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Semiotique Cours

Le document traite de la sémiotique, définissant le signe comme une unité minimale significative qui peut être un signal ou un indice. Il distingue la sémiologie de la communication, qui se concentre sur les systèmes de signes destinés à communiquer, de la sémiotique de la signification, qui étudie les signes non explicitement prévus pour communiquer. Enfin, il aborde la représentation binaire du signe linguistique selon Saussure, ainsi que la représentation tétradique du signe, mettant en lumière les relations complexes entre signifiant, signifié et référent.

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Semiotique Cours

Le document traite de la sémiotique, définissant le signe comme une unité minimale significative qui peut être un signal ou un indice. Il distingue la sémiologie de la communication, qui se concentre sur les systèmes de signes destinés à communiquer, de la sémiotique de la signification, qui étudie les signes non explicitement prévus pour communiquer. Enfin, il aborde la représentation binaire du signe linguistique selon Saussure, ainsi que la représentation tétradique du signe, mettant en lumière les relations complexes entre signifiant, signifié et référent.

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tionnel ;

Semiotique Un signe désigne un élément X capable de représenter ou


d'être mis à la place d'un élément Y. Il peut relever de deux ca-
tégories principales :
I. Le signe
- Un signal : quelque chose de perceptible qui est en-
C'est l'unité minimale significative (la plus petite unité qui a du
sens). C'est la base du langage. voyé intentionnellement par un émetteur à un récepteur
pour renvoyer à autre chose qu'il veut communiquer.
(Ex : la sonnerie du téléphone c'est un signal car le ré-
Éléments de signe Renvois possibles cepteur doit être conscient qu'il y a un émetteur qui veut
le joindre pour lui communiquer quelque chose.
Nuages Pluie - Indice : quelque chose de perceptible qui renvoie a
autre chose sans qu'il y ai intention de communiquer.
Uniformes Infirmiers Pas d'émetteur intentionnel donc son interprétation peut
Panneaux routiers Parking varier d'une personne a une autre. ( Ex : nuage peut
renvoyer au fait qu'il pleut, qu'il va pleuvoir ou qu'il y a
Certains gestes Indications particulières
plu. > selon la personne qui va lire l'indice, l'interpréta-
Sonneries Téléphone tion peut varier)
Fumée Feu
Traces de pas Quelqu'un est passé
Lumière la nuit dans une mai- Il y a quelqu'un Indices Signaux
son Demande d'aide
SOS (:-:-) Pas d'intention de communi- L'intention de communiquer
quer Interprétation + ou – figé
Interprétation peut dépendre Nécessité de connaître le
du récepteur code (apprentissage)
Quelque chose de perceptible qui renvois à autre chose que lui
même.
Nuages, fumée, lumière uniformes, morse
A. Distinctions signal/indice
-
Certains signes sont émis par un émetteur pour communiquer
quelque chose de précis. D'autres signes ne sont pas inten-

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Le signal peut être remplacer par un autre signe par pur Il peut y avoir communication sans signification
convention. Ex : reflex > communication de l'ordre du stimulus sans signifi-
L'indice ne peut pas être remplacé par un autre signe. cation.
La signification peut être indépendante de la communication.
La frontière entre le signal et l'indice est flou, pas nette et peut Ex : numéro de téléphone dans les répertoire dont on ne ce
bouger. sert plus, il signifie quelque chose mais il ne relève plus de la
Ex : Le bâillement est un signe = indice de fatigue. Le même communication.
signe peut selon le contexte devenir un indice. Ex : dans la nature il y a plein de signes différents qui signifie
Il faut donc étudier le contexte pour étudier un signe. quelque chose. Si on est institutrice et qu'on transmet ça aux
Tout les signaux sont des indices mais à l'inverse tout les in- élèves > communication.
dices ne sont pas des signaux (il faut un contexte particulier). La signification sans la communication est plus fréquent que
l'inverse.
Tout les signes peuvent + ou - se placer dans une de ses caté-
gories, la distinction majeur entre les deux est l'intention ou
non de communiquer. C. Les deux types de sémiotiques : sé-
miologie de la communication et sé-
On ne répond pas à la question qu'est ce que c'est ? Mais à la
question comment ça signifie ? miotique de la signification

