévenir ces accidents il faut bien s’échauffer, avoir une hygiène alimentaire appropriée,
utiliser du matériel adapté, suivre les consignes donnés par le professeur.
4-Initiation aux connaissances techniques
a-Exigences techniques
Faire des longues foulées, utiliser un rythme constant, une course sur la plante du pied,
mouvements synchronisés des bras et des jambes ; respirer régulièrement par la bouche,
augmenter si possible le rythme de course à la fin (sprint final), être attentif aux instructions
données par l’encadreur pendant la course
b- Les règlements
-respecter les consignes du départ
-respecter les dimensions du terrain (longueur de la piste, largeur des couloirs)
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-respecter les lignes de départ et d’arrivée.
CHAPITRE II: LES COURSES DE VITESSE
I. GENERALITES
1. Rappel
La course de vitesse est un déplacement rapide à pieds. C’est un mouvement répétitif
des jambes alterné d’envols.
En athlétisme, les courses de vitesse donnent lieu à la réalisation d’une performance
chronométrée. La courses de vitesse encore appelée sprint regroupe les épreuves dont la
distance est varié entre 60 et 400m.
2. Historique
De toutes les activités athlétiques, les courses de vitesse ou sprint sont les plus
pratiquées depuis les origines olympiques.
Le 100m est l’une des plus anciennes épreuves car les traces du sprint ont été
retrouvées dès le XVe siècle av. JC. La distance originale fut les 110 yards (100,52
m) puis les 100 yards (91,44 m) avant que le mètre ne devienne la norme
internationale.
Le 200m actuel s’apparente à la longueur du stade de la Grèce Antique. Il découle
du découpage du mile anglais et est disputé à l’origine sur 220 yards. Longtemps
exécuté en ligne droite, le 200m avec un virage sur une piste de 400m est
officiellement reconnu en 1958.
II. INTERET DE LA PRATIQUE DES COURSES
1. Les avantages
Les courses de vitesse présentent des avantages physique ; moraux, intellectuels,
économique, sociaux et politiques.
Elles permettent :
-De respecter les règles sociales
-De réconcilier et de rapprocher les hommes et les peuples
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-Le maintien de la forme physique
-L’installation tardive de l’état de vieillissement
-L’amélioration de la circulation sanguine
-Un bon fonctionnement du cœur et du cerveau
-L’obtention des titres et des médailles
2. Importance
Elles mettent en activité le système cardio-respiratoire. Elle entraine une augmentation
du rythme cardiaque et respiratoire pour apporter à l'organisme la quantité d'O2 nécessaire à
l’accomplissement de l'activité.
La course de vitesse amène l'organisme a travaillé en résistance. C’est à dire que le
système anaérobie est mis en jeu. Les effets de la course de vitesse sur le cœur du sportif se
font sentir par sa puissance. Celui qui pratique la course de vitesse se fatigue moins vite et a
un cœur qui mobilise beaucoup de sang pour irriguer l’organisme.
III. LES CONNAISSANCES TECHNIQUES DES COURSES
1. Les exigences techniques
En fonction de la nature de la course les exigences techniques diffèrent. On rencontre
en vitesse les épreuves de relais, de haies et de sprint.
Le sprint
Les distances au sprint sont : 60m, 80m, 100m, 200m et 400m. Le sprint demande une
importante dépense d’énergie en très peu de temps. La vitesse maximale peut être maintenue
plus de 6 secondes et la fatigue commence à s’installer. Il faut arriver à reculer l’apparition de
la fatigue en améliorant la résistance.
Le relais
Les distances au relais sont les suivantes : 4*60m, 4*100m ,4*400m, 4*200m .On
utilise les termes témoin (tube de 30cm), relayé (celui qui transmet le témoin), relayeur (celui
qui reçoit le témoin), zone de transmission (portion de couloir ou le témoin est transmis).La
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course de vitesse exige une excellente vitesse, une attente et une très bonne coordination entre
relayé et relayeur. Elle est une course d’équipe de quatre personnes.
Les haies
Les distances sont : 60mh, 100mh, 110mh, 200mh, et 400mh. Pour pratiquer les
courses de haies, il faut maitriser la technique du franchissement qui consiste à attaquer une
haie pour franchir, ramener la jambe arrière latéralement par abduction-rotation. C’est la
pratique motrice, la répétition du geste de franchissement de la haie qui amène à effectuer un
franchissement correct de la haie avec aisance. La hauteur des haies et la distance entre deux
haies varient en fonction du sexe et de la catégorie.
