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Bilan Expression

L'intelligence artificielle (IA) transforme le secteur juridique en automatisant des tâches et en facilitant l'accès à la justice, mais elle soulève des défis éthiques et réglementaires, notamment en matière de protection des données personnelles. Les professionnels du droit doivent s'adapter à ces évolutions en intégrant des considérations éthiques et en respectant les réglementations comme le RGPD et l'IA Act. La nécessité d'un équilibre entre innovation technologique et préservation des droits individuels est essentielle pour garantir une justice équitable.

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Bilan Expression

L'intelligence artificielle (IA) transforme le secteur juridique en automatisant des tâches et en facilitant l'accès à la justice, mais elle soulève des défis éthiques et réglementaires, notamment en matière de protection des données personnelles. Les professionnels du droit doivent s'adapter à ces évolutions en intégrant des considérations éthiques et en respectant les réglementations comme le RGPD et l'IA Act. La nécessité d'un équilibre entre innovation technologique et préservation des droits individuels est essentielle pour garantir une justice équitable.

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I) Aspasia

L’intelligence artificiel est au cœur de nombreux débat actuels plus particulière de la place qu’elle
s’apprête à prendre dans notre société. Aujourd’hui nous allons nous pencher plus particulièrement
sur le rôle de l’intelligence artificiel dans le monde juridique. Avant tout rappelons ce qu’est
l’intelligence artificielle : l’intelligence artificielle représente tout outil utilisé par une machine afin de
« reproduire des comportements liés aux humains, tels que le raisonnement, la planification et la
créativité ».
Pour se faire nous allons nous poser la question suivante comment les professionnels du droit
doivent-ils s'adapter pour répondre aux défis éthiques, réglementaires et internationaux liés à la
gestion des données personnelles tout en favorisant l'innovation et la protection des
droits individuels ?
3 grandes parties vont nous permettre d’explorer cette problématique : les nouveaux défis auquel les
juristes doivent faire face, les adaptations nécessaire des professions juridiques et l’évolutions du
droit sur la protection des données personnelles
Les données personnelles sont encadrées par de nombreux texte que se soit sur leur protection mais
également sur le transfert et l’échange de celle-ci. En Europe Le RGPD (Règlement Général sur la
Protection des Donnée impose une régulation stricte et harmonisée à travers tout le continent. Il a
inspiré la création de métiers tels que les DPO (Délégué à la Protection des Données) est chargé de
mettre en œuvre la conformité au règlement européen sur la protection des données au sein de
l'organisme qui l'a désigné s'agissant de l'ensemble des traitements mis en œuvre par cet organisme
ou encore plus récemment les médiateurs en gestion des conflits numériques qui est présent pour
faciliter le dialogue lors de conflit, encourager une solution amiable et surtout interpréter les aspects
techniques et juridiques.
Malgré le fait que le RGPD est considéré comme la loi applicable à travers tout le continent, chaque
pays l’applique dans un contexte propre à eux. En France la CNIL (Commission Nationale de
l’informatique et des libertés) est là pour sanctionner en cas d’entrave au droit numérique et favorise
la médiation en cas de litige. En Espagne, l’AEPD est l’autorité de protection des données
responsable de l’application du RGPD, elle est cependant plus conciliante que la CNIL. L’Espagne a
également complété le RGPD avec la loi organique sur la protection des données et la garantie des
droits numériques. Elle régule notamment des aspects spécifiques de la vie privée, comme le
traitement des données dans le milieu professionnel ou la protection des droits numériques.
L'évolution des lois sur la protection des données au niveau mondial (par exemple, le California
Consumer Privacy Act aux États-Unis ou les régulations strictes en Chine) a créé des défis
transfrontaliers. Les médiateurs numériques et les juristes spécialisés sont désormais essentiels pour
gérer des litiges impliquant plusieurs juridictions, augmentant leur importance dans un monde
globalisé.

