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Droit International Public

L'État est un acteur central du droit international, possédant la souveraineté et la personnalité juridique qui lui permettent d'exercer des droits et obligations. La reconnaissance d'un État par d'autres États est essentielle pour sa validité en droit international, tandis que ses compétences sont liées à sa souveraineté territoriale et personnelle. Ce document examine les caractéristiques de l'État en tant que sujet de droit international et les implications de ses compétences dans les relations internationales.
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Droit International Public

L'État est un acteur central du droit international, possédant la souveraineté et la personnalité juridique qui lui permettent d'exercer des droits et obligations. La reconnaissance d'un État par d'autres États est essentielle pour sa validité en droit international, tandis que ses compétences sont liées à sa souveraineté territoriale et personnelle. Ce document examine les caractéristiques de l'État en tant que sujet de droit international et les implications de ses compétences dans les relations internationales.
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« Parmi les différents types de sujets du droit International, l’État occupe

encore et toujours une place privilégiée parce que Seul, il possède la


souveraineté, c’est-à-dire la plénitude des compétences Susceptibles
d’être dévolues à un sujet de droit international. ». Telle est la formule de
Pierre-Marie Dupuy et Yann Kerbrat dans leur ouvrage Droit international
public, qui explicite la place de l’État en droit international. C’est dans
cette perspective que s’inscrit notre sujet pour étude. En effet, Un État est
défini en droit international public comme une entité politique possédant
une autorité souveraine sur un territoire spécifique, et qui est reconnue en
tant que telle par d’autres États souverains. Le droit international quant à
lui est constitué par l’ensemble des normes et Des institutions destinées à
régir la société internationale. l'État en tant que concept central de droit
international, à une histoire très riche. De l'Antiquité au Moyen-Âge,
certaines formes d’organisations politiques ont jeté les bases sur des
concepts de l'autorité et de la souveraineté. À partir du 17e siècle avec le
traité de Westphalie, on assiste à l'émergence de la souveraineté
territoriale où chaque État a le contrôle exclusif sur son territoire. 19 e et
20e siècle, surtout après la seconde Guerre mondiale, la place de l'État en
droit international a été renforcé notamment avec l’ONU. Ce sujet
présente un intérêt double : d’une Part théorique et d’autre part pratique.
Sur le plan théorique, il fait appel à de nombreuses interventions des
doctrinaires à l’instar de Pierre Marie Dupuy et Yann Kerbrat dans leur
ouvrage Droit international public, mais aussi Jean Salmon. Sur le plan
pratique, il nous permet de comprendre l’exercice des compétences de
l’État et ses limites en droit international public. A cet effet, l’on pose la
question suivante : comment peut-on caractériser un Etat en droit
international ? La réponse à cette question nous conduit à examiner
successivement dans un premier temps, l’État comme acteur principal du
droit international (I), et dans un second temps, les compétences de l’État
droit international (Il).

Plan du développement :

I - L’État : sujet principal du droit international

A – la reconnaissance de l’État en droit international.

D’une façon générale, la reconnaissance, en droit International, consiste


dans l’expression unilatérale de la volonté d’un État de Reconnaître
comme valide et opposable à son égard un fait ou une situation Juridique
donnés. La reconnaissance d’État est donc l’acte par lequel un État Admet
qu’une entité tierce déterminée réunit bien, à raison des éléments qui la
Composent sinon des modalités de sa formation, les conditions
nécessaires à la Possession de la personnalité juridique plénière dans
l’ordre international. La reconnaissance peut prendre des formes
variées comme par exemple : les Reconnaissances explicites et implicites ,
la reconnaissance de jure cas de Kosovo et la reconnaissance de facto
cas : la reconnaissance peut Résulter d’un acte unilatéral exprès et
solennel ou simplement découler du Comportement des organes d’un État
qui agissent alors à l’égard des autorités de L’État reconnu comme ils le
font à l’égard de tous les autres États. Ainsi, la Passation d’un accord
international ou l’acceptation d’établir sur le territoire National une
mission diplomatique comprenant ceux du nouvel État, ou même
Simplement d’une mission commerciale, sont généralement interprétées
par les Tribunaux internes comme valant reconnaissance.

B –La personnalité juridique de l’État en droit international.

On dit d’une entité qu’elle constitue un sujet de droit lorsqu’ elle est dotée
par les normes d’un ordre juridique déterminé d’un ensemble de droits et
d’obligations, ainsi que des capacités nécessaires à leur exercice. Il s’agit
de la personnalité juridique. Avoir la personnalité juridique, signifie donc
pour un État , la possibilité d’exercer des droits et d’être soumis à des
obligations. L’État dispose de la personnalité juridique, exprimant la
permanence de ses intérêts, qui sont eux même des politiques
variables, des différents gouvernements. La personnalité
internationale de l’État signifie deux choses : en Premier lieu, qu’il
constitue un corps, distinct de chacun de ses éléments Constitutifs et plus
particulièrement des différents organes entre lesquels est Réparti
l’exercice des pouvoirs publics. En second lieu, qu’une telle personne
Morale est dotée de certaines capacités légales et se voit conférer par les
Normes de l’ordre juridique international l’aptitude à exercer des droits et
à Assumer des obligations. Cette personne morale est ainsi un sujet de
droit international auquel Pourront être imputés les actes des organes et
des agents individualisés agissant En son nom et investis du pouvoir de le
représenter dans les Relations internationales.

II – Les compétences de l’État en droit international

A- Les compétences territoriales de ll’État.

