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Devoir Surveill en 9: 1h30 Environ

Le document est un devoir surveillé de mathématiques pour les classes préparatoires, comprenant des exercices sur les suites, les produits infinis et les déterminants. Il aborde des concepts tels que la convergence des suites, l'utilisation des séries pour étudier les produits, et inclut des questions historiques sur les contributions de Léonard Euler. Le devoir se termine par un problème sur la formule de condensation des déterminants et un algorithme de Lewis Carroll pour le calcul des déterminants.

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Hamza Chqaf
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Le document est un devoir surveillé de mathématiques pour les classes préparatoires, comprenant des exercices sur les suites, les produits infinis et les déterminants. Il aborde des concepts tels que la convergence des suites, l'utilisation des séries pour étudier les produits, et inclut des questions historiques sur les contributions de Léonard Euler. Le devoir se termine par un problème sur la formule de condensation des déterminants et un algorithme de Lewis Carroll pour le calcul des déterminants.

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CPGE MPSI Le 29.04.

17
2016-2017

Devoir Surveillé n◦ 9
Durée de l’épreuve : 4 heures
La calculatrice est interdite

Le devoir est composé d’un exercice et un problème.


Lorsqu’une question est jugée, a priori, plus difficile, elle est précédée du symbole (∗) voire (∗∗)
La notation tiendra particulièrement compte de la qualité de la rédaction, la précision des
raisonnements et l’énoncé des formules utilisées.

BON COURAGE

————————————————————–
Exercice - 1h30 environ
Soit (un ) une suite de réels non nuls, on lui associe la suite (Pn ) définie par :
n
Y
∀ n ∈ N∗ , Pn = up = u1 × u2 × · · · × un
p=1
Q
On dit que le produit (infini) un , de terme général un converge,
n>0
+∞
Q
si la suite (Pn ) admet une limite finie non nulle. On note alors un sa limite.
n=0
Q
Si la suite (Pn ) n’admet pas de limite ou converge vers 0, on dit que le produit un diverge.
n>0

A. Première critère nécessaire. Premier exemple.


Pn+1 Q
1. En considérant le quotient montrer que, pour que le produit infini un converge, il est
Pn n>0
nécessaire que la suite (un ) converge vers 1.
n
 
Q 1
2. Soit n ∈ N et Pn = 1+ .
p=1 p
Montrer que : ∀n > 1, Pn = n + 1. Quelle est la nature du produit (Pn ) ?
Comment interpréter ce résultat en rapport avec la première question ?
n
Q a
3. Soient un réel a différent de kπ (k ∈ Z) et Pn = cos p .
p=1 2
a
Pour tout entier naturel n non nul, on note rn = Pn × sin n .
2
Montrer que (rn ) est une suite géométrique.
En déduire que le produit (Pn ) converge et donner la limite de (Pn ) en fonction de a.

B. Utilisation des séries pour étudier le comportement des produits


1. Soit (un ) une suite qui converge vers 1 et (pn ) le produit associé à cette suite (un ).
(a) Montrer qu’il existe un entier n0 tel que : ∀ n > n0 , un > 0.
(b) Montrer que les produits infinis n
Q Qn
k=n0 uk et k=0 uk sont de même nature.
Cela prouvera que pour montrer la convergence d’un produit,
il suffit de prouver la convergence du produit des termes positifs de la suite.
2. On suppose maintenant que (vn ) et (wn ) sont deux suites de réels strictement positifs.
Q P
(a) Montrer que le produit vn converge si et seulement si la série ln(vn ) converge.
n>0 n>0
+∞
Q +∞
P
Dans ce cas exprimer vn en fonction de ln(vn ).
n=0 n=0
Q P
(b) Montrer que le produit (1 + wn ) converge si et seulement si la série wn converge.
n>0 n>0

(c) Si de plus pour tout n ∈QN, 0 < wn < 1, P


montrer que le produit n>0 (1 − wn ) converge si et seulement si la série wn converge.
n>0

3. Déterminer la nature des produits infinis suivants :


Y 1

(a) 1− 2
n>1
4n
Y  1/nα  Y 1

(b) e et 1 + α en fonction du nombre réel α > 0.
n>1 n>1
n
Y √
n
(c) n
n>1
Y x  −x/n
(d) 1+ e pour x ∈]0, +∞[
n>1
n

