Chapitre 1 : PPG et Courses de demi-fond
I- La PPG
1-Définition
La préparation physique généralisée ou générale est un travail complet qui permet
d’apprêter tout l’organisme à supporter toutes charges physiques tout au long de l’année
scolaire.
2-les types d’exercices pratiqués PPG
a-Exercices de renforcement musculaire
Ils s’adressent aux groupes musculaires .Ils améliorent la coordination inter et extra
musculaire.
b- Les exercices d’étirement
Ils permettent d’améliorer la contractilité et l’élasticité.
c-Exercices d’assouplissement
Ils s’adressent aux différentes articulations du corps .Ils permettent d’améliorer la
posture, l’équilibre, le changement de direction et de sens.
d-Les courses
Ce sont des exercices qui permettent de développer la vitesse, l’endurance, la
résistance. Exemple : 50m, 60m, 80m, 800m, 1000m, 3000m …
3-L’intérêt de la PPG
La PPG permet :
-Le développement harmonieux des muscles, cœur, poumons…
-Le développement des qualités physiques de base
-La préparation physique de l’organisme à affronter les différentes activités au cours
de l’année scolaire
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II-Les courses de demi-fond (endurance)
1-Généralités
a-Définition
Une course de demi-fond est une course dont la distance à parcourir est comprise entre
800m et 3000m.
b-Historique
L’histoire des demi-fond se réfère à la course à pied sur la pierre tombale
d’Aménophis II (1438-1412 Av J-C).La course du stade sur une distance de 192,27m soit 600
fois la longueur du pied d’Héraclès. Cependant l’apparition progressive de coureurs amateurs
ainsi que le rôle de plus en plus éducatif attribué au sport vont permettre la codification plus
rigoureuse des courses athlétiques pour aboutir à la mise en place des distances officielles
telles que nous les connaissons aujourd’hui. Ce sont : 800m, 1000m, 1500m, 3000m.
2-Intérêt de la pratique des courses de demi-fond.
a-Sur le plan physique
Elles permettent au développement des organes tels que le cœur, les poumons, les
muscles.
b-Sur le plan sociopolitique
La pratique des courses de demi-fond permet le rapprochement des peuples, des races,
réduit la différence entre les races, le genre et le sexe. Elle constitue un meilleur moyen de
réconciliation entre les belligérants.
c-Sur le plan intellectuel :
L’activité physique aide l’organisme à décompresser et le prédispose au travail
intellectuel. L’amélioration de la circulation sanguine qui apporte plus de l’oxygène à
l’organisme permet une bonne irrigation du cerveau.
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3-Les accidents liés à la pratique des courses de demi-fond
a-Enumération et description
-L’entorse : Elle due à une distension violente et douloureuse des ligaments et en
général des parties molles qui entourent l’articulation.
-L’élongation : c’est un étirement brutal des fibres musculaires sans rupture. Elle se
manifeste par une douleur immédiatement sur tout le corps musculaire à l’étirement ou la
contraction.
La crampe : C’est une contraction spasmodique douloureuse qui se fait principalement
lors et ou après des courses ou pendant le sommeil.
b-Comment les éviter
Pour prévenir ces accidents il faut bien s’échauffer, avoir une hygiène alimentaire
appropriée, utiliser du matériel adapté, suivre les consignes donnés par le professeur.
4-Initiation aux connaissances techniques
a-Exigences techniques
-Travail des foulées (amplitudes et fréquences)
-Travail du relâchement c'est-à-dire éviter la crispation
-Adapter sa respiration et son souffle en fonction de l’effort.
b- Les règlements
-respecter les consignes du départ
-respecter les dimensions du terrain (longueur de la piste, largeur des couloirs)
-respecter les lignes de départ et d’arrivée
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CHAPITRE 2: les courses de vitesse
I. Généralités
1. Rappel
Les courses de vitesse sont composées d’épreuves suivantes :
-Les sprints plats : 60m ; 80m ; 100m ; 200m et 400m
-les course de haies : 60mh ; 100mh ; 110mh ; 200mh et 400mh
-Les courses de relais : 4*100m ; 4*200m et 4*400m
2 .Historique
Depuis les origines olympiques, les courses de vitesse sont les plus pratiquées de
toutes les activités.
