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BIM : Architecture et Structure en 2023

Ce document est un projet bibliographique sur le BIM (Modélisation de l'information du bâtiment) élaboré par Ichrak Boubakri et Youssef Mouelhi sous la direction de Mr. Jamel Neji à l'École Nationale d'Ingénieurs de Tunis. Il couvre divers aspects du BIM, y compris son historique, ses applications, ses avantages et ses limites dans l'industrie de la construction. Le projet inclut également des sections sur la gestion des informations, l'architecture et la structure, ainsi que des exemples pratiques de modèles BIM.

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BIM : Architecture et Structure en 2023

Ce document est un projet bibliographique sur le BIM (Modélisation de l'information du bâtiment) élaboré par Ichrak Boubakri et Youssef Mouelhi sous la direction de Mr. Jamel Neji à l'École Nationale d'Ingénieurs de Tunis. Il couvre divers aspects du BIM, y compris son historique, ses applications, ses avantages et ses limites dans l'industrie de la construction. Le projet inclut également des sections sur la gestion des informations, l'architecture et la structure, ainsi que des exemples pratiques de modèles BIM.

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République Tunisienne

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université de Tunis El Manar
École Nationale d’Ingénieurs de Tunis

Département Génie Civil


Projet Bibliographique

BIM : Architecture, structure,


nomenclature, annotation et édition

Elaboré par :

Ichrak BOUBAKRI ; Youssef MOUELHI

Encadré par :

Mr. Jamel NEJI

1ère Année GC

Année universitaire : 2023/2024


Remerciements

Dans le cadre de ce projet PFA1, les recherches ont été menées à l’École
Nationale d’Ingénieurs de Tunis, sous la direction éclairée du Professeur Jamel Neji,
chef du département de génie civil.
Après avoir rendu grâce à Dieux le Miséricordieux et le tout puissant. Nous
tenons à exprimer notre gratitude envers Monsieur Neji pour son soutien constant.
Ses conseils éclairés, sa maîtrise du domaine, sa gentillesse et sa jovialité ont été
des sources d’inspiration tout au long de ce parcours.
En outre, nous remercions chaleureusement tous les membres du jury pour leur
précieuse contribution à l’évaluation de notre rapport.

1
Table des matières

Table des figures 5

Liste des tableaux 7

Introduction générrale 9

1 Synthèse bibliographique et mise en contexte du BIM 2


1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Présentation du BIM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.2 Historique : Les débuts de BIM et les premières applications
logicielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.3 L’ajout apporté par BIM dans les projets actuels . . . . . . 5
1.2.4 Les limites des méthodes traditionnelles dans l’industrie de
la construction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

2 Dynamisme du BIM , étapes de réalisation et exploitation 7


2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2 Les niveaux relatifs au BIM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.1 Les différents niveaux du BIM . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.2 Les niveaux de détails : LOD . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3 Les formats d’échange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.4 Les dimensions du BIM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.5 Exploitation du BIM dans un projet . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.5.1 Logiciels de modélisation BIM . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.5.2 Les phases d’un projet BIM . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.5.3 Les acteurs du BIM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

2
3 Architecture et Structure dans le BIM 18
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.2 Le BIM pour l’architecture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.2.1 Mise en contexte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.2.2 Le plus apporté par le BIM dans l’architecture . . . . . . . . 19
3.2.3 Intégration des éléments architecturaux dans un modèle BIM 20
3.2.4 Modélisation 3D : Techniques et outils . . . . . . . . . . . . 20
3.2.5 Les Trajectoires Divergentes De La Profession d’architecte
Et De La Technologie Bim . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.3 Le BIM pour la structure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.3.2 Le rôle du BIM dans l’étude des structures . . . . . . . . . . 23
3.3.3 Comment manier les structure avec le logiciel BIM . . . . . 24
3.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

4 Gestion des informations du projet BIM 28


4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.2 Annotation et Edition en BIM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.2.1 Annotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.2.2 Edition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.3 Nomenclature . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.3.2 Essentiels de la Nomenclature BIM : L’exemple de Revit . . 32
4.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33

5 Exemple d’un modèle 34


5.1 Architecture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
5.1.1 introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
5.1.2 Les plans réalisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
5.1.3 Les rapports générés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
5.1.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
5.2 Structure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
5.2.1 introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
5.2.2 Collaboration entre revit architecture et revit structure . . . 39
5.2.3 les plans réalisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
5.2.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43

6 De la révolution à l’implémentation ; Impacts, contraintes et pers-


pectives 45
6.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
6.2 Avantages et Limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45

3
6.2.1 Avantages : Les impacts du BIM à chaque phase d’un projet
de construction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
6.2.2 Limites et défis : Les contraintes du BIM . . . . . . . . . . . 47
6.3 Perspectives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
6.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48

Conclusion générale 49

Bibliographie 50

4
Table des figures

1 Le BIM dans un projet de construction . . . . . . . . . . . . . . . . 1

1.1 Exemple de la comparaison de différents scénarios . . . . . . . . . . 4

2.1 Les différents niveaux du BIM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8


2.2 Croquis :une base de poteau pour des différents niveaux LOD . . . 9
2.3 Phases de conception et de construction . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.4 Évolution des maquettes suivant les phases du projet et les intervenants 15

3.1 Les pratiques du BIM dans les agences d’architecture . . . . . . . . 19


3.2 Modèle structural . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.3 Avec Revit, la position des lignes du système et des nœuds EF des
composants porteurs peut déjà être définie dans le modèle physique. 25
3.4 Une approche basée sur les familles (basées sur des normes) . . . . 27

4.1 IFC la norme internationale pour l’échange de données . Les don-


nées de la "Vue d’analyse structurelle "doivent être écrites pour la
planification structurelle, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

5.1 Plan 2D du rez de chaussé de la maison avec les noms des pièces . . 35
5.2 Une vue en 3D de la maison sans toit . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
5.3 Une vue en 3D et en face de la maison avec toit . . . . . . . . . . . 36
5.4 Relevé des matériaux multicategories . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
5.5 Relevé des matériaux multicategories . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
5.6 Relevé des matériaux multicategories . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
5.7 Insertion du fichiet du projet revit architecture dans un nouveau
projet revit structure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
5.8 Sélection du fichier de revit architecture dans la mémoire de l’ordi-
nateur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
5.9 Apparition du modèle d’architecte sans les murs . . . . . . . . . . . 40
5.10 Les lignes de quadrillages avec les semelles dans les intersections. . . 41
5.11 Les poteaux placés au milieux des semelles et liés avec des poutres
en béton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41

5
5.12 Le toit placé sur les poutres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
5.13 Dalle coulé au-dessus des semelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
5.14 Dalle coulé au-dessus des semelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5.15 Dalle coulé au-dessus des semelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43

6.1 Avantages du BIM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47

6
Liste des tableaux

4.1 Les cinq types d’annotations (sans ou avec ajout de contenu) . . . . 29

6.1 Les impacts du BIM à chaque phase d’un projet de construction . . 46

7
Introduction générale

Le secteur de la construction est en pleine mutation, et l’un des principaux vecteurs


de ce changement est l’avènement du BIM (Building Information Modeling). Cette
méthodologie de travail collaborative, basée sur une maquette numérique 3D du
bâtiment, révolutionne la manière dont les projets de construction sont conçus,
réalisés et gérés.
En utilisant le dernier outil numérique BIM, la maquette numérique qui lui
est liée a un impact sur l’ensemble du domaine de la construction et sur la quasi-
totalité des acteurs impliqués dans le projet. La construction collective de cette
maquette numérique a de nombreux effets : l’importance accrue de la modélisation
géométrique, l’automatisation de la gestion des documents,ou encore l’émergence
de nouvelles professions .
Le BIM assure l’amélioration de la communication et de la collaboration entre
les différents intervenants du projet, la réduction des risques d’erreurs et des coûts,
et l’optimisation de la performance énergétique des bâtiments. Face à ces atouts,
il n’est pas étonnant que le BIM soit de plus en plus utilisé dans le monde entier
et qu’il soit en passe de devenir la norme pour les projets d’architecture et de
structure également.

Ce manuscrit débute par une introduction générale et se clôt sur une réflexion
prospective concernant le BIM, ce rapport est composé de six chapitres ;
Le premier chapitre pose une synthèse bibliographique du BIM. Cette revue de
littérature éclaire le contexte du BIM et explore ses potentialités d’application dans
le domaine de l’architecture ,l’ingénierie et construction.
Ensuite le chapitre 2 traite le dynamisme du BIM , ses étapes de réalisation et son
exploitation dans un projet.
Quant au chapitre 3, on s’intéresse à l’intégration des outils de l’architecture dans
le BIM aussi que le rôle du logiciel dans l’étude des structures ,cette analyse met en
lumière comment manier les structure avec le logiciel et met l’accent sur la synergie
entre architecture et structure dans le BIM.
Le chapitre 4 se consacre à gestion des informations du projet BIM et son importance
pour la standardisation des données et qui met en evidence l’importance de la

9
nomenclature , les types et les méthodes d’annotation pour une communication
efficace dans le contexte BIM ainsi que le processus et les outils d’édition collaboratif
, cette exploration permet de visualiser l’impact sur la gestion des conflits et des
changements lors de l’édition collaborative.
Et pour le chapitre 5 il se focalise sur la validation du modèle BIM en utilisant Revit.
Cette application concrète permet de mettre en pratique les connaissances acquises
et de démontrer l’utilité du BIM dans la réalisation de projets de construction en
traittant un exemple architectural ansi qu’un exemple structural.
Enfin, le chapitre 6 se focalise sur les impacts positives , et contraintes du BIM et
perspectives. En conclusion, ce mémoire offre une exploration complète du BIM, de
ses fondements théoriques à ses applications concrètes. Il s’agit d’une contribution
précieuse à la compréhension de cette méthodologie révolutionnaire et potentielle.

Figure 1 – Le BIM dans un projet de construction


[1]

1
Chapitre 1

Synthèse bibliographique et mise


en contexte du BIM

1.1 Introduction
On parle souvent du BIM comme un nouveau paradigme dans le monde de
la construction qui va bouleverser radicalement nos façons de faire. Ce chapitre
introductif explore l’histoire du BIM, sa définition et ses applications actuelles.
Il présente ensuite l’objectif de ce mémoire et la méthodologie adoptée pour la
recherche.

