Introduction générale
Le risque de crédit d’investissement est l’un des risques
majeurs auxquels sont confrontées les institutions
financières, les entreprises et les investisseurs. Il
désigne la probabilité qu’un emprunteur ne puisse pas
honorer ses engagements financiers, entraînant ainsi
une perte pour le prêteur ou l’investisseur. Ce risque est
particulièrement important dans le cadre des
investissements en obligations, prêts bancaires et autres
instruments de dette.
La gestion du risque de crédit repose sur plusieurs
piliers fondamentaux, notamment l’évaluation de la
solvabilité des emprunteurs, la diversification des
portefeuilles, la mise en place de garanties et
l’utilisation d’instruments de couverture tels que les
dérivés de crédit. Les agences de notation et les
modèles de scorant jouent également un rôle clé dans
l’appréciation de ce risque.
Dans un environnement économique en constante
évolution, marqué par des cycles économiques, des
crises financières et des réglementations en mutation, il
est essentiel pour les investisseurs et les institutions
financières d’adopter une approche proactive et
rigoureuse de la gestion du risque de crédit. Cela leur
permet de minimiser les pertes potentielles, d’améliorer
la rentabilité et de renforcer la résilience face aux chocs
économiques.
Ainsi, la gestion du risque de crédit d’investissement est
une discipline essentielle dans le domaine financier,
impliquant une combinaison d’analyses quantitatives et
qualitatives, ainsi qu’une surveillance continue des
tendances macroéconomiques et sectorielles.
Nous allons traiter la problématique de la gestion du
risque des investissements en nous basant sur les
Question suivantes :
Comment défini le projet d’investissement et quel
sont objectif ?
Quels sont les principaux types de risques associés
au crédit d’investissement ?
Quels sont les différents types de crédit
d’investissement ?
Quels sont les garanties associées au crédit
d’investissement ?
Quels sont les documents constitutifs du dossier de
crédit d’investissement ?
Comment étudier la rentabilité du projet ?
CHAPITRE 2 : le risque de crédit d’investissement
1. 1 / Définition de crédit d’investissement :
Crédit d’investissement est un crédit affecté,
accordé par une banque a une entreprise pour un usage
bien défini, il s’agit pour l’entreprise, d’investir dans
son outil de travail, soit par le renouvellement du
matériel obsolète, soit par acquisition de nouveau
produits, ou pour
Accélérer la cadence d’une chaine automatique.
Les crédits d’investissement se substituent en
crédit à moyen terme et en crédit à long terme, il existe
une autre forme de crédit permettant à l’entreprise
d’acquérir des investissements, c’est le « crédit-bail »
ou « leasing ».
1.2 / Les types de crédit d’investissement :
A. Les crédits à moyen terme
Le crédit à moyen terme est un crédit destiné au
financement des investissements. Il s'amortit sur une
durée allant de 2 à 7 ans. Le crédit à moyen terme
permet de financer différents types de biens qu'il
s'agisse de la construction ou de l'aménagement de
bâtiments professionnels, de matériel ou de véhicules
utilitaires.
B. Les crédits à Lang terme :
Un crédit à long terme est un crédit dont la durée
dépasse sept ans. Ce type de prêt est généralement
associé à de grandes sommes d'argent. Le
remboursement serait irréalisable sur un terme plus
court.
Dans le cas des particuliers, l'usage principal de ce type
de crédit est l'acquisition de propriété immobilière. Cela
dit, ils peuvent également concerner, dans certains cas,
les prêts à la consommation. Pour les entreprises, en
revanche, il permet de financer de grands projets
d'investissement ou des restructurations significatives
ou d’autres types d’emprunts professionnels.
♦ Les avantages des crédits à long terme :
L’existence de sûretés réelles et d’assurances
variées qui sécurisent sur le sort des crédits en cas de
sinistre ou en cas de force majeur.
La possibilité pour la banque d’obtenir de la part de
l’Etat des bonifications, dans le but d’encourager les
projets à caractère prioritaire.
La possibilité d’effectuer un réescompte auprès de
la banque du Maroc
♦ Les inconvénients des crédits à long terme :
Les sûretés réelles peuvent s’avérer insuffisante,
surtout si l’actif n’est pas réalisé.
Le décalage ou prolongement des échéances des
crédits peuvent engendrer une évaluation des montants
accordés, surtout en présence d’un taux d’inflation
élevée au Maroc.
