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Le document fournit des éléments de correction pour divers exercices de logique et de raisonnements mathématiques. Il présente des solutions détaillées pour chaque exercice, abordant des concepts tels que les propriétés des nombres réels, les suites géométriques, et les démonstrations par récurrence. Les solutions incluent des analyses des discriminants et des inégalités, ainsi que des justifications rigoureuses des résultats obtenus.

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Annexe E

Éléments de correction des exercices, an-


nexes et TD

Chapitre 1 : Logique et raisonnements


Solution exercice 1.1.
1. ∀a ∈ R, a2 > 0.

2. ∃a ∈ R, a2 6 0.

3. ∀(a, b) ∈ R, (a + b)2 > 2ab.

4. ∀n ∈ N, ∃k ∈ N, n = k 2 .

5. ∃n ∈ Z, ∃(p, q) ∈ Z2 , n2 = p2 + q 2 .

Solution exercice 1.2.


1. ∀ω ∈ Ω, ∃k ∈ {1, . . . , n}, ω ∈ Ek .
n
[
(ou : ∀ω ∈ Ω, ω ∈ Ek )
k=1

2. ∀k ∈ {1, . . . , n}, Ek 6= ∅.

3. ∃k ∈ {1, . . . , n}, Ω ⊂ Ek .
(ou ∃k ∈ {1, . . . , n}, ∀ω ∈ Ω, ω ∈ Ek )

4. ∃!k ∈ {1, . . . , n}, Card(Ek ) = 1.

5. ∀ω ∈ Ω, ∃!(p, q) ∈ ({1, . . . , n})2 , p < q, ω ∈ Ep ∩ Eq .

Solution exercice 1.3.


1. (E1 ) équivaut à (2m − 1) [(2m + 1)x + (m + 3)] = 0
1
• Si m = alors l’égalité est vraie pour tout réel x : S = R .
2
1
• Si m 6= alors (E1 ) équivaut à (2m + 1)x + (m + 3) = 0
2
1
– Si m = − alors l’équation n’a pas de solution : S = ∅ .
2
 
1 m+3
– Si m 6= − alors l’équation n’a qu’une seule solution : S = − .
2 2m + 1
 
2 2
2. • Si m = 3 la seule solution de l’équation (E2 ) est x = : S =
3 3

457
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

• Si m 6= 3 l’équation est du second degré. Son discriminant est ∆m = 4(2m2 − 2m − 3).


∆m est un trinôme du second degré (d’inconnue m), de discriminant ∆ = 28 > 0 et dont les
racines sont
√: √
1− 7 1+ 7
m1 = et m2 = . On a donc :
2 2
m −∞ m1 m2 +∞
Signe
+ 0 − 0 +
de ∆m
ce qui amène :
– Si m < m1 ou m > m2 alors ∆m > 0.
L’équation (E2 ) admet donc deux racines réelles distinctes :
( √ √ )
−m − 2m2 − 2m − 3 −m + 2m2 − 2m − 3
S= ,
m−3 m−3
 
m
– Si m = m1 ou m = m2 alors (E2 ) a une unique solution : S = −
m−3
– Si m ∈ ]m1 ; m2 [, (E2 ) n’a pas de solution réelle : S = ∅
 
