Mémoire Version PDF 2
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Sujet :
Réalisé par :
- BENALI Massiva
- AGGAD Kahina
Sommaire
Introduction générale ......................................................................... 9
Introduction générale
Les entreprises sont au cœur de nos vies, elles rythment la vie économique et sociale et
animent notre quotidien. En tant que consommateur, on s’appuie sur ces entreprises afin
qu’elles nous nourrissent, nous vêtissent, nous transportent, nous soignent, nous divertissent,
nous donnent des moyens de communications ; il est donc essentiel de mieux les connaitre.
La stratégie est un domaine de connaissance très ancien qui s’est en réalité adapté
progressivement dans les entreprises afin d’orienter leurs activités pour survivre ou mieux
gagner les parts de marché face à un environnement instable. Toute entreprise doit mettre en
place une stratégie adéquate en fonction de ses objectifs. La stratégie est plutôt une démarche,
un état d’esprit ouvert qui doit permettre à toute organisation de réagir à un changement, de
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Introduction générale
Veiller, de se mobiliser. Elle doit permettre de passer à l’action faute de quoi, elle reste un
exercice intellectuel gratuit.
Il est donc important d’étudier la structure financière afin d’entreprendre des actions
nécessaires qui pourront aider éventuellement le manager dans un futur proche à la prise de
décisions sur une stratégie de diversification la plus adaptée, afin d’alimenter les besoins en
financement de l’entreprise et la transformer en une entité performante et efficiente.
En Algérie, L’entreprise existe dans un environnement dont elle fait partie intégrante.
Elle n’est donc pas indépendante et ne suffit pas à elle-même. Par ailleurs, les activités de
l’entreprise se développent en interdépendance étroite avec l’environnement qui lui impose
des contraintes. Les structures internes de l’entreprise, en vue de faire face aux incertitudes,
s’adaptent aux types et aux conditions de l’environnement, qui n’est ni statique, ni homogène.
La consommation laitière en Algérie n’a pas cessé d’augmenter depuis les premières années
de son indépendance, et depuis, les capacités de production industrielles de lait et produits
laitiers ont connus une forte expansion. ’’Tifra-Lait’’ est l’une des plus anciennes laiteries en
Algérie, une des entreprises les plus dynamiques du secteur alimentaire. Sa mission est
d’apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre. Créée en 1987 dans le cadre d’un
programme spécial de développement agricole. Au départ, sa vocation était la production de
lait en sachet pasteurisé. Avec l’ouverture économique du pays, la laiterie Tifra-Lait s’est
lancée dans la production fromagère à pâte molle comme activité principale.
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Introduction générale
Objet de la recherche
La problématique
A partir de cette étude, nous allons tenter de répondre à notre problématique principale qui est
de voir :
Pour répondre à notre problématique principale, nous devons répondre à d’autres questions
considérées comme secondaires :
- Qu’est-ce qu’une stratégie de diversification ? Qu’elles sont les effets des stratégies
de diversification sur la valeur de l’entreprise ?
- En quoi consiste la politique de financement de l’entreprise Tifra-Lait ?
- En quoi la structure financière de la PME Tifra-Lait est-elle basée ?
Démarche méthodologique
Notre cas suit une démarche déductive, c’est-à-dire un cheminement qui va du général au
particulier (de la théorie à la pratique). Vu que l’objectif de ce travail est de montrer l’impact
des stratégies de diversification sur la structure financière, illustrée à travers le cas de la
SARL Tifra-Lait (Tigzirt).
Cette démarche consiste, dans un premier temps à une analyse documentaire et à émettre,
dans un second temps, des hypothèses qui seront testées à l’épreuve des faits. Pour ce qui est
de l’étude pratique, on a réussi à obtenir un certain nombreux de documents comptable auprès
de l’entreprise en question que nous avons utilisée, mais aussi des entretiens avec le personnel
de celle-ci notamment, le directeur financier de Tifra-Lait, l’expert-comptable et le
responsable d’approvisionnement.
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Introduction générale
Plan de rédaction
Pour atteindre notre objectif, nous avons structuré cette étude en trois chapitres :
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Chapitre I : Notions
fondamentales sur les stratégies
de diversification
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Introduction
La recherche en finance d'entreprise se concentre sur les décisions que prennent les
chefs d'entreprise pour créer de la valeur. Ces options concernent la gestion des actifs, et donc
soit la gestion des investissements, soit la gestion du passif, et les décisions de financement.
La gestion de fortune a un impact particulier sur les décisions stratégiques. Ainsi, le métier de
corporate finance1 évalue les effets des différentes stratégies poursuivies sur la performance
d'une entreprise. Cela est particulièrement vrai pour les stratégies de diversification. Des
études empiriques montrent que les stratégies de diversification sont plus ou moins
susceptibles de créer de la valeur.
La diversification des entreprises est le domaine de recherche le plus couvert par l'auteur
(Ramaswamy et Veliyath 2002). Elle s’étend sur plusieurs domaines tels que la comptabilité
(Aitken et al. 1997), l'économie (Montgomery et Wernerfelt 1998), la gestion stratégique
(Khanna et Palepu 2000), et en particulier le domaine de la finance (Amihud et Lev 1981). Du
point de vue de la théorie de l'agence (Jensen et Meckling, 1976), il existe une différence
naturelle entre la fonction d'utilité du dirigeant et la fonction d'utilité de l'actionnaire. Les
actionnaires s'efforcent d'atteindre leur objectif de maximisation des profits, mais la direction
est intéressée par la croissance continue de l'entreprise car elle peut profiter d'énormes profits
qui sont supérieur par rapport aux coûts privés de la diversification.
1
Le Corporate Finance au service de la gestion du cash. Le rôle principal du département Trésorerie est
14
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
d'assurer que l'entreprise dispose du cash nécessaire pour satisfaire son besoin quotidien.
14
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Au cours de ce chapitre on verra dans la première section des généralités sur les stratégies
d’entreprise puis, dans la deuxième section on abordera les déterminants et formes de la
diversification et enfin on parlera des effets de la stratégie de diversification.
L’entreprise compétitive est celle qui aura su apprendre, accroitre des compétences,
innover mieux, plus vite et davantage que ses concurrents actuels et potentiels. Pour assurer la
croissance et son développement à long terme, il lui faut favoriser en permanence des
comportements d’anticipation (la pensée stratégique) et non se limiter à des comportements
d’adaptation, certes indispensables pour réagir aux événements, mais insuffisants pour assurer
sa pérennité.
1.1 Définition
Les entreprises qui élaborent des stratégies sont plus compétitives, innovent mieux et plus
vite et cela afin de faire face à leurs concurrents actuels et futurs. Afin d’assurer sa pérennité
et sa croissance sur le long terme elle doit adopter un comportement d’anticipation « Échouer
à se préparer, c’est se préparer à l’échec » et de ne surtout pas se limiter à des comportements
d’adaptation.
Enfin, les stratégies d’entreprises désignent les axes de développement choisis par la firme
et se concrétise à travers une combinaison d’objectifs et d’un modèle économique.
2
Benjamin Franklin 2015-09-SC-strategie-d-entreprise : http://www.clarans-consulting.com/wp-
content/uploads/2015-09-SC-strategie-d-entreprise.pdf consulté le 11/07/2022.
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Tactiques
Business Strategy
Organisations
Objectifs, règles et limites
Actions
Mouvements stratégiques
Nous développerons ces quatre axes en détails dans les pages suivantes et verront leurs
points forts ainsi que leurs limites.
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
2.1.1 Définition
La stratégie de maîtrise des coûts consiste pour l'entreprise à obtenir le coût le plus bas pour
un niveau de qualité donné. Cette compétitivité de l'entreprise en termes de prix crée un
avantage concurrentiel pour l'entreprise.
2.1.2 Objectif
Son objectif principal est alors de minimiser les coûts totaux, c'est-à-dire les coûts fixes
(coûts de conception, de recherche et développement, coûts de commercialisation, coûts liés
aux investissements, coûts administratifs, etc.), ainsi que les coûts variables (coûts de
fabrication, coûts de distribution, mise à l'échelle, etc.).
Les stratégies de leadership par les coûts sont généralement basées sur la performance
expérientielle : l'entreprise avec le coût le plus bas est l'entreprise avec la plus grande
production cumulée. Cette stratégie est donc une stratégie de coût et de volume, plutôt qu'une
simple recherche systématique de réduction des coûts. La structure des coûts, c'est-à-dire la
part des coûts de base dans les coûts totaux, varie selon les activités. Il est très variable dans le
service, l'industrie lourde ou le commerce. Son analyse aide à identifier les éléments de coût
qui doivent être priorisés pour la réduction.
En principe, pour résumer cette stratégie l’entreprise la plus compétitive est celle qui possède
les coûts les plus bas.
Autrement dit :
Offre > Concurrence
Avantages dus à une meilleure efficience interne ainsi qu’à la recherche de gros volume.
Cette baisse du cout de production repose en grande partie sur l’effet d’expérience ; qui
stipule que le coût unitaire de production d'un bien (ou d'un service) diminue d'un
pourcentage constant chaque fois que la production cumulée double. Cette notion d’effet
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
d’expérience a été formalisée à la fin des années 1970 par le cabinet de conseil Boston Consulting
Group3.
Par conséquent, en théorie, l'entreprise ayant la plus grande production cumulée aura les
coûts de production les plus bas, et on appelle cela économie d’échelle.
Cependant, afin que cette stratégie marche il lui faut deux conditions :
Le produit porté par l’entreprise ne doit pas être en déclin et le taux de croissance de
l’activité doit être important.
L'entreprise doit disposer de ressources financières importantes pour financer des
investissements souvent lourds.
Pour autant, une telle stratégie comporte des risques. Il arrive qu’une entreprise donnée qui
suit cette stratégie réalise des déséconomies d’échelle. En effet, une augmentation de la
production et de la taille d'une entreprise peut parfois entraîner de nouvelles augmentations de
coûts : difficultés de gestion, augmentation des coûts de distribution ou encore des processus
de production et de transmission d'informations plus complexes.
Aussi, la mise en œuvre de cette stratégie nécessite des moyens considérables, car le retour
sur investissement est long.
Par ailleurs, l'entreprise n'est pas à l'abri de l'émergence d'un produit de substitution qui
remet en cause le fonctionnement du marché. L'effet est la redistribution des jetons entre les
acteurs présents. Et dans ce cas, de gros investissements sont admis pour obtenir un avantage
de prix qui entraîne une rigidité fatale.
3
Le Boston Consulting Group (BCG) est un cabinet international de conseil en stratégie. Il est considéré comme
l'un des trois cabinets de conseil en stratégie les plus prestigieux du monde.
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
On donnera l’exemple des téléphones NOKIA lequel 126 millions d’exemplaires ont été
vendu au début des années 2000 (Parts de marché est supérieur de 40% par rapport à la
concurrence) pour qu’en 2006 les ventes chuteront de 30% face à APPLE.
Autre risque : une politique de prix trop agressive pourrait déclencher une guerre des prix
et cela induirait à la dégradation de la rentabilité du secteur.
Enfin dans certaines activités les stratégies de volume et de coût ont peu de sens,
notamment dans l’industrie du luxe car le consommateur n’est pas à la recherche de prix bas.
Dans le même contexte Porter4 a avancé l’idée selon laquelle les positionnements les plus
favorables dans un secteur d’activité quel qu’il soit étaient soit dominations par les couts ou
soit par la différenciation.
En 1996, près de vingt ans plus tard, Porter reconnaissait implicitement que beaucoup
d’entreprises très performantes n’étaient ni les leaders de leur secteur en termes de part de
marché, ni les concurrents avec les coûts les plus bas, ni encore les concurrents les plus
différenciés.
2.2.1 Définition
Une stratégie de différenciation est une stratégie marketing qui permet d’obtenir un
avantage concurrentiel et qui se base sur la proposition d’une offre unique dont la valeur
ajoutée est reconnue par les clients. Adopter une stratégie de différenciation permet à une
marque de s'imposer et de prendre des parts de marché.
4
Michael Porter est chercheur et professeur américain de stratégie d'entreprise à l'université Harvard, ainsi
qu'un consultant d'entreprise
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
La différenciation par le produit c’est ce qui rend le produit attrayant et différent pour le
client. Cette différenciation donne un avantage compétitif sur le marché. Cela permet à
l’entreprise de démarquer auprès de son audience cible. La différenciation comprend le prix,
l'emballage, la qualité, le service clientèle.
Par exemple, une marque de maquillage pourrait fournir un outil en ligne pour aider les
clients à trouver la bonne nuance de fond de teint. Un producteur de chaussures de tennis peut
donner aux acheteurs la possibilité de personnaliser leurs chaussures en choisissant la couleur
de chaque élément. Les clients sont plus disposés à payer pour des produits proposant une
expérience unique et utile.
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
En effet, cette stratégie consiste à associer ses produits à des services. Grâce à cette
technique, l’entreprise concernée parvient à se différencier de ses concurrents qui proposent la
même gamme de produits.
Services Produits
Facilité de commande Rendre plus aisé la passation d’un ordre d’achat par le
client. C’est un moteur de passation de commande qui ne
coûte pas cher : enveloppe T…
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Cette stratégie qui est moins tangibles repose sur le fait de soigner son image de marque,
l’entreprise doit être capable de mettre en place des campagnes publicitaires uniques que les
prospects et clients ne risquent pas d’oublier. Si l’entreprise réussi à se démarquer auprès de
ses clients, elle devra exploiter l’élément de différenciation qu’elle aura identifié pour
personnaliser sa marque, son offre. C’est ainsi qu’elle réussira alors à la rendre connue et
pourra prétendre à un développement significatif de ses activités.
Mettre en place une telle stratégie de différenciation nécessitera un peu de temps, mais
elle apporte de nombreux avantages. Pour faire simple on citera deux avantages :
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Dans un monde en constante évolution et sur des marchés ultra-compétitifs, toute entreprise
doit chercher à évoluer sans cesse pour conserver et améliorer son avantage concurrentiel.
C’est pourquoi il est important pour le dirigeant d’entreprise de favoriser une culture de
l’innovation, d’encourager l’agilité et les initiatives, d’intégrer en son sein incubateur. Ces
différentes actions doivent être déployées et coordonnées par la définition et la mise en œuvre
d’une véritable stratégie d’innovation.
Elle permet à une entreprise d'orienter ses décisions stratégiques vers l'innovation, la
nouveauté, la recherche et le développement, dans le but de maintenir sa valeur ajoutée et son
avantage concurrentiel.
2.3.1 Définition
Une stratégie d'innovation oriente les décisions sur la façon dont les ressources doivent être
utilisées pour répondre aux objectifs en termes d'innovation et ainsi offrir de la valeur et un
avantage concurrentiel.
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
préparation et une veille constante de la part d’une entreprise. On parle alors de culture de
l’innovation. Cet aspect est essentiel pour assurer l’adaptabilité d’une entreprise dans un
monde en perpétuelle évolution. Veille concurrentielle, technologique, organisationnelle… La
réflexion quotidienne et le partage des idées sont essentiels pour maintenir cette culture
d’innovation au sein d’une structure. Plus elle sera développée, plus l’entreprise aura de
chances de mener la course, plutôt que d’avoir en permanence à s’aligner sur la stratégie des
concurrents.
Innovation révolutionnaire
Innovation en continu
Recherche fondamentale
Innovation disruptive
5
Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est une organisation internationale
d'études économiques, dont les pays membres ‘’ des pays développés pour la plupart ‘’ ont en commun un
système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle
d'assemblée consultative.
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
« Image extraite de cet article publié dans Harvard Business Review : Les quatre types d’innovation
(et les problèmes qu’ils résolvent) de Greg Satell »
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
1997-2016). Lorsque le processus d'innovation est centré sur l'utilisateur, les entreprises ont
tendance à rater des opportunités d'innovation disruptive.
Ces deux premières stratégies sont des classiques du management de l'innovation. Une
troisième stratégie, moins connue des entreprises, a récemment émergé, offrant de nouvelles
pistes d'innovation. Comme la stratégie de Market Reader, la stratégie de Need Seeker se
positionne du côté du marché. Cependant, il n'est pas basé sur l'écoute des besoins et des
exigences des clients. Elle consiste à anticiper les besoins futurs et les applications futures
afin d'être les premiers à lancer des produits répondant à des besoins inexprimés. Apple, Tesla
ou Procter & Gamble sont des exemples d'entreprises qui ont adopté la stratégie Need Seeker.
Cela s'est avéré utile pour développer des innovations révolutionnaires axées sur l'utilisation
des produits et leurs propriétés fonctionnelles.