Le 100m est l’une des plus anciennes épreuves car les traces du sprint ont été
retrouvées vers le XVe siècle avant Jésus-Christ. Au début du XIVe SIECLE
Siècle, le
journaliste John Prade définit le 100 m comme ‘’ l’ARISTOCRATE’’ car selon lui, la vitesse
est innée l’athlète et peu d’entrainement est nécessaire pour obtenir résultats appréciables.
Le 400m a pour origine le double stade, épreuve exécutée l’antiquité .Cette épreuve est
remise à jour au royaume unie sous la forme du quart du mile (440m).
II. Les avantages
a. Sur le plan physique
Les courses de vitesse permettent :
- Un développement musculaire harmonieux ; brule l’excès de graisse et de sucre qui
encombre l’organisme réduisant ainsi le surpoids.
- Une régulation du débit cardiaque et régularise la tension artérielle.
b. sur le plan intellectuel
En général l’activité physique aide l’organisme à décompresser et le prédispose au
travail intellectuel. Savoir courir suppose qu’on a appris des techniques et des
tactiques pour atteindre son objectif. Ceci amène l’athlète à réfléchir et à trouver en
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permanence les solutions aux problèmes posés : Pourquoi n’ai-je Pa réussi ? Qu’est-ce
que j’aurai pu faire ? Ai-je respecte les consignes ?
Les courses de vitesse comme les autres sports développent l’intelligence.
c. sur le plan moral
L’aptitude courir peut aider à se sortir d’un danger ou d’arriver à temps pour
porter secours. C’est une qualité qui permet :
- D’acquérir la maitrise de soi,
- le respect des autres et des règles sociales,
- d’accepter l’échec
- de découvrir prix de l’effort
- de développer la volonté et le courage
d. sur le plan social
Quand une population comprend qu’il y a beaucoup d’avantages liés à la pratique des
courses, elle adopte et améliore sa santé. Elle est l’abri de beaucoup de maladies comme
l’obésité, l’hypertension artérielle, le stress, le diabète gras.
La pratique régulière des causes est vraiment importante pour la vie. A compétence
professionnelle égale pour un même travail, celui qui est sportivement actif a un rendement
trois à quatre fois supérieur à celui qui n’en pas.
e. Sur le plan politique
La célébrité place l’athlète au-devant de la société et ce dernier devient une digne porte
drapeau de la nation. Cette notoriété fait de l’athlète un personnage politique dont les avis
peuvent compter. Ses prises de position ont de l’importance et tous ceux qui défendent
certaines causes ou certaines options veulent l’avoir avec eux. Il devient un homme politique
(Gorges weha ; Didier Drogba).
III. Les connaissances techniques
1. Les exigences techniques
Une course de vitesse comprend trois phases qui sont : Le départ, l’allure ou
l’accélération et l’arrivée.
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-Le départ : Il se fait suivant les commandements << A vos marques; prêt et top>> pour des
compétitions nationales et internationales. A l’examen, il se fait en position debout.
-L’allure ou l’accélération : pendant cette phase, le corps bascule vers l’avant puis se redresse
progressivement au cours de la mise en action. Le mouvement des bras est vigoureux et
rapide puis se fait d’avant en arrière. Les foulées sont moyennes et exécutées de façon
dynamique. La tête est fixée et le regard vers l’avant.
-L’arrivée : Elle se fait derrière la ligne d’arrivée à vive allure.
2. Le règlement à l’examen
-Le départ est individuel
-le candidat effectue un départ donne par l’examinateur à l’aide d’un signal visuel,
- courir dans son couloir jusqu'à l’arrive
IV. Les accidents
Les accidents pouvant survenir à la pratique des courses de vitesses sont :
-L’entorse : elle est dû à un mouvement articulaire violent exécuté au-delà de l’amplitude
habituelle. Elle se manifeste par une douleur violente souvent accompagnée d’un gonflement.