Exemple : Au 100mh, la distance entre deux haies est de 8.50m et la hauteur de la haie est de :
- 0.76m pour les filles de 15-16 ans;
- 0.84m 17ans et plus.
-Pour les garçons de 14-15ans 0.84m
Réglementation en vigueur
Épreuves Hommes Femmes
Hauteur de haies
100 m haies - 0,84 m
110 m haies 1,06 m -
400 m haies 0,91 m 0,76 m
3 000 m steeple 0,91 m 0,76 m
REMARQUE : Pour toutes les épreuves de vitesse, il existe trois phases ; départ-l’allure
(accélération)-l’arrivée.
2. Les règles essentielles
La pratique des courses de vitesse exige le respect d’un certain nombre de règles qui
sont :
-Se placer derrière la ligne de départ
-Démarrer au signal
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-Rester dans son couloir jusqu'à l’arrivée
IV. ORGANISATION TECHNIQUE ET MATERIELLE
1. Le matériel
Le matériel regroupe l’ensemble des objets et engins qui sont déplaçables. En course de
vitesse on rencontre le matériel suivant :
-Le chronomètre -Le décamètre -Le sifflet -Les plots -Le témoin -Les haies
En compétition on utilise en plus du matériel sus cité, le stater (pistolet), les starting-
blocks, le détecteur de faux départ, l’anémomètre (mesure la vitesse du vent), la photocellule
électrique.
2. Les installations
Les installations qu’on rencontre sont :
La piste d’athlétisme :
Les couloirs,
les marquages (lignes de départ et d’arrivée)
Chap 3 : la famille des sauts
Généralité
1- Rappel
Définition : sauter consiste à se projeter dans l’espace en vue de franchir un obstacle,
déterminant une longueur ou une hauteur qui est généralement précédé d’une course d’élan.
2- Historique
L’origine des sauts est intimement liée à celle de l’homme. Mais les sauts pratiqués dans
leurs formes techniques actuelles trouvent leur origine dans la Grèce antique comme le saut
en longueur qui fut introduit aux Jeux Olympique de 656 Av Jésus Christ. Pour ce qui est du
triple saut, il découle du saut en longueur qui consistait pour les grecques à additionner les
résultats des trois meilleurs sauts du concours du saut en longueur, ce qui conduisit à penser
qu’ils pratiquaient un triple saut enchaîné. Il sera codifié sous sa forme actuelle au environ de
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1904 et fut même pratiqué sans élan lors des premiers J.O moderne. Le saut en hauteur a été
progressivement codifié en Allemagne à partir de 1874.
I- Importance de la pratique des sauts
1- Les avantages en milieu scolaire
La pratique des sauts permet de développer les qualités physiques telles que : la force, la
souplesse, la coordination, la résistance,…
Elle permet le renforcement des muscles, des articulations et des os. La pratique des sauts
permet à l’élève d’acquérir le courage et le goût de l’effort.
2- Les avantages dans la vie en général
Les sauts permettent de défendre les couleurs nationales en remportant des médailles. Elles
permettent de réunir un grand monde (rapprochement entre les peuples, cohésion sociale,...)
II- Les accidents liés à la pratique des sauts
La pratique des sauts peut être à l’origine d’accidents plus ou moins grave.
1- Les différents accidents
a- Les accidents liés aux os : les fractures
b- Les accidents liés aux muscles : les claquages, les déchirures, les crampes, les
contractures,…
c- Les accidents liés aux articulations : les luxations, les entorses,…
2- Comment les éviter ?
Pour les éviter, il faut :
Un échauffement conséquent,
Respecter les consignes du professeur,
Vérifier la qualité du sautoir.
I- Initiation aux connaissances des sauts.
1- Classification des sauts
On distingue deux (02) types de sauts : les sauts horizontaux et les sauts verticaux
a- Les sauts horizontaux
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On a le saut en longueur et le triple saut
Le saut en longueur consiste à effectuer un bond en avant à partir d’une planche
d’appel après une course d’élan.