A l’international d’autres systèmes sont mis en place pour la protection des données. Aux Etats-Unis
aucun cadre global n’existe. Les lois varient alors selon les secteurs et les Etats par exemple en
Californie le CCPA (California Consumer Privacy Act donnant davantage de contrôle aux
consommateurs sur l’utilisation de leurs données. En Chine le PIPL (Protection des informations
personnelles) qui permet de réguler l’utilisation des données par les entreprises.
Ces avancées sur la législation des données et la technologie demande aux juristes d’avoir de
nouvelles connaissances et connaissance comme la maitrise approfondie des lois et technologies
associées (cybersécurité, Big data et IA) et ainsi faire face aux conflits aussi bien nationaux et
internationaux au vu des flux de données qui sont échanger par millions chaque secondes dans le
monde.
II) Charlène
Introduction

L’intelligence artificielle est au cœur de nombreux débats actuels, notamment sur la place qu’elle
s’apprête à prendre dans notre société. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur le rôle de
l’intelligence artificielle dans le monde juridique. Avant tout, rappelons ce qu’est l’intelligence
artificielle : il s’agit de tout outil utilisé par une machine afin de « reproduire des comportements liés
aux humains, tels que le raisonnement, la planification et la créativité ». Pour ce faire, nous nous
poserons la question suivante :
Comment les professionnels du droit doivent-ils s’adapter pour répondre aux défis éthiques,
réglementaires et internationaux liés à la gestion des données personnelles, tout en
favorisant l’innovation et la protection des droits individuels ?

I. L’Intelligence Artificielle dans le Monde Juridique


L’intégration de l’IA dans le secteur juridique transforme profondément les pratiques traditionnelles.
Ses applications se déclinent en plusieurs volets :
1. Automatisation et Recherche Jurisprudentielle
Les outils basés sur l’IA permettent d’automatiser des tâches répétitives telles que la recherche de
jurisprudence, l’analyse de textes législatifs ou la rédaction de documents standardisés. Cette
automatisation libère du temps pour se concentrer sur des aspects plus complexes du travail
juridique.
2. Analyse Prédictive et Décisionnelle
En s’appuyant sur d’importantes quantités de données, l’IA aide à anticiper l’issue de litiges ou à
établir des stratégies juridiques. L’analyse prédictive offre ainsi un soutien précieux aux
professionnels pour évaluer les risques et orienter leurs décisions.
3. Accès à la Justice et Démocratisation des Services Juridiques
En facilitant l’accès à des outils d’information et de conseil juridique, l’IA contribue à rendre la justice
plus accessible, notamment pour les personnes disposant de ressources limitées.

Ces innovations, bien que prometteuses, soulèvent également des défis importants, notamment en
termes d’éthique, de régulation et de protection des données personnelles.

II. Les Défis Éthiques, Réglementaires et de Protection des Données


L’adoption massive de l’IA dans le domaine juridique n’est pas sans risques. Plusieurs enjeux doivent
être pris en compte par les professionnels du droit :

1. L’Éthique et la Subjectivité dans la Prise de Décision


• Objectivité vs. Subjectivité : Les algorithmes d’IA sont conçus pour offrir une analyse objective
basée sur des données. Toutefois, dans le domaine juridique, la subjectivité reste indispensable pour
prendre en compte le contexte et les valeurs humaines.
• Transparence et Contrôle : Il est essentiel que le fonctionnement des algorithmes soit transparent et
contrôlable afin de garantir que leurs décisions ne reproduisent pas des biais préexistants. Les
professionnels doivent participer activement à la conception et à l’évaluation de ces outils pour
assurer un équilibre entre efficacité technologique et sensibilité humaine.
2. La Réglementation et la Norme Internationale
• Respect des Cadres Légaux : L’utilisation de l’IA doit se conformer aux réglementations existantes,
notamment en matière de traitement des données personnelles (ex. : le RGPD en Europe).
• Normes Internationales : Dans un monde globalisé, il est crucial d’harmoniser les règles relatives à
l’utilisation de l’IA au niveau international afin d’éviter des divergences réglementaires susceptibles
de compromettre la protection des droits individuels.
3. La Gestion et la Protection des Données Personnelles
• Sécurité et Confidentialité : Les outils d’IA nécessitent l’accès à de vastes ensembles de données,
dont certaines sont sensibles. Il convient donc d’adopter des mesures de sécurité strictes (cryptage,
anonymisation, protocoles de sécurité) pour prévenir toute fuite ou abus.
• Choix Technologiques et Impact sur l’Innovation : Les professionnels du droit doivent opter pour des
solutions technologiques qui, tout en favorisant l’innovation, garantissent une protection robuste des
données personnelles. Ce compromis est essentiel pour maintenir la confiance des utilisateurs et
respecter les obligations légales.

