0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
317 vues48 pages

DS de Physique : Electrocinétique ARQS

Ce document est un devoir surveillé de physique-chimie portant sur l'électrocinétique dans le cadre de l'ARQS, divisé en trois parties indépendantes. La première partie traite de l'alimentation d'un tramway, la deuxième du régime transitoire, et la troisième des circuits linéaires en régime sinusoïdal forcé. Chaque partie comporte des questions nécessitant des justifications détaillées et des calculs spécifiques.

Transféré par

8wf8pbfrkx
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
317 vues48 pages

DS de Physique : Electrocinétique ARQS

Ce document est un devoir surveillé de physique-chimie portant sur l'électrocinétique dans le cadre de l'ARQS, divisé en trois parties indépendantes. La première partie traite de l'alimentation d'un tramway, la deuxième du régime transitoire, et la troisième des circuits linéaires en régime sinusoïdal forcé. Chaque partie comporte des questions nécessitant des justifications détaillées et des calculs spécifiques.

Transféré par

8wf8pbfrkx
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DS 1 :

Electrocinétique dans le cadre


de l’ARQS

Durée : 2 heures

Consignes :
 L’épreuve contient trois grandes parties largement indépendantes.
 On veillera à une présentation et une rédaction claire et soignée des copies. Il
convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions
abordées.
 Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant
clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
 Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.
 Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être
admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème
sont relativement indépendantes entre elles.
 Chaque partie doit être rédigée séparément.
CPGE Moulay Youssef Rabat DS de physique - chimie
Classe MPSI 2 DS 1 : Electroncinétique dans le cadre de l'ARQS

L'électronique est une branche de la physique appliquée, qui


s'intéresse aux phénomènes de conduction électrique et aux
équipements associés. Elle traite le mouvement des porteurs
de charge dans le vide, les gaz et les semiconducteurs, les
phénomènes de conduction électrique qui en résultent, et de
leurs applications. On parle d'électronique surtout quand les
circuits électriques comportent des éléments amplificateurs et
notamment des semi-conducteurs
Les métiers de l'électronique se répartissent en domaines assez
spécialisés, qui constituent chacun un domaine d'étude :
électronique numérique, électronique de puissance……

Cette épreuve contient trois parties largement indépendantes que vous pouvez rédiger dans l’ordre que
vous voulez.
➢ Partie I : Alimentation d’un tramway.
➢ Partie II : Le régime transitoire.
➢ Partie III : Circuits linéaire en régime sinusoïdal forcé

Partie I : Alimentation d’un tramway


Le tramway est un moyen de transport en commun urbain ou interurbain à roues en acier circulant sur des
voies ferrées équipées de rails plats, et qui est soit implanté en site propre, soit encastré à l'aide de rails à gorge
dans la voirie routière. On s’intéresse dans cette partie à l’étude de l’alimentation d’un tramway.
1. Alimentation simple :
Un tramway est alimenté entre les rails et la ligne d’alimentation par un générateur de tension à vide
𝐸𝐺 = 600𝑉 et de résistance interne 𝑅𝐺 = 60𝑚Ω Les rails et la ligne d’alimentation présentent une résistance
linéique respectivement 𝜌𝑅 = 3Ω. 𝑘𝑚−1 et 𝜌𝐴 = 500𝑚Ω. 𝑘𝑚−1 . On note 𝑂 le début de la ligne et 𝐹 sa fin. Pour
les applications numériques, on prendra 𝑂𝐹 = 𝐷 = 3,00𝑘𝑚. La position du tramway 𝑇 est repérée par 𝑥 = 𝑂𝑇.

On suppose que la motrice du tramway est parcourue par un courant constant 𝐼 = 50𝐴. D’un point de vue
électrique, cela revient à modéliser le tramway par une source idéale de courant dont l’intensité de court-circuit
est 𝐼. On notera 𝐼1 et 𝐼2 les courants parcourant respectivement la ligne d’alimentation et la ligne de retour.
(a) Calculer la résistance totale des rails et de la ligne d’alimentation pour la longueur de ligne considérée
(𝐷 = 3𝑘𝑚).
(b) Déterminer les expressions des résistances 𝑅1 , 𝑅2 , 𝑅1′ et 𝑅2′ en fonction de 𝑥, 𝜌𝑅 et 𝜌𝐴 .
(c) Déterminer l’expression littérale de la tension 𝑈 aux bornes du tramway en fonction de 𝐸𝐺 , 𝐼, 𝑅𝐺 , 𝑥, 𝜌𝑅
et 𝜌𝐴 .
(d) En déduire la chute de tension 𝛥𝑈 entre le début de la ligne 𝑂 et le tramway 𝑇.
(e) Déterminer les distances pour lesquelles la chute de tension est inférieure à 3,00% de la tension en début
de ligne.
2. Alimentation avec une chaine de retour :
On pallie la difficulté en faisant en sorte qu’outre le dispositif déjà décrit, la ligne d’alimentation appartienne
à une maille comprenant une ligne retour de résistance linéique 𝜌𝑟 = 800𝑚Ω. 𝑘𝑚−1 un interrupteur et un
générateur de tension à vide 𝐸𝑟 et de résistance interne 𝑅𝑟 = 10𝑚Ω.
Benkerroum Houssam 1 sur 5 Année scolaire: 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS de physique - chimie
Classe MPSI 2 DS 1 : Electroncinétique dans le cadre de l'ARQS

(a) Que peut-on dire de la situation où l’interrupteur est ouvert ? Dans la suite, on s’intéresse au cas où
l’interrupteur est fermé.
(b) Déterminer la nouvelle expression de la tension 𝑈 aux bornes du tramway en fonction de 𝐸𝐺 ,
𝐸𝑟 , 𝐼, 𝑅𝐺 , 𝑅𝑟 , 𝑥, 𝐷, 𝜌𝑅 , 𝜌𝑟 et 𝜌𝐴 .
(c) En déduire la chute de tension 𝛥𝑈 entre le début de la ligne 𝑂 et le tramway 𝑇.
(d) Déterminer les distances pour lesquelles la chute de tension est inférieure à 3,00% de la tension en début
de ligne. On utilisera 𝐸𝑟 = 300𝑉 pour les applications numériques.
(e) Conclure sur l’intérêt de la chaine de retour.
3. Régulation de la chaine de retour :
On cherche maintenant à optimiser la tension du générateur de la chaine de retour 𝐸𝑟 .
(a) Quelle doit être la valeur de 𝐸𝑟 pour que la chute de tension U soit minimale en un point 𝑥0 de la
ligne ? On donnera le résultat en fonction de 𝐼, 𝑅𝑟 , 𝑥0 , 𝐷, 𝜌𝑅 , 𝜌𝑟 et 𝜌𝐴 .
(b) Quel peut être l’intérêt d’une tension variable 𝐸𝑟 ?

Partie II : Le régime transitoire :


Problème 1 : Capacité commutée :
On considère le dispositif représenté ci-dessous. Un commutateur électronique K, commandé par un signal
d’horloge de période 𝑇ℎ bascule d’une position à l’autre périodiquement selon la séquence suivante :
1
➢ Etape a : 𝑛𝑇ℎ < 𝑡 ≤ (𝑛 + ) 𝑇ℎ K est en position A.
2
1
➢ Etape b : (𝑛 + 2) 𝑇ℎ < 𝑡 ≤ (𝑛 + 1)𝑇ℎ K est en position B.

Les commutations seront supposées instantanées. 𝐸1 et 𝐸2 sont des tensions constantes. Le but de cette étude
est de montrer que ce dispositif électronique commandé permet de simuler une résistance dont la valeur est
proportionnelle à la période 𝑇ℎ du signal de commande. Ce principe est à la base d’un très grand nombre de
montages électroniques utilisés notamment en télécommunications.
On suppose le phénomène établi depuis un temps suffisamment long pour que 𝑢(𝑡), 𝑖1 (𝑡) et 𝑖2 (𝑡) soient des
fonctions périodiques du temps de période 𝑇ℎ (mais non sinusoïdales).
On choisit de prendre comme origine des temps 𝑡0 = 0 l’instant correspondant au début d’une séquence, par
conséquent, on aura :
Benkerroum Houssam 2 sur 5 Année scolaire: 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS de physique - chimie
Classe MPSI 2 DS 1 : Electroncinétique dans le cadre de l'ARQS
𝑇ℎ
➢ Entre 0 et 2
: l’interrupteur K est en position A.
𝑇ℎ
➢ Entre 2
et 𝑇ℎ : l’interrupteur K est en position B.
A. Étude d’une période :
On note 𝑈0 la tension aux bornes du condensateur à 𝑡 = 0− .
1. Donner l’équation différentielle satisfaite par 𝑢(𝑡) durant l’étape a.
𝑇
2. En déduire l’expression de 𝑢(𝑡) entre 0 et ℎ .
2
𝑇ℎ 𝑇ℎ
3. Exprimer alors 𝑈0′ la tension aux bornes du condensateur en , en fonction de 𝑈0 , 𝐸1 et 𝛼 = .
2 2𝑟𝐶
𝑇ℎ
4. Déterminer de façon similaire, l’expression de 𝑢(𝑡) entre 2
et 𝑇ℎ (étape b).
5. Exprimer 𝑢(𝑇ℎ ) en fonction de 𝑈0′ , 𝐸2 et 𝛼.
B. Modélisation du commutateur :
6. Compte tenu de la périodicité de 𝑢(𝑡), exprimer 𝑈0 et 𝑈0′ en fonction de 𝐸1 , 𝐸2 et 𝛼.
7. Application numérique : Donner les valeurs numériques de 𝑈0 et 𝑈0′ avec une précision au 𝑚𝑉. Justifier
par un raisonnement qualitatif les résultats obtenus.
On donne : 𝑟 = 100Ω, 𝑓ℎ = 50𝑘𝐻𝑧, 𝐶 = 10𝑛𝐹, 𝐸1 = 5𝑉, 𝐸2 = 1𝑉.
8. Représenter soigneusement l’allure de 𝑢(𝑡) en fonction de 𝑡 sur une période.
9. Compte-tenu des valeurs numériques obtenues, démontrer que les valeurs moyennes des courants sur
une période vérifient :
𝐶(𝐸1 − 𝐸2 )
〈𝑖1 〉 = 〈𝑖2 〉 =
𝑇
10. En déduire la valeur de la résistance équivalente 𝑅𝑒𝑞 qui, branchée entre les sources 𝐸1 et 𝐸2 serait
traversée par le courant continu d’intensité : 𝐼 = 〈𝑖1 〉 = 〈𝑖2 〉
Problème 2 : Equations différentielles couplées :
Le circuit ci-dessous renferme un générateur continu de f.é.m. 𝐸 = 10𝑉, deux résistors identiques de résistance
𝑅 = 200Ω, deux condensateurs identiques de capacité 𝐶 = 1,0µ𝐹 et une bobine idéale d’inductance 𝐿 = 5,0𝑚𝐻.
Initialement les deux interrupteurs sont ouverts, les condensateurs sont déchargés.

A. Fermeture de 𝑲𝟏 :
On ferme l’interrupteur 𝐾1 et on attend l’installation d’un régime permanent stationnaire.
1. Justifier que les deux condensateurs portent à tout instant la même charge.
2. En déduire la valeur des deux tensions 𝑢1 et 𝑢2 en régime permanent.
B. Fermeture de 𝑲𝟐 :
Une fois le régime permanent atteint, on ferme l’interrupteur 𝐾2 à un instant noté 𝑡 = 0.
3. Quelles sont les valeurs de 𝑢1 et 𝑢2 et du courant 𝑖 juste après la fermeture de l’interrupteur à 𝑡 = 0+ ?
4. Obtenir les deux équations différentielles couplées vérifiées par les tensions 𝑢1 (𝑡) et 𝑢2 (𝑡) pour 𝑡 > 0.
Remarque : ces équations sont dites couplées car elles font intervenir simultanément les deux tensions.
5. On découple ces équations en posant 𝑢 = 𝑢1 − 𝑢2 et 𝑈 = 𝑢1 + 𝑢2 Montrer que les tensions 𝑢(𝑡) et 𝑈(𝑡)
vérifient les équations différentielles suivantes :
𝑑𝑈 𝑑²𝑢 𝑑𝑢
𝑅𝐶 +𝑈 =𝐸 2𝐿𝐶 + 𝑅𝐶 +𝑢 =𝐸
𝑑𝑡 𝑑𝑡² 𝑑𝑡
Benkerroum Houssam 3 sur 5 Année scolaire: 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS de physique - chimie
Classe MPSI 2 DS 1 : Electroncinétique dans le cadre de l'ARQS
6. Déterminer la solution 𝑈(𝑡) de la première équation différentielle.
7. Pour 𝑢(𝑡), calculer la valeur numérique du facteur de qualité. Dans quel type de régime se trouve-t-
on ?
8. Déterminer la solution 𝑢(𝑡) de la deuxième équation différentielle. En déduire l’expression de 𝑖(𝑡).
9. Donner les expressions des tensions 𝑢1 (𝑡) et 𝑢2 (𝑡). Représenter leur allure dans un même graphe.

Partie III : Circuits linéaire en régime sinusoïdal forcé


A. Détermination graphique d’une inductance
On considère le circuit suivant alimenté par une entrée de pulsation 𝜔 telle que 𝑒(𝑡) = 𝐸𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑0 ). La
résistance R vaut 4,0𝑘Ω.

1. Représenter les branchements de l’oscilloscope permettant les mesures de 𝑒(𝑡) et de 𝑠(𝑡).


2. En utilisant la notation complexe, exprimer 𝑠 en fonction de 𝑒,𝑅, 𝐿 et 𝜔.
1 1 𝜔
3. Montrer que l’on peut écrire 𝑠 = 𝑒 avec 𝑥 = Préciser les expressions de 𝜔0 en fonction de 𝑅 et 𝐿.
2 1− 𝑗 𝜔0
𝑥
4. Le graphe des tensions 𝑒(𝑡) et 𝑠(𝑡) = 𝑆𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑0 + 𝜑) est le suivant :

(a) Affecter les courbes à leur tension correspondante. Justifier.


(b) Déterminer graphiquement 𝑓,𝐸𝑚 et 𝑆𝑚 en expliquant votre démarche.
(c) Déduire des valeurs de 𝐸𝑚 et 𝑆𝑚 la valeur de 𝑥 pour la courbe ci-dessus. En déduire la valeur
de 𝐿.
B. Association en parallèle d’un condensateur et d’une bobine réelle :
Un circuit formé de l’association en parallèle de deux branches, l’un comportant un condensateur de capacité
C et l’autre comportant l’association en série d’un résistor de résistance 𝑅 et d’une bobine parfaite d’inductance
𝐿 est alimenté par une tension sinusoïdale de fréquence variable.