B. Communication et signification : deux


concepts distincts Sémiologie de la communication : réservé à des systèmes de
signe dont l'objectif premier est de communiquer et de faire
Deux notions qui sont différentes, pas des synonymes. Se rap- communiquer des interlocuteurs. Ex : langues, langues des
portent à deux types de sémiotiques : signes, morse, pictogrammes ..
- Sémiologie de la communication > Sémiologie restreinte, inspiration Saussurienne : décrire le
- Sémiotique de la signification fonctionnement des système de signe dans une visée commu-
nicative. " La sémiologie de la communication peut se définir
Communication = implique la présence d'un code. comme l'étude des procédés de communication, c'est à dire
Le code qui sert à la communication porte la signification. des moyens utilisé pour influencer autrui et reconnu comme tel
Pour qu'il y ai communication il faut un code et c'est le code par celui qu'on va influencer." Dans cette conception le signe
qui porte la signification (Communication > code > significa- est un signal.
tion)
Sémiotique de la signification : elle va étudier les faits et les
1ère étapes : systèmes de signes non expressément prévu pour communi-
quer. Ex : la proxémique, la mode

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> sémiotique étendue, inspiration Barthienne (Roland Barth) : Face A : le signifiant/SA (l'image concrète du signe qui relève
tout est signe de la perception qu'on a). Face matérielle du signe. Image
domaine plus étendue et étendue à tout les faits signifiant. acoustique
Tout ce qui signifie peut faire partie de cette sémiotique. Face B : Le signifié/SE (l'image abstraite du signe qui corres-
"La sémiologie de la signification se rapporte a l'univers de l'in- pond au concept). Face immatérielle du signe. Concept
terprétation et du sens et non au code et à la communication." Ex : signe linguistique : bœuf / SA : image acoustique [bef] / Sé
Le signe est a considérer comme un indice. : image abstraite, traits de sens / Référent : il peut s'agir d'un
bœuf précis.
La distinction entre les deux types de sémiotiques est théo-
rique : Le signifié : l'ensemble des définition d'une chose qu'on trouve
car les significations prévu par le code sont indissociables des dans le dictionnaire.
significations fourni par le contexte. Ex : un feu rouge > com- Le référent : histoire de contexte communicationnel.
munication entre moi et l'institution qui a mis le feu ici. Pour
que ça fonctionne je dois connaître la signification de ce feu et Représentation binaire du signe : Sa + Sé
il doit se présenter dans un contexte précis.

A. Le signe : Expression/contenu
II. Le signe linguistique selon Saussure

Terminologie (Barthes et Hjelmslev)


1 unité d'expression du langage = un mot
Saussure est le premier a parler de signe linguistique et à in- Cette terminologie est plus étendue (pas seulement au signe
troduire la distinction entre signifiant et signifier. linguistique). Elle est élargie a tout types de signe.
"Le signe linguistique unit non une chose et un nom mais un Plan de l’expression : Sa
concept et une image acoustique. Cette dernière n'est pas le
Plan du contenu : Sé
son matériel, chose purement physique, mas l'empreinte psy-
chique de ce son, la représentation que nous en donne le té-
moignage de nos sens (...)" (Cours de linguistique générale,
B. Caractéristique fondamentales du
p.98) signe linguistique
La signe :
> Saussure propose une représentation binaire du signe lin-
guistique, pour lui le signe linguistique est une entité psychique - Les deux faces qui constitue le signe sont solidaires et
à deux faces. indisociables (conception binaire).

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- La relation entre les deux faces est arbitraire (pas moti- une seule dimension = ligne). Le Sa se déroule sur une ligne
vé). Entre la Sa et le Sé il n’y a pas de relations natu- et forme une chaine.
relles. Le lien résulte d’une convention de la langue.
Ex : Sé : idée de frère > Sa : suite de son (/frer/)
III. Représentation tétradique du signe (J.M
= cette idée n’a pas de lien avec la suite
Klinkenberg, Précis de sémiotique géné-
de son /frer/ Un
rale)
même Sé = différents Sa.

Le signe linguistique est arbitraire Peu utilisé. Conception élargie du signe.

Problème : cas particulier des onomatopés (= mot crée par imi- A. Les éléments constitutifs du signe
tation des sons évoquant l’être ou la chose) > des mots de la Représentation à 4 termes nécessaires pour qu’il y ai signe :

langue Ex : « glou glou » > - Stimulus


Sa /gluglu/ et Sé : bruit de l’eau quand on boit - Signifiant
- Signifié
= pas arbitraire donc exceptions - Référent
Fonctionnement sémiotique du signe :
→ Les onomatopés sont en fait codifiés, arbitraires.
Preuve : tout les onomatopés ne sont pas partout les Signifiant Signifié
mêmes (Ex : « cocorico », « kikiriki » ..)

= Tout les signes sont arbitraires.