C. Crédit-bail :
1 / Définition :
Crédit-bail est une technique contractuelle de
financement d’un investissement par laquelle le crédit
bailleur qui peut être une entreprise ou une banque
achète ou acquiert un bien dans le but de le donner en
location à un client appelé aussi le preneur ou locataire.
Avec le crédit-bail que l’on appelle aussi « le leasing »
dans un langage courant, le bien est alors loué par le
preneur pour une durée déterminée avec une redevance
ou des loyers fixés à l’avance.
2 / Les formes de crédit-bail :
Il existe deux formes :
Le crédit-bail mobilier :
Il porte sur les équipements qui doivent être utilisé
pour les besoins de l’entreprise ou à titres mixtes et
participer à la production de l’entreprise ; il ne peut
s’appliquer aux fonds du commerce et aux logiciels
informatiques, il est distribué par des sociétés filiales de
banques.
Le crédit-bail immobilier :
Il concerne des biens immobiliers professionnels déjà
construits ou à construire. Il est distribué par des
sociétés spécialisées ou des banques pouvant adopter le
statut de sociétés immobilières pour le commerce et
l’industrie.
3 / Les avantages : Les avantages du crédit-bail :
Le crédit-bail est d’une grande souplesse
d’utilisation.
Il n’exige aucun autofinancement.
L’utilisation étant locataire du bien financé n’a pas
à fournir des garanties réelles.
Il n’y a pas d’immobilisation au bien puisqu’il
s’agit de location.
Les loyers sont passés en frais généraux à
conditions que la durée de location correspondante à la
vie économique du bien loué.
4 / -les inconvénients du crédit-bail :
Il s’agit d’une technique de financement d’un coût
élevé, surtout pour les petits investissements.
Les biens financés ne peuvent être donnés en
garanties.
Le locataire en rachetant le bien, même pour une
valeur résiduelle faible doit l’amortir à l’issue du
contrat.
Les réformes économiques ont rendu les banques
marocaines rigides dans la procédure de financement
des investissements.
De ce fait, elles exigent aux clients la possession d’un
pourcentage important du capital pour leur accorder la
fraction restante pour financer leurs projets
d’investissement et elles ne permettent en tout état de
cause, un financement Total.
CHAPITRE 1 : Notion générales.
Introduction du premier Chapitre :
Avant d’entamer notre sujet, nous avons jugé utile
d’illustrer ce que la notion d’un projet d’investissement.
A cet effet, il est nécessaire de préciser que toute
décision d’investissement mérite, au préalable, d’être
mûrement réfléchie dans ses moindres contours pour
éviter les risques d’erreur qui pourront avoir des
retombés néfastes sur l’entreprise. Ainsi, deux sections
ont été retenues pour l’élaboration de ce chapitre, à
savoir :
-section 1 : Généralisés sur les banques
-Section 2 : Notions fondamentales liées à
l’investissement
-Section 3 : Concepts d’un projet d’investissement
Section 1 : Généralités sur les banques :
1.Définition et le rôle des banques :
Banque est un établissement financier,
spécialiste du commerce d’argent qui assure la
réception des fonds publics en vue de les utiliser
pour des opérations financières ou de crédit et
cela, conformément aux exigences de l’article
L.311-1 du Code monétaire et financier. La
commercialisation des services et produits
bancaires par contre ne relève pas exclusivement
de ces établissements de crédit. Il existe
beaucoup d’autres organismes dont des
intermédiaires qui peuvent assurer cette
distribution bancaire. La banque est également
soumise à l’Autorité des marchés financiers et à
l’Autorité de contrôle prudentiel et de
résolution.
2. Les différents types de banques :
Aujourd’hui, il existe plusieurs types de banques parmi
lesquelles figurent :
2 / 1. Les banques de dépôt :
Les banques de dépôt sont les plus courantes et les
plus classiques. Elles ont un champ d’action
relativement limité puisqu’elles ne peuvent pas
investir des sommes trop colossales dans les
entreprises industrielles ou commerciales. Leur
principale mission est d’assurer la gestion des
comptes courants et des comptes d’épargne des
entreprises et des particuliers
1 / 2. Les banques privées :
Les banques privées sont surtout spécialisées dans la
gestion de patrimoine. Elles travaillent généralement en
collaboration avec les familier office qui s’occupent du
patrimoine des investisseurs fortunés.