1
3. • Si m = 2 l’inéquation (I3 ) devient : 3x > −1 d’où : S = − ; +∞ .
3
• Si m 6= 2 l’inéquation est du second degré.
Le discriminant du trinôme fm (x) = (m − 2)x2 − 2(m + 1)x + 2(m − 3) est :
∆m = 4(−m2 + 12m − 11) = −4(m − 1)(m − 11).
∆m est un trinôme du second degré (d’inconnue m), dont les racines sont : m1 = 1 et m2 = 11.
On a donc :
m −∞ m1 m2 +∞
Signe
− 0 + 0 −
de ∆m
ce qui amène :
– Si m < m1 alors m − 2 < 0 et ∆m < 0 donc : ∀x ∈ R, fm (x) < 0 et donc S = R .
– Si m > m2 alors m − 2 > 0 et ∆m < 0 donc : ∀x ∈ R, fm (x) > 0 et dans ce cas S = ∅ .
m+1
– Si m = m1 alors : fm (x) < 0 sauf pour x = = −2. Donc S = R − {−2} .
m−2
– Si m = m2 alors : ∀x ∈ R, fm (x) > 0 donc S = ∅ .
– Enfin, si m ∈ ]m√
1 ; m2 [, fm admet deux racines réelles distinctes
√ :
(m + 1) − −m2 + 12m − 11 (m + 1) + −m2 + 12m − 11
x1 = et x2 = et on a donc :
m−2 m−2
• Cas où m ∈ ]m1 ; 2[
Dans ce cas (m − 2) < 0 donc x1 > x2 et on a le tableau suivant :
x −∞ x2 x1 +∞
Signe de
− 0 + 0 −
fm (x)
• Cas où m ∈ ]2 ; m2 [
Ici m − 2 > 0 donc x1 < x2 et on a le tableau suivant :
x −∞ x1 x2 +∞
Signe de
E fm (x)
+ 0 − 0 +

On en déduit que :

M. Parent 458 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

∗ Si m ∈ ]m1 ; 2[ , S = ]−∞ ; x2 [ ∪ ]x1 ; +∞[


∗ Si m ∈ ]2 ; m2 [ , S = ]x1 ; x2 [

Solution exercice1.4. 
n α n
∀n ∈ N, un = β + 1 = β n (1 + vn )
β
α
Or la suite géométrique (vn ) a pour raison q = 6 1.
β
• Si α < β alors q < 1 et alors (vn ) converge vers 0.

• Si α = β alors q = 1 et (vn ) converge vers 1 (puisqu’elle est constante égale à 1).

Dans tous les cas, (1 + vn ) converge vers un réel a (qui vaut 1 ou 2 mais...peu importe !).
Ainsi (un ) converge vers 0 si et seulement si (β n ) converge vers 0.
Et d’après les résultats sur les suites géométriques, lim β n = 0 ⇔ |β| < 1
n→+∞
Puisque β > 0 ici on a donc : lim un = 0 ⇔ β < 1
n→+∞

Solution exercice 1.5.

1. Posons, pour tout n entier naturel, P (n) la proposition : « un ∈ [0 ; 1] ». Proposition que l’on va
démontrer par récurrence simple.

• Initialisation : u0 ∈ [0 ; 1] par énoncé donc P (0) est vraie


• Hérédité : Soit n ∈ N tel que P (n) soit vraie, c’est-à-dire un ∈ [0 ; 1].
Démontrons que un+1 ∈ [0 ; 1].
1 1 + un 1
Or : 0 6 un 6 1 ⇒ 6 6 1 ⇒ √ 6 un+1 6 1 (en prenant les images par la fonction
2 2 2
racine carrée, croissante sur R+ ).
1
Comme 0 6 √ on a bien, par transitivité, 0 6 un+1 6 1, ce qui prouve l’hérédité.
2
• Conclusion : D’après le principe de récurrence, la proposition est initialisée au rang n = 0 et
héréditaire donc P (n) est vraie pour tout n ∈ N.
 
θ
2. Posons, pour tout n entier naturel, Q(n) la proposition : « un = cos n ». Proposition que l’on va
2
démontrer par récurrence simple.
 
θ
• Initialisation : u0 = cos(θ) par énoncé et cos 0 = cos(θ) donc P (0) est vraie
2
 
θ
• Hérédité : Soit n ∈ N tel que Q(n) soit vraie, c’est-à-dire un = cos .
 
2n
θ
Démontrons que un+1 = cos .
2n+1
1 + cos(2t)
Or : ∀t ∈ R, cos(2t) = 2 cos2 t − 1 ⇒ = cos2 t
2  
θ θ 1 + un 1 + cos(2t) θ
Pour t = n+1 on a 2t = n donc : = = cos2 t = cos2 n+1
2  
2 
2 2 
2
π θ π θ
Puisque θ ∈ 0 ; alors n+1 ∈ 0 ; et donc cos n+1 > 0
2 2 2 2
s    
θ θ
On en déduit que cos2 n+1 = cos n+1
2 2
r  
1 + un θ
D’où : un+1 = = cos n+1 et l’hérédité est démontrée.
2 2
• Conclusion : D’après le principe de récurrence, la proposition est initialisée au rang n = 0 et E
héréditaire donc Q(n) est vraie pour tout n ∈ N.