Le triple saut consiste à franchir la plus grande distance possible en effectuant trois
(03) bonds successifs à partir d’une planche d’appel après une course d’élan. Les trois bonds
sont : le cloche-pied, la foulée bondissante et le saut en longueur (TS= CP +FB+SL).
b- Les sauts verticaux
On peut citer le saut en hauteur et le saut à la perche
2- Les exigences techniques
Tous les sauts doivent respecter les phases suivantes :
La course d’élan,
L’impulsion,
La suspension ou envol,
La réception.
Pour la longueur et le triple saut, la course d’élan doit-être progressivement accélérée.
Pour le triple saut, la coordination entre cloche-pied, foulée bondissante et saut en
longueur est obligatoire.
3- Règlement-arbitrage
La pratique des sauts demande le respect de certaines règles :
Effectuer la course d’élan dans le couloir de la piste d’élan,
Respecter la planche d’appel,
Ne pas ressortir du côté de la planche d’appel,
Réceptionner dans la zone de chute,
Réceptionner sur les deux pieds ou sur les fesses, les bras et les jambes vers l’avant,
Pour la longueur, la planche peut être placée à 1 m ou 2 m,
Pour le triple saut, la planche peut être placée à 6m ou 8m à l’école et à 11m pour les
femmes, 13m pour les hommes en compétition internationale.
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Le règlement est assuré par des juges de compétitions comme les autres épreuves de
l’athlétisme,
L’arbitrage dépend du type de compétition.
V- Matériels et installations pour une compétition
1- Installations
Un sautoir (fosse de réception, la piste d’élan, les barres, la corde,…)
Une mousse pour la hauteur et la perche
(schéma de l’aire de saut)
2- Matériels
La toise-les rubans-la barre ou la corde élastique-la perche-des pioches-un chronomètre
VI- Evaluation
On peut avoir une évaluation technique et une évaluation basée sur la performance.
L’évaluation basée sur la performance comporte un barème qui tient compte de l’âge et du
sexe des élèves.
Chapitre IV: La famille des lancers
I- Généralités
1) Définition et rappel
Lancer consiste à faire partir un engin le plus loin possible. En rappel nous avons les
lancers légers et les lancers lourds.
Les lancers légers regroupent le javelot et le disque ; les lancers lourds regroupent le marteau
et le poids.
Tous ces lancers ont trois grandes parties liées entre elles :
- La phase préparatoire de mise en mouvement
- La phase de réalisation
- La phase finale
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2) Historique du lancer de poids
a) Origine
Au moyen âge, le jet de pierre et tronc d’arbre était un exercice très populaire, hérité des
anciens celtes. (Celte : communauté, peuple)
Au 17ème siècle, pour occuper leurs loisirs les soldats se mirent à jeter des boulets de canons.
b) Aperçu évolutif
Le lancer de poids s’est développer à partir des jets de pierre. Vers 1857, les anglais font une
tentative de codification du lancer et utilisent les boulets de canons pesant 16 livres anglaises
(7,257kg). Ils lançaient sans élan dans une surface carrée de 7 pieds de côté (2,136m).
Le lancer de poids faisant parti de l’athlétisme fut inscrit aux 1 ers jeux olympiques (J O)
modernes en 1896 à Athènes en Grèce. Au J.O de 1904, le colosse RALPH Rose des (USA)
remporta pour la 1ère fois le record du monde avec un jet de 14,80m; il porta ce record à
15,54m, performance qui resta inégalé durant 19 ans.
Nous assistons à partir de ce moment à une recherche d’élan qui va nous conduire aux
techniques actuelles.
De nos jours, le record de lancer de poids masculin est détenu par l’Américain Randy
Barnes (20 mai 1990 : 23, 12m) et la record féminin est détenu par Natalya Lisovskaya
(22,63m) le 07/06/1987 (Union Soviétique)
II- Les intérêts de la pratique du lancer de poids
La pratique des lancers a des avantages multiples :
- Sur le plan physique :
En voyant un lanceur on remarque qu’il est grand, corpulent et fort. Alors les lancers
permettent le développement des membres inférieurs et surtout supérieurs. Les lancers
améliorent l’adresse et la précision.
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- Sur le plan intellectuel
Le lancer de poids développe la coordination entre la force et l’intelligence. Le lanceur de
poids doit envoyer son poids à l’intérieur de la zone de chute conformément aux règlements.
- Sur le plan moral
La pratique du lancer permet d’avoir une considération, d’être humble, ambitieux et
respectueux des textes. Elle permet également de s’épanouir dans le sport et dans la vie.