Le Sa est linéaire (par rapport au signe linguistique oral) = Les


unités linguistiques arrive les unes après les autres = déroule-
ment sur l’axe syntagmatique. Le Sa étant de nature auditive
se déroule dans le temps seul et a les caractéristiques qu’il
emprunte au temps (représenter une étendue, mesurable dans Stimulus Référant

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B. Le stimulus
= Le Sa est découpé par la langue
La face concrète du signe ce qui le rend dans la communica-
tion transmissible par un canal en direction d’un de nos 5 D. Le signifié
sens : support actif du signe, c’est par lui que le sujet entre en L’image mentale suscité par le Sa correspond au référent = re-
relation avec le signe. Au stimulus correspond un modèle théo- présentation que nous nous faisons d’une classe de chose = le
rique du stimulus : Sa. concept. Comme le Sa, le Sé est un modèle, une abstraction
qui permet de définir l’homogénéité d’une classe d’objet.

Puisque le Sé est un modèle il peut exister en dehors de toute


C. Le signifiant existence de l’obet auquel il renvoit.
Modèle : représentation idéalisé d’une chose ou d’un en-
= Le sens nait de la confrontation Sa/Sé.
semble de chose. Donc le Sa est un modèle qui rend compte
de la réalité physique du singne mais qui n’est pas la réalité. E. Le référent
Ex : Stimulus > son > Sa > son modélisé Ce dont il est question dans un processus de communication
donné. Il est particulier. C’est une actualisation du Sé. C’est un
Le Sa n’est pas un phénomène physique. Il n’a me statut de élément extra-sémiotique il est en dehors des processus de si-
Sa que dans un code précis et n’existe que par rapport au Sé. gnification = objet du monde parce qu’on peut l’associer à un
C’est le code qui organise le Sa et qui pose les limites. Sé.

Ex : découpage des couleurs (gallois vs fran- = Le référent n’est pas forcément réel (licorne)
çais)
Ex : Le sens interdit (stimulus : les caractéris-
Français Gallois tiques physiques par lequel il arrive à ma per-
ception / Sa : modèle que j’ai du sens interdit /
Bleu Gwirdd Sé : concept / Référent : objet duquel je parle).
Vert Glas
Gris Illwydd Les différents processus sont indissociable et simultané. On
Brun parle de la descritption de l’activité sémiotique. Les différents
composantes du signe s’appelle les uns les autres. (Référent
> Sé qui peut le ranger dans une classe)

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→ La relation entre ces éléments qui forme le signe. Le IV. Inventaire et typologie des systèmes de
signe n’existe pas en dehors du processus de significa-
signes
tion qu’il engendre.

Un objet ne devient signe que si on lui assigne cette fonction. (Kerbrat, l'énonciation - la subjectivité dans le langage)
Ex : un son ne devient un phonème que s'il rentre dans le
code linguistique. La sémiotique décrit la structure de tous les langages obser-
Il n'y a de signe que pour des individus, ces individus faisant vable
partie dans une société et dans un temps donné. On se rend Un langage est un système de signe
compte qu'il n'est pas nécessaire d'avoir les 4 processus en Un signe se définit entre autre come l'association d'un signi-
présence pour que le signe fonctionne. Une fois que des mo- fiant et d'un signifié
dèle existe dans une culture donné on peut l'utiliser sans pro- Proposé un inventaire pour essayer de classer ces langages.
blème, on l'utilise en raccourcis. Une typologie est un classement scientifiquement ordonné.
Ex : "Zappa" = pioche, on ne sait pas ce que ca veut dire Une série de critère (pas exhaustif) qui permet de classer les
donc on peut substituer ce mot par langages :
sa traduction dans une langue qu'on connait, par un dessin. Il
devient alors un signe utilisable.
1. Système de codage vs de trans-
Conclusion :
codage (direct ou indirect)
> La représentation tétradique du signe n'est pas la plus utilisé,
la plus utilisé est une représentation triadique (Sa, Sé, référent
On parle de système de codage ou de transcodage selon que
et elle a énormément de variante terminologique). Mais elle a
la relation ou le passage entre signifiant et signifié est direct ou
un avantage, elle met en évidence la différence entre l'expé-
indirect. Système de codage (direct) : système dans lequel le
rience du sens qui fonctionne avec des modèles (Sa + Sé) et
passage du Sa au Sé se fait sans intermédiaire (ex : langue
celle du monde réel ou fictif (stimulus et référent). Ces deux
orale). Un système de transcodage (indirect/secondaire/substi-
expériences ont des relations entre elles qui sont étudiées par
tutif) : système dans lequel le passage du Sa au Sé se fait par
la sémiotique.
l'intermédiaire d'un autre système (ex : langue écrite). Dans les
système de transcodage on est contraint de passé par des
système plus simple pour accéder au signifié. Dans le transco-
dage on a une idée de transcription. (ex : la notation musicale).
On peut passer par plusieurs transcodage (ex : le braille)