Pour traiter l’entorse il faut : appliquer de la glace (diminuer l’enflure), prendre des anti-
inflammatoire, prendre un repos…
- L’élongation : c’est un étirement brutal des fibres musculaire sans rupture. Elle se
manifeste par une douleur immédiatement sur tout le corps musculaire à l’étirement ou
à la contraction. Elle intervient au niveau des muscles longs des membres inférieurs.
Traitement : repos, glace…
- La luxation : c’est la sortie ou le déboitement d’un os de sa cavité articulaire. Elle se
manifeste par une douleur vive suivie d’une perte de la fonction articulaire.
- La fracture : c’est la rupture intégrale de l’os. Pour le traitement, voire médecin ou
rebouteur.
- La périostite : C’est une inflammation du périoste (tissu conjonctif qui entoure l’os.
Elle se manifeste par une douleur tout le long de l’os. Elle est fréquente au niveau de
la crête tibiale. Traitement : repos et massage
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NB : Il y a aussi comme blessures les courbature, les crampes, contusion, claquage, déchirure,
rupture musculaire, tendinites, contracture, talonnade
Chap 3 : la famille des sauts
I- Généralités
1- Rappel (confère 4ème)
II- Importance de la pratique des sauts
- La pratique des sauts permet le développement des qualités physiques telles que : la
coordination, la souplesse, la force, la résistance, la détente, …
- La pratique des sauts permet le renforcement des muscles, des articulations, des os.
- La pratique des sauts permet une maitrise parfaite du poids de son corps.
- La pratique des sauts contribue à développer l’intelligence à travers la maitrise de la
coordination des différents éléments.
- La pratique des sauts cultive chez l’enfant l’esprit d’humilité, d’honnêteté, de courage,
…
- Les sauts permettent d’avoir une bonne santé, facteur de bonne production, donc bon
rendement et une meilleure rémunération.
III- Les accidents liés à la pratique des sauts
1- Les différents accidents
a- Les accidents liés aux muscles
- La crampe : c’est une contraction musculaire très douloureuse qui peut intervenir
pendant ou après l’effort (même pendant le sommeil). On peut relâcher le ou les
muscles concernés en contractant le ou les muscles antagonistes.
- Le claquage : c’est une rupture de quelques fibres musculaire qui se manifeste par une
douleur localisée au point de rupture à l’étirement.
- L’élongation : c’est un étirement brutal des fibres musculaires sans rupture qui se
manifeste par une douleur immédiatement sur tout le corps musculaire à l’étirement ou
à la contraction.
b- Les accidents liés aux articulations
- L’entorse : elle est due à un mouvement articulaire voilent exécuté au-delà de
l’amplitude habituelle.
- La luxation : c’est la sortie ou le déboitement d’un os de sa cavité articulaire.
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c- Les accidents liés aux os.
- La fracture : c’est la rupture partielle ou totale de l’os.
- La périostite : c’est une inflammation du périoste (tissu conjonctif qui entoure l’os).
2- Comment les éviter et les traiter (premiers soins).
- Il faut un échauffement conséquent :
- Respecter les consignes du professeur ;
- Pour les fractures, il faut immobiliser le membre concerné se référer à un centre de
santé ;
- Pour les accidents liés aux muscles : il faut refroidir la partie, prendre des anti-
inflammatoire, prendre du repos et se référer à un centre de santé ;
- Pour les luxations et entorses, il faut refroidir la partie, prendre des anti-
inflammatoires et référer à un centre de santé ;
- Les accidents liés aux muscles : il faut refroidir la partie, prendre des anti-
inflammatoire, prendre du repos et se référer à un centre de santé.
IV- Les connaissances des sauts
1- Classification des sauts.
On distingue deux (02) types sauts : les sauts horizontaux et les sauts verticaux.
a- Les sauts horizontaux
Nous avons le saut en longueur et le triple saut.
- Le saut en longueur : il consiste à effectuer un bond en avant après une course d’élan à
partir d’une planche d’appel.