Marché commercialisation
Invention Diffusion
R&D Pratique sociale
INNOVATION
INNOVATION
Invention Marché commercialisation
R&D Diffusion
Pratique sociale
INNOVATION
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
La seule limite à l'innovation est l’imagination. Mais on peut identifier quatre freins à
l’innovation, à savoir le problème de management, l'absence de marché pour les produits
innovants, le manque de culture de l'innovation et la difficulté d'accès au financement.
Voici quatre avantages concrets que l’innovation peut apporter à une entreprise :
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
2.4.1 Objectifs
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Réunir les moyens financiers de plusieurs petites entreprises pour mieux appréhender
la concurrence des grands groupes,
Limiter les frais fixes induits par de lourds investissements
Augmenter sa capacité d’innovation en bénéficiant des savoir-faire technologiques du
partenaire, ou de ses différents brevets,
Proposer une offre diversifiée au public en s’appuyant sur les spécialités de chaque
entreprise.
Le partage des informations doit rester équilibré pour éviter un déséquilibre entre les
partenaires. Le risque d’une stratégie de coopération est également qu’un membre de
l’alliance profite davantage des effets de synergie que ses autres partenaires.
Il est important que la coopération demeure gagnante pour tous les participants pour continuer
à fonctionner.
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
La diversification est une stratégie adoptée par plusieurs firmes. Elle peut prendre
plusieurs formes et elle se diffère selon les objectifs de l’entreprise. La diversification liée
consiste à acquérir des activités qui sont proches de celles pratiqués par l’entreprise, au niveau
de la technologie, des ressources et des expériences requises. Au contraire, la diversification
conglomérale, correspond à un développement vers des activités qui sont totalement
différentes et qui exigent de nouvelles compétences et ressources. De même, la diversification
peut être réalisée au niveau des secteurs locaux (diversification industrielle) ou au niveau des
marchés internationaux (diversification géographique).
Cette stratégie peut donner un avantage pour les firmes en réduisant leur risque de
dépendance, en réalisant une répartition du risque et en créant une recherche continue de
nouvelles compétences et innovations. Mais elle présente aussi des limites. Elle peut affecter
l’équilibre financier de la firme et diluer son image. Mais avant d’approfondir dans les
stratégies de diversifications nous allons voir d’abord quelques déterminants de la structure
financière.
- Il est établi dans le contexte africain qu’à côté des institutions formelles de
financement il existe des sources alternatives informelles au sein desquelles la
confiance, l’esprit communautaire et la solidarité se substituent aux critères
classiques d’analyse de la solvabilité.
- Parmi les déterminants de contexte les plus récurrents dans la littérature, on peut
citer la taille et l’âge, qui sont des indicateurs de la maturité de l’entreprise, et le
réseau social du dirigeant.
- Pour ce qui est de l’âge, les entreprises les plus anciennes usent moins
intensivement de la dette puisqu’elles sont censées avoir accumulé au cours de
leur existence un montant important de fonds propres grâce à l’autofinancement.
30
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
- Les actifs physiques constituent une garantie incontestée pour leur propriétaire à
l’égard des pourvoyeurs de fonds.
- Les coûts d’agence de la dette peuvent être réduits si l’entreprise détient une part
importante de son actif sous forme d’éléments immobilisés ; de cette manière, ils
constituent des garanties pour les créanciers
D’une façon générale, la structure financière observée dans une entreprise est donc
la résultante d’un certain nombre de variables de nature économique et financière
D’autres caractéristiques propres à l’entreprise et au dirigeant peuvent, elles aussi,
être déterminantes, notamment celles liées à la structure de propriété mais pas
seulement celle de contexte importe aussi.
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
1.1 Définition
Il existe plusieurs définitions de la diversification que la plupart des auteurs font varier
en fonction du domaine dans lequel ils mènent leurs recherches. C'est au début du 20ème
siècle que l'on voit apparaître ce nouveau mouvement stratégique : la diversification.
Toute entreprise engagée dans le marché des actifs financiers devrait équilibrer son
portefeuille pour s'assurer une rentabilité. C'est dans cette définition que la notion de risque
trouve ici toute son explication. Investir désormais dans une seule activité serait une erreur
stratégique pense Tobin.
6
CHANDLER Alfter. D, « stratégie et structure de l’entreprise », Corlet, Paris, 1989, p92.
7
TOBIN James, « essais dans les économies, volume 1 macroéconomie, 1959, p.62
32
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Comme le dit la sagesse populaire : « il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même
panier »
Le but pour l’entreprise est d’atteindre une compétitivité plus élevée et d’accroître sa
rentabilité. La volonté de pérenniser l’activité entrepreneuriale oblige à être attentif aux
évolutions rapides du marché et à mettre au cœur de sa stratégie globale la prospective. C’est
la prospective qui permet d’anticiper les évolutions et de s’y adapter au lieu de les subir.
Dans cette partie, il sera question pour nous de mettre en exergue quelques modèles
qui ont trait au concept de diversification à travers les dimensions et modes de diversification
qui en découlent. De ce fait, on distingue :
La typologie d’Ansoff
La typologie de Salter et Weinhold
La typologie de Michael Porter.
Igor Ansoff a pensé en 1957 le concept qui porte son nom. La matrice d’Ansoff,
également appelée « matrice produit-marché », permet aux gérants et managers de mieux
déterminer leur type de croissance. Cet outil d’une grande simplicité permet aux décideurs de
garder un œil sur la stratégie de croissance de l’entreprise.
La matrice d'Ansoff a paru pour la première fois dans la Harvard Business Review en
1957, dans l'article intitulé " Stratégies de diversification ". Elle est surtout utilisée dans le cas
d'un objectif de croissance. En considérant que le chemin de la croissance passe par la
8
MARKOWITZ H cité Robert Cobbaut, « Théorie financière », 4éme édition, Economica,1997, pp.214-216
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
combinaison entre les produits existants et les produits nouveaux, comme entre les marchés
existants et les marchés nouveaux, cette matrice présente quatre choix stratégiques pour
atteindre cet objectif : pénétration de marché, développement de marché, développement de
produit et diversification.
Produits / Services
Existant Nouveau
Existant
Pénétration du Développement
marché de produit
Marchés
Développement
Nouveau
Diversification
de marché
9
Igor Ansoff est un consultant en stratégie d'entreprise et professeur russo-américain. Son ouvrage le plus connu, Corporate
Strategy publié en 1965 (édition française : Stratégie de développement de l’entreprise, 1968) a été publié en 14 langues, et
révisé en 1987 sous le titre The New Corporate Strategy.
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Cette matrice envisage tous les cas : croissance par le développement de produits existants
ou de nouveaux produits ou croissance par diversification.
a. Pénétration du marché
Cette stratégie émerge lorsqu’une entreprise propose une offre traditionnelle sur un marché
existant. La prise de risque est assez limitée.
La stratégie compte également sur une augmentation des ventes de la clientèle existante,
c’est-à-dire qu’elle vise à motiver les clients à effectuer plus d’achats (fidélisation).
Pour cela, il est nécessaire de mettre en œuvre de nouvelles stratégies de marketing. Afin
d’augmenter les ventes de clients existants en particulier, une formation à la vente est aussi
recommandée. Même si l’entreprise peut attirer de nouveaux clients sur le marché, la
croissance est limitée avec la stratégie de pénétration du marché car le nombre de clients dans
un marché est limité.
Pour déterminer le potentiel de croissance d’une entreprise avec cette stratégie, il faut
connaître le taux de pénétration du marché. Et ce dernier, s’obtient en divisant les clients
existants par le nombre de clients potentiels sur le marché :
Les risques
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
b. Développement de marché
Cette stratégie consiste à vendre ses produits et services existante sur de nouveaux
marchés. Il peut s'agir d'une expansion sur de nouvelles zones géographiques, mais aussi d'un
développement de son offre sur de nouveaux usages ou vers un nouveau segment de
clientèle.
Par exemple, cibler les professionnels lorsque le marché actuel est focalisé sur les
particuliers. Mais il est indispensable d’avoir une vision claire et des ressources compétentes
pour évaluer la demande et le potentiel réel que représente le marché en question ;
notamment en étudiant la maturité du marché afin de mieux cerner les opportunités.
Suite à cela, il faudra effectuer une analyse dans laquelle il faudra étudier principalement :
La demande : qui sont les clients potentiels et quels sont leurs besoins ?
L’offre : Quels sont les acteurs et les offres déjà présents sur le marché ? Sous quelles
formes les services sont-ils proposés ? Quelle place l’entreprise pourrait- elle avoir ?
Dans les faits, la plupart du temps, il est nécessaire d'apporter quelques ajustements à l'offre
produits / services. Changement de packaging, de design... peuvent être nécessaires pour
s'adapter au nouveau marché.
Les risques
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Idéation
Définition du produit
Prototype
Conception initiale
Elaboration de la maquette
initiale
Validation et tests
Validation de la stratégie de
développement et tests
Commercialisation
Développement et intégration
du produit
Les risques
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
- Oublier de planifier certains coûts et effets de bord comme l’impact sur le réseau de
distribution, la commercialisation de l'offre classique (cannibalisation, etc.), le stockage des
produits, etc.
d. Diversification
L'option qui présente le plus de potentiel (mais aussi le plus de risques) est d'introduire de
nouveaux produits sur de nouveaux marchés. Il s'agit là d'une véritable diversification, même
si les quadrants précédents peuvent eux aussi être considérés comme une diversification
suivant la profondeur de l'investissement, des nouvelles technologies et compétences à
maîtriser, du niveau de connaissance du marché ciblé, etc.
Les risques
On retrouve les risques identifiés (et décuplés) pour les deux stratégies précédentes
(produit existant / nouveaux marchés et nouveaux produits / marché existants).
Passer d'une situation produits existants / marchés existants vers nouveaux produits /
nouveaux marchés représentent un gap très risqué. La meilleure voie pour y parvenir est sans
doute de recourir à de la croissance externe en ciblant une société possédant à la fois la
connaissance du marché cible et l'offre de produits adaptée.
- "Devons-nous rechercher de nouveaux relais de croissance sur d'autres marchés avec nos
gammes de produits ? "...
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Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
a) La diversification liée-complémentaire
C’est le cas où l'entreprise étend son activité vers des couples produit/marché demandant
des compétences fonctionnelles identiques à celles déjà obtenues. Sa représentation la plus
pure correspond à l'intégration verticale, représentative d'une expansion orientée vers la même
industrie.
b) La diversification liée-supplémentaire
C’est le cas où l'entreprise se tourne vers un nouveau secteur qui nécessite que l'entreprise
adjoigne de nouvelles compétences fonctionnelles à celles déjà existantes et que celle-ci
induise des changements minimes sur le produit et le marché initial. Sa forme extrême est
l'intégration horizontale.
Le modèle des cinq forces de Porter est un outil d'étude de son positionnement
concurrentiel mis au point, comme son nom l'indique, par Michael Porter, "pape" de la
stratégie des années 80 et 90. L'étude du positionnement concurrentiel occupe bien
évidemment une part importante d'une analyse stratégique bien conduite. Voyons d'abord le
principe et poursuivons ensuite avec les limites et manquements du modèle dont il n'est pas
exempt.
Le modèle des cinq forces de Michael Porter a longtemps influencé les théories de la
stratégie. Enseigné encore et toujours aujourd'hui, utilisé par de nombreux consultants, il est
10
DIVERSIFICATION THROUGH ACQUISITION, Malcolm Salter and Wolf Weinhold, Free Press, New York, 1979. No.
of pages: 330.
40
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
hautement recommandé de bien le dominer pour ne pas le considérer comme l'unique modèle
de recherche de déploiement de la stratégie en environnement concurrentiel.
Ces cinq forces concurrentielles s’agissent de bien identifier pour mesurer les menaces
auxquelles est soumise l'entreprise à plus ou moins long terme.
La présence des nouveaux entrants est directement dépendante de la qualité des barrières à
l'entrée : économie d'échelle, coût de switch pour le client, besoin en capital, accès aux canaux
de distribution.
Produits de substitution
Un produit de substitution fournit le même service en utilisant d'autres moyens. Michael
Porter cite ainsi la vidéoconférence qui permet de limiter les déplacements, ou l'e-mail qui a
déjà pratiquement remplacé le courrier express. La menace est d'autant plus grande lorsque le
produit de substitution permet de baisser le coût du service sans nuire à la qualité, ni imposer
un coût élevé de switching. La mise en place d'une veille stratégique et technologique est déjà
un moyen pour anticiper les menaces potentielles.
41
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
C'est dans ce type de situation qu'il peut être recommandé de délaisser quelque peu l'Océan
Rouge pour prospecter l'Océan Bleu...
Bien que cet outil s’avère utile sur de nombreux points, il ne reste qu’une aide à la décision,
pour avoir une idée plus complète de son marché et pour rendre ses décisions plus cohérentes
et réfléchies.
Pour autant, un marché est plus complexe que ce que la théorie ne montre. Ce modèle, par
exemple, ne tient pas compte des cartels (entente entre entreprises pour maintenir un prix
élevé) ou de ce qu’une entreprise doit faire en interne (organisation, main d’œuvre…) pour
être performante.
Ce concept est assez facile à définir s'il ne l'est pas à atteindre. En effet, prendre l'avantage
concurrentiel, c'est "faire mieux" que ses concurrents pour gagner des parts de marché, et
assurer la rentabilité durable de l'entreprise.
Qu'il s'agisse de fournir un coût plus bas, une meilleure qualité ou un meilleur service,
toutes les pistes sont ouvertes. Encore faut-il connaître ses concurrents, c'est le modèle des 5
forces vu ci-dessus, et aussi bien maîtriser la manière dont se crée la valeur dans l'entreprise.
C'est la fameuse chaîne de valeurs dont on propose une variante ci-après. Voici, très
rapidement résumée, la théorie avancée par Michael Porter au début des années 80. Elle est
toujours à connaître, aucun doute à ce sujet.
42
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Infrastructure de la firme
Activités de
soutien
Développement technologique
Approvisionnements
Activités de
Logistique Logistique
base
Commerci
Production alisation
etvente
L’introduction de produits innovants sur des marchés nouveaux pour l’entreprise constitue
une stratégie d’entreprise spécifique. On distingue quatre principaux types de diversification
qui traduisent des options stratégiques distinctes.
la
diversification
horizontale
Dimension
la de la
diversification la diversification
diversificati concentrique
verticale
on
la
diversification
conglomérale
43
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
De nouveaux produits sont offerts sur le marché, mais les moyens de production et la
technologie restent les mêmes et la clientèle est identique. L’entreprise capitalise ainsi sur ses
connaissances et son expérience d’un marché spécifique. Les risques sont mieux distribués et
la diversification horizontale sécurise la croissance de l’entreprise. Les mauvaises ventes
éventuelles de l’un des produits ne mettent pas l’entreprise en péril.
L’entreprise étend ses activités au sein de sa filière principale. La chaîne de valeur s’en
trouve modifiée. Cela peut être en intégrant ce qui était auparavant effectué par des sous-
traitants.
Une entreprise qui vend des meubles propose des nouveaux services de montage et de
livraison.
44
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Une entreprise qui fournit à la fois de l’énergie, des moyens de transport, et des services
financiers.
3. Avantages et limites
Comme toute stratégie, la diversification comporte des avantages, mais également des
risques à bien évaluer. Nous commencerons par citer certains avantages et pour finir on citera
quelques risques liés à cette stratégie.
Toutefois il faut prendre garde à ne s’engager trop vite dans une stratégie de
diversification. Cela est notamment tentant quand une opportunité alléchante se présente :
45
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Une extension de ses activités par diversification suppose de mener une véritable réflexion
stratégique pour opérer le meilleur choix stratégique possible. L’entreprise doit penser la
diversification dans sa stratégie globale.
Il faudra mener des études de positionnement et évaluer les coûts et les risques de telle ou
telle diversification à moyen et à long terme.
Identifier les facteurs clés de succès afin d’être compétitif sur un marché spécifique sera
essentiel. Il faudra en effet développer un avantage compétitif solide sur un marché
concurrentiel.