M. Parent 459 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 1.6.

1. Soit P (n) la proposition définie pour tout n ∈ N par P (n) : « 2n 6 n! » et que l’on va démontrer par
récurrence simple pour tout n > 4.

• Initialisation : 24 = 16 et 4! = 24 donc P (4) est vraie .


• Hérédité : Soit n > 4 pour lequel P (n) est vraie. Démontrons que 2n+1 6 (n + 1)!.
Or 2n 6 n! et 2 6 4 6 (n + 1) entraînent, par produit membre à membre (tous les termes sont
positifs) : 2n+1 6 (n + 1)!.
L’hérédité est assurée.
• Conclusion : La proposition est initialisée au rang 4 et héréditaire ; elle est donc vraie pour tout
n > 4.

Soit Q(n) la proposition définie pour tout n ∈ N par Q(n) : « n2 6 2n » et que l’on va démontrer par
récurrence simple pour tout n > 4.

• Initialisation : 24 = 16 et 42 = 16 donc Q(4) est vraie .


• Hérédité : Soit n > 4 pour lequel Q(n) est vraie. Démontrons que (n + 1)2 6 2n+1 .
D’une part, n2 6 2n ⇒ 2n2 6 2n+1 .
D’autre part, 2n2 − (n + 1)2 = n2 − 2n − 1 = (n − 1)2 − 2 > 0
(car n > 4 ⇒ (n − 1) > 3 ⇒ (n − 1)2 > 9 > 2)
Donc (n + 1)2 6 2n2
Ainsi, par transitivité, (n + 1)2 6 2n2 6 2n+1 et l’hérédité est vérifiée.
• Conclusion : La proposition est initialisée au rang 4 et héréditaire ; elle est donc vraie pour tout
n > 4.

Ainsi, ∀n > 4, n2 6 2n 6 (n + 1)!

2. Soit P (n) la proposition définie pour tout n ∈ N par P (n) : « (1 + a)n > 1 + na » et que l’on va
démontrer par récurrence simple.

• Initialisation : (1 + a)0 = 1 et 1 + 0 × a = 1 donc P (0) est vraie .


• Hérédité : Soit n ∈ N pour lequel P (n) est vraie. Démontrons que (1 + a)n+1 > 1 + (n + 1)a.
Or (1 + a)n > 1 + na ⇒ (1 + a)n+1 > (1 + na)(1 + a) (cf : 1 + a > 0)
C’est-à-dire : (1 + a)n+1 > 1 + (n + 1)a + na2
Et puisque na2 > 0 on en déduit, par transitivité, que : (1 + a)n+1 > 1 + (n + 1)a.
L’hérédité est assurée.
• Conclusion : La proposition est initialisée au rang 0 et héréditaire ; elle est donc vraie pour tout
n ∈ N.

Solution exercice 1.7.


un+1 un
∀n ∈ N, un+2 = = × (un − 1) = un
un+1 − 1 un − 1
Ainsi :

• ∀k ∈ N, u2k+2 = u2k , ce qui signifie que la suite (vk ) = (u2k ) est constante égale à son premier terme :
1
v0 = u 0 =
2
1
Donc : ∀n ∈ N, u2n =
2
• ∀k ∈ N, u(2k+1)+2 = u2k+3 = u2k+1 , ce qui signifie que la suite (wk ) = (u2k+1 ) est constante égale à
u0
E son premier terme : w1 = u1 =
u0 − 1
= −1

Donc : ∀n ∈ N, u2n+1 = −1

M. Parent 460 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 1.8.


Comme à l’exercice 1.7, on a :

• ∀n ∈ N, u2n+2 = u2n donc la suite (u2n ) est constante égale à son premier terme : u0 = 1
Ainsi : ∀n ∈ N, u2n = 1 = (−1)2n

• ∀n ∈ N, u2n+3 = u2n+1 donc la suite (u2n+1 ) est constante égale à son premier terme : u1 = −1
Ainsi : ∀n ∈ N, u2n = −1 = (−1)2n+1

Dans tous les cas on a démontré que : ∀n ∈ N, un = (−1)n

Solution exercice 1.9.


