Mécanisme des cellules photovoltaïques organiques
Mécanisme des cellules photovoltaïques organiques
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THEME :
Mécanisme de conversion photovoltaïque dans les
cellules organiques
Année scolaire :
2024-2025
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PLAN
I-Introduction général
II-Présentation du concept de conversion photovoltaïque
III- Structure des cellules photovoltaïques organiques
IV- Mécanisme de conversion photovoltaïque
V- Types de cellules photovoltaïques organiques
VI-Avantages et inconvénients des cellules
photovoltaïques organiques
VII- Applications et perspectives d'avenir
VIII- Conclusion général
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I-INTRODUCTION GENERAL
2
II-Présentation du concept de conversion photovoltaïques
La conversion de l'énergie solaire est une opération qui consiste à transformer en
énergie électrique l'énergie des photons provenant du soleil sous forme d'ondes
électromagnétiques. Pour obtenir cette opération, il est nécessaire de mettre en
œuvre des dispositifs optoélectroniques appropriés appelés « cellules solaires »
ou « photopiles solaires ». Dans ce chapitre nous allons tout d’abord montrer les
principales caractéristiques du spectre solaire, pour présenter ensuite l'idée
principale de la conversion photovoltaïque. Pour cela, le principe de la conversion
photovoltaïque est rappelé. Ensuite, nous abordons la modélisation électrique
d’une cellule photovoltaïque. Puis nous énumérons les principaux paramètres
caractérisant une cellule photovoltaïque. Enfin nous terminons ce chapitre par
l’état de l’art en technologies photovoltaïque, en passant en revue les différentes
filières technologiques pour la fabrication des cellules solaires.
[Link] solaire
II.1.1- Qu’est-ce que la lumière ?
Un faisceau lumineux est un déplacement de petits corps porteurs d’énergie, ou
photons, comme l’a décrit Einstein en 1905, pour expliquer l’effet
photoélectrique. Depuis l’équivalence onde-corpuscule mise en évidence par
Louis de Broglie en 1924, la lumière est décrite également comme une onde
électromagnétique, comme les rayons X ou les ondes radiofréquences. Tout est
une question de longueur d’onde, ou de fréquence, pour ces oscillations qui
traversent l’espace et parfois la matière. Chaque photon porte une quantité
d’énergie directement liée à sa longueur d’onde. Le Soleil émet un rayonnement
de type électromagnétique. La lumière blanche nous parvient en très peu de temps
(elle met en moyenne environ 8 minutes et 19 secondes à nous parvenir) car il se
déplace à la vitesse de la lumière, soit 299 792 458 m/s. Ce rayonnement constitue
un spectre continu allant des ultra-violets à l'infra-rouge en passant par le visible
ou il émet avec le maximum d'intensité. Cependant, en traversant la
chromosphère du Soleil et l'atmosphère de la Terre, les atomes qui les composent
absorbent certains photons. Le spectre alors observable depuis la surface de la
Terre est donc un spectre de raies d'absorptions. Ainsi, à la surface de la Terre le
rayonnement solaire comprend : 5% d'ultra-violet, 40% de lumière visible et 55%
d'infra-rouge, les IR étant porteurs de l'essentiel de l'énergie thermique. Le
rayonnement ultra-violet émis par le Soleil est classé en 3 types d'ultra-violet : les
UV-A ayant une longueur d'onde de 380 (cette valeur peut varier légèrement selon
la source) à 315nanomètres (1nm=1×10-9mètre), les UV-B dont la longueur
d'onde est comprise entre 315 et 280 nm ainsi que les UV-C qui ont une longueur
3
d'onde allant de 280 à 200 nm. Cependant seuls les UV-A et une petite partie des
UV-B parviennent jusqu'à la surface de la Terre car en traversant l'atmosphère la
totalité des UV-C et la majeure partie des UV-B sont soit absorbées, soit
réfléchies. Ainsi le rayonnement solaire que nous recevons comprend seulement
5% d'ultra-violet, ces 5% étant composés à 95% d'UV-A et à 5% d'UV-B. Le
rayonnement solaire peut être considéré comme un ensemble de photons,
particules transportant chacune une quantité d'énergie appelée "quantum
d'énergie" et notée "∆E ".L'énergie d'un photon de fréquence υ (en hertz), dont la
longueur d'onde λ (en mètre) est égale à la célérité divisée par υ , est exprimée
par la relation
∆E= h×υ = (h×c) / λ (I-1)
h étant la constante de Planck c'est-à-dire 6,63*10-34 Joules par seconde.