1.2 Présentation du BIM

1.2.1 Définition
Le BIM "Building Information Modeling", présente des méthodes de travail
accompagnés d’une maquette numérique paramétrique en 3D qui contient des
données intelligentes et surtout structurées. Le BIM en d’autre termes le partage
d’informations fiables tout au long de la durée de vie d’un bâtiment ou d’infrastruc-
tures, de leur conception jusqu’à leur dé[Link] le considère toujours comme
un logiciel ou une technologie.

C’est en fait une suite de processus ou méthodes de travail utilisés durant la


conception, la construction et l’utilisation du bâtiment. Le BIM détermine qui fait
quoi, à quel moment et comment. Tout au long du cycle de vie d’un bâtiment,
on utilise des modèles virtuels 3D paramétriques intelligents et structurés. Ces

2
modèles permettent de réaliser des analyses et des simulations (énergétiques, calcul
structurel, détection de conflits, etc.), des contrôles (respect des normes, du budget,
etc.) et des visualisations.[2]

1.2.2 Historique : Les débuts de BIM et les premières


applications logicielles
Le BIM est une notion assez ancienne, attribué à Charles M. Eastman, ensei-
gnant au collège d’architecture et d’informatique de l’institut Georgia Tech. Il s’est
occupé du BIM à la fin des années 1970, au début des années 1980.

Le BIM Handbook est un ouvrage de référence écrit en collaboration avec


Charles Eastman, publié en 2008 et révisé en 2011, l’un des premiers à créer des
logiciels de modélisation 3D paramétrique pour l’Architecture et l’ingénierie de la
construction (AEC) et a supervisé de nombreux projets de scientifiques. Eastman
a lancé son premier projet, le « Building Description System » (BDS), qui est le
premier logiciel qui permet de décrire une bibliothèque d’objets individuels qui
peuvent être extraits et intégrés à un modèle. Ce logiciel utilise une interface
visuelle pour l’utilisateur, ainsi qu’une base de données interrogeable, offrant à
l’utilisateur la possibilité d’extraire des informations de la base de données de
type "matériaux" ou "fournisseur", ensuite, Créé en 1977 à l’université de Carnegie
Mellon, GLIDE (GraphicalLanguage for Interactive Design) regroupe la majorité
des caractéristiques d’une plateforme BIM actuelle.[2]

Un nouveau programme, nommé Building Product Model (BPM), avait été créé
en 1989 après GLIDE. Le concept de phasage de construction a été utilisé pour
la première fois dans le programme BPM. Le concept BIM évolue parallèlement à
l’émergence des logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO).Les premières
solutions commerciales sont apparues au début des années 1980. Comme ARCHI-
CAD, le logiciel BIM qui deviendra le premier à être accessible sur un ordinateur
personnel.

Il est néanmoins nécessaire d’attendre les années 90 pour que le BIM se développe
avec les divers programmes et logiciels qui sont développés au fil des années, certains
étant même utilisés dans des projets de construction (AutoCAD, Micro station
de Bentley...). Le développement du Conseiller en Conception de Bâtiment au
Lawrence Berkeley National Lab en 1993 est également un élément essentiel de
l’histoire du BIM.
En 1995, le concept de BPM a été introduit pour étendre le modèle de bâtiment
générique (GBM) afin d’intégrer les informations des conceptions futures qui

3
pourraient être utilisées tout au long du processus de construction.

Figure 1.1 – Exemple de la comparaison de différents scénarios


[3]

Dans cet exemple ,le "Building Design Advisor"un des premiers programmes
à incorporer l’analyse graphique et les simulations permet de fournir des données
sur les variables de performance d’un bâtiment en fonction de son orientation, de
sa géométrie, des caractéristiques de ses matériaux ou de ses systè[Link] dans
ce programme les assistants d’optimisation simples permettent au concepteur de
prendre des décisions en se basant sur une série de critères répartis en différents
jeux, appelés des "solutions".

À la fin des années 2000, l’entreprise Autodesk développe un programme appelé


Revit, qui tire son nom de la contraction de "révision" (refonte) et de "speed". Le
modèle de bâtiment a connu une révolution grâce à Revit, une plateforme qui utilise
un environnement de programmation pour générer des familles paramétriques et
ajouter un attribut "temps" aux composants, ce qui ouvre la voie à la "quatrième
dimension" du modèle de bâtiment. Cela donne aux entreprises la possibilité de
créer des calendriers de construction en utilisant les modèles BIM, ce qui permet
de simuler le déroulement des travaux.

Grâce à cette application, il est possible de créer des modèles BIM à partir d’un
dispositif mobile.

4
Le domaine qui suit la dimension 4D est celui où le BIM représente une véritable
transformation.
==> L’inclusion de la dimension nD ou « n » dans le modèle 3D est ce qui rend le
BIM si novateur et nécessaire en même temps.[2]

1.2.3 L’ajout apporté par BIM dans les projets actuels


Le secteur de la construction est confronté à des défis liés aux exigences des
projets de construction contemporains, tels qu’une architecture unique, une résis-
tance structurelle élevée, une isolation thermique/acoustique et un recours fréquent
à la préfabrication.
De cette manière, de nombreux acteurs se mettent en scène afin de répondre à ces
conditions. En l’absence d’une gestion rigoureuse, la communication et le transfert
excessif de documents entre ces acteurs entravent néanmoins l’avancement du projet.
La mise en place d’un processus polyvalent de gestion et de réalisation de projet tout
au long du cycle de vie d’une construction, tel que le BIM, devient ainsi un avantage,
voire une solution à l’avenir pour ce domaine , malgré que de nombreuses entre-
prises ont encore des doutes quant à son efficacité et à la fiabilité de ses résultats..[4]

Grâce au BIM, il est possible de réaliser des analyses-contrôles-visualisation


dès le début de l’étude d’un projet, ce qui permet une conception meilleure et
la détection des problèmes avant la réalisation du chantier. Avec la mise à jour
régulière de la maquette numérique, les coûts de construction sont mieux contrôlés
car ils sont extraits en temps réel.
Aussi , diverses analyses et simulations sont réalisées à un stade précoce du projet,
de faite que la qualité des bâtiments sera améliorée, avant que les coûts des
modifications ne suscitent trop de conséquences.[2]

1.2.4 Les limites des méthodes traditionnelles dans l’indus-


trie de la construction
Il est clair aujourd’hui que nos pratiques et notre méthodologie projet sont
remises en cause. Non seulement elles ne sont pas nécessaires, mais si nous souhaitons
relever de nouveaux défis dans une approche projet qui tient compte de l’ensemble
du cycle de vie, il est essentiel de considérer la mise en place du développement
durable. Il est nécessaire d’exploiter, produire et intégrer de plus en plus de données.
Mais nos pratiques de travail nous ont amené à agir de manière graduelle plutôt
que dans le cadre d’une action permanente. Le travail des employés n’est pas
entièrement exploité.Tout au long du processus du projet, l’erreur persiste. En
général, ces erreurs sont provoquées par une communication et une transmission

5
de données médiocres. Selon de nombreux témoignages concernant la gestion des
conflits, les pratiques actuelles conduisent à une nouvelle saisie des données plutôt
que de les intégrer directement.
–>Cette mesure engendre des dépenses supplémentaires en main-d’œuvre et un risque
accru d’erreurs, ce qui peut influencer l’avenir de l’entreprise. Les principales raisons
de ces erreurs sont un mode de collaboration inefficace et la non-interopérabilité de
nos outils. Le secteur de la construction est en pleine évolution en raison de ces
nouveaux défis et de la nécessité de nouvelles compétences. Le nombre d’acteurs
s’accroît, de même que les professions. Il est nécessaire aux acteurs de communiquer
à travers une nouvelle forme de collaboration qui s’inscrit dans l’approche globale
du projet.[5]

1.3 Conclusion
Le BIM est ainsi la dernière avancée des technologies de la CAO qui offre la
possibilité de créer, gérer et partager des données avec les partenaires du projet.
Il s’agit de toute la production, la gestion des données et des informations sur
le projet durant son cycle de vie, depuis sa conception jusqu’à sa démolition ou
sa rénovation. Jouant un rôle essentiel en favorisant la collaboration de diverses
disciplines à diverses étapes du cycle de vie du bâtiment.

6
Chapitre 2

Dynamisme du BIM , étapes de


réalisation et exploitation

2.1 Introduction
Le BIM n’est pas une révolution, mais plutôt une évolution qui implique tous
les acteurs du domaine du bâtiment et a un impact à la fois sur le fonctionnement
interne des entreprises de construction et sur les relations entre les différents
acteurs impliqués dans un projet donné. Son développement est étroitement lié aux
avancées technologiques. Bien entendu, les logiciels, mais aussi les équipements qui
permettent de capturer et de transporter les données. Cette particularité rend le
BIM un concept en constante mutation.
Dans ce deuxième chapitre, nous nous penchons sur la vitalité du BIM tout en
examinant ses diverses étapes de mise en œuvre et d’utilisation.

2.2 Les niveaux relatifs au BIM


2.2.1 Les différents niveaux du BIM
Les différents niveaux de maturité du BIM déterminent les avancées technolo-
giques accomplies dans le domaine de l’AEC en fonction de la collaboration et du
partage d’informations entre les acteurs impliqués dans un projet. Les activités
de travail commencent par un niveau de base où il n’y a pas de collaboration,
pour atteindre le dernier niveau qui se caractérise par une intégration parfaite des
informations et l’utilisation de plateformes cloud et de modèles BIM.
La PAS 1192 a défini ces quatre niveaux de maturité :
• L0 c’est une faible collaboration (on travaille à 2 dimensions en utilisant des

7
logiciels établis par ordinateur (CAO) ou bien sur des documents papier)
• L1 c’est une collaboration partielle avec laquelle travaille en 2 ou 3 dimensions
avec des logiciels de Conception Assistée par Ordinateur 3D avec fichiers numériques
• L2 c’est une collaboration complète (on travaille en 3 dim )
• L3 c’est une intégration complète [6]

Figure 2.1 – Les différents niveaux du BIM


[2]

2.2.2 Les niveaux de détails : LOD


Le niveau de détail ou de développement (également connu sous le nom de
LOD en anglais, Level of Detail ou Level of Development), La notion de niveau de
détail est l’un des concepts essentiels de la MN, qui consiste à déterminer avec quel
niveau de précision nous allons produire virtuellement le produit. Plus le niveau de
détail est élevé, plus le niveau LOD est élevé.
- LOD 100 : Les éléments du modèle (représentés de manière générique ou par des
symboles). Stade d’esquisse (volume, orientation, cout général...)
- LOD 200 : Il s’agit d’un stade schématique qui correspond à la phase de l’avant-
projet sommaire APS comme :les dimensions, quantités, formes, positions et orien-
tations des éléments pouvant être approximatives.)
- LOD 300 : Les éléments du modèle sont représentés graphiquement d’une manière
spécifique en tant qu’objet ou assemblage. Les éléments ont leurs propres dimen-
sions, quantités, formes, positions et [Link] de pré-projet approfondi

8
APD

- LOD 350 : On représente graphiquement les éléments du modèle de manière


précise en tant qu’objet ou assemblage. Les dimensions, quantités, formes, positions
et orientations sont spécifiques aux éléments. Les éléments interagissent avec les
autres éléments du projet.

