Doc-Projet Fin D'etude
Doc-Projet Fin D'etude
Présenté par :
HANANE HAOURI
FATIMA EZZAHRA BADDAZ
Sous la direction du professeur
Prof : MUSTAPHA ZIKY
Mai 2022
Remerciements
Le présent travail n’aurait pas été possible sans le bienveillant soutien de certaines
personnes Et nous ne sommes pas non plus capables de dire dans les mots qui
conviennent, le rôle qu’elles ont pu jouer à nos côtés pour en arriver là. Cependant,
nous voudrions les prier d’accueillir ici tous nos sentiments de gratitude qui
viennent du fond de notre cœur, en acceptant nos remerciements. Tout d’abord
nous tenons à remercier DIEU, le clément et le miséricordieux de nous avoir
donné la force et le courage de mener à bien ce travail. Nous tenons à remercier
notre encadrant de recherche, professeur Mr, pour sa patience, et surtout pour sa
confiance, ses remarques et ses conseils, sa disponibilité et sa bienveillance. Qu’il
trouve ici le témoignage de nos profondes gratitudes. Nous sommes très
reconnaissants à l’ensemble des enseignants et du corps administratif des efforts
précieux qu’ils fournissent pour la bonne marche de notre éducation. Enfin, nous
tenons à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation
de ce travail
Dédicace
Je tiens à défier ce modeste travail à mes parents qui sont là source de mon
inspiration et la raison de ma vie, à mes frères qui m'ont tout appris et qui ont
fait de moi la personne que je suis Aujourd’hui à tous mes proches qui ont Cru
ben moi et qui m'ont motivé de près ou de loin.
A mes amis (e)s surtout amine et Imane et Mohamed et Saïd qui m'ont soutenu
tout ou Long de la réalisation de mon projet et qui ont fait de ma vie un énorme
plaisir.
TABLE DES MATIERES
BIBLIOGRAPHIE....................................................................................................................28
WEBOGRAPHIE .....................................................................................................................28
INTRODUCTION GENERALE
La mondialisation a donc entrainé la libéralisation des flux des capitaux, elle a encouragé leur
mobilité, ce qui a abouti à des modifications dans le fonctionnement des économies en termes
de commerce international. L’internationalisation des activités concerne les importations et
les exportations, les emprunts et des prêts, et ainsi les investissements étrangers.
Au Maroc, cette ouverture a abouti à une forte intensification des échanges commerciaux et
des investissements étrangers, et la tendance continue toujours sa poursuite. D’autre part cette
ouverture a mis le pays en pleine concurrence internationale avec les pays asiatiques
américains et européens, leurs produits viennent directement concurrencer les produits
nationaux.
C’est pour ces raisons que le Maroc ne cesse de développer ses marchés, et décide de joindre
à son ouverture commerciale une ouverture financière en libéralisant son taux de change, Le
flottement de la monnaie vise à libéraliser complètement son taux de change afin que le
gouvernement ou la banque centrale n'interviennent pas directement dans sa détermination,
mais qu'il soit automatiquement libéré sur le marché des devises par le biais du mécanisme
d'offre et de demande qui permet de déterminer le taux de change. De la monnaie nationale
par rapport aux devises étrangères.
Dans ce mémoire, nous allons essayer d’expliquer l’impact du taux de change sur la
balance commerciale, pour voir comment une telle libéralisation du régime de change va
influencer l’économie du Maroc.
Le premier chapitre sera dédié à la littérature économique portant sur les régimes de
change, nous allons exposer dans une première section les différents types des régimes de
change, leur classification et dans la seconde section nous allons présenter les déterminants de
la variation du taux change.
Le deuxième chapitre est divisé en deux sections, la première section décrit l’évolution
historique de la réglementation de change au Maroc. La seconde section s’intéressera à l’intérêt
du passage au régime flexible au Maroc nous allons donc discuter les motivations de ce passage
et le processus de cette flexibilisation et nous allons étudier l’impact de la flexibilité du taux de
change sur la balance commerciale.
1
En premier lieu nous allons étudier les effets de substitution, de revenu et de
production, et ensuite nous allons exposer la condition de Marshall-Lerner qui explique l’effet
de la variation du taux de change sur la balance des paiements
Enfin, on termine par une conclusion générale pour résumer les différents points traités
tout au long de ce mémoire.
2
CHAPITRE I : LE FLOTTEMENT DE DIRHAM
SECTION 1 : REGIME DE CHANGE
Le système de change désigne l'ensemble des principes et règles qui organisent le cadre
dans lequel la valeur nominale de la monnaie domestique est déterminée. Cette valeur appelée
taux de change nominal peut être déterminée par rapport à une ou plusieurs monnaies étrangères
ou par rapport à une marchandise comme l'or ou l'argent. Par conséquent, le système de change
guide les interventions des autorités monétaires – la banque centrale en général – sur le marché
des changes et éventuellement l'usage de la politique monétaire pour défendre ou influencer
l'évolution du taux de change.
