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Introduction à la Géotechnique et Sols

La géotechnique étudie le comportement des sols en relation avec la mécanique des sols et des roches, en fournissant des données essentielles pour la construction d'ouvrages de génie civil. Les sols sont classifiés selon leur structure, leur composition et leurs propriétés mécaniques, influençant leur utilisation dans divers projets. L'analyse géotechnique permet d'adapter les constructions aux caractéristiques des sols afin d'assurer leur stabilité et sécurité.

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Introduction à la Géotechnique et Sols

La géotechnique étudie le comportement des sols en relation avec la mécanique des sols et des roches, en fournissant des données essentielles pour la construction d'ouvrages de génie civil. Les sols sont classifiés selon leur structure, leur composition et leurs propriétés mécaniques, influençant leur utilisation dans divers projets. L'analyse géotechnique permet d'adapter les constructions aux caractéristiques des sols afin d'assurer leur stabilité et sécurité.

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Institut Technique de Formation Professionnelle

Géotechnique

Pr. IDRISSI
Chargé de cours
INTRODUCTION :

La Géotechnique est l'ensemble des activités liées aux applications de la Mécanique des Sols et de la
Mécanique des Roches. Elle étudie plus particulièrement le comportement des sols sous leurs aspects
résistance et déformabilité.
A partir d'essais de laboratoires et in-situ, la Mécanique des Sols fournit aux constructeurs les
données nécessaires pour étudier les ouvrages de génie civil et assurer leur stabilité en fonction des
sols sur lesquels ils doivent être fondés, ou avec lesquels ils seront construits (barrages en remblais).
Chapitre I
Structure - Identification – Classification
Des Sols
I. STRUCTURE DES SOLS :

I-1. Définition des sols :

Les sols sont définis comme des agrégats où les particules sont liées de manière faible, permettant leur
séparation par une action mécanique légère. Cette faible cohésion entre les particules facilite la
décomposition du sol sous l'influence de forces relativement modestes, favorisant ainsi la manipulation et
l'utilisation pratique des sols dans divers contextes.
La capacité des particules du sol à être aisément séparées par des moyens mécaniques légères est une
caractéristique fondamentale qui influence la gestion et l'exploitation des sols
Éléments constitutifs d’un sol :

Un sol est un mélange d'éléments solides constituant le squelette solide, d'eau pouvant circuler ou non entre
les particules et d'air ou de gaz. ll est donc constitué de trois phases :

Sol = phase solide + phase liquide + phase gazeuse

Squelette solide (effet de la taille)


+
Eau (libre, capillaire, adsorbée )
+
Gaz (air + vapeur d'eau )
Phase solide :

Suivant les types d’altération, les sols résultants auront des compositions différentes :
⁃ la désagrégation physique et mécanique des roches donne des fragments de roche de même
composition que la roche mère : gravier, sable, limon
⁃ la décomposition physico-chimique des roches donne des nouveaux composés : argiles

Phase gazeuse :

La phase gazeuse est généralement constituée d'air qui occupe les espaces poreux non remplis
d'eau. La présence d'air dans le sol offre un environnement vital pour les processus respiratoires des
plantes et contribue à maintenir des conditions favorables à la vie microbiologique.
Dans les sols non saturés, la phase gazeuse est présente dans tout ou partie des pores sous forme
d’un mélange d’air, de vapeur d’eau et d’autres gaz.
Phase liquide :
On distingue trois catégories d’eau :
− Eau libre : est soumise uniquement à la gravité et s'écoule librement dans le sol;
− Eau liée ou adsorbée : est fixée à la surface des grains du sols par des forces d'attraction moléculaire;
− Eau capillaire : est soumise aux forces de tension se développant au contact de l'eau et de l'air et à l'action
de la gravité, on distingue :
▪ Eau capillaire continue, remplit la totalité des pores ;
▪ Eau capillaire isolée, remplit une partie des pores qui contiennent de l'eau, de la vapeur d'eau, de l’air.
Modèle élémentaire de sol :

Sol sec

Sol totalement saturé

Sol partiellement saturé


Formation des sols :

D’où proviennent les sols ?


Tout simplement des roches, mais ils peuvent contenir aussi des matières organiques.