- LOD 400 :Les informations sur le détail, la fabrication, l’assemblage et l’ins-


tallation sont intégrées dans les éléments, c’est similaire au LOD 350..

- LOD 500 : idem LOD 400 mais celui là est construit puis vérifié sur place.
Ce niveau est désigné à l’exploitation et l’entretien de la structure[7]

Figure 2.2 – Croquis :une base de poteau pour des différents niveaux LOD
[7]

2.3 Les formats d’échange


Pour faciliter la compatibilité entre les logiciels, des formats d’échange ont été
créés.
Le format IFC (Industry Foundation Classes) est un des formats d’échange les
plus couramment employés. L’IFC(un standard) a été élaboré à la demande de
l’IAI 1 (International Alliance for Interoperability) pour améliorer la compatibilité
des applications utilisées. Il s’agit d’un format adapté à toutes sortes de données.

9
Chaque nouvelle version entraîne une augmentation de l’étendue et de la complexité
des données IFC. Les IFC enregistrent les données graphiques et non graphiques,
telles que la géométrie des objets, leur relation et leur lien avec d’autres objets,
ainsi que leurs propriétés. [8]
D’autres formats d’échange sont également employées, telles que notamment :
- Format BCF "BIM Collaboration Format", développé pour isoler les messages
qui décrivent les problèmes conclus sur modèle numérique (requêtes de modifica-
tions , détection de conflits,...). Il permet aussi d’attacher des commentaires, des
vues(illustrer les échanges).
- Format MVD "Model View Definition", introduit un sous-ensemble du schéma
IFC.
En fonction des informations que l’on souhaite retrouver dans le fichier exporté en
IFC, on sélectionnera une MVD spécifique pour des applications telles que :
• Coordination entre les disciplines
• Echange d’un modèle analytique (d’une application BIM vers un logiciel de
calcul par exemple)
maintenance
• Echanges basés sur les modèles de référence(elle est unidirectionnel),comme :ex-
traction de quantités,planification, détection de conflits, présentation visuelle,
séquençage de la construction...
- Format COBie "Construction Operation Building Information" c’est un format
d’échange, à base de la transmission des informations du bâtiment (non-graphiques)
. Exploité pour l’entretien de l’ouvrage par exemple.
- Format IFD "International Framework for Dictionnaries" , il correspond à un lan-
gage commun aux applications centré sur les propriétés textes échangées (comme :
noms des pièces).
- Format IDM "Information Delivery Manual",Il offre une base de référence commune
dans les échanges de données du BIM..
- Format gbXML "green building XML" ,il s’occupe des études thermiques et éner-
gétiques (renferme toutes les données requises pour être utilisées par les logiciels
de simulation tels que ArchiWIZARD, ClimaWiN, Ecotect, eQuest, etc).

2.4 Les dimensions du BIM


2D, 3D, 4D, 5D, 6D et 7D, chacune de ces dimensions BIM a son objectif et ses
avantages uniques. Ceux-ci sont utiles pour connaître le coût du projet, le calendrier
et le graphique de durabilité à des fins futures. Nous discuterons ci-dessous de
chacune des dimensions en détail.[9]

10
Modélisation BIM 2D
Un modèle géométrique numérique qui constitue un axe X et Y lié à d’autres
informations sur le projet relève du BIM 2D. Les systèmes de CAO utilisés aupa-
ravant étaient des modèles 2D dans lesquels les plans et les coupes étaient créés
numériquement avec plus de précision et de rapidité que les processus manuels.
La géométrie 2D n’est généralement plus prise en compte pour la modélisation
BIM, mais elle fournit des paramètres, des contraintes et des concepts associés au
modèle.

Modélisation BIM 3D
Un modèle géométrique numérique qui constitue un axe X, Y et Z associé à
d’autres informations sur le projet relève du BIM 3D. L’industrie AEC utilise
largement la technologie de modélisation 3D BIM.
Les modèles 3D facilitent la production de vues 2D à différents niveaux de détail.
*La dimension BIM 3D induit précision et efficacité dans le projet et diminue les
risques de conflits survenant sur les projets.
*Cela contribue à une meilleure coordination interne au sein de l’équipe de concep-
tion et au partage des attentes en matière de conception.

Modélisation BIM 4D
Planifie le projet avec une dimension « Temps » par rapport aux trois autres
coordonnées géométriques. Il s’agit de planifier les données qui dictent le calendrier
de réalisation du projet et son évolution dans le temps. Il précise le temps requis
pour l’installation ou la construction et pour que le projet devienne opérationnel.
Il constitue un processus de modélisation bénéfique qui comble le fossé entre la
visualisation du projet et le temps nécessaire à sa conversion en réalité.
*Il permet d’améliorer la planification du site et l’optimisation de la planification.
*Il articule une communication et une collaboration transparentes entre les archi-
tectes, les ingénieurs, les entrepreneurs, et les autres parties prenantes concernées.

Modélisation BIM 5D
La modélisation BIM 5D traite d’une fonctionnalité supplémentaire d’estimation
des coûts. Il est bénéfique dans les scénarios où l’analyse du budget et des coûts
est une priorité dès le lancement du projet. Il permet aux porteurs et promoteurs
de projets d’analyser les incidences financières au fil du temps pour la construction
du projet.
Les questions sur les coûts attendus sous forme d’estimations préalables à l’appel
d’offres ou d’un enregistrement de l’exécution et si l’équipe est censée fournir les

11
coûts opérationnels reçoivent une réponse grâce à la dimension d’information sur
les coûts de la modélisation 5D .
*Il déclenche le processus avec une visualisation des coûts en temps réel et est
informé de l’évolution des coûts tout au long de la construction.
*Il prépare une liste simplifiée des dépenses prévues ou réelles du projet au fil du
temps, enregistrées à l’aide d’une analyse des coûts ou budgétaire.

Modélisation BIM 6D
La dimension BIM 6D développe les aspects de gestion des installations du
projet. Cependant, il y a moins de consensus à ce sujet dans l’industrie, et cette
fonctionnalité n’est pas du tout une « dimension ». Pour la modélisation BIM 6D ,
toutes les parties prenantes doivent avoir une idée claire des attentes du projet et
de l’ensemble de données requis.
*Il surveille les données sur l’état du projet, la maintenance, les informations sur la
garantie, les spécifications techniques et d’autres détails requis à l’avenir.
*Il rassemble toutes les données pertinentes pour la gestion des installations en un
seul endroit, améliorant ainsi la qualité de la prestation de services tout au long du
cycle de vie du projet.

Modélisation BIM 7D
Le BIM 7D aide à analyser les estimations de consommation d’énergie d’un
bâtiment et répond au quotient de durabilité d’une conception. Il aide à quantifier
les estimations énergétiques dès les étapes de conception initiales, amenant le
secteur AEC à un niveau avancé qui va au-delà de la simple concentration sur les
coûts initiaux du projet
*Il permet de réduire la consommation d’énergie tout au long du cycle de vie
du projet.
*Il aide les parties prenantes à prendre des décisions plus rapides concernant la
sélection des composants.

Modélisation BIM 8D
La modélisation BIM 8D est censée ajouter à l’ensemble de données des infor-
mations sur la santé et la sécurité pertinentes pour le projet. Comme pour le BIM
6D, le type de données, la portée, les unités, la règle de mesure ou d’autres détails
doivent être soigneusement spécifiée pour des résultats précis.
*Il prévient les accidents et les incidents en introduisant des éléments de sécurité
dans la conception.

12
*Il permet aux concepteurs d’effectuer une évaluation approfondie des risques du
bâtiment qu’ils conçoivent.

2.5 Exploitation du BIM dans un projet


2.5.1 Logiciels de modélisation BIM
Des nombreux logiciels de BIM disponibles, sur Windows , Linux/Unix et Mac
OS X, pour la conception, la modélisation, la coordination et la gestion de projets
de construction. Voici une liste de certains des logiciels les plus populaires[10]

ArchiCAD
Le logiciel BIM ArchiCAD 23 est considéré comme l’un des meilleurs sur le
marché. Dès sa sortie, il était déjà équipé de la majorité des fonctionnalités 3D
et 2D et n’a cessé de se perfectionner depuis grâce à la collaboration du groupe
allemande Nemetschek. Il convient à diverses configurations, allant de la petite
maison à la construction à grande échelle. Ce logiciel propose une option de travail
en équipe, ce qui simplifie les échanges et la communication. Prenons l’exemple
de son interface DWG qui simplifie la communication de données avec les divers
ingénieurs

Revit
La modélisation 3D du logiciel Revit ,Version du groupe Autodesk , associe
l’ensemble des outils qui ne s’adresse pas uniquement aux architectes, mais à tous
les professionnels impliqués dans la construction d’un bâtiment. De cette manière,
l’utilisation d’un logiciel BIM commun unique facilite la coopération entre toutes
les disciplines. Il est aisé de calculer facilement le coût total et les ressources
requises d’un projet, en plus des fonctionnalités traditionnelles de conception 3D,
de visualisation, de documentation, etc. La principale innovation de Revit réside
dans sa modélisation de bâtiment paramétrique, qui rassemble tous les éléments
du bâtiment. Note : Il est exclusivement disponible sur les ordinateurs Windows.

Dynamo BIM
Permet de créer des dessins en utilisant des paramètres préétablis. Créé par l’en-
treprise Autodesk, il est particulièrement bénéfique en complément et en expansion
de Revit. Grâce à l’entrée de simples paramètres, les utilisateurs ont la possibilité

13
de créer directement des maquettes de leurs constructions, sans avoir besoin de
code. L’ensemble est illustré par des nœuds intégrés à une interface graphique.