∀x ∈ R, f ′ (x) = memx = mf (x) (ainsi « dériver f revient à multiplier f par m »)
On conjecture alors la proposition P (k) suivante : « ∀x ∈ R, f (k) (x) = mk emx » que l’on va démontrer,
par récurrence simple, pour tout k ∈ N.

• Initialisation : ∀x ∈ R, f (0) (x) = f (x) = emx et m0 emx = emx . Donc P (0) est vérifiée

• Hérédité : Soit k ∈ N tel que ∀x ∈ R, f (k) (x) = mk emx .


Alors, en dérivant on a :
 ′
∀x ∈ R, f (k+1) (x) = f (k) (x) = (mk ) × memx = mk+1 emx

ce qui démontre l’hérédité.

• Conclusion : D’après le principe de récurrence, on peut conclure : ∀k ∈ N, ∀x ∈ R, f (k) (x) = mk emx

E
M. Parent 461 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

E
M. Parent 462 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 2 : Ensembles et applications

Solution exercice 2.1.

• Déterminons pour commencer les valeurs de m pour lesquelles f est définie sur ]0 ; +∞[ :
La condition est x(x2 + x + m) > 0 soit x2 + x + m > 0 (puisque x ∈ ]0 ; +∞[).
Le discriminant de ce trinôme est ∆ = 1 − 4m donc :
1
Premier cas : m > (i.e. : ∆ < 0).
4
Alors ∀x ∈ R, x2 + x + m > 0 et la fonction est bien définie sur R∗+ .
1
Second cas : m =
4
1
/ R∗+ alors : ∀x ∈ R, x2 + x + m > 0
Alors x0 = − est la seule racine du trinôme et puisque x0 ∈
2
et la fonction est bien définie sur R∗+ .
1
Troisième cas : m < .
4
Alors le trinôme
√ admet deux racines réelles
√ distinctes :
−1 − 1 − 4m −1 + 1 − 4m
x1 = < 0 et x2 = .
2 2

f sera alors bien définie sur R+ si et seulement si x2 6 0 :

x2 6 0 ⇔ 1 − 4m 6 1 ⇔ 1 − 4m 6 1 ⇔ m > 0

Finalement, f est bien définie sur R∗+ si et seulement si m > 0 .

3x2 + 2x + m
• Pour m > 0, on a alors f définie, continue et dérivable sur R∗+ et : ∀x > 0, f ′ (x) =
x3 + x2 + mx
Or, ∀x > 0, 3x2 + 2x et m > 0 donc f ′ (x) > 0 (cf : x3 + x2 + mx > 0 sur R∗+ ) donc f est strictement
monotone (croissante) sur R∗+ .
De ce fait on a (pour m > 0) f continue, strictement croissante sur R∗+ ; elle réalise donc une bijection
de R∗+ dans I = f (R∗+ ).
Comme de plus lim f (x) = lim ln X = −∞ et lim f (x) = lim ln X = +∞, on a I = R.
x→0+ X→0+ x→+∞ X→+∞

Conclusion : f réalise une bijection de R∗+ dans R si et seulement si m ∈ [0 ; +∞[

Solution exercice 2.2.


√ 
√ x

1+x2
×x−
1 + x2 − 1 1 + x2 − 1
1. f est dérivable sur R∗+ et : ∀x > 0, f ′ (x) = √ =
x2 x2 1 + x2
√ √ √
f ′ (x) est du signe de 1 + x2 − 1, or x > 0 ⇒ 1 + x2 > 1 ⇒ 1 + x2 > 1 ⇒ 1 + x2 − 1 > 0
Ainsi f est continue, strictement croissante sur R∗+ .
x2 x
De plus lim f (x) = lim √  = lim √  =0
x→0+ x→0+ x 1 + x2 + 1 +
x→0 1 + x2 + 1
q
1 r
x 1+ x2
−1 1 1
et lim f (x) = lim = lim 1+ 2
− =1
x→+∞ x→+∞ x x→+∞ x x
Donc f (R∗+ ) = ]0 ; 1[ = I E
Conclusion : f est un bijection strictement croissante de R∗+ dans I = ]0 ; 1[

