DIMANCHE
2
OCTOBRE
10h
55
[GMT
+
1]
NUMERO
47 N
47
Je
n’aurais
manqué
un
Séminaire
pour
rien
au
monde—
PHILIPPE
SOLLERS
Nous
gagnerons
parce
que
nous
n’avons
pas
d’autre
choix
—
AGNES
AFLALO
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
CARLA
ECRIT
AU
MARI
DE
RAFAH
Carla Bruni-Sarkozy
Paris,
le
2
octobre
2011
Cher
Docteur
ABDALLAH,
J’ai
appris
que
votre
épouse,
le
Docteur
Rafah
NACHED,
a
disparu
dans
la
nuit
du
10
septembre,
et
que
vous
avez
été
5
jours
sans
savoir
ce
qu’il
était
advenu
d’elle.
Il
ne
m’est
pas
difficile
d’imaginer
dans
quelle
angoisse
vous
et
votre
famille
avez
vécu
ces
moments.
Depuis
lors,
vous
avez
été
averti
qu’elle
avait
été
arrêtée
par
des
services
de
la
sécurité
militaire,
et
qu’elle
était
désormais
emprisonnée.
Vous
avez
le
droit
de
lui
faire
deux
visites
d’une
demi-‐heure
par
semaine.
La
dernière
fois,
vous
avez
constaté
qu’elle
était
trop
épuisée
pour
se
tenir
debout
le
temps
de
la
visite.
Elle
souffre
en
effet
de
troubles
cardiaques,
et
tous
ceux
qui
la
connaissent
sont
inquiets
de
son
état
de
santé.
Je
suis
atterrée
par
ce
qui
lui
arrive.
J’ai
pu
constater
que
Rafah
NACHED
a
beaucoup
d’amis
à
Paris,
où
elle
s’est
formée
comme
psychanalyste.
Il
me
paraît
in
concevable
que
cette
clinicienne,
qui
se
voue
à
la
thérapeutique
et
à
l’étude,
soit
une
menace
pour
l’ordre
public,
pour
la
sécurité
de
l’Etat.
Rafah
NACHED,
cette
femme
libre
et
accomplie,
dont
la
notoriété
est
internationale,
dont
la
vie
et
les
travaux
honorent
la
Syrie,
les
femmes
syriennes
et
arabes,
et
toutes
les
femmes,
connaît
aujourd’hui
un
sort
injustifiable.
C’est
pourquoi
j’ose
espérer
que
ceux
qui
peuvent
rendre
Rafah
NACHED
aux
siens
le
feront
sans
attendre
plus
longtemps.
Cher
Docteur
Addallah,
depuis
l’arrestation
de
Rafah
NACHED,
votre
petite-‐fille
est
née.
Sans
doute
ne
l’aura-‐t-‐on
pas
dit
à
votre
épouse.
Mais,
dans
sa
cellule
où
elle
est
emprisonnée,
elle
n’est
pas
seule.
Des
milliers
d’amis,
connus
ou
inconnus,
pensent
à
elle
chaque
jour
à
travers
le
monde,
et
n’auront
de
cesse
d’agir
pour
que,
très
vite,
elle
retrouve
la
liberté,
et
puisse
embrasser
la
petite
Indya.
Avec
toute
mon
admiration
pour
le
courage
de
Rafah
et
le
vôtre,
je
vous
adresse
à
tous
les
deux
mes
sentiments
de
solidarité
et
de
profonde
sympathie.
Carla
BRUNI-‐SARKOZY
JUDITH
REPOND
A
L’INTERVIEW
DE
LIBERATION
«
C’est
mon
droit
de
faire
des
hypothèses
»
Elisabeth
Roudinesco
Jacques-‐Alain
invite
à
répondre,
je
lui
réponds.
A
lui,
non
à
une
personne
qui
parle
de
«
gestion
de
l'opinion
».
Là-‐dessus
,
elle
en
connait
un
bout.
Les
mauvais
journalistes
aussi.
L'opinion
éclairée
ne
s'y
laisse
pas
prendre,
qui
ne
délire
pas,
qui
s'informe
sans
consentir
à
prendre
des
vessies
pour
des
lanternes.
Cette
gestionnaire
parle
de
«
la
famille
Miller
»
quand
c'est
moi,
Judith,
qui
porte
plainte
contre
elle.
Cette
plainte
n'a
rien
de
procédurier.