De nombreuses politiques peuvent être mobilisées : par exemple, la convertibilité
du compte courant, l’ouverture du compte de capital, ou encore le pilotage du taux
d’intérêt ; le principal outil demeure l'intervention des autorités monétaires sur le marché
des changes. On distingue toute une variété de régimes de change, qui se répartissent
entre deux cas extrêmes : les changes flexibles (ou flottants) et les changes fixes.
Dans un régime de change fixe, le cours d’une devise est fixé par rapport à un étalon –
souvent une monnaie ou un panier de monnaies- par la banque centrale qui émet cette devise.
Le cours ainsi fixé est appelé le cours pivot (ou parité fixe) et constitue le taux de change de
référence autour duquel une certaine marge de fluctuation peut être autorisée (de plus ou moins
quelques pourcents). Les autorités monétaires sont tenues de défendre le cours pivot pour le
maintenir à l’intérieur de la marge de fluctuation autorisée. Des modifications du cours pivot
(dévaluation ou réévaluation) peuvent néanmoins être autorisées sous certaines conditions.
Il existe plusieurs formes de régimes de change fixe. Un taux de change pivot peut être
fixé avec une marge de fluctuation autorisée plus ou moins large. Dans un régime de monnaie
unique (cas de l’euro), une banque centrale établit des taux de change fixes et irrévocables, les
monnaies locales étant remplacées par une monnaie commune. Dans un système de caisse
d’émission, en anglais currency board (cas du peso argentin de 1991 à 2001), l’émission de
monnaie dépend strictement des quantités de monnaie de référence mises en réserve par la
3
banque centrale du pays concerné. Parfois les deux monnaies, locale et de référence, circulent
librement à l’intérieur du pays.
Les régimes fixes comprennent les unions monétaires, les systèmes de dollarisation, les
caisses d'émission et les systèmes de change fixes ajustables. Les trois premiers dans lesquels
la fixité est institutionnelle sont généralement connus sous le nom de hard pegs dans la
littérature.
Quand un pays choisit arbitrairement la monnaie d'un autre comme sa propre monnaie,
on parle de dollarisation. Dans ce cas, la politique monétaire domestique est abandonnée aux
autorités monétaires du pays de rattachement de la monnaie. La monnaie du Panama et de
l'Equateur est le dollar américain.
Dans une caisse d'émission, la banque centrale crée de la monnaie domestique à la parité
en vigueur, uniquement en contrepartie de la devise étrangère de rattachement. La monnaie
centrale est entièrement couverte par les réserves de change de la banque centrale dans la devise
de rattachement de la monnaie (Frankel, 1999 ; Bruno, 2004 ; Tavlas et al., 2008).
En réalité, la politique monétaire discrétionnaire est pratiquement éliminée et les
variations de la base monétaire sont tributaires des performances extérieures (commerciales et
financières) du pays qui, elles-mêmes, déterminent les variations de réserves de change. Un
exemple récent de caisse d'émission est l'Argentine de 1991 à 2001. La Bulgarie et Hong Kong
ont aussi un système de caisse d'émission.
Dans les systèmes conventionnels de change fixes mais ajustables, le taux de change,
défini par rapport à une ou plusieurs devises, peut varier dans des marges étroites autour d'une
parité centrale fixée par les autorités. Ces régimes autorisent une modification discrétionnaire
et exceptionnelle de la parité fixe de la monnaie domestique en cas de « déséquilibre
fondamental » (Johnson, 1969 ; Goldstein, 2002).
Lorsque le taux de change est déterminé uniquement par les forces du marché - soit la
loi de l’offre et la demande sur le marché des changes -, il s’agit d’un taux de change flottant.
Or, le marché des changes est un marché toujours en équilibre, c’est un marché au jour le jour.
Un régime de taux de change flottant reflète les déplacements de l’offre et de la demande sur le
marché des changes au travers des variations de ce taux. Du point de vue terminologique,
lorsqu’il y a un taux de change flottant, on utilise les termes appréciation et dépréciation pour
caractériser les variations du taux de change. Lorsque le prix de la devise augmente, elle
s’apprécie et, lorsque le prix de la devise diminue, elle se déprécie.
Comme le taux de change est déterminé sur le marché des changes, les autorités
monétaires du pays n'ont pas à intervenir en théorie (en pratique, il se peut tout de même qu'elles
4
interviennent pour limiter les fluctuations du taux de change de leur monnaie, créant une
situation de flottement impur).
a) Classification de jure
Deux grandes approches ont été utilisées pour classer les régimes de change : l'approche
de jure qui se fonde sur les déclarations des pays et les classifications de facto qui se basent sur
leurs actions.
Pendant longtemps, le rapport « Exchange Arrangements and Exchange Restrictions »
publié annuellement par le FMI depuis 1950 a constitué la principale source d'information sur
les régimes de change. Le rapport recense les déclarations de politique de change et des
paiements internationaux des pays membres. La classification du FMI est connue sous le nom
de classification officielle ou classification de jure. Elle demandait aux pays de notifier le
régime de change qu'ils mettent en œuvre comme appartenant à l'une des catégories
préalablement définies par le FMI.
En fait, les catégories de systèmes de change proposées par le FMI ont évolué au cours
du temps. De deux catégories de régimes de change jusqu'en 1982, on est passé à 4 à partir de
1983 puis à 8 à partir de 1999.