Ainsi, les photons composant le rayonnement ultraviolet, du fait de leur longueur
d'onde, transportent un quantum d'énergie plus important que les photons
composant le rayonnement infrarouge. L'énergie que transmet le Soleil à la
surface de l'atmosphère par rayonnement est égale à 1 350 Watts/m² (c'est la
constante solaire). Cependant, en traversant l'atmosphère, des parties de ce
rayonnement sont réfléchies, absorbées ou diffusées, ce qui diminue
significativement cette valeur. Cette diminution est d'autant plus forte que la
couche d'atmosphère est importante. Ainsi, l'énergie que nous transmet le Soleil
dépend de plusieurs facteurs comme l'épaisseur de l'atmosphère où l'on se trouve
ou encore la position du Soleil et sa valeur atteint dans les meilleures conditions
900 à 1000 Watts/m².
II.1.2- Couleur et longueur d’onde
La longueur d’onde d’un faisceau lumineux caractérise sa couleur, telle que la
perçoit notre œil. Bien sûr, tous les rayonnements ne sont pas perceptibles par
l’œil, mais ils ont aussi leur longueur d’onde, qui dépend de leur fréquence :
fréquences radio, microondes… Puisque la photopile a pour vocation de fournir
de l’électricité dans le monde où nous vivons, elle est conçue pour convertir les
longueurs d’onde disponibles dans notre environnement, et propres au
développement de la vie. Regardons de quoi se compose le rayonnement du soleil
parvenant à la surface de la terre : l’infrarouge procure de la chaleur, le visible est
nécessaire à la croissance des plantes et des animaux (dont nous faisons partie,
s’il est besoin de le préciser), et l’ultraviolet brunit la peau et tue les bactéries. Le
spectre du soleil s’étend de 200 nm à 3 μm (= 3000 nm). Quoi de plus naturel
pour les physiciens du siècle dernier que de nommer «Ultraviolette» la lumière
plus bleue que le bleu-violet perceptible par l’œil, et « infrarouge » la lumière
4
moins rouge que celle que notre œil détecte ? En effet, la perception oculaire
moyenne de l’homme s’étend du bleu (longueur d’onde 380 nm) au rouge
(longueur d’onde 780 nm), en passant par les couleurs que l’arc-en-ciel nous
dévoile lorsque les gouttes de pluie décomposent la lumière blanche. On réalise
lamême décomposition avec un prisme (figure I-1). On appelle spectre, ou
répartition spectrale, d’une source de lumière l’ensemble des couleurs, ou
longueurs d’onde, qui la constituent. Une lumière rouge est une portion de
lumière blanche, de même qu’une lumière bleue ou orange. Les lampes
artificielles les plus courantes, quoique blanches à l’œil, diffèrent par leur spectre
Tableau II-1 : Principales ondes connues avec leurs longueurs d’onde, leurs
fréquences et leurs usages
II.1.3-Fonctionnement photovoltaïque
5
Une cellule PV est formée d’une jonction p-n qui permet de séparer spatialement
l’électron et le trou photo générés grâce à la variation du potentiel
électrochimique au sein de la structure. Une paire électron-trou phot générée dans
la zone de charge d’espace (ZCE) est immédiatement dissociée par le champ
électrique : les trous sont accélérés vers la zone p et les électrons vers la zone N,
(voir Figure I.4). On a une photo courant de génération. Dans les zones n ou p,
les porteuses minoritaires photos générés diffusent et ceux qui atteignent la ZCE
(dépendant de la longueur de diffusion LD de ces porteurs) sont propulsés vers la
région dans laquelle ils deviennent majoritaires, où ils peuvent être collectés par
les contacts ohmiques. On a un photo courant de diffusion. Ces deux contributions
s’ajoutent pour donner le photo courant résultant Iph. C’est un courant de porteurs
minoritaires proportionnel à l’intensité lumineuse. Ce courant s’oppose au
courant de diode, appelé courant d’obscurité Iobs, qui résulte de la polarisation
du composant. Le courant résultant I
est :
I =Iobs- Iph
𝑞𝑣
( )
Avec : Iobs = I0(𝑒 𝑛𝐾𝑇 − 1)
T : température (K°)
6
Figure II.2 : L’effet photovoltaïque
A. Exigences
B. Matériaux utilisés
1) Silicium
2) Tellurure de cadmium
Ce matériau permet de fabrique des cellules avec un rendement qui peut atteindre
18 % au laboratoire. Son avantage principal
est le prix réduit, car on peut produire un panneau en 2h30 avec de pertes de
matière première estimées à seulement 2 %. Son inconvénient principal est la
présence du cadmium nocif à l'environnement et la rareté du tellure .