Les sols ont deux origines principales :

⁃ la désagrégation des roches par altération mécanique ou


physicochimique sous l’effet des agents naturels
⁃ la décomposition d’organismes vivants : végétaux ou animaux.
Transformation de la roche en sol

Les matériaux de transition entre sols et roches sont nommés SIRT.


Dans un sol, les particules peuvent être soumises à diverses forces d'attraction inter-granulaires. Pour que ces
forces aient un impact significatif sur le comportement du sol, il est nécessaire que les dimensions des
particules du sol soient très petites. En présence de ces forces d'attraction, le sol développe de la cohésion, ce
qui lui confère une apparence solide et le préserve de la désagrégation sous l'influence des forces extérieures.

Cette observation nous conduit à distinguer les sols selon la taille de leurs grains. On définit ainsi :
⁃ Les sols grenus : Sols dont le diamètre moyen des grains est supérieur à 20 μm, et pour
lesquels les caractéristiques géotechniques sont déterminées par les forces extérieures.
⁃ Les sols fins : Sols dont le diamètre moyen des grains est inférieur à 20 μm, et pour lesquels
les forces entre particules ont une grande influence sur leurs caractéristiques géotechniques.
La distinction entre sols grenus et fins concerne exclusivement les sols composés de grains minéraux. En
cas de grains issus de matière organique, le sol est qualifié d'organique. Les propriétés géotechniques de
ces sols diffèrent considérablement de celles des sols à grains minéraux, avec des caractéristiques
spécifiques liées à la structure, au comportement hydrique et de résistance mécanique.

les propriétés mécaniques des sols organiques, telles que la cohésion et la résistance, peuvent varier
considérablement en fonction du type de matière organique présente, de son degré de décomposition et de
la composition globale du sol. Ces nuances rendent l'analyse géotechnique des sols organiques
particulièrement complexe, nécessitant des méthodologies spécifiques et une compréhension approfondie
de leur comportement.
I-2. Définition de la mécanique des sols :

C’est l’étude des propriétés physiques, hydrauliques et mécaniques des sols en vue de leur application à
la construction.
La mécanique des sols est donc une science appliquée, appelée aussi géotechnique, bien que la
géotechnique soit une science beaucoup plus vaste, qui englobe trois disciplines : la mécanique des
sols, la mécanique des roches, la géologie de l’ingénieur.

Les sols sont des matériaux meubles, poreux, hétérogène.


Le but pratique de l’étude de la mécanique des sols est de permettre l’adaptation spécifique de l’ouvrage au
site, afin de limiter les risques géotechniques
Il consiste à informer le maître d’ouvrage et les constructeurs de la nature et des comportements du site afin
qu’ils puissent définir et justifier les solutions techniques qu’ils devront concevoir, adopter et mettre en
œuvre pour réaliser leur aménagement et/ou leur ouvrage en toute sécurité et à moindre coût.

Les domaines d’application de la mécanique des sols sont nombreux et variés :

- Fondations (fondation superficielles, semi- profondes et profondes);


- Ouvrages mixtes (murs de soutènement, rideaux de palplanche.,…);
- Ouvrages en sol (routes, barrages, digues en terre,…).
Les sols peuvent :

- Supporter des ouvrages

- Être supportés par des ouvrages

- Constituer l’ouvrage lui-même


I-3. Propriété physique des sols :

Description :

Avant d'analyser le comportement mécanique des sols, il est nécessaire de définir certains paramètres qui
se rapportent aux diverses proportions dans lesquelles se trouvent le squelette solide, l'eau et l'air
constituant le sol.

Pour cela considérons la représentation suivante d'un sol dans laquelle les trois phases sont séparées :

Notations conventionnelles :
V : volume total (apparent)
W : poids total du sol Vs : volume des particules solides
Ws : poids des particules solides Vv : volume des vides entre les particules
Ww : poids de I'eau Vw : volume de l'eau
Va : volume de l’air
Représentation conventionnelle d'un volume de sol
On définit en outre les poids volumiques qui, avec les poids et volumes, constituent les paramètres dimensionnels :

▪ Poids volumique des particules solides :

Ordre de grandeur : Sable et Argile : = 26 à 27 kN/𝑚3

▪ Poids volumique de l'eau :

▪ Poids volumique du sol :

Ordre de grandeur : Sable = 17 à 20 kN/𝑚3 ; Argile = 16 à 22 kN/𝑚3

▪ Poids volumique de l’air :