Pour décrire la méthode de détermination des différents régimes, considérons le
regroupement en quatre grands systèmes utilisés en 1997 et 1998. Les régimes de change fixes
regroupent les unions monétaires, la dollarisation, les caisses d'émission et les systèmes de
change fixes conventionnels. Dans ces derniers, les marges de fluctuation du taux de change
nominal autour de la parité de référence (par rapport à une devise ou à un panier de devises)
sont très étroites, inférieures à 1%.
Une seconde possibilité est que les valeurs maximales et minimales du taux de change
doivent demeurer dans des bandes étroites de 2% pendant au moins trois mois (Bubula et Ötker-
Robe, 2002). La flexibilité limitée englobe tous les régimes se situant entre la catégorie fixe et
le flottement administré. Les marges de fluctuations sont plus grandes que celles des systèmes
fixes. La flexibilité limitée regroupe les systèmes de bandes horizontales de fluctuations autour
d'une parité centrale, les crawling pegs et les crawling bands. Les deux catégories restantes sont
le flottement administré et le flottement indépendant
5
Les régimes officiels dévoilent les intentions ou promesses des autorités nationales ou
internationales en matière de politique de change et parfois de politique monétaire. En effet, en
annonçant un régime de change donné, les autorités s'engagent à éventuellement se servir de la
politique monétaire si cela s'avère nécessaire pour délivrer le régime promis. Par conséquent,
la classification de jure est importante dans les domaines où les anticipations jouent un rôle
décisif.
Les régimes de jure jouent donc un rôle indispensable dans la formulation des
anticipations qui elles-mêmes conditionnent la crédibilité des décisions des autorités et
influencent les décisions des agents économiques. En ce sens, la classification officielle propose
une approche d'anticipation ou approche forward-looking, permettant aux agents économiques
de formuler des anticipations d'évolution de la politique de change et éventuellement de la
politique monétaire. Ils peuvent permettre aux autorités d'influencer les anticipations des agents
économiques et par la suite leurs décisions (détermination des salaires et des prix,
investissement ...).
Bien que conscients de ce fait, les autorités décident quelques fois, de ne pas annoncer
publiquement le régime de change qu'elles mettent en œuvre. C'est le cas par exemple lorsqu'un
pays rattache sa monnaie à un panier de devises mais n'en dévoile pas la composition ou la
pondération attribuée à chaque devise. Cette décision peut conférer une relative marge de
manœuvre aux autorités car elle peut leur permettre de modifier le taux de change, de limiter
ses fluctuations ou de le laisser fluctuer (Frankel et Wei, 2008), sans renier un engagement.
Cette latitude s'avère particulièrement utile quand la défense du taux de change devient très
couteuse (Frenkel et Goldstein, 1989).
Dans l'évolution récente de sa politique de change, la Chine a opté pour une bande de
fluctuations du yuan par rapport à onze devises sans dévoiler la pondération du panier de
rattachement (Frankel et Wei, 2008).
En réalité, il a été constaté que, dans plusieurs pays, à différentes périodes, le régime de
change observé était différent de celui initialement promis. En effet, Calvo et Reinhart
(2002) ont mis en évidence une épidémie de « peur du flottement » qui traduit le fait que de
nombreux pays déclarant officiellement un système de change flottant mettent en œuvre, de
fait, un régime fixe (Calvo et Reinhart, 2000). Ces pays interviennent massivement pour limiter
substantiellement les fluctuations de leur taux de change et le transformant ainsi en un taux fixe.
En outre, des pays qui annoncent des systèmes de change fixes modifient si
fréquemment la parité de leur monnaie que le régime devient flexible de facto (Reinhart et
Rogoff, 2002 ; Frankel, 2003 ; Levy-Yeyati et Sturzenegger, 2005 ; Frankel et Wei, 2008).
6
Néanmoins, comme le soulignent Reinhart et Rogoff (2002), le taux de change nominal
officiel demeure la variable principale utilisée par le FMI pour identifier les systèmes de
change. En dehors de l'approche modifiée du FMI, d'autres schémas ont été développés pour
classer les régimes de change mis en oeuvre par les pays. Ces schémas sont connus sous le nom
de classifications de facto. Parmi les plus célèbres se trouvent la classification proposée par
Levy-Yeyati et Sturzenegger (2003, 2005) et celle développée par Reinhart et Rogoff (2003).
b) Classification de Facto
La nouvelle classification de facto des différents pays membres du FMI a enregistré une
nette amélioration par rapport à la première classification de jure. Cependant, elle est restée
d’une étude empirique relativement limitée et son utilisation a soulevé de sérieux problèmes de
mesures. En effet, cette classification considère non seulement des données à fréquences
annuelles mais elle ne s’étend que jusqu’au début des années 90, ce qui pourrait biaiser les
résultats des investigations empiriques qui se basent sur celle-ci. Partant des limites de cette
classification au plan empirique, beaucoup de classifications ont vu le jour (Ghosh et al, 1997 ;
Levy-Yeyati et Sturzenegger, 1999 ; Reinhart et Rogoff, 2002 ; Bubula et Ötker-Robe, 2002).