3) Matériaux composés
On utilise ces derniers temps les composés CIGS [7] et CZTS [8] comme
matériaux absorbeurs. Les rendements atteints avec ces matériaux sont de l'ordre
20 % pour CIGS et 12% pour CZTS. Les principaux inconvénients sont la rareté
de l'indium pour CIGS et la présence de phase secondaires pour les deux cas.
4) Matériaux pérovskites
5) Matériaux Organiques
Ces structures sont formées d’un polymère conjugué unique déposé entre
deux électrodes : un métal et un semi-conducteur transparent ou TCO (transparent
conducting oxide).Le schéma de ce type de structure est représenté à la figure I-
5. Un des contacts métal/ matériau organique présente un comportement
ohmique, l’autre un comportement rectifiant. Le champ électrique généré à
l’interface bloquante, forme une barrière de potentiel qui est responsable de la
dissociation des excitons. Des travaux ont d’abord été menés sur le polythiophène
et ses dérivés , sans grand succès (rendements inférieurs à 0,001 %). L’intérêt
s’est ensuite orienté vers le poly(p-phenylène vinylène) avec des structures
ITO/PPV/Al présentant une tension de circuit ouvert de 1,3 V. Cependant, les
performances de ce type de cellules restent très faibles. En effet, l’hétérogénéité
de la distribution des dopants et leur accumulation à l’interface métal/polymère
contribue à la décroissance du rendement. Enfin, si l’exciton est créé près de
l’interface ohmique, il doit traverser toute l’épaisseur du matériau pour atteindre
le site de dissociation.
8
FigureI1I-1: exemple de structure d’une cellule solaire organique type Schottky
9
et de l’accepteur a donc ensuite été envisagé pour essayer d’optimiser ces
paramètres.
L’équipe de Forrest a notamment développée des cellules à base de CuPc
et de C60 atteignant un rendement record de 5,7 % pour ce type de cellules.
10
conversion énergétique de 1,7 % après optimisation par recuit thermique ce qui
constitue le record pour des cellules à base de mélanges polymère-polymère.
2-Etat de l’art
Les phtalocyanines ont été largement utilisées dans la réalisation des cellules
PV. A l’état oxydé, elles sont des transporteurs de trous indépendamment de la
nature de l’ion métallique inséré (M=Mg, Zn, Cu, Al, Cl). Les phtalocyanines
(Pc) ont un fort coefficient d’absorption (105 cm- 1) dans une large région du
domaine visible. Des films de quelques dizaines de manomètre d’épaisseur
absorbent 50 à 70 % de la lumière incidente. La figure I-8 présente la structure
chimique des phtalocyanines et de mérocyanine.
12
Figure III-4: structure chimique des phtalocyanines et de mérocyanine.
13
Les trois familles de polymères utilisés pour l’application photovoltaïque sont :
les PPV poly(p-phényléne vinylène), PT (le poly-thiophène) et PF (le poly
fluorène).
Une étude similaire a été faite en substituant le C60 par son dérivé PCBM,
dont la solubilité est meilleure. Cependant, le rendement de conversion obtenu
est médiocre (de l’ordre de 10- 3 %).
14
Les cellules à base du réseau interpénétré MDMO-PPV : PCBM ont fait
l’objet de nombreux travaux. Le rendement de conversion maximal obtenu avec
cette structure est de l’ordre de 2,5 % sous illumination AM 1,5.
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La cellule ITO/PPV/Al a donc été modifiée pour palier ces défauts. Une
solution, mise en oeuvre, consiste à mélanger deux espèces de caractère différent.
Le MEH-PPV joue le rôle de donneur et le fullerène C60, ou l'un de ses dérivés
fonctionnalisés pour être plus solubles, celui de l'accepteur. Leur structure est
schématisée par la Figure I 10
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pas 3x10-2 %.
