CPGE MPSI Le 29.04.
17
2016-2017
Devoir Surveillé n◦ 9
CORRECTION
————————————————————–
Exercice
A. Première critère nécessaire. Premier exemple.
Pn+1 u1 × u2 × · · · × un × un+1
1. Soit n ∈ N∗ , = = un+1 (Pn 6= 0).
Pn u1 × u2 × · · · × un
Si (Pn ) converge, notons ` sa limite (non nulle !), alors PPn+1
n
converge également vers
`
` = 1. Donc
il est nécessaire que la suite (un ) converge vers 1
. /1
Vu dans des copies. . .
Qn+1
Pn+1 p=1 up
= Qn = un+1 .
Pn p=1 up
Pn+1
Si (un ) converge vers 1, alors 6 1 ⇒ (Pn ) converge vers une limite finie non nulle.
Q Pn
Et donc un converge
n>0
Pn+1 Pn+1
On a = un+1 , donc si (un ) converge vers 1, alors également.
Pn Pn
∗
Donc Pn+1 ∼ Pn ∀ n ∈ N , donc lim(Pn+1 − Pn ) = 0 ainsi Pn → `.
Q
Donc si (un ) converge vers 1, un converge
n>0
n+1
n
∗
Q 1 1 Q 1 n+2
2. Soit n ∈ N , Pn+1 = 1+
= 1+ × 1+ = Pn (/1).
p=1 p n + 1 p=1 p n +1
Pn+1 Pn
Pn
Donc = , et donc la suite n+1 est constante.
n+2 n+1
P1 2
Cette constante vaut = = 1, on a donc /1
2 2
∀ n > 1, Pn = n + 1
Ainsi le produit infini (Pn ) est divergent.
On a ici l’exemple d’un produit infini divergent alors que le terme général tend vers 1.
A la question précédente, nous avions démontré qu’il s’agissait d’une condition nécessaire /1
et donc ici d’une condition non suffisante.
3. Soit n ∈ N∗
n
!
a Y a a a
rn+1 = Pn+1 × sin = cos p × cos sin n+1
2n+1 p=1
2 2n+1 2
1
Or cos A sin A = 2 sin(2A) ; donc
1 2a 1 a 1
rn+1 = Pn × sin = Pn × sin n = rn
2 2n+1 2 2 2
/2
1
Donc la suite (rn ) est géométrique de raison
2
1
Et donc pour tout n ∈ N, rn = n−1 r1 .
2
Or r1 = P1 sin a2 = cos a2 sin a2 = sin2 a .
1 sin a
n−1 × sin a
Et donc pour tout n > 1, Pn = 2 2
∼ . /2
sin 2an n→+∞ 2n an
2
Donc
+∞
Y a sin a
le produit infini (Pn ) converge et cos n = .
n=1
2 a
Vu dans des copies. . .
rn+1 a a 1
(. . .) = cos( 2n+1 ) × sin( 2n+1 )× .
rn sin( 2an )
n
rn+1 a 2 1
Or 2an → 0 donc ∼ 1 × n+1 × = .
rn 2 a 2
Donc (rn ) est une suite géométrique de raison 12
B. Utilisation des séries pour étudier le comportement des produits
1. Soit (un ) une suite qui converge vers 1 et (pn ) le produit associé à cette suite (un ).
(a) On a donc : ∀ > 0, ∃ N () ∈ N tel que ∀ n > N (), |un − 1| < .
Et donc avec = 1, on a :
∃ n0 ∈ N tel que ∀ n > n0 , |un − 1| < 1 ⇒ −1 < un − 1 < 1 ⇒ 0 < un < 2.
Donc
il existe un entier n0 tel que : ∀ n > n0 , un > 0
/0,5
n
Q 0 −1
nQ n
Q
(b) On a pour n > n0 : uk = uk × uk .
k=0 k=0 k=n0
0 −1
nQ n
Q n
Q
Notons P = uk , on a donc pour tout n > n0 : uk = P × uk .
k=0 k=n k=n0
Par conséquent :
Qn Qn
les produits infinis k=n0 uk et k=0 uk sont de même nature.