▪ Poids volumique du sol sec :

Ordre de grandeur : Sable = 14 à 18 kN/𝑚3 ; Argile = 10 à 20 kN/𝑚3

▪ Poids volumique du sol saturé :

Ordre de grandeur : Sable et Argile : = 19 à 22 kN/𝑚3

▪ Poids volumique du sol déjaugé :


Il est pris en compte lorsque le sol est entièrement immergé. ll tient compte de la présence de l'eau qui
remplit tous les vides et de la poussée d'Archimède
Les paramètres sans dimensions, au nombre de quatre, indiquent dans quelles proportions existent les
différentes phases d'un sol. lls sont très importants et essentiellement variables, reflétant ainsi la diversité des
propriétés géotechniques des sols rencontrés dans différents contextes.

⁃ La porosité, un paramètre permettant d'évaluer la présence des espaces vides, offre des indications sur
la densité du sol, indiquant ainsi s'il se trouve dans un état compact ou lâche.

Elle est défini par la relation :

La porosité est toujours inférieure à 1


Elle peut aussi être exprimée en pourcentage

Ordre de grandeur : Sable = 0,25 à 0,50 ; Argile = 0,20 à 0,80


⁃ Les sollicitations auxquelles sont soumis les sols produisent des variations du volume des vides qui
entraînent des variations du volume apparent. Par conséquent, il est fréquent de rapporter le volume
des vides non pas au volume apparent de l'échantillon mais au volume des particules solides, lequel
peut être considéré comme invariant, C’est l'indice des vides.

Il est défini par la relation :

L'indice des vides peut être supérieur à 1

Ordre de grandeur : Sable = 0,50 à 1,00 ; Argile = 0,30 à 1,00


n
⁃ La teneur en eau caractérise la quantité d'eau présente dans un volume spécifique de sol. Cette mesure revêt
une importance fondamentale dans l'ingénierie géotechnique, elle fournit des informations sur l'état hydrique
et influence de manière significative le comportement mécanique des sols.
En évaluant la teneur en eau, les géotechniciens peuvent mieux comprendre la compacité du sol, sa stabilité
et sa capacité à supporter des charges.

La teneur en eau peut dépasser 100 %

Ordre de grandeur : Sable = 1% à 5% ; Argile = 10% à 20%


⁃ Le degré de saturation est une mesure qui renseigne sur la proportion d'eau occupant les vides dans le sol.
Cette caractéristique revêt une importance particulière dans l'analyse des sols, car elle permet d'évaluer le
niveau de saturation d'un sol et d'informer sur son comportement hydraulique et mécanique.

Le degré de saturation peut varier de 0 % à 100%

La densité des grains solides représente la masse volumique des particules solides d'un matériau, comparée
à la masse volumique de l'eau. Cette caractéristique permet d'obtenir des informations sur la masse
spécifique des particules solides dans un sol donné, indépendamment de l'eau présente dans les vides.
Relations entre les paramètres :

Pour caractériser complètement un sol la connaissance de trois paramètres indépendants est nécessaire :

⁃ Paramètre quantifiant le poids volumique ( γ, 𝛾𝑠 ou 𝛾𝑑 )


⁃ Paramètre quantifiant l'importance des vides (e ou n)
⁃ Paramètre quantifiant la présence d'eau (w ou Sr)
W sat
I-4. Conclusions :

L’état d’un sol se définit par les paramètres sans dimensions. Ils définissent en effet l’état de compressibilité
(lâche ou serré) dans lequel se trouvent les trois phases d’un sol. Tenant compte du fait que 𝛾𝑠 ne varie que
dans des limites faibles, les paramètres variables et indépendants se réduisent à deux:
- L’indice des vides e
- La teneur en eau w

Les sols grenus ont un comportement mécanique qui dépend presque uniquement de l’état de leur compacité
Les sols fins ont un comportement qui dépend en premier lieu de leur teneur en eau
Exercice 1 :

Un échantillon de sol de volume 1000 cm³ pèse 1870g. Après séchage à l'étuve, son poids devient 1677g.
La densité des grains solides étant de 2.66. Calculer :
1. La teneur en eau;
2. Le poids volumique sec;
3. La porosité;
4. Le degré de saturation;
5. Le poids volumique du sol saturé.

