Leçon 04 : Risque de liquidité et gestion de la trésorerie bancaire
Les banques jouent un rôle fondamental dans l’économie en assurant l’intermédiation
financière entre les agents à capacité de financement (épargnants) et ceux à besoin de
financement (emprunteurs). Pour remplir cette mission, elles doivent constamment équilibrer
leurs ressources (dépôts, financements interbancaires, emprunts obligataires) et leurs emplois
(prêts, investissements, actifs financiers). Toutefois, cet équilibre peut être fragilisé par des
tensions de liquidité, mettant en péril la stabilité bancaire et, potentiellement, l’ensemble du
système financier.
Le risque de liquidité représente l’incapacité d’une banque à mobiliser les fonds nécessaires
pour faire face à ses obligations immédiates ou futures, sans encourir des coûts excessifs ou
compromettre sa solvabilité. Contrairement au risque de crédit ou au risque de marché, qui
affectent la rentabilité à long terme, le risque de liquidité peut conduire à une crise immédiate
et à la faillite d’une institution bancaire si elle ne peut pas honorer ses engagements en temps
voulu. Les faillites bancaires historiques, telles que celle de Northern Rock en 2007 ou plus
récemment la crise de liquidité de certaines banques américaines en 2023, illustrent
l’importance cruciale d’une gestion efficace de la trésorerie bancaire.
Ce risque peut être endogène (lié à une mauvaise gestion interne des flux financiers, un
déséquilibre entre actifs et passifs ou une prise de risque excessive) ou exogène (provoqué par
une crise systémique, une panique bancaire ou un assèchement des marchés de financement).
Dans tous les cas, il affecte la capacité des banques à remplir leur rôle et peut engendrer un
risque systémique si plusieurs institutions sont touchées simultanément.
La gestion de la trésorerie bancaire est donc un enjeu stratégique qui repose sur plusieurs
axes :
L’anticipation et la surveillance du risque de liquidité, à travers des indicateurs de
suivi et des tests de résistance.
L’optimisation de la structure de financement, en diversifiant les sources de
liquidité et en maintenant des actifs liquides de haute qualité.
Le respect des réglementations prudentielles, notamment les exigences de Bâle III
sur les ratios de liquidité (LCR et NSFR).
L’intervention des banques centrales, qui agissent comme prêteurs en dernier
ressort en cas de tensions majeures sur la liquidité bancaire.
Ainsi, cette leçon abordera dans un premier temps les définitions et sources du risque de
liquidité, ainsi que son impact sur la stabilité bancaire. Ensuite, nous explorerons les
stratégies et outils de gestion de la trésorerie, avant de conclure sur le rôle des régulateurs
et des banques centrales dans l’atténuation de ce risque.
1. Le risque de liquidité : Définition et manifestations
Dans un environnement bancaire en constante évolution, la gestion de la liquidité constitue un
enjeu stratégique majeur. Une banque doit être en mesure de faire face à ses obligations
financières immédiates sans compromettre sa stabilité. Cependant, en période de crise ou de
turbulences financières, certaines institutions peuvent rencontrer des difficultés à mobiliser les
fonds nécessaires, entraînant des tensions de liquidité. Dès lors, comprendre la nature et les
manifestations du risque de liquidité est essentiel pour anticiper ses effets et mettre en place
des mécanismes de prévention efficaces.
1.1. Définition du risque de liquidité
Le risque de liquidité est la possibilité qu’une banque ne puisse pas faire face à ses obligations
financières à court terme, que ce soit en raison d’un manque de ressources disponibles ou
d’une difficulté à mobiliser rapidement des fonds à un coût raisonnable. Il est distinct du
risque de solvabilité : une banque peut être solvable (posséder plus d’actifs que de passifs)
mais manquer de liquidités pour honorer ses engagements immédiats.
Le Comité de Bâle définit deux types de risque de liquidité :
Le risque de liquidité de financement : survient lorsqu’une banque est incapable
d’obtenir des ressources suffisantes pour refinancer ses actifs ou honorer ses
engagements ;
Le risque de liquidité de marché : correspond à la difficulté de vendre rapidement
des actifs financiers sans provoquer de pertes significatives.