/0,5
2. On suppose maintenant que (vn ) est une suite de réels strictement positifs.
(a) Pour tout n ∈ N, !
n0
Y n0
X
ln vn = ln(vn )
n=0 n=0
Cesdeux
suites ont le même comportement, ce qui implique exactement que :
n
Q P
ln vk converge si et seulement si la série ln(vn ) converge.
k=0 n n>0
Enfin, puisque la fonction ln (ou exp, selon le point de vue) est continue , on a donc : /2
Q P
le produit vn converge si et seulement si la série ln(vn ) converge
n>0 n>0
+∞ +∞
Q P
On a alors en passant à la limite dans la première relation : ln vn = ln(vn ).
n=0 n=0
Finalement (composition avec exp) :
+∞ +∞
!
Y X
vn = exp ln(vn )
n=0 n=0
Vu dans des copies. . .
P
n>0 ln(un ) = ln(u0 )+ln(u1 )+· · ·+ln(un )+· · · = ln(u0 ×u1 ×· · ·×un ×. . . ) =
On a
Q
ln( n>0 un ).
P Q
Si n>0 ln(un ) converge alors ln( n>0 un ) converge(. . .)
(b) D’après la question
Q précédente : P
Le produit (1 + wn ) converge si et seulement si ln(1 + wn ) converge.
n>0 n>0
Or nécessairement (1 + wn ) tend vers 1, donc (un ) vers 0 et donc ln(1 + wn ) ∼ wn .
Par ailleurs
P il s’agit de séries à termes positifs. P
donc ln(1 + wn ) converge si et seulement si wn converge . /2
n>0 n>0
Ainsi :
Q P
le produit (1 + wn ) converge si et seulement si la série wn converge.
n>0 n>0
(c) On a le même raisonnement que précédemment mais avec des séries à termes négatifs.
Prenons l’opposé du produit pour le rendre positif. . .
Q Q 1
Le produit (1 − wn ) converge si et seulement si le produit 1−wn converge.
n>0 n>0
1
Q P
Le produit (1 − wn ) converge si et seulement si ln 1−w n
converge.
n>0 n>0
1
Or (wn ) converge vers 0 et donc ln 1−w n
= − ln(1 − wn ) ∼ wn .
Par ailleurs il s’agit de séries à termes positifs(/1).
1
P P
donc ln 1−w n
converge si et seulement si wn converge.
n>0 n>0
Ainsi par série d’équivalences : /2
Q P
le produit (1 − wn ) converge si et seulement si la série wn converge.
n>0 n>0
3. Déterminer la nature des produits infinis suivants :
P 1 1
(a) La série 4n2 converge (série de Riemann) donc d’après le critère (c) ( 4n2 ∈]0, 1[) :
Y 1
1 − 2 converge
4n
n>1
/1
Vu dans des copies. . .
1 1
Soit un = , alors un ∼n 2 .
4n2 n P 1
Or d’après le critère de Riemann, la série n2
converge donc on peut en déduire que
P
un converge également (séries à termes positifs).
α
1
(b) ln(e1/n ) = nα > 0(/1), donc d’après le critère (a) : /1
Y α
e1/n converge ssi α > 1 (Riemann),
n>1
et de même d’après le critère (b), /1
Y 1
1 + α converge ssi α > 1
n
n>1
√
ln n 1 ln n
(c) ln( n) =
n
et = o .
n n n
1 ln n
P P
Or ces séries sont à termes positifs et n>1 n diverge, alors n>1 n diverge.
Par conséquent d’après (a) : /1,5
Y √
n
le produit n diverge.
n>1
Vu dans des copies. . .
lnn
si un = n1/n , alors ln un = .
n
lnn √ lnn lnn 1
De plus × n = 3/2 → 0, donc = o( √ ). Or d’après le critère de Riemann
n n n n
P 1
n>1 √ diverge.
n
P ln n
Ce sont des séries à termes positifs, elles ont le même comportement, donc n>1 =
P n
n>1 ln(u n ) diverge.