Plusieurs outils d’analyse stratégique sont à disposition des entreprises : nous présentons ci-
dessous un tableau de ces stratégies de croissance :
Matrice Matrice
SWOT McKinsey Pestel
Ansoff BCG
• Aide le chef • Permet de • Identifie et • Analyse et • Permet de
d'entreprise classer les classe tous les mesure conduire une
dans sa prise produits selon facteurs qui l'attractivité analyse
de décision deux éléments peuvent d'une activité stratégique des
stratégique clés: le marché influencer le de l'entreprise facteurs
relatif à succès du selon l'attrait externes
l'entreprise et projet du marché et impactant le
le taux de les atouts de développement
croissance l'entreprise de l'entreprise
Cet outil de la stratégie d’entreprise a été vulgarisé en 1957 dans un article de Harvard
Business Review intitulé : Stratégies for Diversification. Elle porte le nom de son auteur Igor
Ansoff. La matrice d'Ansoff aide le chef d’entreprise dans sa prise de décision stratégique.
Deux variables sont prises en compte dans cette matrice : d’une part un axe représentant le
marché et d’autre part un axe représentant les produits ou services.
46
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
La matrice BCG est l’un des outils de la stratégie d’entreprise les plus simples. Elle a été
conçue en 1960 et a démontré son efficacité dans le développement de la stratégie de
croissance des entreprises.
Cette matrice permet de classer les produits en fonction de deux éléments clés : la part de
marché relative de l’entreprise et le taux de croissance du marché
4.3 SWOT
L’objectif du SWOT est d’identifier et de classer tous les facteurs qui peuvent influencer le
succès du projet.
La matrice McKinsey est encore appelée matrice attraits/atouts. C’est l’outil de la stratégie
d’entreprise qui servira à analyser et mesurer l’attractivité d’une activité pour une entreprise et
les atouts concurrentiels de cette dernière.
Cette matrice est une véritable aide à la décision stratégique. L’activité est évaluée selon
deux critères : l’attrait du marché et les atouts de l’entreprise.
47
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Depuis les travaux de Modigliani et Miller (1958), les recherches consacrées aux
déterminants de la structure financière ont produit une abondante littérature tentant de
démontrer l'existence de ratios d'endettement optimaux, notamment la théorie de l'agence de
Jensen et Meckling (1976), Jensen (1986) ou la théorie des coûts de faillite. Dans une revue
de la littérature, Harris et Raviv (1991) ont souligné le consensus général selon lequel le levier
d'endettement est positivement lié aux actifs corporels d'une entreprise, à la taille de
l'entreprise, et négativement lié à la probabilité de faillite, aux actifs incorporels et à la
rentabilité. Et la spécificité des actifs.
Dans cette section, nous verrons ; quelle est la relation entre la diversité des
entreprises et la performance financière ? Parce qu'il existe une corrélation forte et favorable
entre la diversification (en termes de produits et services, ou en termes de géographie et de
nombre de clients) et la réussite financière.
Harry Markowitz a reçu un prix Nobel d'économie pour ses travaux sur la
diversification financière au début des années 1950. Markowitz et ses travaux selon lesquels
les portefeuilles diversifiés l'emportent sur les portefeuilles non diversifiés à niveau de risque
égal. En finance, tout le monde s'accorde à dire qu'avoir un portefeuille diversifié, c'est bien.
Dans le monde des affaires, la théorie moderne du portefeuille a peu de pertinence pour les
entreprises, selon des études ultérieures. Certaines entreprises qui proposent une large gamme
de produits et de services, ou qui travaillent dans différents secteurs ou emplacements,
réussissent mieux en affaires que celles qui sont ciblées. Il existe deux catégories de forêts :
celles qui sont moins diversifiées et celles qui sont très diversifiées.
48
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
En outre, la diversification dans le secteur des transports serait meilleure pour lui que
de s'aventurer dans un tout autre domaine.
Alors, Qu'en est-il des PME à organisation limitée ? Sont-elles différentes des autres ?
Pour ces entreprises, la diversité est sans aucun doute un enjeu considérable car il n y’a pas
d’étude à proprement parler. Les petites entreprises parfois plus vulnérables à certains risques
que les grandes entreprises.
Par conséquent, dans certaines industries, les PME ont tendance à être plus
dépendantes d'un client majeur. Un autre gros risque est de ne proposer qu'une série de
produit ou service, même si la clientèle est diversifiée.
Plusieurs articles sont apparus à ce sujet dont Lang et Stulz (1994) qui ont utilisé 03
méthode afin d’apprécier l’impact de la diversification et la performance de l’entreprise.
Les deux premières méthodes ont utilisées l’indice d’Herfindahl11 puis ils ont utilisés le
« Q » de Tobin 12.
Ainsi ils ont pu justifier un lien négatif entre performance et diversification car la valeur de
la firme diversifié est moindre que celle qui ne l’est pas et ce dans le même secteur. Cette
décote semble être expliqué par le fait soit d’une mauvaise décision d’investissement ou soit
par le niveau du risque élevé engendrer par cette diversification car la valeur de la firme
diversifié est moindre que celle qui ne l’est pas et ce dans le même secteur. Cette décote
11
L'indice Herfindahl-Hirschman (IHH) est une mesure utilisée dans l'étude économique. Celui-ci se concentre sur les
niveaux de concentration existant sur les marchés. C'est-à-dire le nombre d'entreprises qui y opèrent et leur pouvoir ou leur
capacité de contrôle. Son capital fixe (bâtiments, équipements, etc.). Si Q est supérieur à 1, le marché anticipe une
profitabilité de ces investissements au-delà de son coût. L’entreprise a donc intérêt à investir.
12
Théorie des choix d’investissement élaborée par le prix Nobel James Tobin. Le ratio Q correspond à la valeur boursière
d’une entreprise divisée par la valeur de remplacement de son capital fixe (bâtiments, équipements, etc.). Si Q est supérieur à
1, le marché anticipe une profitabilité de ces investissements au-delà de son coût. L’entreprise a donc intérêt à investir.
49
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
semble être expliqué par le fait soit d’une mauvaise décision d’investissement ou soit par le
niveau du risque élevé engendrer par cette diversification. Par ailleurs, les effets de la
diversification industrielle et géographique ont été beaucoup étudier alors passera en revue
ces deux formes de diversifications en précisant leur effet.
Suit aux études de Beger et Ofek (1995) en procédant aux calculs de la valeur total
d’une entreprise diversifiée et celle mono-activités, ils ont trouvé des différences négatives
entre elles. « Quelle que soit la nature du coefficient multiplicateur employé (ventes, actifs,
gains), les résultats demeurent similaires, la perte de valeur due à la diversification est
estimée à 12,7 % en cas de référence aux actifs, ou à 15,2 % si on utilise les gains. En outre,
les firmes semblent perdre d’autant plus de valeur qu’elles deviennent plus diversifiées. Par
contre, le fait de posséder plusieurs divisions ayant des relations entre elles semble engendrer
des résultats moins négatifs. »13
Premièrement, une mauvaise allocation des ressources au sein des firmes diversifiées
peut être la cause de cette décote. En effet, la lutte de pouvoir ou d’influence menée au sein de
chaque division que constitue l’entreprise influence l’allocation des budgets car si une
division crée plus de surplus que la seconde cela mènera un une allocation de fonds non
efficientes.
Deuxièmement, la présence des couts d’agence peut être à l’origine de cette prime
négative. Effectivement, l’un des grands problèmes soulevés par la théorie d’agence (Jensen
et Meckling) est l’asymétrie informationnelle mais pas que ! la recherche d’avantages
personnels que ça soit par les dirigeants ou les investisseurs externes peut nuire
remarquablement au niveau de diversification et être la cause du non maintien de d’une
stratégie optimal.
13
La diversification des firmes et leur appréciation par les marchés Florence André-Le Pogamp, Patrick Navatte p. 101
50
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
internationalement diversifiées sont va lorisées par le marché, avec une prime négative (18
%) de même ampleur que celle attribuée aux firmes diversifiées sectoriellement (20 %). Les
firmes de l’échantillon qui sont diversifiées sous les deux aspects enregistrent une sous-
évaluation de l’ordre de 32 %. »14
Les avantages de la diversification industrielle sont appréciés depuis fort longtemps mais le
sont encore plus en cas d’instabilité économique. En effet, chaque secteur aura une sensibilité
propre à la conjoncture, si un secteur se présente avec une crise, l’autre secteur dans laquelle
l’entreprise a investi connaitra peut-être une stabilité économique. C’est dans ce sens-là qu’on
diminuera le risque via une meilleure coassurance des cash-flows car l’optimisation de ces
cash-flows permettrait à l’entreprise d’assurer sa stabilité financière. Aussi la diversification
sectorielle permet d’accéder facilement aux ressources financière grâce au marché interne du
capital. 15
14
La diversification des firmes et leur appréciation par les marchés Florence André-Le Pogamp, Patrick Navatte
15
Un marché des capitaux interne est à la fois une méthode d’affectation des fonds et un service au sein d’une entreprise qui
distribue de l’argent à d’autres sections de l’entreprise.
51
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Lors des périodes de crise, les entreprises sont contraintes financièrement et se trouve des
fois sous menace de faillite. Mais du fait d’une plus forte coassurance des cash-flows, la
diversification permet d’éviter cette éventualité et ainsi réduire le cout du capital. Ainsi les
entreprises engagées dans des secteurs à faible croissance et prises aux difficultés financières
et qui ont diversifiés leurs activités se protègent donc d’une interruption d’activités.
Par ailleurs, le choix stratégique de diversification permet aux entreprises de ne pas garder
énormément de liquidité. « Ainsi, Duchin (2010) étudie la relation entre les liquidités
détenues par les firmes et leur niveau de diversification. Sur un échantillon de 9357
entreprises américaines, sur une période allant de 1990 à 2006, il observe que les firmes
multidivisions détiennent en moyenne seulement 11,9 % de leurs actifs sous forme de
liquidités, contre 20,9 % pour les firmes mono-segments. Duchin (2010) conclut qu’au
moment où la détention de liquidités est coûteuse, la diversification permet de limiter les
coûts supportés. »16
« Mitton (2012) va encore plus loin en menant une étude empirique sur un nombre important
de pays. Il observe que la diversification induit un marché interne du capital efficient dans les
pays où les accès aux financements sont difficiles, le marché interne venant se substituer aux
marchés externes ».17
Cette diversification permet une certaine flexibilité salariale et elle permet en situation de
crise une mobilité salariale simple et moins couteuse. Ainsi elle permet aux entreprises qui
ont une activité en déclin de pouvoir transférer ses salariés vers une activité florissante. On
remarque aussi que les changements de postes interviennent plus souvent dans les firmes
16
L'impact de la diversification sur la valeur de la firme Vers une approche contingente Florence André-Le Pogamp, Patrick
Navatte Dans Revue française de gestion 2014/4 (N° 241), pages 107 à 120
17
L'impact de la diversification sur la valeur de la firme Vers une approche contingente Florence André-Le Pogamp, Patrick
Navatte. Pages 107 à 120
52
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
diversifiées que dans celles non diversifiées. De plus, les opportunités de travail sont plus
nombreuses et l’innovation en est stimulée.
Shapiro (1978) montre qu’une entreprise ayant plusieurs filiales dans le monde et qui ne
sont pas intégrées sur le plan économique doit présenter un niveau de risque moins élevé. La
diversification internationale si elle ne modifie pas la capacité de l’entreprise à réaliser des
bénéfices doit créer de la valeur par le biais d’un cout du capital moins élevé. Cependant, ces
entreprises ne sont pas épargnées par le risque politique et le risque de change.
18
Une économie d'échelle désigne les situations dans lesquelles une augmentation de la production d'une entreprise engendre
une diminution du coût unitaire moyen d'un produit ou d'un service.
53
Chapitre I : Notions fondamentales sur les stratégies de diversification
Conclusion
54
Chapitre II : Politique et
structure de financement de
l’entreprise
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Introduction
Tout au long de leur existence, d'abord lors de leur création, puis pour assurer leur
fonctionnement et leur développement, les entreprises ont besoin de fonds. L'entreprise doit se
doter d'un outil de production et financer son cycle d'exploitation, notamment ses stocks et ses
créances clients. Le financement des entreprises désigne l'ensemble des ressources qu'elles
doivent se procurer pour faire face à leurs besoins. Les ressources, très diverses, peuvent être
regroupées en deux catégories : les capitaux propres et les capitaux empruntés. La manière de
combiner les différents moyens de financement est un élément de la stratégie financière qui a
des conséquences directes sur la situation économique de l'entreprise, notamment sa valeur, sa
solvabilité, sa rentabilité et son risque.
54
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Les directeurs généraux et financiers doivent avoir une compréhension claire de tous les
besoins de l'entreprise et disposer des outils financiers nécessaires avant de mettre en œuvre
une politique financière qui optimisera les ressources en capitaux, que ce soit les capitaux
propres ou bien les dettes financières nettes, et ce afin d’assurer la maximisation de l'objectif
tracé par l'entreprise.
La fonction financière a toujours existé dans l’entreprise, avant même l’existence du directeur
financier. Elle était exercée plus ou moins bien et de façon plus ou moins volontaire par le
chef d’entreprise et le comptable.
La politique financière est la conduite des affaires de l’entreprise pour ce qui concerne ses
aspects financiers structurels. Elle consiste à préparer et à prendre les décisions utiles en vue
d’atteindre l’objectif de maximisation de la richesse. Cela suppose la définition et la mise en
place d’instruments de mesure et d’évaluation adaptés. Cela nécessite donc de choisir les
critères et les sous-objectifs pour les décisions intermédiaires. Cela implique, enfin,
d’organiser les circuits d’information et les relais de mise en œuvre.1
Orientée vers le futur, la politique financière, est un ensemble de décisions qui doivent
permettre de tirer le meilleur profit des ressources confiées par les actionnaires.
La politique financière de l’entreprise est définie comme une pratique orientée vers
l’accomplissement d’un but ou, plus exactement, vers l’atteinte d’un ensemble d’objectifs.
Dès lors, très peu d’outils lui sont spécifiques ; elle emprunte ceux dont elle a besoin aux
différents domaines de la finance. Elle constitue donc l’ensemble des pratiques mises en
œuvre par les dirigeants d’une entreprise pour appréhender les flux financiers qui la traversent
et influer sur eux dans le sens voulu.2
1
Pierrat Christian : « La politique financière de l’entreprise », édition la découverte, Paris, 1996, p 3
2
Coille Jean-Claude: « Applications et cas de gestion financière*la politique financière », Maxima, Paris, 1997, p 11
55
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Les axes d’intervention d’un PDG dans la politique financière peuvent être regroupés en un
triptyque qui constitue les trois commandements de la politique financière :
La politique de financement a pour objet de fournir à l'entreprise les ressources dont elle a
besoin et d'en maintenir l'adéquation dans le temps. Elle a un rôle d'équilibrage : ajuster les
ressources aux besoins en masses et en termes. Elle a un rôle d'optimisation : obtenir les
ressources au moindre coût. Elle a un rôle d'arbitrage : définir un « cocktail » de ressources
acceptable par tous les intervenants. Une bonne politique de financement doit aboutir à une
trésorerie saine.
Le choix d’une politique financière doit permettre de répondre à deux objectifs :
Mettre à la disposition de l’entreprise les capitaux utiles à son développement au bon
moment, au meilleur coût, en étant en parfaite cohérence avec ses objectifs stratégiques ;
Participer activement à la valorisation de l’entreprise, en liaison étroite avec les autres
variables de croissance.4
3
Pierrat Christian, op cit, p 3-4
4
Cabane Pierre : « L’essentiel de la finance à l’usage des managers », 2e édition, éditions d’organisation, Paris, 2004, p 191
56
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Les décisions de politique financière doivent donner à l’entreprise les moyens d’optimiser la
gestion de ces six variables, dans le cadre d’une contrainte majeure de solvabilité :
1.3.1 La croissance
Les perspectives de croissance jouent un rôle central dans les éléments clés de la création de
valeur. La croissance est le moteur de l'entreprise, qui doit être financée par des moyens
financiers adaptés.
1.3.2 La rentabilité
C’est le but de toute activité commerciale, elle doit être étudiée sous plusieurs angles :
5
Ibid, p 192
6
Ogien Dov : « Maxi fiches de gestion financière de l’entreprise », Dunod, Paris, 2008, p 82
57
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
1.3.3 Le risque
L’addition de ces trois risques constitue le risque global de l’entreprise. Plus une entreprise est
endettée, plus le risque financier est élevé. Plus le risque financier est élevé, plus le risque
d’exploitation est élevé, du fait du poids des charges financières liées à cette dette.
1.3.4 L’environnement
C’est-à-dire les variables conjoncturelles comme le niveau des taux d’intérêts ou le climat
économique et boursier. On peut également intégrer la force de négociation de l’entreprise
vis-à-vis des banques.