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Pourquoi on a mis en place des systèmes de transcodage ? Le • Communication auditive
transcodage permet d'adapter le message au canal de com- Langue orale, musique, des signaux pragmatique
munication.
• Communication tactile
Rituels de contact, gestes affectifs. Les communica-
2. Langages naturels vs superficiels tions tactiles devraient être universelles or on se trouve
face à un système culturel (différence de qualité et de
Langage naturel : qui se constitue et évolue spontanément par
quantité)
l'action progressive et inconsciente de la communauté par-
lante. (ex : toute les langues du monde)
Langage artificiels : crée de toute pièce et intentionnellement 4. Communication olfactive
par des ind ou des groupes pour répondre à des besoins pré-
cis de communication (ex : langue des signes/code de la route)
Odeurs et parfums. En signifiant on aura une odeur et en Sé
on aura la source. Ou alors on associera a un Sa olfactif une
3. Organe sensoriel mobilisé au dé- valeur associé a cette odeur.

codage
5. Communication gustative
Classé les langage en fonction des organes mobilisés pour dé-
coder ou encoder le langage. Encodage (convertir le Sé en Sa) Sémiologie du gout et de l'alimentation (oenologie)
: travail de l'émetteur.
Décodage (convertir Sa en Sé) : travail du récepteur.
Ouie et vue sont les plus utilisés en communication. V. Le degré de complexité des systèmes de
signes
• Communication visuelle
Langue écrite, langage gestuel, signes pragmatique,
A. Systèmes et codes
arts visuels.
Système : ensemble de différence qui oppose des unités de
même nature. Un système élémentaire sera composé d'au mi-
nimum deux unités (Ex : code de la route : rouge vs vert). Pour

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les opposer il faut que les unités soit de même nature. B. Syntagme / paradigme
Test de commutation (savoir si les unités sont de même na-
ture) : on peut remplacer une unité par l'autre dans un contexte 1. L'axe syntagmatique
donné stable et garder un énoncé correct et grammatical. Le On va parler de l'agencement des unités entre elles, cet agen-
code ne permet pas d'autre Sé ou Sa. Un système est un en- cement va produire des énoncés.
semble d'unité qui sont soit sur le plan de l'expression ou soit Exemple en langue :
sur le plan du contenu.
3 unités : Jules / Julie / aime
On ne peut pas mettre en opposition des unités qui ne sont
pas dans le même plan > Julie aime Jules. OU Jules aime Julie. = agencement d'unités
= on produit des syntagmes.
Le code : l'association des deux systèmes de nature diffé-
rentes, un système Sa et un système Sé. Un code élémentaire Exemple pour un autre système > le code de la route : 3
: 4 unités unités : triangle / liserais rouge / [z] ou flèche virage
(Ex de code élémentaire : le code de la canne blanche Un syntagme est la combinaison des unités entre elles telles
Expression : Sa(1) > canne blanche Sa(2) : canne qu'elles sont actualisées/manifestées dans un énoncé.
d'une autre couleur L'axe syntagmatique concerne donc l'agencement des élé-
Contenu : Sé(1) > le fait d'être aveugle Sé(2) : pas être ments présents.
aveugle Les signes se suivent, ils sont agencé d'une certaine manière,
L'absence de signe est encore un signe : signe zéro selon une certaine syntaxe. Les unités doivent donc s’enchaî-
Le code de la route est une combinaison de code minimaux ner d'une certaine façon, une façon ordonnée par les règles
qui forme un système de signe. propre à chaque système de signes.
On appelle donc aussi cet axe, l'axe de la succession ou l'axe
Les notions de système et de code sont fortement imbriquées. de la combinaison.
Il n'y a code que si deux systèmes sont associé et pour faire Mise en relation des éléments co-présents.
des systèmes il faut qu'il y est un code. Le statut des unités du
C'est le code qui prévoit les règles syntagmatiques qui vont
système n'est établie que grâce à la relation qu'impose le code
donner naissance à des énoncés différents et complexes.
entre deux systèmes.
Chaque règles est valable dans un système de signes particu-
lier.
Toutes les combinaisons ne sont pas permises. Les règles
donnent les combinaisons permises ou non.

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« Le syntagme est une combinaison de signes qui a pour sup- Tout message suppose une succession de choix entre ce qui
port l'étendue (quelque chose de spatiale). Dans le langage ar- est dit et ce qui aurait pu être dit.
ticulé, cette étendue est linéaire et irréversible. Chaque terme L'axe paradigmatique constitue l'inventaire pour chaque seg-
tire sa valeur de son opposition à ce qui précède et à ce qui ments de toutes les unités susceptibles de remplir la même
suit ». fonction dans le même contexte.