Benkerroum Houssam 4 sur 5 Année scolaire: 2023 - 2024


CPGE Moulay Youssef Rabat DS de physique - chimie
Classe MPSI 2 DS 1 : Electroncinétique dans le cadre de l'ARQS

𝜔 𝜔0
1. Montrer que l’impédance d’un circuit R, L, C série s’écrit : 𝑍𝑅𝐿𝐶 = 𝑅 (1 + 𝑗𝑄 (𝜔 − 𝜔
)) en explicitant
0

l’expression de 𝑄 et 𝜔0 .
2. Exprimer l’impédance du circuit ci-dessus.
1
3. Montrer que le circuit est équivalent à un résistor pour la pulsation suivante : 𝜔 = 𝜔0 √1 − 𝑄2 .
4. Démontrer que, pour cette pulsation, on a 𝑍 = 𝑅𝑄², 𝑍 étant l’impédance du circuit. La pulsation du
1
courant d’alimentation est fixée à une valeur quelconque 𝜔 alors que la capacité 𝐶 varie. Soient 𝐶0 = 𝐿𝜔²
la capacité qui correspond à la pulsation choisie et 𝑄0 le facteur de qualité pour cette même pulsation
de forme analogue à celui trouvé à la première question (en remplaçant 𝐶 par 𝐶0 ). Montrer que
l’impédance du circuit est maximale pour la valeur suivante de 𝐶 :
𝐶0
𝐶2 =
1
1+ 2
𝑄0
5. Démontrer que, pour cette valeur de 𝐶, l’impédance est réelle et qu’elle a pour valeur : 𝑍 = 𝑅(𝑄02 + 1)

Benkerroum Houssam 5 sur 5 Année scolaire: 2023 - 2024


DS 1 :

Etude de quelques circuits de


l’électronique analogique

Durée : 4 heures

Consignes :
 L’épreuve contient quatre grandes parties largement indépendantes.
 On veillera à une présentation et une rédaction claire et soignée des copies. Il
convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions
abordées.
 Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant
clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
 Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.
 Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être
admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème
sont relativement indépendantes entre elles.
 Chaque partie doit être rédigée séparément.
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 2 de physique
Physique SUP Electronique
L'électronique est une branche de la physique appliquée, qui s'intéresse aux phénomènes de conduction
électrique et aux équipements associés. Elle traite le mouvement des porteurs de charge dans le vide, les gaz
et les semiconducteurs, les phénomènes de conduction électrique qui en résultent, et de leurs applications.
L'électronique analogique est la partie de l'électronique qui exploite des signaux pouvant fonctionner ou être
mesurés par des valeurs continues. L'électronique analogique traite un signal dont la valeur est le plus souvent
mesurable par une grandeur physique. Cette épreuve contient trois parties largement indépendantes que vous
pouvez rédiger dans l’ordre que vous voulez.
➢ Partie I : Voie électrifiée.
➢ Partie II : Modélisation électrique de la lame de quartz.
➢ Partie III : Modulateur d’Armstrong.
➢ Partie IV : Régulation de température :

Partie I : Voie électrifiée


Une motrice de train (locomotive) est alimentée en courant continu. L’alimentation est réalisée par des sous-
stations 𝑆𝑖 distantes de D. Ces sous stations relient les rails (portées au potentiel nul 𝑉𝑇 = 0) à la caténaire AB.
Chaque source 𝑆𝑖 sera représentée par un générateur idéal de tension E (borne positive du côté de la caténaire).
La motrice M est branchée entre les rails et la caténaire. On supposera que son moteur est alimenté par un
courant constant 𝜂, c’est-à-dire qu’il pourra être modélisé par un générateur de courant idéal.
De plus, la caténaire présente une résistance électrique proportionnelle à sa longueur : si elle mesure 𝑙, sa
résistance est 𝜌𝑙, 𝜌 est la résistance linéique (d’unité Ω. 𝑚−1 ). La résistance électrique des rails est négligée, le
système (représenté ci-dessous à gauche) est donc, du point de vue électrique, équivalent au circuit ci-dessous
à droite (figure 1).

FIGURE 1 – Système et son équivalent électrique.


1. On considère une section de ligne de longueur D alimentée par deux stations (Cf. figure 1). On note 𝑥
la longueur de caténaire séparant la motrice de la sous station 𝑆1 .
(a) En appliquant une loi des mailles dans la « grande maille », exprimer 𝑖1 en fonction de 𝑥, 𝐷 et 𝜂.
(b) Exprimer la tension 𝑈 aux bornes de la motrice en fonction de 𝐸, 𝜌, 𝑥, 𝐷 et 𝜂.
(c) En déduire la chute de tension ∆𝑈 = 𝐸 − 𝑈 en fonction de 𝑥, 𝜌 et 𝐷.
𝐷
(d) Montrer que la chute de tension est maximale en 𝑥 = 2 . Que vaut alors ∆𝑈?
(e) Calculer 𝐷𝑚𝑎𝑥 la valeur maximale de 𝐷 pour maintenir une valeur de ∆𝑈 inférieure à ∆𝑈𝑚𝑎𝑥
valeur maximale admissible pour que le moteur de la motrice fonctionne correctement. Faire
l’application numérique pour 𝜌 = 5. 10−5 Ω. 𝑚−1 , 𝜂 = 800𝐴 et ∆𝑈𝑚𝑎𝑥 = 45𝑉.
2. Une section de même longueur D est - dans cette question - alimentée par une seule station selon la
figure 2 ci-dessous. La caténaire est constituée de deux fils identiques 𝐴𝐵 et 𝐴′𝐵′ (longueur 𝐷, résistance
linéique 𝜌) reliés aux extrémités. La motrice est branchée entre les rails et l’un des fils.

FIGURE 2 – Système à double caténaire.


Benkerroum Houssam Page 1 / 7 Année scolaire: 2023-2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 2 de physique
Physique SUP Electronique
(a) Déterminer l’équivalent électrique de ce nouveau système (de façon similaire à la figure 1).
(b) Montrer que le circuit est équivalent au schéma ci-dessous avec :
𝜌²𝑥(2𝐷 − 𝑥)
𝑅é𝑞 =
2𝜌𝐷

(c) En déduire la chute de tension ∆𝑈 = 𝐸 − 𝑈 en fonction de 𝑥, 𝜌 et 𝐷.


(d) Pour quelle valeur de 𝑥 a-t-on ∆𝑈 maximale ? On pourra s’aider des calculs précédents en
transposant le résultat. Vérifier la cohérence et l’homogénéité de l’expression obtenue.
(e) Calculer 𝐷𝑚𝑎𝑥 la valeur maximale de 𝐷 pour maintenir une valeur de ∆𝑈 inférieure à ∆𝑈𝑚𝑎𝑥
valeur maximale admissible pour que le moteur de la motrice fonctionne correctement. Faire
l’application numérique avec les valeurs précédentes.
3. On revient à un système de deux stations, mais avec une caténaire à deux fils court-circuités au milieu
de la ligne (figure 3 ci-dessous).

FIGURE 3 – Système à deux sous-stations.


(a) Déterminer l’équivalent électrique de ce nouveau système (de façon similaire à la figure 1).
𝜌𝑥(2𝐷−3𝑥)
(b) Montrer que 𝑈 = 𝐸 − 2𝐷
𝜂. Vu la symétrie du système, on se contentera de faire l’étude
𝐷
pour 0 < 𝑥 < 2
.
(c) En déduire la chute de tension ∆𝑈 = 𝐸 − 𝑈 en fonction de 𝑥, 𝜌 et 𝐷.
(d) Pour quelle valeur de 𝑥 a-t-on ∆𝑈 maximale ? On pourra s’aider des calculs précédents en
transposant le résultat.
(e) Quel est, à votre avis, le meilleur de ces trois systèmes ? Justifier.

Partie II : Modélisation électrique de la lame de quartz


Préliminaire. Théorème de Millman :
On se place en régime sinusoïdal forcé. Soit un nœud 𝐴0 de potentiel 𝑉0 où se rejoignent 𝑛 branches venant des
points 𝐴𝑘 où le potentiel est 𝑉𝑘 Chaque branche 𝐴0 𝐴𝑘 est modélisée par un dipôle d’impédance 𝑍𝑘 .

Benkerroum Houssam Page 2 / 7 Année scolaire: 2023-2024


CPGE Moulay Youssef Rabat DS 2 de physique
Physique SUP Electronique
1. Donner l’expression des intensités 𝑖𝑘 dans les n branches, en fonction de 𝑉0 , 𝑉𝑘 et 𝑍𝑘 .
1
2. En déduire l’expression du potentiel 𝑉0 en fonction de 𝑉𝑘 et 𝑍𝑘 , puis en fonction de 𝑉𝑘 et 𝑌𝑘 = .
𝑍𝑘

Modélisation électrique de la lame de quartz


Un cristal de quartz est taillé sous forme d’une lame à faces parallèles, d’épaisseur. Sur les deux faces en regard,
on effectue un dépôt métallique permettant d’obtenir deux électrodes, puis de connecter l’ensemble à un circuit
électrique. On admet les équations constitutives, du quartz :
𝑞 𝑑²𝑥 𝑑𝑥
+ 𝛼𝑥 = 𝑢 𝑚 +𝛿 + 𝑘𝑥 + 𝛼𝑞 = 0
𝐶 𝑑𝑡² 𝑑𝑡
Où 𝑚, 𝛿, 𝑘, 𝛼 et 𝐶 sont des constantes.
Les mesures permettent de modéliser la lame de quartz par un dipôle RLC série de fréquence propre 𝑓0 et de
facteur de qualité 𝑄.

1. Justifier simplement le modèle électrique propose pour la lame de quartz. Exprimer la pulsation propre
et le facteur du qualité. Si 𝑄 = 2000, 𝑅 = 100Ω et 𝑓0 = 1𝑀𝐻𝑧 calculer la valeur de 𝐿 et 𝐶 du modèle
électrique.
2. En réalité il faut ajouter au modèle précédent une capacite parasite 𝐶0 en parallèle avec le dipôle 𝑅𝐿𝐶
série. Représenter le schéma du dipôle équivalent. Que devient le schéma si la résistance 𝑅 est nulle.
3. Dans les quartz réels, on peut avoir 𝑄 ≈ 105 , de sorte que 𝑅 est très faible. On étudie dans cette question
le cas où 𝑅 = 0.
(a) Montrer que l’impédance du dipôle s’écrit sous la forme suivante :
𝜔²
1− 2
1 𝜔𝑆
𝑍=
𝑗(𝐶 + 𝐶0 )𝜔 𝜔²
1− 2
𝜔𝑃
On exprimera les pulsations de résonance série 𝜔𝑆 et parallèle 𝜔𝑃 en fonction de 𝐶, 𝐶0 et 𝐿.
(b) Montrer que la lame de quartz peut présenter un caractère capacitif ou inductif en fonction de
la pulsation 𝜔.
(c) Pourquoi parle-t-on de résonance en 𝜔𝑆 et d’antirésonance en 𝜔𝑃 ?
Etude d’un circuit à quartz
On considère le schéma électrique de la figure (1) ci-dessous la lame de quartz (noté 𝑍) est associée à un
amplificateur et deux condensateurs de capacités 𝐶1 et 𝐶2 . Le schéma équivalent de l’amplificateur est
représenté dans la figure (2) ci-dessous il comporte une source de courant contrôlée par la tension v et une
résistance 𝜌.

Figure 1 : Oscillateur Figure 2 : Amplificateur


1. Représenter le schéma équivalent de l’oscillateur.
2. On suppose que l’impédance de la lame de quartz est égale à 𝑗𝐿𝑒 𝜔. En utilisant le théorème de Millman
établir deux relations distinctes satisfaites par 𝑉𝐵 et 𝑉.
3. Montrer que des oscillations sinusoïdales peuvent prendre naissance dans le circuit pour une pulsation
Ω0 à condition que 𝜌 vérifie une condition particulière condition d’amplification.
Benkerroum Houssam Page 3 / 7 Année scolaire: 2023-2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 2 de physique
Physique SUP Electronique
4. Donner l'expression de Ω0 en fonction de 𝐶1 , 𝐶2 et 𝐿𝑒 . Exprimer 𝜌 en fonction de 𝐶1 , 𝐶2 et 𝑠.
5. Etablir le plus petit intervalle de pulsations dans lequel se situe Ω0 . Justifiez votre réponse.

Partie III : Modulateur d’Armstrong


La communication radio peut se faire par modulation d’amplitude ou modulation de fréquence. La
transmission utilise une porteuse, signal sinusoïdal de haute fréquence, dont les caractéristiques sont modulées
par le signal sonore à transmettre, de basse fréquence.
On peut réaliser une modulation de fréquence (FM en anglais) suivant le schéma d’Armstrong (figure ci-
dessous) qui utilise un montage intégrateur, un réseau déphaseur, un multiplieur et un soustracteur.

Dans la suite du problème, on étudie successivement les éléments de ce schéma.


On impose à l’entrée de l’ensemble, les deux tensions : 𝑉1 (𝑡) = 𝑉1𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔1 𝑡) et 𝑉2 (𝑡) = 𝑉2𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔2 𝑡) où 𝜔2 ≫
𝜔1 .
Les ALI sont considérés idéaux.
A. Modèle de l’ALI idéal :
1. Rappelez les hypothèses d’un amplificateur linéaire intégré idéal.
2. Tracer la caractéristique de transfert statique, c'est-à-dire les variations de 𝑢𝑠 en fonction de 𝜀. On notera
+𝑈𝑠𝑎𝑡 et −𝑈𝑠𝑎𝑡 les tensions de saturation.
3. Cette caractéristique fait apparaître deux domaines. Nommer et définir ces domaines.
B. Intégrateur :
L’intégrateur peut être réalisé à l’aide de l’un des deux montages suivants.

On commence par le montage (a).


1. Déterminer sans calcul la nature probable du filtre.
2. Déterminer sa fonction de transfert et établir son diagramme de Bode asymptotique en donnant
l’équation des asymptotes.
3. À quelle condition sur 𝑅, 𝐶 et 𝜔1 (qui est la pulsation de la tension d’entrée) ce montage se comporte-t-
il comme un filtre intégrateur ?
On étudie maintenant le montage (b).

Benkerroum Houssam Page 4 / 7 Année scolaire: 2023-2024


CPGE Moulay Youssef Rabat DS 2 de physique
Physique SUP Electronique
4. Quelle est le potentiel à la borne − de l’ALI ?
5. Etablir la fonction de transfert :
𝑉𝑖𝑛𝑡
𝐻(𝑗𝜔) =
𝑉1
6. En déduire l’équation reliant les tensions réelles 𝑉𝑖𝑛𝑡 (𝑡) et 𝑉1 (𝑡).
7. On utilise le montage (b) plutôt que le montage (a). Justifier ce choix.
8. On suppose qu’à 𝑡 = 0, 𝑉𝑖𝑛𝑡 (0) = 0, Quelle est alors la forme du signal 𝑉𝑖𝑛𝑡 (𝑡) ?
B. Déphaseur :
Un circuit déphaseur est représenté ci-dessous. Les résistances 𝑅1 , 𝑅2 sont fixes et la capacité 𝐶2 est variable.

1. Exprimer les potentiels 𝑉 + et 𝑉 − des entrées de l’ALI. En déduire la fonction de transfert 𝑇(𝑗𝜔) de ce
filtre.
2. Montrer que la tension 𝑉𝑑 (𝑡) est de la forme 𝑉𝑑 (𝑡) = 𝑉2 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑) où on exprimera 𝜑 en fonction des
données.
3. Pour une pulsation 𝜔 donnée, tracer l’allure du déphasage 𝜑 en fonction de la capacité 𝐶2 . Comment
𝜋
choisir 𝐶2 afin que 𝜑 = − 2 (quadrature) ? On considérera ce réglable effectué dans la suite.
C. Soustracteur :
On considère le montage ci-dessous.