III. Conclusion et Perspectives

En conclusion, l’intégration de l’intelligence artificielle dans le monde juridique représente une


opportunité majeure pour transformer et optimiser les pratiques traditionnelles. Toutefois, cette
transformation s’accompagne de défis éthiques, réglementaires et techniques qu’il convient de
relever :
• Les professionnels du droit doivent veiller à ce que les outils d’IA soient utilisés de manière
transparente et éthique, en intégrant la dimension humaine indispensable à la prise de décision.
• Il est impératif de respecter et d’adapter les réglementations en vigueur, tant au niveau national
qu’international, afin d’assurer la protection des données personnelles et la sauvegarde des droits
individuels.
• Enfin, il s’agit de trouver un équilibre entre innovation technologique et sécurité juridique, afin de
tirer pleinement parti des avantages offerts par l’IA sans compromettre les valeurs fondamentales de
notre système juridique.
III) Ellijah
L’évolution du DPO
Délégué à la protection des données.

Définition :
C’est un professionnel du droit au sein d’une entreprise ou d’un organisme, qui a comme mission de maintenir
la conformité envers les règlements européens concernant la protection des données à caractère
personnelles.

Evolution de la législation : RGPD et IA Act


Concernant la législation, le DPO fait usage du RPGD, le règlement général sur la protection des données.
Ce règlement va venir encadrer les règles relatives à la gestion des données personnelles et aux droits des
utilisateurs.
Il existe des points fondamentaux tel que la transparence, les individus doivent être informés de la manière
dont leurs données vont être traités. Le consentement, les utilisateurs doivent consentir à leur traitement de
données, puis ce règlement parle aussi de la minimisation des données, c’est-à-dire que les organismes
doivent traiter le moins de données possible, ils n’ont pas la possibilité d’analyser l’intégralité des données. Le
RGPD vient également poser des règles morales et éthiques comme l’interdiction de traiter des données trop
« personnelles » c’est-à-dire tout se qui serait relatif à l’ethnie d’une personne, sa religion ou son orientation
sexuelle.

En revanche, en fin 2023 le Parlement Européen a voté l’adoption d’un nouveau texte législatif concernant
l’IA, qui a eu une incidence sur la gestion des données personnelles. Donc le RGPD n’est plus le seul texte
concernant les données personnelles.
Le texte législatif s’appelle IA Act, et il vient imposer des principes et des règles concernant les IA.
Dans ce texte on a par exemple une qualification et une hiérarchisation des IA :
On a par exemple les IA qualifiées d’inacceptables » qui désignent les IA menaçant les droits fondamentaux,
c’est le cas des IA qui ont trop de liberté, ça peut être le cas par exemple des chatbots qui peuvent tenir des
propos choquants on dangereux.
Il y a aussi une qualification d’IA à haut risque, donc ce sont les IA présentes dans le domaine juridique, de la
santé ou dans le domaine du recrutement professionnelle. Ces IA vont être soumises à des régimes spéciaux
puisqu’elles vont être très encadrées.

Grâce ou a cause de l’avènement de l’IA, la gestion des données personnelles est rendue plus difficiles, car
les IA ont accès à des bases de données qui sont parfois floues, et il existe une multitude d’IA ce qui fait qu’il
est difficile de bien savoir qu’elles sont les données personnelles qu’elles possèdent. On ne peut pas savoir
avec exactitude quelles sont les données qu’une intelligence artificielle retient de nous lorsqu’on lui parle par
exemple.
Le problème avec cela c’est que ça vient remettre en question les principes du RGPD, par exemple dans le
RGPD il y a un principe qui s’appelle « le droit à l’oubli » qui prévoit que les utilisateurs peuvent être demander
à l’organisme de supprimer les informations privées. Mais c’est quelque chose qui est quasi impossible avec
les IA, il est super difficile de leur demander de supprimer nos données.
Pour en revenir au délégué à la protection des données. C’est un statut qui est en perpétuelle évolution car de
part l’avancement technologique désormais il doit mobiliser plus de connaissances, par exemple au sujet de
l’IA maintenant le DPO doit travailler avec les data scientist ou même des ingénieurs informatiques.
C’est un rôle qui peut désormais être difficile à assumer car étant donné que l’IA est un programme servant à
traiter massivement des informations, il est super compliqué de justement encadrer ou limiter ce traitement
pour qu’ils soient conformes aux règles juridiques.