2. L'axe paradigmatique 3. Croisement entre les 2 sens


Jules aime Julie / partir en vacances / son chien … Les 2 relations sont solidaires. Chaque unités d'un paradigme
OU peut entrer dans un syntagme.
Jules aime / déteste / soutient … Julie Un langage sera d'autant plus complexe qu'il peut combiner
on peut produire des unités qui peuvent potentiellement des unités et donc former des syntagmes différents.
prendre la place de l'unité. Saussure : Rapports syntagmatiques et rapports associatifs.
Tout ceci appartient au même paradigme = les unités ont un
point commun particulier, elles peuvent se remplacer après le Saussure envisage le syntagme essentiellement du point de
verbe aimer. vue de sa linéarité. Pour lui il se « compose de 2 ou plusieurs
Par contre des unités ne peuvent être changées par d'autres : unités.
on ne peut pas dire Jules aime bleu / petite... Ou Jules parle / « Le syntagme relève à la fois de la langue et de la parole. »
dort .. Julie
Les syntagmes produit émanent des règles du code donc syn-
Les unités qui peuvent commuter entre elles dans un énoncé taxe et langue sont très liés.
de base donné font parties du même paradigme.
Rapport associatif = rapport paradigmatique
Paradigme du verbe aimer (= tout ce qu'on peut mettre derrière
ce verbe) est large. Syntagme : combinaison des unités entre elles telles qu'elles
sont actualisées/manifestées dans un énoncé.
Axe syntagmatique (axe horizontal) : axe de la succession ou
Le paradigme est une classe d'éléments homogène sur un cer- de la combinaison
tain point. Les unités qui appartiennent au même paradigme
peuvent apparaître au même endroit d'un syntagme donné. Les relations syntagmatiques mettent en relation des éléments
ci-présentes. Opèrent in praesentia.
L'axe paradigmatique est l'axe de la sélection ou de la commu-
nion. On parle de relations entre éléments absent. Elles sont généralement différentes d'un code a l'autre : chaque
code prévoit des règles d'agencement des unités.

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Toute les combinaison s d'unités ne sont pas permises. Cer- « La complexité d’un système de signes se mesure en nombre
taines combinaisons produisent des énoncés grammaticaux de niveaux d’analyse en terme de rang d’unités et de hiérar-
(corrects) d'autre non. chies des unités. C’est en ce sens que l’ont parlera d’articula-
Paradigme : classe d'element homogène sur un certain point. tion. »
Les unités peuvent apparaître au même endroit d'un syntagme
donnée. L’articulation en sémiotique c’est la propriété qu’à une unité sé-
Les unités peuvent commuté entre elles dans un énoncé de miotique de se subdiviser en unités plus petites combinées
base donne font partie du même paradigme entres elles ou de se combiner à d’autre pour produire d’autre
Axe paradigmatique : axe virtuel, de la sélection unités d’un rang plus élevé.

Les relations paradigmatique marrent en relation des éléments Si on prend l’exemple du message linguistique on a des unités
qui ne sont pas ci-présent : on dit qu'elle opèrent in absentia. sémiotiques (un signe ou un ensemble de signe) emboités en-
semble (Texte > phrase > mots > morphèmes). Morphème est
la plus petite unité qui a du sens. Textes, phrases, morphèmes
C. L’articulation sont des unités significatives, elles ont un sens. Ex : in/dé/
racin/able > on peut encore décomposé les morphèmes en
unités plus petites (phonèmes) mais les unités n’auront alors
Martinet (1971), Eléments de linguistique générale
plus de sens > dé = /d/+/e/. Le phonème est une unités distinc-
Il y a toute sorte d’unité dans les messages, tout dépend du ni- tives, c’est un Sa qui n’a pas de Sé, qui n’a pas pas de sens
veau qu’on prend. mais combiné à un autre permet de construire des unités de
Ex : une phrase est une unité, constitué d’autres unités (les rang supérieur.
mots), la phrase peut s’insérer dans un texte … L’articula-
Plus il y aura d’articulation plus on ira vers la complexité. On
tion va prendre en compte ces différents niveaux.
va alors pouvoir étudier les systèmes de signes en se posant
Le sens du texte n’est pas la somme de tout les sens, c’est deux questions :
plus que ça, c’est la somme du sens de chaque mots + les re-
lations entre les mots. - Est-ce que le message se décompose en unités plus petites
?
Klinkenberg : « un tout est plus que la somme des parties, il - Si oui, quelles sont le statut des unités ?
est fait des dites parties mais aussi des relations spécifiques Klinkenberg : « Plus un code doit couvrir de besoin sociaux,
qui s’établissent entre parties. Relations qui donnent un statut plus il doit comporter d’unités. Et plus il a d’unités plus il est
à chacune des parties. » susceptible de faire intervenir des articulations. »

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On va donc parler de première articulation pour parler des uni- Message global : « interdit au cycliste » Forme : obligation
tés significative et de deuxième articulation pour parler des uni- Liserai : interdiction
tés distinctives. On va classer les codes en fonction de leur Dessin : cycliste
complexité.