M. Parent 463 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

2. Pour x > 0 et y ∈ ]0 ; 1[ on a :
p
y = f (x) ⇔ xy + 1 = 1 + x2 ⇔ x2 y 2 + 2xy + 1 = 1 + x2 ⇔ (y 2 − 1)x2 + (2y)x = 0
 
⇔ x (y 2 − 1)x + 2y = 0 ⇔ (y 2 − 1)x + 2y = 0 (cf x 6= 0)
2y
⇔x= (cf y 2 6= 1)
1 − y2

2x
Autrement dit, ∀x ∈ ]0 ; 1[ , f −1 (x) =
1 − x2

Solution exercice 2.3.

1. f est bien définie et continue sur ]1 ; 2] (car −x2 + 2x = x(2 − x) est positif sur [0 ; 2] et (x − 1) 6= 0),
dérivable sur ]1 ; 2[ et :

√ 1−x (x − 1) − 2x − x2
′ 2x−x2 −1
∀x ∈ ]1 ; 2[ , f (x) = = √ <0
(x − 1)2 (x − 1) 2x − x2
2

Ainsi f est strictement décroissante sur ]1 ; 2].


De plus lim f (x) = +∞ et f (2) = 0 donc f est à valeurs dans [0 ; +∞[ = R+ .
x→1+

Conclusion : f est une bijection strictement décroissante de ]1 ; 2] dans R+

2. Pour x ∈ ]1 ; 2] et y ∈ R+ on a :
p
y = f (x) ⇔ yx − y = 2x − x2 ⇔ y 2 (x2 − 2x + 1) = 2x − x2 ⇔ (y 2 + 1)x2 − 2(y 2 + 1)x + y 2 = 0

Ce dernier trinôme (de la variablepx) a pour discriminant ∆ = 4(y 2 + 1)2 − 4y 2 (y 2 + 1) = 4(y 2 + 1) > 0
2
(y + 1) − y 2 + 1 1 1
et pour racines : x1 = =1− p 2 et x2 = 1 + p 2 .
y +1
2
y +1 y +1
De ces deux racines, seule x2 est dans l’intervalle ]1 ; 2] (car x1 < 1) en effet :
q
1
y2 + 1 > 1 ⇒ 0 < p 6 1 ⇒ 1 < x2 6 2
y2 + 1

1
Ainsi, l’unique solution dans ]1 ; 2] de l’équation (y 2 + 1)x2 − 2(y 2 + 1)x + y 2 = 0 est x = 1 + p .
y2 +1
1
Donc y = f (x) ⇔ x = 1 + p
y2 + 1
1
Autrement dit : ∀x ∈ R+ , f −1 (x) = 1 + √
x2 +1

Solution exercice 2.4.  


1
Posons, pour tout k ∈ N∗ , Ak = ;1 .
k
1 1
• Soit x ∈ ]0 ; 1]. Alors x > ⇔ 6 k.
k x
1 1
Ainsi, pour k0 le premier entier supérieur ou égal à on a 6 x 6 1 c’est-à-dire x ∈ Ak0 .
x k0
[ 
+∞
1

Par conséquent, puisqu’il existe un entier k0 tel que x ∈ Ak0 , x ∈ ;1
k
E
k=1
[ 
+∞
1

On a donc démontré ]0 ; 1] ⊂ ;1
k=1
k

M. Parent 464 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
[ 
+∞
1

• Soit x ∈ ; 1 . Alors ∃k ∈ N, x ∈ Ak ⊂ ]0 ; 1] donc x ∈ ]0 ; 1]
k=1
k
[ 
+∞
1

Ainsi on a démontré ; 1 ⊂ ]0 ; 1].
k=1
k

[ 
+∞
1

Par double inclusion on peut conclure : ; 1 = ]0 ; 1]
k=1
k

Solution exercice 2.5.

• (A ∪ B) ∩ (A ∪ B) = A ∪ (B ∩ B) = A ∪ ∅ = A

• (A ∩ B) ∪ (A ∩ B) = A ∩ (B ∪ B) = A ∩ E = A

Solution exercice 2.6.