Exercice 2 :

Un échantillon d'argile remaniée de volume 105 cm³ pèse 143g. A l'état sec, l'échantillon pèse 111.3g. On
prendra pour la densité des grains solides la valeur de 2.70.
Quels sont sa teneur en eau et son degré de saturation?
II. IDENTIFICATION DES SOLS :
II-1. Essais d’identification - Sols grenus :

- Analyse granulométrique par tamisage :

L’analyse granulométrique d’un échantillon de sol consiste à déterminer le pourcentage en


masse des particules ayant une dimension.

Mode opératoire :
- Passage d’une quantité de sol à travers d’une série de tamis d’ouverture progressivement
plus petite.
- Le pourcentage retenu à chaque tamisa : % = (Mi / Mt) x 100
Avec : Mi est la masse de particules retenues sur chaque tamis;
Mt est la masse totale de l’échantillon.
- Les résultats sont affichés dans un diagramme de fréquence cumulée : Courbe
granulométrique.
Courbe granulométrique :
Cette courbe, utilisée pour les classifications des sols, représente les pourcentages de tamisats cumulés en
fonction de l’ouverture des tamis.
On appelle tamisat, la masse de matériau passant à travers un tamis donné, et refus la masse de matériau
retenue par ce tamis.
La somme des tamisats et des refus cumulés donne toujours la masse totale du matériau testé.
Pour les sols très fins pour lesquels le tamisage n’est pas possible, la granulométrie est déterminée par
sédimentométrie.

Courbes granulométriques de six sols différents


Caractéristiques de la courbe granulométrique :

Le coefficient d’uniformité (ou de Hazen) Cu et le coefficient de courbure Cc permettent d’apprécier


la forme de la courbe granulométrique :

Avec D10, D30 et D60, les


diamètres pour lesquels les
pourcentages de tamisats
cumulés sont respectivement
de 10 %, 30 % et 60 %.

Exemple de détermination des di


Lorsque certaines conditions sur Cu et Cc sont satisfaites, le sol est dit bien gradué c’est-à-dire que sa
granulométrie est bien étalée, sans prédominance d’une fraction particulière. Quand sa granulométrie
est discontinue, avec prédominance d’une fraction particulière, il est dit mal gradué.

Les sols bien gradués constituent des dépôts naturellement denses avec une capacité portante élevée.
Ils peuvent être aisément compactés en remblais et forment des pentes stables.

Interprétation des coefficients Cu et Cc


- Essais d’équivalent de sable :

L’essai d’équivalence de sable a pour but d’évaluer la proportion relative d’éléments fins contenus
dans le sol et dont la présence en quantité notable peut modifier le comportement mécanique.
C’est un essai simple, rapide et ne nécessitant qu’un appareillage très élémentaire. Il permet de
contrôler sur place la constance de certaines qualités de matériaux mis en œuvre sur chantier.
L’essai consiste à opérer sur l’échantillon de sol ( fraction du matériau dont les éléments sont inférieure
à 5 mm) un lavage énergique de manière à le séparer de ses matières fines.

On laisse ensuite reposer l’ensemble. Le sable vrai se dépose


dans le fond de l’éprouvette. Au bout de 20 min, on mesure : Eau Claire

Eau Trouble
ou Floculat

Dépôt Solide
ou Sédiment
L’expression de Es montre que plus la fraction des fines est élevée dans un sol ( plus le sol est plastique), plus
ES est petit. La valeur de ES permet d’avoir une idée de la plasticité d’un sol.

Ordres de grandeur :

L’essai d’équivalence de sable permet donc de juger de la propreté d’un sable ou d’un sol grenu de manière
générale. Il sert principalement à caractériser la partie fine des graviers et des sables : caractérisation très utile
pour la fabrication des bétons
22
- Indice de densité :

Pour donner une idée de l’état de compacité dans lequel se trouve un sol grenu à l’état naturel

L’essai consiste à mettre en place le matériau séché dans un moule de volume connu, Cela permet de
déterminer son poids volumique minimal
Ensuite, une surcharge statique de 10 KPa est appliquée afin de procéder au compactage de l’échantillon,
à ce stade on calcule son poids volumique maximal.

