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Le document traite du développement durable et de l'efficacité énergétique dans les bâtiments, soulignant l'importance de réduire la consommation d'énergie et les impacts environnementaux. Il présente les principes du développement durable, les bénéfices de la construction durable, ainsi que les méthodes d'amélioration de l'efficacité énergétique, incluant des solutions passives et actives. Enfin, il aborde les certifications énergétiques et les normes de performance pour garantir des bâtiments respectueux de l'environnement.

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Le document traite du développement durable et de l'efficacité énergétique dans les bâtiments, soulignant l'importance de réduire la consommation d'énergie et les impacts environnementaux. Il présente les principes du développement durable, les bénéfices de la construction durable, ainsi que les méthodes d'amélioration de l'efficacité énergétique, incluant des solutions passives et actives. Enfin, il aborde les certifications énergétiques et les normes de performance pour garantir des bâtiments respectueux de l'environnement.

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TABLE DE MATIERES

INTRODUCTION ................................................................................................................................. 1
I- CONCEPT DE DEVELOPPEMENT DURABLE ........................................................................ 2
1- Les principes du développement durable ................................................................................. 2
2- Les bénéfices de la Construction durable .................................................................................. 3
II- GENERALITES SUR L’EFFICACITE ENERGETIQUE ........................................................ 3
1- Définition ...................................................................................................................................... 4
2- Avantages de l'efficacité énergétique ......................................................................................... 4
3- Certification de l’efficacité énergétique d’un bâtiment ............................................................ 5
4- Types bâtiments à efficacité énergétique ................................................................................... 9
III- METHODE D’AMELIORATION DE L’EFFICACITE ENERGETIQUE DANS LES
BATIMENTS....................................................................................................................................... 11
1- Les solutions passives ................................................................................................................. 11
2- Les solutions actives ................................................................................................................... 18
3- Comportement des occupants ................................................................................................... 20
CONCLUSION......................................................................................................................................... 26
LISTE DES IMAGES

Image 1 : Cycle de vie d’un bâtiment ..................................................................................................... 2


Image 2 : Variation de forme selon la géométrie de bâtiment .............................................................. 12
Image 3 : Organisation des espaces de vies selon l’orientation de soleil ............................................. 12
Image 4 : Les différents modèles de fenêtre ......................................................................................... 15
Image 5 : Principe de double vitrage avec couche à basse émissivité .................................................. 15
Image 6 : Protection solaire extérieur fixe ........................................................................................... 15
Image 7 : Protection solaire extérieur mobile ....................................................................................... 16
Image 8 : Les sources de déperdition de chaleur de l’enveloppe d’un bâtiment .................................. 16
Image 9 : Isolation par intérieur et par extérieur .................................................................................. 17
Image 10 : Composition d’une façade double-peau (façade ventilée) .................................................. 18
Image 11 : fenêtres en allumium vitrées ............................................................................................... 22
Image 12 : Réfraction des rayons lumineux ......................................................................................... 22
Image 13 : Mur de couleur blanc-cassé tendant au blanc ..................................................................... 23
Image 14 : Auvents clairs ..................................................................................................................... 24
Image 15 : Végétalisation du mur ........................................................................................................ 24
Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

INTRODUCTION
Dans le cadre énergétique actuel, associé à l’épuisement de ressources fossiles et
réchauffement climatique, des nouvelles performances sont exigés pour les bâtiments. Il s’agit
des performances énergétiques. La performance énergétique est liée à la consommation
énergétique d’un bâtiment pour assurer la salubrité et le confort des occupants. Cette
philosophie incarne donc les idéaux de plus en plus importants de durabilité, d’innovation et
d’économie qui sont en réalité quelques principes du développement durable. Ainsi, il sera
question pour nous de rappeler tout d’abord la notion de développement durable appliquée au
bâtiment et ensuite de présenter de manière succincte l’efficacité énergétique accompagnée de
différentes méthodes utilisées pour l’améliorer dans les bâtiments.

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

I- CONCEPT DE DEVELOPPEMENT DURABLE


1- Les principes du développement durable

La Qualité Environnementale d'un Bâtiment (QEB) correspond aux caractéristiques,


produits et services lui permettant de créer un environnement intérieur confortable et sain tout
en satisfaisant les besoins de maîtrise des impacts sur l'environnement extérieur. Tout comme
une Analyse de Cycle de Vie d'un produit, il est important de prendre en compte tout au long
du projet de construction l'ensemble du cycle de vie du bâtiment :

Image 1 : Cycle de vie d’un bâtiment


L’objectif de développement durable dans le secteur bâtiments est de transformer un
consommateur d’énergie en producteur d’énergie et de répondre ainsi à la production de
richesse et cela selon les trois piliers de développement durable :
- Performances environnementales
Limiter les impacts sur l’ensemble du cycle de vie
Économiser les ressources dont l’énergie
Réduire les émissions de gaz à effet de serre
Générer moins de déchets
Limiter les nuisances…
- Performances économiques
Concevoir selon une approche économique globale
Raisonner en cout global sur l’ensemble du cycle de vie des bâtiments. -
Performances sociales

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

Favoriser le progrès Social


Assurer la qualité d’air intérieur
Assurer le confort thermique, visuel, olfactif et acoustique
Optimiser l’accessibilité et l’adaptabilité des logements Impliquer
les utilisateurs dans les processus de décision…