1.3.5 L’indépendance
58
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
La difficulté provient souvent du fait que l’optimisation simultanée des six variables
s’avère délicate, parfois impossible. Si, par exemple, la croissance est l’objectif prioritaire, la
politique financière doit favoriser la constitution d’un autofinancement élevé (les actionnaires
doivent accepter des dividendes moins élevés) ou l’endettement (la rentabilité peut en
souffrir) ou le recours à une augmentation de capital (l’indépendance des actionnaires risque
d’en être réduite).
La politique financière doit s’adapter aux objectifs prioritaires définis dans la stratégie de
l’entreprise. La démarche consiste à souligner la nécessité de bien connaître les objectifs de
l’entreprise afin de construire une politique financière parfaitement cohérente avec la stratégie
définie.
7
Cabane Pierre, op cit, p 192-193
59
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
impact sur l’entreprise. Généralement, ceux-ci sont considérés comme des facteurs qui
affectent une entreprise sur laquelle l'entreprise a peu de contrôle.
1.4.2 La stratégie générale de l’entreprise
Toute entreprise est amenée à déterminer ses axes de développement et à opter pour la
stratégie qui lui permettra d'atteindre ses objectifs.
1.4.3 L’actionnariat
La politique de financement à long terme concerne les éléments du haut de bilan (actifs
immobilisés et dettes financières) de l’entreprise.
60
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
La politique de La politique
capitaux propres de d’endettement de
l’entreprise l’entreprise
Les capitaux propres représentent les ressources financières de l’entreprise. Il s’agit des
ressources constituées au moment de la création de l’entreprise ainsi que des ressources
générées au cours de son activité.
Le montant des capitaux propres est un indicateur de la valeur de l’entreprise. Plus les
capitaux propres sont importants, plus l’entreprise a de la valeur. Dans la même logique,
lorsque les capitaux propres sont faibles ou négatifs, la valeur de l’entreprise est plus faible.
61
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
La politique de capitaux propres de l’entreprise peut prendre la forme d’une distribution aux
actionnaires ou d’une augmentation de capital en numéraire.
Modigliani et Miller ont montré que les versements de dividendes n'affectent pas la richesse
des actionnaires. Cependant, leur analyse est présentée dans un monde parfait sans biais fiscal
entre les plus-values, les coûts de transaction, les frictions entre les différentes parties
prenantes et l'asymétrie d'information.
Leur raisonnement repose sur trois hypothèses principales. En premier lieu, les marchés
financiers sont parfaits : aucun investisseur n’a le pouvoir d’influencer les cours des
transactions. Tous les opérateurs disposent des mêmes informations sur les titres, le coût de
transaction est nul et le même taux d’imposition s’applique aux dividendes et aux plus-values
de cession. En second lieu, les investisseurs ont un comportement rationnel : ils cherchent à
maximiser leur richesse quelle que soit la forme de leurs revenus – dividendes ou plus-values.
En dernier lieu, l’avenir est certain, en ce sens que le programme d’investissement et les
bénéfices futurs de toutes les entreprises sont parfaitement connus des investisseurs.
Sur cette base, et en considérant une entreprise ayant fixé son programme d’investissement et
de financement, les deux auteurs vont avancer que toute modification de la politique de
dividende ne pourra venir que de la vente de nouvelles actions. Or, sur un marché efficient,
les nouveaux actionnaires n’accepteront d’acheter ces actions que si elles valent exactement
ce qu’on leur en demande. Si ses actifs, ses bénéfices et ses possibilités d’investissement sont
62
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
par hypothèse inchangés, la société n’a aucune possibilité de créer cette valeur, celle-ci ne
pourra résulter que du transfert par les anciens actionnaires d’une partie de leurs droits de
propriété vers les nouveaux actionnaires.8
1
V(t) = [X(t) – I(t) + V(t+1)]
1+ 𝜌(𝑡)
Dans ce modèle, la politique de dividende devient neutre, et elle l’est d’autant plus que les
actionnaires n’ont pas besoin de percevoir des dividendes pour se procurer des liquidités, ou
plus exactement, la perception de dividendes n’est pas, pour eux, la voie la moins coûteuse.
- absence de coûts de transaction, tant pour l'investisseur qui souhaite vendre ses titres que
pour l'entreprise qui veut lever des fonds sur les marchés de capitaux ;
8
Abderrahim AMEDJAR, Abdessamad DINE, « Politique de dividende et fiscalité », p.86
9
Aswath Damodaran, Finance d'entreprise : Théorie et pratique, De Boeck, 2e édition, 2006, p. 906.
63
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
- pour la firme : s'il existe des projets porteurs de valeur, ils sont perçus comme tels sur les
marchés financiers et l'entreprise peut donc lever des capitaux pour investir si elle a distribué
la totalité de ses excédents ;
- pour l'actionnaire : un actionnaire qui souhaite tirer un revenu récurrent de son placement
est indifférent au fait de percevoir des dividendes ou de vendre ses actions pour réaliser une
plus-value.
Même si ces hypothèses sont très restrictives, cette théorie reste aujourd'hui au cœur du cadre
d'analyse de la politique de distribution car elle permet de saisir deux idées fortes.
Tout d'abord, « une firme qui investit dans de mauvais projets ne peut espérer augmenter
sa valeur pour les investisseurs en leur proposant des dividendes plus généreux »10 .
Inversement, une firme avec des opportunités d'investissement pourra maintenir sa valeur sans
verser de dividendes.
En outre, les dividendes n'enrichissent pas, en principe, les actionnaires. En effet, c'est
l'actionnaire qui finance les dividendes, dans la mesure où la valeur de ses actions baisse à
proportion du montant du dividende versé.
Une augmentation de capital peut intervenir pour diverses raisons : besoin de financement
pour un nouveau projet, entrée de nouveaux associés, ou encore en cas de difficultés
financières rencontrées par l’entreprise.
par l’augmentation de la valeur nominale des actions ou parts sociales déjà existantes ;
Si ces titres sont souscrits par de nouveaux associés, les associés historiques verront leur part
de la société être diluée, ce qui peut leur être ensuite préjudiciable dans le cas d’une future
vente. Pour éviter cela, certaines sociétés prévoient dans leurs statuts que les associés
10
Aswath Damodaran, op.cit. p 910.v
64
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
existants disposent d’un droit préférentiel de souscription leur permettant de garder leur
pourcentage dans la société à chaque augmentation de capital, s’ils le souhaitent.
L’endettement est une opération par laquelle un agent a besoin de financement, pour la
réalisation d’une opération quelconque, emprunte une somme d’argent à une autre qui est à
capacité de financement pour une période donnée et moyennant une rémunération donnée
11
https://www.mazars.fr/Accueil/Services/Financial-Advisory/Glossaire-Definition/P/Politique-d-endettement, consulté le
03/07/2022, à 10h15.
65
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
définie par un taux : le taux d’intérêt ; la première partie étant un débiteur tandis que la
seconde est un créditeur.
- obligataire, lorsque l’emprunteur émet des titres de créance sur un marché financier
Structurer une dette consiste à définir ses paramètres clés et à les négocier avec le prêteur.
Les points les plus importants sont :
- Les choix stratégiques des préteurs et garanties.
- Le choix d’une structure
- Les conditions associées.
La stratégie englobe la définition des buts et des finalités de l'organisation, le choix des
politiques et l'élaboration des plans essentiels à l'accomplissement de ces buts et de ces
finalités. Elle est donc :
Et cela consiste à :
- Choisir une échéance ;
- Choisir une devise ;
- Choisir un type de Taux d'intérêt.
66
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Il existe plusieurs manières de calculer l’effet de levier. Une des plus simples consiste à
rapporter le montant de l’investissement aux capitaux propres :
𝑀𝑜𝑛𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙’i𝑛𝑣𝑒𝑠𝑡i𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡
Effet de levier =
𝐶𝑎𝑝i𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠
L’effet de levier n’est pas nécessairement mauvais. Lorsque les revenus augmentent, on
effectue les paiements avec des excédents appréciables et l’on acquiert de la dette
supplémentaire pour profiter des occasions du marché.
Toutefois, lorsque les revenus sont faibles, une entreprise à fort effet de levier pourrait
accuser des retards de paiement à l’égard de sa dette et ne pas pouvoir emprunter de fonds
supplémentaires pour assurer sa survie.
Une bonne politique d’endettement est une politique qui laisse à l’actif des liquidités pour
faire face à tout imprévu et réduire le risque, rassurer les partenaires de l’entreprise et
permettre de saisir des opportunités d’investissement.
La politique de financement à court terme concerne les éléments du bas de bilan (actifs
circulants et dettes de court terme) de l’entreprise, ayant une durée de vie courte. Elle
concerne le financement du cycle d’exploitation de l’entreprise.
12
https://www.manager-go.com/finance/effet-levier.htm, consulté le 03/07/2022, à 14h05.
67
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Le cycle d’exploitation est une matrice qui indique le temps dont une entreprise a besoin
pour transformer des marchandises achetées et produites en espèces. En d’autres termes, il
s’agit de la période entre l’achat des matières premières et le paiement de la facture par le
client.14
13
https://www.cairn.info/investissement-et-financement-de-l-entreprise--9782804192433-page-155.htm, consulté le
03/07/2022, à 14h32
14
https://graydon.be/fr/resources/wiki/cycle-dexploitation, consulté le 03/07/2022, à 15h12
68
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Le fonds de roulement mesure les ressources dont l’entreprise dispose à moyen et long
terme (hors chiffre d’affaires) pour financer son exploitation courante. Il est aussi appelé
FRNG pour Fonds de roulement Net Global.
Toute entreprise fait face à un décalage entre le moment où elle débourse les fonds
nécessaires à son activité et le moment où elle reçoit les recettes liées à la vente de ses biens
ou services. Ce décalage entre les flux de trésorerie liés aux décaissements (les dépenses de
l’entreprise) et ceux liés aux encaissements (ses recettes) est ce que l’on appelle le besoin en
fonds de roulement (BFR). En d’autres termes, c’est la somme d’argent nécessaire à
l’entreprise pour financer ses opérations courantes, à savoir son cycle d’exploitation.
La trésorerie nette représente les liquidités à la disposition d'une entreprise qui sont
utilisables à court terme, c'est-à-dire facilement mobilisables pour payer une dette.
La trésorerie nette est un élément d'analyse financière qui est calculé par les entreprises
comme indicateur de gestion.
Pour rappel le FRNG correspond à la différence entre les capitaux permanents (les ressources
stables et durables) et les actifs immobilisés.
69
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
- Recourir à une augmentation de capital, soit auprès des actionnaires existants, soit en
recrutant de nouveaux actionnaires ;
- Lever de la dette bancaire ou obligataire.
Pour réduire les immobilisations il faut procéder à des cessions d’actifs.
Pour rappel, le BFR correspond à la différence entre l'actif circulant (stocks et créances
clients), et le passif circulant (dettes fournisseurs, dettes fiscales, dettes sociales et autres
dettes non financières).
Le crédit de trésorerie est un type particulier de crédit à court terme accordé aux
entreprises ou aux particuliers par les établissements bancaires. Dans le premier cas, il permet
à une entreprise de disposer provisoirement de la trésorerie nécessaire pour son
fonctionnement, sous réserve d'un remboursement à court terme. Dans le second, le crédit de
trésorerie offre la possibilité aux particuliers de disposer des fonds nécessaires pour subvenir à
une dépense imprévue. On distingue plusieurs types de crédit de trésorerie : la facilité de
caisse, le découvert bancaire et le crédit de campagne. Ces crédits ont en règle générale la
particularité d'être marqués par des taux assez élevés.15
15
https://www.journaldunet.fr/business/dictionnaire-economique-et-financier/1199279-credit-de-tresorerie-definition-
traduction/, consulté le 03/07/2022, à 15h30
70
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Une entreprise qui souhaite améliorer sa trésorerie peut se tourner vers différentes solutions.
Elle peut ainsi chercher à réduire ses dépenses ou demander à son fournisseur des délais de
paiement plus longs. Elle peut également se tourner vers sa banque afin de lui demander de lui
accorder un découvert bancaire. Enfin, elle pourra chercher à se faire payer ses créances plus
rapidement grâce aux crédits de mobilisation de créances. La créance sera alors cédée à un
tiers afin d’obtenir une avance de trésorerie.16
a. L’escompte
L’escompte consiste à transmettre l’effet de commerce (traite ou lettre de change) que reçoit
l’entreprise de la part de son client à sa banque. La banque devient ainsi le propriétaire de la
traite.
L’entreprise est alors créditée de la somme moins des intérêts appliqués sur la période entre la
date du versement du paiement effectif et la date de paiement attendu moins la commission de
la banque.
b. Le Dailly
Le dailly (pour cession dailly) est la cession des créances d’une entreprise à sa banque en
échange d’une ligne de crédit. L’entreprise transmet pour ce faire à la banque un bordereau de
cession de créances accompagné du double des factures. A la différence de l’escompte, il n’y
a pas de trace papier donc pas d’engagement formalisé du client de payer. De la même façon
16
https://www.creer-gerer-entreprendre.fr/6-la-gestion-de-lentreprise/6-2-la-gestion-financiere/lescompte-le-dailly-et-
laffacturage/, consulté le 03/07/2022, à 16h31
71
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
que pour l’escompte, si le client ne paye pas, la banque pourra débiter la somme sur le compte
de l’entreprise. Le coût est également le même que l’escompte : intérêts et commission.
c. L’affacturage
L’affacturage consiste à transmettre ses créances à une société financière extérieure (la
banque n’est donc plus impliquée). Elle va payer à l’entreprise sa créance sans attendre le
délai de règlement. Le financement se fait à partir de la facture (pas d’effets de commerce).
Le risque est transféré à la société d’affacturage qui va s’occuper de la partie recouvrement.
Seules les entreprises qui ont des difficultés au niveau de la trésorerie ont besoin de
mobiliser leurs créances de cette façon. En effet, en temps normal, si l’entreprise a bien
négocié les délais de paiement avec ses clients et avec ses fournisseurs, elle doit réussir à
dégager une trésorerie positive. Si ce n’est pas le cas ou si elle a un stock excessif, elle peut
parfois avoir une trésorerie négative.
72
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
C’est ainsi que selon Elie COHEN, la référence au concept de la structure financière procède
essentiellement de l’idée selon laquelle le bilan d’une entreprise ne constituant pas une simple
juxtaposition d’encours, la superposition contingente de l’élément disparate. Elle constitue bien
des relations significatives et des ajustements favorables entre les composantes du patrimoine.20
1.1.2 Objectif
17
https://www.cairn.info/investissement-et-financement-de-l-entreprise--9782804192433-page-121.htm, consulté le
06/07/2022, à 9h07.
18
John LWANDU : « Analyse des états financiers », édition de l’archidiocèse de Lubumshi, 2010, page 67.
19
https://pdfcoffee.com/a-definition-de-la-structure-financiere-pdf-free.html
20
Elie Cohen : « Analyse financière ». Edition Economica. Paris, 2006, page203.
73
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
faire face à ses engagements à court et à long terme, sur l'autonomie des décisions de
l'entreprise.
1.1.3 Importance
La structure financière est d’une importance majeure pour la direction et les investisseurs, et
constitue une source d’informations aussi bien pour les opérations économiques que pour
toute personne intéressée par la pérennité de l’entreprise :
Sur la base des théories financières, de nombreuses études empiriques ont examiné les
déterminants de la structure financière optimale des entreprises et déterminé les différents
facteurs qui influenceraient la prise de décision de financement au sein des entreprises.
Parmi les déterminants de la structure financière les plus récurrents dans la littérature, on
peut citer :
Les actifs corporels qui peuvent être utilisés comme garantie jouent un rôle important dans
les niveaux d'endettement car ils sont moins sensibles à l'asymétrie d'information et ont moins
de valeur que les actifs incorporels au moment de la liquidation. Par conséquent, plus la part
des immobilisations est importante, plus les créanciers sont prêts à prêter à l'entreprise.
De plus, tous les modèles théoriques montrent une relation positive entre la garantie et le
niveau de la dette. Ce résultat a été confirmé par les travaux empiriques tels que Titman et
Wessels (1998), Bourdieu et Al (1993), Rajan et Zingales (1995), Biais Hillion et Malécot
74
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
(1995), Carpentier (1997), Fama et French (2000), Kremp et Stoss (2001), Huang et Song
(2006) et Fattouh, et Al (2008). 21
En termes d'âge, les entreprises les plus anciennes auraient accumulé un pourcentage
important de leurs actions alors qu'elles étaient autofinancées, ce qui se traduit par un faible
effet de levier.
Les entreprises qui sont en phase de croissance de leur cycle financent généralement cette
croissance par l’endettement, empruntant de l’argent pour croître plus rapidement.