Compacité d’un sol en fonction de 𝐼𝐷


Dans le cas d’un matériau théorique constitué de sphères de même diamètre on peut définir deux assemblages
particuliers correspondant à emin et emax :

Assemblage rhomboédrique Assemblage cubique


II-2. Essais d’identification - Sols fins :

- Limites d’Atterberg :

Les limites d'Atterberg sont des paramètres utilisés pour déterminer les différentes phases de comportement
des sols fins, principalement l'argile, en fonction de leur teneur en eau. Ces limites sont utilisées pour
définir les transitions entre les états solide, plastique et liquide d'un sol fin.
Ces limites sont mesurées, avec un appareillage normalisé, sur le mortier, c’est-à-dire la fraction de sol qui
passe au tamis de 0.40 mm.
On peut considérer quatre états caractérisant la consistance des sols fins. Pour des teneurs en eau
décroissantes :

⁃ État liquide: le sol a une consistance très faible. Il a l’aspect d’un fluide, il tend à se niveler suivant
une surface horizontale. Les particules glissent facilement les unes sur les autres.
⁃ État plastique: le sol a une consistance plus importante. Il se déforme largement sans se rompre. Il
garde sa déformation après suppression des pressions. Lorsqu’il y a une déformation les particules
restent attachées les uns au autres sans s’éloigner.
⁃ État solide (avec retrait): le sol retrouve sa forme initiale après suppression des contraintes
(petites déformations élastiques).
⁃ État solide (sans retrait): les particules arrivent au contact en quelques points en chassant l’eau
adsorbée, le sol ne change plus de volume quand sa teneur en eau diminue.

Comportement Stable naturellement Résistance au


d’un solide cisaillement NULLE
A partir de ces limites, on peut déterminer :

Indice de plasticité Ip :

C’est le paramètre le plus couramment utilisé pour caractériser l'argilosité des sols. Il s'exprime par la relation:

Le GTR 92 retient pour Ip les seuils d'argilosité suivants :

Type de sol en fonction de 𝐼𝑃


Indice de consistance 𝑰𝒄 :

L'indice de consistance est une mesure de la fermeté d'un sol. Il est souvent utilisé pour décrire l'état de
consistance du sol entre les états liquide et solide. L'indice de consistance est généralement déterminé à partir
de la limite liquide et l’indice de plasticité .

Etat de consistance du sol en fonction de 𝐼𝑐


Indice de liquidité 𝐈𝐋 :

L'indice de liquidité est utilisé pour évaluer le comportement du sol lorsqu'il est soumis à des contraintes
d'humidité. Un 𝐈𝐋 élevé indique que le sol est plus liquide et possède une plus grande capacité de déformation.

Etat de consistance du sol en fonction de 𝐼𝐿


- Valeur de bleu du sol :

Ce paramètre VBS représente la quantité de bleu de méthylène adsorbée sur les surfaces des particules
argileuses contenues dans la fraction du sol considérée.
L'essai consiste à introduire progressivement une petite quantité de bleu de méthylène dans une
suspension de sol maintenue en agitation. On prélève périodiquement une goutte de la suspension que
l'on dépose sur un papier filtre.

Prélèvement d’une
Dépôt sur papier filtre
goutte de suspension
Dès qu'une auréole bleutée se développe autour de la tache initialement formée, on peut considérer que
l'adsorption du bleu de méthylène sur les particules d'argile est terminée. En effet, c'est l'excès de bleu de
méthylène qui apparaît dans l'auréole.

Résultat négatif Résultat positif

Ordres de grandeur :
- Teneur en carbonate : % de CaCo3

L’essai est réalisé au calcimètre Dietrich-Fruhling afin de déterminer la teneur pondérale en


carbonates d’un sol qui est le rapport entre la masse de carbonate contenue dans le sol à sa masse
sèche totale. La détermination se fait par décomposition du carbonate de calcium CaCo3 contenu dans
le sol par l’acide chlorhydrique.