BIM 360
Autre édition du groupe Autodesk, Ce est un logiciel gratuit. Complet et simple
d’utilisation, il se destine autant aux étudiants qu’aux professionnels. Grâce à sa
plateforme connectée et collaborative, il donne alors accès à de nombreuses données,
dont des estimations de coût et de ressources.

Tekla Structures
Ce logiciel BIM se concentre sur la construction de bâtiments en utilisant
différents matériaux tels que l’acier, le béton et le bois. Elle est donc principalement
destinée aux ingénieurs en structures. Son outil de modélisation 3D (avec le détail
500) est soutenu par un mode de travail en collaboration , proposant également
des formations et un service de maintenance afin d’apporter un soutien optimal à
ses utilisateurs.

Allplan
Allplan est une suite d’outils conçue par le groupe Nemetschek, spécialisé
dans le développement de modeleurs BIM. Pour satisfaire les exigences de divers
domaines du BTP, le logiciel est divisé en trois parties : (Architecture ; ingénierie ;
Construction BIMPlus)

Edificius
Par le groupe ACCA software.C’est un logiciel BIM d’architecture. Grâce à cet
outil, les projets peuvent être réalisés de A à Z : conception, conception, production,
contextualisation, réalisation, etc. Du terrain à l’éclairage, jusqu’à la création de
représentations visibles en vidéo(aussi il offre 5 environnements de travail)

14
2.5.2 Les phases d’un projet BIM

Figure 2.3 – Phases de conception et de construction

Figure 2.4 – Évolution des maquettes suivant les phases du projet et les interve-
nants

15
2.5.3 Les acteurs du BIM
MAITRE D’ŒUVRE
L’équipe de maitrise d’œuvre est au cœur du processus BIM. En effet c’est elle
qui interviendra en premier lieu dans la maturation du projet, avec les premières
esquisses de maquette. Le BIM sera non seulement un outil de conception à part
entière, mais également un instrument fiable permettant de vérifier la cohérence de
la saisie avec les objectifs du projet.

MAITRES D’OUVRAGE
Au cours de ces dernières années, le BIM est de plus en plus souvent présent
dans les projets de construction. Les maîtres d’ouvrages, initiateurs de l’acte de
bâtir, sont en première ligne, car ils doivent lancer des projets de construction sous
la démarche BIM.

ENTREPRISES D’EXECUTION
Si le BIM semblait réservé au départ aux architectes et ingénieurs, les entrepre-
neurs du bâtiment et du génie civil sont maintenant eux aussi impliqués dans la
démarche. La maquette numérique permet aux entreprises de visionner le bâtiment
en amont de la construction et ainsi de pouvoir détecter les aspects critiques avant
le premier coup de pioche. La sécurité sur le chantier est également vérifiée grâce
à la maquette numérique qui permet de visualiser les zones dangereuses avant la
construction et ainsi de mettre en place les mesures préventives nécessaires. De plus,
le BIM et sa maquette numérique favorisent la préfabrication hors site, réduisant
ainsi les temps de construction. La maquette numérique en phase de construction
est souvent appelée VDC, de l’anglais Virtual Design and Construction.

LE BIM MANAGEMENT
Il aura la responsabilité de superviser la création de la Convention BIM. La
Convention BIM sera élaborée, rédigée et mise à jour en coordination et en accord
avec toutes les parties impliquées dans le projet et en fonction de la nature du
BIM Manager notamment de sa contractualisation avec le donneur d’ordre. Le
BIM Manager, parfois appelé leader ou référent, est un rôle qui est soutenu par
un membre des contributeurs. Il est sélectionné parmi les coordinateurs BIM en
tenant compte de son niveau de compétence BIM (surtot la gestion du projet). En
collaboration avec les directions des entreprises et les objectifs BIM du programme,
il élabore la stratégie BIM du projet . Il est responsable de la recherche, du
développement et de la mise en œuvre des outils et des processus nécessaires pour

16
atteindre cet objectif, en organisant les rôles et le champ d’intervention des experts
BIM, et en assurant la conformité du projet BIM. [11]

Le COORDINATEUR BIM
Dans la chaine organisationnelle du projet, chaque entité met à disposition un
coordinateur BIM, qui devient ainsi le lien entre son équipe et BIM leader . Il
est donc présent dans chaque projet. Le coordinateur BIM sera un référent des
processus et des besoins de son équipe dans le métier qu’il exerce et par conséquent
responsable de la maquette métier que produit son [Link] est en collaboration
étroite avec le BIM manager s’assurant du respect des règles établies pour le projet.
[8]

LE MODELEUR BIM (CONTRIBUTEUR BIM)


Dans les équipes BIM, on retrouve également le modeleur BIM(Toute personne
impliquée dans des pratiques BIM de coordination du projet) . Il réalisera la
modélisation de la maquette pour la spécialité métier qui le concerne. Le modeleur
BIM, par le suivi des processus établis, sera le garant du rendu de la maquette.

PRODUCTEUR BIM
Son champ d’action et principalement axé sur la production. En respectant
les directives établies par la Coordination BIM, il élabore et édite les structures,
les modèles 3D et les plans requis à chaque étape du projet... Il peut également
effectuer d’autres contributions (comme des notes de calcul, des qualifications des
données, des spécifications des nomenclatures, etc.), qui peuvent former des données
de la maquette.

2.6 Conclusion
Pour conclure , le BIM , avec ces étapes de réalisation et éxploitation,s’avère
essentielle pour répondre aux défis de de la construction [Link] garantit
également des projets de qualité, durables et performants .On abordera tout de
suite à la lumière de ce dynamisme ,l’intégration de l’architecture et de la structure
dans le BIM en détail, explorant les différentes étapes et les outils spécifiques
utilisés pour créer des modèles architecturaux et structurels précis et complets.

17
Chapitre 3

Architecture et Structure dans le


BIM

3.1 Introduction
3.2 Le BIM pour l’architecture
3.2.1 Mise en contexte
Les agences d’architecture sont souvent accusées d’avoir des pratiques pro-
fessionnelles encore très artisanales. Cependant, depuis quelques années,le BIM
est largement apprécié de manière [Link] technologie novatrice qui ras-
semble différentes méthodes, procédés et outils de travail simplifiant les échanges
d’informations tout au long du cycle de vie d’un ouvrage.
En 2015, un appel à contributions aux architectes a été lancé par la revue AMC
sur le sujet « Le BIM, l’avenir de l’architecture ». Les réactions des architectes face
au BIM, un an après son intégration dans les stratégies de l’État ,sont mises en
lumière par les réponses diffusées.
De nouvelles méthodes se développent, en particulier dans le secteur du bâtiment
où les techniques traditionnelles de production d’un projet ont été transformées
par l’arrivée des outils numériques qui ont apporté de nombreux avantages en
augmentant la productivité et en réduisant les coûts et les délais. L’informatique a
transformé l’architecture en une voie où le retour en arrière est impossible.
Aujourd’hui, presque tous les bureaux d’études réalisent des présentations
graphiques de leurs projets sur ordinateur, grâce à la transition du dessin à la
main avec le Té et l’équerre vers le dessin assisté par ordinateur et la conception
assistée par ordinateur. Grâce aux logiciels de modélisation, il est possible de

18
créer rapidement tous les documents graphiques liés au projet architectural (plans,
coupes, perspectives, etc.), tout en garantissant des capacités de stockage élevées,
une facilité de partage et de modification des documents ainsi la communication
entre les acteurs de la construction.

Figure 3.1 – Les pratiques du BIM dans les agences d’architecture


[12]

3.2.2 Le plus apporté par le BIM dans l’architecture


Le BIM présente de nombreuses opportunités pour la modélisation en 3D.
Les architectes ont la possibilité d’utiliser le BIM afin de tester de nouvelles
conceptions et matériaux. Les architectes peuvent réduire les coûts, les ressources
et s’adapter aux délais des clients en utilisant des éléments 3D tels que les portes,
les murs,...etc. qui sont présents sur les élévations, les coupes, les vues et les
nomenclatures. Le BIM permet d’accélérer la conception et les tests des bâtiments,
ce qui permet de débuter le processus de construction plus tôt. Il assiste également
les acteurs impliqués dans le projet dans la réalisation d’appels éclairés au début de
la phase de conception en éliminant le besoin de processus manuels. Les modèles
3D remplis d’informations facilitent la génération des décollages précis pour fournir
une estimation des coûts pour une meilleure prise de décision. Il permet également
une excellente communication entre l’architecte et le sous-traitant pour interpréter
avec précision le matériel [Link] basant sur des capacités de modélisation
paramétrique, les architectes évaluent d’autres capacités de conception en fonction
du coût. [2]
Une multitude d’initiatives à l’échelle internationale encouragent le dévelop-
pement du BIM, en particulier les investissements importants de la communauté
internationale du secteur du bâtiment dans l’évolution de cette pratique. De plus,
la situation de la crise du COVID-19 met en évidence clairement l’importance de
l’évolution, de la digitalisation et de la transformation de notre secteur. [13]

19
3.2.3 Intégration des éléments architecturaux dans un mo-
dèle BIM
[Link] Les atouts de la maquette numérique
Selon l’architecte, la maquette est le seul moyen de création qui peut rétablir et
préserver la troisième dimension à chaque étape du projet. En contraste, les autres
moyens de représentation classiques (plan, coupe, perspective ou axonométrie)
utilisés par l’architecte sont uniquement deux-dimensionnels. Il est important de
souligner que leur lecture est théorique, ce qui permet à notre œil de traverser les
planchers, les murs et les cloisons sans même s’en rendre [Link] ces méthodes
de représentation parviennent à rétablir certaines notions propres à la tridimen-
sionnalité du projet : volume, luminosité, profondeur, à travers une multitude de
codes graphiques (épaisseur des traits, ombres projetées, pointillés, textures).