Deux classifications de facto, celle de Levy-Yeyati et Sturzenegger (1999) et de Reinhart et
Rogoff (2002) sont présentées :
Durant ces dernières années, le débat sur l’intérêt de trouver des critères appropriés sur
lesquels le choix du régime de change se fonde, ne cesse de se renouveler. Daly (2007)
développe dans son article, les déterminants du choix du régime de change dans les pays
émergents. Il présente quatre de ces déterminants, à savoir : la théorie des zones monétaires
optimales ; le triangle d’incompatibilité de Mundell ; le phénomène du péché originel et le
syndrome de la peur du flottement.
La théorie de la zone monétaire optimale (ZMO) a été introduite par Mundell (1961) qui
explique dans quelle mesure un groupe de pays a intérêt à former une union monétaire par
l’adoption d’une monnaie unique. Cette théorie est vue comme une approche qui essaie de
comparer les gains microéconomiques apportés par la fixité du taux de change (élimination des
coûts de transaction, baisse de l’incertitude liée aux fluctuations des taux de change,
amplification des effets externes positifs) aux coûts qui résultent de l’adhésion à l’union
7
monétaire (abandon du taux de change en tant qu’instrument de stabilisation de la conjoncture
et perte de l’autonomie monétaire).
Le triangle d’incompatibilité a été exposé à l’origine par Mundell (1961) et est connu
aujourd’hui sous le nom de « trinité économique ou impossible ». A travers ce triangle, les
autorités monétaires d’un pays sont contraintes de choisir entre trois principes attractifs à la fois
en tant qu’instruments et objectifs : fixer le taux de change pour les besoins de la stabilité
relative des prix, bénéficier d’une libre mobilité des capitaux pour des besoins d’efficience et
de flexibilité et jouir d’une autonomie dans la conduite de la politique monétaire pour des
besoins de stabilisation macroéconomique.
9
Tableau 1 : Les facteurs influençant le choix du régime de change
11
SECTION 2 : LES DETERMINANTS DE LA VARIATION DU
TAUX DE CHANGE
Cette théorie repose sur le principe que le taux de change entre un couple de devises
doit refléter le niveau de prix relatif entre les deux pays en question. Cela veut dire que la valeur
d’une monnaie X par rapport à une autre Y détermine la quantité de produits que la monnaie X
peut acquérir dans un autre pays dans lequel circule la monnaie Y. il s’agit donc d’une théorie
économique développée par l’économiste Suédois Gistaf Cassel au début du 20ème siècle, qui
permet de faire des comparaisons entre les pays en terme du pouvoir d’achat, car la comparaison
des taux de change ne le reflète pas effectivement. Le cours de change entre les deux monnaies
doit être égal au rapport des niveaux des prix dans les deux pays.
Il existe deux types de la PPA : absolue et relative.
PPA absolue : l’existence d’un cours de change entre deux monnaies assurant l’égalité
des pouvoirs d’achat. Prenons l’exemple d’un panier de référence X dans deux pays A et B à la
période T :
On a : PPA absolue = Prix A /Prix B
Si un panier coûte 100$ aux E.U et coûte vers 900MAD au Maroc, alors, le taux de
change en PPA du Dollar par rapport au Dirham sera de 9. Ce taux est calculé indépendamment
du taux de change, ce dernier qui varie continuellement.
PPA relative : elle mesure la fluctuation de la parité du pouvoir d’achat entre deux
périodes. Elle permet de faire des comparaisons dans le temps en éliminant l’effet de l’inflation.
Formule : [(Prix du panier de référence en T dans le pays étranger / Prix du panier de
référence en T-1 dans le pays étranger) / (Prix du panier de référence en T dans le pays
domestique / Prix du panier de référence en T-1 dans le pays domestique)] / 100
Cette théorie a été développée par J.M.Keynes, elle explique la relation qui doit exister
entre le taux d’intérêt et le taux de change. En principe, l’écart entre les taux d’intérêt
de deux économies doit compenser l’évolution des cours de change, qu’elle soit une
dévaluation ou une réévaluation.
12
Formule: K (1+i) = K (1+i*) * Tt/Tc
La formule ci-dessus montre que l’écart en pourcentage entre le cours de change à terme
et le cours de change au comptant doit compenser la différence du taux d’intérêt entre les
placements qui ont des termes égaux.
Ainsi, avec la forte mobilité des capitaux, les investisseurs rationnels vont chercher à
placer leurs capitaux sur les marchés les plus rémunérateurs, engendrant ainsi des fluctuations
de change. Si les taux d’intérêt d’un pays A sont supérieurs aux taux d’intérêt d’un pays B, la
demande sur la monnaie de A va augmenter, de même que l’offre de la monnaie du pays B, ce
qui entraîne une appréciation de la monnaie de A et une dépréciation de la monnaie de B.
Une balance de paiement est un document statistique élaboré sous forme comptable.