2- Les bénéfices de la Construction durable

Les bénéfices de la construction durable se déclinent sur deux plans : celui de


l’environnement et celui de la qualité de vie des occupants. Au plan environnemental, on notera
particulièrement :
 La priorité donnée aux matériaux locaux, renouvelables, bio-sources et recyclables.
 Une conception axée sur l’utilisation des énergies renouvelables (géothermie,
aérotherme, solaire, bois…) et la préservation des ressources (gestion de l’eau)
 Une optimisation de l’adaptation au contexte (climat, exposition…) et des dispositifs
d’isolation
Pour les occupants, les avantages principaux sont :
 Un environnement sain (qualité de l’air intérieur), dénué de tout polluant lié aux
matériaux
 Un confort de vie amélioré (isolation acoustique et thermique, gestion optimisée des
sources d’énergie et de la luminosité…)
 Des couts d’énergie réduits après amortissement des investissements

II- GENERALITES SUR L’EFFICACITE ENERGETIQUE

L'efficacité énergétique des bâtiments est l'un des sujets les plus chauds de nos jours
avec le prix du gaz, du fioul et de l'électricité qui s'est envolé. Pour comprendre comment
améliorer notre rapport à l'environnement et réduire notre empreinte carbone, il incombe aux
acteurs du secteur immobilier de mieux comprendre ce concept crucial. Pour y parvenir il faut
en apprendre davantage sur la manière dont on peut mesurer l'efficacité énergétique, sur les
solutions qui permettent d'améliorer le chauffage, la ventilation, ainsi que le système électrique
pour assurer une bonne performance énergétique des bâtiments.

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

1- Définition

Il existe plusieurs définitions de l’efficacité énergétique, ce qui peut parfois rendre


difficile la compréhension du terme et donc son application. Afin d’éclaircir ce concept et d’en
faire une ligne directrice de développement, il importe de le comprendre. Par « efficacité
énergétique , on entend globalement une meilleure utilisation de l’énergie disponible. On
obtient un rendement énergétique plus élevé, tout en utilisant une faible quantité de la ressource
pour recevoir le même service. Ceci permet de réduire l’empreinte écologique, qui se traduit
notamment par la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

2- Avantages de l'efficacité énergétique


L'efficacité énergétique présente des avantages collectifs qui concernent tous les secteurs
d'activité et des avantages spécifiques à chaque secteur d'activité.

 Avantages collectifs
Comme avantages collectifs de l'efficacité énergétique nous pouvons citer entre autres :

• La réduction des émissions de CO2 ;


• Les économies de coûts énergétiques ;
• La réduction des frais de maintenance et d'entretien des systèmes efficients ;
• La stabilité des systèmes énergétiques en l'absence d'interruption dans la production ;
• etc.
 Avantages spécifiques de l'efficacité énergétique
Au-delà des avantages globaux qui concernent tous les secteurs d'activités publiques ou privées,
l'efficacité énergétique présente des atouts spécifiques dans les différents secteurs d'activités
concerné.
 Dans le bâtiment, l'efficacité énergétique rend les constructions moins énergivores et
plus respectueuses l'environnement ;
 Dans le domaine du transport, diverses mesures d'efficacité énergétique permettent de
réduire la consommation des carburants ;
 Dans l'industrie, la mise en place d'une stratégie énergétique réduit la facture d'énergie
professionnelle et améliore l'image de marques d'entreprises qui s'engagent dans cette
démarche.

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

 Dans le domaine de l'agriculture, elle consiste un plan de performance énergétique des


exploitations agricoles permettant : o de réduire les émissions des gaz à effet de serre ;
o de réduire les polluants atmosphériques ; o de réduire la dépendance énergétique ;

 o d'allonger la pression sur les ressources non renouvelables sans pénaliser le


développement économique.

3- Certification de l’efficacité énergétique d’un bâtiment

La certification énergétique des bâtiments comprend des programmes et des politiques


qui évaluent la performance d'un bâtiment et ses systèmes de services énergétiques. Les
systèmes d'évaluation des bâtiments durables aident les concepteurs à relever les défis
environnementaux et à réduire l'empreinte carbone des bâtiments grâce à des exigences en
matière de planification, de conception et de construction des installations à haute performance.
Différents systèmes de classification sont développés pour différents types de bâtiments et pour
des structures nouvelles ou existantes. Elle peut être volontaire ou obligatoire pour tout ou une
partie du secteur des bâtiments et de la construction. En citant les systèmes mondiaux suivant :

- Passiv-Haus
Passiv-Haus est un label allemand de performance énergétique des bâtiments. Le label
Passiv-Haus a pour but de créer des bâtiments passifs qui consomment très peu d’énergie en se
basant sur l’utilisation des apports de chaleurs solaires, d’électroménagers, humaines, etc. La
maison passive converse la chaleur de toutes ces sources à l’intérieur grâce à une isolation
thermique de haute performance dans les murs, les sols, les toits et les fenêtres. Les principaux
critères du Label Passiv-Haus
• Besoin de chaleur et chauffage : ≤ 15 kWh /m².an
• Besoin énergie primaire : ≤ 120 kWh /m².an
• Etanchéité à l'air : ≤ 0.6 v/h sous 50 Pascal
• Ponts thermiques : φ ≤ 0.01 W/m.k

- BBC-Effinergie
BBC-Affinerie est un label français de performance énergétique des bâtiments. Opter
pour une construction ou un projet de construction labellisée BBC (Bâtiment Basse