A
ce
qu’on
m'a
dit,
Mme
Roudinesco
a
rappelé
au
sujet
de
Rafah
que
la
psychanalyse
ne
peut
s'exercer
que
dans
un
Etat
de
droit,
où
la
liberté
d'expression
existe.
Il
n’en
demeure
pas
moins
qu’il
n’est
point
permis
pour
autant
de
dire
n'importe
quoi.
C'est
ce
que,
dans
l’affaire
qui
nous
oppose,
Mme
Roudinesco
oublie.
Mme
Roudinesco
en
«
tombe
des
nue
»,
parce
qu'elle
s’imagine
que
je
la
lis
par
le
menu.
Tel
n'est
pas
le
cas.
Si
je
porte
plainte
pour
diffamation,
ce
n’est
pas
en
raison
de
la
totalité
de
son
œuvre,
ni
même
contre
son
petit
livre,
c'est
très
précisément
en
raison
de
ce
qu'elle
vient
de
publier
et
dont
j'ai
d’abord
eu
la
citation
par
un
article
de
Lacan
Quotidien
:
«
Bien
…
qu’il
eût
souhaité
des
funérailles
catholiques,
il
fut
enterré
sans
cérémonie
et
dans
l’intimité
au
cimetière
de
Guitrancourt.
».
Pour
qui
connaît
Lacan,
cette
phrase
me
désigne
au
premier
chef
-‐
sur
le
mode
«
je
ne
nomme
personne,
suivez
mon
regard"
-‐
parce
que
je
suis
l’une
de
ses
filles,
et
celle
sur
laquelle
il
comptait
pour
les
choses
de
son
quotidien.
Elle
insinue
que
j'ai
transgressé
les
volontés
que
mon
père
a
exprimées,
ces
volontés
que
l’on
appelle
«
dernières
».
Où,
à
qui
mon
père
a-‐t-‐il
exprimé
une
telle
volonté
?
Quelles
sont
les
sources
qui
permettent
à
cette
personne
de
proférer
une
telle
accusation?
Je
sais
ce
que
mon
père
m'a
dit,
à
moi
et
à
quelques
autres.
Et
cela
ne
m'a
pas
détournée
de
laisser
le
frère
Marc
dire
une
messe
pour
son
aîné.
Y
ont
assisté
ceux
qui
le
voulaient.
Je
n'ai
pas
à
répondre
davantage,
car
je
sais
ce
que
je
pense
de
la
prose
de
seconde
main,
vulgairement
insinuante,
de
Mme
R.
Elle
considère
que
«
la
famille
Miller
»
désire
salir
ce
qu'elle
écrit.
Ce
qu’elle
écrit,
je
le
tiens
pour
suffisamment
nauséabond
pour
ne
pas
en
rajouter.
Une
précision.
Je
ne
suis
pas
analyste,
je
le
précise
à
chaque
fois
que
j'interviens.
La
journaliste
de
Libé
semble
l'ignorer.
Elle
se
laisse
«
gérer
»
jusqu’à
soutenir,
comme
quelques
autres,
que
Mme
R.
est
historienne.
Ce
brevet
permet
à
Mme
R.
de
se
retrancher
derrière
les
bienséances
d'universitaires.
Je
ne
reconnais
pas
en
celles-‐ci
la
vie
intellectuelle.
Ce
n’est
que
prétexte
pour
cette
culottée
à
se
dire
héritière
de
Foucault,
Barthes
et
Derrida.
Pourquoi
chez
Mme
R.
ce
besoin
de
chercher
de
qui
elle
est
l’héritière
?
Et
de
s’inventer
une
filiation
si
glorieuse
?
La
sienne
ne
lui
suffit
donc
pas
?
A
Guitrancourt,
ce
1er
octobre
2011
PASCALE
FARI
Sous
l’inconsistance,
la
haine
Les
procédés
pseudo-‐argumentatifs
de
l’article
d’Élisabeth
Roudinesco
[ÉR]
laisseraient
presque
sans
voix,
tant
leur
inconsistance
est
insigne.
Je
me
limiterai
ici
à
deux
exemples,
car
ils
sont
légion.
Judith
Miller,
écrit
ÉR,
«
se
sent
offensée,
mais
ne
défend
aucun
point
de
vue,
puisque
je
ne
porte
pas
atteinte
à
la
mémoire
de
Lacan
».