Une balance de paiement déficitaire ; signifie que les flux entrants (de biens, de services,
de revenus, de transferts de capitaux et des flux financiers) que les résidents d'un pays
entretiennent avec le reste du monde, sont supérieures à ses flux sortants, ce pays donc transfère
de la monnaie à l’étranger, et puisque le taux de change est le résultat de la confrontation de
l’offre et de la demande, le déficit de la balance des paiements va entrainer une dépréciation de
la monnaie nationale.
En effet, il y a plusieurs facteurs qui influencent la situation de la balance de paiement,
à savoir : les prix des produits à l’étranger, le coût du transport, la préférence des
consommateurs … etc. Une dévaluation de la monnaie ne va pas forcément aboutir à équilibrer
la balance dans la mesure où il y a des importations qui sont indispensables, et des exportations
qui ne sont pas compétitives sur le plan international. Alors, il faut noter que l’efficacité d’une
action monétaire (dévaluation ou réévaluation), dépend de la structure économique du pays, et
des composants de la balance des paiements.
Le taux de la croissance est aussi l’un des facteurs qui déterminent le niveau du taux de
change. En effet, le rythme de la croissance impacte la demande sur la monnaie, dans la mesure
où un pays qui a une forte croissance attire les investisseurs étrangers, ce qui tend à augmenter
13
le volume de la conversion des devises en monnaie nationale, d’où l’appréciation de cette
monnaie sur le marché de changes.
Les monnaies fortes comme le Dollar et l’Euro, ont une influence considérable sur la
valeur de notre monnaie nationale, du fait de leurs poids dans le système monétaire
international. Leur comportement et la politique monétaire de leur pays peuvent modifier le
cours des autres monnaies dépendantes.
➢ Le comportement des acteurs :
➢ Le niveau de l’inflation :
L'inflation peut être considérée comme un facteur de baisse du taux de change. Une
devise qui est touchée par l’inflation va inéluctablement perdre sa valeur. En effet, avec une
même quantité d'argent, il est possible pour les agents économiques d'acheter moins de bien et
services, à cause de la hausse généralisée des prix qui se traduit par l’inflation.
Il est difficile de lutter contre ce phénomène qui a très souvent un impact négatif durable
sur le taux de change.
➢ International Fisher Effect (IFE) :
L'économiste Irving Fisher a mis un modèle de change qu’il a nommé : International
Fisher Effect. Ce modèle prévoit les mouvements des devises sur le marché spot. Il s'intéresse
aux variables qui agissent sur le taux de change.
Il conclue que la variation du taux de change dépend du différentiel d'intérêt, qui est
égal au différentiel d'inflation anticipé. Il montre aussi qu'une accélération du taux d'inflation
d'un pays engendra à terme une augmentation égale de son taux d'intérêt.
14
CHAPITRE II : LE REGIME DU TAUX DE CHANGE
MAROCAIN
SECTION 1 : L’HISTORIQUE DU REGIME DE CHANGE AU
MAROC
L’évolution historique de la réglementation et du régime de change au Maroc, est passée
par plusieurs phases au fil du temps, en passant par la période antérieure à l’indépendance
jusqu’à présent, car le régime de change revêt d’une grande importance, il doit s’adapter avec
l’environnement macroéconomique du pays ainsi qu’avec le contexte international, il doit
également être cohérent avec la politique monétaire et budgétaire. Le régime de change
implique ainsi les partenaires économiques du pays en question, car ils seront inévitablement
touchés par les conséquences de ce régime ce qui impacte relativement leurs compétitivités.
En effet, depuis toujours, l’objectif fondamental des autorités marocaines était de
perfectionner l’efficacité de la politique de change, c'est-à-dire faire progresser la compétitivité
de l’économie en rendant sa monnaie stable et donc réduire le risque de change. La
préoccupation majeure des autorités monétaire était d’éviter la dévaluation de la monnaie
surtout avec l’ouverture de l’économie nationale. Et c’est effectivement la raison pour laquelle
le Maroc avait choisi de se fixer à un panier composé principalement par l’Euro en premier lieu
et puis par le Dollar, dont les proportions respectivement sont de 60% et 40%.
Le système de change au Maroc est passé par plusieurs phases, que nous allons citer par
la suite.
Cette période durant laquelle se sont installées les nouvelles sociétés étrangères et les
premières banques, ainsi, la valeur de la monnaie était déterminée en fonction du Franc français
(FF). Mais, bien avant, le Dirham marocain a été l’unité monétaire officielle du Royaume
jusqu’à l’année 1912, cette date reflète le commencement du protectorat français dans le Maroc,
et au cours de cette époque, le Dirham marocain a été remplacé par le Franc marocain. Par la
suite, le Dirham marocain fut restauré à l’indépendance à titre de l’année 1956.
15
2- Période de mutation 1956-1967
Finalement, on distingue la période de maturité, depuis 1967 jusqu’à nos jours. C’est
une période caractérisée par des nouvelles réglementations mises en vigueur par l’Etat
marocain, d’une part, pour le but de préserver les avoirs et les richesses du pays, et d’autre part
pour encourager son développement économique. Le principal objectif qui a été recherché
depuis les années 80 était de promouvoir l’ouverture de l’économie nationale, alors le Royaume
commence à libérer au fur et à mesure les opérations du commerce extérieur et les opérations
de changes.