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

Consommation), c’est bénéficier d’un grand confort au sein de votre habitat, été comme hiver…
grâce à des performances énergétiques élevées. De plus, investir dans un habitat BBC c’est
aussi se garantir une facture d’énergie minimale.
Ce logement vous garantit une haute performance énergétique grâce à :
• une isolation optimisée,
• une bonne étanchéité a l’air, notamment aux endroits sensibles (fenêtres, portes),
• une ventilation contrôlée permanente de type double flux, qui assure confort et qualité de l’air,
• une orientation favorisant la lumière naturelle,
• l’utilisation d’énergies renouvelables pour le chauffage, le rafraichissement et l’eau, chaude
sanitaire.
Afin d’obtenir ce label, la consommation d’énergie dans le cas de logements neufs, ne doit pas
dépasser les 50 kWh /m².an et aux cas de logement résidentiel existants ne doit pas dépasser
80 kWh /m².an.
- Minergie
Le label Minergie est un label Suisse de confort et de performance énergétique pour les
bâtiments neufs et rénovés. Le label Minergie repose sur les piliers suivants : une bonne
isolation de l'enveloppe du bâtiment, un approvisionnement énergétique hautement efficace
basé sur les sources d'énergies renouvelables et un renouvellement contrôlé de l'air. Il existe
plusieurs labels disponibles en fonction des objectifs de performance.
MINERGIE – Standard
Dans le neuf : 38 kWh/m2 an
Dans la rénovation : 60 kWh/m2 an
MINERGIE – P (Passif)
30 kWh/m2 an avec un besoin de chauffage inférieur à 15kWh/m2/an
MINERGIE ECO – MINERGIE P ECO
Ce label est destiné à l’évaluation de la performance écologique (Certification depuis la Suisse).
- LEED
Le label LEED (Leadership in Energy and Environnemental Design) est un programme
American de standardisation des bâtiments respectant des critères de haute qualité
environnementale. LEED permet d'évaluer l'impact et la performance environnementale des
bâtiments. La certification LEED a pour objectif de promouvoir les bâtiments écologiques et de
réduire leurs impacts environnementaux lors de leur construction et pendant leur exploitation.
Critères de labellisation

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

Aménagement écologique des sites


Gestion efficace de l’eau
Énergie et atmosphère
Matériaux et ressources
Qualité des environnements intérieurs Innovation
et processus de design
- BREEAM
BREEAM « Building Research Establishment Environnemental Assessment Method »
est un standard Britannique de certification bâtiment le plus répandu à travers le monde. Chaque
type de bâtiment à son référentiel d’évaluation (BREEAM Habitations, Etablissement scolaires,
Hôpitaux, International, Tribunaux, Industriel, Bureaux, centres commerciaux, …).
L’évaluation BREEAM, simple et pragmatique, permet, grâce à une rapide analyse, de calculer
la performance environnementale d’un bâtiment.
Critères de labellisation
10 catégories de problématiques environnementales : gestion, bien-être et santé, énergie,
transport, matériaux, eau, déchets, paysage et écologie, pollution, innovation.
Un système de pondération de ces catégories.
Des outils d'évaluation de méthodes, produits et matériaux de construction.
Une référence aux codes et standards locaux.
- Label HQE
Haute Qualité Environnementale, Elle consiste à maîtriser les impacts de la construction
sur l’environnement. Un "bâtiment HQE" répond à une attente environnementale, au sens de
qualité de vie, à la fois pour les usagers et pour la collectivité. Il doit être harmonieux avec son
paysage, doit intégrer les services urbains (assainissement et écoulement des eaux pluviales,
collecte sélective des déchets, réseaux de chaleur, bonne desserte en transports collectifs…),
réduire les consommations de ressources naturelles
(matériaux, énergie, eau…) et des rejets (gaz à effet de serre…).
Critères de labellisation
L’éco construction
L’Eco-gestion
Le confort
La santé
- BCA Green Mark

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

BCA Green Mark est un système d'évaluation de bâtiments écologiques basé à


Singapour, utilisé pour évaluer l'impact et la performance d'un bâtiment. Il fournit un cadre
complet pour évaluer la performance environnementale globale des bâtiments neufs et existants
afin de promouvoir des pratiques de conception, de construction et d'exploitation durables dans
les bâtiments. Les critères d'évaluation couvrent:
• Efficacité énergétique
• Efficacité de l'eau
• Protection environnementale
• Qualité de l'environnement intérieur
• Autres fonctionnalités vertes et innovation.

Pour accompagner ces classifications, il existe plusieurs normes de performance énergétique


parmi lesquelles :

- NF EN 15217 (mars 2008) : Performance énergétique des bâtiments - Méthodes


d’expression de la performance énergétique et de certification énergétique des bâtiments
- NF EN 832 (août 1999) : Performance thermique des bâtiments - Calcul des besoins
d’energie pour le chauffage - Bâtiments résidentiels
- NF EN ISO 10077-1 (décembre 2000) : Performance thermique des fenêtres, portes et
fermetures - Calcul du coefficient de transmission thermique
- NF EN ISO 10077-2 (juin 2004) : Performance thermique des fenêtres, portes et
fermetures - Calcul du coefficient de transmission thermique - Partie 2 : méthode
numérique pour les profilés de menuiserie
- NF EN ISO 12569 (mai 2003) : Isolation thermique dans les bâtiments -
Détermination du renouvellement d’air dans les bâtiments - Méthode de dilution de gaz
traceurs
- NF EN 13363-1+A1 (décembre 2007) : Dispositifs de protection solaire combinés à des
vitrages Calcul du facteur de transmission solaire et lumineuse
- NF EN 13363-2 (novembre 2005) : Dispositifs de protection solaire combinés à des
vitrages - Calcul du facteur de transmission solaire et lumineuse - Partie 2 : méthode de
calcul détaillée
- NF EN ISO 13370 (avril 2008) : Performance thermique des bâtiments - Transfert de
chaleur par le sol - Méthodes de calcul
- NF EN ISO 13786 (juillet 2008) : Performance thermique des composants de bâtiment