1. • f : N → N est clairement injective (cf : f (n) = f (p) ⇔ 2n = 2p ⇔ n = p) et non surjective (car
tout entier impair n’admet pas d’antécédent par f dans N). Par conséquent f n’est pas bijective.
• g : N → N n’est pas injective (car g(2) = 1 = g(1)) mais elle est surjective (en effet, pour tout
p ∈ N, on a g(2p) = p donc tout entier naturel p admet au moins un antécédent par g dans N
-qui est 2p). Elle n’est donc pas bijective

2. • ∀n ∈ N, (g ◦ f )(n) = g(f (n)) = g(2n) = n c’est-à-dire que g ◦ f = idN et cette application est
bijective (donc injective et surjective)
• Soit n ∈ N.
∗ si n est pair alors ∃p ∈ N, n = 2p et dans ce cas on a :

h(n) = (f ◦ g)(n) = f (g(n)) = f (g(2p)) = f (p) = 2p = n

∗ si n est impair alors ∃p ∈ N, n = 2p + 1 et dans ce cas on a :

h(n) = (f ◦ g)(n) = f (g(n)) = f (g(2p + 1)) = f (2p + 1) = 2(2p + 1) = 2n

On en déduit que h = f ◦ g : N → N n’est ni injective (cf : h(6) = 6 = 2 × 3 = h(3)) ni surjective


(tout entier impair n’a pas d’antécédent par f ◦ g dans N) et par conséquent pas bijective.

Solution exercice 2.7.


On reconnaît en Ta la translation de vecteur −a~ı (cf : la valeur Ta (f ) en x est la même que celle de f en
x + a). Considérons donc T−a et démontrons que T−a = (Ta )−1 .
Soit f ∈ F(R, R).
• ∀x ∈ R, (Ta ◦ T−a )(f )(x) = Ta (x 7→ f (x − a))(x) = f ((x − a) + a) = f (x).

• ∀x ∈ R, (T−a ◦ Ta )(f )(x) = T−a (x 7→ f (x + a))(x) = f ((x + a) − a) = f (x).


Ainsi, ∀f ∈ F(R, R), (Ta ◦ T−a )(f ) = (T−a ◦ Ta )(f ) = f .
C’est-à-dire que Ta ◦ T−a = T−a ◦ Ta = id.
Ceci démontre que Ta est bijective et que (Ta )−1 = T−a .

Solution exercice 2.8.


Soit (a, b) ∈ R2 . ( (
−a+3b
a = x + 3y x=
f (x, y) = (a, b) ⇔ ⇔ a−b
2
b=x+y y= 2

L’équation f (x, y) = (a, b) (d’inconnues x et y réels) admet donc toujours une unique solution :
f est donc bijective de R2 dans R2 .

De plus f (x, y) = (a, b) ⇔ (x, y) = f −1 (a, b) donc f −1 : (a, b) 7→



−a + 3b a − b
,
 E
2 2

M. Parent 465 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 2.9.


Soit y ∈ ]−1 ; 1[.
1+y
y = f (x) ⇔ ex − 1 = yex + y ⇔ ex (1 − y) = 1 + y ⇔ ex = (cf : y 6= 1)
1−y
 
1+y 1+y
⇔ x = ln (cf : > 0 pour y ∈ ]−1 ; 1[)
1−y 1−y
Ainsi l’équation f (x) = y (d’inconnue x réel) admet toujours une unique solution, et ceci quelque soit
y ∈ ]−1 ; 1[ :
f est donc bijective de R dans ]−1 ; 1[
 
1+x
De plus ∀x ∈ ]−1 ; 1[ , f −1 (x) = ln
1−x

Solution exercice 2.10.