En ce qui concerne la maquette physique, considérée comme un objet tridi-


mensionnel, elle semble être suffisante pour être interprétée. La représentation
tridimensionnelle de la MN BIM est principalement basée celle des différentes
modélisations géométriques qui lui sont associées. [14]

3.2.4 Modélisation 3D : Techniques et outils


Les dessins 2D ou 3D traditionnels ne font pas la distinction entre les différents
éléments. Le BIM intègre la capacité de gérer les informations plus en détail tout au
long du cycle de vie du projet. Il comprend la conception conceptuelle et détaillée,
l’analyse, la documentation, les opérations, la logistique, la fabrication et d’autres
informations. Le modèle 3D peut être utilisé comme sous-couche pour produire des
détails qui rendent le processus très efficace.
Il existe différents programmes qui permettent de connecter la maquette à un
programme architectural. Lors d’une conception/réalisation, par exemple, le maître
d’ouvrage établit un programme. Il établit les dispositifs à inclure dans chaque
pièce, les surfaces et la position des locaux, les flux, les sources lumineuses, etc. Ces
programmes associés à la maquette, que ce soit en temps réel (plugin) ou en export
(logiciel tiers utilisant l’IFC), permettent de vérifier en parallèle de la conception
si les critères du programme architectural sont respectés dans le modèle 3D. Cela
permet une validation précoce et évitent ainsi les non-conformités au programme et
les modifications fastidieuses qui en découlent à un stade avancé de la conception
d’un bâtiment. Les concepts d’éléments porteurs ou non-porteurs sont inclus dans
le modèle 3D.
Grâce à ces concepts, il est possible d’envoyer la maquette dans des logiciels de
calcul de structure. Les décentes de charge, les déformations et la stabilité d’un

20
bâtiment sont alors évaluées en fonction des pressions de vent ou des accélérations
sismiques. La possibilité d’importer une maquette 3D et de l’utiliser directement
permet au bureau d’études d’éviter de modéliser le bâtiment en utilisant des plans
2D. Nous retrouvons à nouveau l’un des principaux bénéfices du BIM.[2]

3.2.5 Les Trajectoires Divergentes De La Profession d’ar-


chitecte Et De La Technologie Bim
La pratique solitaire, artistique et traditionnelle de l’architecte semble contra-
dictoire avec la nature collaborative, économique, technique et innovante du BIM.
L’intégration des interventions des acteurs dans une pratique BIM pose des
interrogations quant à la notion de « droit d’auteur » des architectes : « Lorsque de
nombreux acteurs, impliqués à des niveaux très divers, agissent en temps réel sur
une même maquette numérique, qui peut prétendre être la propriété intellectuelle du
projet obtenu ? » Les discussions sur le BIM portent sur l’origine des informations
de la maquette numérique, mais pour les architectes, il ne s’agit pas seulement d’une
question de responsabilité : il s’agit de la paternité de l’œuvre. Avant, l’architecte
« travaille généralement seul et sans nécessairement développer une conception
rationalisée du travail ». De nos jours encore, les agences d’architecture ont maintenu
une taille relativement réduite et ont souvent un fonctionnement qualifié d’artisanal.
La croissance du BIM a suscité la peur de l’extinction de ces petites agences .
Finalement, les architectes réagissent différemment à l’égard du partage d’outils
et de méthodes de travail. Les agences sont très peu confrontées à la rationalisation
des méthodes de travail, même au sein de celles-ci, alors que de nombreux pays sont
largement dans ce sens depuis plus de dix ans. Il est essentiel que les acteurs de la
maîtrise d’oeuvre partagent des artefacts, des outils et des méthodes de travail, ce
qui est essentiel dans un système de cotraitance en fonctionnement séquentiel. Par
exemple, l’utilisation de la norme ISO 9001, qui s’est répandue dans de nombreux
domaines, n’a pas rencontré un grand succès au sein des agences : certains architectes
considéraient cette rationalisation comme une "perte de créativité". On peut donc
considérer que le partage de méthodes de travail entre les acteurs de la maîtrise
d’œuvre constitue une intrusion dans le processus de conception.

21
3.3 Le BIM pour la structure
3.3.1 Définition
Système composé d’éléments qui interagissent mutuellement. La structure est
l’ossature d’un bâtiment ou d’un ouvrage d’art en construction. Grâce à cette
combinaison d’éléments structuraux porteurs, les forces appliquées sont rétablies
et la construction est équilibrée, ce qui justifie l’utilisation de règles de calcul
(Eurocodes) pour la conception.[15]

Figure 3.2 – Modèle structural

L’ingénierie structurelle englobe de nombreuses compétences qui peuvent être


utilisées pour tous les types de projets. Cela englobe des initiatives qui nécessitent
un léger renforcement des pentes, ainsi que des structures de grande envergure
de bâtiments de grande hauteur. Les ingénieurs en structure ont la capacité de
concevoir des systèmes structurels complexes et ont pour mission de trouver des
solutions pour optimiser l’utilisation des éléments structurels et des matériaux, afin
de garantir la sécurité et la durabilité d’un bâtiment et de ses systèmes. En général,
il est nécessaire d’intégrer les conceptions structurelles aux résultats obtenus par
d’autres disciplines telles que les architectes et les ingénieurs de divers services du
bâtiment. Il est essentiel d’avoir une plate-forme d’échange de données fiable en

22
raison de la complexité des tâches, de la combinaison de multiples compétences et
de l’abondance des canaux de [Link] d’autres termes, il est essentiel que
les ingénieurs en structure disposent d’outils pour vérifier les paramètres du système
en cours de développement et garantir la fiabilité des informations transmises afin
de garantir la qualité du produit final. Le BIM est une solution disponible qui
propose toutes ces fonctionnalités.[16]

3.3.2 Le rôle du BIM dans l’étude des structures


L’utilisation croissante de la méthode BIM dans la planification de bâtiments
offre également de nouvelles possibilités aux ingénieurs structures. Une fois complet,
le modèle en 3D d’un bâtiment, Il est possible de réaliser des calculs de structure
et de bénéficier d’avantages significatifs. Le BIM représentant de nouveaux défis
pour les ingénieurs structures et les logiciels adaptés. [17]
La majorité des prestataires offrent un logiciel BIM qui inclut les trois caracté-
ristiques nécessaires pour l’ingénierie structurelle :
la géométrie, les caractéristiques des matériaux et les conditions de chargement
pour une analyse. Il est possible de tirer tous ces éléments directement d’un modèle
BIM, de les stocker, de les modifier et de les appliquer à l’aide d’un logiciel BIM
tel qu’Autodesk Revit. Ce permetant de compléter la représentation physique des
objets couramment utilisés par les ingénieurs en structure. De plus, Tekla Structures
permet aux utilisateurs de déterminer l’emplacement des nœuds de connexion sur ses
objets, ainsi que les degrés de liberté. De plus, il propose des objets pour modéliser
les charges structurelles et les incidents de charge. De plus, l’utilisation du BIM
pour les structures peut réduire le nombre d’éléments de demande d’informations
(RFI) de la part des entrepreneurs et permet la visualisation de la conception
pour les clients et autres parties prenantes Le BIM également offre à toutes les
parties prenantes la possibilité d’explorer diverses alternatives et scénarios de
conception disponibles facilement . Les ingénieurs en structure ont la possibilité de
combiner les modèles numériques avec des activités en aval, telles que la fabrication
et l’assemblage d’éléments structurels, ainsi que l’identification des problèmes de
coordination entre les éléments structurels et ceux d’autres disciplines.
Le BIM offre une solution performante aux ingénieurs spécialisés en structure pour
surveiller la santé et les performances du cycle de vie des éléments structurels,
optimiser la rénovation sismique et évaluer les risques des structures. Des utilisations
supplémentaires du BIM dans le domaine de l’ingénierie des structures comprennent
l’amélioration de son efficacité dans la modélisation de structures géologiques
complexes, la création de dessins d’atelier et la conception d’éléments et de coffrages
occasionnels. D’après ce qui précède, la conception (ou analyse) structurelle doit
être traitée comme l’un des plus importants domaines d’application du BIM.[16]

23
3.3.3 Comment manier les structure avec le logiciel BIM
Suppression des composants non porteurs
Les modèles BIM 3D offrent l’avantage de regrouper les informations dans
une seule base de données. Lorsqu’un édifice est élaboré par un architecte, la
structure n’est pas forcément le premier élément. L’utilisation et la conception
du bâtiment sont principalement privilégiées, tout comme le respect d’un budget,
qui est déterminé en étroite collaboration avec le client. Ensuite, les structures
porteuses requises sont élaborées en tenant compte de ces éléments. Ce modèle
structural peut être perçu comme la « base » du bâtiment, ce qui en fait un sujet
d’intérêt particulier pour les ingénieurs en structure. Il n’y a pas de place pour
les parties non porteuses du bâtiment (par exemple, les inspections minutieuses
des portes ou fenêtres, les plancher, les installations électriques et sanitaires, etc.).
Dans le meilleur des cas, elles peuvent servir à formuler des hypothèses de charge.
Il est donc essentiel que l’ingénieur structure examine seulement certains aspects
des modèles BIM et répertorie les éléments structuraux qui sont pertinents pour
ses missions. Cependant, il est essentiel de préciser si le modèle BIM propose
des éléments pertinents pour le calcul de structure. ou de configurer les filtres de
manière à dissimuler les éléments superflus. Certaines applications BIM disponibles
sur le marché offrent la possibilité de spécifier les éléments constitutifs des modèles
architecturaux. Lorsque cette tâche est confiée à l’architecte, il est plus facile de
transférer automatiquement le modèle vers le logiciel de calcul de structure.

Modèle structural physique et modèle analytique idéal


Une fois que les éléments structuraux porteurs ont été supprimés, on obtient le
modèle physique structurel qui représente la position et la forme du futur modèle
solide . Étant donné les capacités de calcul restreintes et les simplifications requises
pour réaliser les calculs, tous les éléments structurels sont calculés comme des élé-
ments de barre surfaciques dont les résultats sont conformes aux normes [Link]
général, les modèles solides sont utilisés uniquement pour les composants structu-
raux très épais ou à l’étude de composants structuraux spécifiques (assemblages en
acier) lorsque certains détails du modèle (vis, soudures, conditions de contact,...)
sont visibles. Un modèle simplifié en barres et en surfaces pose la question de la
position des axes de gravité de ces éléments et de la relation entre eux. Les modèles
avec des axes de gravité reliés en un point peuvent présenter des incohérences en
raison de différentes hauteurs de composants, coupes et assemblages(ce qui nécessite
des ajustements pour servir de modèles analytiques). Les logiciels ne fournissent
généralement qu’une aide limitée . De nombreux logiciels d’architecture et de calcul
récents proposent la création de systèmes structuraux .Ils permettent également
de transférer des systèmes structuraux déjà établis (incluant les charges) vers un

24
programme de calcul de structure sans apporter de modifications significatives.
Cependant, il est important que les utilisateurs du logiciel BIM soient compétents
dans le calcul de structure et les logiciels qui y sont associés. C’est pour cette
raison que les bureaux d’études rencontrent fréquemment des difficultés concernant
l’échange de données d’où la mise en place du concepte BIM.