L'économie affecte les cours des actions. Lorsque les marchés financiers s'effondrent, les
entreprises forment une structure de capital et de dette. Lorsque les prix du marché sont
élevés, les entreprises maintiennent leur structure de stocks.
En effet, les grandes entreprises semblent trouver plus facilement les fonds dont elles ont
besoin, et l'écart entre le coût du capital et le coût de la dette est souvent beaucoup plus faible
que celui des petites entreprises. Donc, on peut dire que les structures financières des PME et
des grandes entreprises sont différentes.
Selon la théorie financière classique, les entreprises doivent définir une structure financière
optimale pouvant réduire le coût du capital. Le coût du capital dépend du risque de l'actif. En
fait, les créanciers et les actionnaires déterminent le taux de rendement requis pour les passifs
et le capital d'une entreprise, en fonction du risque et de la structure financière de ses actifs.
21
Mazen KEBEWAR : « La structure du capital et son impact sur la profitabilité et sur la demande du travail ». Economies et
finances. Université d’Orléans. 2012. Page 21.
75
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Utiliser des sources à coût fixe telles que le capital : la responsabilité et le capital pour
financer les actifs d'une entreprise sont connus sous le nom de levier financier. Si un actif
financé par la dette produit un taux de rendement supérieur au coût d'emprunt, le bénéfice par
action augmentera sans augmenter l'investissement du propriétaire.
1.2.8 Le risque
Le risque économique est mesuré en fonction des fluctuations des bénéfices. Ces
fluctuations déterminent l'ampleur de la capacité d'une entreprise à rembourser l'annuité de
son prêt et déterminent ainsi indirectement ses limites d'endettement. Plus le résultat est
variable, plus il est probable qu'une utilisation modeste de capitaux externes sera nécessaire.
« Le bilan financier possède les mêmes postes que le bilan comptable avec retraitements
déjà effectués. Il permet à l’analyste de faire une évolution plus proche de la réalité
économique de l’entreprise afin de détecter les éventuelles anomalies qui existent au sein de
cette dernière et de prévoir son avenir économique »22
Bilan financier
22
Jean BARREAU ET Jacqueline DELAHAYE : « Gestion financière », 4éme édition, Edition Dunod, Paris, 1995, page 74.
76
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
L’actif de bilan financier est appelé l’emploi, il précise ce que possède l’entreprise. Il
contient des actifs immobilisés et des actifs circulants, leur classification se fait suivant le
degré de liquidité croissante23, on distingue :
Désignations
Emplois
23
Hubert de la BRUSLERIE : « Analyse financière », Edition Dunod, Paris, 2010, page 26.
77
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Actifs circulants (A.C) Les valeurs réalisables (V.R) : elles comprennent : les
Source :https://www.academia.edu/6784702/Gestion_financiere_de_lentreprise_Maxi_fiches_Dunod_2008_192
p , consulté le 17/07/2022
Le passif du bilan financier est appelé, ressources leur classification se fait suivant le degré
d’exigibilité croissante. Il indique l’origine des fonds qui ont été mis à la disposition de
l’entreprise24.
24
Hubert de la BRUSLERIE, op cit.p26.
78
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Ressources Désignations
Capitaux étrangers à une année, les principaux postes sont : les dettes financières à
(D.C.T) court terme, les dettes d’exploitation, ainsi que les dettes fiscales et
sociales d’exploitation.
Source :https://www.academia.edu/6784702/Gestion_financiere_de_lentreprise_Maxi_fiches_Dunod_2008_1
92p , consulté le 17/07/2022
79
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Actif immobilisé
- Immobilisations incorporelles
- Immobilisations corporelles Capitaux propres
- Immobilisations financières
Capitaux
- Stocks de sécurité
permanents
Valeurs d’exploitations
Dette à long et moyen terme
Actif
Valeurs réalisables
circulant
Source : PEVRAND.G, « Analyse financière avec exercice », édition VUIBERT, Paris, 1990, Page 29
L'analyse des états financiers d'une entreprise, tels que les bilans, les résultats financiers et
les flux de trésorerie, aide les créanciers à répondre à certaines des questions suivantes :
L'équilibre financier d'une entreprise dépend de la cohérence qui existe entre ses emplois et
ses ressources. Cette cohérence détermine en effet sa solvabilité et sa liquidité.
L'équilibre financier est apprécié traditionnellement par l'étude de la relation entre le Fonds
de Roulement (FR), le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) et la Trésorerie Nette (TN).
80
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Par le haut du
FR = Capitaux permanents – Valeurs immobilisées
bilan
Par le bas du
FR = Actif Circulant – Dette à court terme
bilan
Interprétation du FR
Tableau 7: Interprétation du FR
Interprétation
Cas
Un fonds de roulement est positif lorsque l’entreprise est en bonne santé
financière Elle couvre ses investissements sur le long terme et l’excédent obtenu
FR > 0 couvre l’intégralité de son cycle d’exploitation. Dans cette situation, l’entreprise
dispose d’une marge de sécurité suffisante en termes de trésorerie. 26
25
Chantal BUISSART ET M. BENKACI : « Analyse financière », Edition Berti, Alger, 2011, Page 124.
26https://www.l-expert-comptable.com/a/529650-qu-est-ce-que-le-fonds-de-roulement-definition-et-calcul.html , consulté le
07/07/2022, à 10h15.
81
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Mathématiquement, le BFR se mesure par la différence entre les Actifs Circulants (AC) hors
valeurs disponibles et les Dettes à Court Terme (DCT) hors dettes financières à court terme,
ce qui donne la formule de calcul suivante 28:
Interprétation du BFR
Interprétation
Cas
BFR > 0 : Les emplois d’exploitation sont supérieurs aux ressources
d’exploitation. L’entreprise doit alors financer ses besoins à court terme
BFR positif par l’intermédiaire de son fond de roulement ou de ses dettes financières.29
Source : https://www.l-expert-comptable.com/a/37381-qu-est-ce-que-le-besoin-en-fonds-de-roulement-bfr.html ,
consulté le 18/07/2022
27
THIBIERGE, Christophe. « Analyse financière », paris, décembre 2005.page 46.
28
COHEN Elie : « Gestion financière de l’entreprise et développement financier », Edicef, 1991, p131.
29 https://www.l-expert-comptable.com/a/37381-qu-est-ce-que-le-besoin-en-fonds-de-roulement-bfr.html#ancre-1 , consulté
le 07/07/2022, à 14h39.
82
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Définitions Formules
Méthodes
La différence entre le fonds
de roulement et le besoin en TR= Fonds de roulement
ère
1
fonds de roulement.31
-
Besoin en fonds de roulement
Interprétation
Appréciation
Situations
30
POLOY ROUL D : « Techniques quantitatives de gestion tomme II », Ed DUNOD, Paris, 1986, page 28.
31
COLASSE Bernard : « gestion financière de l’entreprise », 3émeédition, paris 1993, page78.
32
LOTMANI..N, OP-cit, page67.
33
Elie Cohen, Op-cit, Page133.
83
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
FRN = BFR cela signifie que les ressources couvrent tout juste les
besoins de l’entreprise. Cette situation est délicate, car toute variation au
TR nulle niveau du fonds de roulement ou du BFR pourrait mener à une trésorerie
nette négative.
FRN < BFR ce qui signifie que le besoin en fonds de roulement ne peut
être entièrement financé par des ressources à long et moyen terme.
TR négative
L’entreprise est donc dépendante des ressources financières à court
terme.34
Les ratios sont des outils de gestion (sous forme de coefficients ou de pourcentages). Ils
font le rapport entre deux grandeurs caractéristiques extraites des documents comptables.
En comptabilité, les ratios permettent de se faire une idée globale de la santé financière de
l'entreprise ou de la comparer à des entreprises du même secteur. Ils sont des outils d'analyse
financière indispensables à tout dirigeant pour assurer le bon pilotage de sa société.
Ils se basent sur des données existantes (passées ou de préférence présentes) et fournissent
diverses indications : la rentabilité d’une entreprise, la structure de ses coûts, sa productivité,
sa solvabilité, ses liquidités, son équilibre financier...
34
BOUKHELIF Ahmed : « Analyse financière », Edition Houma 2000, page48.
84
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
ratios permettent d’évaluer les modes de financement utilisé par l’entreprise ainsi que les
charges financières qui influencent sa solvabilité à long terme.
Ce ratio est un
indicateur utilisé Si le ratio > 0,5 : les capitaux
Ratio d’autonomie financière = propres couvrent les dettes de
pour déterminer le 𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠 l’entreprise, elle est donc en
niveau de 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 bonne santé financière ;
dépendance d'une
entreprise vis-à-vis Si le ratio < 0,5 : les dettes
des financements sont plus importantes par
bancaires.
Autonomie
financière
Si le ratio > 1 : les dettes sont
plus importantes que les
Ratio d’autonomie financière = capitaux propres, ils ne
𝑑𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑖è𝑟𝑒𝑠
couvrent donc pas l’ensemble
𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠
des dettes, et l’entreprise est
trop endettée ;
85
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Il permet de
calculer le poids de Il doit être le plus faible
l’endettement pour dire que l’entreprise
Ratio d’endettement global = est peu endettée, cela veut
global sur 𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠
𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠 dire qu’elle possède une
l’entreprise, en
Endettement capacité pour souscrire de
comparant les nouveaux prêts et donc
global
dettes (court, d’investir puisque son ratio
moyen et long d’endettement est inférieur
à 1.
terme) au total des
actifs que possède
l’entreprise.
Le ratio de
solvabilité permet Si le ratio est élevé :
Ratio de solvabilité générale =
d’estimer la 𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓 l’entreprise possède une
𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 solvabilité rassurante.
capacité de
Solvabilité
remboursement à
générale
terme d’une Si le ratio est faible :
Source : https://www.l-expert-comptable.com/a/532473-le-calcul-des-principaux-ratios-de-l-analyse-financiere.html ,
consulté le 19/07/2022
Les ratios de rentabilité sont un rapport d’une valeur par rapport à une autre valeur. Ce type
de ratio lié à la rentabilité permet de mesurer la capacité pour l’entreprise à générer une valeur
par rapport à des moyens.
86
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Un ratio financier
permettant de mesurer la
Ratio de rentabilité commerciale =
rentabilité d’une entreprise 𝑀𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒𝑟𝑐𝑖𝑎𝑙𝑒
Rentabilité selon son volume d’affaires 𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠
La rentabilité financière
mesure la rentabilité des
Ratio de rentabilité financière =
capitaux propres, c’est-à- 𝑅é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡 𝑛𝑒𝑡
Rentabilité dire la capacité de 𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠
Source : https://www.l-expert-comptable.com/a/532473-le-calcul-des-principaux-ratios-de-l-analyse-financiere.html ,
consulté le 18/07/2022
87
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Les ratios de rotation sont des indicateurs qui permettent de décrire le temps nécessaire à une
entreprise pour payer, être payée et renouveler ses stocks.
Ils permettent de calculer respectivement : le temps que mettent les clients à payer, les
fournisseurs à être réglés, et à quelle vitesse les stocks sont renouvelés. Globalement, ils
indiquent la vitesse à laquelle une entreprise recouvre ses crédits et/ou paye ses débits. Le
quotient de 12 (365) par leurs valeurs donne une durée de rotation en jours.
88
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
La rotation de stock
correspond au nombre de Stock moyen =
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑒𝑛 𝑑é𝑏𝑢𝑡 𝑑𝑒 𝑝é𝑟𝑖𝑜𝑑𝑒+𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑒𝑛 𝑓𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑝é𝑟𝑖𝑜𝑑𝑒
fois où le stock est 2
intégralement renouvelé au
cours d’une année. Il est
un indicateur de
performance à ne pas Ratio de rotation des stocks =
négliger car il donne une 𝑐𝑜𝑢𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑟𝑐ℎ𝑎𝑛𝑑𝑖𝑠𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒𝑠
Ratio de idée de la qualité des 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑎𝑢 𝑐𝑜𝑢𝑡 𝑑′𝑎𝑐ℎ𝑎𝑡
rotation des marchandises en stock
stocks (leur désuétude ou Ou
péremption), ainsi que du
degré de précision de
Ratio de rotation des stocks =
l'entreprise dans ses
𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠
pratiques d'achat.
𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑖𝑥 𝑑𝑒 𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒
Pour le calculer, il faut
d'abord calculer la valeur
du stock moyen sur la
période.
Source : https://www.l-expert-comptable.com/a/532473-le-calcul-des-principaux-ratios-de-l-analyse-financiere.html ,
consulté le 18/07/2022
89
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Permet de mesurer la
capacité d’une entreprise
quelconque à faire face à Ratio de liquidité restreinte =
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑟é𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 + 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑛𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠
ses dettes à court terme 𝐷𝑒𝑡𝑒𝑠 à 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑡 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒
grâce à l’utilisation de ses
Liquidité actifs les plus liquides. Ces
réduite derniers peuvent être
constitués d’argent, de
placements, d’actions ou
d’autres.
Représente le ratio de
Ratio de liquidité immédiate =
liquidité le plus restrictif. 𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑛𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠
Cet indicateur permet 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑡 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒
d’indiquer la capacité
d’une entreprise à faire
Liquidité
face à ses différents
immédiate
engagements sur le long
terme sans avoir recours à
ses actifs non liquides à
court terme, notamment Ce ratio doit être compris entre 0,2 et 0,3.
les stocks.
Source : https://www.l-expert-comptable.com/a/532473-le-calcul-des-principaux-ratios-de-l-analyse-financiere.html ,
consulté le 18/07/2022
90
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
La liquidité mesure la capacité d'une entreprise à régler ses dettes à court terme arrivées à
échéance.
Les ratios de liquidité établissent une relation entre deux éléments du bilan afin de quantifier
(en pourcentage) les liquidités dont une entreprise dispose à un moment donné. Utilisés pour
savoir si une entreprise est capable de faire face à ses échéances à court terme et donc de
maintenir son exploitation.
Afin de pouvoir prédire si une entreprise dispose effectivement des flux de trésorerie requis
pour qu’elle soit capable de s’acquitter de ses obligations à court terme, il est essentiel que
l’entité suit ses ratios de liquidité.
Une firme dispose de cinq approches pour déterminer la combinaison optimale d’endettement
et de fonds propres, c’est-à-dire pour établir la structure de financement qui maximise la
valeur de la firme.35
La première approche est l’approche par le résultat d’exploitation, dans laquelle les
firmes déterminent une probabilité maximum acceptable de défaillance. Dans cette approche,
on a recours à des données historiques sur le résultat d’exploitation pour établir une
distribution des résultats d’exploitation. En se fondant sur cette distribution, on examine le
montant maximum que la firme est susceptible d’emprunter, étant donné la contrainte de
probabilité de défaillance.
La deuxième approche est celle du coût du capital, défini comme la moyenne pondérée
des coûts des fonds propres, de l’endettement et des actions privilégiées, où les pondérations
sont des pondérations calculées en valeur de marché et les coûts de financement sont les coûts
actuels. En considérant comme constants les investissements actuels de l’entreprise, on
modifie les proportions d’endettement et de fonds propres pour calculer le coût du capital
91
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
pour chaque proportion (de dette et de fonds propres). L’objectif est de minimiser le coût du
capital, ce qui en retour maximise la valeur de l’entreprise.
La quatrième approche est l’approche par la valeur actuelle ajustée. Elle permet
d’estimer la valeur de la firme pour différents niveaux d’endettement en ajoutant la valeur
actuelle des économies fiscales liées à l’endettement à la valeur de l’entreprise non endettée,
puis en soustrayant la valeur actuelle des coûts attendus de faillite. Le ratio d’endettement
optimal est celui qui maximise la valeur de l’entreprise. Les données clés nécessaires à cette
approche sont la probabilité de défaillance, pour chacun des niveaux du ratio d’endettement,
et le coût total de faillite, incluant les coûts directs et indirects.
92
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Le lien entre stratégie et financement est fondamental pour l’entreprise. Toutes les
stratégies nécessitent des investissements. Une stratégie de croissance entraîne des
investissements massifs. Une stratégie de diversification nécessite l’achat de nouveaux
matériels. Une stratégie ne sera mise en œuvre que si l’entreprise dispose des moyens pour la
financer.
L’entreprise doit assurer l’adéquation entre la stratégie choisie et les moyens financiers
dont elle dispose. Elle doit estimer les besoins liés au cycle d’exploitation et ceux liés au cycle
d’investissement.