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

Caractéristiques thermiques dynamiques - Méthodes de calcul


- NF EN ISO 13788 (décembre 2001) : Performance hygrothermique des composants et
parois
4- Types bâtiments à efficacité énergétique

• L’écoconstruction
Combinaison des mots ≪ écologie ≫ et ≪ construction ≫, la notion d’éco construction
est née dans les années soixante pour définir des bâtiments qui minimisent leurs besoins, ainsi
que leur impact sur le site et sur l’environnement. Ces bâtiments sont intégrés le plus
respectueusement possible dans leur milieu, et mettent en œuvre des ressources naturelles et
locales (matériaux, entreprises, mais aussi soleil, eau, sol, etc.). Ils font appel à des matériaux
abondamment et facilement disponibles, renouvelables, et non polluants : pierre, terre, bois,
paille, chanvre, etc. L’éco construction s’inspire en cela de l’architecture vernaculaire et de ses
principes de bon sens, de durabilité et d’économie de moyens, améliorée par des apports
techniques permettant de tirer profit des énergies renouvelables :
solaire passif, électricité solaire, éolienne, géothermie, puits canadien, etc.

• L’architecture bioclimatique
Une maison bioclimatique vise, par sa conception architecturale, à optimiser les
ressources du milieu pour en profiter de façon passive. Cela permet de limiter les équipements
techniques ≪ actifs ≫, consommateurs d’énergie primaire : les systèmes de chauffage, de
transformation de l’énergie solaire en électricité, etc. Les options architecturales diffèrent en
fonction du climat, de la latitude, des savoir-faire locaux, des besoins, voire des cultures. En
climat continental, dans l’hémisphère Nord, elles se traduisent généralement par une orientation
des vitrages au sud pour profiter des apports solaires directs en vue d’un chauffage passif en
hiver, avec en complément des protections solaires l’été. Un bâtiment compact permet de limiter
les surfaces de façades et le refroidissement provoqué par les vents dominants, entraînant des
déperditions de chaleur. Les pièces de service sont situées au nord pour faire office de tampons
thermiques. L’autre aspect de l’architecture ≪ bio ≫-climatique concerne la prise en compte
de critères environnementaux dans le choix des procédés de construction et des matériaux.
• Les maisons Basse consommation
Le concept de bâtiment basse consommation (BBC) met l’accent sur les économies
d’énergie et l’aspect thermique. Selon certains, le plus important est de commencer par
améliorer l’enveloppe du bâtiment pour limiter les déperditions thermiques. Cette démarche est

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

depuis peu référencée sous la forme d’un label dénommé ≪ BBC-Effinergie≫, qui atteste d’une
consommation de 50 kWh/ m2/an d’énergie primaire (avec des variantes selon la zone
climatique et l’altitude). Elle comprend également un contrôle de l’étanchéité a l’air, qui doit
être inférieur à 0,6 m3 par heure et par mètre carre. D’après l’association Effinergie, ces objectifs
peuvent être atteints sans difficulté et à des coûts raisonnables avec des techniques et des
matériaux actuels éprouvés
• Les maisons passives
C’est en Allemagne qu’a été développé le concept de « Passiv-Haus ». Comme le label
BBC français, il concerne des maisons à très faible consommation d’énergie, dont les
performances, fixées par le Passiv-haus de Darmstadt, sont une consommation de 15
kWh/m2/an pour le chauffage, une consommation en énergie primaire inférieure à 120
kWh/m2/an et une excellente étanchéité a l’air. Ces résultats sont rendus possibles par une
isolation renforcée et des apports en chauffage passif. Mais la norme Passiv-haus et le label
suisse Minergie-P (sensiblement équivalent) insistent tous deux sur la sur isolation. Ce label
allemand est délivré en France par l’association La Maison passive France. La limite de cette
démarche réside dans le cout élevé des grandes épaisseurs d’isolants, des vitrages très
performants et des équipements techniques. Il est en outre nécessaire de prévoir un appoint en
chauffage pour pallier un manque d’ensoleillement de plusieurs jours
• Les maisons à énergie positive
Elles produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment grâce à des équipements de
production d’électricité (panneaux solaires, éoliennes, etc.). Le principe généralement appliqué
est de revendre l’électricité produite à la société de production à un prix avantageux, ce qui
permet d’éviter les problèmes de stockage et d’acheter l’électricité du réseau en cas de besoin.

• Les maisons autonomes ou maisons zéro-énergie


Le principe des maisons autonomes est de produire directement l’énergie
nécessaire au chauffage et à l’éclairage, sans dépendre d’un fournisseur extérieur, et de
gérer son approvisionnement en eau (récupération de l’eau de pluie, des cours d’eau,
etc.), ainsi que son traitement (par lagunage : l’eau est filtrée par les racines des plantes).
Cette démarche va de pair avec une réduction de ses besoins et l’utilisation
d’équipements peu gourmands en énergie. Elle implique un changement de
comportement par rapport aux habitudes actuelles.