Cette structure dite de type réseaux interpénétrés a été reprise avec d'autres
composés organiques de type n comme le CN-PPV qui est un PPV sur lequel ont
été ajoutés des groupes cyanos CN. Sous une élimination de 20 [Link] 2 à 430
nm, le rendement de conversion photovoltaïque est égal à 0, 25 %.
b- Les polythiophènes :
Les dérivés du polythiophènes PT ont été aussi largement utilisés dans les
dispositifs photovoltaïques avec différentes configurations. La figure I-11 donne
la structure de certains matériaux à base de PT utilisés dans les cellules PV.
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ultrarapide des électrons photoinduits du P3AT au PCBM découvert d’abords par
Sacricitci.
En 2003, les chercheurs de Linz ont montré que le rendement de cellules
composées d'un mélange interpénétré de poly (3-hexyl-thiophene) (P3HT) et de
PCBM dépasse les rendements des cellules composées d'un dérivé de
polyphénylvinylène et de PCBM. Dès lors l'utilisation du P3HT en tant que
polymère conjugué donneur dans les mélanges interpénétrés va se généraliser
dans la communauté sur les cellules photovoltaïques organiques.
La recherche sur les mélanges interpénétrés continue et F. Padinger a montré qu'il
est possible d'augmenter le rendement jusqu'à 3,5% en combinant des cycles de
recuits et l'application d'une polarisation électrique sur les couches de mélanges
interpénétrés P3HT:PCBM. Par la suite, de nombreux travaux concernant
l'optimisation de la morphologie des mélanges interpénétrés P3HT:PCBM vont
être réalisés. Ces travaux montrent que les paramètres les plus importants sont le
recuit thermique, le choix du solvant et le rapport massique. Nous citerons en
particulier des travaux datant de 2005 effectués par des chercheurs de l'université
de Californie à Los Angeles (UCLA) et de l'Université de Californie à Santa
Barbara (UCSB) qui ont annoncé des rendements de conversion externes de 5%
et aussi ceux des chercheurs de l'université de Wake Forest qui ont atteint les 6%
en 2007 avec des mélanges interpénétré P3HT:PCBM. Par ailleurs, les travaux
des chercheurs de l'Imperial College London ont montré que la régiorégularité du
P3HT pouvait améliorer les propriétés de transport de charges dans les mélanges
interpénétrés P3HT:PCBM.
18
courant électrique. Ce courant continu est ensuite collecté et peut être converti en
courant alternatif à l'aide d'un onduleur pour être utilisé dans les réseaux
électriques ou les appareils domestiques. L'efficacité du processus de conversion
dépend de nombreux facteurs, notamment la qualité du matériau semi-
conducteur, l'intensité de la lumière solaire et les conditions environnementales.
IV-A-CONVERSION PHOTOVOLTAÏQUE
19
être absorbé par cette couche produisant une paire électron-trou nommée exciton.
La formation
de l’exciton se traduit par la transition d’un électron du niveau HOMO d’une
molécule vers son
niveau LUMO, grâce à l’apport en énergie du photon absorbé. Dans cet état
excité, la molécule
possède donc un électron dans sa LUMO et un trou (une lacune électronique)
dans son niveau
HOMO qui demeure lié par attraction Coulombienne à l'électron de LUMO, ce
qui maintient
la neutralité de l’ensemble de la molécule. Ce qui veut dire que l'excitation
provoquée par
l'absorption de la lumière ne conduit pas de manière directe à la création de
porteurs de charges
électriques libres. Ces effets sont pris en compte par l’intermédiaire d’un taux de
génération Gχ
des excitons dans la couche active, provenant essentiellement d’une modélisation
optique de la
cellule . Notons aussi que ces excitons peuvent être de type Frenkel ou de type
Mott-
Wannier.
2-Diffusion de l’exciton :
Dans les semi-conducteurs inorganiques, la dissociation de l’électron et du trou
est
immédiate. En effet, la permittivité de ces derniers étant élevée, donc l’énergie de
liaison
coulombienne entre les deux porteurs de charges est faible et largement inférieure
à l’énergie
thermique à température ambiante.
Cela donne une délocalisation importante de l’exciton sur plusieurs unités
cristallographiques
20
(exciton de type Mott-Wannier).