L’entreprise a besoin de capitaux pour financer son exploitation : acheter des matières, les
stocker, les transformer, stocker les produits finis. Plus le cycle d’exploitation est long, plus
les besoins de financement sont importants. Le besoin en fond de roulement (BFR) mesure le
montant des capitaux investis en permanence dans le cycle d’exploitation. Les stratégies qui
visent à stimuler l’activité de l’entreprise génèrent une augmentation du BFR qui doit être
financé.
Investir est une nécessité pour les entreprises qui souhaitent survivre et rester
compétitives. Investir consiste à acquérir des biens durables pour permettre à l’entreprise de
réaliser son activité et générer des gains ultérieurs. Les investissements génèrent un besoin de
financement (BFI).
93
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Les entreprises pour assurer le financement de leurs investissements adoptent deux type de
moyens de financement : financement interne et / ou externe. Quand on parle de financement
interne il s’agit pour l’entreprise d’utiliser des fonds générés par son activité d’exploitation ou
encore recourir à sa propre trésorerie pour financer un investissement. L’entreprise utilise les
profits dégagés au cours des années précédentes, et qui n’ont pas été distribués aux associés
ou prélevés par l’entrepreneur (autofinancement). Le financement externe implique le recours
37
à des tiers, agents et intermédiaires financiers.
Tout au long de leur existence, tant au niveau de leur création, que leur fonctionnement et
leur développement, les entreprises ont besoin de fonds. Pour assurer la continuité de son
exploitation, l’entreprise doit se doter d’un outil de production et financer son cycle
d’exploitation, notamment ses stocks et ses créances clients. La manière de combiner les
différents moyens de financement est un élément de la stratégie financière qui a des
conséquences directes sur la situation économique de l’entreprise, notamment sa valeur
ajoutée, sa solvabilité et sa rentabilité.
Le financement interne est réalisé par voie d'autofinancement qui est la principale source.
3.2.1.1 L’autofinancement
37Romuald TEMOMO WAMBA, Anicet Clément MIMCHE KOUOTOU, Samuel Roland MAKANI, Damaris CILINO ;
« Analyse de l’effet de la structure de financement sur la création de la valeur partenariale » ; ISSN 1923-2993 ; Vol.10 N°1
Spring 2019.
94
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Lorsqu’une entreprise a besoin d’augmenter ses ressources stables, elle peut recourir à une
augmentation de capital. Le capital de l’entreprise va alors être augmenté par la souscription à
de nouvelles actions, qui sont destinées à être achetées par les actionnaires déjà présents dans
l’entreprise ou bien par de nouveaux actionnaires. La part du résultat non distribuée, présentée
au niveau des réserves peut également être incorporée dans le capital social. Cette opération
peut prendre plusieurs formes. Dans le cas d’une incorporation des réserves dans le capital, la
part transmise peut être ajoutée aux actions déjà existantes (ce qui augmente la valeur
nominale des actions) ou bien à travers la création de nouvelles actions qui sont alors
distribuées aux actionnaires au prorata des actions déjà possédées par ces derniers. De plus,
l’émission de certaines obligations convertibles en capital donne aux détenteurs de la dette de
l’entreprise le titre actionnaires et non plus créanciers (conversion des dettes fournisseurs en
actions). Pour rémunérer un apport en « nature », c’est à dire un nouvel apport d’actifs, les
entreprises peuvent également émettre de nouveaux titres.
Dans le cadre d’une fusion, il y a un apport de titres d’une entreprise extérieure, lesquels
sont ajoutés au capital de l’entreprise. Lorsqu’une entreprise souhaite financer de nouveaux
investissements, elle peut émettre une proposition de nouvelles souscriptions sur le marché
primaire afin d’augmenter en numéraire son capital. Elle peut alors également proposer un
droit préférentiel de souscription à ses actionnaires actuels afin qu’ils puissent racheter ces
nouvelles actions à un prix avantageux. Cette opération engendre deux conséquences :
l’augmentation des ressources stables et la dilution du capital.
Le financement par emprunt est connu comme l’une des principales sources de
financement des entreprises, octroyées auprès des banques et des institutions financières
95
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
spécialisées. Il peut prendre la forme d’un emprunt obligataire ou de tous autres types
d’emprunt (emprunt bancaire à long et à court terme et les obligations).
Direct
Actions Obligations
96
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
A cet effet, l’entreprise dispose de plusieurs outils ou méthodes qui permettent d’effectuer
cette analyse : les soldes intermédiaires de gestion (SIG), la capacité d’autofinancement
(CAF) et la rentabilité.
1. L’analyse de l’activité
Deux outils principaux nous permettent d’analyser l’activité de l’entreprise : les SIG et la
CAF.
Afin de réaliser la quantification globale de la rentabilité du capital engagé par rapport aux
ressources engagées, on fait appel à l’intégration de l’ensemble des acticités de l’entreprise, à
l’analyse globale résultats. Dans ce sens on peut déterminer à partir du compte résultat
certains indicateurs en valeurs qui porte le nom de soldes intermédiaires de gestion et qui font
partie des indicateurs utilisés pour mesurer les performances économiques et financières de
l’entreprise.
1.1.1 Définition
«Les soldes intermédiaires de gestion constituent la succession articulée des flux issus du
compte de résultat. Cet ensemble complet de variable se justifie car le diagnostic financier ne
peut se satisfaire du simple solde global du compte de résultat. Le bénéfice net, ou la perte
nette, sont le fruit de toutes les charges et de tous les produits de l’exercice. Ce solde net est
la somme d’éléments hétérogènes qui relève de types d’opération différents.»39
1.1.2 Objectif
L’objectif est de mettre en évidence les étapes de la formation du résultat.
39
Hubert de la BRUSLERIE, op cit, page142.
97
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
- de décrire la répartition de la richesse créée par l’entreprise entre les salariés et les
organismes sociaux, les apporteurs de capitaux et l’entreprise elle-même ;
- de suivre dans l’espace et dans le temps l’évolution de la performance et de la
rentabilité de l’activité de l’entreprise à l’aide de ratio d’activité, de profitabilité et de
rentabilité.
1.1.3 Les différents soldes intermédiaires de gestion
Le tableau des soldes intermédiaires de gestion comprend nef soldes successifs obtenus par
différences entre certains produits et certains charges, les trois premiers soldes sont destinés à
l’analyse de l’activité de l’entreprise alors que les six suivants sont consacrés à l’analyse de
résultat.
a. La marge commerciale
C’est un indicateur fondamental des entreprises commerciales, elle mesure la capacité de
l’entreprise à maximiser la différence entre le chiffre d’affaires et le coût d’achat des
marchandises vendues.
b. Le produit de l’exercice
C’est un indicateur qui mesure ce que l’entreprise à réellement produit pendant l’exercice,
indépendamment de l’utilisation faite de cette production (ventes, stockage, livraison à soin
même). Remarquons que cet indicateur est hétérogène, car la production vendue est chiffrée
au prix de vente, alors que les productions stockées et immobilisées sont au coût de
production.
98
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
e. Le résultat d’exploitation
C’est également un indicateur de rentabilité économique, mais celui-ci intègre le coût de
l’outil de production (amortissement) et les risques d’exploitation (dépréciations ou
provision). Il exprime mieux que l’EBE, la capacité de l’entreprise à optimiser l’ensemble de
ses fonctions opérationnelles (investissement, approvisionnement, production et vente)
99
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
g. Résultat exceptionnel
Le résultat exceptionnel reflète l’incidence d’événements ou de choix qi ne relève pas de
l’exploitation normale et courante de l’entreprise et qui sont de nature à augmenter ou à
diminuer le résultat de l’exercice.
Ventes de marchandises
- achat de marchandises
- variations des stocks marchandises
Marge commerciale
Produit vendu
+ produit stocké
+produit immobilisé
Production de l’exercice
Marge commerciale
+produit de l’exercice
- consommations de l’exercice en provenance des tiers
Valeur ajoutée
VA
100
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
+ subvention d’exploitation
- charge de personnel
- impôts et taxes
EBE
EBR
- DADP
- RADP
- autres charges
+ autres produits
Résultat d’exploitation
Résultat d’exploitation
+ produit financier
- charges financières
Produit exceptionnel
- charges exceptionnel
RCAI
+ résultat exceptionnel
- participation des salariés
- IBS
101
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
b. Définition
c. Rôle
40
Christian et mireille ZAMBOTTO ; «Gestion financière » ; 4ème Edition, Paris : DUNOD.2001 ; page 19.
102
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Libellé Montant
EBE
+ Produits financiers
- Charges financières
+ Produits exceptionnels
- Charges exceptionnelles
= Capacité d’autofinancement
Source : BEATRICE, GRANDGUILLOT, Francis. « Analyse financière », 10ème Edition. Paris : Gualino éditeur, 2006,
page 73.
103
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Libellé Montant
= Capacité d’autofinancement
2. L’analyse de la rentabilité
Une entreprise performante doit être efficace et efficiente. L'efficacité est la capacité, pour
une entreprise, d'atteindre les objectifs fixés. L'efficience est l'optimisation des ressources
consacrées à l'atteinte des objectifs.
104
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Ces ratios prennent leur sens lorsqu'on les compare dans le temps et dans l'espace avec
d'autres entreprises du même secteur d'activité.
105
Chapitre II : Politique et structure de financement de l’entreprise
Conclusion
Cette structure est variable. Elle dépend des contraintes financières liées à la nature
des activités développées par les entreprises et aux décisions d’investissement prises.
Notre travail de recherche ne se limite pas à une étude théorique, il nécessite aussi une
étude empirique dont l’objectif est de mettre en application les connaissances théoriques
abordées dans les deux premiers chapitres de la présente recherche.
106
Chapitre 3 : Impact des
stratégies de diversification sur
la structure financière de Tifra-
Lait
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Cette industrie a connu un essor dans les années 70 suite aux programmes publics lancés par
l’Etat afin d’encourager la création d’entreprises nationales en vue de boosté l’économie
Algérienne. Les filières concernées sont les céréales, le lait, eaux et boissons. Elles restent les
plus importantes mais sont suivies maintenant par celles du sucre, des corps gras, des
conserves, des viandes … Les IAA prend une place considérable dans le marché algérien,
notre culture aidant elle connait un développement remarquable depuis 20 ans d’ailleurs les
IAA représentent au moins 17 000 entreprises et génèrent plus de 150 000 emplois mais le
secteur exporte très peu, malgré le potentiel pour certains produits. Privé à plus de 80 %, il
contribue aujourd’hui à hauteur de 50 à 55 % au PIB industriel hors hydrocarbures. II est le
premier employeur du secteur industriel (40 % de l’emploi avec près de 150 000 actifs
occupés). Ce sont les entreprises des filières « céréales », « lait », « eaux » et « boissons non
alcoolisées » qui sont les figures clés de ce paysage.
Voici un histogramme qui représente la production du Lait et ses dérivés sur le territoire
nationale :
12000
10000
8000
6000
4000
2000
0
Lait pasteurisé Autres dérivés de lait 1 Fromages (T) Beurre et smen (T)
103HL/T
1
IAA : industrie agroalimentaire.
Source : https://www.algeriabusiness.info/agroalimentaire-donnees-sectorielles-2019/, consulté le 18/09/2022
108
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
On constate que le lait pasteurisé est produit en grande quantité comparé aux fromages, au
beurre et autre ce qui indique la grande place qu’occupe le lait dans les habitudes alimentaire
en Algérie, cela traduit l’importance de cette filiale.
Dans le schéma qui suit, on observe que la valeur ajoutée provient du secteur privé à hauteur
de 65,8% par rapport au secteur public qui représente que 9,7% de la VA total. La conclusion
tirée de ce schéma est que le privé rapporte bien plus que le public.
Public - Privé
70
60
50
40
Valeur ajoutée
30
20
10
0
Public Privé
Dans ce contexte qu’on étudiera une entreprise de l’industrie agroalimentaire Tifra-Lait qui a
comme rôle d’acheter du lait cru aux éleveurs pour le transformer en différents produits
laitiers (lait pasteurisé, pâte molle, pâte pressée …).
109
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Sous le statut d’entreprise familiale où elle débuta par la production d’un fromage de chèvre.
Les micro-investissements réalisés par autofinancement lui ont permis d’accéder au rang de
statut SARL en 2004 en passant au stade d’industrie agro- alimentaire de renommé occupant
une superficie totale de 6300 m2.
S’inscrivant dans une logique de la production aux normes internationales, Tifra- Lait se
trouve aujourd’hui certifié ISO 90012 version 2008 et agrée aux normes HACCP
conformément à la réglementation en vigueur notamment le décret exécutif N° 04/82 mars
2004.
Le groupe Tifra-Lait dispose actuellement d’un effectif global de 402 emplois directs,
auxquels s’ajoutent 174 emplois indirects constitués d’éleveurs de bovins laitiers, collecteurs
et distributeurs. Sa capacité de transformation de lait est de 500 000 litres/ par jour réparti
comme suit :
- SARL Matinale : elle abrite en son sein 80 employés permanents auxquelles s’ajoutent 600
emplois indirects. Son capital social est de 300 million de dinars avec lequel elle réalise divers
produits (lait pasteurisé en sachet, yaourt en bouteille 1L, El ben Raib, jus en bouteille). Avec
une capacité de production de 200 000 L/J ; ces produits-là sont distribués dans 18 wilayas du
pays.
- SARL IFKI Lait : son effectif est de 60 personnes auxquelles s’ajoutent 120 emplois
indirects. Avec son capital qui s’élève à 430 million/ DA, elle atteint 220 000 L/J de capacité
2
ISO 9001 : Définie les critères applicables à un système de management de la qualité. Elle permet de réduire les coûts de
production, améliorer les pratiques d’achat et aussi se préoccupe du bien-être de ses salariés.
110
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
de production. Elle réalise du lait UHT longue conservation en brique et sachet et du jus en
brique qu’elle distribue dans 30 wilayas du pays.
Afin de satisfaire pleinement la demande, l’entreprise projette une croissance interne par
extension de l’entreprise.
Le réseau de distribution de Tifra-Lait est réparti en quatre zones permettant de délimiter son
activité sur la quasi-totalité du territoire national :
- Centre qui comprend Alger, Blida, Boumerdes, Tipaza, Tizi-Ouzou, Bouira et Tipaza.
- Est où on trouve les wilayas de Sétif, Bordj Bou Arreridj, Annaba, Skikda, Constantine,
Souk Ahres, Khenchla, Tbessa, Guelma, Jijel, Bejaïa, Batna et M’sila.
- Ouest où on trouve Oran, Tlemcen, Relizane, Mostaganem, Mascara, Ain Timouchent, Sidi
Bel Abbes, Tiaret, Ain Defla et Chlef.
1.2.1 Missions
Les principales missions de Tifra-Lait sont la production, le développement et la recherche
dans le domaine des différents types de fromage, ainsi que la production et la
commercialisation des produits laitiers.
111
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
- Projet d’extension de fromagerie de TIGZIRT d’une capacité de 300 000 L/J en pâtes
molles et pâtes pressées.
- Projet d’aquaculture pour l’élevage de poissons a TIGZIRT d’une capacité de 600
T/AN.
- MEGA/projet pour l’exploitation agricole d’un périmètre de 25 000 HECTARES à
Adrar.
- Concession sur 40 ans attribuée par les services publics.
112
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Tifra-lait a diversifié ses produits, afin de gagner davantage de part de marché face à une
concurrence rude. Tifra-lait ambitionne d’augmenter sa capacité de production et envisage de
se diversifier avec des produits qui se distingueront de ses concurrents.
L’entreprise prévoit également des investissements comme l’extension, les terres acquis à
ADRAR ou encore l’aquaculture et cela dans le but d’acquérir encore plus de parts de marché
et ainsi devenir un leader incontournable.
113
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
- Deux ateliers de production qui transforment 120.000L de lait par jour pour la production
de lait pasteurisé et la production de fromage/camembert ;
114
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Pour le contrôle des pâtes molles (camembert et fromage), on doit contrôler l’acidité du lait et
ferments, la densité du lait, la température, la maturation et le PH depuis la réception jusqu’au
démoulage et enfin le processus de salage et d’affinage doit aussi être contrôlé pour que le
déroulement soit conforme.
En cas d’anomalie, on décide de rebuter ou non le produit, selon qu’il soit récupérable ou non.
Les produits avariés (soit au cours de production ou pour les produits finis) peuvent être
115
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
récupérables ou alors détruits. Dans ce dernier cas ; si la quantité détruite dépasse 100kg, la
présence d’un huissier de justice est obligatoire.
La capacité de stockage est assez suffisante pour abriter des marchandises assurant une
autonomie de trois mois de fonctionnement, elle est estimée à 30 000 mètres cube.