- Le triple saut consiste à effectuer trois (03) bonds successifs à savoir le cloche-pied, la
foulée bondissante et le saut en longueur après une course d’élan à partir d’une
planche d’appel.
b- Les sauts verticaux
Nous avons le saut en hauteur et le saut à la perche.
- Le saut en hauteur consiste à franchir une barre horizontale (ou corde) sans la faire
tomber après une course d’élan.
- Le saut à la perche : il consiste à franchir une barre horizontale sans la faire tomber à
l’aide d’une perche après une course d’élan.
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2- Les exigences techniques
Tous les sauts doivent respecter les phases suivantes :
- La course d’élan
- L’impulsion
- L’envol ou la suspension
- La réception
a- Les sauts horizontaux
Pour les sauts horizontaux, la course d’élan doit être progressivement accélérée.
Pour l’impulsion des sauts horizontaux, les bras sont projetés vers le haut et l’avant, genou
haut avec poussée complète de la jambe.
Pour la suspension, les épaules doivent être projetées vers l’avant.
Pour la réception, elle doit se faire dans la fosse.
b- Les sauts verticaux
Pour l’exécution du saut en hauteur, on peut utiliser trois (03) techniques :
- Le saut en ciseaux
- Le rouleau ventral
- Le fosbury-flop
Il faut une impulsion-élévation-franchissement.
L’impulsion est caractérisée par deux (02) éléments : l’élan et la vitesse de décollage. Pour
obtenir le déblocage, un blocage et un temps plus appuyés et plus forts à l’impulsion sont
nécessaires.
3- Règlement
- Effectuer la course d’élan dans le couloir de la piste d’élan ;
- Respecter la planche d’appel ;
- Ne pas ressortir du côté de la planche d’appel ;
- Réceptionner dans la zone de chute ;
- Réceptionner sur les deux pieds ou sur les fesses, les bras et les jambes vers l’avant ;
- Pour la longueur, la planche d’appel peut être placée à 1m ou 2m ;
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- Pour le triple saut, la planche d’appel peut être placée à 6m ou 8m à l’école et à 11m
pour les femmes, 13m pour les hommes en compétition internationale ;
- Le règlement est assuré par des juges de compétitions comme dans les autres épreuves
de l’athlétisme ;
- L’arbitrage dépend du type de compétition.
V- Matériels et installations
(cf. 4ème)
VI- Evaluation
(Se référer au manuel de procédure et organisation des examens)
CHAP 4: la famille des lancers
I -Généralités
Le lancer consiste à propulser un engin le plus loin possible en respectant un certain nombre
de règles (marteau, javelot, disque, poids) .Le lancer de poids par définition est une épreuve
de l’athlétisme qui consiste à pousser un poids le plus loin possible à partir d’une aire de
lancer conformément aux règles .Les trois techniques les plus connues sont : le lancer de face,
le lancer de profil ,le lancer de dos .
II- Historique du lancer de poids
Développé à partir du jet de pierre vers 1857, les anglais font une tentative de codification du
lancer de poids en utilisant les boulets de canons pesant 16 livres anglaises(7,257Kg).Il fut
introduit aux Jo en 1896.A cette époque l’Américain RALPH ROSE possède déjà une taille
appréciable(2m et 130Kg) est capable de projeter cette masse à 15,54m. Nous assistons à
partir de ce moment à la recherche d’élan qui va nous conduire à une technique actuelle.
VERS 1910, l’élan recherche est un d’élan de force très réduit qui tend à amener le corps en
flexion pour pouvoir lancer.
En 1935 SURVIENT une prise d’élan très efficace et plus rapide qui rend le mouvement plus
lie et moins heurté. Le lancer de profil, méthode allemande voit le jour pendant la période de
l’après-guerre. En 1953 une nouvelle technique apparait, celle d’O’BRIEN : le lancer de dos
qui consiste en un départ de dos et une mise en jeu des forces nouvelles, force de rotation.