C. Un peu d’histoire.
1
P
1. Retrouver en utilisant un produit infini, que la série harmonique n>1 n diverge.
+∞
X 1
2. Si p est un entier naturel, p > 2, que vaut ?
pk
k=0
3. On note (pn )n>1 la suite des nombres premiers rangés dans l’ordre croissant : p1 = 2, p2 = 3,
p3 = 5, p4 = 7, p5 = 11. . .
Voici un extrait d’un texte écrit par Leonhard Euler en 1737 (Introduction à l’analyse infinitésimal) :
 . . .Donc la série est toujours composée d’un nombre infini de termes, quel que soit le nombre

des facteurs infinis ou finis.


1 1 1 1 1 1
Par exemple, on aura = 1+ + + + + +etc. série où se trouvent tous les
1 − 21 2 4 8 16 32
nombres qui peuvent être formés seulement par la multiplication du nombre deux : c’est à dire
toute les puissances de deux.
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
On aura ensuite  = 1+ + + + + + + + + +etc. On ne
1 − 12 1 − 31

2 3 4 6 8 9 12 36 18
retrouve ici que les nombres formés par la combinaison des nombres 2 et 3, ou qui n’ont d’autres
diviseurs que 2 et 3. Donc si au lieu de α, β, γ, δ etc. on écrit l’unité divisée par tous les
1
nombres premiers, et qu’on suppose P = , on aura
1 − 12 1 − 31 1 − 15 1 − 17 1 − 11 1
    
etc
1 1 1 1 1 1 1 1
P = 1 + + + + + + + + +etc., série qui comprend tous les nombres, tant
2 3 4 5 6 7 8 9
les nombres premiers que ceux qui auront été formés par la multiplication. Or, comme tous les
nombres sont ou des nombres premiers ou des nombres composés de ceux-ci par la multiplication,
il est évident qu’on doit trouver tous les nombres entiers dans les dénominateurs. . . 
X 1
Utiliser librement ce texte pour montrer que la série diverge.
n>1
pn

Problème - 2h30 environ


Le but de ce problème est de montrer la formule dite de condensation sur les déterminants et d’en
explorer les applications et généralisations.

Notations.
Soit n un entier supérieur ou égal à 1 et M une matrice de Mn (R)
- On note Mi,j le coefficient de M qui se trouve sur la i-ème ligne et la j-ème colonne.
- On note M T sa transposée définie par M T i,j = Mj,i pour tout i, j ∈ {1, . . . , n}.
- Pour n ≥ 2 et i, j ∈ {1, . . . , n}, on note [M ]ji la matrice de Mn−1 (R) obtenue à partir de M en
enlevant la i-ème ligne et la j-ème colonne.
- Plus généralement, si r > 0.
Pour n > r + 1 et i1 , . . . , ir , j1 , . . . , jr ∈ {1, . . . , n}, vérifiant ik 6= il et jk 6= jl si k 6= l, on
note [M ]ji11,...,i
,...,jr
r
la matrice de Mn−r (R) obtenue à partir de M en enlevant les lignes d’indices
i1 , . . . , ir et les colonnes j1 , . . . , jr .
On conviendra que cette matrice vaut M si r = 0.
- On note com(M ) la comatrice de M définie par

com(M )i,j = (−1)i+j det[M ]ji

- On désignera par In la matrice identité de Mn (R) et par e = (e1 , . . . , en ) la base canonique de


l’espace vectoriel Rn .

I. Formule de condensation.
On se propose de montrer dans cette partie la formule de Desnanot-Jacobi, dite de condensation, suivante
où n est un entier > 3 :

∀M ∈ Mn (R), det(M ) det[M ]1,n 1 n 1 n


1,n = det[M ]1 det[M ]n − det[M ]n det[M ]1 (1)

1. Soit i ∈ {1, 2, . . . , n}. Calculer

Mi,1 det[M ]1i − Mi,2 det[M ]2i + · · · + (−1)n−1 Mi,n det[M ]n


i

en fonction de det(M ) et de i.
2. Montrer que

Mj,1 det[M ]1i − Mj,2 det[M ]2i + · · · + (−1)n−1 Mj,n det[M ]n


i = 0

pour i, j ∈ {1, 2, . . . , n}, vérifiant i 6= j.