Une partie du code de la route est un code à première


Est-ce que les messages du système de signe étudié articulation.
(code) se décomposent en unités plus petites ?
‣ uniquement en unités distinctives = codes à
‣ Cas n°1 : NON (ils ne se décomposent pas) = cas d’un deuxième articulation seulement. Ex : numérotation
système sans articulation. Le message s’appréhende glo- des bus (bus 26 > message global = « Cité interna-
balement sans qu’il soit possible de décomposer les signes tionale à Grange blanche ». Le /2/ et le /6/ n’ont pas
qui le composent ni en unités significatives ni en unités dis- de signification = unités distinctives). On ne peut
tinctives. On a une unité qui signifie quelques choses et ont pas parler d’unité significative car le niveau qui est
ne peut pas la combiner. Cas le moins courant significatif dans le message global ne se décom-
‣ Cas n°2 : OUI (les messages se décomposent) pose pas. Le niveau des unités significatif n’est pas
‣ uniquement en unités significatives = codes à pre- lui même décomposé, on ne peut pas décomposé
mière articulation seulement. Le message se dé- l’unité /26/ en unités plus petites.
compose en d’autre unités qui ont elles-même un ‣ en unités significatives puis en unités distinctives =
sens. Ex : numérotation des chambres d’hôtel codes à double articulation. On a un code qui se
(chambre n°39 (message global) > in- décomposent en unités qui ont un sens et à un cer-
dique l’étage : le troisième et le nu- tains niveaux on arrive à des unités qui n’ont pas de
méro de la chambre : la n°9). Les sens. Ex : la langue ou la numérotation télépho-
unités significatives jouent aussi nique (0478772300 > message global = standard
un rôle distinctif dans les en- de l’université. Décomposé en plusieurs
sembles ou on peut les intégrer unités : /04/ = région Sud Est /78/ = Ville de
mais par convention on parlera d’uni- Lyon /77/ = standard telecom /23/ = université /
tés distinctives lorsqu’elles servent uniquement à 00/ = standard). Second pallier de décomposition :
distinguer. les chiffres sont des unités distinctives. Code les
plus complexe, permettent à partir d’un nombre as-
sez limité d’unités de créer de nombreux mes-

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sages. Martinet pensait que le langage verbal était d'autres unités comme bête, tante ou terre. C'est ce qu'on dé-
le seul langage à double articulation, or c’est faux. signera comme la deuxième articulation du langage. »
On peut avoir des codes qui vont utiliser deux types
d’articulation (certains messages avec une double arti- = La forme vocale peut se décomposer en unités qui
culation et certains avec la première articulation). On n’ont pas de sens, les phonèmes. Les phonèmes consti-
statut sur l’articulation utilisé dans le plus de message. tuent la 2ème articulation.

« Grâce à la seconde articulation, les langues peuvent se


contenter de quelques dizaines de productions phoniques dis-
L’articulation, [Link], Eléments de linguistique générale tinctes que l'on combine pour obtenir la forme vocale des uni-
« La première articulation du langage est celle selon laquelle tés de première articulation »
tout fait d'expérience à transmettre, tout besoin qu'on désire = Les phonèmes (unités distinctives, 2ème articulation du lan-
faire connaître à autrui s'analysent en une suite d'unités gage verbal) sont en nombre réduit dans les langues. Leur
douées chacune d'une forme vocale et d'un sens. » combinaison permet d’obtenir tous les signes linguistiques do-
= Les messages dans le langage verbal sont composés d’une tés d’un sens (unités significatives, 1ère articulation).
suite de signes (unités) doté d’un signifiant (forme vocal) et
d’un signifié (sens).
« Seule l'économie qui résulte des deux articulations permet
« Chacune de ces unités de première articulation présente,
d'obtenir un outil de communication d'emploi général et ca-
nous l'avons vu, un sens et une forme vocale (ou phonique).
pable de transmettre autant d'information à aussi bon compte.
Elle ne saurait être analysée en unités successives plus petites
Outre l'économie supplémentaire qu'elle représente, la
douées de sens. »
deuxième articulation a l'avantage de rendre la forme du si-
= Martinet se place au niveau des monômes (morphèmes et gnifiant indépendante de la nature du signifié correspon-
lexèmes), plus petites unités de la langue qui ont du sens (uni- dant et d'assurer ainsi une plus grande stabilité à la forme lin-
tés de 1ère articulation). Les monômes ne peuvent pas se dé- guistique. »
composer en unités plus petites douées de sens.
= Grâce à la double articulation un système peut produire
« Mais la forme vocale est, elle, analysable en une succession énormément d’unités significative. La double articulation per-
d'unités dont chacune contribue à distinguer tête, par exemple, met également de créer des signifiants qui n’ont pas de lien
naturel avec les signifiés.