En effet, entre 1967 et 1973, la réglementation a subi plusieurs réformes, on cite
principalement: La mise en place d’un programme général des importations, et de la
réglementation des transferts des bénéfices à l’étranger; la mise à jour des textes qui fixent les
modalités d’application de la réglementation de changes, l’Etat commence à soutenir les
rapatriements des bénéfices des investisseurs marocains à l’étranger tout en garantissant le
transfert de leurs dividendes, et le re-transfert des capitaux investis par les étrangers, pour le
but d’encourager les investissements dans les différents secteurs d’économie, notamment le
secteur minier, industriel, maritime et l’exportation.
À partir de 1973, la valeur du Dirham marocain n’est plus déterminée par rapport au
Franc français, car les autorités marocaines ont décidé de changer vers un régime de flottement
administré, c'est-à-dire un taux de change ajustable afin de pouvoir gérer la stabilité de la
monnaie. À partir de ce moment-là, la valeur du Dirham était fixée en fonction d’un panier de
devises, ce qui permettait de mieux refléter la structure des échanges extérieurs du Maroc, donc
le rattachement du Dirham à une devise était déterminé à partir d’un coefficient de pondération
qui lui correspond.
18
19
SECTION 2 : L’INTERET DU PASSAGE AU REGIME
FLEXIBLE ET ETUDES DES EFFETS DE LA FLEXIBLE SUR
LA BALANCE COMMERCIALE AU MAROC
Avant de citer les différents avantages et inconvénients des deux régimes, il est à
signaler qu’il existe quatre critères qui permettent de faire la différence entre le régime fixe et
le régime flexible.
Il s’agit dans un premier lieu de l’ancrage, qui veut dire qu’on fixe le taux de change
de façon administrative, et que la valeur de la monnaie est ancrée à une autre devise, les
ajustements se feront par ailleurs. C’est le cas du Maroc qui, à terme, sa situation va changer et
cet ancrage ne se fera plus sur le taux de change mais plutôt sur l’inflation.
En deuxième lieu on trouve la bande de fluctuation, plus cette bande est étroite plus la
banque centrale intervient pour réguler le marché en injectant ou en achetant de la liquidité.
Plus cette bande est large, plus il y aurait de la volatilité avec moins d’intervention de la
banque centrale, c’est donc plus flexible.
Par la suite on distingue les modalités d’intervention de la banque centrale, plus elle
intervient plus elle dirige les prix sans laisser la place aux mécanismes de marché (offre et
demande) pour qu’ils se mettent en place et pour qu’ils déterminent le prix d’équilibre.
En dernier lieu on trouve la politique de communication, qui est autour de ce régime et
qui va faire que nous sommes de plus ou moins flexibles et donner des orientations sur les prix.
Il n’existe pas un régime de change parfait, le choix se fait par rapport aux préférences
de chaque économie en prenant en compte les orientations stratégiques et les principaux
objectifs macroéconomiques qu’on désire atteindre. Ainsi, dans un régime fixe, le principal
problème est que ce régime marche très bien tant que le pays possède assez d’avoir extérieurs,
il permet de satisfaire les besoins des opérateurs qui peuvent acheter les quantités de devises
qu’ils souhaitent. Mais, si à un moment l’économie subirait un choc qui vient de l’extérieur
(choc pétrolier par exemple), qui va impacter ses avoirs en devises, le pays serait dans une
situation où il ne pourrait plus défendre sa parité de change qu’il a fixée au début. Parce que
dans un régime fixe, quand il y a un choc externe, l’ajustement se fait sur les avoirs extérieurs,
ces derniers vont baisser, du fait que le pays a déjà garanti un taux de change, alors l’amortisseur
serait les avoirs extérieurs. Alors pour faire face à ce choc, il va falloir dévaluer la monnaie
20
nationale, cette dévaluation impactera négativement la société et engendra une baisse du
pouvoir d‘achat ce qui se traduira par une forte inflation.
Dans une même situation, et avec un régime de change flexible, les pressions seront
limitées, ces ajustements vont se faire sur le taux de change qui va augmenter, et ne se feront
plus sur les avoirs extérieurs puisqu’ils seront maintenus et le taux de change va faire le
nécessaire pour rendre moins grave ces pressions.
On peut donc conclure qu’avec des réserves suffisantes, le régime fixe ne poserait pas
de problème, mais si ces réserves sont faibles, l’Etat doit mettre en place de manière graduelle
un régime flexible.
D’abord, le Maroc est un pays qui est de plus en plus libéral, il a plus de 50 accords de
libre-échange avec différents pays, notamment l’union européenne. Alors pour attirer plus
d’investisseurs, il faut absolument avoir un système de change adéquat, et qui soit bien adapté
avec cette ouverture. Il faut également améliorer l’attractivité de Casablanca Finance City qui
est une place financière au service du développement de l’Afrique, pour drainer les
investissements étrangers. Alors, il faut forcément se détenir du même environnement au niveau
réglementaire, judiciaire, fiscal et au niveau de change, afin de pouvoir créer plus de places
financières et attirer plus d’investisseurs en leur donnant l’environnement adéquat qu’ils
souhaitent.