SOADIS (Algérie)
SOLAREC ( Belgique)
Source : Tifra-lait
Dans ce tableau, nous remarquons que la plupart des approvisionnements de Tifra- Lait se
font au niveau local, ce qui peut créer un problème puisque les éleveurs eux même ont des
difficultés à part pour la poudre de lait qui est importé par l’Etat depuis la Belgique pour le
marché algérien et le Polyétherène sous vide de fromage qui est importé de la Hollande à
cause de sa non disponibilité dans le marché algérien et pour sa qualité.
116
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Les prix d'achat des principaux produits utilisés dans la fabrication du fromage et du
camembert ont connu une forte augmentation et cela est dû à la crise sanitaire.
Pour arriver à faire atteindre les produits aux clients, le réseau de distribution de Tifra-Lait
s'étend sur 34 wilayas soit 70% de couverture du territoire national. Le nombre de
distributeurs par wilaya diffère d'une wilaya à une autre et ce selon l'importance du marché
ainsi que la superficie de la wilaya afin de pouvoir la couvrir.
3. Organisation de l’entreprise
Nous présentons ci-dessous une représentation graphique de la structure de l’entreprise. Il
permet de visualiser les différents organes qui la composent, le lien existant entre les
différentes structures ainsi que la hiérarchie existante au sein de cette société :
117
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Service
Approvisionnement
Service Production
Service
management
qualité Service Commercial
Service
Assistante
juridique
du gérant
Service
Maintenance
Gérant Direction
d’unité
Service Qualité
(Laboratoire)
Secrétariat
Contrôle de de direction
gestion Service logistique
Hygiène
Sécurité
Environnement Service Ressources
Humaines
Service Finance et
comptabilité
Comptabilité
Générale
Caisse
Source : Tifra-Lait
118
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
prendre en charge des fonctions plus délicates à condition que les explications nécessaires lui
soient fournies et que son temps le lui permette.
Néanmoins, il existe certains travaux de routine qu’un cadre, lorsqu’il est assisté d’une
secrétaire, ne devrait plus avoir à effectuer comme : la communication téléphonique où elle
assure toute les opérations de liaison téléphonique entre la direction et les services intérieurs
et extérieurs ; le classement où elle doit faire un classement numérique et chronologique des
documents ; la saisie des documents sur ordinateur et le courrier où elle dépouille les courriers
et les classes selon l’ordre d’importance pour les communiquer au supérieur.
119
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
La direction des ressources humaines joue un rôle primordial dans la stabilité et le bon
déroulement des tâches et processus dans une entreprise compte tenu de son impact sur les
motivations, les relations interpersonnelles et la performance au travail des employés. Si les
employés ne sont pas à leur plein potentiel, indéniablement une entreprise ne le sera pas non
plus
Il veille à la réalisation d’un produit conforme aux normes tout en respectant le programme
arrêté et organise le travail dans les différents ateliers de production.
Le comptable quant à lui s’occupe de la saisie des factures et des pièces comptables sur le
logiciel PC-COMPTA. La saisie se fait manuellement, et des erreurs peuvent subvenir courant
120
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
des saisies. Par ailleurs, le comptable est en charge aussi des déclarations CNAS et reporte la
situation actuelle soit, au responsable dossier soit direction au responsable finance et
comptabilité. Ces situations sont :
Chiffre d’affaires;
État de rapprochement;
État de stock;
Consommation;
Bilan mensuel;
Situation de caisse.
Pour finir, le comptable matière s’occupe de la relation entre les différents magasins et le dépôt central.
Son rôle principal est de valoriser le stock actuel en prix et en quantité. Le processus de comptabilisation
des pièces comptables s’effectue via PC compta DLG (Chaque service envoie ses pièces comptables
pour comptabilisation).
121
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Dans cette étude on verra trois points de la diversification, la première sous-section portera
sur les stratégies d’entreprise ensuite la deuxième sous-section on l’a consacrera aux
déterminants de la diversification et pour finir on appréciera la croissance de l’entreprise
Tifra-Lait à travers les outils d’analyse stratégique mis à disposition.
En ce qui concerne Tifra-Lait elle ne peut pas suivre cette stratégie car la baisse du coût
repose sur la production en grande quantité de leurs produits, ce qui posera problème dans le
sens ou la société ne pourra pas stocker sa marchandise longtemps du fait qu’il s’agit de
produits périssables, sans oublier les coûts élevés de stockage. Au final elle applique les prix
du marché.
122
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
En ce qui concerne Tifra-Lait, elle reste confidentielle et évite de coordonner les moyens, les
compétences et les ressources avec les autres partenaires.
123
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Produits
Développement de produit
Pénétration du marché M.Medjkane a eu l'idée de produire
lancement du (fromage de chèvre) du fromage de chèvre après l'essor
au sein de Tifra-Lait: étant donnée qu'a connu ce dernier en France, le
que l'entreprise possède déja le developpement de ce fromage est lié
Existant
En définitive, Tifra-Lait a lancé un nouveau produit dans un marché déjà existant (Fromage
de chèvre), mais aussi elle a lancé un nouveau produit dans un marché nouveau (Elevage de la
Daurade). Cela prouve que l’entreprise est indéniablement croissante.
124
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
La diversification
liée-supplémentaire L’aquaculture (Elevage de la Daurade)
Face à ce constat, le professeur Michael Porter a établi un modèle d’analyse basé autour de 5
forces afin d’adopter par la suite les meilleurs choix stratégiques (stratégie de différenciation,
d’innovation, de spécialisation ou de domination par les coûts), qu’on appliquera pour
l’entreprise agroalimentaire Tifra-Lait.
Ici, la menace la plus importante pour Tifra-Lait est le nombre considérable de producteurs
de fromage et de produits laitiers. De nouveaux producteurs peuvent en effet mettre au point
une recette similaire à celle de Tifra-Lait.
Le marché dans lequel Tifra-Lait se trouve fait qu’une large gamme de produits peut
remplacer ses offres. Cela peut autant concerner le Camembert, le lait en sachet, le fromage
portion et même le L’Ben. Tifra-Lait n’a pas l’exclusivité, nombre de marques proposant les
mêmes produits.
Tifra-Lait a un nombre assez limité de fournisseurs en matière de lait qui la matière première
ce qui les rend vulnérables est donc les fournisseurs ont un pouvoir de décision et de
négociation avec l’entreprise.
125
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Les clients exercent une pression assez forte sur Tifra-Lait surtout lorsque le lait vient a
manqué. L’entreprise détient une notoriété importante dans la région de Tigzirt.
Il y a beaucoup de marque qui font concurrence directe à Tifra-Lait comme DBK , le fermier,
Soummam, Candia et même La Vache qui rit qui est une marque étrangère.
En guise de conclusion, nous pouvons dire que le modèle des cinq forces de Porter, malgré
son ancienneté, reste encore un outil très pertinent et très utilisé pour analyser la situation
concurrentielle de l’entreprise.
Forces : Faiblesses
- Accès à la poudre du lait importé par l’Etat - Le programme de production mensuel se
- La couverture de 70% du fait en fonction des objectifs de production
Diagnostic interne
Opportunités Menaces
- L'inexistence de moyen de pression par les - Faible disponibilité des importateurs
clients de l’entreprise ; Algériens ;
- L’encouragement par l'Etat de la - L’insatisfaction des besoins et de la
productionnationale ; qualité du lait cru par les éleveurs locaux ;
- L’évolution de la culture de - La menace des éleveurs ;
consommationdes produits laitiers.
- L’instabilité de
l’environnement économique.
126
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Dimensions Caractéristiques
127
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Après avoir décrit l’entreprise Tifra-Lait, nous allons nous intéresser à leur structure
financière et son impact sur leur activité, en termes d’équilibre financier et de respectabilité
des règles de gestion.
L’élaboration des bilans financiers sont faits sur la base des documents comptables de
Tifra-Lait. Les tableaux cités-ci-dessus sont élaborés par nos soins en prenant en
considération uniquement l’actif et le passif net des exercices 2019, 2020 et 2021 la seule
modification apportée repose sur la suppression de la colonne des dotations aux
amortissements et aux provisions.
128
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Tableau 17: Emplois des bilans financiers pour 2019, 2020, 2021 UM : MDA
Actif Immobilisé 1 886 308 731,34 3 315 852 074,15 3 754 369 813,7
Valeurs d’immobilisations 1 886 308 731,34 3 315 852 074,15 3 754 369 813,7
Actif Circulant 1 253 664 633,46 913 533 715,13 625 882 764,59
Valeurs d’exploitations 216 321 189,21 199 268 203,64 142 718 888,26
- Stocks et encours 216 321 189,21 199 268 203,64 142 718 888,26
Totaux 3 140 423 364,80 4 229 385 789,28 4 433 052 578,29
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
129
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Tableau 18: Ressources des bilans financiers pour 2019, 2020, 2021
UM : MDA
Capitaux Permanents 1 185 805 799,91 1 891 291 160,11 2 501 109 237,56
Fonds Propres 494 089 205,7 502 591 876,33 551 406 692,78
- Capital émis 50 000 000 ,00 50 000 000,00 300 000 000,00
- Capital non appelé - - -
- Primes et réserves (réserves consolidés) 191 987 553,08 194 713 132,13 45 737 080 ,01
- Ecart de réévaluation - - -
- Ecart d’équivalence - - -
Dette à Long et Moyen terme 691 716 594, 21 1 388 699 283,78 1 949 702 544,78
- Emprunts et dettes financières 691 716 594.21 1 388 699 283.78 1 949 702 544.78
- Impôts différés et provisionnés - - -
- Autres dettes non courantes - - -
- Provisions et produits constatés d’avance - - -
Dette à court terme 1 954 617 564,90 2 338 094 629,17 1 931 943 340,73
- Fournisseurs et comptes rattachés 1 128 820 391.46 1 456 956 168.99 1 446 144 173.79
- Impôts 40 274 762.89 29 038 233.87 46 018 685.61
- Autres dettes 232 363 079.95 263 422 182.78 134 247 759.77
- Trésorerie passif 553 159 330.60 588 633 043.53 305 532 721.56
Totaux 3 140 423 364.80 4 229 385 789.28 4 433 052 578.29
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
130
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
Tableau 20 : Ressources des bilans financiers en grandes masses pour 2019, 2020, 2021
UM : MDA
Capitaux
1 185 805 799,91 37,76 1 891 291 160,11 44,72 2 501 109 237,56 56,42
permanents
Capitaux propres 494 089 205,7 15,24 502 591 876.33 11,88 551 406 692 ,78 12,44
DLMT 691 716 594,21 22,03 1 388 699 283,78 32,83 1 949 702 544,78 43,98
DCT 1 954 617 564,90 62,24 2 338 094 629,17 55,28 1 931 943 340,73 43,58
Totaux 3 140 423 364,80 100% 4 229 385 789,28 100% 4 433 052 578,29 100%
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
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Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
1.2.1. Commentaires
Actif immobilisé :
D’après ces trois bilans en grandes masses, on constate que la valeur des immobilisations de
l’entreprise pour chaque exercice représente une partie importante du total de l’actif. La
proportion de l’actif immobilisé par rapport au total actif est de 60,07 % en 2019, mais en
2021 on remarque qu’il augmenté de 24,62 % soit 84,69 % ce qui démontre l’investissement
de Tifra-Lait en matière d’immobilisation et pour être plus précis cette augmentation est due
par l’extension que Tifra-Lait a lancé ; dans le cadre d’une augmentation de la capacité de
production.
Valeurs d’exploitations :
On constate que la valeur d’exploitations des trois années n’est pas élevé ce qui démontre
que Tifra-Lait écoule leurs marchandises et ne les stocks pas, il y a lieu de signaler que la
nature de de leurs produits est périssable (produits laitiers).
Valeurs réalisables :
Ces montants représentent les liquidités à moins d’un an que possède Tifra-Lait suite à la
vente de leurs marchandises. On remarque que ces deux dernières années le montant a
fortement diminué par rapport à l’année 2019 qui représentait 30,84 % cela montre que
l’argent est vite réinvestit.
Néanmoins, il y a lieu de calculer les délais crédit client, pour mieux analyser cette
amélioration.
Valeurs disponibles :
On constate que les disponibilités sont faible et se dégrade d’une année à une autre il y ‘a
lieu de signaler que cette évolution n’est pas due à une bonne ou mauvaise gestion de
trésorerie, mais aux instances dans la prise en charge des paiements des dettes fournisseurs.
Cela est aussi dû aux besoins exprimés, à savoir, la prise en charge des frais d’impôts, les
charges sociales et fraîches de personnel ainsi que les dettes contractées par Tifra-Lait auprès
des banques.
132
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Fonds propres :
Le montant des fonds propres a connu une légère hausse par rapport à l’année 2019 mais ça
reste faible. L’entreprise dans son activité fait recours à des crédits afin de financer son
activité.
D’après le bilan nous constatons que les dettes à moyen et long terme sont en augmentation et
passe de 22,03 % en 2019 à 43,98 % en 2021 ce qui dénote a priori une dégradation dans la
prise en charge des emprunts.
Pour les dettes à court terme, il y’a lieux de préciser que parmi eux on trouve des dettes
fournisseurs qui sont non rémunérable (sans intérêts), donc aucune charge financière n’en
découle.
Nous constatons que ces DCT ont connu une légère baisse en 2021 à hauteur de 11,7 % mais
ça reste insuffisant dans la prise en charge des dettes fournisseurs.
Figure 21: Représentation graphique des actifs des bilans financiers en grandes masses
UM : MDA.
90
80
70
60
Actif immobilisé
50
Valeurs d'exploitations
40 Valeurs réalisables
Valeurs disponibles
30
20
10
0
2019 2020 2021
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
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Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Figure 22 : Représentation graphique des passifs des bilans financiers en grandes masses
UM : MDA.
70
60
50
40
30
20
10
0
2019 2020 2021
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
La présentation des bilans en grandes masses de la SARL Tifra-lait, nous permet de mener
notre analyse à travers le calcul des différents équilibres financiers.
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Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
FR
0,00
2019 2020 2021
FR
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
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Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Calcul de la variation de FR
Tableau 23: Le calcul de la variation de FR UM : MDA
D’après les résultats obtenus, Tifra-Lait est en déséquilibre financier sur les trois années
2019, 2020 et 2021. Elle a enregistré un FR négatif (capitaux permanents < actif immobilisé)
cela signifie qu’elle ne peut pas couvrir ses dettes à court terme par ses actifs circulants donc
elle doit faire appel aux dettes.
Calcul du BFR
136
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Représentation graphique
Figure 24: Représentation graphique du Besoin en Fonds de Roulement
UM : MDA
0,00
2019 2020 2021
BFR
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
BFR 631 517 067,4 290 447 504,4 301 437 800,9
Δ du BFR - - 341 069 563 10 990 296,5
Δ du BFR % - - 54 3,78
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
Le BFR de Tifra-Lait ont diminué les deux dernières années par rapport à 2019, mais
l’entreprise génère un BFR positif ce qui signifie que les ressources d’exploitation ne finance
pas les emplois d’exploitations. Dans ce cas, l’entreprise est en forte demande en fonds de
roulement ce qui implique qu’elle est en mauvaise situation financière.
2.1.3 La trésorerie
Calcul de la trésorerie
La première méthode : La trésorerie résulte de la confrontation entre le BFR et le FR
137
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Tableau 26 : Le calcul de TR
UM : MDA
UM : MDA
Désignation 2019 2020 2021
VD 68988235,73 34 453 167,19 18 912 242,13
-
DFCT 1 401458234 1 749 461 585,64 1 626 410 619
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
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Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Représentation graphique
Figure 25: Représentation graphique de la trésorerie
UM : MDA
0,00
2019 2020 2021
-200 000 000,00
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
Au cours de ces trois exercices 2019,2020, 2021 l’entreprise Tifra-Lait est en situation de
déséquilibre à court terme. Cela indique qu’elle n’a pas pu couvrir son besoin à court terme
par son fonds de roulement qui représente sa liquidité.
Si on approfondie dans la gestion de l’entreprise, on constate que cette situation provient de
la lenteur des circuits de l’allocation des fonds. En outre, des programmes d’investissement
très important (l’extension) sont réalisés par l’entreprise et immobilisé dans son actif. Ces
travaux sont réalisés à terme donc comptabilisé en immobilisation en cours en contrepartie
des DCT.