GC3 Page 10
Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

.
III- METHODE D’AMELIORATION DE L’EFFICACITE ENERGETIQUE DANS
LES BATIMENTS
Fournir un environnement intérieur confortable et sain est l’une des fonctions essentielles
des systèmes énergétiques des bâtiments et représente environ un tiers de la consommation
totale d’énergie des bâtiments. Les nouvelles technologies de chauffage, de climatisation et de
ventilation peuvent non seulement générer d'importants gains d'efficacité, mais elles peuvent
également améliorer la manière dont les systèmes de bâtiment répondent aux besoins et aux
préférences des occupants en offrant un contrôle accru, en réduisant les variations de
température indésirables et en améliorant la qualité de l'air intérieur. Les possibilités
d'amélioration entrent dans les catégories de base suivantes :
- Bonne conception des bâtiments, y compris les systèmes passifs et l’aménagement paysager
- Amélioration de l'enveloppe du bâtiment, y compris les toits, les murs et les fenêtres
- Équipement amélioré pour chauffer et refroidir l'air et éliminer l'humidité
- Stockage d'énergie thermique pouvant faire partie de la structure du bâtiment ou d'un équipement
séparé
- Capteurs, systèmes de contrôle et algorithmes de contrôle améliorés pour optimiser les
performances du système.
La conception des bâtiments et la sélection des équipements dépendent du climat dans
lequel bâtiment fonctionne. Pour contribuer à la performance énergétique des bâtiments tout le
monde s’accorde à dire qu’il existe principalement trois leviers qui peuvent être activés : les
solutions passives, les solutions actives et le comportement des occupants.
1- Les solutions passives
Concerne le bâti, c’est-à-dire l’enveloppe du bâtiment uniquement. Cela consiste à éviter les
déperditions d’énergie en renforçant la performance technique du bâtiment
(Isolation des murs, isolation des combles, étanchéité à l’air, triple vitrage...).
• La compacité
D’un point de vue énergétique, (Boursas, 2013) il faut favoriser des bâtiments les plus
compacts possibles. La compacité d’un bâtiment est un élément important de l’implantation car
elle influence fortement les déperditions thermiques, l’emprise au sol et permet de limiter
l’étalement urbain. Elle est définie par un coefficient de compacité noté C indique sur la figure
qui correspond au rapport entre la surface extérieure totale et le volume habitable (C=S/V). Plus

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

le coefficient est faible, plus le bâtiment est compact. Une bonne compacité intervient à partir
d’un coefficient de compacité de 0,7.

Image 2 : Variation de forme selon la géométrie de bâtiment

• Organisation des espaces de vie


Il est possible de limiter les consommations de chauffage et d’eclairage en organisant les
espaces en fonction du mode d’occupation et de la course du soleil (Zekraoui, 2017). On
placera:
- Au sud, les espaces de jour (salon et cuisine) nécessitant chaleur et lumière en journée - Au
nord, les espaces dits « tampons » (cellier, garage, pièces humides), peu utilisés et où le besoin de
chaleur est absent ou ponctuel ;
- A l’est, à l’ouest ou au nord, les espaces de nuit (chambre) ou intermédiaires ou le besoin
de chaleur est réduit.
L’organisation spatiale dépend aussi du mode de vie de chacun (chambre à l’est pour profiter
du lever du soleil le matin et non à l’ouest pour limiter les risques de surchauffe) et de
l’environnement : il n’existe donc pas de règle stricte.

Image 3 : Organisation des espaces de vies selon l’orientation de soleil


Source : Thierry Salomon / Stéphane Bedel - La maison des négawatts

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

 L’éclairage naturel des bâtiments


L’éclairage constitue un poste de dépense d’énergie très important dans les bâtiments.
Voici quelques chiffres significatifs de l’UNEP (Programme des Nations Unies pour
l’Environnement) :
L’éclairage représente environ 15% de la consommation d’énergie dans le résidentiel.
L’éclairage représente 30% des consommations électriques dans le non résidentiel.
L’éclairage représente aujourd’hui 15% de la consommation mondiale d’électricité.
L’éclairage est responsable de 5% des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Stratégie de l’éclairage naturel


Cependant, dans un contexte de développement durable, la stratégie de l’éclairage
naturel a un impact important sur l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments et
permet non seulement la réduction des charges d’éclairage électrique mais aussi de celles de
refroidissement des bâtiments (Magali, 2007)., La stratégie de l’éclairage naturel a pour but de
répondre aux exigences de confort des occupants, tout en réduisant la consommation d’énergie
du bâtiment. Elle est l’étude de la relation entre la lumière naturelle et le bâtiment selon cinq
concepts destinés à favoriser la meilleure utilisation possible de la lumière naturelle.
 Le vitrage
Les fenêtres et les composants de vitrage sont essentiels pour la performance durable de
l'enveloppe du bâtiment. Cette section examine les choix appropriés pour fenêtres plus durables,
puits de lumière (lucarnes), et la composition de vitrage. Examine les options pour les cadres
de fenêtres et des matériaux de fabrication des cadres, y compris l'aluminium, le bois, le vinyle,
les options hybrides, Ets. Ces choix, lorsqu'ils sont faits dans une optique de durabilité, peuvent
avoir un impact positif important sur la consommation d'énergie et l'environnement.
- Propriétés de vitrages
Les fenêtres, les portes et les puits de lumière peuvent gagner et perdre de la chaleur grâce à:
Conduction directe à travers le verre ou le vitrage, le cadre et / ou la porte;
Le rayonnement de chaleur dans un bâtiment (généralement du soleil) et hors d'un bâtiment par des
objets de la pièce, tels que des meubles, des murs intérieurs et des personnes.
Ces caractéristiques de performance énergétique sont mesurées et évalué) par:
o Coefficient de transmission thermique U
La valeur U indique le débit de chaleur dû à la conduction, à la convection et au
rayonnement à travers une fenêtre, résultant d'une différence de température entre l'intérieur et