1.2. Manifestations du risque de liquidité
Le risque de liquidité peut se manifester de plusieurs manières, souvent liées aux interactions
entre la banque et ses différentes parties prenantes :
a) Le retrait massif des dépôts (bank run)
Un bank run se produit lorsque les déposants, par crainte de l’insolvabilité de la banque,
retirent leurs fonds en masse, aggravant ainsi la crise de liquidité. Ce phénomène peut être
alimenté par des rumeurs, des crises économiques ou la perte de confiance dans
l’établissement. L’exemple le plus marquant est la crise de Northern Rock en 2007, où des
files d’attente de clients devant les agences bancaires illustraient la panique généralisée.
b) L’assèchement des marchés interbancaires
Les banques se refinancent entre elles via les marchés interbancaires. Lors d’une crise de
confiance, ces marchés peuvent se figer, empêchant les établissements en difficulté de trouver
des financements à court terme. La crise financière de 2008 a été marquée par cet
assèchement, poussant les banques centrales à intervenir massivement pour rétablir la
liquidité.
c) La détérioration de la valeur des actifs liquides
Certaines banques comptent sur la vente d’actifs pour obtenir des liquidités en cas de besoin.
Cependant, en période de crise, la valeur de ces actifs peut chuter drastiquement, entraînant
des pertes importantes et compromettant la capacité de l’institution à lever des fonds
rapidement.
d) La hausse du coût du refinancement
Si une banque est perçue comme risquée, les investisseurs et les autres banques exigeront des
taux d’intérêt plus élevés pour lui prêter des fonds, ce qui renchérit son coût du refinancement
et aggrave encore sa situation financière.
e) L’effet domino et contagion systémique
Une crise de liquidité dans une banque peut se propager à d’autres établissements par effet de
contagion, notamment si ceux-ci sont exposés financièrement à l’institution en difficulté. Ce
phénomène peut entraîner une crise bancaire généralisée, mettant en péril l’ensemble du
système financier.
Le risque de liquidité est une menace majeure pour la stabilité des banques et du système
financier. Il peut se manifester de diverses manières, allant du retrait massif des dépôts à la
crise des marchés interbancaires. Une gestion rigoureuse et proactive de la liquidité est donc
essentielle pour prévenir ces risques et assurer la pérennité des établissements bancaires.
2. La gestion de la Trésorerie bancaire et stratégies de gestion du risque de
liquidité
Dans un environnement bancaire marqué par des incertitudes économiques et des exigences
réglementaires croissantes, la gestion de la trésorerie et du risque de liquidité est un enjeu
crucial. Une banque doit en permanence s’assurer qu’elle dispose de fonds suffisants pour
faire face à ses engagements tout en optimisant l’utilisation de ses ressources. Une mauvaise
gestion de la liquidité peut entraîner des tensions financières, voire des crises systémiques.
Dès lors, il est essentiel d’adopter des stratégies efficaces pour minimiser ce risque et garantir
la stabilité de l’institution bancaire.
2.1. La gestion de la Trésorerie bancaire : Objectifs et enjeux
La trésorerie bancaire représente l’ensemble des liquidités disponibles et mobilisables à court
terme par une banque pour assurer le bon fonctionnement de ses activités. Contrairement aux
entreprises classiques, la gestion de la trésorerie dans une banque est particulièrement
complexe en raison du rôle central que joue la liquidité dans la stabilité du système financier.
Une mauvaise gestion de la trésorerie peut rapidement entraîner des difficultés de paiement,
voire une crise de liquidité aux conséquences systémiques.
Une gestion efficace de la trésorerie repose sur un équilibre entre sécurité, rentabilité et
flexibilité.
- Les objectifs de la gestion de la Trésorerie bancaire
La gestion de la trésorerie poursuit plusieurs objectifs fondamentaux qui visent à garantir
l’équilibre entre sécurité, rentabilité et conformité réglementaire.
a) Assurer la liquidité en permanence
L’objectif principal est de garantir la disponibilité des fonds nécessaires pour répondre aux
engagements de court terme, tels que :
Les retraits des déposants ;
Les remboursements de dettes arrivant à échéance ;
Les règlements interbancaires et autres transactions financières.