139
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
Interprétation
Dans les lignes qui suivront nous interpréterons les ratios de structure financière de
Tifra-lait :
Ratio d’autonomie financière :
Nous constatons que d’après la première méthode que les ratios pendant les trois exercices
est relativement faible et ils sont inférieur à 0,5 cela veut dire que les dettes sont plus
importantes par rapport aux capitaux propres. Parmi les raisons qui peuvent expliquer ce
résultat ; Tifra-Lait finance ses investissements par crédit bancaire (découvert bancaire).
140
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
𝐴𝑐𝑡if 𝑐i𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑛𝑡 1 253 664 633,46 913 533 715,13 625 882 764,59
= = = =
𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 à 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑡 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 1 954 617 564,90 2 338 094 629,17 1 931 943 340,73
Liquidité
générale = 0,64 = 0,39 = 0,32
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
Interprétation
D’après ce tableau on constate que :
Ration de liquidités générales
Ce ratio doit être supérieur à 1, seulement durant ces trois exercices les ratios ne dépassent
pas 1. En effet, en 2019 le ratio est égal à 0,64 et il se dégradera pendant les deux années qui
suivront pour atteindre 0,32 en 2021. En conclusion, TFR-LAIT ne peut pas couvrir
l’intégralité de son passif grâce à l’utilisation de son actif à court terme ce qui veut qu’elle ne
peut pas honorer ses dettes à court terme.
141
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Liquidités réduites
Ce ratio doit être compris entre 0,3 et 0,5. Nous constatons que l’entreprise peut faire face
à ses dettes à court terme en utilisant ses actifs les plus liquides. Effectivement, en 2019 le
ratio est pile dans les normes (0,53) puis il a baissé en 2020 à 0,3 donc la situation financière
est jugée favorable durant ces années, et cela est dû aux efforts fournis par les commerciaux
dans le cadre de l’amélioration des recouvrements des créances. Cependant nous notons une
baisse en 2021 à 0,25 ce qui traduit une mauvaise gestion des créances.
Liquidité immédiate
Cet indicateur permet d’indiquer la capacité d’une entreprise à faire face à ses différents
engagements sur le long terme sans avoir recours à ses actifs non liquides. Sachant que ce
ratio doit être compris entre 0,2 et 0,3 et nos remarquons dans le tableau ci-dessus que les
ratios sont inferieurs a 0,2 et ils ne dépassent pas 0,1 pour 2019, 2020, 2021. Cela s’explique
que TIFRA-LAIT ne dispose pas d’une autonomie financière pour régler ses fournisseurs.
Chaque mois, cette dernière envoi un état de tous les factures comptabilisées à la direction
générale (l’accréditif) pour mettre à sa disposition dans ses disponibilités le montant
demander pour procéder au règlement de tous ses fournisseurs.
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
Interprétation
D’après ce tableau on constate que :
142
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
143
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Résultat net
54 511 581,04 8 502 670,64 63 514 733,45
Rentabilité Capitaux propres
financière 494 089 205,69 502 591 876,33 551 406 692,78
= 0,11 = 0,016 = 0,11
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
Interprétation
D’après ce tableau on constate que :
Rentabilité commerciale :
Ce ratio exprime la rentabilité de Tifra-Lait en fonction de son volume d’activité, nous
constatons que cette entreprise est commercialement rentable sur les trois exercices, malgré
que ce ratio soit faible. Néanmoins, les ventes de l’organisme ont été assez profitables. Nous
déduisons que Tifra-Lait fait une bonne utilisation de son chiffre d’affaire qui est en quelques
sortes le capital commercial que l’entreprise tire de ses clients.
Rentabilité économique :
A travers ce tableau, on s’aperçoit que la rentabilité économique de l’entreprise reste
négative sur les trois dernières années. En effet, elle était de -0,0022 en 2019, est passé à -
0,005 en 2020 et – 0,035 en 2021. Cela signifie que la rentabilité est insuffisante, autrement
dit ses actifs économiques ne sont pas rentable.
Rentabilité financière :
D’après les résultats obtenus dans le tableau ci-dessus, la rentabilité financière est positive
et cela est dû au résultat net qui l’est aussi. Donc les gestionnaire de l’entreprise sont aptes à
rentabilisé les capitaux propres. Malgré cela l’entreprise doit se fixer comme objectif de
maximiser cet indicateur.
2.3 L’analyse de l’activité
144
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
IV-excèdent brut 207 670 618,78 166 363 706,29 251 632 559,71
d’exploitation
Autres produits 558 340,89 7 781 296,48 12 937 500,00
opérationnels
Autres charges -3 614 501,68 -7 737 805,52 -127 347,55
opérationnelles
Dotations aux -68 197 439,14 -65 677 200,10 -56 485 643,73
amortissements, provisions
et pertes de valeurs
Reprise sur pertes de
valeurs et provisions
V-résultat opérationnel 136 417 018,85 100 729 997,15 207 957 068,43
Produits financiers 223 446,25 2 422 814,55 2 661 576,34
Charges financières - 68 576 700,06 -90 840 669,73 -133 271 791,14
VI-résultat financier -68 353 253,81 -88 417 855,18 -130 610 214,80
145
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Total des produits des 1 383 780 994,93 1 329 514 629,89 1 734 817 886,68
activités ordinaires
Total des charges des -1 329 269 413,89 -1 321 011 959,25 -1 671 303 153,23
activités ordinaires
VII-Résultat net des 54 511 581,04 8 502 670,64 63 514 733,45
activités ordinaires
Eléments extraordinaires
(produits)
Eléments extraordinaires
(charges)
IX-résultat extraordinaire
X-Résultat net de
54 511 581,04 8 502 670,64 63 514 733,45
l’exercice
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
Production de l’exercice
Pour les trois années 2019, 2020, 2021) Tifra-Lait a connu une augmentation dans la
production. Elle est passée de 1 382 999 207,79 en 2019 à 1 719 218 810,34 en 2021 ceci
s’explique par l’augmentation des ventes des produits annexe.
Consommation de l’exercice
Elle a connu une hausse en 2021 par rapport à l’année 2019 et cela est dû à l’augmentation de
la production de l’exercice.
Valeur ajoutée
La richesse apportée par l’entreprise est de 359 710 429,63 en 2019 et a augmentée à
413 658 495,8 en 2021. Nous constatons que la valeur ajoutée est positive sur les trois
exercices et elle est amplement suffisante afin de couvrir les charges de personnel et impôts et
taxes et versement assimilé. Cette augmentation est due à la production de l’exercice.
Excédent brut d’exploitation
Est positif durant les trois années cela grâce à la valeur ajoutée dégagée par l’entreprise. Nous
remarquons que l’EBE couvre et les charges du personnel et les impôts et taxes.
146
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Résultat opérationnel
Représente le résultat avant charge et produits financier. On a constaté des fluctuations dans
les montants des trois années à savoir : 2019, 2020, 2021. En effet, il a connu une
augmentation en 2021 cela traduit des gains généré grâce à son exploitation courante et il
s’agit d’un résultat brut.
Résultat financier
Tifra-Lait a enregistré un résultat financier négatif ces trois dernières années qui est du
principalement aux charges financières qui sont importantes.
Résultat courant avant impôt
Exprime l’enrichissement de l’entreprise après prise en compte du coût de ces financements
extérieurs. Tifra-lait a réalisé un résultat négatif sur les trois exercices spécialement en 2020
une dégradation flagrante qui est du à l’importance des charges d’activité.
Résultat net de l’exercice
Le solde des trois années représente respectivement des gains de : 54 511 581,04 en 2019 et
de 8 502 670,64 en 2020 et enfin de 63 514 531,45 en 2021 on expliquera l’écart important
entre 2021 et 2020 par la crise sanitaire COVID-19 (l’arrêt total ou partiel de la production).
En conclusion le résultat de la société est excédentaire sur les trois années.
Figure 26: Représentation graphique du résultat net UM : MDA
Résultat net
Résultat net
70 000 000,00
60 000 000,00
50 000 000,00
40 000 000,00
30 000 000,00
20 000 000,00
10 000 000,00
0,00
2019 2020 2021
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
La SARL Tifra-Lait, a enregistré des résultats nets positifs durant les trois années
d’exercice, ceci témoigne la qualité de la gestion malgré l’arrêt total ou partiel de la
production cause de la crise sanitaire COVID-19 en 2020.
147
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
CA
CA
Nous remarquons le chiffre d’affaire en 2020 a régressé par rapport à l’année 2019 et cela
s’explique par l’augmentation des charges. Enfin, il remonte en 2021 pour atteindre
1 697 716 363,78.
148
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
EBE 207 670 618,78 166 363 706,29 251 632 559,71
+Autres produits 558 340,89 7 781 296,48 12 937 500,00
opérationnels
-Autres charges -3 614 501,68 -7 737 805,52 -127 347,55
opérationnelles
+Produits financiers 223 446,25 2 422 814,55 2 661 576,34
-Charges financières - 68 576 700,06 -90 840 669,73 -133 271 791,14
-Impôts exigibles sur -13 552 184 -3 809 471,33 -13 832 120,18
résultats ordinaires
CAF 294 195 791,7 278 955 763,9 281 191 103,6
Figure 28: Représentation graphique de la CAF
CAF
CAF
Source : Réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise Tifra-Lait.
Nous remarquons que pendant les trois années 2019, 2020, 2021, l’entreprise a réalisé
une CAF positive et elle est de 294 195 791,7 en 2019 et à 281 191 103,6 en 2021 une légère
dégradation mais rien de bien impactant. En justifiera cette positivité par l’augmentation des
produits que l’entreprise doit encaisser, donc les ressources de cette dernière peuvent couvrir
ses besoins financiers.
149
Chapitre III : Impact des stratégies de diversification sur la structure financière de
Tifra-Lait
Conclusion
Au regard de notre étude portée sur l’impact des stratégies de diversification ; les
résultats de notre recherche nous ont amené à dire que Tifra-Lait évolue de manière
significative en matière de diversification vu le nombre et la bonne qualité de leurs produits
sans oublier leur renommé.
Une fois l’analyse des stratégies faite, nous avons étudié la structure financière de
cette dernière, nous constatons sur les trois années 2019/2020 et 2021, celle-ci ne réalise pas
un équilibre financier immédiat vu l’importance du besoin en fonds de roulement.
La trésorerie est négative sur l’ensemble des trois années et cela s’explique par le fait
que la trésorerie est utilisée afin de rembourser ses dettes à échéance d’autant plus que
l’entreprise se finance principalement par emprunt bancaire.
Quant à sa solvabilité, nous constatons que l’entreprise peut régler la totalité de ses
dettes par l’ensemble de son actif.
Concernant sa rentabilité, nous remarquons que l’entreprise n’est pas rentable vue
qu’elle ne dégage pas une valeur ajoutée importante pour couvrir ses charges. Cela ne lui
permet pas de réaliser une rentabilité économique, ni commerciale, ni financière d’une part,
d’autre part elle ne dispose pas d’une capacité d’autofinancement. De ce fait, nous déduisons
que l’entreprise n’est pas performante.
150
Conclusion générale
Conclusion générale
Conclusion générale
La structure financière est l’un des éléments les plus complexes de la finance
contemporaine, plusieurs théoriciens se sont penchés sur l’idée de trouver une combinaison
idéale entre fonds propre et capitaux empruntés qui permet à la fois de minimiser les couts et
d’apporter de la richesse aux actionnaires. Cependant ayant obtenus des conclusions
divergentes, la structure financière reste encore l’un des sujets les plus controversés de
l’histoire de la finance.
Pour élaborer cette étude s’est faite en utilisant les différents outils et méthodes de
l’analyse financière à savoir : l’analyse de l’équilibre financier, l’analyse de la rentabilité
économique et financière, analyse par la méthode des ratios, l’analyse de l’activité…etc.
Ainsi en analysant notre organisme d’accueil qui s’est diversifiée en amont et en aval, les
résultats obtenus devraient nous faire penser que la diversification a eu un résultat négatif sur
l’entreprise mais finalement en y regardant de plus près les investissements entrepris indique
la réelle situation de Tifra-lait.
152
Bibliographie
Bibliographie
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Bibliographie
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credit-de-tresorerie-definition-traduction/, consulté le 03/07/2022, à 15h30
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Liste des tableaux et
figures
Liste des tableaux et figures
Tableau 17: Emplois des bilans financiers pour 2019, 2020, 2021 .................................... 129
Tableau 18: Ressources des bilans financiers pour 2019, 2020, 2021 ................................ 130
Tableau 19: Emplois des bilans financiers en grandes masses pour 2019, 2020, 2021 . 131
Tableau 20 : Ressources des bilans financiers en grandes masses pour 2019, 2020, 2021 . 131
Tableau 35: Calcul de la CAF à partir de la méthode EBE (soustractive) .......................... 149
Figure 13: La production du lait en Algérie (données sectorielles de 2019) ....................... 108
Figure 23: Représentation graphique des actifs des bilans financiers en grandes masses . 135
Dédicaces. ........................................................................................... 3
Sommaire............................................................................................ 7
1.1 Définition 15
2.1 Les stratégies de domination par les coûts et les volumes ............................................... 17
2.1.2 Objectif..................................................................................................... 17
Conclusion ......................................................................................................................... 52
1.1.2 Objectif....................................................................................................................... 73
1.1.1 Définition 97
Table des matières
1.1.2 Objectif..................................................................................................... 97
Bibliographie.
Annexes.
Résumé.
Résumé
Le choix d’une structure financière est une décision qui n’est pas facile car elle est l’un des éléments les
plus complexes de la finance contemporaine et les plus décisifs dans l’élaboration de la stratégie de
diversification de l’entreprise ; en effet la variation d’un seul de ses éléments en termes de pourcentage peut
présenter un impact majeur sur l’activité et la santé financière de l’entreprise et donc sa pérennité au sein de
l’environnement économique.
Ce mémoire, intitulé « l’impact des stratégies de diversification sur la structure financière de l’entreprise
», consiste à apprécier une entreprise grâce aux stratégies et déterminants de la diversification ainsi qu’en
utilisant l’analyse financière comme outil d’évaluation, afin de définir si réellement la diversification a un
impact positif sur une entreprise diversifiée.
Ce modeste travail commence tout d’abord par les notions fondamentales sur les stratégies de diversification
dont on détail les différentes formes de diversification, les déterminants ainsi que les effets qu’ont ces
stratégies de diversifications.
La seconde partie de ce travail parle principalement de la politique et structure financière d’une entreprise.
On trouvera les techniques d’appréciation de la performance financière à travers sa structure financière, en
d’autre terme les différents outils de l’analyse financière tel l’équilibre financier, l’analyse par la méthode
des ratios, l’analyse du solde intermédiaire de gestion et enfin l’analyse de la rentabilité de l’activité.
La dernière partie de ce mémoire concernera l’étude de cas de l’entreprise TIFRA-LAIT. On verra au
cours de ce chapitre l’évolution des significatif de TIFRA-LAIT en matière de diversification depuis sa
création jusqu’à aujourd’hui. Ensuite, à partir de l’analyse financière nous permettra de constater que
l’entreprise est en déséquilibre financier sur les trois années avec un fond de roulement négatif, sauf que
pour nous cela ne représente pas réellement cette entreprise qui s’agrandit de plus en plus.
Mots clés : Stratégies, diversification, analyse financière, équilibre financier, rentabilité, ratios,
performance, la SARL Tifra-Lait
Abstract
The choice of a financial structure is not an easy decision as it is one of the most complex elements of
contemporary finance and the most decisive in the elaboration of a company’s diversification strategy;
indeed, the variation of only one of its elements in terms of percentage can have a major impact on the
activity and the financial health of the company and thus its sustainability within the economic environment.
This thesis, entitled ‘’The impact of diversification strategies on the financial structure of the Company’’,
consists of assessing a company through the strategies and determinants of diversification and using
financial analysis as an evaluation tool, in order to define whether diversification actually has a positive
impact on a diversified company.
This modest work starts with the basics of diversification strategies, detailing the different forms of
diversification, the determinants and the effects of diversification strategies.
The second part of the paper deals mainly with the financial policy and structure of a company. The
techniques for assessing financial performance through its financial structure will be found, in other words
the different tools of financial analysis such as financial balance, analysis by the method of ratios, analysis
of the intermediate management balance and finally the analysis of the profitability of the activity.
The last part of this thesis will concern the case study of the company TIFRA-LAIT. In this chapter, we
will see the evolution of TIFRA-LAIT’s significant diversification since its creation until today. Then, from
the financial analysis we will see that the company is in financial imbalance over the three years with a
negative working capital, except that for us this does not really represent this company which is growing
more and more.
Keywords: Strategies, diversification, financial analysis, financial balance, profitability, ratios,
performance, SARL Tifra-Lait