Type de sol en fonction du % en CaCo3


III. CLASSIFICATION DES SOLS :

III-1. Classification des sols non organiques :


1. Classification LCPC :

Cette classification se base sur la granulométrie. On distingue les sols grenus et fins selon que le
pourcentage d’éléments < 0,08 mm est inférieur ou supérieur à 50%.
La différenciation en limon et argile est faites à partir des caractéristiques de plasticité. On utilise pour
cela le diagramme de Casagrande qui permet de classer la fraction argileuse selon sa sensibilité à l’eau
ou sa plasticité.
Classification des sols fins :

Cl : argile, Si : limon, Or : sol organique


L : peu plastique, l : plastique, H : très plastique

Diagramme de Casagrande pour la classification des sols fins


Classification des sols grenus :
Tableau pour la classification des sols grenus
Détail du squelette d’un sol bien gradué
Exemple 1 :
Exemple 2 :
Exercice 3 :
Les courbes granulométriques de six sols non organiques sont tracées en figure ci dessous.
Les valeurs des limites d’Atterberg sont indiquées dans le tableau suivant :

Classer les six sols selon


la classification LCPC.
Exercice 4 :

Des essais réalisés sur un échantillon de sol remanié ayant une teneur en eau à l’état naturel de 21.5%, ont donné
les résultats suivants :

- Limites d’Atterberg : Limite de liquidité = 31.00 % et Limité de plasticité = 24.80 %.


- Analyse granulométrique :

1. Tracer la courbe granulométrique de ce sol.


2. Calculer les coefficients d’uniformité et de courbure. Commenter.
3. Classer ce sol d’après la classification LPC.
2. Classification GMTR :

Certains types d’études nécessitent une classification particulière. À titre d’exemple, le GTR est un guide de
classification des matériaux de remblais et de couches de forme d’infrastructures routières.
Les sols sont classifiés en fonction de leur nature (Granularité, Limites d’Atterberg, VBS), de leur état (teneur
en eau, optimum Proctor), et de leur comportement mécanique (LA et MDE).

La classification des sols utilisée (GTR) :


- les classes A, B, C, D pour les sols ;
- la classe R pour les matériaux d’origine rocheuse ;
- la classe F pour les sols organiques et sous-produits industriels.
Elle est complétée par l’introduction :
- des sols tuffacés faiblement carbonatés Tf ou fortement carbonatés Tc.
Cette classification des matériaux comporte 3 niveaux :
Classification des sols meubles :
Classification des matériaux rocheux (évolutifs et non évolutifs) :
Classification des sols Tuffacés :

Des sols calcifiés sont fréquemment rencontrés, on les dénomme généralement « tufs ».
Sous cette appellation, on rencontre des sols fins et des graveleux à squelette plus ou moins indurés.
L’élément prédominant semble être le taux de carbonate de calcium (CaCO3).
Dans une première approche, on propose de classer ces sols comme les sols classiques en :

- Faisant apparaître leur degré de calcification :

• Si 50% ≤ CaCO3 < 70% : Sol faiblement carbonaté Tf ;


• Si CaCO3 > 70% : Sol fortement carbonaté Tc.

- Prenant en compte la classification GTR :

• Soit : Tf A ou Tf B
• Soit : Tc A ou Tc B
III-2. Classification des sols organiques :

Teneur en matières organiques, c’est le quotient de la masse de matières organiques contenues dans
un échantillon de sol par la masse totale des particules solides minérales et organiques.
Exercice 5 :
Un géotechnicien effectue une analyse de sol sur un chantier de construction. Il prélève quatre échantillons et
effectue plusieurs essais pour caractériser leurs propriétés.
Les résultats des analyses sont les suivants :

Échantillon 1 : Échantillon 3 :
• Dmax = 10 mm • Matériau rocheux carbonatées (Calcaires)
• Fraction passant à 80 µm = 30 %
• Indice de plasticité (IP) = 12
• IPI = 23
Échantillon 4 (sol calcifié - tuf) :
Échantillon 2 : • Dmax = 15 mm
• Dmax = 40 mm • Fraction passant à 80 µm = 45 %
• Fraction passant à 80 µm = 11 % • Taux de carbonate de calcium (CaCO₃) = 65 %
• Fraction passant à 2 mm = 60 %
• VBS = 10
• Wn = 0,3 Wopn

Classer ces sols selon la classification GTR.


Exercice 6 :

Les échantillons provenant d’un sondage carotté, nous ont fournis les résultats suivants :
γ = 19.1kN/m3 ; ꞷ = 33.56% ; γ𝒔 =26.8KN/m3 ; 𝒘𝑳 = 29.2% 𝒘𝑷 = 15.3%

1- Déterminer le poids volumique sec (γ𝑑 ), l’indice des vides (e), le degré de saturation (Sr) du sol.
2- Calculer l’indice de plasticité (Ip). En déduire l’état de consistance du sol.
3- Classer ce sol selon la classification LCPC.

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