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« Nous pouvons maintenant tenter de formuler ce que nous Lorsqu’on parle du statut des unités c’est le fait que les signes
entendons par « langue ». Une langue est un instrument de soit arbitraires ou motivés.
communication selon lequel l'expérience humaine s'analyse,
On compare trois types de signes :
différemment dans chaque communauté, en unités douées
d'un contenu sémantique et d'une expression phonique, les
Dessin Réalisation sonore
monèmes; cette expression phonique s'articule à son tour en
unités distinctives et successives, les phonèmes, en nombre Dessin d’un seau /so/
déterminé dans chaque langue dont la nature et les rapports Non apprentissage Apprentissage
mutuels diffèrent eux aussi d'une langue à une autre. Ceci im-
Monosémique (un seul sens) Polysémique
plique I° que nous réservons le terme de langue pour désigner
un instrument de communication doublement articulé et de ma- Motivé Arbitraire
nifestation vocale, 2° que, hors cette base commune, comme
le marquent les termes « différemment « et « diffèrent » dans
la formulation ci-dessus, rien n'est proprement linguistique qui Les points communs :
ne puisse différer d une langue à une autre; c'est dans ce sens
qu'il faut comprendre l'affirmation que les faits de langue sont « - Ce sont des signes donc deux faces : Sa et Sé (qui reste
arbitraires » ou « conventionnel ». » toujours le même) = trois signes synonymes.

= Ce qui relève de la linguistique est susceptible d’être diffé- Différences :


rent d’une langue à l’autre :
- Il y a apprentissage pour les signes de la langue et non ap-
- l’expérience humaine s’analyse différemment dans chaque prentissage pour le dessin
communauté : chaque langue propose un découpage de - L’objet sonore est polysémique, le mot verbale peut égale-
l’univers spécifiques ment être polysémique. Seul le dessin est monosémique (il
- Les phonèmes ne sont pas identiques d’une langue à ressemble à la chose qu’il représente). Pour les mots on a
l’autre. besoin d’apprendre les règles de correspondance, on doit
connaitre le code.
Arbitraire : on parle de signe arbitraire quand le rapport du
D. Arbitraire/Motivé signe à son objet à été établi par pur convention ou encore
quand le Sa et le Sé s’unissent sur la base d’une relation indi-
rect et conventionnelle. Cas de tout les signes linguistiques car

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on a une variation d’une langue à l’autre. Consiste dans l’ab- La motivation direct c’est lorsque le lien naturel entre le Sa et
sence de toute motivation le référent constitue une ressemblance. Il y a des propriétés
communes de types perceptuel. On parlera d’homologie de
Motivé : on qualifie de motivé tout les signes dont le Sa et le configuration perceptuelle.
Sé entretiennent un rapport direct le plus souvent par le biais
de référent. Ce rapport étant fondé sur la ressemblance (s’op- Le degré de motivation va dépendre de la ressemblance. On
pose au conventionnel du signe arbitraire). On peut plus facile- parle de degré d’iconicité, de ressemblance.
ment et plus rapidement comprendre le signe et expliquer le Les motivations indirectes : Globalement, elles ne se situent
lien entre Sa et Sé. Tout les dessins ne sont pas motivé. La pas toutes au même niveaux elle s’appuis sur une relation qui
motivation d’un signe consiste dans la présence de quelque préexiste au signe, qui existe ailleurs. Il y a un relais. Le lien
chose de naturel dans le lien entre le Sa et le Sé, par le biais naturel entre le Sa et le Sé repose sur l’existence d’un relais. Il
de la représentation qu’on se fait du référent. existe plusieurs types de motivation indirectes :
Remarque : • Motivation morphologique : ré-exploitation d’un lien sémio-
tique (lien Sa/Sé) déjà établit dans le même code, qui ont
• L’opposition entre arbitraire et motivé est dissymétrique :
déjà une signification dans le même code. Ex : panneau
un signe peut être totalement arbitraire mais un signe ne
danger
peut pas être totalement motivé. Un signe totalement moti-
• Motivation trans-sémiotique : ré-exploitation d’un lien sé-
vé est une duplication de l’objet. Il doit donc avoir une par
miotique (lien Sa/Sé) déjà établit par un autre système.
d’arbitraire. Un signe arbitraire ne comporte aucune trace
C’est l’emploi du signe qui est motivé pas le signe lui
de motivation.
même. Ex : street art. Dans le code d’origine : « ! » signe
• L’opposition entre arbitraire et motivé est donc graduelle.
de ponctuation arbitraire > mais dans un panneau de si-
Motivation partielle alors que arbitraire est totale. On parle
gnalisation il marque « attention » et est motivé trans-sé-
de degré de motivation.
miotiquement.
E. Les différents types de motiva- • Motivation par lien rhétorique entre le Sa et le Sé. Passage
par un transfert sémantique (métonymie ou métaphore).
tion :
A. Le lien rhétorique est une métonymie (motivation mé-
Motivation direct/indirect tonymique )

