GROUPE SCOLAIRE EDGAR MORIN BURKINA FASO
UNITE – PROGRES – JUSTICE
CLASSE : 2nd C
ANNEE SCOLAIRE : 2020 – 2021
EXPOSE D’HISTOIRE- GEOGRAPHIE
THEME : ROYAUME BAMBARA DE SEEGOU
MEMBRE DU GROUPE
TOE ABDOUL KARIM
OAONGA ABDOUL AZIZ
NOM DU PROFESSEUR
Mme BADOLO
PLAN
INTRODUCTION
I) ORIGINE DU ROYAUME
1- ORIGINES LEGENDAIRES
2- LES ORIGINES ARCHEOLOGIQUES
II) L’ARMEE ET LES CONQUETES SUCCESSIVES DE BITON
COULIBALY
1- UNE LONGUE TRADITION DE L’ARMEE A FEU
2- CONQUETES ET CREATION D’UN ETAT CENTRALISE
III) HISTOIRE DU ROYAUME DE SEGOU
1- FONDATION (1712- 1755)
2- ORGANISATION POLITIQUE (1755- 1766)
3- DYNASTIE DES NGOLOSI (1766- 1861)
CONCLUSION
INTRODUCTION
Le Royaume bambara de Ségou s’étendait sur une grande partie de l’actuel Mali
entre la fin du XVIIe siècle et 1861. Notre étude se portera sur les origines du
royaume de segou, son histoire, ses fondations ainsi que sa chute.
I) ORIGINE DU ROYAUME
Au milieu du XVIIe siècle, les Bambaras créent avec Kaladjan Coulibaly un royaume
animiste autour de Ségou. Deux dynasties régnantes se succédèrent : celle des
Coulibaly et des Diarra. Les souverains les plus connus furent Biton Mamary
Coulibaly et Monzon Diarra, qui porta le royaume de Ségou à son apogée. Kaladjan
Coulibaly règne pendant trente ans (1652-1682) mais ne réussit pas à fonder un État
stable. Ses successeurs seraient les rois Danfassari (1682-1697) et Soma (1697-
1712).
1- ORIGINES LEGENDAIRES
Originaires de l'actuel nord de la Côte d'Ivoire, précisément des falaises de Kong,
deux frères, Niangolo et Baramangolo, seraient à l’origine de la fondation des
royaumes bambaras de Ségou et de Kaarta.
Poursuivis par des assaillants, ils arrivent devant le fleuve Niger mais ne trouvent
pas de pirogues pour le traverser. Ils réussiront néanmoins à le franchir grâce à un
poisson, un silure, qui, selon les versions, se serait métamorphosé en pont ou les
auraient transportés sur son dos. De cet épisode, les deux frères prendront le nom
de « Coulibaly », Kulun-Bali signifiant en bambara « Sans Pirogue » (Kulun «
Pirogue », Bali « Sans », Négation). Ce serait également là l'origine de l'interdit
alimentaire concernant le silure pour les Coulibaly.
Mamari Coulibaly est l’arrière-petit-fils de Niangolo. Son père est Soma et son grand-
père, fils de Niangolo, se nomme Danfassari. Surprenant la fille de Fâro, génie du
fleuve, en train de voler des aubergines dans son champ, il lui laisse la vie sauve.
Pour le récompenser, Faro lui met une goutte de son lait dans chaque oreille, ce qui
lui permet d’entendre les complots qui se trament contre lui.
2- LES ORIGINES ARCHEOLOGIQUES
C’est aux alentours de 1712 que Mamari Coulibaly prend le pouvoir à Ségou grâce à
son « Ton », qui est association composée de personnes de même classe d’âge. Ce
« ton » regroupait, sur une base égalitaire, des personnes de différentes ethnies, des
animistes comme des musulmans. Mamari Coulibaly, fils de chasseur, étant reconnu
par ses pairs comme chef d’un « ton », s’empare de Ségou et prête serment
d’allégeance à cette association d’où son surnom de « Biton » Coulibaly (bi ton « fils
du ton » en Peul). C’est à partir de ce moment que le royaume va asseoir son
autorité.
II) L’ARMEE ET LES CONQUETES SUCCESSIVES DE BITON
COULIBALY
1- UNE LONGUE TRADITION DE L’ARMEE A FEU
L’armée de Ségou connaît les armes à feu dès le XVIIIe siècle, grâce au commerce
à longue distance. Elle repose sur une masse de fantassins, encadrée et éclairée par
un nombre élevé de cavaliers, bien plus nombreux que dans les armées du Sud. Elle
n’hésite pas à entreprendre de longs sièges, afin de réduire par la famine ce qu’elle
ne peut prendre d’assaut. Les Somono du fleuve, militarisés, enrichis par les captifs
que leur donne le Faama, constituent une véritable marine qui appuie les opérations.
Par sa masse, sa discipline et son esprit offensif, l’armée de Ségou va acquérir une
réputation redoutable que des échecs assez nombreux ne terniront pas.