Benkerroum Houssam Page 5 / 7 Année scolaire: 2023-2024


CPGE Moulay Youssef Rabat DS 2 de physique
Physique SUP Electronique
1. Justifiez que l’ALI fonctionne en régime linéaire.
2. Déterminer l’expression liant les différentes résistances 𝑅𝑎 , 𝑅𝑏 , 𝑅𝑐 , 𝑅𝑑 et les tensions 𝑉𝑚 (𝑡), 𝑉𝑑 (𝑡) et 𝑉𝑠 (𝑡).
3. Donner une condition simple entre 𝑅𝑎 , 𝑅𝑏 , 𝑅𝑐 et 𝑅𝑑 pour que : 𝑉𝑠 (𝑡) = 𝑉𝑑 (𝑡)−𝑉𝑚 (𝑡) On considérera par
la suite cette relation vérifiée.
D. Montage global :
Le multiplieur fournit en sortie la tension 𝑉𝑚 (𝑡) = 𝑘𝑉𝑖𝑛𝑡 (𝑡)𝑉2 (𝑡) avec 𝑘 une constante.
1. Montrer que la tension à la sortie du modulateur d’Armstrong peut se mettre sous la forme :
𝑉𝑠 (𝑡) = 𝑉2𝑚 √1 + 𝜀²𝑠𝑖𝑛²(𝜔1 𝑡)𝑠𝑖𝑛(𝜔2 𝑡 + 𝜙(𝑡))
Préciser les expressions de 𝜀 et de 𝑡𝑎𝑛𝜙(𝑡) en fonction de 𝑘, 𝑉1𝑚 , 𝑅, 𝐶, 𝜔1 et de 𝑡.
2. Lorsque 𝜀 et 𝜙(𝑡) sont petits devant 1, la tension de sortie peut se mettre sous la forme :
𝑉𝑠 (𝑡) = 𝑉2𝑚 𝑠𝑖𝑛(𝜔2 𝑡 + 𝑚𝑠𝑖𝑛(𝜔1 𝑡)) = 𝑉2𝑚 𝑠𝑖𝑛(𝜓(𝑡))
Où 𝜔2 est la pulsation élevée de la porteuse, 𝑚 le taux de modulation de pulsation modulante 𝜔1 et
𝜓(𝑡) la phase instantanée.
Préciser l’expression de 𝑚 en fonction de de 𝑘, 𝑉1𝑚 , 𝑅, 𝐶 et 𝜔1 .
𝑑𝜓(𝑡)
3. On appelle pulsation instantanée du signal 𝑉𝑠 (𝑡) la grandeur Ω(𝑡) = 𝑑𝑡 .
(a) Établir la relation liant Ω(𝑡), 𝜔2 , 𝑘, 𝑅, 𝐶 et 𝑉1 (𝑡).
(b) Justifier le nom de modulation de fréquence associé à ce traitement du signal.

Partie IV : Régulation de température :


Cet partie propose l’étude d’un dispositif simple de régulation thermique, Le régulateur dispose d’une sonde
de température permettant la mesure de T.
On utilise comme capteur de température une thermistance CTN (pour Coefficient de Température Négatif),
dont la résistance 𝑅(𝑇) diminue lorsque la température T augmente. Le dispositif de régulation est réalisé à
l’aide du montage représenté dans la figure ci-dessous dans lequel 𝑅(𝑇) est la résistance CTN et 𝐸(𝑇𝑐 ) est
fonction de la température de consigne selon la loi :
𝐸(𝑇𝑐 ) = 𝑎 + 𝑏𝑇𝑐
L’ALI du bloc 2 est supposé idéal, de tensions de saturation ∓𝑉𝑠𝑎𝑡 . L’objectif est de dimensionner le bloc 2,
c’est-à-dire de déterminer les coefficients a, b et une condition sur les résistances 𝑅1 et 𝑅2 .

1. Déterminer l’expression littérale de la tension 𝑣1 (𝑇) en fonction des composants du bloc 1.


On admet que dans la plage de température étudiée, la loi de comportement de la thermistance CTN permet
d’approximer la tension 𝑣1 (𝑇) par l’expression : 𝑣1 (𝑇) = 𝛼 + 𝛽𝑇 où 𝛼 et 𝛽 sont deux constantes connues.
Benkerroum Houssam Page 6 / 7 Année scolaire: 2023-2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 2 de physique
Physique SUP Electronique
2. Montrer que le potentiel de l’entrée non-inverseuse de l’ALI s’écrit :
𝑅1
𝑉 + = 𝑘𝑣𝑠 + (1 − 𝑘)𝐸 où 𝑘 =
𝑅1 + 𝑅2
3. Justifier que l’ALI du bloc 2 fonctionne en régime de saturation. Déterminer en fonction de 𝐸 les valeurs
de la tension 𝑣𝑒 (𝑡) pour lesquels il y a changement d’état de saturation.
4. Tracer la caractéristique 𝑣𝑠 = 𝑓(𝑣𝑒 ) Quelle est la fonction réalisée par le montage ?
5. Écrire les conditions de basculement en termes des températures. En déduire que le bon fonctionnement
du système impose :
𝛽∆𝑇
𝑘=
𝑉𝑠𝑎𝑡
6. Montrer alors que les coefficients doivent vérifier la relation :
[(1 − 𝑘)𝑏 − 𝛽]𝑇𝑐 + [(1 − 𝑘)𝑎 − 𝛼] = 0
En déduire les expressions de 𝑎 et 𝑏.
7. Pourquoi est-il intéressant d’imposer une tension 𝑣1 (𝑇) fonction affine de 𝑇 ?

Benkerroum Houssam Page 7 / 7 Année scolaire: 2023-2024


DS Commun de chimie :

Chimie des solutions


aqueuses

Durée : 2 heures et 15 minutes

Consignes :
 L’épreuve contient deux problèmes largement indépendantes.
 On veillera à une présentation et une rédaction claire et soignée des copies. Il
convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions
abordées.
 Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant
clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
 Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.
 Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être
admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème
sont relativement indépendantes entre elles.
 Chaque problème doit être rédigé séparément.
CPGE Moulay Youssef Rabat DS Commun en chimie
Classes: MPSI 1 & MPSI 4 Chimie des solutions aqueuses
En chimie des solutions aqueuses, une solution aqueuse est une phase liquide contenant plusieurs espèces
chimiques, dont une espèce est ultra-majoritaire, l'eau (le solvant), et des espèces ultra-minoritaires, les solutés
ou « espèces chimiques dissoutes ». Cette épreuve contient deux problèmes largement indépendants.
➢ Problème I : Trois approches du dosage d’un mélange d’acides.
➢ Problème II : Dosage complexométrique d’une solution d’ions aluminium

Problème I : Trois approches du dosage d’un mélange d’acides


Le titrage (dosage) acido-basique est une méthode de titrage reposant sur la réaction entre une base et un acide.
Il peut être réalisé avec un acide fort et une base forte, un acide fort et une base faible, ou une base forte et un
acide faible. Dans cette partie on s’intéresse à l’étude d’approches différentes du dosage d’un mélange d’acides.
Partie 1 : Dosage pH-métrique
On veut réaliser le dosage pH-métrique d’un mélange d’acide fort, l'acide chlorhydrique, de concentration
𝐶1 et d’acide éthanoïque (𝑝𝐾𝑎 = 4,8) de concentration 𝐶2 par une solution de soude de concentration
𝐶𝐵 = 0,1𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 . On prélève 𝑉0 = 25𝑚𝐿 du mélange et on ajoute 𝑉0 = 25𝑚𝐿 d’eau distillée dans un bécher de
150𝑚𝐿.
1. Représenter un schéma légendé du montage permettant de réaliser le dosage. On précisera clairement
les électrodes utilisées et leur rôle.
2. Expliquer en cinq lignes maximum, pourquoi il est nécessaire d'étalonner un pH-mètre.
3. Quelles sont les réactions de titrage qui ont lieu au cours de cette expérience. Calculer leur constante
d’équilibre. La figure 1 suivante donne la courbe obtenue à l’issue du dosage.

4. Écrire les relations aux équivalences et en déduire les concentrations 𝐶1 et 𝐶2 .


5. Comment retrouver le 𝑝𝐾𝑎 de l'acide éthanoïque à partir de la courbe de titrage.
Partie 2 : Méthode de Gran
L’une des difficultés pour obtenir avec précision les concentrations des acides est la détermination précise des
volumes équivalents. Le premier saut de pH n’est pas très important ici, le premier volume équivalent est donc
assez approximatif. Pour augmenter la précision du dosage on peut linéariser la courbe de pH par la méthode
de Gran.
6. Grâce à un tableau d’avancement de la première réaction de dosage avant l’équivalence, déterminer la
concentration en ions 𝐻3 𝑂+ pour un volume de soude ajouté 0 < 𝑉 < 𝑉𝐸1.
[Link] & [Link] Page 1 sur 5 Année scolaire: 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS Commun en chimie
Classes: MPSI 1 & MPSI 4 Chimie des solutions aqueuses
7. Montrer que si l’on trace (2𝑉0 + 𝑉)10−𝑝𝐻 en fonction de 𝑉 on obtient une droite qui coupe l’axe des
abscisses au volume équivalent : 𝑉 = 𝑉𝐸1. Que représente le coefficient directeur de cette droite ?
8. On a tracé (2𝑉0 + 𝑉)10−𝑝𝐻 = 𝑓(𝑉) sur la courbe suivante. Déterminer le volume équivalent et recalculer
la concentration 𝐶1 obtenue.

9. En se basant sur un tableau d’avancement de la deuxième réaction de dosage, déterminer pour


𝑉𝐸1 < 𝑉 < 𝑉𝐸2 la concentration en ion 𝐻3 𝑂+ de la solution.
10. On note 𝑉 ′ = 𝑉 − 𝑉𝐸1. Montrer que la courbe 𝑉 ′ . 10−𝑝𝐻 en fonction de 𝑉′ est une droite qui coupe l'axe
des abscisses en 𝑉 ′ = 𝑉𝐸2 − 𝑉𝐸1.
11. Sur la ligure 3, on a représenté 104 . 𝑉 ′ . 10−𝑝𝐻 en fonction de 𝑉. Déterminer 𝑉𝐸2 et recalculer la valeur de
𝐶2 correspondante.

12. Quel est l’avantage de la méthode de Gran par rapport à la méthode classique utilisant la courbe du pH
en fonction du volume de titrant ?
13. Peut-on déterminer le 𝑝𝐾𝑎 de l’acide éthanoïque à partir de la figure ci-dessus ? Si oui, préciser la
méthode et donner le résultat obtenu.
[Link] & [Link] Page 2 sur 5 Année scolaire: 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS Commun en chimie
Classes: MPSI 1 & MPSI 4 Chimie des solutions aqueuses
Partie 3 : Dosage conductimétrique
Une autre méthode expérimentale permettant de réaliser ce dosage est la conductimétrie. On dose le mélange
d’acide chlorhydrique, de concentration 𝐶1 et d’acide éthanoïque de concentration 𝐶2 par une solution de soude
de concentration 𝐶𝐵 = 0,1𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 . On prélève 𝑉0 = 25𝑚𝐿 du mélange et on ajoute 𝑉0′ = 175𝑚𝐿 d’eau distillée
dans un bécher de 250𝑚𝐿. La conductivité de la solution en fonction du volume de titrant est représentée sur
la courbe de la figure 4 :

14. Déterminer les volumes équivalents 𝑉𝐸1 et 𝑉𝐸2 par cette méthode et en déduire les concentrations 𝐶1 et
𝐶2 obtenues.
15. En vous appuyant sur les conductivités ioniques molaires limites proposées, justifier le signe et les
variations des pentes des différentes parties de la courbe de dosage.
16. Quel est l’intérêt d’ajouter un volume 𝑉0′ important d’eau distillée pour réaliser ce dosage.
17. Quels avantages apporte la conductimétrie par rapport à la pH-métrie ? (Précision, nombre de points
de mesure, . . .).
On donne les conductivités ioniques molaires limites suivantes :

Problème II : Dosage complexométrique d’ions aluminium


De nombreux cations forment des complexes avec la tétrabase (notée 𝑌 4− ) de l’acide ethylènediamine tétra
acétique 𝐻4 𝑌 représenté ci-dessous.

On peut ainsi doser de nombreux cations, dès lors qu’on dispose d’un moyen de repérage de l’équivalence.
Très souvent, on utilise un indicateur coloré qui donne lui aussi des complexes colorés moins stables avec le
cation. On propose ici un dosage des ions aluminium 𝐴𝑙 3+ par l’EDTA. EDTA désigne, dans ce qui suit, une
des formes suivantes : 𝐻4 𝑌, 𝐻3 𝑌 − , 𝐻2 𝑌 2− , 𝐻𝑌 3− et 𝑌 4− .
Comme la réaction de formation du complexe [𝐴𝑙𝑌]− est lente, on réalise un dosage indirect utilisant les ions
zinc.
[Link] & [Link] Page 3 sur 5 Année scolaire: 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS Commun en chimie
Classes: MPSI 1 & MPSI 4 Chimie des solutions aqueuses
Données :
➢ Constantes d’acidité de 𝐻4 𝑌 : 𝐾𝑎1 = 10−2 , 𝐾𝑎2 = 10−2,7 , 𝐾𝑎3 = 10−6,2 et 𝐾𝑎4 = 10−10,3.
➢ Constantes de formation des complexes : [𝐴𝑙𝑌]− 𝛽𝐴𝑙𝑌 = 1016,1 ; [𝑍𝑛𝑌]2− 𝛽𝑍𝑛𝑌 = 1015,9 .
➢ 𝐴𝑙 3+ , 𝑍𝑛2+ , [𝐴𝑙𝑌]− et [𝑍𝑛𝑌]2− sont incolores en solution aqueuse.
Partie 1 : Dosage de la solution d’EDTA par une solution titrée d’ions 𝒁𝒏𝟐+ :
1. Représenter le diagramme de prédominance des espèces de l’EDTA en fonction du 𝑝𝐻.
2. L’indicateur coloré utilisé pour le repérage de l’équivalence est l’orangé de xylénol qui forme un
complexe violet avec les ions 𝑍𝑛2+.
(a) L’orangé de xylénol est un polyacide. Dans le domaine de 𝑝𝐻 dans lequel les réactions se
déroulent, seules 3 espèces peuvent intervenir : 𝐼𝑛4− de couleur rouge, 𝐻𝐼𝑛3− jaune et 𝐻2 𝐼𝑛2−
Le complexe formé avec 𝑍𝑛2+ a pour formule [𝑍𝑛𝐼𝑛]2− il est violet. On donne, figure ci-dessous
(Annexe à rendre avec la copie) le diagramme de prédominance des espèces 𝐼𝑛4− , 𝐻𝐼𝑛3− , 𝐻2 𝐼𝑛2−
et [𝑍𝑛𝐼𝑛]2− en fonction du 𝑝𝐻 et de 𝑝𝑍𝑛 = −𝑙𝑜𝑔[𝑍𝑛2+ ]. On considère qu’une espèce est
prédominante dès lors que sa concentration est supérieure à celles des autres. Terminer le
diagramme en plaçant les frontières verticales manquantes et attribuer les 4 domaines aux
différentes espèces, justifier brièvement.

(b) Déduire du diagramme la valeur de la constante d’acidité du couple 𝐻𝐼𝑛3− ⁄𝐼𝑛4−.