Une banque doit donc anticiper ses besoins en liquidités pour éviter toute situation de crise.
b) Optimiser la rentabilité des liquidités disponibles
Détenir des liquidités excédentaires représente un coût d’opportunité, car ces fonds pourraient
être investis dans des actifs générant un rendement. La gestion de trésorerie vise donc à
optimiser l’utilisation des liquidités en investissant dans des actifs sûrs et rentables, tout en
maintenant un niveau suffisant de fonds immédiatement disponibles.
c) Réduire le coût du refinancement
Les banques se refinancent régulièrement sur les marchés interbancaires ou via des émissions
obligataires. Une gestion efficace de la trésorerie permet d’anticiper les besoins en
financement et d’éviter les coûts élevés liés à un recours urgent aux marchés, notamment en
période de tension financière.
d) Respecter les exigences réglementaires
Les régulateurs imposent aux banques des normes strictes en matière de gestion de liquidité
pour assurer la stabilité du système financier. Parmi ces exigences, on retrouve :
Le Liquidity Coverage Ratio (LCR), qui impose aux banques de détenir des actifs
liquides suffisants pour couvrir leurs sorties nettes de trésorerie sur 30 jours en période
de stress ;
Le Net Stable Funding Ratio (NSFR), qui exige que les ressources stables d’une
banque soient suffisantes pour financer ses actifs à long terme.
Un non-respect de ces ratios peut entraîner des sanctions et nuire à la réputation de
l’institution.
e) Anticiper les risques de marché et les fluctuations économiques
Les banques doivent prendre en compte les variations des taux d’intérêt, les crises financières
et les évolutions macroéconomiques qui peuvent impacter leur liquidité. Une gestion
proactive de la trésorerie permet d’anticiper ces risques et d’adopter des stratégies
d’adaptation appropriées.
- Les enjeux de la gestion de la Trésorerie bancaire
La gestion de la trésorerie bancaire est confrontée à plusieurs défis :
Garantir l’équilibre entre rentabilité et sécurité : les banques doivent arbitrer entre
la détention de liquidités (faiblement rémunératrices) et l’investissement dans des
actifs plus rentables mais moins liquides ;
La volatilité des flux de trésorerie : les dépôts des clients et les demandes de crédit
sont fluctuants, rendant la prévision des besoins en liquidité plus complexe ;
Les risques systémiques et interbancaires : une crise de liquidité dans une banque
peut rapidement affecter l’ensemble du système financier ;
Des pressions réglementaires croissantes : les normes prudentielles imposent des
contraintes de liquidité plus strictes, obligeant les banques à adapter leurs stratégies de
gestion de trésorerie.
La gestion de la trésorerie bancaire est un levier essentiel pour garantir la stabilité et la
performance des banques. En équilibrant les besoins en liquidité, la rentabilité et les
contraintes réglementaires, une banque peut assurer sa pérennité tout en limitant son
exposition aux crises de liquidité. Une approche rigoureuse et proactive est donc
indispensable pour naviguer dans un environnement financier en constante évolution.
2.2. Les stratégies de gestion du risque de liquidité
Le risque de liquidité représente un défi majeur pour les banques, car il peut compromettre
leur capacité à honorer leurs engagements financiers et affecter la stabilité du système
bancaire. Pour atténuer ce risque, les institutions financières adoptent différentes stratégies
visant à assurer un accès suffisant aux liquidités tout en optimisant leur rentabilité.
- La gestion active du bilan (Asset and Liability Management - ALM)
L’ALM consiste à harmoniser la gestion des actifs et des passifs afin d’éviter les déséquilibres
de maturité qui pourraient générer des tensions de liquidité. Cette approche repose sur :
L’alignement des échéances : les banques doivent s’assurer que leurs actifs à long
terme (prêts, obligations) sont financés par des ressources stables (dépôts à long terme,
obligations émises) ;
L’optimisation du ratio prêts/dépôts : un déséquilibre entre les crédits accordés et
les dépôts collectés peut entraîner des tensions sur la trésorerie.