On
n’en
croit
pas
ses
yeux
:
le
«
mais
»
et
le
«
puisque
»
qui
structurent
grammaticalement
la
phrase
coordonnent
trois
assertions
qui
n’ont
aucun
rapport
entre
elles,
en
scotomisant
purement
et
simplement
une
évidence
:
insinuer
–
dans
la
page
de
conclusion
de
son
livre
–
que
les
dernières
volontés
de
Jacques
Lacan
n’auraient
pas
été
respectées
met
en
cause
de
facto
ses
proches.
«
Le
recours
au
droit
est
une
manière
de
se
dérober
au
débat
intellectuel.
On
injurie
l’autre
pour
se
dire
offensé
».
Là
aussi,
trois
propositions
glissent
l’une
sur
l’autre
:
recours
au
droit,
dérobade
au
débat
intellectuel,
et
injure
sont
placés
en
équivalence.
ÉR
confondrait-‐elle
l’insulte
et
le
droit
dès
lors
qu’elle
a
à
répondre
de
ce
qu’elle
publie
?
Piteux
tours
de
passe-‐passe…
Ce
n’est
pas
seulement
que
tous
les
coups
seraient
permis
à
la
belle
âme,
sous
les
dehors
d’une
discussion
raisonnable
entre
gens
de
bonne
compagnie.
Car
cette
inconsistance
est
finalement
au
service
de
la
seule
chose
qui
leste
les
propos
d’ÉR,
de
ce
leitmotiv
qui
constitue
la
colonne
vertébrale
de
l’article
:
discréditer
l’autre
en
instillant
des
doutes
sur
sa
santé
mentale.
Et
cette
fois,
la
chose
mauvaise
est
là
avec
force
consistance
;
aucun
paragraphe
n’y
échappe,
et
ses
occurrences
sont
au-‐delà
de
toute
comptabilité.
C’est
comme
pour
le
refoulement,
dont
Freud
et
Lacan
nous
montrent
qu’il
tape
toujours
trop
large
:
toute
l’histoire
du
mouvement
psychanalytique
y
passe,
et
la
psychanalyse
elle-‐même.
Mais
est-‐ce
vraiment
maladresse,
voire
contingence
?
Édifiante
manière
en
tout
cas
(et
ce,
à
plus
d’un
titre)
de
se
faire
la
championne
du
débat
intellectuel
!
On
ne
peut
que
regretter
que
Libération
soit
si
mal
informé
–
la
présentation
de
l’article
indique
que
Judith
Miller
est
psychanalyste
–,
et
prête
ses
colonnes
à
de
telles
inepties.
MIDITE
TweetParty samedi après-midi
allerarom : Roudinesco contre attaque dans Libé « comment former des psychanalystes
équilibrés" Il ne manquerait plus que ça…un énorme déséquilibre
midite : Roudi insultée, car "figure d'avant-garde ", donc "héritière d'une assez belle
dynastie" Sartre, Simone de Beauvoir, Foucault, Derrida
jonaler : Oui, cette dame me semble très équilibrée. Pas mégalo du tout
midite : Les universitaires ne sont pas délirants parce qu'ils n'ont pas le droit d'insulter
leur collègue d'à côté? Je me marre…
midite : Equilibrée parce qu'elle n'est pas psychanalyste, elle ! :))
jonaler : Roudi dans la lignée de Sartres, de Beauvoir, Foucault, Derrida ; Jam dans la
lignée de Reich et Otto Gross! Je me marre aussi !
midite : "Mais on y rencontre des fous sympathiques", donc pas comme Jam!
jonaler : Là où Lacan "parle aux murs", Roudinesco s'emploie à les faire nettoyer. Faut
qu’ça brille !
midite : Comment former des psychanalystes équilibrés? C'est à se tordre.
allerarom : le psychanalyste fait plutôt équilibriste qu'équilibré
jonaler : les founambules !
midite : ECF : Ecole de la Cause des Founambules :)))
midite : Chic ! à 16h, je vais délirer avec Jam au Sorano à Toulouse. Tout le monde
délire sauf Roudi
jonaler : Propose-lui le nouveau ECF! Soyons fous !
midite : oui oui oui !
Nathalie
Georges-‐Lambrichs
Le
mythe
d’ER
(reprise)
«
Il
eût
souhaité…
».
Voilà
comment
le
subjonctif
fait
le
lit
du
soupçon
sibyllin,
comment
quelqu’une
se
loge
dans
la
place
de
la
voyante,
et
fait
parler
le
mort.