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III-LES AVANTAGES DE LA PRATIQUE DU LANCER DE POIDS
1-Sur le plan physique
Les lancers permettent :
-la musculation du corps surtout des bras et des jambes
-un assouplissement des articulations
-le maintien de la forme physique
-l’amélioration des propriétés des muscles (excitabilité, élasticité, contractilité)
2- Sur le plan social
-Le respect des règles des lancers est une prédisposition au respect des règles sociales
-Les compétitions renforcent les liens de solidarité, d’amitié,…
3-Sur le plan économique
-L’organisation des compétitions permet d’avoir des prix (médailles) et même aux pays
d’acquérir des infrastructures
-Les compétitions font des meilleurs, des champions pouvant obtenir de bons contrats
4-Sur le plan politique
-Le rapprochement des nations participantes
Les médailles donnent plus de renommés aux nations vainqueurs
IV-DES ACCIDENTS LIES A LA PRATIQUE DE LANCER DE POIDS ET LEUR
PREVENTION
1-Les accidents
Les lancers en général et le lancer de poids en particulier sont dangereux et les accidents sont
souvent mortels. Ces accidents sont : la luxation, l’entorse, la crampe, les fractures, les
ruptures, l’élongation, le claquage, les déchirures,…
2-Prévention
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Pour prévenir ou minimiser les accidents liés à la pratique du poids, il faut adopter un certain
nombre de mesures sécuritaires à savoir :
-regarder avant de lancer
-signaler qu’on va lancer avec des cris ou des gestes à l’appui
-ne jamais tourner le dos à quelqu’un qui lance
-dégager suffisamment la zone de chute de l’engin.
Quant aux accidents liés à l’échauffement, il faut faire un échauffement adéquat en respectant
la technique dans l’exécution des gestes de préparation en lancer.
V-INITIATION A LA PRATIQUE DU LANCER DE POIDS
1-Exigences techniques
Le lancer de poids comprend 3 grandes parties enchainées entre elles :
-la phase préparatoire de mise en mouvement qui comprend :la position de départ ,le lanceur
se tient en position à l’extrémité l’aire de lancer (le cercle). Selon la technique il se met de
face, de profil, de dos à la zone de chute du poids.
-la tenue et le placement du poids : le poids est placé à la naissance des doigts qui sont peu
écartés et collé au cou par flexion du bras suivi d’un relâchement des épaules.
-la phase de réalisation ou la mise en action : après la prise d’élan le lanceur cherche à créer
une grande amplitude et va s’équilibrer à l’aide de la jambe d’appui et amorce son
déplacement à partir d’une position groupée.
-la phase finale : la poussée du poids s’effectue par une extension simultanée de la jambe
gauche ou droite, du tronc et du bras lanceur. L’accélération finale se termine par une fouettée
de la main et des doigts. NB : la réussite du lancer de poids dépendra de plusieurs caractères
qui sont : la force, le placement du lanceur, l’équilibre contrôlé, l’orientation et un
enchainement des actions d’une façon parfaite et rythmée.
2-Le règlement du lancer de poids
-Pour le lancer de poids aux examens, le poids est de 3Kg pour les filles et 4Kg pour les
garçons ;
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-Le lanceur a droit à trois essais et le meilleur est retenu ;
-l’essai est déclaré nul si :
le poids est décollé du cou
le poids tombe hors de la zone de chute ou sur la ligne du secteur de chute
le lanceur entre ou ressort par la partie avant,
le lanceur touche l’extrémité du cercle avant la chute du poids
le lanceur commence le lancer avec une partie du corps hors ou sur le cercle.
VI- ORGANISATION TECHNIQUE ET MATERIEL D’UNE COMPETITION
DE LANCER
1-Organisation technique
Il s’agit de vérifier si les officiels nécessaires au déroulement de la compétition sont
disponibles : le responsable à l’organisation, les délégués techniques qui devront se soumettre
à l’organisation, les propositions relatives à l’horaire des épreuves, aux performances
d’engagement, aux engins qui seront utilisés. Ils ont pour tâche aussi de déterminer les
performances de qualifications. Ils sont aussi responsables du bon déroulement des épreuves
de lancer.
2- Organisation matériel
Il s’agit de s’assurer que le matériel nécessaire est disponible et est conforme aux exigences
de la compétition. Le séjour et la sécurité concurrents sont de la responsabilité de
l’organisation.