Ensuite, il faut renforcer la résidence de l’économie marocaine, et favoriser les
conditions de son adaptation aux chocs externes. Il faut également soutenir la compétitivité, et
pour le faire, une simple dévaluation de la monnaie nationale ne sera pas efficace, étant donné
que cette dévaluation aura juste un effet à court terme. De ce fait, le meilleur instrument pour
l’amélioration de la compétitivité est la politique économique mise en œuvre, avec la mise en
place d’un ensemble de réformes structurelles, à savoir, une infrastructure adéquate, un bon
niveau d’enseignement et de formation, une industrie développée … etc.
En effet quand il s’agit d’une simple manipulation du taux de change, qui est la
responsabilité de BAM en concertation avec le Ministère de Finances, ces derniers peuvent
rapidement se mettre d’accord. Mais, quand il s’agit d’un ensemble de politiques qui doivent
être révisées, il faut que tous les ministères concernés aient le même objectif et la même vision,
l’application devient donc difficile, d’où la difficulté de l’amélioration de la compétitivité des
produits nationaux.
Finalement, il faut savoir que la mise en place d’un régime flexible aidera également à
limiter les pressions sur les avoirs extérieurs, et à prévenir les crises de change.
21
3- Processus de flexibilisation du régime de change :
22
FIGURE 2 : Le niveau des avoirs extérieurs dépasse les exigences en réserves minimales
Le Maroc va faire une transition graduelle qui portera sur plusieurs phases, pour lui
permettre de s’adapter de façon progressive avec le nouveau système et éviter les chocs, ainsi
que de mettre en place les instruments de couverture essentiels pour que les agents économiques
soient bien préparés et pour que le marché de change soit développé. Il faut signaler ainsi que
pour passer d’une phase à une autre il existe des critères qui permettent de juger si l’économie
est prête pour ce passage vers l’étape suivante ou non. De cette manière le Maroc va pouvoir
tirer profit de son application du régime flexible, et éviter certaines erreurs que les autres pays
qui ont dû subir lors de la mise en vigueur du régime flottant.
Source : FMI
23
II- ETUDE DES EFFETS DE LA FLEXIBILITE SUR LA
BALANCE COMMERCIALE AU MAROC
Plusieurs auteurs se sont intéressés à la question de l’interdépendance entre les
différentes variables économiques, par exemple, la question de l’élasticité. En effet, avec la
mondialisation, les économies sont directement concernées, et sont devenues de plus en plus
ouvertes entre elles. La relation donc entre l’économie nationale et l’économie internationale
est déterminée en fonction des termes de l’échange. Mais, tout pays qui accède le marché
international se trouve généralement confronté à des problèmes de fluctuations des taux de
changes, c’est pour cela qu’il lui faut tout d’abord évaluer les changements de sa consommation,
sa production, ainsi que ses importations et exportations vis-à-vis du reste du monde, afin de
pouvoir faire face à ces variations des termes d’échange. Pour ce faire, on utilise l’effet de
substitution, de revenu et de production.
a) L’effet substitution
Cet effet correspond à la variation des quantités consommées d’un bien X, résultante
d’un nouveau niveau de prix, avec le même degré d’utilité. Il est donc dû seulement au
changement relatif des prix.
« C’est le déplacement de la droite d'iso valeur le long de la même courbe d'indifférence
suite au changement de prix. Il donne donc une estimation des modifications de la
consommation des ménages, pour un revenu réel inchangé. Le degré de réaction de la
consommation va dépendre de tous les facteurs qui influencent la convexité de la courbe
d'indifférence. »
b) L’effet revenu
24
c) L’effet production
2- La condition de MARSHALL-LERNER
Illustration :
Tout d’abord, nous savons que le solde de la balance commerciale est la différence entre
les importations et les exportations d’un pays, quand les importations dépassent les
exportations, cela signifie que le solde est négatif, c’est-à-dire qu’on est face à un déficit
commercial. En revanche, quand ce solde est positif, ceci signifie que la balance est
excédentaire, le pays exporte plus qu’il importe.
En effet, le taux de change d’une monnaie influence directement la situation de la
balance commerciale, étant donné qu’en général, lorsqu’il se déprécie, les exportations en
volume auront tendance à augmenter, du fait que les produits nationaux seront bon marché pour
les pays étrangers, de ce fait, les importations en volume auront tendance à baisser, (ce qu’on
appelle « effet volume ») car les produits étrangers coûteront plus chers que les produits
domestiques, le pays préférera donc d’acheter moins pour diminuer sa facture d’importation.
Toutefois, l’augmentation du taux de change diminuera les prix relatifs exprimés en
monnaie nationale des biens importés, ils coûteront moins cher, d’où l’amélioration du solde
commercial, c’est ce qu’on appelle « l’effets-valeur » ou bien « l’effet-prix ».