3. Déduire des deux questions précédentes le fait que M × com(M )T = xIn où x est un nombre réel
que l’on précisera.

On introduit la matrice de Mn (R) suivante :

det[M ]11 0 0 ... 0 (−1)n+1 det[M ]1n


 
 − det[M ]21 1 0 ... 0 (−1)n+2 det[M ]2n 
det[M ]31 (−1)n+3 det[M ]3n
 
 0 1 ... 0 

M =
 
.. .. .. .. .. .. 

 . . . . . . 

 (−1) det[M ]n−1
n
1 0 0 ... 1 − det[M ]n−1
n

(−1)n+1 det[M ]n1 0 0 ... 0 det[M ]n
n

Autrement dit, M ∗ est obtenue à partir de com(M )T en remplaçant, pour chaque i ∈ {1, . . . , n}
et chaque j ∈ {2, . . . , n − 1} le coefficient com(M )T i,j par 0 si i 6= j et par 1 si i = j.

4. Calculer det(M ∗ ) en fonction de det[M ]11 , det[M ]n 1 n


n , det[M ]n et det[M ]1 .
5. Ecrire le calcul explicite de la matrice produit M × M ∗ sous la forme du tableau usuel de taille
n × n.
6. En utilisant la question précédente, démontrer (1) dans le cas où M est inversible.
7. (*) Démontrer (1) dans le cas où M n’est pas inversible.

II. Algorithme de Lewis Carroll.


Le Révérend Charles L. Dodgson, plus connu sous son nom de plume, Lewis Carroll, s’est servi de la
formule de condensation (1) pour mettre au point un algorithme de calcul de déterminant n × n, n’uti-
lisant que des déterminants 2 × 2.

L’algorithme fonctionne comme suit :


On doit trouver le déterminant d’une matrice M de taille n × n.
Pour cela, on met en jeu une suite de couples de matrices (A(k) , B (k) ) ∈ Mn−k (R) × Mn−k−1 (R) pour
k = 0, . . . , n − 2 définies comme suit :
— Pour k = 0, A(0) = A et B (0) est la matrice de Mn−1 (R) dont tous les coefficients valent 1.

— On passe du couple (A(k) , B (k) ) (k 6 n − 3) au couple (A(k+1) , B (k+1) ) de la façon suivante :


— Si aucun des coefficients de B (k) n’est nul (ce qui est le cas pour B (0) ) alors on pose
(k) (k)
(k+1) 1 Ai,j Ai,j+1
Ai,j = (k) (k) (k) , i, j ∈ {1, . . . , n − k − 1}
Bi,j Ai+1,j Ai+1,j+1
(k+1) (k)
Bi,j = Ai+1,j+1 , i, j ∈ {1, . . . , n − k − 2}
(k+1)
Bien entendu, dans le membre de droite qui définit le terme Ai,j , |.| désigne un déterminant
2 × 2.
Enfin, si (A(n−2) , B (n−2) ) a pu être défini par la précédente procédure, alors on définit la
(n−1)
matrice de taille 1 × 1, A(n−1) = (A1,1 ) par
(n−2) (n−2)
(n−1) 1 A1,1 A1,1+1
A1,1 = (n−2) (n−2) (n−2)
B1,1 A1+1,1 A1+1,1+1
(n−1)
Notrer qu’il n’y a pas de terme B (n−1) . L’algorithme se termine en affirmant que A1,1 =
det(M ), on prouvera plus loin sa validité.
— Si l’un des coefficients de B (k) est nul, l’algorithme ne s’applique pas, et Lewis Carroll
préconise de recommencer après avoir échangé (convenablement) des lignes dans la matrice
initiale.