Chapitre 5: Gymnastique
I- Généralité
1- Rappel (Cf 4ème)
2- Historique
Les acrobates de l’Egypte ancienne furent les 1ers gymnastes. Au IIe siècle av. JC des homm
et des femmes devinrent de véritables experts du saut de taureau, discipline consistant à courir
vers un taureau en train de charger, à le saisir par les cornes et à faire diverses acrobaties en
profitant de l’élan donné par l’animal, puis à rebondir sur son dos avant de sauter avec
légèreté au sol. Dans la Grèce Antique, trois types de gymnastique étaient pratiqués :
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Le 1er destiné à acquérir et à maintenir une bonne condition physique
Le 2e destiné à entrainer les soldats
Le 3e faisant partie du programme d’entrainement des athlètes.
Ces programmes étaient considérés comme indispensables à l’éducation formelle des enfants.
Les grecs pensaient en effet que l’harmonie entre le corps et l’esprit n’était possible que par la
pratique d’exercices physiques. Les techniques récentes de la gymnastique ont été
développées en Allemagne au cours de la 2de moitié du XVIIIe siècle par le 1 er professeur de
la gymnastique moderne Johann Simon. Il enseignait à l’école Basedow à DEESSAU en
Allemagne en 1776. La fédération internationale fut créée en 1881. En 1896 une épreuve
masculine de la gymnastique fut inscrite aux J.O. La 1 ère épreuve féminine fut disputée en
1928. Les compétitions reconnues sont : championnat du monde (1903 ; il est biennal), coupe
du monde (1975) et la coupe d’Europe en 1955.
II- Intérêts de la gymnastique au sol
1- Sur le plan physique
- Renforcement musculaire de tout le corps
- Assouplissement articulaire
- Maîtrise du corps et maintien de la forme physique (développement harmonieux de
tout le corps)
- Amélioration du capital santé ;
2- Sur le plan socioéconomique
- Prix en nature ou en espèce acquis par les meilleurs athlètes
- Organisation des compétitions profite aux pays organisateurs
- La maîtrise des éléments gymniques amoindrie les risques de blessure en cas
d’accidents
- La célébrité de l’athlète.
3- Sur le plan intellectuel
La gymnastique permet de :
- Acquérir des connaissances théoriques et pratiques
- Diminuer les risques de blessures lors de la pratique des différents sports et lors des
accidents (tombés-chutes).
4- Sur le plan politique
- Rapprochement des peuples
- Les victoires gagnées apportent visibilité et reconnaissance du pays
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III- Les accidents liés à la pratique de la gymnastique
1- Enumération
Les différents types d’accidents sont :
Les accidents liés aux os : fracture, talonnade
Les accidents liés aux muscles : claquage, déchirure et rupture musculaire,
crampe ;
Les accidents liés aux articulations : luxation
Les accidents liés aux ligaments : l’entorse ou foulure
Les accidents liés aux tendons : tendinite
2- Description de quelques accidents
a- La fracture
C’est une rupture de l’os. Elle peut être totale (complète) ou partielle (incomplète). Dans ce
cas voir un médecin ou un rebouteux après une radiographie pour un bon traitement.
b- Le claquage
C’est une rupture de quelques fibres musculaires. Il se manifeste par une douleur localisée au
point de rupture à l’étirement. Il peut se soigner par un repos de 3 à 7 jours. Pas de massage ;
voir spécialiste en cas de complication.
c- L’entorse ou foulure
Elle est due à un mouvement articulaire violent exécuter au-delà de son amplitude habituelle
entrainant une douleur violente souvent accompagnée d’un renflement. Le traitement se fait
par une application de la glace, un repos et une prise d’anti inflammatoire. Voir un médecin si
nécessaire.
d- La luxation
C’est lorsque la tête de l’os sort de sa cavité (déboitement). Elle se manifeste par une douleur
vive. Pour le traitement voir un médecin ou un rebouteux car elle peut être associée à une
fracture.