Figure 3.3 – Avec Revit, la position des lignes du système et des nœuds EF des
composants porteurs peut déjà être définie dans le modèle physique.
[17]

Aspects particuliers de la modélisation


Au moment de la création de modèles aux éléments finis, les zones de transition
entre les surfaces et les éléments de barre ou les poutres ,nécessitent l’utilisation
de structures auxiliaires spécifiques. Il est essentiel d’adapter manuellement ces
structures auxiliaires dans la structure importée.
Ainsi, le modèle BIM initial et le modèle analytique idéal se distinguent de plus en
plus nettement. Cela rend difficile l’attribution des éléments nécessaires dans les
programmes utilisés dans les différents domaines professionnels impliqués dans un
projet.
==>Ce problème se reflète surtout lorsque l’on compare les changements dans les
deux modèles.
On utilise toujours des barres de couplage rigides pour relier des composants
structuraux de manière fixe en modélisant. La mise en œuvre de ces catégories de
barres dans le logiciel de calcul de structure peut poser des problèmes numériques
lorsque ces barres sont très courtes et très rigides.
==> Il est donc essentiel de prêter une attention particulière à la création de
tels éléments de couplage à partir d’un logiciel BIM. L’identification des éléments
structuraux liés à un modèle analytique peut parfois être difficile. Il est possible
que des erreurs de modélisation ou une précision numérique limitée conduisent
à la création de nœuds MEF très proches. Les problèmes de maillage ou les
composants structuraux qui ne sont plus connectés dans le modèle de calcul sont

25
eux-mêmes responsables de ces problèmes. . Donc,il faut vérifier le modèle importé
soigneusement.

Hypothèses de charge et combinaisons de charges


Les Eurocodes ont compliqué la détermination des profils de charge (de vent,
de charge de neige ou de sismicité).
Les règles de création de combinaisons de charges dans diverses situations de calcul
sont également telles. Des programmes de structure ont été modifiés pour être plus
polyvalents et proposer des outils de génération complets.
==> Donc, il est nécessaire de procéder à l’entrée des charges dans l’analyse
structurale.

Aspects particuliers du calcul de structure


Après avoir obtenu le modèle analytique approprié à partir du modèle BIM, il est
nécessaire de choisir la théorie de calcul et les matériaux. Une fois le calcul terminé,
il est nécessaire d’ajuster le modèle et de créer certaines variantes de modélisation.
En outre, il est possible d’ajouter ou de retirer de nouveaux éléments. Il est impératif
de surveiller les articulations et les appuis. Il est nécessaire de formuler d’autres
hypothèses et d’entrer les paramètres correspondants afin de vérifier le système
structural. Il est possible de modifier les sections (ou les dimensions). D’après la
méthode BIM classique, il est nécessaire d’enregistrer ces spécifications et hypothèses
dans le modèle principal. Toutefois, ces opérations ne sont pas réalisables en ce
moment et ne sont pas supportées, même par les interfaces habituelles, ou elles
entraînent une perte d’informations sur les objets.
==>Le rôle crucial des phases de construction dans les modèles spatiaux réside
dans la mesure où les résultats de calcul peuvent être utilisé[Link] de procéder
au calcul, il est donc essentiel de vérifier si un calcul global du modèle implique
la prise en compte des phases de construction ou s’il est nécessaire de calculer les
modèles partiels par section. Dans cette situation, il est important de souligner
que la méthode BIM ne implique pas que l’ensemble du modèle de bâtiment
soit toujours calculé globalement spatialement. L’extraction successive de chaque
élément structurel du modèle BIM pour les calculer séparément montre une stratégie
efficace.

Modifications dans le modèle BIM en raison de l’analyse structurelle


Il est possible qu’il soit nécessaire de modifier le matériau et la section à la
fin du calcul. De plus, il est parfois nécessaire de déplacer, retirer ou ajouter des
éléments tels que des contreventements ou des poutres en T, afin de garantir que
les modifications du modèle BIM ont été importées dans le logiciel de calcul de

26
structure d’une façon correcte .Dans quelques situations, il est possible d’apporter
des ajustements au même élément structural à la fois dans le modèle BIM et dans
le modèle analytique. De telles situations peuvent être résolues par la désactivation
de certains éléments, c’est possible aussi de transférer automatiquement les modi-
fications de section, les épaisseurs de surface ou retrait et l’ajout de composants
structurels dans un autre modèle. [17]
Remarque : De nombreuses familles de préfabriqués sont disponibles pour les
poutres, les poteaux, les dalles et les fondations. La gamme étendue de paramètres
de gestion de la géométrie permet une modélisation plus rapide et plus précise des
structures en béton précoulé. Ce workflow est disponible pour les éléments suivants

Figure 3.4 – Une approche basée sur les familles (basées sur des normes)
[18]

3.4 Conclusion
Bref, la synergie entre l’architecture et la structure dans un projet BIM favorise
une collaboration étroite entre les ingénieurs et les architectes, améliorant la
coordination et l’interactions entre les éléments architecturaux et structuraux. Cette
approche permet de détecter voire résoudre proactivement les conflits potentiels,
tout en optimisant la conception globale du projet assurant son efficacité et sa
qualité.

27
Chapitre 4

Gestion des informations du


projet BIM

4.1 Introduction
En partie, le succès d’un projet dans le domaine de la construction dépend
de la gestion et du traitement de l’information qui sont des éléments essentiels
de la gestion du chantier. Il est possible de bénéficier des opportunités offertes
par le BIM en partageant des informations sur le chantier.[19] Et parmi les princi-
paux outils et méthodes qu’on va traiter : la nomenclature, l’annotation et l’édition .

4.2 Annotation et Edition en BIM


4.2.1 Annotation
[Link] Définition
L’ajout d’informations pertinentes aux éléments et propriétés d’un modèle
d’informations du bâtiment, comme les définitions, les classifications, les relations,
les contraintes et les règles, est appelé annotation sémantique des modèles BIM. Les
modèles BIM peuvent être améliorés en termes d’interopérabilité, de convivialité et
d’intelligence grâce à l’annotation sémantique, ce qui ouvre la voie à de nouvelles
applications et services basés sur les technologies du Web sémantique.[20]
Le terme annotation regroupe l’ensemble des informations textuelles dont la
présence est nécessaire pour la compréhension et l’exploitation d’un plan.[21]

28
[Link] L’usage des annotations
Type de l’annotation
Le tableau ci-dessous présente cinq types d’annotations dans un processus de
conception collaborative d’un projet d’architecture :

Table 4.1 – Les cinq types d’annotations (sans ou avec ajout de contenu)

Annotations Annotation de Annotation de surli-


sans ajout de pointage (AP) gnage (AS)
contenu
Annotations Annotation d’in- Annotation de géo- Annotation tex-
avec ajout de formation (AI) métrie (AG) tuelle (AT)
contenu

-AP : l’annotation de pointage ,son objectif principal est de faire des gestes de
pointage en lien avec le dialogue des intervenants et d’attirer leur attention sur
l’élément abordé.

-AS :l’annotation de surlignage ,Elle présente une forme graphique qui se su-
perpose au document de base. Elle répète les données inscrites auparavant dans
les documents d’origine permetant donc de mettre en évidence des éléments ou de
fixer certaines décisions.

-AI :l’annotation d’information ce sont les éléments simples tel que les flèches
ajoutées au document permettant d’ajouter des informations implicites. Elle ne
modifie jamais le dessin de base.

-AG :l’annotation de géométrie avec laquelle ,il est possible de réaliser des
croquis en surimpression sur le document de base. Il s’agit d’une modification de la
géométrie du dessin de base, ce qui entraîne une modification rigide du document
original.

Il est possible d’ajouter du contenu par rapport au document de base grâce à


certaines annotations, comme AI. Il est essentiel de les utiliser pour transmettre
les informations, car elles complètent les documents et peuvent parfois contenir des
informations supplémentaires. Les autres types d’annotation (AP et AS) ne four-
nissent pas de contenu d’information au document original, mais elles contribuent
à soutenir les processus de collaboration en ajoutant des indices déictiques en lien
avec d’autres formes de communication.[19]

29
[Link] Valeur ajoutée par l’annotation
Les annotations, soient en format papier ou numérique (2D ou 3D), sont des
ressources qui permettent d’ajouter des informations au support de base et de
résoudre un problème sur le terrain. En outre, la qualité des notes numériques est
conditionnée par l’outil et les applications employés pour les produire. Par la suite,
elles peuvent apporter une plus-value en termes d’efficacité par rapport au papier,
tout en tenant compte de divers aspects. En premier lieu, le numérique est plus
performant que le papier lorsque les utilisateurs maîtrisent les outils. La maquette
numérique permet d’améliorer la perception de l’ouvrage et donc d’encourager les
discussions et les échanges entre les intervenants, ce qui peut être avantageux pour
faciliter la compréhension et la résolution d’un problème en phase d’exécution,
même si peu d’annotations sont effectuées.[19]

4.2.2 Edition
L’édition en BIM dépasse la simple création de modèles 3D. C’est plutot un
processus collaboratif exigant des outils et des techniques spécifiques pour aboutir
à une maquette numérique informative et exploitable. Parmi ces fonctionnalités,on
peut citer :
1. Outils d’édition BIM
Les logiciels BIM regorgent d’outils puissants pour faciliter votre travail :
*Modélisation paramétrique : C’est comme des éléments de construction "in-
telligents". Elle permet de définir des relations élément-élément du bâtiment.
Modificatios des paramètres (largeur d’un mur) et les éléments liés s’ajustent
automatiquement, garantissant la cohérence du modèle.
*Bibliothèques d’objets BIM : des bibliothèques d’objets pré-modélisés (portes,
fenêtres, mobilier) avec des informations intégrées (matériaux, performances).
*Outils de collaboration : Ces outils permettent à tous les intervenants (archi-
tectes, ingénieurs) de travailler simultanément sur la maquette BIM en temps réel,
de partager des informations et de détecter les problèmes plus tôt.
*Vérification des règles métier : Des règles spécifiques à votre projet (normes
incendie, espacement entre portes). Ces outils analysent votre modèle et signalent
les zones non conformes, évitant ainsi des erreurs coûteuses.
*Simulation et analyse : Évaluation de l’éclairage naturel, la performance
énergétique ou la résistance structurelle du bâtiment. Ces analyses aident à prendre
des décisions claires dès la conception.
2. Techniques d’édition BIM :
Pour exploiter la puissance de l’édition BIM, certaines techniques sont fonda-
mentales :
*Gestion des vues : La maquette BIM contienne une panoplie d’informations.
Génératio des vues spécifiques comme plans, coupes en fonction des besoins et des