Exemple :
 
2 0 1 3  
 −1 1 1 1
(0) 2 1 −2  (0)
M =A =  B = 1 1 1 
 0 −1 1 3 
1 1 1
2 4 −3 2
 
4 −2 −5  
2 1
A(1) =  1 3 5  B (1) =
−1 1
2 −1 11
 
7 5
A(2) = B (2) =

3
7 38

A(3) =

77
Le déterminant de M vaut donc 77.
1. Appliquer cet algorithme au calcul du déterminant de
 
1 −2 −1 3
 2
 1 −1 2 

 −1 −2 1 −3 
0 −1 −1 2
2. Soit M ∈ Mn (R). On suppose que l’algorithme se termine sans qu’aucun des coefficients des
matrices B (i) ne s’annule. Quel est le nombre un de déterminants 2 × 2 que l’on a calculé au
cours de la procédure ?
Une autre méthode de calcul de déterminant consiste à répéter le développement suivant
des lignes par cofacteurs jusqu’à ce qu’on obtienne des déterminants 2 × 2.
L’objet de la question suivante est d’étudier le nombre vn de déterminants 2 × 2 ainsi obtenus.
3. Soit donc vn le nombre de déterminants 2 × 2 calculés lorsque l’on applique la méthode de
développements successifs par rapport à des lignes pour calculer le déterminant d’une matrice
de taille n × n. Etablir une relation entre vn et vn−1 . Puis, comparer un et vn lorsque n → +∞.
On se place désormais dans le cas où l’algorithme de Lewis. Carroll s’applique.
On se propose de montrer sa validité.
(2)
4. Soit r, s ∈ {1, 2, . . . , n − 2}. En appliquant la formule de condensation, montrer que Ar,s est le
déterminant d’une matrice 3 × 3, extraite de M , que l’on précisera.
5. Soit k ∈ {1, 2, . . . , n−1} et r, s ∈ {1, 2, . . . , n−k}. Généraliser le résultat précédent en exprimant
(k)
Ar,s comme le déterminant d’une matrice de taille (k+1)×(k+1) extraite de M que l’on précisera.
Prouver que
(n−1)
A1,1 = det(M )
ce qui établit la validité de l’algorithme

III. Le λ-déterminant.
Soit λ ∈ R. On introduit la notion de λ-déterminant d’une matrice M de Mn (R) convenable, noté
det λ (M ), de la manière suivante.

Soit (a) ∈ M1 (R), det λ (a) = a.


   
a b a b
Soit ∈ M2 (R), det λ = ad + λbc.
c d c d
On impose de plus, pour toute matrice M ∈ Mn (R), la formule de condensation suivante :

det λ (M ) det λ [M ]1,n 1 n 1 n


1,n = det λ [M ]1 det λ [M ]n + λ det λ [M ]n det λ [M ]1 (2)
Cette condition (2) permet donc de définir par récurrence le λ-déterminant pour une matrice M de
taille n × n, à la condition de ne pas avoir à diviser par 0 au cours de son calcul. Plus précisément,
supposons que cette procédure par récurrence ait permis de définir le membre de droite de (2) ainsi
que det λ [M ]1,n
1,n et qu’en plus ce dernier soit non nul. Alors on définit det λ (M ) par (2) puisqu’on peut
diviser par det λ [M ]1,n
1,n 6= 0.

Dans la suite, M désigne une matrice de Mn (R) pour laquelle det λ (M ) est bien défini.
1. Soit t ∈ R∗ et j ∈ {1, . . . , n}. On note Mt,j la matrice obtenue à partir de M par multiplication
de la j-ème colonne de M par t. Montrer que det λ (Mt,j ) est bien défini et donner sa valeur en
fonction de det λ (M ) et de t.

On considère un vecteur (x1 , . . . , xn ) de Rn tel que les réels xi sont tous non nuls.
On introduit la matrice de Vandermonde de taille n × n :

V (x1 , . . . , xn ) = (xj−1
i )1≤i,j≤n ,

où xj−1
i est le coefficient situé sur la i-ème ligne et la j-ème colonne.
2. On suppose que xj + λxi est non nul pour tous i, j ∈ {1, . . . , n} tels que 1 ≤ i < j ≤ n. Calculer
det λ V (x1 , . . . , xn ) en fonction de xj + λxi (i, j ∈ {1, . . . , n}). (On commencera par le cas n = 3,
puis on procédera par récurrence sur n).

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