S’il
y
a
bien
un
non-‐droit,
c’est
celui-‐là.
Sans
doute
sont-‐ils
et
elles
nombreux/ses
qui
sont
des
héritiers,
et
la
tâche
n’est
pas
facile,
comme
le
cas
Lévinas/Temps
modernes
l’illustre
aujourd’hui.
Ils
sont
«
abusifs
»
par
principe,
ces
descendants
aveuglés
par
l’amour
ou
la
haine,
et
l’histoire
de
la
littérature
abonde
de
ces
«
cas
»,
produisant
un
plus-‐de-‐jouir
low
cost.
Mais
justement,
ici
ce
n’est
pas
le
cas.
Judith
Miller
ne
défend
pas
Lacan
qui,
dit-‐elle,
«
se
défend
très
bien
tout
seul
»
;
elle
ne
s’imagine
pas
qu’être
sa
fille
la
rendrait
plus
apte
ou
plus
habile
à
dire
ce
qu’il
pensa
ou
fut.
Ici,
l’action
se
passe
au
moment
où
Lacan,
défunt,
est
réduit
au
silence.
Loin
de
Guitrancourt
où
ont
lieu
les
funérailles,
Madame
ER,
visitée
par
une
vision
ou
un
rêve,
se
voit
soudain
portant
son
vœu
à
lui,
le
défunt.
Cette
image
du
père
mort
sans
avoir
pu,
et
qui
lègue
à
sa
descendance
le
soin
de
pouvoir,
n’est
autre
que
le
père
de
Hamlet,
un
classique.
A
père
impuissant,
fille
ou
femme
abusive
?
Sans
doute,
mais
le
cas
se
complique
ici
du
fait
de
ce
qui
s’est
rabattu,
de
cette
impuissance
supposée
du
père,
sur
l’exercice
d’un
insidieux
pouvoir
de
la
fille,
de
régner
sur
ce
qui
peut
se
dire
et
se
publier.
Ce
n’est
pas
pour
autant
sur
cette
autre
jointure
que
Judith
Miller
s’avance.
Cela,
c’est
le
terrain
de
Jacques-‐Alain
Miller,
qui
se
défend
aussi,
ma
foi,
pas
mal
tout
seul
(et
avec
d’autres).
Le
nouage
qui
était
impropre
et
qu’il
fallait
défaire,
c’est
celui
où
se
confondent
fantasme
et
hypothèse.
ER
l’a
défait,
toute
seule,
comme
une
grande.
La
voilà
maintenant
qui
s’entête
au
lieu
de
faire
profil
bas.
Disons
qu’elle
déchiffre
son
destin
tragi-‐comique,
à
grand
frais
de
justice,
faute
d’un
procès
véritable,
analytique.
Le
cas
ne
nous
apprend
rien
que
nous
ne
sachions,
il
découpe
les
arêtes
d’une
construction
fautive,
sans
plus.
Au
Courrrier
des
lecteurs
de
Libération
MARIE-‐CLAUDE
SUREAU
Equilibré
!
Équilibré
!
Est-‐ce
que
j'ai
une
tête
d'équilibré
?
C'est
sans
doute
l'atmosphère
nauséabonde
de
votre
article
qui
m'évoque
cette
réponse.
Dès
avant
la
mort
de
Lacan,
'Libération'
nous
avait
habitué
au
sujet
de
la
psychanalyse
à
des
articles
plus
pertinents
que
celui
là,
on
aurait
aimé
la
plume
de
Eric
Favereau
par
exemple
car
vous
commencez
par
une
bourde
qui
dit
bien
que
vous
n'y
connaissez
hélas
pas
grand
chose
à
ce
dont
vous
parlez
:
Judith
Miller
n'a
jamais
été
psychanalyste,
qu'il
y
aie
de
l'analyste
chez
elle
n'est
pas
très
étonnant,
et
son
silence
sur
les
insanités
écrites
depuis
bientôt
trente
ans
par
Elisabeth
Roudinesco
entre
autres
le
montre.
L'acte
de
Lacan
de
demander
à
Jacques-‐Alain
Miller
d'établir
son
séminaire,
ce
à
quoi
il
s'emploie
depuis
lors,
a
inscrit
précisément
Jacques-‐Alain
Miller
dans
l'histoire
de
la
psychanalyse
d'une
façon
incontournable
sur
le
plan
symbolique,
et
c'est
ce
que
Elisabeth
Roudinesco
qui
s'est
elle-‐même
toute
drapée
dans
la
robe
de
l'histoire
ne
peut
pas
avaler.