(c) À l’aide du diagramme, retrouver la valeur de la constante de formation 𝛽𝑍𝑛𝐼𝑛 du complexe
[𝑍𝑛𝐼𝑛]2−.
(d) Retrouver, par le calcul, la pente du segment compris entre 𝑝𝐻 = 3,2 et 𝑝𝐻 = 6,4.
3. Le protocole du dosage de la solution d’ions 𝐻2 𝑌 2− par une solution d’ion 𝑍𝑛2+ est le suivant.
Introduire un volume 𝑉0 = 20𝑚𝐿 de solution d’ions 𝐻2 𝑌 2− puis un volume d’eau distillée
d’environ 110𝑚𝐿 et trois spatulées d’hexaméthylènetétramine (base notée 𝐵, le couple 𝐵𝐻 + ⁄𝐵
a une constante d’acidité 𝐾𝑎 telle que 𝑝𝐾𝑎 = 5,1).
Ajuster le pH à une valeur comprise entre 5 et 6 à l’aide d’acide chlorhydrique ou d’une solution
aqueuse d’hydroxyde de sodium.
Ajouter 5 gouttes de solution d’orangé de xylénol.
Titrer par la solution d’ions 𝑍𝑛2+ de concentration 𝐶𝑍𝑛 = 10−2 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1.
Deux dosages ont conduit au relevé des volumes équivalents suivants : 20,1𝑚𝐿 et 20𝑚𝐿.
(a) Donner le matériel utilisé pour les divers prélèvements et ajouts de solutions.
(b) Écrire l’équation de la réaction de dosage, en tenant compte du 𝑝𝐻 pour le choix des espèces.
Calculer sa constante de réaction.
(c) Avant l’équivalence, indiquer la couleur de la solution.
(d) Écrire l’équation de la réaction induisant un changement de couleur de la solution à
l’équivalence. Préciser la couleur de la solution après l’équivalence. Justifier pourquoi le 𝑝𝐻 est
[Link] & [Link] Page 4 sur 5 Année scolaire: 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS Commun en chimie
Classes: MPSI 1 & MPSI 4 Chimie des solutions aqueuses
maintenu à la valeur de 5 lors du dosage. Indiquer s’il convient de relever le volume équivalent
au début ou à la fin du virage.
(e) Calculer la concentration de la solution d’EDTA, 𝑐𝐸𝐷𝑇𝐴 .
Partie 2 : Dosage de la solution d’ions aluminium
Le protocole du dosage de la solution d’ions 𝐴𝑙 3+ notée S, de concentration 𝐶𝐴𝑙 est le suivant.
Dans un erlenmeyer, introduire successivement une prise d’essai de volume 𝑉𝑠 = 10𝑚𝐿 de la solution
S, un volume 𝑉0 = 20𝑚𝐿 de solution d’ions 𝐻2 𝑌 2− de concentration 𝑐𝐸𝐷𝑇𝐴 déterminée précédemment,
puis un volume d’eau distillée d’environ 100𝑚𝐿 et trois spatulées d’hexaméthylènetétramine.
Ajuster le pH à une valeur comprise entre 5 et 6.
Ajouter 5 gouttes de solution d’orangé de xylénol.
Titrer par la solution d’ions 𝑍𝑛2+ de concentration 𝐶𝑍𝑛 = 10−2 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1.
On précise que l’orangé de xylénol ne forme pas de complexe avec les ions 𝐴𝑙 3+ . Deux dosages ont conduit au
relevé des volumes équivalents suivants : 13,4𝑚𝐿 et 13,6𝑚𝐿.
4. Écrire l’équation de la réaction qui se produit avant le dosage, en tenant compte du pH pour le choix
des espèces.
5. Écrire l’équation de la réaction de dosage. Dresser la liste des espèces présentes dans l’erlenmeyer avant
puis après le virage de la solution.
6. Calculer la concentration 𝐶𝐴𝑙 de la solution S.

[Link] & [Link] Page 5 sur 5 Année scolaire: 2023 - 2024


Annexe (à rendre avec la copie)
Nom et prénom : …………………………………
Classe : ……………………………………………..
Annexe (à rendre avec la copie)
Nom et prénom : …………………………………
Classe : ……………………………………………..
Annexe : Diagramme de prédominance en
fonction de 𝒑𝑴 = −𝒍𝒐𝒈ሾ𝑴ሿ
Considérons un cation métallique, noté M, donnant avec le ligand L un seul complexe ML selon la
réaction d’équation :
𝑀 + 𝐿 ⇋ 𝑀𝐿
De la constante de formation :
1 ሾ𝑀𝐿ሿ
𝐾𝑓 = =
𝐾𝑑 ሾ𝑀ሿሾ𝐿ሿ
Soit :
1 ሾ𝑀𝐿ሿ
𝑙𝑜𝑔 ( ) = 𝑙𝑜𝑔 ( )
𝐾𝑑 ሾ𝑀ሿሾ𝐿ሿ
ሾ𝑀𝐿ሿ 1
𝑝𝐾𝑑 = 𝑙𝑜𝑔 ( ) + 𝑙𝑜𝑔
ሾ𝐿ሿ ሾ𝑀ሿ
ሾ𝑀𝐿ሿ
𝑝𝐾𝑑 = 𝑙𝑜𝑔 ( ) − 𝑙𝑜𝑔ሾ𝑀ሿ
ሾ𝐿ሿ
Or 𝑝𝑀 = −𝑙𝑜𝑔ሾ𝑀ሿ on aura alors :
ሾ𝑀𝐿ሿ
𝑝𝐾𝑑 = 𝑙𝑜𝑔 ( ) + 𝑝𝑀
ሾ𝐿ሿ
ሾ𝐿ሿ
𝑝𝑀 = 𝑝𝐾𝑑 + 𝑙𝑜𝑔 ( )
ሾ𝑀𝐿ሿ
Lorsque 𝑝𝑀 = 𝑝𝐾𝑑 , ሾ𝐿ሿ = ሾ𝑀𝐿ሿ
Lorsque 𝑝𝑀 > 𝑝𝐾𝑑 , ሾ𝐿ሿ > ሾ𝑀𝐿ሿ , 𝐿 est l’espèce prédominante.
Lorsque 𝑝𝑀 < 𝑝𝐾𝑑 , ሾ𝐿ሿ < ሾ𝑀𝐿ሿ , 𝑀𝐿 est l’espèce prédominante.
Il est possible de tracer un diagramme de prédominance pour des couples donneur/accepteur de
cations métalliques en fonction de 𝑝𝑀 =– 𝑙𝑜𝑔ሾ𝑀ሿ.
La mécanique du point est l'étude du mouvement des points matériels. Alors que la cinématique permet
d'étudier les relations entre les paramètres du mouvement (position, vitesse, accélération, etc.), la dynamique
du point permet de prédire l'évolution de ces paramètres en connaissant les causes du mouvement.
❖ Partie 1 : Tir d’un obus vers le zénith.
❖ Partie 2 : Mesure du temps par horloge à balancier.

Partie 1 : Tir d’un obus vers le zénith


Au 17e siècle un ami et correspondant de Descartes, se livra à un tir d’obus, le canon étant pointé vers le zénith.
On se propose d’étudier l’influence de différents facteurs physiques sur la trajectoire de l’obus. En un lieu 𝑂,
un canon tire un obus à la vitesse 𝑣0 = 100𝑚. 𝑠 −1 suivant la verticale ascendante Oz. On désigne par 𝑂𝑥𝑦𝑧 un
repère orthonormé lié à la Terre. Le référentiel terrestre R est supposé galiléen. On note 𝑔⃗ le champ de pesanteur
terrestre, de module 𝑔 supposé constant égal à 𝑔 = 10𝑚. 𝑠 −2 .

Préliminaires :
1. Définir le modèle du point matériel. Discuter sa validité.
2. Définir la quantité de mouvement.
3. Enoncer le principe d’inertie.

Frottements négligeables :
4. Donner l’expression de la vitesse 𝑣⃗𝑀/𝑅 de l’obus à un instant quelconque.
5. En appliquant le principe fondamental de la dynamique, donner le nombre de degrés de liberté du
mouvement. Le mouvement est-il à une dimension ou deux dimension ?
6. Établir la ou les équations du mouvement afin d’obtenir les équations horaires.
7. À quel instant 𝑡ℎ l’obus atteint-il son altitude maximale notée ℎ?
8. Au bout de combien de temps l’obus retombe-t-il au sol ? À quelle vitesse ?

Frottements d’ordre 1 :
9. Rappelez l’expression de la force du frottement fluide dans le cas des faibles vitesses ?
10. Retrouver, en utilisant le principe fondamental de la dynamique, l’équation de mouvement.
11. Quelle est la nature du mouvement dans ce cas ?

Frottements quadratiques :
La résistance de l’air sur l’obus, de forme sphérique de rayon 𝑟0 = 5𝑐𝑚 et animé d’une vitesse de norme 𝑣, se
traduit par une force 𝑓⃗ de module ‖𝑓⃗‖ = 𝑘𝜋𝑟02 𝑣². Au voisinage des conditions normales, 𝑘 = 0,25𝑆𝐼. L’obus est
en plomb de masse volumique 𝜌 = 11,3𝑔. 𝑐𝑚−3.
12. Préciser l’unité de 𝑘.
13. En appliquant le principe fondamental de la dynamique. Établir l’équation du mouvement qu’on
mettra sous la forme :
𝑑𝑧̇
+ 𝛼(𝑣)𝑧̇ = 0
𝑑𝑡
𝛼(𝑣) une fonction qui dépend de la norme de 𝑣 à préciser et 𝛽 une constante à préciser.
14. Montrer qu’il existe une solution 𝑧̇ = 𝑣𝑙𝑖𝑚 constante à cette équation différentielle qu’on exprimera en
fonction de 𝜌, 𝑟0 , 𝑘 et 𝑔. Faire l’application numérique.
15. Exprimer le temps caractéristique pour atteindre la vitesse limite en supposant que les frottements sont
négligeables. Faire l’application numérique.
16. Lors de la phase de montée, comparer la force de frottement au poids à 𝑡 = 0 ?
17. On pose 𝑢 = 𝑣², Montrer que lors de la phase de montée, 𝑢 vérifie l’équation :
𝑑𝑢 𝑘𝜋 2
= −2𝑔 − 2 𝑟0 𝑢
𝑚
𝑑𝑧 𝑚
18. En posant 𝑑 = 2𝑘𝜋𝑟2 résoudre cette équation différentielle afin d’obtenir 𝑢(𝑧).
0
19. En déduire 𝑧(𝑣). Exprimer l’altitude H atteinte par l’obus à la fin de la phase de montée.
20. L’obus atteindra-t-il sa vitesse limite lors de sa phase de descente ?
Partie 2 : Mesure du temps par horloge à balancier
La mesure du temps s’est faite par des moyens divers au cours de l’histoire de l’humanité : cadrans solaires,
sabliers, pendules, circuits électroniques.... La précision de cette mesure s’est sans cesse améliorée, pour
atteindre celle des horloges atomiques d’aujourd’hui.

Galilée montre vers 1610 que les oscillations d’un pendule sont isochrones : elles ne dépendent pas de
l’amplitude du mouvement. Huygens exploite ceci à partir de 1657 pour concevoir une horloge dont le
mouvement est régulé par les oscillations d’un pendule : la précision s’en trouve grandement améliorée. C’est
ce type d’horloge que nous étudions.
On considère un pendule dont toute la masse 𝑚 est localisée au point M. Le fil reliant 𝑂 à 𝑀 est supposé
inextensible et de masse négligé.
On note ℓ sa longueur. On se place dans le référentiel terrestre supposé galiléen. On négligera tout frottement.
Le champ de pesanteur est 𝑔⃗ = −𝑔𝑢⃗⃗𝑧 avec 𝑧 vers le haut et 𝑔 = 9,8𝑚. 𝑠 −2 .
Période des petites oscillations : analyse dimensionnelle :
1. En utilisant l’analyse dimensionnelle, donner une expression de la période 𝑇 des oscillations du
pendule. Cette expression sera à une constante multiplicative 𝐴 près, 𝐴 étant sans dimension. On ne
fera pas intervenir les conditions initiales dans l’analyse.
Afin d’obtenir A, il faut mener une analyse plus poussée du problème. C’est ce que nous faisons dans la suite.

Mise en équation et résolution dans le cas des petites oscillations


On suppose que le pendule est lâché d’un angle initial 𝜃0 ≪ 1𝑟𝑎𝑑 avec une vitesse angulaire initiale 𝜃̇0 = 0.
2. Définir la puissance d’une force.
3. Quel est le système de coordonnées adapté ici ? Indiquer sur un schéma la base de ce système de
coordonnées. Exprimer le vecteur vitesse de M dans ce système de coordonnées.
4. Faire le bilan des forces s’exerçant sur le point M et les représenter sur le schéma précédent.
5. Exprimer les puissances des forces.
6. Enoncer, puis démontrer le théorème le théorème de la puissance cinétique. Etablir l’équation du
mouvement portant sur 𝜃(𝑡).
7. Exprimer la période des oscillations notée 𝑇0 .
8. Une définition a été proposé pour l’unité « un mètre » comme étant la longueur du fil d’un pendule
pour lequel une demi-oscillation dure une seconde (la période est donc de 2 s). Ce n’est finalement pas
ceci qui a été retenu, mais une définition basée sur la longueur du méridien terrestre. Quelle est
aujourd’hui la définition du mètre ?

Expression de la période dans le cas des grandes oscillations


On remplace la ficelle par une tige rigide, de masse négligeable par rapport à la masse 𝑚. Ceci ne change donc
rien à la mise en équation, et permet simplement au pendule de faire des mouvements de grande amplitude
sans que la ficelle ne se détende (par exemple lorsque le pendule est vers 𝜃 = 𝜋). La force exercée par la tige
sur la masse ne travaille pas. On ne tiendra donc pas compte de cette tige.
9. Montrer que l’énergie mécanique du point M se met sous la forme :
1
𝐸𝑚 = 𝑚ℓ2 𝜃̇ 2 − 𝑚𝑔𝑙𝑐𝑜𝑠𝜃
2
On suppose dans la suite que le pendule n’effectue pas de tour complet, et qu’il est lâché d’un angle 𝜃0 avec
une vitesse angulaire initiale nulle.
10. Justifier qu’au cours du mouvement : 𝐸𝑚 = −𝑚𝑔𝑙𝑐𝑜𝑠𝜃0 .
11. En déduire l’expression de la vitesse angulaire atteinte par M au cours du mouvement.
12. Déduire des questions 10 et 11, l’expression de l’angle infinitésimal 𝑑𝜃 parcouru par le pendule pendant
un temps 𝑑𝑡.
13. En déduire que la période des oscillations du pendule.
DS 5 :

Quelques aspects des réactions d’oxydo-réduction


en solutions aqueuses

Durée : deux heures

Consignes :
 L’épreuve contient deux problèmes largement indépendantes.
 On veillera à une présentation et une rédaction claire et soignée des copies. Il convient en particulier de
rappeler avec précision les références des questions abordées.
 Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur
sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à
prendre.
 Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.
 Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions
suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème sont relativement indépendantes entre elles.

 Chaque problème doit être rédigé séparément.


CPGE Moulay Youssef Rabat DS 5 - Chimie des solutions aqueses
Classe MPSI 2 Quelques aspects des réaction d'oxydoréduction
Une réaction d'oxydoréduction ou réaction rédox est une réaction chimique au cours de laquelle se produit
un transfert d'électrons. Elle consiste en une réaction oxydante couplée à une réaction réductrice. L'espèce
chimique qui capte les électrons est l'oxydant et celle qui les cède, le réducteur. La réaction est caractérisée par
une variation du nombre d'oxydation (𝑛. 𝑜) de chacune des espèces en jeu. Les réactions d’oxydoréduction
peuvent libérer de l’énergie ou en absorber.
On s’intéressera dans cet épreuve à l’études de quelques aspects des réactions d’oxydoréduction en
solution aqueuse.
➢ Problème I : Les piles électrochimiques.
➢ Problème II : Diagramme E-pH du cuivre.