Le cas des matériaux organiques est plus complexe. Leur permittivité diélectrique
est
généralement largement inférieure à celle des matériaux inorganiques. Ceci
entraîne une
dissociation de la paire électron-trou très difficile, l’énergie thermique (quelques
meV) ne
suffisant plus à briser l’énergie de liaison de l’exciton, comprise entre 0,1 et 1,4
eV . La
probabilité de recombinaison dans les matériaux organiques est donc
extrêmement importante.
La solution pour cela est que les excitons doivent atteindre un site de dissociation
pour les
Séparer en porteursde charges puisles
[Link]éàatteindrelesitededissociation
est caractérisée par la longueur de diffusion de l’exciton ?? . La distance entre le
lieu de création
d’un exciton et son lieu de dissociation ne doit pas dépasser ?? car il y aurait alors
recombinaison. Cette grandeur varie d’un matériau à l’autre et elle est comprise
entre 5 et 20
nm dans les matériaux organiques .
3 - Dissociation de l’exciton
La dissociation des excitons dans les matériaux organiques est très difficile ; ce
problème peut néanmoins être résolu en utilisant deux composés avec des niveaux
énergétiques
HOMO/LUMO différents. En effet cette différence des niveaux énergétiques à
l’interface entre
les deux composés permet la formation d’un champ électrique fort capable
d’assurer la
dissociation des porteurs de charges.
21
Donc l’efficacité de la dissociation d épend de la différence d’énergie entre le
niveau LUMO du
donneur d’électrons (matériau possédant le niveau HOMO le plus haut des deux
composés) et
le niveau LUMO de l’accepteur d’électrons (matériau possédant le niveau
HOMO le plus faible
des deux composés). Si la différence entre ces deux niveaux n’est pas d’au moins
0,3 eV, la
dissociation est peu probable. En revanche ; au-delà de cette valeur, le transfert
de charge
s’effectue normalement et l’exciton est dissocié.
22
d’électrons (pour les électrons). Différencier les matrices (matériaux) de
transports permet
d’éviter les phénomènes de recombinaison. Si ces derniers sont très importants,
ils peuvent
entrainer des performances médiocres. La mobilité des trous dans le matériau
donneur
d’électrons et la mobilité des électrons dans le matériau accepteur d’électrons
doivent être les
plus grandes possibles afin d’assurer le transport des porteurs de charge au mieux.
Elles doivent
aussi être proches afin d’assurer une bonne balance des charges. Une plus grande
organisation
moléculaire est souvent facteur de bonnes mobilités, ces dernières peuvent être
influencées
négativement par les impuretés qui jouent le rôle de piège (centre de
recombinaisons).
23
✓ La collecte des trous : La collecte des trous se fait au niveau de l’anode.
L’ITO (oxyde d’indium e t d’étain) est un oxyde métallique qui, non
seulement conduit
lecourant, mais offre lapropriétéd’êtrerelativement transparente àpartirde 350
nm. Son travail de sortie de l'ordre de 4,9 eV en fait un excellent candidat pour
collecter les trous. L'ITO est déposé par pulvérisation cathodique, et cela sur
n’importe quel substrat, y compris souple. L'ITO est le matériau le plus
couramment utilisé pour collecter les trous dans les OPV. Cependant l’ITO
présente l’inconvénient d'être cassant.
✓ Collecte des électrons : La collecte des électrons se fait au niveau de
la cathode.
L’aluminium, l’argent ou encore le calcium ont des travaux de sortie
faibles de
l'ordre de 4,28 ; 4,26 ; 2,87 eV respectivement, ce qui permet d’assurer une
bonne ohmicité et les désignent comme collecteurs d’électrons. Mais ils
présentent l’inconvénient d’être opaques.
I- Types de cellules photovoltaïques organiques
V-A Structure monocouche (jonction Schottky) :
C’est la plus simple des cellules photovoltaïques organiques. Il s’agit d’une
simple
couche de polymère semi-conducteur déposée entre deux électrodes. Une
première électrode
offre un contact ohmique avec le polymère, tandis que la seconde électrode doit
offrir des
propriétés rectifiantes (redressement du courant). C’est le champ électrique
généré à la surface
bloquante qui permet la dissociation des excitons en formant une barrière de
potentiel.
Différents polymères ont ainsi été testés sans résultat probant (rendement
inférieur à 0,1%) .