Fonctionnement de la métonymie peut s’expliquer à l’enco-


dage ou au décodage > elle peut s’expliquer au niveau de l’en-

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codage (métonymie est une figure de substitution d’un signe est que la motivation direct la ressemblance se fait entre le Sa
par un autre qui repose sur un rapport de contiguïté) au déco- et le Sé alors que la métaphore il y a deux signes qui ont des
dage (je fais un transfert sémantique d’un sens littéral à un ressemblances.
sens dérivé qui repose sur un rapport de contiguïté entre les
référents des signes en question) Deux types de métaphore :

Ex : Pictogramme soleil = jour (je choisis ce pictogramme pour - métaphore in praesentia : celle qui va garder les deux
parler du signifié jour car le rapport entre soleil et « jour » et signes « la terre est une orange »
métonymique) - métaphore in absentia : celle qui va garder seulement le
signe choisit au final. « nous vivons sur une orange »
Plusieurs types de métonymie : Cas particulier de métaphore : métaphore diagramatique (abs-
traite) repose sur un rapport d’homologie. On part de x et y qui
- Utilisation de la cause pour l’effet
n’ont pas de propriétés communes mais les propriétés de x en-
- Utilisation de l ‘effet pour la cause (mort au rats) tretiennent des rapports comparables aux rapports qu’entre-
- Utiliser le nom du lieu pour parler d’un produit (acheter un tiennent les propriétés de y.
beaujolais)
- Désigner le contenant pour le contenu Ex : x : durée (du plus long au moins long)
y : dessin de la note (hampe, note pleine, crochets)
- Parler de l’auteur pour l’objet
Types particulier de métonymie : synecdoque : rapports parti-
culiers entre partie et tout. On désigne le tout pour la partie (Ex
: l’Amérique pour parler des USA) et à l’inverse on désigne la F. Typologie des signes
partie pour le tout (Ex : parler de la voile pour signifier le ba- Peirce, Ecrits sur le signe
teau). Le relation de la matière pour l’objet (Ex : les cuivres, les
cordes) Propose un classement des signes en trois catégories par rap-
port a la dichotomie motivé/arbitraire.
B. Le lien rhétorique est une métaphore (motivation métapho-
rique) Indices, icônes et symboles selon les liens que les signes en-
tretiennent avec leur référent donc cette classification prend en
Métaphore : les signes x et y on un point commun, la méta- compte le renvoie du signe à son objet.
phores alors une figure de substitution d’un signe a un autre
qui repose sur le rapport d’analogie établie entre les référents • Les indices : les signes motivés indirectement par un rap-
des signes en question. La différence avec la motivation direct port de contiguïté. Motivation métonymique. Métonymie de

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types cause à effet. (Ex : odeur de brûlé ; trace du verre
sur la table)
• Les icônes : les signes motivés directement par un rapport
de ressemblance entre le Sa et le référent. « Une icône est
un signe qui renvoie à l’objet qu’il dénote simplement en
vertu des caractères qu’il possède ». (Ex : bruitage au ci-
néma, imitation d’un parfum de marque). Icone n’est pas
valide seulement pour les signes visuels.
• Les symboles : les signes arbitraire auxquels on a prévu
une signification par le biais de convention. Toutes les es-
pèces de signe arbitraire sont des symboles. (Ex : le signe
linguistique, le noir pour signifié le deuil, le blanc pour si-
gnifié la pureté). Une icone peut devenir un symbole si on
change sa signification.
> On peut se poser la question de trouver dans les symboles
le noir pour signifié le deuil, le blanc pour signifié la pureté.
Donc on fait le test d’une autre culture ou le blanc signifiera le
deuil. Donc c’est bien des symboles.
L’arbitrarité d’un signe peut être testé par la confrontation entre
différent codes.

= Catégories théorique et dans la pratique elles sont pas


étanches. Tantôt on peut avoir une icône tantôt on peut avoir
un symbole.

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