Problème I : Les piles électrochimiques


Une pile électrique, couramment dénommée « pile », est un dispositif électrochimique inventé par le
scientifique italien Volta. Une pile permet de produire de l'électricité en convertissant de l'énergie chimique
en énergie électrique grâce à une réaction d'oxydoréduction spontanée. On s’intéresse dans cette partie
d’étudier deux types des piles
A. Pile électrochimique et complexation :
On se propose de déterminer la stœchiométrie 𝑛 et la constante globale de formation 𝛽𝑛 du complexe
[𝐴𝑔(𝑁𝐻3 )𝑛 ]+ en solution aqueuse. On considère les solutions 𝑆𝑖 (𝑖 = 0,1,2,3) préparées de la manière suivante
: dans une fiole jaugée de 𝑉 = 100𝑚𝐿, on place un volume 𝑣0 = 20𝑚𝐿 d’une solution de nitrate d’argent
(𝐴𝑔+ + 𝑁𝑂3− ) à 𝐶0 = 10−2 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 et un volume 𝑣𝑖 d’une solution d’ammoniac à 𝐶 = 1𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 puis on
complète au trait de jauge avec de l’eau distillée.

1. Écrire l’équation de la réaction globale de formation du complexe [𝐴𝑔(𝑁𝐻3 )𝑛 ]+ dans la solution 𝑆𝑖 .


2. Donner en fonction de 𝑣𝑖 et 𝑛 l’expression des concentrations à l’équilibre [𝐴𝑔(𝑁𝐻3 )𝑛 ]+ et [𝑁𝐻3 ]𝑖 . Quel
est l’intérêt d’utiliser une solution d’ammoniac concentrée ?
On réalise la pile suivante pour chaque solution 𝑆𝑖 .

3. Comment nomme-t-on une telle pile ?


4. Exprimer le potentiel d’oxydoréduction du couple 𝐴𝑔+ /𝐴𝑔.
5. Montrer que la mesure des différences de potentiel ∆𝐸𝑖 = 𝐸𝑖 − 𝐸0 entre les électrodes d’argent permet
de déterminer les valeurs de 𝑛 et 𝛽𝑛 . Justifier le signe négatif de ∆𝐸𝑖 .
6. Exploiter les mesures du tableau ci-dessous et déterminer la valeur de 𝑛 et de 𝛽𝑛 .

B. Pile de Lithium :
Beaucoup d’appareils embarqués portables fonctionnent avec des piles au lithium. Elles peuvent être de forme
bouton ou cylindriques. Le but de cette partie est de comprendre l’intérêt du choix du lithium dans leur
conception. Une modélisation simple d’une pile au lithium est proposée ici. Une des électrodes est constituée
de lithium Li(s), l’autre est une électrode liquide qui joue en même temps le rôle d’électrolyte.
1. Électrode de lithium : À 25°𝐶, on donne : 𝐸°(𝐿𝑖 + /𝐿𝑖) = −3,03𝑉.
(a) Écrire la demi-équation électronique pour ce couple.
Benkerroum Houssam Page 1 Année scolaire : 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 5 - Chimie des solutions aqueses
Classe MPSI 2 Quelques aspects des réaction d'oxydoréduction
(b) Exprimer le potentiel de cette électrode noté 𝐸𝐿𝑖 en présence d’ions 𝐿𝑖 + et faire l’application numérique
avec une concentration : [𝐿𝑖 + ] = 0,01𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1.
(c) Afin de justifier le choix du lithium, on envisage une autre électrode, au zinc. Sachant que
𝐸°(𝑍𝑛2+ /𝑍𝑛) = −0,76𝑉. Calculer le potentiel rédox de cette électrode en présence d’ions 𝑍𝑛2+avec une
concentration [𝑍𝑛2+ ] = 0,01𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 .
(d) Comparer les deux valeurs précédentes. Que dire du caractère réducteur du lithium ?
(e) L’électrode de lithium joue-t-elle alors le rôle de cathode ou d’anode.
2. Électrode liquide au chlorure de thionyle 𝑺𝑶𝑪𝒍𝟐 : Elle est constituée d’une électrode de carbone poreux
remplie de chlorure de thionyle. Ce dernier est à la fois le solvant et l’électrolyte. La demi-équation est :
2𝑆𝑂𝐶𝑙2 + 4𝑒 − ⇌ 𝑆 + 𝑆𝑂2 + 4𝐶𝑙 −
(a) Sachant que 𝑛. 𝑜(𝐶𝑙) = −𝐼, calculer le nombre d’oxydation du soufre dans les espèces 𝑆, 𝑆𝑂2 et 𝑆𝑂𝐶𝑙2 .
(b) Le chlorure de thionyle subit-il une oxydation ou une réduction ?
(c) L’électrode liquide joue-t-elle alors le rôle de cathode ou d’anode ?
Une mesure du potentiel d’oxydoréduction donne 𝐸 = 0,65𝑉 par rapport l’électrode standard à hydrogène.
3. Bilan de la pile :
(a) Faire une représentation schématique de la pile en précisant bien la nature de chaque électrode et la
polarité de la pile.
(b) Écrire l’équation bilan qui traduit le fonctionnement de cette pile.
(c) Exprimer la f.é.m de cette pile en fonction de 𝐸𝐿𝑖 et 𝐸.
(d) Que pensez-vous de la valeur trouvée par rapport aux valeurs connues pour une pile alcaline
classique ?
(e) Le lithium réagissant vivement avec l’eau et le chlorure de thionyle présentant également des risques,
quel conseil peut-on donner à un utilisateur ayant une pile usagée ?

Problème II : Diagramme E-pH du cuivre


On donne en figure ci-dessous le diagramme potentiel-pH simplifié des espèces du cuivre et de l’iode en
solution aqueuse, pour des concentrations en cuivre et iode dissous de 0,1𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1

On donne :
𝑅𝑇
𝑙𝑛10 = 0,06𝑉 à 25°C où F est le Faraday (charge d’une mole d’électrons en valeur absolue).
𝐹
1 1
Produits de solubilité : 𝑝𝐾𝑠1 = 14 : 𝐶𝑢+ + 𝐻𝑂− ⇌ 2 𝐶𝑢2 𝑂 + 2 𝐻2 𝑂
Benkerroum Houssam Page 2 Année scolaire : 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 5 - Chimie des solutions aqueses
Classe MPSI 2 Quelques aspects des réaction d'oxydoréduction
Potentiels standards :
𝐶𝑢+ /𝐶𝑢 𝐶𝑢2+ /𝐶𝑢 𝑂2 /𝐻2 𝑂 𝐻 + /𝐻2 𝐼2 /𝐼 −
𝐸10 = 0,52𝑉 0
𝐸2 = 0,337𝑉 0
𝐸3 = 1,23𝑉 0
𝐸4 = 0𝑉 𝐸° = 0,63𝑉

La droite en trait épais représente la frontière de prédominance des espèces aqueuses 𝐼 et 𝐼2 en milieu acide
ou neutre. 𝐶𝑢+ et 𝐶𝑢2+sont des ions en solution, 𝐶𝑢, 𝐶𝑢2 𝑂 et 𝐶𝑢(𝑂𝐻)2 des solides.
1. Préciser les degrés d’oxydation du cuivre dans les espèces 𝐶𝑢+ ,𝐶𝑢2+,𝐶𝑢, 𝐶𝑢2 𝑂 et 𝐶𝑢(𝑂𝐻)2 .
2. Exprimer le potentiel standard du couple 𝐶𝑢2+ /𝐶𝑢+en fonction des autres potentiels standards et
calculer sa valeur numérique. Montrer que l’ion cuivreux 𝐶𝑢+ est instable en solution aqueuse. Ecrire
la réaction subie par les ions 𝐶𝑢+ en solution aqueuse et calculer sa constante. Comment s’appelle une
telle réaction ? Citer un autre exemple d’une réaction du même type.
3. Ecrire la demi-équation rédox correspondant au couple 𝐶𝑢2 𝑂/𝐶𝑢 en solution aqueuse. Calculer
numériquement le potentiel standard de ce couple, et déterminer la pente de la droite séparant les zones
de prédominance des deux éléments de ce couple dans le diagramme potentiel-pH.
4. Ecrire les demi-équations rédox équilibrées relatives aux couples de l’eau. Tracer sur le diagramme
potentiel-pH donné et reproduit grossièrement sur la copie, le diagramme potentiel-pH de l’eau, et
préciser les domaines de prédominance des différentes espèces de ce diagramme de l’eau.
5. En utilisant ce diagramme :
(a) Le cuivre est-il attaqué par l’eau (sans oxygène dissous) en milieu acide, neutre ou basique ?
(b) L’oxyde 𝐶𝑢2 𝑂 est-il par l’eau ? Par l’oxygène dissous dans l’eau ? Si oui, écrire la (ou les) réaction
équilibrée correspondante.
(c) Les solutions aqueuses d’iode sont-elles stables en milieu acide ? Sinon écrire le réaction
équilibrée correspondante.
(d) Les ions cuivriques 𝐶𝑢2+sont-ils à priori réduit par les ions 𝐼 − ?
Le cuivre métallique est violemment attaqué par une solution diluée d’acide nitrique (𝐻 + + 𝑁𝑂3− ) suivant le
schéma de la figure ci-dessous avec formation de bulles de monoxyde d’azote 𝑁𝑂 gazeux.

6. Ecrire le bilan équilibré de la réaction redox totale qui donne le monoxyde d’azote à partir du cuivre.
7. On travaille avec 𝑚 = 0,15𝑔 de cuivre impur dont on note 𝜏 le titre massique (pourcentage de cuivre
en masse dans le solide), et un large excès d’acide nitrique. On récupère un volume 𝑉 d’environ 31𝑐𝑚3
de gaz à 25°𝐶 et sous la pression de 1𝑏𝑎𝑟 dans le tube. Calculer 𝜏 en pour-cent.
8. En fait l’attaque du cuivre par l’acide nitrique conduit aussi à la formation d’un peu de dioxyde d’azote
𝑁𝑂2 . Expliquer clairement en quoi ceci fausse le résultat précédent et dire si le vrai titre massique est
supérieur ou inférieur au titre 𝜏 calculé précédemment. Voyez-vous d’autre(s) cause(s) d’erreurs à la
mesure ainsi réalisée ?
9. Si on tente la même expérience avec de l’acide nitrique presque pur, rien ne se passe, et le cuivre n’est
pas attaqué. Même si on dilue ensuite la solution, rien ne se passe nom plus ; mais si on ajoute un autre
morceau de cuivre dans la solution diluée, il réagit violemment.
(a) L’acide nitrique presque pur est bien sûr plus acide que la solution diluée. Est-il plus oxydant,
moins oxydant, ou autant oxydant que la solution diluée (justifier).
(b) Expliquer alors pourquoi on n’observe pas de réaction et interpréter les observations
expérimentales. Citer un autre exemple où intervient un phénomène similaire.

Benkerroum Houssam Page 3 Année scolaire : 2023 - 2024


DS 6 :

Quelques applications de la mécanique


newtonienne

Durée : quatre heures

Consignes :
 L’épreuve contient deux problèmes largement indépendantes.
 On veillera à une présentation et une rédaction claire et soignée des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les références des questions abordées.
 Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur
sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené
à prendre.
 Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.
 Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions
suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème sont relativement indépendantes entre elles.

 Chaque problème doit être rédigé séparément.


CPGE Moulay Youssef Rabat DS 6 - Quelques applications de la
Classe MPSI 2 mécanique newtonienne

La mécanique newtonienne est une théorie physique qui décrit le mouvement des objets macroscopiques
lorsque leur vitesse est faible par rapport à celle de la lumière. Dans cette épreuves on s’intéressera à quelques
aspects de la mécanique classique, l’épreuve contient deux parties largement indépendantes.
➢ Problème 1 : De l’oscillateur harmonique.
➢ Problème 2 : Étude d’un satellite de télédétection terrestre.

Problème I : De l’oscillateur harmonique


Le problème analyse une expérience classique de travaux pratiques destinée à mettre en évidence un
phénomène de résonance en mécanique. On considère un ressort vertical à spires non jointives dans son
domaine de linéarité. Il est caractérisé par une masse linéique 𝜇 , une constante de raideur 𝑘, et un corps M, de
masse m, est accroché à son extrémité inférieure. L’étude mécanique est faite dans le référentiel (R) du
laboratoire supposé galiléen et les déplacements envisagés sont verticaux. On utilise les notations suivantes :
➢ 𝑒⃗𝑥 : le vecteur unitaire définissant la direction de l’axe 𝑥𝑥′ et le sens de la verticale descendante.
➢ 𝑔⃗ = 𝑔𝑒⃗𝑥 : champ de pesanteur uniforme.
𝑘
➢ 𝜔0 = √ : la pulsation propre.
𝑚

I. Oscillations sans frottement :


Oscillations libre : On prend 𝜇 = 0, l’extrémité supérieure du ressort est fixe.
1. Faire un bilan des forces appliquées à M.
2. Déterminer l’équation différentielle (𝐸1 ) vérifiée par 𝑥, déplacement de M par rapport à la position
d’équilibre, et sa solution pour les conditions initiales suivantes : 𝑥(0) = 𝑥0 et 𝑥̇ (0) = 0.
3. Proposer une méthode permettant d’accéder à la valeur de la constante de raideur 𝑘.
4. Définir les deux énergies potentielles à considérer, en fonction de 𝑘, 𝑚, 𝑔 et 𝑥 en prenant comme
référence la position d’équilibre 𝑥 = 0.
5. En déduire l’énergie potentielle totale 𝐸𝑝 en fonction de 𝑘 et de 𝑥, et l’énergie mécanique 𝐸 en prenant
les conditions initiales de la question 2.
6. Tracer sur un même diagramme les courbes représentant les variations de 𝐸𝑝 et de 𝐸 en fonction de 𝑥
et montrer comment on peut y lire la valeur de l’énergie cinétique 𝐸𝑐 .
7. Montrer qu'en valeur moyenne il y a équipartition de l'énergie entre l'énergie cinétique et l'énergie
potentielle.
Oscillations forcées : On prend 𝜇 = 0. Grâce à un système bielle-manivelle on impose à l’extrémité supérieure
du ressort le déplacement 𝑋(𝑡) = 𝑎𝑐𝑜𝑠𝜔𝑡𝑒⃗𝑥 𝑎 et 𝜔 étant des constantes.
8. Déterminer l’équation différentielle (𝐸2 ) du mouvement de M et montrer que l’existence de la
sollicitation extérieure revient à introduire dans le un terme supplémentaire 𝐹𝑚 ce qui permet d’écrire
l’équation différentielle sous la forme 𝑥̈ + 𝜔02 𝑥 = 𝐹𝑚 que l'on exprimera en fonction de 𝑘 et de 𝑋(𝑡).
9. On s’intéresse au cas où 𝜔 ≠ 𝜔0 :
(a) Donner la solution de (𝐸2 ) avec les conditions initiales 𝑥(0) = 0 et 𝑥̇ (0) = 0. Mettre le résultat
sous la forme du produit de deux fonctions trigonométriques dont on exprimera les pulsations
𝜔1 et 𝜔2 avec 𝜔1 > 𝜔2 en fonction de 𝜔 et 𝜔0 .
(b) Tracer l’allure de la courbe représentant les variations de 𝑥 en fonction du temps 𝑡 pour
𝜔 = 1,2𝜔0.
(c) On définit 𝑇𝑏 la période des battements comme étant la longueur d’un fuseau, c’est-à-dire la
demi-période de la sinusoïde de pulsation 𝜔2 , exprimer 𝑇𝑏 .
𝑑𝐸
(d) Exprimer la variation d'énergie mécanique par unité de temps 𝑑𝑡 . L’énergie se conserve-t-elle ?
Augmente-t-elle ? Diminue-t-elle ? Varie-t-elle en moyenne ?
10. On s’intéresse au cas où 𝜔 = 𝜔0 :
(a) Déterminer la solution de (𝐸2 ) avec les conditions initiales 𝑥(0) = 0 et 𝑥̇ (0) = 0.
(b) Tracer la courbe représentant les variations de 𝑥 en fonction du temps 𝑡. Donner l’équation des
deux demi-droites enveloppes de la courbe.
(c) Quel est le phénomène mis ainsi en évidence ?
Benkerroum Houssam 1 Année scolaire : 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 6 - Quelques applications de la
Classe MPSI 2 mécanique newtonienne
(d) Déterminer 𝐸(𝑡) et sa variation par unité de temps sur l’intervalle [𝑡, 𝑡 + 𝑇0 ] tel que 𝑠𝑖𝑛𝜔0 𝑡 = 1
2𝜋
et 𝑇0 = . Conclure quant à la signification énergétique du phénomène.
𝜔0