IV)Alexandre
Introduction
L'intelligence artificielle (IA) s'impose aujourd'hui dans de nombreux domaines, bouleversant les méthodes de
travail traditionnelles et soulevant des interrogations éthiques et juridiques. Son objectif principal est
d’optimiser les processus, de les rendre plus rapides et plus efficaces. Le domaine du droit ne fait pas
exception : de l’analyse de contrats à la prédiction de décisions judiciaires, l’IA devient un outil incontournable
pour les professionnels du secteur. Cependant, une question essentielle se pose : jusqu'où l’IA peut-elle
intervenir dans la prise de décision juridique ? Si elle se révèle précieuse pour l’assistance et l’automatisation
des tâches, peut-elle réellement remplacer la subjectivité et le discernement humain, des éléments pourtant
fondamentaux dans l’interprétation du droit ? Cette problématique soulève également des enjeux cruciaux,
notamment en matière de protection des données et de responsabilité.

L'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans le domaine juridique suscite un débat intense concernant sa
capacité à reproduire la subjectivité humaine essentielle aux décisions de justice. Si l'IA offre des avantages
en termes d'efficacité et de rapidité, elle soulève également des questions éthiques et pratiques quant à son
rôle dans le processus décisionnel.

Un exemple notable est l'utilisation d'avatars IA par la Cour suprême de l'Arizona pour communiquer des
décisions judiciaires au public. Ces avatars, nommés Victoria et Daniel, visent à simplifier des décisions
complexes et à renforcer la transparence. Toutefois, cette initiative a suscité des réactions mitigées, certains
s'interrogeant sur l'authenticité et la clarté de ces communications automatisées .
Par ailleurs, des cas ont mis en lumière les risques liés à l'usage de l'IA dans des décisions affectant
directement les individus. Par exemple, Mary Louis, une agente de sécurité, s'est vu refuser un logement en
raison d'un score défavorable généré par un outil de sélection de locataires basé sur l'IA. Cette situation a
conduit à une action en justice pour discrimination, soulignant les dangers potentiels de l'IA lorsqu'elle est
utilisée sans transparence ni recours possible .
Des voix s'élèvent pour encadrer l'utilisation de l'IA dans le domaine juridique. Sir Geoffrey Vos, un haut
magistrat en Angleterre et au Pays de Galles, plaide pour un droit légal garantissant que les décisions
judiciaires soient prises par des humains plutôt que par des machines. Il souligne les défis existentiels et
démocratiques qui pourraient émerger si les machines prenaient le pas sur les juges humains .

En France, la Défenseure des droits a appelé à une vigilance accrue concernant l'usage des algorithmes par
les services publics. Elle insiste sur la nécessité d'un contrôle humain dans les décisions importantes pour
éviter erreurs, biais et discriminations, et recommande une plus grande transparence pour prévenir les abus .
Ces exemples illustrent les défis majeurs liés à l'intégration de l'IA dans le système judiciaire. Si l'IA peut
faciliter certaines tâches, elle ne saurait remplacer la subjectivité et le discernement humain indispensables à
une justice équitable et adaptée aux spécificités de chaque cas.

Dans un podcast de France Inter intitulé « L’IA peut-elle rendre justice ? », plusieurs enjeux ont été abordés
concernant l’intégration de l’intelligence artificielle dans le domaine juridique. Tout d’abord, il est confirmé que
l’IA joue déjà un rôle essentiel dans les métiers du droit, notamment en facilitant le tri et l’analyse de vastes
bases de données juridiques. Elle permet ainsi d’optimiser le travail des professionnels en rendant la
recherche d’informations plus rapide et efficace.
Cependant, une question fondamentale se pose : jusqu’où peut-on aller avec l’IA dans la justice ? Si elle est
déjà capable de trier des données, pourquoi ne pas lui confier des tâches plus complexes, comme la rédaction
d’actes juridiques, voire la prise de décisions judiciaires ?
Un exemple marquant évoqué dans le podcast est celui de Dubaï, où un robot policier est utilisé pour identifier
et appréhender certaines personnes. Ce cas soulève une problématique majeure : un dispositif non humain
peut-il réellement sanctionner un individu ? Cela représente-t-il un progrès pour la civilisation ou, au contraire,
une perte de contrôle humain au profit d’une automatisation excessive de la justice ?

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