2/3. Les banques d’affaires :
. Les banques d’affaires pour leur part ne travaillent
que pour le compte des entreprises, de l’État ou des
investisseurs institutionnels. Elles sont en charge de
la gestion des entreprises et proposent des solutions
de financement. En outre, ces dernières années, on
assiste également à une hausse fulgurante du
nombre des banques en ligne, des établissements
qui opèrent sur internet et qui ne disposent pas de
réseau d’agences ni de structure physique. Ils
connaissent un grand succès en raison des tarifs
concurrentiels qu’ils appliquent sur le marché.
3. les différentes ressources des banques :
Les différentes ressources des banques proviennent
tout d’abord de fonds propres capital
social et profits mis en réserve mais aussi par la
collecte des dépôts (dépôts à vue, dépôts à
terme, collecte sur livrets) des clients des banques
que sont les ménages et des entreprises.
Les banques trouvent leurs ressources sur le
marché interbancaire réservé aux
établissements de crédit qui échangent entre eux
des actifs financiers et empruntent ou prêtent
à court terme. Les banques de second rang trouvent
aussi leurs ressources auprès de La Banque
centrale qui intervient également pour apporter des
liquidités .
[Link]
Economiques-et-Sociales/Banques/Do%C3%B9-
proviennent-les-diff%C3%A9rentes-ressources-
[Link]
Section 2 : Notions fondamentales liées à
l’investissement :
1. Définitions, typologies et comptabilisation de
l’investissement
A. Définitions
L’investissement est une dépense servant à
ajouter du capital au stock déjà existant. C’est
aussi le résultat de cet acte : une machine
nouvelle est appelée un investissement. Cette
définition générale peut déboucher sur différents
types d’investissement : investissement
technique, financier, humain.
L’économiste donne une définition plus
restreinte de l’investissement : c’est l’achat de
biens de production durables. On limite la notion
aux dépenses visant à acquérir des biens servant
directement et pendant plus d’un an à la
production. Les investissements permettent aux
unités de production de maintenir, d’augmenter
et de moderniser leur capital technique.
L’investissement concerne le capital fixe, c’est-
à-dire l’ensemble des moyens de production qui
participent à plusieurs cycles de production.
C’est pourquoi la comptabilité nationale parle de
formation brute de capital fixe (FBCF). Ce
capital est un stock qui varie en fonction d’un
flux positif qui est l’investissement brut et d’un
flux négatif correspondant aux déclassements dus
à l’usure physique et à l’obsolescence (c’est-à-
dire l’usure, voire le dépassement technique).
L’investissement net correspond à la différence
entre ces deux flux. Il mesure la variation de la
capacité productive d’une entreprise ou d’un
pays.
Il ne faut pas confondre l’investissement avec
l’achat de consommations intermédiaires qui,
elles, ne serviront qu’une fois et seront
immédiatement détruites ou transformées. Il faut
aussi éviter le terme d’« investissement financier
» qui sème la confusion entre investissements et
placements.
B. Typologies
Parmi les investissements, on distingue les
investissements matériels qui concernent les
acquisitions physiques (achats de terrains,
bâtiments, machines, véhicules…) et les
investissements immatériels (ou incorporels) qui
correspondent aux achats de logiciels, de brevets,
de marques déposées, aux dépenses de recherche
et développement, de formation du personnel, de
publicité, marketing et aux autres dépenses
commerciales.
Les investissements matériels comprennent :
Les investissements de remplacement qui visent
à remplacer les équipements usés et maintiennent
en l’état le stock de capital fixe
les investissements de capacité (ou d’extension)
consistant à acheter des biens de production
supplémentaires à technologie identique et qui
augmentent la capacité de production
les investissements de productivité (ou de
rationalisation ou encore de modernisation) qui
permettent d’intégrer les progrès techniques et de
rendre la combinaison de production plus
efficace.
[Link]
lycee/economie/[Link]
2. les caractéristiques d’un investissement idéal :
L’investissement idéal :
Contrôler. Plus vous avez de contrôle sur votre
argent, plus vous, personne d’autre, en
bénéficierez. …
Aucune garantie de perte. …
Impôts. …
Le gouvernement a imposé des restrictions. …
Liquidité. …
Taux de retour. …
La flexibilité.
3. les objectifs de l’investissement :
La sécurité, le revenu et les gains en capital sont les
trois grands objectifs de l’investissement. Mais il y en a
d’autres qu’il faut garder à l’esprit lorsqu’ils choisissent
des investissements. Minimisation fiscale : Certains
investisseurs recherchent la minimisation fiscale
comme facteur dans leurs choix.