- Le maintien d’un portefeuille d’actifs liquides de haute qualité (HQLA)
Pour répondre aux exigences réglementaires et faire face aux besoins de liquidité à court
terme, les banques doivent détenir un stock d’actifs facilement mobilisables, tels que :
Les titres d’État (bons du Trésor, obligations souveraines) ;
Les obligations d’entreprises notées « investment grade » ;
Les réserves auprès de la banque centrale.
Ces actifs doivent être suffisamment diversifiés et immédiatement disponibles en cas de
besoin.
- La diversification des sources de financement
Afin de réduire la dépendance à une seule source de liquidité, les banques adoptent une
approche multi-sources qui inclut :
Les dépôts des clients (particuliers et entreprises), qui constituent une source stable
mais sensible à la confiance du public.
Le marché interbancaire, permettant d’emprunter des fonds à court terme auprès
d’autres institutions financières.
L’émission d’obligations et de titres pour obtenir des fonds sur le marché des
capitaux.
Les facilités de crédit auprès de la banque centrale, qui peuvent être utilisées en cas
de besoin urgent.
- Le stress-testing et simulations de crise
Les tests de résistance permettent d’évaluer l’impact de différents scénarios de crise sur la
liquidité bancaire. Ces simulations prennent en compte :
Une baisse soudaine des dépôts ;
Une détérioration des conditions du marché interbancaire ;
Une crise économique réduisant l’accès aux financements classiques.
Les résultats de ces stress tests aident les banques à ajuster leurs stratégies de liquidité et à
renforcer leurs réserves.
- Un plan de financement d’urgence (Contingency Funding Plan - CFP)
Un plan de financement d’urgence est un dispositif préventif permettant de réagir rapidement
en cas de crise de liquidité. Il inclut :
L’identification des sources de financement alternatives (cessions d’actifs, lignes de
crédit d’urgence) ;
La mise en place de procédures internes pour gérer une crise de liquidité ;
Une coordination avec les autorités de régulation et la banque centrale pour accéder
à des financements exceptionnels.
- Le rôle du Prêteur en Dernier Ressort
En cas de crise systémique, les banques centrales jouent un rôle clé en fournissant des
liquidités aux banques en difficulté pour éviter un effondrement du système financier.
Toutefois, ce recours doit rester exceptionnel et s’accompagner de garanties pour limiter le
risque moral.
La gestion du risque de liquidité repose sur une approche proactive combinant des stratégies
de prévision, de diversification des sources de financement et de conformité aux exigences
réglementaires. En mettant en place des mécanismes robustes, les banques peuvent réduire
leur vulnérabilité aux crises et assurer leur pérennité dans un environnement financier
incertain.
3. La régulation et la surveillance du risque de liquidité
Le risque de liquidité étant un facteur clé de stabilité financière, les autorités de régulation
imposent des normes strictes aux banques afin de prévenir les crises de liquidité et de garantir
la résilience du système bancaire. Ces mesures de régulation visent à renforcer la capacité des
banques à faire face à des chocs de liquidité tout en assurant un suivi rigoureux de leur gestion
des ressources financières.
3.1. Le cadre réglementaire international
Les régulateurs bancaires, sous l’impulsion du Comité de Bâle, ont mis en place des règles
spécifiques pour encadrer la gestion du risque de liquidité. Ces règles sont principalement
définies dans Bâle III, qui introduit deux ratios fondamentaux pour assurer la solidité des
banques :
- Le ratio de couverture des besoins de liquidité (Liquidity Coverage Ratio - LCR)
Ce ratio vise à garantir qu’une banque dispose d’un stock suffisant d’actifs liquides de haute
qualité (HQLA) pour couvrir ses besoins de trésorerie sur une période de 30 jours en cas de
stress financier.
Formule du LCR :
Un LCR supérieur à 100 % signifie que la banque peut couvrir ses besoins de liquidité
à court terme.
- Le ratio de financement stable net (Net Stable Funding Ratio - NSFR)
Ce ratio vise à garantir que les actifs d’une banque sont financés par des ressources stables sur
un horizon d’au moins un an, réduisant ainsi le risque de liquidité à long terme.