- Sur le plan social
Comme tous les autres sports, la pratique du lancer de poids permet de défendre les couleurs
de son école, de son pays et même de son continent
- Sur le plan économique
La valeur du titre, de la médaille du lanceur est la même que les autres titres et médailles des
autres disciplines sportives. Le lancer du poids permet à l’athlète de se faire de l’argent et de
gagner sa vie.
- Sur le plan politique
Le lanceur champion est reconnu comme une personnalité digne de respect dont la vie
compte. Il porte haut le drapeau du pays.
III Les accidents liés à la pratique des lancers et leur prévention
1) les accidents
Les lancers en générale et le lancer de poids en particulier est dangereux et mortel.
Les accidents sont : la luxation, les déchirures, le claquage, les fractures etc.
2) Les prévention
Pour prévenir les accidents liés à la pratique du lancer de poids ; il faut adopter un certain
nombre de mesures sécuritaires à savoir :
- Regarder avant de lancer
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- Signaler qu’on va lancer par des cris ou des gestes
- Ne jamais tourner le dos a quelqu’un qui lance
- Dégager suffisamment la zone de chute de l’engin
Quant aux accidents liés à l’échauffement, il faut faire un échauffement adéquat en respectant
la technique dans l’exécution des gestes préparatoires aux lancers.
IV) Initiation aux connaissances du lancer de poids
1) Exigences techniques
- Tenu de l’engin : le poids est tenu à la naissance des doigts légèrement écartés.
- Le placement.
- La mise en action.
La tâche consiste à adopter une technique de lancer de poids (lancer de face, de profil et de
dos) et s’apprêter à pousser le poids.
- Le sursaut ou pas chassés : poussée complète sur la jambe du bras lanceur.
- Le geste final : soulever l’épaule du bras libre et finir le plus grand possible.
2) Règlement
- Chaque lanceur a droit à 3 essais (effectuer dans le cercle)
- L’essai est déclaré nul si :
Le poids est décollé du cou avant la poussée
Le poids tombe sur la ligne ou hors de l’aire de chute
Le lanceur entre ou ressort par la partie avant du cercle de lancer
Le lanceur touche le sol à l’extérieur du cercle avant la chute du poids
Le lanceur commence son lancer avec une partie de son corps hors ou sur le cercle.
V- Organisation technique et matériel d’une compétition de lancer de poids
1) Organisation technique
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Il s’agit de vérifier si les officiels nécessaires au déroulement de la compétition sont
disponibles :
Le responsable de l’organisation, le délégué technique, les juges etc.
2) Organisation matériel
Il s’agit de s’assurer si le matériel nécessaire est disponible et est conforme aux exigences de
la compétition.
Le séjour et la sécurité des concurrents sont de la responsabilité des organisateurs.
Chapitre V: la gymnastique au sol
I- Généralités
1- Rappel
La gymnastique vient du mot grec « Gymnos » qui signifie nu. Dans la Grèce antique,
les athlètes compétissaient nus et la gymnastique regroupait les divers entrainements
physiques effectués par les athlètes sans but de compétition. Exemple : les exercices
physiques, les figures acrobatiques.
2- Historique
L’origine de la gymnastique est divers (Egypte –Grèce) mais on retiendra entre autre
que les acrobates de l’Egypte ancienne furent les premiers gymnastes. Au II ème siècle Avant
JC, des hommes et des femmes devinrent de véritables experts du saut de taureau, discipline
consistant à courir vers un taureau entrain de charger, à le saisir par les cornes et à faire divers
acrobaties en profitants de l’élan donné par l’animal puis à rebondir sur son dos avant de
sauter avec légèreté au sol.
Dans la Grèce Antique, trois types de gymnastique étaient pratiqués :
La première était destinée à maintenir une bonne condition physique,
La deuxième à entrainer les soldats,
La troisième faisait partie du programme d’entrainement des athlètes.
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Chaque ville Grecque possédait un gymnase, lieu où on s’entraine nu. Ces
programmes d’exercices étaient destinés aux athlètes et aux citoyens mais aussi considérés
comme indispensable à l’éducation formelle des enfants.
II- Les avantages de la gymnastique au sol
1- Sur le plan physique
La gymnastique est une activité physique qui mets en jeu plusieurs qualités physiques :
la force, la souplesse, la coordination, l’endurance,….