Cela impose la divergence du produit d’après la question B.2.a)
(d) Soit x ∈ R. x −x/n
Pour tout n > N, 1 + e > 0.
n
x −x/n x x x
Par ailleurs, ln 1 + e = ln 1 + + ln(e−x/n ) = ln 1 + − ∼
n n n n n→+∞
2
−x
.
2n2
P −x2
Or la série n>1 converge (c’est l’opposé d’une série de Riemann). Donc /1,5
2n2
Y x −x/n
le produit infini 1− e est convergent pour x ∈]0, +∞[
n
n>1
Vu dans des copies. . .
x −x/n x x
si un = 1+ e alors ln(un ) = ln(1 + ) − .
n n n
x x x x
Or ln(1 + ) − ∼ − ∼ 0
P n n n n
Donc n>1 ln(un ) diverge. Cela impose la divergence du produit d’après la question
B.2.a)
C. Un peu d’histoire.
1. La série n>1 n1 converge ssi le produit infini n>1 (1 + n1 ) converge.
P Q
QN
N N
Y n+1 n+1
(N + 1)!
(1 + n1 ) = = n=1N
Q
Or = = N + 1. /1,5
n=1 n=1
n Q N!
n
n=1
1
P
Le produit est donc divergent, il en est de même de la série harmonique n>1 n .
Vu dans des copies. . .
1 1
ϕ1 (x) =
x
− (ln(x) − ln(x + 1)) et ϕ2 (x) = x
− (ln(x − 1) − ln(x)) (. . .)
1
2. Il s’agit de la somme d’une série géométrique de raison p < 1 ; elle est convergente. Et /1
+∞
X 1 1 p
= 1 =
pk 1 − p
p−1
k=0
X 1 Y 1
3. a le même comportement que le produit 1−
pn pn
n>1 n>1
d’après le critère de convergence B.2.(c). car p1n ∈]0, 1[
Pour étudier la convergence du produit, nous allons étudier l’inverse du produit.
N
! N +∞
!
1 Y 1 Y X 1
N = 1 − p1n
=
(pn )k
= SN
Y 1 n=1 n=1 k=0
1−
n=1
pn
où SN est la somme des inverses de tous les entiers divisibles par les puissances des
nombres premiers p1 , p2 , . . .pN .
En particulier, tous les nombres entiers de 1 à pN sont divisible par des puissances des
pN
X 1
nombres premiers p1 , p2 , . . .pN . Donc SN > .
n=1
n
X1
Or la série harmonique diverge donc (SN ) −→ +∞.
n N →+∞
n>1
!
N 1 N
1
Q Q
Ainsi les produits et 1 − sont divergents. Et donc /2,5
n=1 1 − p1n n=1
pn
X 1
la série diverge
pn
n>1
Problème (Mines PSI - 2010)
I. Formule de condensation.
1. D’après la formule de développement par rapport à la i-ème ligne du déterminant, on a
n
X
det(M ) = (−1)i+k Mi,k M i∧k
k=1
où γi,k est un cofacteur et vaut donc M i∧k = det[M ]ki . On a ainsi 1 /
n
X
(−1)i+1 det(M ) = (−1)k−1 Mi,k det[M ]ki
k=1
2. Considérons la matrice M 0 obtenue à partir de M en remplaçant la ligne i par la ligne j.
Comme j 6= i, cette matrice est non inversible : Li (M 0 ) = Lj (M 0 ), donc M 0 a deux lignes
égales.
