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Rétroactions climatiques et irréversibilité

Le document traite des rétroactions climatiques, distinguant les facteurs amplificateurs et atténuateurs, et souligne que le réchauffement climatique est irréversible même si les émissions de CO2 cessaient. Il explique l'importance de l'albédo, du méthane du permafrost, de la vapeur d'eau, de la végétation et des océans dans le système climatique. Ces éléments interagissent de manière complexe, rendant le climat de la Terre vulnérable aux changements à long terme.

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Le document traite des rétroactions climatiques, distinguant les facteurs amplificateurs et atténuateurs, et souligne que le réchauffement climatique est irréversible même si les émissions de CO2 cessaient. Il explique l'importance de l'albédo, du méthane du permafrost, de la vapeur d'eau, de la végétation et des océans dans le système climatique. Ces éléments interagissent de manière complexe, rendant le climat de la Terre vulnérable aux changements à long terme.

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Enseignement scientifique – Ch.

2 : Climat actuels, climats du futur


Argument climatosceptique n°4 : Le CO2 que l’on émet disparaît en 5 ans, notamment absorbé par les océans.

Ressource 2

Des rétroactions multiples


Le climat est contrôlé par de nombreuses autres rétroactions, certaines positives (facteurs amplificateurs),
d’autres négatives (facteurs atténuateurs).

1. Pour chacun des paramètres présentés, construisez un schéma montrant la rétroaction, et dites si c’est
un facteur amplificateur ou atténuateur.
Pour cela, pour chacun, rechercher :
- quelle est la conséquence d’une augmentation de la température sur le paramètre ?
- quelle est en retour l’influence du paramètre sur la température ?
- faites ensuite votre schéma.
Modèle de schéma possible pour un facteur amplificateur (rétroaction positive) :
(nombre d’étapes à adapter à chaque paramètre)

Augmentation de la température
↗ ↘
………………………. ……………………………...
↖ ↙
………………………………….

Modèle de schéma possible pour un facteur atténuateur (rétroaction négative) :


(nombre d’étapes à adapter à chaque paramètre)
Augmentation de la température → …… → ….. → ….. → Diminution / limitation de la hausse de la température

2. Expliquez pourquoi le réchauffement climatique initié est irréversible, même si on arrêtait demain
d’émettre du CO2 (attention, il y a plusieurs raisons, au moins 3, à trouver d’après l’ensemble des ressources).
Paramètre 1 – L’albédo
A. Rappels de Première :
Une surface éclairée absorbe une partie du rayonnement. L’albédo d’une surface correspond à la proportion
du rayonnement diffusé (pas absorbé, mais « réfléchi »).
Albédo = Puissance diffusée / Puissance reçue

L’albédo est lié à la couleur de la surface :


- plus elle est sombre, plus elle absorbe (donc moins elle
diffuse), donc plus son albédo est faible.
- plus elle est claire, moins elle absorbe (donc plus elle
diffuse), donc plus son albédo est élevé.

Une surface avec un albédo fort absorbe peu de rayonnements et se réchauffe peu. Une surface avec un
albédo plus faible absorbe davantage de rayonnement et se réchauffe davantage, voir graphique fourni.
L’albédo de la Terre (en moyenne 30%) est donc impliqué dans sa température globale (une planète toute
noire aurait une température de surface plus élevée qu’une planète toute blanche située à la même distance
d’une étoile).

B. Albédo de quelques surfaces terrestres

Surfaces Albédo (%)


Neige fraîche 75 à 95
Neige tombée depuis plusieurs 40 à 70
jours
Océan 5 à 15
Sable sec 25 à 45
Forêt tropicale 10
Forêt de conifères 5 à 15
Cultures 15 à 25

C. Extension de la banquise Arctique depuis 1900.

Source : Résumé à l'attention des décideurs du volume 1 du 5e rapport d'évaluation du GIEC (Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat, 27 septembre 2013). [Link]/giec
Paramètre 2 – Le méthane du permafrost

Le pergélisol, ou permafrost, est un sol gelé en


permanence. Sa surface couvre 20 % des terres
émergées ( Groenland, Canada, Alaska, Sibérie), soit 15
à 20 millions de km².

La couche la plus en surface est dite active : elle se


développe chaque été, permettant à la végétation de
pousser, et regèle en hiver. En profondeur en revanche,
le sol reste gelé toute l’année.

Paysage de pergélisol→

Les régions où se trouvent le pergélisol se réchauffent


particulièrement vite. 40 % du pergélisol pourrait ainsi dégeler
avant la fin du XXIe siècle selon une étude britannique de Nature
Climate Change de 2017.

← Un ravin d’érosion, en Sibérie en 2019, provoqué par le dégel


du pergélisol. On voit ici la glace en train de fondre.

Ludwig Jardillier, ESE, U. Paris-Saclay ;


[Link]
modeles-climatiques

Le pergélisol contient environ 1500 milliards de tonnes de gaz à effet de serre (soit
environ deux fois plus que l’atmosphère), notamment du méthane et du CO 2 (le
méthane, CH4, est un gaz à effet de serre présent en très petite quantité dans
l’atmosphère mais beaucoup plus efficace que le CO2). Ces gaz sont produits par
l’activité bactérienne du sol après le dégel ou relâchés par les lacs se formant lors des
périodes de dégel. Ils entrent ainsi dans les cycles atmosphériques et climatiques : le
permafrost en libère en été, mais la plus grande partie est piégée dans les glaces
permanentes des profondeurs. Les scientifiques estiment que la quantité de CO 2 piégée dans le permafrost
équivaut à quatre fois celle que les activités humaines ont émise depuis le milieu du XIX e siècle.

Pour plus d’informations sur ce qu’est un gaz à effet de serre : vous pouvez demander au groupe traitant
l’argument 3.
Paramètre 3 – La concentration atmosphérique en vapeur d’eau

La vapeur d’eau est en proportion variable dans l’atmosphère (selon les régions, les jours, les saisons…).
Globalement, cette proportion dépend de la quantité d’eau qui s’évapore et de celle qui précipite.

La vapeur d’eau est également d’un gaz à effet de serre.

Pour plus d’informations sur ce qu’est un gaz à effet de serre : vous pouvez demander au groupe traitant
l’argument 3.

Paramètre 4 – La surface couverte par la végétation

Par la photosynthèse, les végétaux utilisent le C02 atmosphérique pour produire leur biomasse, stockant
ainsi du carbone dans le bois, les racines mais aussi le sol. On estime que la végétation mondiale absorbe
25% de nos émissions en CO 2 par an. Pour le carbone présent dans le bois, c’est néanmoins un stockage à
court terme : quand la plante meurt, il retourne dans l’atmosphère sous forme de CO 2. Le carbone stocké
dans le sol en revanche y reste plus longtemps.

Des chercheurs ont évalué l’évolution du nombre de feuilles par mètre carré à l’aide d’observation satellites
montrant une augmentation de la végétalisation. Cette croissance est due pour 70% à l’augmentation de la
concentration atmosphérique en CO2 et pour 8% à l’augmentation de la température.

Localement, grâce à l’évapotranspiration, les plantes limitent également les hausses de température.

Paramètre 5 – L’océan

L’océan, en plus d’absorber du CO2, absorbe une partie de la chaleur additionnelle liée au réchauffement.
Cela fait augmenter sa température, avec pour conséquence une dilatation thermique provoquant une
hausse du niveau océanique (vous pouvez demander des précisions au groupe traitant l’argument 5).

Cette accumulation d’énergie dans les océans contribue à rendre le changement climatique irréversible à des
échelles de temps de plusieurs siècles.

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