II. Oscillations forcées avec amortissement fluide :


Grâce à un dispositif approprié on soumet M à une force de frottement fluide 𝐹⃗𝑓 = −ℎ𝑣⃗ où ℎ étant une constante
positive et 𝑣⃗ représentant la vitesse de M. On impose toujours le déplacement 𝑋(𝑡) = 𝑎𝑐𝑜𝑠𝜔𝑡 à l’extrémité
𝑚𝜔
supérieure du ressort. On note 𝑄 = ℎ 0 le facteur de qualité et on prend toujours 𝜇 = 0.
11. Déterminer l’équation différentielle (𝐸3 ) du mouvement de M.
12. On s’intéresse à la solution en régime forcé. Quel est, en fonction de 𝜔0 et 𝑄, l’ordre de grandeur du
temps 𝜏 nécessaire pour considérer seulement cette solution ?
13. Montrer que l’amplitude 𝐴 du déplacement de M s’exprime sous la forme :
𝑎
𝐴=
2
√(1 − 𝜔²2 ) + 𝜔² 2
𝜔0 𝑄²𝜔0
14. Donner une interprétation physique du mouvement de M aux hautes et basses fréquences.
15. Montrer que, si 𝑄 est supérieur à une valeur minimale 𝑄𝑚𝑖𝑛 à déterminer, 𝐴 prend une valeur maximale
pour une pulsation 𝜔𝑟 à exprimer en fonction de 𝑄 et 𝜔0 .
16. Déterminer l’expression 𝑉 de l’amplitude de la vitesse de M en fonction de 𝑎, 𝜔, 𝜔0 et 𝑄.
17. Donner une interprétation physique de la variation de 𝑉 aux hautes et basses fréquences.
18. Montrer que 𝑉 prend une valeur maximale pour une pulsation indépendante de 𝑄.
19. Grâce à un capteur de position de M, on mesure une tension 𝑉𝑝𝑝 proportionnelle à l’amplitude A.

À partir des valeurs expérimentales suivantes on trace les courbes représentant les variations de 𝑉𝑝𝑝 et
𝑓. 𝑉𝑝𝑝 en fonction de la fréquence 𝑓:

Benkerroum Houssam 2 Année scolaire : 2023 - 2024


CPGE Moulay Youssef Rabat DS 6 - Quelques applications de la
Classe MPSI 2 mécanique newtonienne

(a) À l’évolution de quelle grandeur physique accède-t-on en traçant la courbe représentant les
variations de 𝑓. 𝑉𝑝𝑝 en fonction de 𝑓?
(b) Définir la bande passante ∆𝑓 ? Déterminer graphiquement ∆𝑓 et la fréquence propre 𝑓0 associées
à la fonction de transfert 𝐻𝑉 : 𝑓 ⟶ 𝑓. 𝑉𝑝𝑝 En déduire le facteur de qualité 𝑄.
20. Déterminer le schéma électrique équivaut, c’est-à-dire décrit par une équation différentielle du même
type que (𝐸3 ) , association d’une résistance 𝑅,d’une inductance 𝐿, d’une capacité 𝐶, alimentée par une
source de courant idéale 𝐼𝑐𝑜𝑠𝜔𝑡. Dresser un tableau d’analogies électromécaniques.

Problème II : Étude d’un satellite de télédétection terrestre


La télédétection par satellite est utilisée en météorologie, climatologie et en cartographie. Nous étudions dans
ce sujet un satellite de télédétection en orbite autour de la Terre.

On étudie dans cette partie le mouvement du satellite, assimilé à un point matériel M, autour de la Terre de
rayon 𝑅𝑇 = 6,4. 103 𝑘𝑚 et de centre O.
L’étude est réalisée dans le référentiel géocentrique 𝑅𝑔é𝑜 (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘⃗⃗ ) supposé galiléen au cours du temps noté 𝑡.
L’ensemble des grandeurs vectorielles seront exprimées dans la base cylindropolaire (𝑢 ⃗⃗𝜃 , 𝑘⃗⃗ ). On suppose
⃗⃗𝑟 , 𝑢
Benkerroum Houssam 3 Année scolaire : 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 6 - Quelques applications de la
Classe MPSI 2 mécanique newtonienne
que la trajectoire du satellite de masse 𝑚 = 4000𝑘𝑔 est plane et se fait dans le plan (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗) représenté sur la
figure ci-dessous.

I. Propriétés générales du mouvement du satellite :


1. La position du satellite est repérée par le point M de coordonnées (𝑟(𝑡), 𝜃(𝑡), 𝑧 = 0). Déterminer
l’expression du vecteur position ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 et du vecteur vitesse 𝑣⃗𝑀 dans la base (𝑢 ⃗⃗𝜃 , 𝑘⃗⃗ ) en fonction de 𝑟, 𝜃
⃗⃗𝑟 , 𝑢
et de leurs dérivées éventuelles.
𝐺𝑀
2. On note 𝑔0 = 𝑅2𝑇 = 10𝑚. 𝑠 −2 la norme de champ gravitationnelle terrestre à la surface de la Terre.
𝑇
L’énergie potentielle 𝐸𝑝 (𝑟) associée à l’interaction gravitationnelle 𝐹⃗ s’exprime sous la forme :
2
𝑅
𝐸𝑝 (𝑟) = −𝑚𝑔0 𝑟𝑇. En déduire l’expression de l’interaction 𝐹⃗ exercée par la Terre sur le satellite en
fonction de 𝑔0 , 𝑚, 𝑟 et 𝑅𝑇 . L’interaction gravitationnelle est-elle attractive ou répulsive ? Dans la suite,
on supposera que le satellite est soumis uniquement à 𝐹⃗ .
3. Moment cinétique du satellite :
(a) Définir le moment cinétique 𝐿⃗⃗𝑂 du satellite par rapport au point O. Exprimer le moment
cinétique du satellite dans la base (𝑢 ⃗⃗𝜃 , 𝑘⃗⃗ ).
⃗⃗𝑟 , 𝑢
(b) Montrer que le moment cinétique du satellite se conserve, et déduire la loi des aires.
(c) Montrer que la trajectoire du satellite est plane, caractériser complétement le plan de la
trajectoire.
II. Mise en orbite circulaire du satellite :
La mise en orbite terrestre d’un satellite se fait en deux étapes :
➢ Phase balistique : le satellite s’éloigne de la Terre sur une ellipse de foyer le centre de la Terre jusqu’à
l’apogée ;
➢ Phase de satellisation : la satellite accélère pour obtenir une trajectoire circulaire autour de la Terre.
On considère que le satellite est placé en orbite circulaire de rayon 𝑟 constant autour de la Terre.
4. Exprimer pour cette trajectoire circulaire du vecteur position 𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et du vecteur vitesse 𝑣⃗𝑀 dans la base
⃗⃗𝜃 , 𝑘⃗⃗ ) du satellite uniquement en fonction de la quantité 𝑣 = 𝑟𝜃̇ de sa dérivée temporelle 𝑣̇ et de 𝑟.
⃗⃗𝑟 , 𝑢
(𝑢
5. À l’aide du principe fondamental de la dynamique, montrer que le mouvement est uniforme et
exprimer 𝑣² en fonction de 𝑔0 , 𝑟 et 𝑅𝑇 .
6. En déduire l’expression des énergies cinétique 𝐸𝑐 et mécanique 𝐸𝑚 du satellite en fonction de 𝑔0 , 𝑚, 𝑟 et
𝑅𝑇 . Justifiez le signe de 𝐸𝑚 .
7. Application numérique : calculer l’énergie mécanique du satellite pour une trajectoire circulaire de
rayon 𝑟𝑏 = 8000𝑘𝑚 puis pour un rayon 𝑟ℎ = 40000𝑘𝑚.
III. Étude énergétique du satellite :
On suppose ici que la trajectoire du satellite n’est pas nécessairement circulaire.
8. Montrer que l’énergie mécanique du satellite est constante au cours du mouvement et qu’elle se met
sous la forme :
Benkerroum Houssam 4 Année scolaire : 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 6 - Quelques applications de la
Classe MPSI 2 mécanique newtonienne
1
𝐸𝑚 = 𝑚𝑟̇ 2 + 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝑟)
2
En explicitant 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 en fonction de 𝐿𝑂 = ‖𝐿⃗⃗𝑂 ‖, 𝑔0 , 𝑚, 𝑟 et 𝑅𝑇 , Conclure.
9. Au cours du mouvement, les valeurs du rayon 𝑟 sont données par l’inégalité : 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝑟) ≤ 𝐸𝑚 . Expliquer
ce résultat.
10. Le graphe de 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝑟) pour une valeur donnée de 𝐿𝑂 est représenté dans la figure ci-dessous. On
montre que la trajectoire du satellite est nécessairement une conique : circulaire, elliptique, parabolique
ou hyperbolique.

(a) A quelle énergie 𝐸𝑚1 ou 𝐸𝑚2 peut correspondre une trajectoire elliptique ? une trajectoire
hyperbolique ?
(b) Pour quelle valeur particulière de 𝐸𝑚 la trajectoire est-elle circulaire ?
III. Mise en orbite haute du satellite :
Pour atteindre des trajectoires de très hautes altitudes, le satellite est dans un premier temps placé sur une
trajectoire circulaire basse (𝑟𝑏 = 8000𝑘𝑚) puis, dans un deuxième temps, sur une trajectoire circulaire haute
(𝑟ℎ = 40000𝑘𝑚) comme illustré sur la figure ci-dessous.

Pour passer de la trajectoire basse à la trajectoire haute, on utilise une trajectoire de transfert elliptique dont
l’un des foyers est le centre de la Terre O : son périgée P est situé sur l’orbite basse et son apogée A sur l’orbite
haute. Le changement d’orbite s’effectue en réalisant des variations brutales de vitesse du satellite à l’aide des
moteurs qui correspondent à des variations d’énergie mécanique que l’on cherche à déterminer. On considère
désormais le satellite parcourant la trajectoire elliptique de transfert.
Benkerroum Houssam 5 Année scolaire : 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 6 - Quelques applications de la
Classe MPSI 2 mécanique newtonienne
11. Que peut-on dire des valeurs de 𝑟̇ lorsque le satellite est en A (𝑟 = 𝑟𝑏 ) ou en P (𝑟 = 𝑟ℎ ) ? Comment
s’exprime le demi-grand axe a de l’ellipse de transfert en fonction de 𝑟𝑏 et 𝑟ℎ .
12. Montrer que 𝑟𝑏 et 𝑟ℎ sont solutions d’une équation du second degré de la forme 𝑟 2 + 𝛼𝑟 + 𝛽 = 0.
Exprimer 𝛼 et 𝛽 en fonction de 𝐿𝑂 , 𝐸𝑚 , 𝑔0 , 𝑚, 𝑟 et 𝑅𝑇 .
13. En déduire l’expression de l’énergie mécanique 𝐸𝑚 .
14. Relever sur la figure ci-dessous la valeur de l’énergie mécanique 𝐸𝑚𝑡 du satellite sur la trajectoire de
transfert elliptique. Justifier.

Pour changer de trajectoire le satellite, il faut modifier la valeur de son énergie mécanique. Durant cette phase
le principe de conservation de l’énergie n’est plus vérifié. Ce sont les moteurs du satellite qui vont permettre
d’accélérer ou de ralentir le satellite.
15. Relever sur la figure ci-dessus la valeur de l’énergie mécanique 𝐸𝑚𝑏 du satellite sur l’orbite circulaire
basse de rayon 𝑟𝑏 = 8000𝑘𝑚. De même relever la valeur de l’énergie mécanique 𝐸𝑚ℎ du satellite sur
l’orbite circulaire haute de rayon 𝑟ℎ = 40000𝑘𝑚.
16. En déduire la variation d’énergie mécanique ∆𝐸𝑚𝑃 à communiquer au satellite pour passer en P de
l’orbite circulaire basse à l’orbite elliptique de transfert. Sachant que le pouvoir calorifique du carburant
est d’environ 50𝑀𝐽. 𝑘𝑔−1 déterminer la masse 𝑚𝑐 de carburant nécessaire.
17. Connaissez-vous un carburant utilisé dans les moteurs-fusées pour l’aérospatiale ? Qu’appelle -t-on
orbite géostationnaire ? Connaissez-vous l’altitude de cette orbite ?
IV. Chute du satellite :
Les satellites d’observation retombent inéluctablement sur la Terre. Lors des chocs avec les molécules
contenues dans les couches supérieures de l’atmosphère, le satellite est soumis à une force de frottement 𝑓⃗ du
type 𝑓⃗ = −𝑘𝑣⃗.
Supposons que le satellite est en orbite circulaire. Au cours de sa chute, à chaque tour effectué, la variation
2
𝑔0 𝑚𝑅𝑇
d’altitude est suffisamment faible pour supposer que les expressions de l’énergie mécanique 𝐸𝑚 (𝑡) = − 2𝑟(𝑡)
2
𝑔0 𝑅𝑇
et de la vitesse 𝑣²(𝑡) = 𝑟(𝑡)
restent valables.
Benkerroum Houssam 6 Année scolaire : 2023 - 2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 6 - Quelques applications de la
Classe MPSI 2 mécanique newtonienne
18. À l’aide de l’expression de la vitesse, déterminer la durée T nécessaire au satellite pour effectuer un
tour de l’orbite circulaire de rayon 𝑟. Quelle est le nom de la relation obtenue ?
19. À l’aide du théorème de l’énergie mécanique, montrer que le rayon 𝑟(𝑡) est solution de l’équation
différentielle :
𝑑𝑟 1
+ 𝑟=0
𝑑𝑡 𝜏
Où 𝜏 est une constante que l’on exprimera en fonction de 𝑘 et 𝑚. Montrer que 𝜏 est bien homogène à un
temps.
20. En déduire l’expression de 𝑟(𝑡). On supposera que le satellite est à l’instant 𝑡 = 0 sur une orbite
circulaire de rayon 𝑟0 .
21. Représenter graphiquement sur votre copie l’évolution de 𝑟(𝑡). On fera apparaitre notamment les
grandeurs 𝑟0 et 𝜏 et on négligera 𝑅𝑇 devant 𝑟0 .