Et donc le déterminant de M 0 est nul. En outre, ∀k, [M 0 ]ki = [M ]ki (puisque l’on supprime
l’unique ligne qui diffère). La formule de la question précédente donne alors /2
n
X n
X
det(M 0 ) = 0 = 0
(−1)k−1 Mi,k det[M 0 ]ki = (−1)k−1 Mj,k det[M ]ki
k=1 k=1
3. On a
n
X n
X
T
∀i, j, (M × com(M ) )i,j = Mi,k (com(M ))j,k = (−1)j+k Mi,k det[M ]kj
k=1 k=1
La question 1 montre que ce coefficient vaut det(M ) si i = j
et la question 2 montre qu’il est nul si j 6= k. On a ainsi /2
T
M × com(M ) = det(M )In
4. Pour le calcul de det(M ∗ ), plusieurs méthode :
— On peut développer par rapport à la première ligne, on trouve alors les deux termes
det[M ]11 et det[M ]n1 chacun multiplié par des matrices par blocs donc dont le déterminant
est relativement simple à calculer ;
— On peut opérer un développement par rapport à la seconde colonne et on recommence
avec le nouveau déterminant etc (il faudrait faire une récurrence). On a alors
det[M ]11 (−1)n+1 det[M ]1n
det(M ∗ ) =
(−1)n+1 det[M ]n1 det[M ]nn
— Ou encore, dans une idée comparable, on applique la formule directement :
X n
Y
det M ∗ = (σ) [M ∗ ]iσ(i)
σ∈Sn i=1
Or pour i ∈ {2, 3, . . . n − 1}, [M ∗ ]iσ(i) = 0 dès que σ(i) 6= i et [M ∗ ]iσ(i) = 1 si σ(i) = i.
Donc, les seuls permutations σ qui n’annule pas nécessairement le produit sont celles
qui vérifient σ(i) = i si i ∈ {2, 3, . . . n − 1}, il s’agit donc de σ1 = id et σ2 = (1, n) /2
det M ∗ = (id) det[M ]11 det[M ]nn + ((1, n)) det[M ]1n det[M ]n1
det(M ∗ ) = det[M ]11 det[M ]nn − det[M ]n1 det[M ]1n
5. Le calcul donne
P n n
(−1)k−1 M1,k det[M ]k1 (−1)n+k M1,k det[M ]kn
P
m1,2 ... m1,n−1
k=1 k=1
P n n
(−1)k−1 M2,k det[M ]k1 (−1)n+k M2,k det[M ]kn
P
m2,2 ... m2,n−1
k=1 k=1
M ×M ∗ =
.. .. .. ..
. . . .
n (−1)k−1 M n
P
k
(−1)n+k Mn−1,k det[M ]kn
P
n−1,k det[M ]1 mn−1,2 ... mn−1,n−1
k=1 k=1
P n n
(−1)k−1 Mn,k det[M ]k1 (−1)n+k Mn,k det[M ]kn
P
mn,2 ... mn,n−1
k=1 k=1
Avec les questions 1 et 2, ceci se simplifie en
det(M ) m1,2 ... m1,n−1 0
0 m2,2 ... m2,n−1 0 /1
∗
M M =
.. .. .. ..
. . . .
0 mn−1,2 ... mn−1,n−1 0
0 mn,2 ... mn,n−1 det(M )
6. On calcule det(M M ∗ ) en développant par rapport à la dernière colonne puis par rapport
à la première (ou bien deux fois par blocs). Ceci donne
det(M M ∗ ) = det(M )2 det[M ]1,n
1,n
Comme det(M ) det(M ∗ ) = det(M M ∗ ), on peut simplifier par det(M ) 6= 0 (M est inver-
sible) dans la formule précédente et, avec la question 4, on obtient /2
det[M ]11 det[M ]nn − det[M ]n1 det[M ]1n = det(M ) det[M ]1,n
1,n
7. Si M n’est pas inversible, on considère Mx = M − xIn .
det(Mx ) est un polynôme en x de degré n, il admet au plus n racines dans R.
On note SM , l’ensemble des racines de det(Mx ).
Ainsi 0 ∈ SM , car M n’est pas inversible et SM est fini.
Pour tout x ∈
/ SM , Mx est inversible donc on peut appliquer la formule (1) à Mx :
det[Mx ]11 det[Mx ]nn − det[Mx ]n1 det[Mx ]1n = det(Mx ) det[Mx ]1,n
1,n
Il s’agit d’une égalité de fonction polynomiale sur un ensemble infini : R \ Sx .
L’égalité est donc plus générale est reste vraie polynomialement.