30
disciplines impliquées (architectes, ingénieurs structure).
*Gestion des familles d’objets : Plutôt que de modéliser chaque fenêtre in-
dividuellement,on peut créer des familles d’objets paramétriques et de modifier
également les paramètres de la famille (dimensions, matériaux) et toutes les fenêtres
basées sur cette famille vont s’adapter automatiquement.
*Coordination et communication :La réussite du BIM compte sur une com-
munication continue entre tous les intervenants .Les outils de collaboration et les
plateformes communes aident à centraliser les informations et à éviter les conflits

4.3 Nomenclature
4.3.1 Définition
Une nomenclature c’est la vue sous forme d’un tableau de’informations extraites
des propriétés d’un [Link] a également la possibilité de recenser chaque occur-
rence d’un type d’élément spécifique ou, en fonction des critères de regroupement
choisis, de regrouper plusieurs occurrences dans une seule ligne. Les classifications
ne sont que des interprétations spécifiques du modèle. En outre, toute modification
effectuée dans une nomenclature ou dans une vue s’applique immédiatement à
toutes les autres nomenclatures et à toutes les vues du projet.
Différents types de nomenclatures se presentent :
• La nomenclatures des quantités
• La nomenclatures des relevés de matériaux
• La liste de vues
• La liste des dessins
• Les Blocs-notes
L’outil "Nomenclature " permet de réaliser des regroupements d’occurrences, des
champs personnalisés, des valeurs calculées , des nomenclatures par phases du
projet,mettre en place des filtres, des totaux.

Interface IFC et interfaces directes entre les logiciels


Interfaces adéquates et nécessaires pour établir une planification cohérente. Dans
le cas ou l’utilisateur a accès via des interfaces personnalisables(entre lesquels des
données sont échangées), il est capable de connecter directement ces programmes
sans nécessiter d’échange de fichiers. Les applications concernées doivent être
installées sur le même ordinateur. Il est possible de personnaliser certaines interfaces
de manière flexible. Cette modification n’est pas associée à la syntaxe et aux modèles
de données des formats d’interface généraux requis pour l’échange de fichiers. Le
format IFC don donc joue un rôle important au cours de l’échange des données

31
sous des formats de fichier neutres et indépendants du fabricant. Si un logiciel
possède une certification IFC, cela ne garantit pas forcément la possibilité de
le transférer vers le logiciel de calcul de structure. Seule la Vue de coordination
(Vue de coordination) est actuellement certifiée. La géométrie de la structure est
principalement décrite à partir de modèles de solide. La "Structural Analysis View"
qui permet également le transfert des appuis, des charges et des articulations est
disponible pour le modèle de structure. Pour le transfert de données IFC à partir
d’un programme d’architecture, c’est necessaire vérifier la vue exporter.[18]

Figure 4.1 – IFC la norme internationale pour l’échange de données . Les don-
nées de la "Vue d’analyse structurelle "doivent être écrites pour la planification
structurelle,
[18]

Pour cette figure La nomenclature Revit permet de quantifier, d’analyser et


de gérer les composants, les matériaux, les vues et les feuilles utilisés dans une
maquette, ceci afin de mieux tirer profit des informations du projet BIM

4.3.2 Essentiels de la Nomenclature BIM : L’exemple de


Revit
*Choisir la catégorie des éléments
L’utilisateur doit d’abord sélectionner la catégorie des éléments pour créer une
nouvelle nomenclature, ce qui constitue le premier niveau de filtrage de la nomen-
clature. Un tableau sera attribué à une catégorie unique (poutres ou poteaux, etc.,
mais jamais poutres et poteaux).
*La nomenclature multi-catégorie
Cependant, une nomenclature multi-catégorie peut être élaborée, option proposée

32
dans la liste des catégories. De cette manière, il devient envisageable de trier les
éléments de toutes les catégories du projet qui partagent un ou plusieurs para-
mètres. Cependant, cette nomenclature a un nombre très restreint de champs, qui
ne inclut pas les familles de systèmes. Il est préférable d’utiliser une nomenclature
multi-catégorie pour inclure les paramètres partagés.
*Attribution d’une phase d’une nomenclature
Le logiciel REVIT impose également un critère de filtrage pour les occurrences en
fonction des phases, ce qui signifie que chaque nomenclature doit avoir sa propre
phase.
*Sélection des champs d’une nomenclature
Il est crucial d’insérer les champs des données afin de créer une nomenclature.
Les données peuvent inclure des données numériques comme les dimensions ou
les volumes, ainsi que des données littérales telles que des descriptions ou des
annotations.
*Regroupement des occurrences
L’objectif de cette étape est d’améliorer l’organisation du tableau en se basant sur
les paramètres de tri établis par l’utilisateur.
*La mise en forme d’une nomenclature
Après filtrage et organisation du tableau, la présentation de la nomenclature peut
encore être améliorée par des choix de mise en forme tels que l’orientation et
l’alignement des colonnes, les lignes de quadrillage, les bordures et le style de police.
*Les champs personnalisés
Grâce à l’outil « Nomenclature », il est possible de concevoir des nomenclatures
extrêmement complètes en créant et en personnalisant les champs : les paramètres
modifiés et les valeurs calculées.
*Nomenclature des relevés de matériaux
Les nomenclatures ou classifications des relevés de matériaux sont utilisées pour
enregistrer les sous-composants ou les matériaux de toute famille REVIT. De
cette manière, l’utilisateur a la possibilité d’obtenir davantage d’informations sur
l’assemblage d’un composant et de mesurer les pièces présentes dans l’élément.

4.4 Conclusion
En somme , l’usage judicieux des annotations, des nomenclatures et des édi-
tions dans le BIM contribue à améliorer l’efficacité, la précision et la qualité des
projets de construction, tout en favorisant une gestion élite des informations et une
collaboration harmonieuseentre les intervenants.

33
Chapitre 5

Exemple d’un modèle

5.1 Architecture
5.1.1 introduction
Dans ce chapitre nous avons tantes de créer un exemple de projet sur le logiciel
revit architecture, ce projet consiste à créer une maison S+3 avec un garage dehors.
- la modélisation d’une maison S+3, (3D) avec revit architecture, (prise d’un
youtubeur architecte).
Mais aussi nous avons fait le même projet mais avec revit structure conformément
au sujet du pfa1 pour montrer la maison dans deux différentes manières comme si
c’était une conception d’un vrai projet en collaboration entre des architectes et des
ingénieurs en génie civil.
- la modélisation d’une maison S+3, (3D) avec revit structure, (prise d’un youtubeur
ingénieure génie civil).

5.1.2 Les plans réalisés


À L’aide du software ‘REVIT’, nous avons pu schématisée dans la figure les
plans 3D et 2D avec toit puis sans toit pour donner aux utilisateurs une vision
globale de la maison conçue.

34
Figure 5.1 – Plan 2D du rez de chaussé de la maison avec les noms des pièces

Figure 5.2 – Une vue en 3D de la maison sans toit

35
Figure 5.3 – Une vue en 3D et en face de la maison avec toit

5.1.3 Les rapports générés


Les rapports générés dépendent des besoins spécifiques du projet et des parties
prenantes impliquées. Toutefois, voici quelques exemples de rapports qui peuvent
être générés dans le cadre De cette d’étude du revit architecture :

36
Figure 5.4 – Relevé des matériaux multicategories

Figure 5.5 – Relevé des matériaux multicategories

37
Figure 5.6 – Relevé des matériaux multicategories

5.1.4 Conclusion
En pratiquant sur un exemple concret d’une maison S+3 avec le logiciel REVIT,
nous avons pu observer les avantages de l’utilisation de cette technologie. En effet,
grâce à cette dernière, nous avons pu bénéficier d’une meilleure visualisation des
modèles ainsi qu’une plus grande transparence. De plus, modifier tous les critères
relatifs à chaque élément s’est avéré être plus facile.

5.2 Structure
5.2.1 introduction
Dans cette partie nous avons tantes de faire une structure de béton constitué
de poteaux, de poutres, et de semelle isolé (fondation), le but c’est de montrer les
principales utilités et outils de bases qu’un ingénieur structure sait manipuler. La
modélisation de la structure d’une maison S+3 s’est fait par ces étapes de cadrage
suivantes :

1. Insérer le modèle architectural dans revit structure.


2. Placer les lignes de quadrillage pour les poteaux.

38
3. Placer les semelles isolées dans l’intersection des lignes de quadrillage.
4. Placer les poteaux porteurs la plupart distants entre eux de 4 mètres.
5. Placer les poutres de soutènements en béton liants les poteaux.
6. Poser le plafond délimité par les poutres placés au-dessus des poteaux.
7. Enfin , couler la dalle au-dessus du niveau des semelles.

5.2.2 Collaboration entre revit architecture et revit struc-


ture
Afin de rester fidèle à la conception de la version de l’architecte, revit se distingue
par son option de collaboration entre les différents acteurs du projet, dans cette
partie nous avons utiliser l’option de la collaboration entre l’architecte et l’ingénieur
structure par les outils suivants :

Figure 5.7 – Insertion du fichiet du projet revit architecture dans un nouveau


projet revit structure

39
Figure 5.8 – Sélection du fichier de revit architecture dans la mémoire de l’ordi-
nateur.

Figure 5.9 – Apparition du modèle d’architecte sans les murs .

40
5.2.3 les plans réalisés

Figure 5.10 – Les lignes de quadrillages avec les semelles dans les intersections.

Figure 5.11 – Les poteaux placés au milieux des semelles et liés avec des poutres
en béton .