Benkerroum Houssam 7 Année scolaire : 2023 - 2024


CPGE Moulay Youssef Rabat DS 7 : Physique chimie
Classe MPSI 2 Cinétique chimique & thermodynamique

DS 6 : Physique Chimie

Problème I : Cinétique Chimique :


La cinétique chimique s’intéresse au suivi temporel des réactions chimiques elle étudie la vitesse des
réactions chimiques et les facteurs influençant.
Le dibrome peut être synthétisé en laboratoire en faisant réagir du bromate de sodium 𝑁𝑎𝐵𝑟𝑂3 et du
bromure de sodium (𝑁𝑎𝐵𝑟). L’équation de la réaction est la suivante :
𝐵𝑟𝑂3− + 5𝐵𝑟 − + 6𝐻3 𝑂+ ⇌ 3𝐵𝑟2 + 9𝐻2 𝑂 (𝐈)
1. Comment s’appelle ce type de réaction d’oxydo-réduction ?
L’étude cinétique de la réaction (I) montre que la réaction admet un ordre vis-à-vis de chacun des réactifs. On
se propose de déterminer les ordres partiels de réaction ainsi que la constante de vitesse.
On notera respectivement 𝑎, 𝑏 et 𝑐 les ordres partiels des espèces 𝐵𝑟𝑂3− , 𝐵𝑟 − et 𝐻3 𝑂+ et 𝑘 la constante de vitesse
de la réaction. On considérera que les ordres restent inchangés tout au long de la réaction.
2. Exprimer la vitesse volumique de la réaction en fonction des concentrations des espèces considérées,
des ordres partiels et de la constante de vitesse.
Une première expérience est réalisée à 0°𝐶 à des concentrations initiales suivantes : [𝐵𝑟𝑂3− ]0 = 10−3 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 ,
[𝐵𝑟 − ]0 = 1,4. 10−1 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 et [𝐻3 𝑂+ ]0 = 10−1 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 . L’évolution de la concentration en ions 𝐵𝑟𝑂3− (que l’on
notera 𝐶 par commodité) en fonction du temps est représentée sur la figure 1.

Figure 1 : Evolution de la concentration en ions bromate (𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 ) en fonction du temps (𝟏𝟎𝟑 𝒔)
3. Commenter les concentrations choisies pour réaliser cette expérience. Quelle approximation peut-on
effectuer ? Sous quelle forme peut-on simplifier l’expression de la vitesse volumique de la réaction
donnée à la question précédente ?
4. Définir et déterminer le temps de demi-réaction relatif aux ions bromate.
5. Rappeler la relation reliant la concentration en ions bromate et le temps dans le cas où la réaction est
d’ordre 1 par rapport aux ions bromate. Même question si la réaction est d’ordre 2 par rapport aux ions
bromate.
6. En vous servant des figures 2 et 3 ci-après, en déduire l’ordre partiel de la réaction par rapport aux ions
bromate. Justifier.
Benkerroum Houssam 1 Année Scolaire : 2023-2042
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 7 : Physique chimie
Classe MPSI 2 Cinétique chimique & thermodynamique

Figure 2 : Evolution du logarithme de la concentration en ions bromate en fonction du temps (𝟏𝟎𝟑 𝒔)

Figure 3 : Evolution de l’inverse de la concentration en ions bromate en fonction du temps (𝟏𝟎𝟑 𝒔)


Plusieurs autres expériences ont été réalisées à 0°C pour une même concentration initiale en ions bromate
[𝐵𝑟𝑂3− ]0 = 10−3 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 et pour des concentrations variables en ions bromure et oxonium. Dans chaque
expérience, la vitesse initiale a été déterminée. Les résultats sont rassemblés dans le tableau suivant :

7. Déterminer l’ordre partiel par rapport aux ions bromures et l’ordre partiel par rapport aux ions 𝐻3 𝑂+.
8. Calculer la constante de vitesse 𝑘 de la réaction. Préciser clairement son unité.
Benkerroum Houssam 2 Année Scolaire : 2023-2042
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 7 : Physique chimie
Classe MPSI 2 Cinétique chimique & thermodynamique

Problème II : Atmosphère en équilibre :


L'atmosphère terrestre s'étend sur quelques dizaines de kilomètres et permet à toutes les espèces
vivantes terriennes de respirer pour vivre. Les phénomènes physiques intervenant dans l'atmosphère sont
nombreux et caractérisent en fait différentes couches en fonction de l'altitude : de la troposphère au niveau du
sol jusqu'à l'ionosphère couche d'atmosphère la plus haute avant l'Espace. On se propose d'étudier quelques
modèles de variation de la pression dans l'atmosphère terrestre. Dans tout le problème, on ne tiendra pas
compte des effets liés à la rotation de la Terre. Le champ de pesanteur 𝑔⃗ = −𝑔𝑢 ⃗⃗𝑧 est supposé uniforme,
d'intensité égale à sa valeur au niveau du sol. 𝑢
⃗⃗𝑧 étant le vecteur unitaire de la direction ascendante 𝑂𝑧.

Figure 3 : Tranche de fluide dans le champ de Figure 4 : Profil de pression dans les premières couches de
pesanteur l'atmosphère.
1 ère partie : Pression dans un fluide au repos dans le champ de pesanteur
On considère un fluide au repos dans le champ de pesanteur. On suppose que la pression et la masse
volumique du fluide ne dépendent que de l'altitude 𝑧. On appelle 𝑃(𝑧) cette pression et 𝜌(𝑧) la masse
volumique du fluide. La pression au niveau du sol, pris comme origine des altitudes 𝑧 = 0, vaut 𝑃0 = 1𝑏𝑎𝑟.
1. Déterminer 𝑑𝐹⃗𝑝 la résultante des forces de pression s'exerçant sur une tranche de fluide de base 𝑆, située
entre les altitudes 𝑧 et 𝑧 + 𝑑𝑧 figure 3. En déduire l'expression de la densité volumique des forces de
pression.
2. Écrire l'équation qui traduit l'équilibre mécanique de la tranche de fluide dans le champ de pesanteur.
En déduire l’équation locale de la statique des fluides.
3. On suppose dans cette question que la masse volumique du fluide est quasi-indépendante de l'altitude.
Déterminer l'expression de la pression 𝑃(𝑧) qui règne dans le fluide à l'altitude 𝑧.
4. Ordres de grandeurs :
(a) Déterminer la différence de pression entre le sol et le toit d'une salle, situé à une altitude de 3𝑚,
en assimilant l'air à un gaz parfait à la température ambiante 𝑇 = 300𝐾. Commenter.
(b) Déterminer la différence de pression entre la surface libre et un point à une profondeur de 3𝑚
d'un océan. Commenter.
2 ème partie : Modèle de l'atmosphère isotherme :
On assimile l'atmosphère à un gaz parfait de masse molaire 𝑀𝑎 au repos dans le référentiel terrestre
supposé galiléen et soumis au champ de pesanteur uniforme 𝑔⃗. On suppose dans ce paragraphe, que
l'atmosphère
est isotherme dans laquelle la température est uniforme et vaut 𝑇0 = 273𝐾. La pression au niveau du sol vaut
𝑃0 = 1𝑏𝑎𝑟. On appelle 𝑃(𝑧) la pression qui règne à l'altitude 𝑧.
5. Déterminer l'expression de la masse volumique de l'air en fonction de 𝑀𝑎 , 𝑇0 de la pression P et de Ia
constante des gaz parfaits 𝑅.
6. En déduire, l'expression de la pression 𝑃(𝑧).
7. Interpréter le résultat obtenu en termes énergétiques et mettre en évidence le facteur de Boltzmann.
8. En déduire une hauteur caractéristique ℎ des variations de la pression 𝑃(𝑧). Déterminer la valeur
numérique de ℎ. Commenter.
Benkerroum Houssam 3 Année Scolaire : 2023-2042
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 7 : Physique chimie
Classe MPSI 2 Cinétique chimique & thermodynamique

3 ème partie : Modèle de l'atmosphère polytropique :


Le modèle de l'atmosphère isotherme ne s'applique qu'à la haute atmosphère appelée stratosphère,
pour des couches d'air dont l'altitude est comprise entre 10𝑘𝑚 et 30𝑘𝑚, et avec une température de l'ordre de
223𝐾.
Entre les altitudes 𝑧 = 0 et 𝑧 = 10𝑘𝑚, l'air est constamment brassé par les courants que constituent les
vents dont l'origine est en partie due aux variations journalières de la température au niveau du sol. La partie
de l'atmosphère correspondante s'appelle la troposphère.
Les données expérimentales transmises par un ballon-sonde, utilisé par une station météorologique, au
cours de la traversée de la troposphère et de la basse stratosphère montrent que le modèle le mieux adapté est
celui d'un gradient uniforme de température. Ces données permettent de tracer le profil réel de la pression
régnant à la verticale de la station. Les résultats sont rassemblés sur la figure 4. On cherche à modéliser ces
résultats en considérant un profil de température de la forme : 𝑇(𝑧) = 𝑇0 − 𝑎𝑧 où 𝑇0 et 𝑎 étant des paramètres
constants.
9. Donner l'expression de la masse volumique 𝜌(𝑧) de l'air en fonction de 𝑀𝑎 , 𝑇0 , 𝑎, 𝑧; 𝑃(𝑧) et 𝑅.
10. Déterminer l'expression de la pression 𝑃(𝑧). Montrer qu'elle s'écrit sous la forme : 𝑃(𝑧) = 𝑃0 (1 − 𝑏𝑧)𝛼
où 𝑏 et 𝛼 sont deux paramètres constants à déterminer.
11. Comparer ce champ de pression avec celui obtenu pour l'atmosphère isotherme lorsque l'on se place à
faible altitude 𝑏𝑧 ≪ 1.
12. Montrer que la pression est liée à la masse volumique par la relation appelée relation polytropique
d'indice 𝑘
𝑃(𝑧)
= 𝑐𝑡𝑒
𝜌(𝑧)𝑘
Donner l'expression de 𝑘 en fonction de 𝛼.
13. Le traitement des données expérimentales, indiquées par des croix sur la figure 4, permet d'ajuster les
valeurs de 𝑃0 , 𝑏 et 𝛼 pour que le modèle décrive correctement les points expérimentaux. On obtient
ainsi : 𝑃0 = 1,03. 105 𝑃𝑎, 𝑏 = 1,95. 10−5 𝑚−1 et 𝛼 = 5,91. La courbe correspondante est tracée en trait plein
sur la figure 4.
(a) Déduire de ces résultats les valeurs de 𝑇0 et de 𝑎.En déduire la valeur de la température 𝑇 à une
altitude de 10𝑘𝑚. Conclure quant à la validité de ce modèle pour décrire la troposphère.
(b) Déduire de ce qui précède l'ordre de grandeur de l'épaisseur de l'atmosphère dans le cadre de
ce modèle.
4 ème partie : Ionosphère dans un champs électrostatique :
L’ionosphère est la couche supérieure de l'atmosphère terrestre ionisée par les rayons UV solaires. Elle
s’étend depuis environ 80 km d’altitude jusqu’au-delà de 1000 km. L’ionosphère est un assimilé à un plasma
est un gaz ionisé composé d’atomes ou molécules neutres, d’ions positifs et d’électrons. Considérons un
ensemble de charges 𝑞 dont la densité 𝑛0∗ à l’équilibre est uniforme. On note 𝑛∗ (𝑟) la nouvelle distribution des
charges et 𝑉(𝑟) le potentiel électrostatique résultant de cette perturbation. On suppose que 𝑉(𝑟) est à symétrie
sphérique et que le système est à l’équilibre thermodynamique à la température à 𝑇 constante.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉(𝑟), Exprimer 𝐸⃗⃗ en fonction de 𝑉(𝑟) puis déterminer la densité volumique de
14. Sachant que 𝐸⃗⃗ = −𝑔𝑟𝑎𝑑
la force électrostatique appliquée.
15. Ecrire la condition d’équilibre des charges sous l’action de la force électrique et des forces de pression
et en déduire l’équation différentielle vérifiée par 𝑛∗ (𝑟).
16. En déduire que 𝑛(𝑟) obéit à la loi de distribution de Boltzmann.
Données :
▪ Constante de Boltzmann : 𝑘𝐵 = 1,38. 10−23 𝐽. 𝐾 −1 .
▪ Constante des gaz parfaits : 𝑅 = 8,314𝐽. 𝐾 −1 . 𝑚𝑜𝑙 −1.
▪ Masse volumique de l’air : 𝑀𝑎 = 29𝑔. 𝑚𝑜𝑙 −1.
▪ Accélération de pesanteur au niveau du sol : 𝑔 = 9,81𝑚. 𝑠 −2.

Benkerroum Houssam 4 Année Scolaire : 2023-2042


DS 8 :

Electromagnétisme et thermodynamique

Durée : quatre heures

Consignes :
 L’épreuve contient deux problèmes largement indépendantes.
 On veillera à une présentation et une rédaction claire et soignée des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les références des questions abordées.
 Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur
sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené
à prendre.
 Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.
 Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions
suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème sont relativement indépendantes entre elles.

 Chaque problème doit être rédigé séparément.


CPGE Moulay Youssef Rabat DS 8 de Physique
Classe MPSI 2 Electromagnétisme et thermodynamique
L’épreuve contient deux problèmes largement indépendants :
➢ Problème 1 : Thermodynamique et applications.
➢ Problème 2 : Electrostatique.

Problème I : Thermodynamique et applications :


La thermodynamique est la branche de la physique qui traite de la dépendance des propriétés physiques des
corps à la température, des phénomènes où interviennent des échanges thermiques, et des transformations de
l'énergie entre différentes formes. La thermodynamique peut être abordée selon deux approches différentes et
complémentaires : phénoménologique et statistique.
La thermodynamique phénoménologique ou classique a été l'objet de nombreuses avancées dès le XVIIe siècle.
Elle s'appuie sur des considérations macroscopiques pour établir un nombre réduit de principes et de lois, issus
d'observations expérimentales.
Partie I : Notions fondamentales en thermodynamique :
1. Qu’est-ce que l’agitation thermique ?
2. Comment le kelvin, unité de température thermodynamique, est-il défini à partir d’un point fixe de
l’eau ?
3. Définir la vitesse quadratique moyenne 𝑢 des particules d’un gaz. Rappeler comment elle est reliée à la
température dans un gaz parfait.
4. Évaluer pour l’air à température ambiante et pression atmosphérique : la vitesse quadratique moyenne
𝑢, le nombre 𝑛 de particules par unité de volume et la distance moyenne 𝑑 entre les molécules. On
donne 𝑘𝐵 = 1,38. 10−23 𝐽. 𝐾 −1 et 𝑀 = 29𝑔. 𝑚𝑜𝑙 −1.
5. Qu’est-ce que l’énergie interne 𝑈 d’un corps ? définir la capacité thermique à volume constant d’un
système.
6. Qu’est-ce qu’un thermostat ? Que peut-on dire de sa capacité thermique ?
Partie II : Principes de la thermodynamique :
7. Énoncer le premier principe pour un système fermé quelconque.
8. Énoncer le théorème de l’énergie cinétique entre deux instants pour un système fermé quelconque.
9. Considérons un système ne subissant que des travaux mécaniques. Y a-t-il une différence entre les
travaux pris en compte dans l’énoncé du premier principe et les travaux pris en compte dans l’énoncé
du théorème de l’énergie cinétique ? Si oui, quelle différence ?
10. Un solide (1) de masse 𝑀 glisse sur un support horizontal (2) immobile. Le coefficient de frottement
solide, statique et dynamique, entre ces deux corps est noté 𝜇. La masse possède initialement la vitesse
𝑣0 et glisse sur une distance 𝐿 avant de s’arrêter. Appliquer le premier principe et le théorème de
l’énergie cinétique au solide (1), au support (2) et à l’ensemble isolé. Commenter les transferts et
conversions d’énergie.

11. Énoncer le second principe de la thermodynamique pour un système isolé.