Il paraît donc valable de juger et affirmer que la dévaluation du taux de change améliore
la situation de la balance commerciale en augmentant les exportations et baissant les
importations, mais en pratique cette situation n’est pas toujours vérifiée. L’impact sur la balance
commerciale dépend donc de l’importance de l’effet volume et l’effet prix. Le premier qui
améliore cette balance et le deuxième qui la détériore. Pour mesurer l’ampleur de chaque effet
on utilise l’élasticité-prix des importations et l’élasticité- prix des exportations. En économie,
l’élasticité-prix de la demande signifie la variation en pourcentage de la demande suite à une
25
fluctuation de 1% du niveau des prix. Cette élasticité est toujours négative car une augmentation
des prix engendre une diminution de la demande et vice versa.
Supposons maintenant qu’un pays A exporte un produit « x » au prix de 50 U.M1, la
demande est de 500 unités, et importe un produit « y » au prix de 25 U.M2, la demande est de
1000. Et l’élasticité-prix des exportations = -1 et celle des importations = -0.5
Si le taux de change est de 1 U.M1 = 1 U.M2, le solde de la balance commerciale serait
équilibré (50*500) -(25*1000) =0
Si le pays dévalue sa monnaie de 10%, alors : 1 UM2 = 1,1 UM1, l’exportation va
augmenter de 10%, et l’importation va diminuer de 5%, la balance commerciale serait de : (550
(Hausse de 10%) *50) – (950(baisse de 5%) *25*1,1= 1357 UM1
La balance du pays A est donc positive
Prenons un autre exemple, l’élasticité des importations est égale à 0, c'est-à-dire que le
volume des importations ne change pas peu importe le taux de change, et que l’élasticité des
exportations est égale à 0,5.
La balance commerciale serait donc de : (525unité (hausse de 5%) *50 UM2) – (1000
unités * 25 UM1 * 1,1) = -1,250 UM1
Dans cette situation, la dévaluation a entrainé une dégradation de la balance
commerciale, et c’est effectivement le théorème des élasticités critiques, qui précise que le
solde de la balance commerciale d'un pays s'améliore suite à une dévaluation si et seulement si
la somme des valeurs absolues des élasticités est supérieure à 1, qui est notre premier cas.
De plus, il faut préciser qu’il existe un délai entre l’effet-prix sur les importations qui
est direct, et l’effet-volume qui exige plus de temps pour se mettre en place, à moyen et à long
terme, et au cours du temps, la balance commerciale qui se situait en équilibre dans un premier
temps, se détériore suite à une dévaluation du taux de change (c'est l'effet prix). Mais au fur et
à mesure, l'ajustement par les quantités permet d'améliorer le solde et de dépasser celui de
l'équilibre initial : c'est la condition de Marshall-Lerner.
Pour conclure, la dévaluation est très souvent prise comme étant le moyen le plus simple
de relancer l’économie, mais ce n’est pas toujours le cas, il faut bien prendre en considération
les effets prix et volume.
26
CONCLUSION GENERALE
La problématique du choix du régime de change fait encore le débat entre les
économistes à la suite des récentes crises financières qui ont touché beaucoup de pays. Ces
derniers ont été considérés auparavant comme étant des porteurs d’un futur brillant, mais ils ont
été souvent incapables de mettre en œuvre des politiques monétaires adéquates qui leur
permettent d’entamer tranquillement leur intégration financière et économique, du fait que
l’environnement économique se caractérise par une forte mobilité de capitaux.
Il faut donc que les autorités monétaires des pays soient convaincues que le régime de
change mis en vigueur pourrait s’effondrer s’ils n’ont pas mis en place des politiques
macroéconomiques adéquates accompagnées avec des réformes financières et structurelles
pertinentes.
De la même manière, ces autorités monétaires doivent savoir qu’il est nécessaire de
mettre en place de façon graduelle une plus grande flexibilité de son système de change en
même temps que leur compte de capital se libéralise, et en même temps qu’ils adoptent une
ouverture commerciale, cette dernière doit être accompagnée d’une ouverture financière qui est
bien évidemment la libéralisation du taux de change, dans le but de maintenir une certaine
indépendance en terme de politique monétaire et pour le but également de pouvoir faire face
aux chocs sur les termes des échanges.
Finalement, et afin d’éviter les chutes au niveau du taux de change, et pour maintenir
un niveau de taux de change réel suffisamment compétitif, il est impératif pour ces autorités de
mettre en place une stratégie prudente et successive pour gérer les entrées massives de capitaux
et d’améliorer l’efficacité du marché des changes.
27
Bibliographie
• Les régimes de change, Amina Lahrèche-Revil, L’économie mondiale 2000, ã
Éditions La Découverte, collection Repères, Paris, 1999.
• K.W. Dam, The Rules of the Game, 1982 – M. Bernegger, Die Schweiz unter
flexiblen Wechselkursen, 1988 Auteur(e): Eveline Ruoss / AN
• Sfia, M., « Le Choix du régime de change pour les économies émergentes », Daly
MPRA WP n° 4075, 2007
WEBOGRAPHIE
• https://www.medias24.com/MAROC/ECONOMIE/ECONOMIE/
• http://www.memoireonline.com/02/10/3154/m_Correlation-entre-le-taux-de-
change-et-la-balance-des-paiements3.html
28