J'en
veux
pour
preuve
l'effacement
de
ce
nom
de
J-‐A
Miller
dans
son
dernier
livre
qu'on
peut
maintenant
lire
avec
certitude
car
ce
qu'elle
dit
dans
votre
interview
dit
tout
haut
ce
qui
était
sous
entendu
dans
le
livre
à
savoir
:
«
Lacan
Envers
et
contre
tout
»....Miller.
C'est
Lacan
contre
Miller,
contre
les
Miller.
Votre
article
d'ailleurs
n'est
pas
très
«
équilibré
»
et
j'en
veux
pour
preuve
l'immense
place
faite
à
cette
photo
de
madame
Roudinesco,
infatuation
imaginaire,
c'est
le
complexe
de
la
grenouille....
Il
y
a
deux
ans
c'est
un
«
équilibriste
»
qui
avait
été
invité
aux
Journées
d'automne
de
l'ECF
et
c'est
plus
au
travail
d'équilibriste
aux
prises
avec
le
fléau
de
la
parole
pour
tenir
sur
le
fil
du
réel
que
nous
avons
à
faire
dans
nos
pratiques
de
psychanalystes.
Cette
année
je
vous
invite
donc
aux
prochaines
Journées
d'Automne
qui
auront
lieu
les
8
et
9
octobre
prochain
au
Palais
des
Congrès
de
Paris,
vous
pourrez
y
entendre
ce
que
c'est
que
la
«
Praxis
Lacanienne
»
orientée
par
le
travail
que
fait
J-‐A
Miller
depuis
plus
de
30
ans
en
explicitant
les
dits
et
écrits
de
Lacan
de
sorte
que
l'enseignement
de
Lacan
est
aujourd'hui
vivant,
des
écoles
de
psychanalyse
dans
le
monde
en
témoignent.
Ces
Journées
vont
être
un
événement
important
elles
rassembleront
environ
deux
milles
personnes.
Notre
responsabilité
de
psychanalyste
est
aussi
engagée
dans
le
combat
que
les
psychanalystes
mènent
activement
par
exemple
pour
sauver
l'une
des
leurs,
la
psychanalyste
syrienne
Rafah
Nached,
nous
continuerons
à
faire
selon
la
formule
de
Jacques-‐Alain
Miller
du
«
Rafut
pour
Rafah
»
et
du
«
Rafut
»
aussi
à
chaque
fois
qu'il
faudra
pour
que
le
Discours
Analytique
puisse
continuer
à
analyser
les
malaises
des
hommes
du
XXIème
siècle.
Marie-‐Claude
Sureau,
psychanalyste,
membre
de
l'Ecole
de
la
Cause
Freudienne,
directrice
de
l'Association
Envers
de
Paris.
YVES
VANDERVEKEN
Bien-‐fondé
de
l’ironie
comme
réponse,
justesse
implacable
de
l’argumentation
comme
réfutation
à
quasi
chaque
assertion.
Débat
des
idées.
Mais
bigre,
cet
entretien
d’ER
ne
se
situe-‐t-‐il
pas
dans
un
au-‐delà
?
Et,
pour
cela,
d’ores
et
déjà
historique
?
Lire
un
mépris
et
ravalement
des
personnes
qui
sont
analysants
ou
analystes
–
in
fine…
des
malades
pas
méchants,
parfois
même
intéressants
!,
à
normaliser
et
éduquer
–
qu’on
ne
rencontre
à
l’occasion
que
chez
les
pires
pourfendeurs
de
la
psychanalyse,
dans
un
style
faussement
mielleux
qui
en
appelle
aux
bons
sentiments
de
la
plume-‐même
de
celle
qui
s’autoproclame
depuis
des
années
comme
l’historienne
de
la
psychanalyse
en
en
faisant
commerce
:
est-‐ce
autre
chose
que
vil
?
LUC
MILLER
Du
journalisme
mauvais
La
musicologie
n'est
pas
mon
fort.
Attiré
par
un
renvoi
en
première
page,
j'ai
lu
entièrement
la
critique
musicale
du
Monde
daté
du
29
septembre
sous
le
titre
racoleur
:
«
Boulez,
joliment
soporifique
».