Ces qualités interviennent simultanément et s’influencent réciproquement. Elle permet
de renforcer les muscles, d’assouplir les articulations, de maintenir la forme physique.
2- Sur le plan intellectuel
La pratique de la gymnastique permet à l’élève d’acquérir des connaissances
théoriques et pratiques; ce qui lui permet de diminuer les risques de blessures lors de la
pratique des différents sports et même lors des accidents de la circulation.
3- Sur le plan moral et social
A travers l’exécution de la gymnastique, l’élève arrive à acquérir :
Le renforcement mental
La culture de l’esprit de courage, de combativité, de persévérance, d’entraide et
d’entreprenariat,
Le respect des autres et des règles sociales
D’accepter l’échec et de découvrir le prix de l’effort,
La maitrise de soi.
III- Les accidents liés à la pratique de la gymnastique au sol
1- Enumération
La pratique de la gymnastique au sol augmente le volume des muscles et en fonction
de l’effort demandé, de nombreux accidents peuvent survenir. Il s’agit notamment de :
fracture, périostite, contusion ou béquille, crampes, déchirure, élongation, claquage, entorse,
luxation, talonnade,…
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2- Comment les éviter ?
Pour éviter les accidents musculaires, il faut nécessairement doser la quantité de travail
et l’intensité de l’effort. Il faut aussi et surtout un échauffement bien mené qui rend aux
muscles les propriétés d’élasticité et de contractilité ; suivre les consignes et respecter les
exigences techniques des différents éléments gymniques.
NB : Tout excès nuit. C’est quand il y a excès que la pratique de la gymnastique peut
être dangereuse.
IV- Initiation aux connaissances techniques de la gymnastique au sol
1- Les éléments enseignés et leur famille d’appartenance
La gymnastique est une discipline sportive qui regroupe plusieurs éléments
gymniques. Ces éléments sont repartis en quatre grandes familles qui sont :
La famille des rotations : le culbuto, les roulades ;
La famille des impulsions : le saut droit, sursaut de roue, demi flexion des
jambes, poussée complète en saut, saut de biche, croix de Saint André ;
Les ATR et dérivés : la chandelle, la brouette avec aide, rondade, ATR roulé,
…
La famille des attitudes et positions : les planches (écrasée, faciale, en Y, V
fessier,…
2- Descriptions et exigence technique
Roulade avant : départ accroupi, poser la main à plat, rentrer la tête et voir son ventre,
pousser sur les mains et arrondir le dos pousser avec les deux pieds en même temps rouler
dans l’axe, se relever sans l’aide des mains ;
ATR : départ en fente avant et ne pas prendre d’élan ne monter qu’une jambe tant que
le placement du dos n’est pas atteint, repousser sur les bras, regarder ses mains, arrivée en
fente avant.
3- Enchainement enseigné
Il existe deux types d’enchainements qui sont :
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L’enchainement imposé qui regroupe l’enchainement à l’examen du BEPC et du BAC
et de l’enchainement imposé par l’enseignant ;
L’enchainement libre qui est conçu par l’élève lui-même.
V- Impacts des IST-VIH/SIDA sur la réalisation de la performance en
gymnastique
Les IST sont des Infections Sexuellement Transmissibles. Le SIDA est le Syndrome
Immino Déficience Acquise (le système immunitaire est atteint). Que ce soit les IST et le
VIH/SIDA, ce sont des maladies sexuellement transmissibles qui sont contagieuses et
dangereuses. Elles ont des conséquences néfastes sur la production de la performance
sportive.
Au plan sportif, les IST-VIH/SIDA rendent la population jeune malade, affaiblit et
incapable de produire la moindre performance sportive quel que soit la discipline sportive.
VI- L’impact de l’environnement sur la pratique de la gymnastique au
sol
Dans le domaine sportif, l’environnement joue un rôle assez important dans la réalisation de
la performance gymnique de l’athlète. En effet, il peut contribuer à la baisse ou à la hausse de
cette performance. Ainsi, si un gymnaste vit dans un milieu d’insécurité (crise-guerre) ou de
famine il ne peut pas fournir de meilleurs résultats.
NB : les conditions climatiques, la nature du relief peuvent aussi influencer la performance.
VII- Evaluation
L’évaluation en éducation physique et sportive et plus particulièrement en gymnastique
s’effectue suivant deux critères qui sont : les difficultés et les corrections.
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