12. Établir l’expression de l’entropie 𝑆(𝑇, 𝑉) d’un gaz parfait de coefficient 𝛾 constant en fonction de la
température 𝑇 et du volume 𝑉.
13. À quel physicien est associée l’expression statistique de l’entropie : 𝑆 = 𝑘𝐵 𝑙𝑛Ω.
14. Énoncer le troisième principe de la thermodynamique.
Partie III : Étude macroscopique de l’élasticité d’un fil :
Soit un fil caractérisé par sa température 𝑇, sa tension 𝑓 et sa longueur 𝐿.
15. Quelle est l’expression du travail élémentaire réversible qu’il reçoit lors d’une variation de sa longueur
de 𝑑𝐿 ? Donner l’expression de la différentielle de son entropie 𝑆(𝑇, 𝐿) et de son énergie interne 𝑈(𝑇, 𝐿).
𝜕𝑆
On notera 𝐶𝐿 sa capacité thermique sa capacité thermique à 𝐿 constant et 𝜅 = 𝑇 (𝜕𝐿) .
𝑇
Benkerroum Houssam 1 Année Scolaire : 2023-2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 8 de Physique
Classe MPSI 2 Electromagnétisme et thermodynamique
𝜕𝐶𝐿
16. Déterminer l’expression de 𝜅 et ( ) en fonction de 𝑓, 𝑇 et 𝐿.
𝜕𝐿 𝑇
17. L’expérience met en évidence une loi de Hooke dans le domaine élastique : 𝑓 = 𝐾(𝑇)(𝐿 − 𝐿0 ) où la
raideur 𝐾 ne dépend que de 𝑇. On considère également que 𝐶𝐿 est une constante. Montrer alors que 𝐾
est une fonction affine de 𝑇 : 𝐾 = 𝐴𝑇 + 𝐵.
18. On réalise l’expérience suivante schématisée ci-contre : un fil, dont une extrémité est fixe, est tendu par
une masse 𝑀. La masse repose sur une balance électronique, tout en conservant le fil tendu. Le fil est
alors chauffé à l’aide d’un briquet et on observe l’évolution de la valeur de la masse 𝑚 indiquée par la
balance.

Quelle est la relation entre 𝑓, 𝑀 et 𝑚?


19. Pour un fil métallique 𝑚 croît lors du chauffage, alors que pour un fil de caoutchouc 𝑚 décroît. En
déduire les signes de 𝜅 et 𝐴 pour les deux fils étudiés.
20. Définir le coefficient 𝛼 de dilatation à tension constante, et déterminer son signe dans les deux cas
précédents.
21. Quel signe du coefficient de dilatation est le plus répandu dans la nature ? Pourquoi ?
22. Établir l’expression de l’entropie du fil 𝑆(𝑇, 𝐿) et de son énergie interne 𝑈(𝑇, 𝐿).
23. On définit l’énergie libre d’un système 𝐹 = 𝑈 − 𝑇𝑆, vérifier que l’énergie potentielle d’un fil élastique
par rapport à son état de repos correspond à la variation isotherme de son énergie libre 𝐹.
24. Établir plus généralement la relation entre la variation isotherme ∆𝐹 d’énergie libre d’un système et le
travail 𝑊 échangé au cours d’une transformation quelconque pouvant être irréversible. Commenter.
Partie IV : Étude d’un moteur thermique :
On raisonne sur une masse unité d’un mélange de gaz dont la nature évolue au cours d’un cycle. Pour
simplifier l’analyse, on assimilera ce mélange à de l’air supposé se comporter comme un gaz parfait de
𝑐
capacités calorifiques massiques 𝑐𝑝 et 𝑐𝑉 constantes et de rapport 𝛾 = 𝑐𝑝 = 1,4.
𝑣

On suit l’évolution de cette masse unité pour un cycle de fonctionnement d’un des quatre cylindres identiques
du moteur. Le volume offert au gaz dans ce cylindre varie entre la valeur maximale 𝑉1 – piston au point mort
𝑉
bas – et la valeur minimale 𝑉2 – piston au point mort haut –. On définit un taux de compression 𝜏 = 𝑉2 et un
1
𝑇𝑚𝑎𝑥
rapport 𝛼 des températures extrêmes du cycle par : 𝛼 = . On utilise la convention de signe habituelle de la
𝑇𝑚𝑖𝑛
thermodynamique. On a représenté sur la figure ci-dessous un cycle théorique représentant l’évolution
réversible en diagramme 𝑃𝑉 de l’unité de masse de gaz dans un cylindre. Les différentes étapes du cycle sont
réversibles et se décomposent ainsi :

Benkerroum Houssam 2 Année Scolaire : 2023-2024


CPGE Moulay Youssef Rabat DS 8 de Physique
Classe MPSI 2 Electromagnétisme et thermodynamique
✓ Etape A : le gaz est admis dans le cylindre à la pression atmosphérique 𝑃1 = 105 𝑃𝑎 et à la température
ambiante 𝑇1 = 300𝐾 du point mort bas (point 1) ;
✓ Etape B : le gaz est ensuite comprimé de manière adiabatique pour atteindre le point 2 à la pression 𝑃2
, la température 𝑇2 et le volume 𝑉2 du point mort haut.
✓ Etape C : le gaz subit une explosion qui le détend à pression constante et élève ainsi sa température
jusqu’à 𝑇3 (point 3) ;
✓ Etape D : le gaz subit une détente adiabatique jusqu’au point 4 de volume 𝑉4 , de température 𝑇4 et de
pression 𝑃4 .
✓ Etape E : Le gaz est finalement rejeté vers l’atmosphère en terminant le cycle au point 1.
On donne : 𝛼 = 10, 𝛾 = 1,4 et 𝜏 = 10.
Partie 1 : Etude qualitative du cycle :
25. Après avoir représenté le cycle sur la copie, indiquer par des flèches le sens de parcours moteur du
cycle en justifiant ce choix. Placer les points 1, 2, 3 et 4 sur ce cycle.
26. Indiquer sur le cycle les transferts thermiques positifs et négatifs.
Partie 2 : Etude quantitative du cycle :
On exprimera toutes les températures en fonction de 𝑇1 et des paramètres choisis parmi 𝛼, 𝛾 et 𝜏 uniquement.
De même on exprimera toutes les pressions en fonction de
27. Point 2 :
(a) Déterminer l’expression littérale de la température 𝑇2 . Calculer numériquement 𝑇2 .
(b) Déterminer l’expression littérale de la pression 𝑃2 . Calculer numériquement la pression 𝑃2 .
28. Point 3 :
(a) Déterminer l’expression de 𝛼 en fonction de deux températures choisies parmi 𝑇1 , 𝑇2 , 𝑇3 et 𝑇4 .
(b) Déterminer l’expression littérale de la température 𝑇3 . Calculer numériquement 𝑇3 .
(c) Déterminer l’expression littérale de la pression 𝑃3 . Calculer numériquement la pression 𝑃3 .
29. Point 4 :
(a) Déterminer l’expression littérale de la température 𝑇4 . Calculer numériquement 𝑇4 .
(b) Déterminer l’expression littérale de la pression 𝑃4 . Calculer numériquement la pression 𝑃4 .
Partie 3 : Rendement d’un cycle moteur
30. Rappeler la définition du rendement 𝜂 d’un cycle moteur.
31. Rendement du cycle théorique :
(a) Donner l’expression de 𝜂 en fonction de 𝑇1 , 𝑇2 , 𝑇3 , 𝑇4 et γ.
(b) Déterminer l’expression de 𝜂 en fonction 𝛼, 𝛾 et 𝜏.
(c) Calculer numériquement la valeur de 𝜂.
32. Cycle de Carnot :
(a) Rappeler la définition d’un cycle de Carnot. Représenter sur la copie un cycle de Carnot moteur,
entre les températures extrêmes 𝑇𝑚𝑖𝑛 et 𝑇𝑚𝑎𝑥 en diagramme (𝑃, 𝑉).
(b) Etablir l’expression du rendement 𝜂𝑐 du cycle moteur de Carnot en fonction de 𝑇𝑚𝑖𝑛 et 𝑇𝑚𝑎𝑥 .
(c) Etablir l’expression du rendement 𝜂𝑐 du cycle de Carnot moteur qui fonctionnerait entre les
mêmes températures extrêmes que le cycle théorique du problème. Calculer numériquement ce
rendement 𝜂𝑐 . Comparer 𝜂 et 𝜂𝑐 .

Problème II : Electrostatique :
L'électrostatique est la branche de la physique qui étudie les phénomènes créés par des charges électriques
statiques pour l'observateur. Depuis l'Antiquité, il est connu que certains matériaux, dont l'ambre, attirent des
objets de petite taille après avoir été frottés. L'électrostatique décrit notamment les forces qu'exercent les
charges électriques entre elles : il s'agit de la loi de Coulomb. Les objets d'étude couverts par l'électrostatique
sont nombreux :
✓ L’électricité statique.
✓ L’explosion des silos à grain.
✓ Certaines technologies de photocopieurs.
✓ La foudre…
Benkerroum Houssam 3 Année Scolaire : 2023-2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 8 de Physique
Classe MPSI 2 Electromagnétisme et thermodynamique

Partie I : Champ électrostatique créé par une spire :


On donne une spire circulaire de rayon 𝑅, de centre 𝑂, d’axe 𝑂𝑧. Cette spire porte une charge positive 𝑄 répartie
uniformément avec densité linéique de charge 𝜆 en 𝐶. 𝑚−1.

1. Montrer que, sur l’axe, le champ électrostatique 𝐸⃗ est porté par l’axe et prend la forme de 𝐸⃗ = 𝐸𝑢
⃗ 𝑧.
2. Comparer 𝐸(−𝑧) et 𝐸(𝑧).
3. Calculer le champ électrostatique créé en un point 𝑀 de l’axe tel que 𝑂𝑀 = 𝑧. On donnera le résultat en
fonction de 𝑄, la charge totale, du rayon 𝑅, de la permittivité du vide 𝜀0 et de la distance 𝑧.
4. Tracer le graphe de la fonction 𝐸(𝑧).
On s’intéresse maintenant au champ électrostatique au voisinage de l’axe. On calcule donc le champ en un
point 𝑀 défini par des coordonnées cylindriques (𝑟, 𝜃, 𝑧).

5. Montrer que la norme de 𝐸 ne dépend que de 𝑟 et 𝑧. Montrer par des arguments de symétrie très précis,
qu’en 𝑀, le champ 𝐸⃗ n’a pas de composante orthoradiale 𝐸𝜃 .
6. Montrer qu’au voisinage de l’axe, le flux du champ 𝐸⃗ est conservatif.
7. Que peut-on dire de sa circulation sur un contour fermé ?
8. Calculer le flux de 𝐸⃗ à travers une surface fermée cylindrique d’axe 𝑂𝑧 dont les bases sont des disques
de rayon 𝑟 petit et de cotes 𝑧 et 𝑧 + 𝑑𝑧.
9. En déduire que :
𝑟 𝑑𝐸𝑧 (0, 𝑧)
𝐸𝑟 (𝑟, 𝑧) = −
2 𝑑𝑧
10. Calculer l’expression de 𝐸𝑟 (𝑟, 𝑧).
11. Sur la feuille donnée en annexe et à joindre à la copie, préciser les lignes de champ avec des flèches en
supposant 𝜆 > 0.
12. Qu’obtiendrait-on comme allure de lignes de champ à grande distance ?
13. Qu’obtiendrait-on comme allure d’équipotentielles à grande distance ?
14. Montrer que les lignes de champs sont perpendiculaires aux équipotentielles. Que se passe-t-il au
centre ?
15. Justifier le fait que les lignes de champ se rapprochent puis s’éloignent de l’axe. On pourra utiliser
l’expression de 𝐸𝑟 (𝑟, 𝑧) déterminée dans la question 10.
Benkerroum Houssam 4 Année Scolaire : 2023-2024
CPGE Moulay Youssef Rabat DS 8 de Physique
Classe MPSI 2 Electromagnétisme et thermodynamique

Partie II : Champ et potentiel créés par deux fils infinis :


On considère un fil infini d’axe 𝑂𝑧 portant une densité linéique de charges constante 𝜆.
16. Déterminer le champ électrostatique 𝐸⃗ .
17. En déduire le potentiel électrostatique 𝑉.
On considère deux fils infinis parallèles à l’axe Oz situés en (𝑥 = −𝑎, 𝑦 = 0) et (𝑥 = 𝑎, 𝑦 = 0) portant
respectivement des densités linéiques de charges −𝜆 et +𝜆.
18. Donner l’expression du potentiel en un point de l’espace défini par les distances 𝑟1 et 𝑟2 aux deux fils,
en choisissant 𝑉 = 0 à égale distance des deux fils.
Partie III : Action d’un champ électrostatique uniforme sur une particule chargée :
On considère une particule assimilée à un point matériel 𝑀 de masse 𝑚 et de charge 𝑞 soumise à un champ
électrique constant 𝐸⃗ = 𝐸𝑢⃗ 𝑥 . La particule se déplace à la vitesse 𝑣 par rapport au référentiel de laboratoire ℛ
supposé galiléen. Nous supposons que, en plus de l’action du champ électrique, la particule est soumise à une
𝑚
force de frottement visqueux : 𝑓 = − 𝑣 avec 𝜏 une constante positive homogène à un temps. On néglige
𝜏
l’action de la pesanteur sur la particule.
19. Ecrire la deuxième loi de Newton (relation fondamentale de la dynamique) dans le référentiel ℛ pour
la particule 𝑀 et en déduire l’équation différentielle vérifiée par 𝑣 (𝑡).
20. Résoudre l’équation différentielle vérifiée par 𝑣 (𝑡) sachant que 𝑣 (0) = 0⃗.
21. Montrer que le mouvement de la particule est suivant l’axe 𝑂𝑥 et qu’une vitesse limite 𝑣𝑙𝑖𝑚 .
22. Tracer l’allure de la courbe représentative de la vitesse en fonction du temps 𝑣(𝑡).
23. Déterminer les expressions de 𝑃𝐸 et 𝑃𝐹 les puissances respectives de la force électrique et de la force de
frottement, en régime stationnaire en fonction de 𝑞, 𝑚, 𝐸 et 𝜏. Conclure.
On considère un conducteur électrique métallique modélisé par un gaz d’électrons libres de charge −𝑒 et de
masse 𝑚. Ces électrons responsables de la conduction électrique, qui sont au nombre de N par unité de volume,
se déplacent librement dans un cristal d’ions supposés fixes dans le référentiel de laboratoire ℛ supposé
galiléen. Les électrons libres subissent des collisions (chocs) de manière aléatoire. L’action de la pesanteur sur
ces électrons sera négligée. On se place en régime stationnaire, la vitesse d’un électron est donnée par la relation
établie dans la première partie : 𝑣 = 𝑣𝑙𝑖𝑚 .
24. Définir le vecteur densité volumique de courant 𝑗 qui apparait en régime stationnaire au sein du
conducteur, en fonction de 𝑒, 𝑁 et 𝑣 .
25. Sachant que 𝑗 est lié aux champs électrostatiques par 𝑗 = 𝜎𝐸⃗ ; En déduire que la conductivité a du
matériau conducteur s’écrit sous la :
𝑁𝑒²𝜏
𝜎=
𝑚
26. Considérons un conducteur ohmique AB de longueur 𝑙 et de section droite 𝑆, on a alors la différence
de potentiel qui vaut : 𝑈 = 𝑅𝐼, en explicitant l’expression de la résistance du conducteur ohmique

Benkerroum Houssam 5 Année Scolaire : 2023-2024

Vous aimerez peut-être aussi