Une
salle
comble
est
fidèle
au
"compositeur
et
chef
d'orchestre
[qui]
a
ouvert
au
Monde
sa
maison"
un
mois
auparavant,
pour
un
entretien
titré
«
Dans
l'intimité
d'un
créateur
».
Le
chroniqueur
lui
ne
l'est
pas.
Il
s'en
prend
au
public,
et
met
son
oreille
savante
au
service
des
lecteurs
:
«
car
l'homme
n'est
plus
dans
ses
jeunes
jours,
son
pas
n'est
pas
sûr
».
Et
il
conclut
sur
«
un
problème
de
paire
de
lunettes,
que
le
chef
doit
désormais
chausser
».
C'est
plié
!
Alors,
oui
-‐j'ai
aimé
lire
la
bonne
feuille,
«
Pli
selon
pli
»,
de
François
Regnault,
qui
ouvre
très
à
propos
le
site
de
Lacan
Quotidien.
Car
ce
journalisme
mauvais
évoque
celui
que
d'autres
pratiquent
sous
couvert
de
recherches
historiques.
COMMUNIQUE
DE
JACQUES-ALAIN
MILLER
A
07H
00
CE
MATIN
Le
Site-Blog
de
LACAN
QUOTIDIEN
mis
au
point
artisanalement
par
la
famille
Francboizel,
Mina,
Mark,
Viktor
et
William,
est
ouvert
ce
2
octobre
à
l’adresse
:
www.lacanquotidien.fr
Administration
:
Kristell
Jeannot,
LQ
Secrétaire
éditoriale
[email protected]
avec
Anne
Poumellec
[email protected]
et
Eve
Miller-‐Rose
[email protected]
Chère
Kristell,
cher
Mark,
Notre
site
Lacan
Quotidien
est
en
ligne.
Ce
sera
annoncé
par
un
communiqué
Jam.
Un
peu
de
trac,
beaucoup
de
joie
de
ce
RDV
à
l'adresse
www.lacanquotidien.fr
enfin
ouverte
au
public,
grâce
à
vous
!
Un
grand
bravo
!
Et
un
immense
merci
!
Bon
courage
à
Kristell
pour
la
suite
!
Nous
serons
tjs
à
l'écoute
pour
trouver
les
astuces
de
wordpress,
et
aider
à
une
bonne
organisation
au
fur
et
a
mesure.
Bien
à
vous,
Eve
Simultanément,
à
Buenos
Aires,
l’AMP,
Association
mondiale
de
Psychanalyse,
avec
le
concours
de
l’EOL,
Escuela
de
la
Orientacion
lacaniana,
met
en
ligne
EL
CINCOLENGUASBLOG
«
DU
RAFFUT
POUR
RAFAH
!
»
:
liberezrafah.blogspot.com
Administration
:
Mauricio
Tarrab,
Presidente
de
la
EOL
[email protected]
BLOGS
DE
TOUS
LES
PAYS
pour
la
libération
de
Rafah
!
contre
la
dictature,
pour
la
démocratie,
pour
les
libertés
d’expression
et
d’association,
REJOIGNEZ
IBWCF
InterBlogs
World
Connection
for
Freedom
Connectors
Jacques-‐Alain
Miller
[email protected]
Mauricio
Tarrab
[email protected]
––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
JACQUES-‐ALAIN
MILLER
REPOND
AUX
QUESTIONS
DE
MARTIN
QUENEHEN
Cinq
émissions,
diffusées
du
lundi
17
octobre
au
vendredi
21,
de
20h
à
20h
30
http://www.franceculture.com/emission-‐a-‐voix-‐nue.html-‐1
A
voix
nue
––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
Toujours
la
Règle
du
jeu
:
http://laregledujeu.org/
LLUSTRATION
DE
LA
PAGE
1
:
Merci,
très
chère
Carla.
Enceinte,
vous
devez
rester
allongée
;
votre
mari
a
bien
des
soucis
;
mais
vous
êtes
très
présente
dans
le
combat
pour
la
libération
de
Rafah,
très
généreuse
de
votre
temps
et
de
votre
nom.
Carla,
je
vous
aime
et
je
vous
admire.
Merci.
Jacques-‐Alain
*********************************************************
LACAN
QUOTIDIEN
Anne
Poumellec,
éditrice
Kristell
Jeannot,
secrétaire
générale
Publié
en
ligne
par
Navarin
éditeur
Eve
Miller-‐Rose,
présidente
*********************************************************
FIN
LQ
47