II - Comportement d'un couple d'allèles au cours de la Méiose
On s'intéresse au comportement d'un seul gène : c'est le mono hybridisme
Au cours de la première division de Méiose, la séparation du chromosome homologue entraîne la
séparation des deux allèles parents pour chaque gène.
A la fin de la deuxième division de Méiose, chaque gamète ne possède plus qu'un seul allèle: c'est ce
que l'on appelle la disjonction des allèles.
A) Suivi d'un couple d'allèles au cours de la Méiose chez les haploïdes
Chez les haploïdes, le génotype se déduit directement en observant le phénotype Il y a par exemple
plusieurs dispositions des spores possibles chez les sordarias (sorte de champignons):
Disposition type 4/4
Disposition type 2/2/2/2 ou 2/4/2
Qui s'expliquent par la présence de crossing over (c'est à dire échange de fragment entre deux
chromosomes d’une même paire) Les asques 4/4 sont plus fréquentes car le phénomène de crossing
over, lui, est assez rare.
Le brassage interchromosomique est d’autant plus important que le nombre de paires de chromosomes
est important (rappelons que les combinaisons possibles sont 2n).
schéma Interprétatif des asques dont les spores sont disposées suivant le type 4/4
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Schéma interprétatif pour un asque de type (2/2/2/2)
Bilan
La reproduction sexuée est source de diversité chez les haploïdes car durant la méiose ont lieu
successivement :
1-en prophase I, des crossing-over, responsables d'un brassage intrachromosomique
*les chromosomes paternels ou maternels sont remaniés, un chromosome remanié comporte maintenant
des gènes d'origine paternelle associés à des gènes d'origine maternelle. Les chromosomes paternels et
maternels ne seront donc pas transmis dans leur intégralité.
*La séparation des chromosomes aura lieu en méiose 2.
2-au cours de l’anaphase I, se réalise un brassage interchromosomique qui répartit de façon aléatoire
les chromosomes homologues (il s’effectue sur les chromosomes remaniés ou non).
III-Dihybridisme :
Brassages chez les diploïdes
A-Les types brassages au cours de la méiose :
1-BRASSAGE INTRACHROMOSOMIQUE
La technique du test-cross croissement-test) permet de déterminer d’une part le type de gamète produit
par un individu (F1) et d’en déduire quel type de brassage génétique a été mis en œuvre.
Les deux chromosomes d’une même paire portent des allèles différents à un certain nombre de locus.
En effet, le brassage intrachromosomique s’effectue au cours de la prophase de 1ère division méiotique,
les chromosomes homologues s’apparient et s’enchevêtrent. Il se produit alors des échanges de segments
entre ces chromosomes. Ce phénomène est le crossing-over : un allèle d’un chromosome peut ainsi
échanger avec l’allèle porté par le chromosome homologue. Tous les gènes situés sur une paire de
chromosome homologues peuvent être « brassés » grâce aux crossing-over ce qui modifie l’association
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d’allèles par chacun des chromosomes. Ce brassage entre allèles d’une paire d’homologues est qualifié
d’intrachromosomique. Il augmente considérablement la diversité des gamètes produits : en effet, il y
aura en anaphase I non pas deux possibilités pour chacune des paires de chromosomes, mais une
multitude à cause des crossing-over précédemment advenus au cours de la prophase I.
2-Le brassage interchromosomique
(Réaliser un schéma uniquement du brassage interchromosomique avec 2n=4 pour expliquer et ne pas
tenir compte des documents précédemment choisis)
Résumé :
En anaphase de première division méiotique, les deux chromosomes homologues de chaque paire se
séparent ; les couples d’allèles correspondants se disjoignent donc. Un chromosome d’une première
paire peut être associé avec l’un ou l’autre des chromosomes d’une deuxième paire ; il en est ainsi pour
les n paires. Les disjonctions des différentes paires de chromosomes sont des évènements indépendants,
totalement aléatoire : on parle parfois de « loterie » de l’hérédité. Un tel brassage de l’ensemble des
chromosomes est qualifié d’interchromosomique. Ce type de brassage s’exerce sur des chromosomes
déjà remaniés par les crossing-over qui sont intervenus durant la prophase.
A l’issue de ce brassage interchromosomique, les lots haploïdes contiennent donc un mélange de
chromosomes d’origine parentale différente. Le nombre d’assortiments chromosomiques haploïdes
différents ainsi produit à partir d’une même cellule diploïde est alors de 2 puissance n (pour n=2,
4assortiments différents, pour n=3, 8assortiments différents, etc). Dans le cas de l’espèce humaine, cela
signifie qu’un individu, homme ou femme, peut produire par ce seul processus 2 puissance 23, c'est-à-
dire plus de 8 millions de types de spermatozoïdes ou d’ovules différents.
2.1 Brassage interchromosomique : dihybridisme avec gènes indépendants
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Conclusion
Le dihybridisme avec gènes indépendants se caractérise par :
La F2 qui donne 4 phénotypes dans les proportions 9/16 ; 3/16 ; 3/16 et 1/16 ou 56,25 %, 18,75 %,
18,75 % et 6,25 % ;
La F’2 donne 4 phénotypes dans les proportions équiprobables : ¼ ; 1/4 ; 1/4 ; et 1/4 ;
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2.2 Brassage intrachromosomique : dihybridisme avec gènes liès
On remarque que dans le cas de la liaison absolue, il y a 0 % de phénotypes recombinés et dans celui
d’une indépendance des gènes, on doit avoir 50 % de recombinaison. Par contre ici nous avons 13 %
de recombinaison. Donc, il ne s’agit ni d’un cas de liaison absolue, ni d’un cas d’indépendance des
gènes ; il s’agit donc bien d’un cas de liaison-partielle.
Le comportement des chromosomes observable en prophase I est le crossing-over ou enjambement.
Le crossing-over est l’échange de fragments de chromatides non-sœurs entres des chromosomes
homologues en Prophase I.
Il s’agit ici d’un brassage intrachromosomique car on observe un remaniement ou (réarrangement) à
l’intérieur d’une même paire de chromosome.
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Conclusion
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Le dihybridisme avec gènes liés se caractérise par :
Dans le cas de la liaison absolue :
la F2 qui donne 2 types de phénotypes dans les proportions / /
la F’2 donne 2 phénotypes de types parentaux dans les proportions équiprobables : / /
Dans le cas de la liaison partielle et crossing-over :
la F’2 donne des phénotypes parentaux qui ont un pourcentage strictement supérieur à 50 % et les
phénotypes recombinés un pourcentage strictement inférieur à 50 %.