[Link]
caracteristiques-de-linvestissement/
#Quelles_sont_les_caracteristiques_dun_investisse
ment_ideal
Section 3 : Concepts d’un projet
d’investissement :
1. Définition :
Un projet d'investissement public est un projet dans
lequel un ensemble d'activités à caractère
d'investissement, fondé sur une planification
sectorielle globale et cohérente, grâce auquel une
combinaison définie de ressources humaines et
matérielles engendre un développement
économique et social d'une valeur déterminée.
Dans un projet d'investissements publics, le
demandeur ou maître d'ouvrage est une institution
de l'Etat ou une collectivité décentralisée.
Le financement est sur fonds propres de l'Etat et /
ou sur ressources des bailleurs de fonds
multilatéraux et bilatéraux.
L'objectif de cet investissement est de générer, sur
une période plus ou moins longue, des bénéfices
financiers ou autres, en produisant des biens ou des
services au sein de la collectivité.
Il est à remarquer que le mot investissement
s’applique aussi bien à l’acte d’investir qu’au
résultat de cet acte (c’est-à-dire au bien investi lui-
même).
Par ailleurs, il est à remarquer que certains auteurs
utilisent l’expression « projets de développement »
pour désigner les projets d’investissement.
Il s’agit d’une expression généralement utilisée par
les institutions financières soucieuses de prendre en
compte, au-delà des critères de rentabilité
financière, des facteurs de qualité relatifs aux effets
et impacts sociaux du projet
[Link] caractéristiques d’un projet
d’investissements :
Tout projet d’investissement productif répond aux
5 caractéristiques suivants :
[Link] dépenses d’investissement :
Elles sont relatives à la mise en place de l’outil de
production et sont généralement concentrées dans
le temps (achat de terrain, réalisation des
constructions, achat d’équipements Les, etc.)
2.Dépenses d’exploitation :
Elles sont relatives aux dépenses de
fonctionnement de l’entreprise et donc récurrentes
(achat de matières premières, paiement de services
extérieurs, paiement du personnel, etc.).
2. Les recettes d’exploitation :
Elles constituent les rentrées du projet ; elles
reposent sur les prévisions du volume de ventes
(évolution du marché, évolution de la part du
marché) et sur les prévisions des prix de vente
(coût de production, influence de la concurrence,
politique des pouvoirs publics).
4. Le facteur temps :
Compte tenu de l’immobilisation plus ou moins
longue des fonds investis, le facteur temps reste
déterminant dans l’évaluation de la rentabilité d’un
projet, la valeur de la monnaie du pays où est
réalisé le projet aujourd’hui pouvant différer d’une
année sur l’autre.
5. Le facteur risque :
La notion de risque est inhérente à tout projet
d’investissement productif, car le gain attendu, à
savoir le surplus des rentrées sur les sorties de
trésorerie, est tout simplement espéré et n’est pas
certain. En effet, toute projection dans le temps est
soumise à l’incertitude.
En somme, tout projet d’investissement productif
ne peut avoir de sens et se justifier que, si
l’immobilisation ainsi faite des fonds permet
d’envisager une rentabilité financière importante au
cours des années futures.
[Link] classification des projets d’investissement :
Retenons les critères de classification ci-après qui
présentent plus d’intérêt pour la suite des analyses
à effectuer :
La nature de l’investissement
L’objectif de l’investissement
Le niveau de dépendance du projet avec
d’autres projets.
Classification selon la nature de
l’investissement
Nous distinguons les investissements sur biens
et services, les investissements financiers et les
investissements stratégiques.
a) Les investissements sur biens et services
Les projets d’investissements sur biens et
services recouvrent de multiples secteurs
d’activité :
L’industrie : mines, hydrocarbures, chimie,
bois, ameublement, textile, imprimerie et toute
autre industrie de transformation de matières
premières
L’agriculture : cultures vivrières, cultures
industrielles, élevage, pêche, pisciculture et
toute autre activité de production primaire
agricole.
Les services : transport, énergie,
télécommunications, BTP, hôtellerie et
tourisme, distribution, enseignement, santé,
maintenance des équipements et toute autre
activité relevant du tertiaire.
b) Les investissements financiers
Les investissements financiers sont des
placements de capitaux ou de valeurs en vue
de l’acquisition des titres producteurs de
revenus financiers sous forme d’intérêts.
Ces titres de placement peuvent prendre
différentes formes :
Les actions
Les obligations
Les bons du trésor
Les options
Les contrats à court terme
Les papiers commerciaux
Les reconnaissances de dette
Etc.
c) Les investissements stratégiques
Les investissements dits « stratégiques » ne
visent pas forcément la rentabilité à très court
terme de l’entreprise, mais sont destinés
généralement à maintenir cette rentabilité à
plus long terme et à assurer la pérennité de
l’entreprise.