Cela signifie qu’il y a égalité des constants (x = 0) et on trouve donc /3
Pour toute matrice M , det[M ]11 det[M ]nn − det[M ]n1 det[M ]1n = det(M ) det[M ]1,n
1,n
II. Algorithme de Lewis Carroll.
1. On a
5 3 1
1 −1
A(1) = −3 −1 1 et B (1) =
−2 1
1 3 −1
4 −4
A(2) et B (2) = −1
=
4 −2
A(3) = −8
/2
Le déterminant de la matrice vaut donc −8.
2. Le calcul des B (k) est immédiat (on déduit cette matrice de A(k−1) ).
Le calcul de chaque coefficient de A(k) entraı̂ne le calcul d’un déterminant.
Cette matrice a (n − k)2 coefficients. Le calcul de A(n−1) implique donc le calcul d’un
nombre de déterminants de taille 2 égal à /2
n−1 n−1
X X n(n − 1)(2n − 1)
(n − k)2 = j2 =
j=1
6
k=1
3. La question est un peu ambigüe : un même déterminant de taille deux peut intervenir le
calcul de deux cofacteurs différents et l’énoncé ne dit pas s’il faut alors le compter une
fois ou plusieurs fois (et donc si on a le droit, ou pas, de stocker les déterminants de taille
deux que l’on calcule au fur et à mesure).
De manière naı̈ve (sans stockage), on a (puisqu’il y a n cofacteurs de taille n − 1)
∀n > 2, vn = nvn−1
Et ainsi, par telescopage :
n n
vn Y vk Y n!
= = k=
v2 vk+1 2
k=3 k=3
n!
et ainsi vn = 2 car v2 = 1). /2
n3
Dans ce cas, un = o(vn ) (rappelons que un ∼ 3 et vn = 12 n!)
4. D’après la formule de condensation appliquée, on a
Mr,s Mr,s+1 Mr,s+2
Mr+1,s+1 Mr+1,s+2 Mr,s Mr,s+1
Mr+1,s+1 Mr+1,s Mr+1,s+1 Mr+1,s+2 = ×
Mr+2,s+1 Mr+2,s+2 Mr+1,s Mr+1,s+1
Mr+1,s Mr+1,s+1 Mr+1,s+2
Mr+1,s Mr+1,s+1 Mr,s+1 Mr,s+2
+ ×
Mr+2,s Mr+2,s+1 Mr+1,s+1 Mr+1,s+2
En revenant aux définitions de A(1) et A(2) ceci s’écrit /2
Mr,s Mr,s+1 Mr,s+2
A(2)
r,s = Mr+1,s Mr+1,s+1 Mr+1,s+2
Mr+1,s Mr+1,s+1 Mr+1,s+2
5. Pour 1 6 i1 < · · · < ir 6 n et 1 6 j1 < · · · < jr 6 n, notons {M }ji11,i,j22,...,i
,...,jr
r
la matrice de
taille r obtenue à partir de M en ne sélectionnant que les éléments de M sur les lignes ik
et les colonnes jk .
On démontre par récurrence forte les propositions (pour 1 6 k 6 n − 1) :
s,s+1,...,s+k
Pk : ∀r, s ∈ {1, . . . , n − k}, A(k)
r,s = det({M }r,r+1,...,r+k )
— Le résultat est vrai au rang 1 par définition de A(1) . Donc P1 est vraie.
(On vient également (question précédente) de le prouver au rang 2.)
— Soit k ∈ {2, . . . , n − 1} tel que la propriété soit vrai jusqu’au rang k − 1.
En appliquant la formule de condensation à la matrice {M }s,s+1,...,s+k
r,r+1,...,r+k , on obtient
det({M }s,s+1,...,s+k s+1,...,s+k−1 s+1,...,s+k s,s+1,...,s+k−1
r,r+1,...,r+k )) det({M }r+1,...,r+k−1 ) = det({M }r+1,...,r+k ) det({M }r,r+1,...,r+k−1 )
s+1,...,s+k
− det({M }r,r+1,...,r+k−1 ) det({M }s,s+1,...,s+k−1
r+1,...,r+k )
Avec l’hypothèse de récurrence et la définition de A(k) et B (k) , on obtient le résultat
au rang k.