2- CONQUETES ET CREATION D’UN ETAT CENTRALISE
Les Bambaras étaient présents à Ségou depuis le XVIIIè siècle, avec une solide
réputation de guerriers ayant notamment servi comme soldats dans l’armée lors de
la révolte des peuls du Macina contre les marocains en 1600 et l’État de Kong en
1645. Avec l’aide de cette nouvelle armée qu’est les « ton », Biton crée aux environs
de 1712 un État centralisé, le royaume Bambara de Ségou. Il se taille rapidement un
petit royaume. Ses rivaux font alors appel au roi de Kong pour attaquer le jeune
souverain en 1725, mais les tondjons avec l’aide des peuls et de son beau-frère, le
chef de Nina, Wara Diana, remporte la victoire. Biton agrandit Ségou, devenu port
commercial, il fait venir, de Djénné des architectes pour ériger un palais. Il élargit
plus tard son royaume au fil de conquêtes successives. Biton attaque tous les
villages voisins et impose son autorité sur la rive droite du Niger, après avoir chassé
les Coulibaly-Massassi qui reniaient sa souveraineté. Il a réprimé en 1740 la révolte
des Soninké Bouaré et étend son rayon d’action vers l’Est sur les bords du Bani
(affluent du Niger) et vers le Nord-est jusqu’aux faubourgs de Djénné. Franchissant
le Niger, il annexe les pays compris entre le fleuve et le Kaniaga, bat les chefs Konia-
Massa et Sama du Bélédougou, et s’empare des provinces de Sansanding et de
Karadougou, sur les rives même du fleuve. Vers 1754, il part en guerre contre ses
cousins Massassi et investit leur capitale Soussana dans le Kaarta. Le chef
Foulakoro est fait prisonnier et emmené à Ségou.
III) HISTOIRE DU ROYAUME BAMABARA DE SEGOU
1- FONDATION (1712- 1755)
C'est aux alentours de 1712 que Mamari Coulibaly prend le pouvoir à Ségou grâce à
son « ton », qui est une association composée de personnes de même classe d'âge.
Ce ton regroupait, sur une base égalitaire, des personnes de différentes ethnies, des
animistes comme des musulmans. Mamari Coulibaly, fils de chasseur, étant reconnu
par ses pairs comme chef d’un « ton », s'empare de Ségou et prête serment
d'allégeance à cette association, d'où son surnom de « Biton » Coulibaly (bi ton « fils
du ton » en peul). C’est à partir de ce moment que le royaume va asseoir son
autorité.
Biton Coulibaly structure les tons en véritable armée de métier composée de
volontaires, les « tondjons » (serviteurs du ton) mais où sont également incorporés
d’office les captifs de guerre et les habitants qui n’arrivent pas à payer l’impôt
obligatoire sur le dolo. S’associant aux Somono, une ethnie de pêcheurs, il crée une
flotte de guerre sur le Niger. Biton Coulibaly règne de 1712 à sa mort en 1755.
Pendant son règne, les limites du royaume s’étendent sur les deux rives du Niger,
entre Bamako et Tombouctou.
2- ORGANISATION POLITIQUE (1755- 1766)
Le fils de Biton, Dinkoro Coulibaly succède à son père en 1755. Il est assassiné en
1757 par ses tondjons pour « cause de tyrannie ». Son frère, Ali Coulibaly,
musulman, tente d’interdire les cultes ancestraux et la consommation de dolo. Il est à
son tour assassiné. L’anarchie s’installe avec une succession de rois victimes de
coups d’État perpétrés par les tondjons.
3- DYNASTIE DES NGOLOSI (1766- 1861)
En 1766, Ngolo Diarra, devenu captif suite aux conditions de dettes d'impôts
imposées par les Coulibaly, s’empare du trône et rétablit l’autorité sur les "tondjons".
Il règne jusqu’en 1790 (ou 1792). Il organise le commandement du royaume en
plaçant ses fils aux commandes des différentes localités. Il meurt au retour d’une
campagne contre les Mossis, à Riziam (dans l’actuel Burkina Faso).
Son fils Monzon Diarra lui succède. Régnant de 1790 (ou 1792) à 1808, il étend le
royaume, en envahissant le royaume bambara du Kaarta et en conquérant
notamment Tombouctou en 1800. Son fils Da Diarra (1808-1827) lui succède et
poursuit l’élargissement du royaume. Il résiste à l’empire peul du Macina de Sékou
Amadou qui a lancé une guerre sainte contre les animistes. Les frères de Da se
succèdent ensuite : Tiéfolo Diarra (1827-1840), Kirango Ba (1840-1848), Nalenkoma
(1851-1854), Massa Demba (1851-1854), binamari dit Torokoro Mari (1854-1855) et
Wetala Ali (1855-1861). Mais le royaume bambara de Ségou s’affaiblit.
CONCLUSION
En 1859, El Hadj Oumar Tall attaque le royaume. Il bat ses troupes à Ngano le 22
mai 1860 puis à Thio le 20 février 1861 et il entre à Ségou-Sikoro le 9 mars de cette
même année mettant ainsi fin au royaume Bambara.