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

l'extérieur. Plus le coefficient est élevé, plus la chaleur est transférée (perdue) par la fenêtre en
hiver. Les unités de valeur U sont: Btus par heure par pied carré et par ° F (Btu / h · ft² · ° F) ou
(W/m2/k). Les coefficients U vont généralement de 1,3 (pour une fenêtre à vitrage simple à
cadre en aluminium typique) à environ 0,2 (pour une fenêtre à vitres multiples et hautes
performances avec des revêtements à faible émissivité et des cadres isolés).
Une fenêtre avec un facteur U de 0,6 perdra deux fois plus de chaleur dans les mêmes conditions
qu'une fenêtre avec un facteur U de 0,3. Les coefficients U totaux (ou nets) de fenêtre peuvent
être considérablement plus élevés que les coefficients U de centre de verre. Plus le coefficient
U est bas, plus la fenêtre, la porte ou la lucarne est économe en énergie.
o Coefficient de gain de chaleur solaire (SHGC)
Le SHGC (Solar Heat Gain Coefficient) indique la quantité d'énergie solaire frappant la
fenêtre qui est transmise par la fenêtre sous forme de chaleur. Au fur et à mesure que le SHGC
augmente, le potentiel de gain solaire à travers une fenêtre donnée augmente. Le SHGC est un
rapport compris entre 0 et 1. SHGC = 0 signifie qu'aucun du gain solaire incident n'est transmis
à travers la fenêtre sous forme de chaleur et SHGC = 1 signifie que toute l'énergie solaire
incidente est transmise à travers la fenêtre sous forme de chaleur. Une fenêtre avec un SHGC
de 0,6 admettra deux fois plus de gain de chaleur solaire qu'une fenêtre avec un SHGC de 0,3.
En règle générale, les fenêtres avec de faibles valeurs de SHGC sont souhaitables dans les
bâtiments avec des charges de climatisation élevées, tandis que les fenêtres avec des valeurs de
SHGC élevées sont souhaitables dans les bâtiments où le chauffage solaire passif est nécessaire.
Le climat, l’orientation et l’ombrage extérieur d’un bâtiment détermineront le SHGC optimal
pour une fenêtre, une porte ou un puits de lumière particulier.
o Types de fenêtres et de lucarnes
Plusieurs types de fenêtres et de cadres communs sont brièvement décrits en fonction de
leurs contributions à la durabilité de la conception de l’enveloppe du bâtiment. Les fenêtres et
les puits de lumière sont fabriqués avec des cadres différents pour répondre aux différents
besoins de conception. Ces cadres sont en aluminium, en aluminium avec coupures thermiques,
en bois, en vêtu bois, en vinyle, en vinyle isolant, en matériaux composites, en fibre de verre et
en hybride / double hybride. Ces différentes cadres donnent à la fenêtre des propriétés de gain
solaire différentes.

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

Image 4 : Les différents modèles de fenêtre

En outre, il y’a des vitrages à haute performance :

Image 5 : Principe de double vitrage avec couche à basse émissivité

• Protections solaires

Les protections solaires doivent limiter les charges solaires et donc le risque de
surchauffe en été voire en mi saison, tout en permettant un bon éclairage naturel et si possible
la pénétration du soleil dans les locaux en hiver.

Image 6 : Protection solaire extérieur fixe

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

Image 7 : Protection solaire extérieur mobile

• La couleur des parois


Les couleurs ont des coefficients d'absorption du rayonnement solaire différents, elles
peuvent donc faire partie des protections solaires. Ce paramètre varie avec le facteur
d'absorption (couleur) des surfaces externes ; les surfaces blanches absorbent seulement à peu
près 15 % du rayonnement incident; les couleurs claires ordinaires, telles que le blanc crème ou
le gris clair absorbent 40 à 50 %, les couleurs sombres moyennes (gris foncé, vert, rouge, etc.)
60 à 70 % et les surfaces noires 80 à 90 % »
• Enveloppe du bâtiment
L’enveloppe du bâtiment doit transformer les agressions extérieures en confort pour ses
occupants. Cependant, les transferts de chaleur à travers le bâtiment représentent souvent la plus
grande perte d’énergie pour celui-ci. Plus elle est performante, moins il sera nécessaire d’avoir
recours aux systèmes énergétiques pour tempérer le bâtiment, et plus la consommation
d’énergie sera faible.

Image 8 : Les sources de déperdition de chaleur de l’enveloppe d’un bâtiment

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

• Isolation thermique
Le rôle de l’isolation thermique est de s’opposer au passage des flux de chaleur qui tendent à
traverser la paroi, de l’ambiance la plus chaude vers la plus froide. En saison froide, ce
mouvement va de l’intérieur vers l’extérieur. En été, c’est l’inverse L’isolation thermique se
mesure selon différents paramètres énergétiques :
- La résistance thermique (notée R en m².K/W), correspond à la capacité du matériau à ne
pas laisser passer la chaleur. Plus R est grand, plus le, matériau est performant. R est
fonction de l’épaisseur (quand on double une épaisseur, on double R).
- La conductivité thermique (notée λ : lambda en W/m.K), correspond à la quantité de
chaleur qui traverse le matériau. Plus λ est petit, plus le matériau est isolant. Pour un bon
isolant, le coefficient λ doit être le plus faible possible, idéalement compris entre 0,04 et
0,03.