41
Figure 5.12 – Le toit placé sur les poutres.

Figure 5.13 – Dalle coulé au-dessus des semelles

42
Figure 5.14 – Dalle coulé au-dessus des semelles

Figure 5.15 – Dalle coulé au-dessus des semelles

5.2.4 Conclusion
Dans cette partie nous avons exploité les caractéristiques les plus intéressantes
du logiciel revit qui est la collaborations entre les différents corps du projet de

43
construction cela rends le travails plus facile et fluide permettant de gagner du
temps dans les phases de conception et donc d’économiser de l’argent du budget.

44
Chapitre 6

De la révolution à
l’implémentation ; Impacts,
contraintes et perspectives

6.1 Introduction
Dans ce sixième chapitre, nous plongerons au cœur des implications et des défis
du Building Information Modeling (BIM) dans le secteur de la construction. Nous
explorerons en détail les effets positifs que cette technologie novatrice apporte,
tout en examinant attentivement les diverses contraintes susceptibles de surgir
lors de sa mise en œuvre. Enfin, nous clôturerons cette analyse en offrant une
vision panoramique des perspectives futures de la modélisation numérique dans ce
domaine en constante évolution.

6.2 Avantages et Limites


6.2.1 Avantages : Les impacts du BIM à chaque phase d’un
projet de construction
Bien plus qu’un simple outil, le BIM est à la fois une base de données, un
outil et un véritable processus par lequel sont créées, enrichies, maintenues et
exploitées toutes les données nécessaires à la construction d’un projet de bâtiment.
Un tel processus implique un rapprochement et une étroite collaboration entre les
intervenants ainsi qu’une gestion efficace de l’information nécessaire au projet de
construction. Le BIM permet de gérer un projet dans le temps [22]

45
Table 6.1 – Les impacts du BIM à chaque phase d’un projet de construction

PHASE DE VIE IMPACT DU BIM


CONCEPTION Le BIM apporte des changements majeurs à la phase de
conception. durant cette étape, la visualisation en 3D
favorise la compréhension de la géométrie du bâtiment,
de visualiser les simulations, de déterminer les caracté-
ristiques du futur bâtiment comme l’exposition des dif-
férentes ouvertures (portes, fenêtres, baies vitrées,. . .).
Donnant l’exemple de la modification d’une fenêtre qui
peut être visualisée immédiatement en 3D mais, aussi, le
modèle informe l’économiste des coûts de cette modifica-
tion. C’est particulièrement le travail des architectes,des
chargés d’études et des dessinateurs-projeteurs qui maî-
trisent parfaitement le BIM à cette phase.
INGÉNIERIE- La modélisation numérique offre déjà la possibilité de
STRUCTURE concevoir et de mener divers tests de mesure avant même
la construction. Cependant, en plus de la dimension tech-
nique, les simulations offrent la possibilité d’orienter et
d’ajuster la sélection des matériaux de construction. En
ce qui concerne les compétences, il est fréquent d’avoir
une maîtrise technique d’une spécialité de la construction :
CVC, thermique, électricité, façade, ingénieurs calculs...
CONSTRUCTION Lors de la construction, le BIM offre la possibilité de
[23] visualiser et de suivre les travaux et leur progression.
En conservant multiples données, le BIM a pour objectif
d’améliorer l’organisation du chantier, de mieux gérer les
risques, ainsi que d’optimiser les déchets de chantier. À
cette étape, il est important que les différents acteurs aient
une maîtrise approfondie de tous les aspects du BIM, mais
ils doivent également être capables d’utiliser et d’alimenter
la maquette numérique.
EXPLOITATION- Pour l’exploitation et la maintenance du bâtiment, le
MAINTENANCE BIM offre la possibilité de planifier des opérations de
maintenance et de contribuer à l’amélioration de l’efficacité
énergétique des bâtiments en gérant les consommations.
À cette étape, il peut être essentiel d’avoir une bonne
maîtrise du BIM pour certains métiers spécialisés qui
peuvent être liés au domaine de l’immobilier. Il est possible
que la maîtrise du BIM devienne progressivement un
46 pour les professions liées à l’exploitation
élément essentiel
immobilière.
DÉMANTÈLEMENT-
Le BIM permet également de prévoir les éventuelles évo-
DESTRUCTION lutions d’un bâtiment. L’expertise dans les matériaux
permet d’améliorer le recyclage des éléments composant
l’ouvrage et de traiter les déchets lors des étapes de dé-
montage ou de destruction.
En outre, lors de la phase d’exploitation, l’utilisation de la maquette numérique
permet de réaliser des actions plus facilement qu’en 2D ou sur papier, tels que :
• Identifier et localiser les locaux et les bâtiments.
• Repérer et identifier les équipements en fonction des vendeurs, des marques, des
types, des tailles, etc.
• Identifier les surfaces et les mesures.
• Améliorer la gestion et les intervalles de maintenance.
• Offrir des informations statistiques pour l’analyse des dépenses.
• Garantir la disponibilité des plans.
• Améliorer la communication informatique : site web, intranet, extranet.
• Réduire les dépenses de maintenance.[24]

Figure 6.1 – Avantages du BIM


[25]

6.2.2 Limites et défis : Les contraintes du BIM


Le BIM présente sans doute davantage d’avantages que d’inconvénients, mais il
en existe néanmoins plusieurs : Le manque de personnel qualifié, ayant une bonne
compréhension des enjeux liés à l’approche BIM, occupe une position prépondérante
parmi les principales difficultés constatées.
Cela implique : - Une modification du processus de travail dans les entreprises :
l’utilisation de nouveaux logiciels, l’adaptation aux outils BIM
- Une formation nécessaire aux logiciels et au processus BIM (par exemple, 5 jours

47
de formation pour le logiciel REVIT et 1 jour pour une sensibilisation aux enjeux
du BIM)
- Des dépenses dans un parc informatique comprenant des logiciels et des ordinateurs
pour répondre aux besoins des logiciels, plus des ordinateurs avec la configuration
requise et des équipements.
-Initialement, les coûts augmentent pour les projets BIM afin de créer la maquette
et de s’adapter aux nouvelles méthodes de travail.
-Le format d’échange IFC n’est pas encore parfait, ce qui entraîne une perte
d’informations entre les divers logiciels utilisés pour réaliser du BIM.
-Tous les experts investissent dans un projet utilisant un processus BIM pour obtenir
une maquette aussi complète que possible (par exemple : Architecte, Plombier,
Électricien, etc.). [26]

6.3 Perspectives
Grâce aux progrès récents dans la modélisation des données du bâtiment et la
maquette numérique, il a été possible d’améliorer l’efficacité des livraisons et les
performances, en encourageant des méthodes de travail novatrices dans le domaine
de l’architecture et de la structure, de l’ingénierie et du bâtiment (AEC). Bien que
les outils et technologies numériques soient nombreux et les normes BIM ouvertes
soient nombreuses, il existe toujours un besoin croissant d’interopérabilité entre les
acteurs et les logiciels. L’intérêt de la filière et des entreprises pour l’adaptation et
l’évolution de leurs pratiques d’utilisation de la maquette numérique est croissant,
qu’il s’agisse de cas d’études ou de projets de recherche. Les auteurs d’edu BIM 2021
mettent en évidence les bénéfices en matière d’interopérabilité et d’efficacité de
l’intégration et de l’utilisation d’approches provenant de l’OpenBIM, ainsi que du
domaine informatique, comme l’intelligence artificielle ou l’Internet des Objets.[27]

6.4 Conclusion
Le BIM présente de multiples opportunités pour optimiser la gestion des projets
et la coordination des travaux dans le domaine de la construction. Toutefois, il
convient de considérer les conséquences légales de l’utilisation du BIM en matière de
preuve et de litiges. Les parties prenantes doivent être conscientes des avantages et
des limites du BIM, et prendre les mesures nécessaires pour protéger leurs intérêts
et éviter les litiges coûteux.[28] Il est donc primordial de rester à l’affût de ses
évolutions et de s’ajuster aux nouvelles tendances afin de maximiser son potentiel
dans le domaine de la construction.

48
Conclusion générale

Notre mémoire de PFA1 a porté sur le "Building information modelling" BIM,


précisament dans le domaine de l’architecture et la structure et la synergie entre
eux dans un même projet qui ellabore tous les éléments fondamentaux .
Grâce à la revue historique et à l’évolution de cet outil, nous avons pu observer
que la situation de construction change en fonction des besoins de divers acteurs du
secteur en constatant que le BIM favorise une collaboration et une communication
plus efficaces entre les divers acteurs du projet, ainsi qu’une gestion plus efficace
de l’information et des données tout au long du cycle de vie du bâtiment. Les
défis et les limites du BIM ont également été étudiés, en particulier en ce qui
concerne l’adoption de nouvelles technologies et l’intégration des processus de
travail. Ensuite, nous avons également abordé les principaux méthode et outils
de la gestion d’information dans le BIM dont ses principaux éléments sont la
nomenclature ,l’édition et les annotations .
Finalement, notre connaissance du BIM a été mise en œuvre en utilisant le
logiciel Revit en concevant un modèle architectural et structural BIM d’un bâtiment.
Grâce à cette expérience, nous avons pu approfondir notre compréhension des
bénéfices du BIM via une la visualisation et la collaboration, ainsi que les difficultés
associées à la création du modèle BIM détaillé.
Pour conclure, l’émergence du BIM ouvre de nouvelles opportunités et pers-
pectives en ce qui concerne la coordination et la collaboration. Le fait de pouvoir
visualiser le projet avant sa réalisation, renforcé par le concept de « modélisation
intelligente » offrant la possibilité de le représenter virtuellement.
L’analyse et la prévision des problèmes éventuels avant même qu’ils ne se
produisent peuvent également apporter de nombreux avantages aux acteurs de la
construction et facilitent leur travail sur site .
De nos jours, le BIM connaît une demande croissante à travers le monde, une
demande qui finira par devenir une tendance majeure dans le domaine du bâtiment,
et pourquoi pas en Tunisie également ?
« Ce n’est que dans la nécessité que les hommes acceptent le change-
ment et ils ne voient la nécessité que dans la crise. » Monnet. J

49
Bibliographie

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[10] Mathilde Fauconnier. Les 10 meilleurs logiciels bim(gratuits et payants en
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CRAI (ENSA de Nancy) a réalisé, avec l’aide du CNOA, une enquête par
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50
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[20] La page LinkedIn :Modélisation des informations de construction (BIM). Quels
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