Formule du NSFR :
Ce ratio doit être supérieur ou égal à 100 % pour assurer un équilibre entre
financement et actifs.
- Les mécanismes de surveillance et de contrôle
Les autorités de régulation mettent en place plusieurs outils pour surveiller la gestion du
risque de liquidité par les banques :
a) Le reporting réglementaire
Les banques sont tenues de déclarer régulièrement leur situation de liquidité aux autorités de
supervision bancaire. Ces rapports comprennent :
La structure des actifs et passifs ;
Les sources de financement et leur stabilité ;
Les résultats des stress tests de liquidité.
b) Les tests de résistance (Stress Tests de Liquidité)
Les banques doivent réaliser des simulations de crise pour évaluer leur capacité à faire face à
des chocs financiers. Ces tests prennent en compte des scénarios tels que :
Une retraite massive des dépôts des clients ;
Un gel du marché interbancaire, empêchant l’accès au refinancement ;
Une dévalorisation des actifs liquides, réduisant la capacité de mobilisation de
ressources.
Les résultats des tests permettent aux régulateurs d’exiger des mesures correctives si
nécessaire.
c) La supervision et les inspections bancaires
Les régulateurs effectuent des contrôles sur place et hors site pour vérifier la conformité des
banques aux normes de liquidité. En cas de non-respect des exigences, des sanctions peuvent
être appliquées, allant d’amendes à des restrictions sur les activités de la banque.
d) Le rôle des Banques centrales dans la gestion du risque de liquidité
Les banques centrales jouent un rôle fondamental dans la stabilité du système financier en
régulant la liquidité et en agissant comme prêteur en dernier ressort en cas de crise. Leur
intervention permet de prévenir les crises systémiques et d’assurer un fonctionnement fluide
des marchés financiers.
La fourniture de liquidité au système bancaire : Les banques centrales mettent en
place divers instruments pour réguler l’offre de liquidité et éviter les pénuries qui
pourraient provoquer des tensions sur le marché interbancaire :
Les opérations d’open market : Ces opérations consistent à acheter ou vendre des
titres financiers (obligations d’État, bons du Trésor) pour ajuster la liquidité
disponible dans le système bancaire.
L’achat de titres : injection de liquidités dans le système financier.
La vente de titres : retrait de liquidités pour éviter une surabondance de crédit.
Les facilités permanentes de liquidité : Les banques centrales offrent des
instruments permettant aux banques commerciales de gérer leurs besoins
quotidiens en trésorerie :
Facilité de prêt marginal : permet aux banques d’emprunter à court terme en
échange de garanties (collatéral).
Facilité de dépôt : permet aux banques de placer leurs excédents de liquidités à
la banque centrale.
Le rôle de prêteur en dernier ressort (Lender of Last Resort - LOLR) : Lorsque
des banques sont confrontées à des crises de liquidité et ne peuvent plus se refinancer
sur le marché interbancaire, la banque centrale intervient pour éviter une contagion
systémique.
Les conditions d’accès au prêt d’urgence :
Les banques doivent fournir des garanties solides (actifs de haute qualité) ;
L’aide est temporaire et vise à stabiliser la situation avant un retour à la
normale ;
L’objectif est d’éviter le risque moral, c’est-à-dire l’incitation des banques à
prendre des risques excessifs en comptant sur une intervention publique.
En régulant l’offre de liquidité et en jouant un rôle de prêteur en dernier ressort, les banques
centrales assurent la stabilité du système financier. Cependant, leur intervention doit être bien
calibrée pour éviter le risque moral et encourager une gestion prudente des liquidités par les
banques commerciales.
Le risque de liquidité est un enjeu majeur pour les banques, car il conditionne leur capacité à
honorer leurs engagements financiers. Une gestion efficace de la trésorerie bancaire repose
sur une surveillance constante des flux financiers, l’utilisation d’outils de gestion du risque et
le respect des réglementations en vigueur. En anticipant les crises de liquidité et en mettant en
place des plans de contingence, les banques peuvent assurer leur résilience et maintenir la
confiance des investisseurs et des déposants.