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e- La tendinite
Elle est un surmenage de tendons après des efforts violents répétés. Cela provoque une
inflammation du tendon et peut aussi causer sa rupture. Elle se manifeste par une douleur
diffuse à la mise en torsion du muscle. Traitement : repos complet, application de glace ou de
chaleur, utilisation d’anti-inflammatoire, pas de massage.
3- Comment les éviter ?
Ces accidents peuvent être évités en faisant un échauffement conséquent qui rend aux muscl
ses propriétés d’élasticité et de contractilité. Il faut également éviter les gestes techniques
dangereux (non maitrisé) qui peuvent être à l’origine de la survenue de plusieurs accidents.
Il faut s’appliquer dans la réalisation de tout élément gymnique ; suivre attentivement les
consignes du professeur.
IV- Connaissance technique de la gymnastique au sol
1- Les éléments gymniques et leurs familles d’appartenance
La famille de rotation : roulade avant arrivée jambes groupées, jambes écarts, élevées,
arrière jambes écarts ;
La famille des impulsions : saut droit, saut droit ½ tour, sursaut de roue, ciseaux de
jambes, croix de Saint André ;
La famille des ATR et dérivé : chandelle non tenue, ATR roulée écart, jambes
perpendiculaire, roue latérale, rondade ;
La famille des attitudes et positions : planche faciale, écrasée, en Y, V fessier, pont
arrière, station droite corrigée.
2- Description de quelques éléments
La roulade avant élevée : jambes mi fléchies les bras vers l’avant, plonger par
extension de jambes (à la pose des mains au sol l’angle buste – jambes est très proche
de 90°) puis rouler avant groupé.
ATR : départ en fente avant et ne pas prendre d’élan ne monter qu’une jambe tant que
le placement du dos n’est pas atteint, repousser sur les bras, regarder ses mains, arrivée
en fente avant.
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La roue : départ en fente, pose des mains à écartement des épaules, passage par la
verticale, jambes écarts, regard sur les mains, corps gainé, arrivée en fente dans la
direction opposée à celle du départ.
3- Enchainement enseigné
Voir texte de l’enchainement à l’examen du BEPC
V- Impact des IST-VIH/SIDA sur la réalisation de la performance en
gymnastique au sol
Les IST-VIH/SIDA, sont graves non seulement pour les individus malades, mais aussi pou
l’ensemble des populations où elles se développent. En effet, sur le plan sportif les
IST-VIH/SIDA rendent la population jeune malade affaiblit et incapable de produire la
moindre performance sportive et cela quel que soit la discipline.
VI- L’impact de l’environnement sur la pratique de la gymnastique au
sol
La gymnastique au sol se fait dans un environnement sain, bien aménagé pour offrir le
maximum de sécurité, de confort aux pratiquants.
Un environnement de qualité se caractérise par :
Un terrain propre et bien aéré ;
Une salle bien aérée, propre ;
Des mousses souples qui amortissent les réceptions ;
Du sable fin et suffisant pour amortir les réceptions.
La qualité de l’air ambiant, du matériel et des infrastructures ont un impact positif sur la
pratique de la gymnastique au sol. C’est pourquoi il est toujours demandé de veiller à la
qualité propre, plantation d’arbre autour du terrain, toilettes propres qui ne sentent pas
mauvais,…
En compétition officielle, la gymnastique au sol se fait sur un tapis.
VII- Evaluation
A l’examen du BEPC, deux examinateurs observent et évaluent chaque candidat. La note
finale attribuée au candidat est la moyenne des notes attribuées par chacun des examinateurs
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selon le principe de la double correction. Les critères qui sont prises en comptes dans la
notation sont :
1- Les difficultés
L’exécution de l’enchaînement : c’est voir si le candidat connait l’enchaînement
L’exécution des éléments gymniques : il faut voir si les éléments gymniques sont bien
exécutés ;
Le rythme : voir si l’enchainement est fluide, continu et harmonieux.
2- Les corrections
La coordination : liaison harmonieuse des éléments, pas de mouvement parasite ;
La tenue du corps : attitude soignée pendant toute la durée de la présentation
La tenue vestimentaire : toujours se fourrer avant l’exécution de l’enchainement.
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