Il s’agit des activités de recherche-
développement, de brevets ou d’acquisition de
licences, de formation, de publicité,
d’amélioration de l’image, d’amélioration du
cadre de travail des employés, etc.
Classification selon l’objectif de
l’investissement
Nous pouvons distinguer quatre types de projet
d'investissement selon l’objectif envisagé par
le promoteur.
a) Les investissements de remplacement
Ce sont les investissements par lesquels on
substitue des équipements neufs à des
équipements amortis ou usés, en vue de
maintenir la capacité de production de
l’entreprise.
Les équipements neufs ont donc les mêmes
caractéristiques techniques que les anciens
(capacité de production, niveau des coûts de
production, etc.).
Les investissements de remplacement sont
aussi appelés investissements de
renouvellement ou de maintien.
b) Les investissements d’expansion
Les investissements d’expansion sont destinés
à permettre à l’entreprise de faire face à la
croissance de la demande.
Ceci se fait, soit par la réalisation de nouveaux
investissements destinés à augmenter sa
capacité de production (investissements de
capacité), soit par l’élargissement de sa gamme
de produits (investissements de
diversification).
Les investissements d’expansion sont aussi
appelés investissements d’extension. c) Les
investissements de modernisation
Les investissements de modernisation sont
destinés essentiellement à abaisser les coûts de
production, ceci par une meilleure
combinaison des facteurs de production.
Ce sont donc des investissements qui visent
l’amélioration de la productivité ou encore de
la compétitivité de l’entreprise ;
ce qui signifie que l’on produira plus pour des
coûts de production inchangés ou que ces
derniers seront moindres pour un même
volume de production.
Les investissements de modernisation sont
aussi appelés investissements de productivité
ou de rationalisation.
d) Les investissements de création
Alors que les investissements précédents
portent sur la mise en place de nouveaux actifs
ayant des relations technico-économiques avec
d’autres activités ou d’autres actifs déjà
existants (cas d’un investissement réalisé dans
le cadre d’une entreprise déjà existante), les
investissements de création portent tout
simplement sur la mise en place de projets
n’ayant aucun lien avec d’autres
investissements.
On parle donc d’investissements de création ou
de nouveaux projets.
Le schéma d’évaluation proposé dans le
manuel correspond essentiellement aux
investissements de création.
Mais rien n’exclut les autres types
d’investissement, à condition de bien évaluer
les flux financiers imputables à la réalisation
du projet.
lassification selon le niveau de dépendance du
projet
Lorsqu’on considère la nature des relations
technico-économiques qui existe entre deux ou
plusieurs projets envisagés par un promoteur,
on distingue en général les projets
indépendants, les projets mutuellement
exclusifs et les projets complémentaires.
a) Les projets indépendants
Deux projets sont dits indépendants (ou
compatibles), si on peut techniquement
envisager la réalisation simultanée de l’un et
de l’autre, et si les flux monétaires engendrés
par l’un ne sont pas affectés par la réalisation
ou nom de l’autre.
Tel est généralement le cas de deux projets
visant à satisfaire des besoins différents (une
savonnerie et une sucrerie).
En contre-exemple, la traversée payante d’un
cours d’eau soit par la construction d’un pont à
péage, soit par l’acquisition d’un bac, constitue
deux types de projets techniquement
réalisables simultanément, mais dépendants
sur le plan des flux monétaires.
Ce ne sont donc pas des projets indépendants.
b) Les projets mutuellement exclusifs
Deux projets sont dits mutuellement exclusifs
(ou incompatibles) si la réalisation de l’un
exclut celle de l’autre.
Tel est généralement le cas de deux projets
visant à satisfaire le même besoin, mais selon
des technologies différentes (transport du
minerai par axe routier ou par chemin de fer)
ou selon des localisations différentes (usine
proche des matières ou proche des
consommateurs).
On parlera donc de variantes d’un même
projet.
c) Les projets dépendants ou complémentaires
Deux projets sont dits dépendants, ou
complémentaires ou encore contingents si
l’acceptation ou le rejet de l’un, entraîne
l’acceptation ou le rejet de l’autre.
Un exemple est le cas d’une mine qui ne peut
être envisagé que si une voie d’évacuation est
réalisée.
Dans ces conditions, l’analyse doit finalement
porter sur le projet combiné.