24
Cette s tructure possède de grandes faiblesses, vu l’application visée. L’exciton
créé doit pouvoir
rejoindre l’interface métal/organique rectifiante, ce qui signifie que l’épaisseur de
la couche ne
doit pas dépasser la longueur de diffusion de l’exciton. Celle-ci étant comprise
entre 5 et 20 nm
dans les polymères semi-conducteurs, ces cellules présentent en général des
absorptions très
limitées. Les mobilités des porteurs sont généralement faibles dans de tels
matériaux, ce qui a
tendance à augmenter la valeur de la résistance série. Enfin, l’hétérogénéité de la
distribution
des porteurs de charge et leur accumulation à l’interface nuisent aux
performances globales des
cellules.
25
✓ On peut donc espérer doubler l’épaisseur de la couche active par rapport à une
jonction Schottky, améliorant ainsi l’absorption des photons.
✓ Ces cellules souffrent néanmoins d’une faible absorption dans le cas de
couches dont l’épaisseur est de l’ordre de grandeur de la longueur de diffusion de
l’exciton. Dans le cas où ces couches sont plus épaisses et absorbent mieux, il
n’en reste pas moins que seule l’interface entre les deux matériaux permet la
conversion photovoltaïque. Ainsi de nombreuses recombinaisons peuvent avoir
lieu.
26
Figure V-3 : à gauche structure BHJ idéal, à droite structure typique BHJ
Cette structure a été développée parallèlement par les équipes d’A. Heeger ; elles
ont utilisé comme couche active un mélange de MEH-PPV comme donneur et du
CN-PPV comme accepteur, avec un rendement énergétique de 0,9%. Depuis,
plusieurs équipes de recherche se sont intéressées à cette dernière afin d’améliorer
ses performances ; en effet, Yin et al. ont suggéré un autre arrangement de la BHJ
qui a conduit à de meilleures performances. Des domaines donneurs et accepteurs
hautement ordonnés assureront un excellent transport de charges. Il a été
démontré qu'une largeur de domaine égale à 2 fois la longueur de diffusion de
l'exciton permet de générer simultanément une charge efficace. Cette
morphologie à nano-motifs est très difficile à préparer et la fabrication du
dispositif repose fréquemment sur la séparation de phase des matériaux donneur
et accepteur lors de la formation du film absorbant. Moulé et al. ont utilisé un
matériau P3HT possédant une mobilité plus élevée par rapport à OC1C10-PPV
et ont obtenu un rendement maximal lorsque l'épaisseur de la couche active
dépassait 100 nm. Une série de dispositifs P3HT: PCBM et OC1C10-PPV:
PCBM avec différentes épaisseurs de couche active allant de 50 nm à 300 nm et
avec différents rapports de concentration donneur-accepteur ont été fait pour
observer l'effet d’épaisseur de la couche active et des rapports de concentration
du dispositif sur le courant de court-circuit (Isc) et les différents rendements de la
cellule. Dans leurs travaux, Gao et al. ont décrit une stratégie de conception d’une
structure visant à réduire le taux de recombinaison dans des dispositifs à semi-
conducteurs organiques. Ils ont ainsi pu extraire des quantités importantes de
charge jusqu’à une heure après la photoexcitation. Il est évident que de nombreux
efforts ont été déployés pour améliorer les performances des BHJ, mais quelles
que soient les améliorations récentes, l'efficacité de tels dispositifs n'est pas
suffisamment élevée pour être commercialement viable.
V- C-Structure tandem :
L’amélioration des performances des cellules photovoltaïques organiques passe
27
directement par l’absorption de la plus grande partie du spectre solaire ; pour
atteindre cet objectif une nouvelle structure dite « tandem » a vu le jour depuis
2006. C’est un empilement de deux cellules déposées l’une sur l’autre. Ces deux
cellules sont mises en série grâce à une couche de recombinaison des porteurs de
charges. La tension de circuit ouvert du dispositif est donc la somme des tensions
de circuit ouvert des cellules si elles étaient prises seules, et le courant de court-
circuit est le plus faible des deux cellules. Cette structure offre l’avantage de
pouvoir utiliser deux matériaux avec des bandes interdites différentes. Ainsi elle
est donc en mesure d’absorber la somme des deux spectres. Les couches actives
peuvent être composées de mélanges polymère/fullerène ou de petites molécules.