Image 9 : Isolation par intérieur et par extérieur

- Les différents types d’isolation


En réhabilitation, il est possible d’isoler un bâtiment soit à l’intérieur soit à l’extérieur de la
structure porteuse figure 9. Impliquant bien souvent des modifications d’aspect de l’habitat
o L’isolation par l’extérieur se révèle être la solution la plus performante. Cette
solution permet de limiter les ponts thermiques et de bénéficier de l’inertie apportée
par la masse des parois. Pour finir, aucune réfection des équipements intérieurs n’est
nécessaire et les habitants peuvent continuer d’utiliser le bâtiment hors des travaux.

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

o L’isolation par l’intérieur, quant à elle, est une alternative intéressante. En effet,
bien qu’elle puisse légèrement empiéter sur la périphérie des pièces, cette solution
est rapide et facile à mettre en œuvre.
- Les différents matériaux isolants, 4 grandes familles
o Les isolants synthétiques qui sont produits par l’industrie du pétrole, le plus souvent à
partir d’un ou plusieurs dérives du processus de raffinage : polystyrène expansé ou
extrudé, polyuréthane…
o Les isolants d’origine minérale sont issus de matières premières minérales (silice, argile,
roches volcaniques…) : laines de roche et de verre, verre cellulaire, perlite, vermiculite,
argile expansé…
o Les isolants d’origine végétale sont les plus couramment employés en construction
écologique : laine et fibre de bois, laine de chanvre, de coton, de coco, de lin, ouate de
cellulose, liège, bottes de paille…
o Les isolants d’origine animale : laine de mouton, plumes de canard…

Image 10 : Composition d’une façade double-peau (façade ventilée)

2- Les solutions actives


Combinent une amélioration du rendement énergétique des équipements techniques
(Chaudière, éclairage...) et une gestion de l’énergie basée sur la mesure, le pilotage et la régulation des
énergies du bâtiment selon les usages.
- Capteurs, contrôles et réseaux
L'éclairage, les fenêtres, le matériel de CVC (Climatisation, Ventilation, Chauffage), les
chauffe-eau et d'autres équipements du bâtiment commencent à être équipés de contrôleurs

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

intelligents et souvent de capacités de communication sans fil. Ces systèmes offrent de


nombreuses possibilités d’améliorer l’efficacité des bâtiments, de gérer les pointes de charge et
de fournir des services utiles pour maîtriser les coûts.
- La conception durable des systèmes CVC
La conception durable de nouveaux éléments peut suivre les normes actuelles en matière
de durabilité. Les bonnes pratiques durables s’appliquent aux rénovations et à toute nouvelle
conception de CVC.
- Les énergies renouvelables
L’exploitation des énergies naturelles et renouvelables que procurent le soleil, le vent,
l’eau en mouvement, la terre et la biomasse contribue à améliorer la durabilité de notre
production énergétique en plus d’aboutir à des avantages sur le plan de l’environnement et de
la santé humaine. Tout en étant renouvelables pour les futures générations, ces formes d’énergie
n’entrainent aucune augmentation des niveaux de dioxyde de carbone ou d’autres agents
polluants dans l’atmosphère terrestre. Les technologies d’énergies renouvelables représentent
l’un des marches avec le taux de croissance le plus rapide au monde actuellement.
• Énergie solaire : des panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques peuvent
être installes sur la toiture ou autour de l’immeuble.
• Biomasse : des matières organiques d'origine végétale, animale ou fongique sont
utilisées comme source d'énergie par combustion.
• Géothermie : qu’elle soit sur sonde ou sur nappe phréatique, la géothermie permet
de transformer la chaleur contenue dans le sol pour alimenter les immeubles en
énergie.
• Les pompes à chaleur (PAC) : Une pompe à chaleur est un moyen de chauffage
thermodynamique, considérée comme une énergie renouvelable, qui consiste a
puiser les calories contenues au sein d’une source froide existante (comme l’air,
le sol, l’eau...) pour les restituer à une température plus élevée a l’intérieur d’une
source chaude (bâtiment, logement...).
Les solutions d’efficacité énergétique actives se rapportent à la gestion de l’énergie, la
domotique ou encore la gestion technique du bâtiment (GTB). Cela comprend aussi des
systèmes intelligents de mesure, de contrôle et de régulation des consommations (électricité,
chauffage, climatisation, ventilation…) : thermostats intelligents, compteur intelligent, gestion
de l’éclairage, gestion des prises de courant, système de comptage, etc.

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

L’efficacité énergétique active dans un bâtiment résidentiel


- Mesure des consommations

- Gestion de l’éclairage ;

- Variation de vitesse (ventilation, ascenseur…) ;

- Régulation CVC (Chauffage, Ventilation, Climatisation…) ;

- Pilotage des ouvrants ;

- Gestion Technique du Bâtiment (GTB) ;

- Optimisation de la qualité de l’énergie ;

- Services, télé services ;

- Energies renouvelables (ENR).


L’efficacité énergétique active dans un bâtiment industriel

- Mesure des consommations ;

- Compensation d’énergie réactive

- Gestion de l’énergie ;

- Moteur à haut rendement et variateurs de vitesse.

Cette notion d’efficacité énergétique active apparaît donc comme essentielle pour
atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement. Elle implique cependant un
changement rapide de comportement.

3- Comportement des occupants


Aucun progrès significatif en matière d’efficacité énergétique ne pourra être fait sans
mobilisation des citoyens en tant que consommateurs. Ainsi le rôle du consommateur se résume
dans le choix des équipements, leurs gestions et enfin la maintenance, leur comportement et la
façon dont ils utilisent les équipements ayant une influence déterminante sur la consommation
d’énergie.