Les compétences de l’État sont liées à sa souveraineté.La souveraineté est


l’essence même de l’État en Droit international public. En effet, l’État en
droit international possède la plénitude et l’exclusivité des compétences,
synonyme de sa souveraineté. La plénitude des compétences ou de la
souveraineté est le pouvoir suprême (suprema potestas) qui
caractérise l’État, elle suppose donc l’absence de toute subordination
organique des états aux autres états. La souveraineté d’un Etat appartient
au peuple à travers ses représentants. De manière générale, on distingue
deux types de souveraineté :la souveraineté interne et la souveraineté
internationale. plan interne, il s’agit donc des pouvoirs, les compétences
de l’Etat, qu’il exerce sans partage. Au Congo, c’est le peuple qui est
titulaire de la souveraineté, mais c’est l’Etat qui va la mettre en œuvre. Au
plan international, la souveraineté doit être envisagée un peu
différemment. En Droit International Public, la souveraineté est au centre
des relations internationales. On dit de manière générale, que la
souveraineté est le critère de l’État au plan international. Cela veut dire
qu’au regard du droit international, les États sont indépendants, d’ailleurs,
La première sentence arbitrale de la Cour Permanente d’arbitrage,
dans une affaire du l’Île des Palmes, le 4 avril 1928, ou l’arbitre dit de
manière péremptoire que « la souveraineté dans les relations
entre états, c’est l’indépendance.» Cette souveraineté implique aussi
l’application d’un corolaire : l’égalité souveraine. C’est parce que les états
ne sont subordonnés à aucune autre entité, qu’ils sont juridiquement
égaux. Ce principe d’égalité souveraine des états, est sacralisé dès
l’article 2 de la Chartes de l’ONU : Ce principe sera repris,
approfondit, explicité par une importante résolussions : la
Résolution 2625 (XXV) du 24 octobre 1970, adoptée par l’assemblée
générale des nations unies :Elle va beaucoup plus loin que l’article 2, car
elle intervient dans un contexte de décolonisation et donc de l’apparition
de nouveaux états. Cette déclaration veut dire que les États sont
juridiquement égaux, que chaque État jouit des Droits inhérents à cette
pleine souveraineté, que chaque État doit respecter les autres états, que
chaque état a le Droit de choisir et de développer ont propre système, que
l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de l’État sont inviolables
et enfin que chaque état a le droit de s’acquitter pleinement et de bonne
foi de ses obligations internationales. Et de vivre en paix avec les autres
Etats. C’est un idéal vers lequel la société internationale veut tendre ; la
souveraineté implique également de reconnaître donc quelques principes
fondamentaux à la conduite des relations internationales : l’absence de
toute subordination organique des états aux autres Etats.

Cependant, La souveraineté ne veut pas dire que l’État puisse s’affranchir


des règles du droit international ou encore puisse tout faire, c’est le
contraire, un État est souverain car il est directement soumis, au Droit
international.

B – les compétences personnelles de l’État en droit international.


Les compétences personnelles ne désignent pas l’ensemble de Celles que
l’État exerce à l’égard des personnes. Mais la compétence qu’il exerce à
L’égard d’individus rattachés à lui par un lien juridique particulier, la
Nationalité, est indépendante du fait que ces personnes se trouvent ou
non sur Son territoire ou participent au fonctionnement d’un service public
dont il a la Charge. La compétence personnelle est exclusivement liée à la
nationalité. Par Extension, les compétences personnelles s’exercent non
pas seulement à l’égard Des personnes physiques et des personnes
morales, mais également à l’égard Des engins et véhicules se déplaçant
hors du territoire national et rattachés à L’État par l’équivalent de la
nationalité, généralement l’immatriculation. la compétence exclusive de
l’État territorial pour l’octroi de sa nationalité . Il s’agit là d’un principe
coutumier du droit international selon lequel l’État et lui seul a pleine
compétence pour déterminer les conditions d’acquisition ou de la perte de
sa nationalité. Le principe selon lequel l’État a la compétence exclusive
d’octroyer sa nationalité a été reconnu par la Cour internationale de
justice. D’abord dans l’affaire de l’échange des populations grecques et
turques, la CPIJ affirma : « la qualité de ressortissant d’un État dans
l’affaire Nottebohm réaffirma clairement ce principe : « il appartient à tout
État souverain de régler par sa propre législation l’acquisition de sa
nationalité ainsi que de conférer celle-ci par la naturalisation octroyée par
ses propres organes, conformément à cette législation. Sans doute, des
conventions internationales peuvent-elles intervenir pour limiter ordonner
cette compétence étatique en matière d’octroi de la nationalité,
essentiellement pour éviter le cas de double nationalité ou les cas
d’apatridie, sans parler d’éviter les mesures de dénationalisation. Seuls
des engagements conventionnels précis ou des règles coutumières
générales comme dans l’affaire Nottebohm peuvent limiter cette
compétence de l’État en matière d’octroi de sa nationalité. Tout est, par
nécessité, relié à un ordre territorial déterminé. Dès lors, à son égard,
l’État possède un double titre à agir : d’une part en tant que souverain
territorial, d’autre part en tant « souverain personnel », ainsi que le
consacre l’article 3 du Code civil français qui est ici tout a fait
symptomatique de la pratique générale. On conçoit donc aisément que le
droit international ne puisse faire céder ces deux chefs de compétences
que dans des cas bien délimités et marginaux. Une opposabilité
internationale conditionnelle : le rattachement réel ou la nationalité
effective . La nationalité octroyée par l’État, si elle est prima facie valable
sur le plan interne, ne l’est pas, en revanche, systématiquement au niveau
international. Tel est ici le grand apport de l’arrêt Nottebohm de la cour
internationale de justice (CIJ).

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