On peut par ailleurs utiliser différents types de matériaux dans les deux couches.
La première des cellules tandem était composée d’une couche de petites
molécules évaporées, et d’une couche polymère déposé en voie humide pour la
seconde . Par la suite, plusieurs cellules tandem utilisant différents matériaux et
plusieurs jonctions ont été testées. Actuellement, des cellules à double et triple
jonction ont été
réalisées. Ces dernières présentent des rendements supérieurs à 13% mais leur
fabrication est nettement plus complexe de par le dépôt de près d’une quinzaine
de couches dans certains cas. Cependant, cette structure reste jusqu’à présent
l’une des meilleurs compromis entre augmentation des performances et facilité
de fabrication.
28
La conversion de l'énergie solaire en électrique dans les cellules solaire est basée
sur
l'effet photovoltaïque qui consiste en l’apparition d’une différence de potentiel
due à la
génération de charges électriques suite à une excitation du matériau semi-
conducteur,
engendrée par l'absorption de photons. Les charges photo-générées diffusent
ensuite du
matériau vers un circuit électrique extérieur par le biais d’électrodes. Les
différentes étapes de
la conversion photovoltaïque dans une OPV sont résumées dans la figure suivante
:
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Cathode
Anode
Création d`excitations
Absorption de la lumière
Cathode
Relaxation non
Anode
Diffusion des excitations
radiative
Cathode
Anode
Cathode
Anode
des charges
le champs induit
Cathode
électrodes
Cathode
électrodes
30
VI-Avantages et inconvénients des cellules photovoltaïques organiques
1- Avantage :
Les cellules solaires possèdent certains avantages très intéressants :
-D'abord, une haute fiabilité elle ne comporte pas de pièces mobiles - qui la
rendent
particulièrement appropriée aux régions isolées. C'est la raison de son utilisation
sur les engins
spatiaux.
-Ensuite, le caractère modulaire des panneaux photovoltaïques permet un
montage simple et
adaptable à des besoins énergétiques divers. Les systèmes peuvent être
dimensionnés pour des
applications de puissances allant du mW au MW.
Leurs coûts de fonctionnement sont très faibles vu les entretiens réduits et ils ne
nécessitent ni
combustible, ni transport, ni personnel hautement spécialisé.
-Enfin, la technologie photovoltaïque présente des qualités sur le plan écologique
car le produit
fini est non polluant, silencieux et n'entraîne aucune perturbation du milieu, si ce
n'est par
l'occupation de l'espace pour les installations de grandes dimensions. [1].
2- Inconvénients :
Le système photovoltaïque présente toutefois des inconvénients.
-La fabrication du module photovoltaïque relève de la haute technologique et
requiert des
31
investissements d'un coût élevé.
Le rendement réel de conversion d'un module est faible (la limite théorique pour
une cellule au
silicium cristallin est de 28%).
-Les générateurs photovoltaïques ne sont compétitifs par rapport aux générateurs
Diesel que
pour des faibles demandes d'énergie en région isolée.
-Enfin, lorsque le stockage de l'énergie électrique sous forme chimique (batterie)
est nécessaire,
le coût du générateur photovoltaïque est accru. La fiabilité et les performances du
système restent
cependant équivalentes pour autant que la batterie et les composants de
régulations associés soient
judicieusement choisis.
32
VII.1.3- Appareils électroniques portables :
Les cellules photovoltaïques organiques sont idéales pour alimenter des appareils
électroniques portables tels que les téléphones, les montres intelligentes et
d'autres dispositifs qui nécessitent une source d'énergie légère et flexible.
VII.1.2.2-Durabilité et longévité :
- Le développement de nouveaux matériaux et de techniques de protection
visent à augmenter la durabilité des OPV face aux conditions environnementales.
La recherche se penche sur des stratégies pour minimiser la dégradation causée
par la lumière, l'humidité et l'oxygène.
33
VII.1.2.3- Réduction des coûts :
- L'optimisation des processus de fabrication, comme l'impression par jet
d'encre ou d'autres techniques de dépôt, pourrait permettre de réduire les coûts de
production des cellules photovoltaïques organiques, rendant cette technologie
plus compétitive sur le marché.
34
VIII-Conclusion générale
35
DEBAT OUVERT……
36