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

IV- CAS PRATIQUE 1 :


L'amélioration de l'efficacité énergétique de notre salle de classe représente une formidable
opportunité d'introduire des pratiques durables tout en offrant un cadre optimal pour l'éducation.
Par le biais de cette étude, nous allons explorer les moyens concrets d'optimiser l'utilisation de
l'énergie dans nos espaces d'apprentissage, en mettant en avant des solutions innovantes alliant
confort, durabilité et performance.
1- Constats
• L’éclairage est quand même acceptable ;
• La ventilation naturelle est bonne ;

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

 L’utilisation des vitres fumées protégé les yeux contre le soleil

Image 11 : fenêtres en aluminium vitrées

• La réfraction des rayons lumineux est mauvaise à un certain moment de la


journée ;

Image 12 : Réfraction des rayons lumineux

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

L’orientation du bâtiment par rapport au soleil et au vent est bien faite;


• La couleur des murs étant claire, ceux-ci absorbent à peu près 40% et 50%
de rayonnement incident, d’où la transmission de la chaleur est moindre.

Image 13 : Mur de couleur blanc-cassé tendant au blanc

• Compte tenu du climat actuel favorable, le matériau résiste mieux à la


chaleur.
2- Évaluation de l’efficacité énergétique de la salle de classe
Au vu de tous ces constats cités plus haut, et de la réponse favorable de nos organismes,
nous pouvons dire que la salle CS3 a une efficacité énergétique moyenne et assure plus ou
moins un bon confort thermique.

3- Solutions envisagées en vue d’amélioration de l’efficacité énergétique de la salle


de classe
Nous proposons plusieurs solutions pour améliorer cette efficacité.

• L’installation des auvents sur les fenêtres.

Image 14 : Auvents clairs

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

Végétalisation du mur de clôture afin de limiter la réfraction des rayons et


réduire l’empreinte écologique de la salle ;

Image 15 : Végétalisation du mur

V- CAS PRATIQUE 2 :

1) Défi / Objectif

Conformément aux objectifs définis par le Green Deal européen, PTC contribue à la
réalisation de l'objectif de neutralité carbone totale d'ici à 2050. Les bâtiments sont les plus gros
consommateurs d'énergie au monde et représentent près de 40 % des émissions totales de
dioxyde de carbone. Nous devons donc relever le défi d'améliorer l'efficacité énergétique des
bâtiments, ce qui permet de réduire les émissions de dioxyde de carbone et de contribuer aux
efforts de développement durable par le biais du développement de bâtiments et de villes
intelligents. Notre objectif était de réduire les émissions de CO2 et les coûts de 10 à 30 %.

2) Solution

The Predictive Company a développé un logiciel d'efficacité énergétique basé sur l'intelligence
artificielle pour les bâtiments non résidentiels qui relie les données internes aux variables
externes, créant ainsi un jumeau numérique. Une connexion est établie avec le système BMS
(ou SCADA) de n'importe quel bâtiment et, à partir de là, les données nécessaires à l'exécution
de notre programme sont extrapolées. Une prédiction précise des besoins énergétiques du
bâtiment est faite, et les machines HVAC (chauffage, ventilation, climatisation) sont optimisées
et automatisées, ce qui permet de réaliser des économies d'énergie et de réduire les émissions

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

de CO2 jusqu'à 30 % pour n'importe quel bâtiment. Vous trouverez ci-dessous des exemples de
mises en œuvre réussies de notre solution :

Mise en œuvre de solutions dans le bureau de la banque, Potosi, qui appartient à la Caixa
d'Enginyers. PTC a effectué une analyse approfondie de la performance énergétique du
bâtiment, en mettant l'accent sur la performance du système de chauffage, de ventilation et de
climatisation (CVC). Nos algorithmes intelligents ont pris en compte les facteurs externes et
internes après avoir établi une connexion via la GTC du bâtiment.

La deuxième application a été réalisée dans un bâtiment universitaire, GAIA, situé à l'Université
polytechnique de Catalogne à Barcelone. Des domaines d'amélioration ont été identifiés dans
leur système CVC, et des variables externes et internes ont à nouveau été combinées pour
recueillir des informations sur les caractéristiques uniques du bâtiment et ses besoins en énergie.
En contrôlant automatiquement et à distance les machines climatiques par le biais d'une plate-
forme de communication ouverte (OPC), notre solution a eu des conséquences extrêmement
positives pour ce bâtiment.

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Groupe 5 : Amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments

CONCLUSION

L'amélioration de l'efficacité énergétique dans les bâtiments est un aspect essentiel du


génie civil. En intégrant des principes de thermique et thermodynamique avec l’introduction
des pratiques visant à optimiser l’utilisation de l’énergie , à favoriser l’éclairage naturel et à
réguler efficacement la température, nous pouvons concevoir des bâtiments qui consomment
moins d'énergie tout en offrant un environnement intérieur confortable et une empreinte
écologique réduite.La mise en œuvre de réglementations, de normes et d'incitations financières
peut jouer un rôle vital dans la promotion de pratiques de construction durables et éco
énergétiques.

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
- https : //www.ctc.n.org : types de bâtiments à efficacité énergétique ;
- https : //www.xpair.com ;
- Benoudjfer, et al. (2012), Étude comparative relative à l’efficacité énergétique de deux
appartements situés à Bechar, Algérie, revue des énergies renouvelables, volume 15, N° 1,
Alger ;
- Bouamama Wahiba. (2013), Au sujet de la politique d’efficacité énergétique en Algérie :
approche systémique pour un développement durable cas de : programme Eco-bat. Thèse de
doctorat ;
- Thèse RAHOUNI : efficacité énergétique

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