On a donc démontré /2,5
s,s+1,...,s+k
∀ k ∈ {1, . . . n − 1}, ∀ r, s ∈ {1, . . . , n − k}, A(k)
r,s = det({M }r,r+1,...,r+k )
Le résultat au rang n − 1 donne alors exactement /0,5
(n−1)
A1,1 = det(M )
III. Le λ-déterminant.
1. Montrons le résultat par récurrence sur la taille de la matrice M :
∀ n ∈ N∗ , Qn : ∀ M ∈ Mn (K), det λ (Mt,j ) = t det λ (M )
— Le résultat est vrai aux rangs 1 et 2 (vérification immédiate).
— Supposons que Qn−1 est vrai (n > 2).
Soit M une matrice de taille n, on veut écrire
det λ (Mt,j ) det λ [Mt,j ]1,n 1 n 1 n
1,n = det λ [Mt,j ]1 det λ [Mt,j ]n + λ det λ [Mt,j ]n det λ [Mt,j ]1
/ {1, n}, on a [Mt,j ]1,n
• Si j ∈ 1,n
1,n = ([M ]1,n )t,j−1 :
multiplier la colonne j par t puis enlever les lignes et colonnes 1 et n revient à d’abord
enlever les lignes et colonnes puis à multiplier la colonne j − 1 -les colonnes ont changé
de numéro- par t.
Par hypothèse de récurrence, on a donc
det λ [Mt,j ]1,n 1,n
1,n = t det λ [M ]1,n
On procède de même avec les λ-déterminants du membre de droite (il y a décalage
d’indice de colonne si on enlève la colonne n mais on a vu que cela n’a pas d’incidence
sur le calcul) et on divise par t 6= 0 pour obtenir le résultat.
• Si j = n ou j = 1 alors det λ [Mt,n ]1,n 1,n
1,n = det λ [M ]1,n . On adapte alors le raisonnement
(plus simple car il n’y a pas à diviser par t) pour obtenir encore la formule.
On a donc démontré que det λ (Mt,j ) = t det λ (M )
2. On montre par récurrence sur n que (les xi vérifiant les hypothèses de l’énoncé) /2
Y
det λ V (x1 , . . . , xn ) = (xj + λxi )
16i<j6n
— C’est vrai au rang 2 (det λ V (x1 , x2 ) = x2 + λx1 ) et au rang 3 puisqu’un calcul donne
x2 det λ V (x1 , x2 , x3 ) = x2 (x2 + λx1 )(x3 + λx1 )(x3 + λx2 )
et que l’on peut diviser par x2 6= 0. /1
— Supposons le résultat vrai jusqu’à un rang n − 1 > 3. On a
[V (x1 , . . . , xn )]1,n
1,n = Φ(V (x2 , . . . , xn−1 ))
où Φ(M ) s’obtient à partir de M en multipliant la colonne j par xj+1 pour j =
1, . . . , n − 2. D’après la question précédente itérée, on a
det λ Φ(M ) = x2 . . . xn−1 det(M )
L’hypothèse de récurrence donne alors
Y
det λ [V (x1 , . . . , xn )]1,n
1,n = x2 . . . xn−1 (xj + λxi )
26i<j6n−1
De façon similaire, on a
Y
det λ [V (x1 , . . . , xn )]11 = x2 . . . xn (xj + λxi )
26i<j6n
Y
det λ [V (x1 , . . . , xn )]nn = (xj + λxi )
16i<j6n−1
Y
det λ [V (x1 , . . . , xn )]n1 = x1 . . . xn−1 (xj + λxi )
16i<j6n−1
Y
det λ [V (x1 , . . . , xn )]1n = (xj + λxi )
26i<j6n
En remplaçant dans la “définition” de det λ V (x1 , . . . , xn ), on obtient la bonne formule. /2
Ainsi
Y
det λ V (x1 , . . . , xn ) = (xj + λxi )
16i<j6n
Remarques !
On voit sur l’exemple du calcul de Vandermonde que det = det−1 puisqu’on retrouve la formule classique
de Vandermonde pour λ = −1.
En fait, ce (−1) est le nombre qu’on retrouve pour l’alternance des colonnes.