• Si g est injective alors g ◦ f l’est (car f et g sont injectives)

• Si g ◦ f est injective alors, pour (y1 , y2 ) ∈ F 2 , g(y1 ) = g(y2 ) ⇔ g(f (x1 )) = g(f (x2 )) avec x1 (resp. x2 )
l’unique antécédent de y1 (resp. y2 ) par f dans E (cf : f est bijective de E dans F )
Et puisque g ◦ f est supposée injective, on a : (g ◦ f )(x1 ) = (g ◦ f )(x2 ) ⇔ x1 = x2 .
D’où : g(y1 ) = g(y2 ) ⇔ (g ◦ f )(x1 ) = (g ◦ f )(x2 ) ⇔ x1 = x2 ⇔ f (x1 ) = f (x2 ) ⇔ y1 = y2
Finalement, g(y1 ) = g(y2 ) ⇔ y1 = y2 , ce qui démontre que g est injective.
Conclusion, par double implication, on a bien démontré que :
g est injective si et seulement si g ◦ f est injective .
De même,
• Si g est surjective alors g ◦ f l’est (puisque f et g le sont)

• Si g ◦ f est surjective alors g est surjective (voir la preuve dans le cours)


Conclusion, par double implication, on a là encore démontré que :
g est surjective si et seulement si g ◦ f est surjective .

Solution exercice 2.11.


1. Soit y1 ∈ f (A1 ). Alors, par définition, ∃x1 ∈ A1 , y1 = f (x1 ).
Comme x1 ∈ A1 ⊂ A2 alors x1 ∈ A2 et donc f (x1 ) ∈ f (A2 ) c’est-à-dire y1 ∈ f (A2 )
Conclusion : f (A1 ) ⊂ f (A2 ) .

2. Soit x1 ∈ f −1 (B1 ). Alors, par définition, f (x1 ) ∈ B1 ⊂ B2 donc f (x1 ) ∈ B2 ce qui signifie que
x1 ∈ f −1 (B2 ).
Conclusion : f −1 (B1 ) ⊂ f −1 (B2 ) .

Solution exercice 2.12.

1. • f (A) = ]1 ; +∞[ (faire le tableau de variations de f sur A)


1 1
• x ∈ f −1 (B) ⇔ −1 < 2
< 1 ⇔ 0 < 2 < 1 ⇔ x2 > 1 ⇔ x ∈ ]−∞ ; −1[ ∪ ]1 ; +∞[
x x
Soit : f −1 (B) = ]−∞ ; −1[ ∪ ]1 ; +∞[ .

2. • f (A) = R∗+ (faire le tableau de variations de f sur A)


1
• x ∈ f −1 (B) ⇔ 0 < 2 ⇔ x ∈ R∗
E −1
Soit : f (B) = R . ∗
x

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 3 : Notions de bases sur R et généralités sur les fonctions


Solution exercice 3.1.
√ √
a 3 a2 3
1. La hauteur d’un triangle équilatéral de côté a est donc son aire est A = .
2 4
6 112 36 114
Or 1, 20 = < a < 1, 21 = ⇒ < a2 < 4
5 100 25 10

√ 1, 73 3 1, 74
Et 1, 73 < 3 < 1, 74 ⇒ < <
4 4 4
Par produit membre à membre (tous les termes sont positifs) on a donc :

36 × 1, 73 × 10−2 < A < 0, 435 × 114 × 10−4


r
V
2. On a V = πR2 h donc R = .
πh
D’après les données on a (en cm) : 2000.103 < V < 2001.103 , 3, 14 < π < 3, 15 et 0, 48 < h < 0, 50
donc :
1 1 1
3, 14 × 0, 48 < πh < 3, 15 × 0, 5 puis, < < et, par produit :
3, 15 × 0, 5 πh 3, 14 × 0, 48

4000 × 103 V 2001 × 103


< <
3, 15 πh 3, 14 × 0, 48

Enfin (images par la racine carrée, strictement croissante sur R+ ) :


s s
104 2001.103
20 <R<
3, 15 3, 14 × 0, 48

Solution exercice 3.2.

x2 (1 − x)(1 + x) + x2 1
1. ∀x 6= −1, 1 − x + = =
1+x 1+x 1+x
 
1 1 1 1 x2
2. ∀x ∈ − ; , 61+x⇒2> >0⇒ 06 6 2x2
2 2 2 1+x 1+x
 
1 1 1
3. D’après ce qui précède on a : ∀x ∈ − ; ,0 6 − (1 − x) 6 2x2 ; ce qui signifie que (1 − x) est
2 2 1+x
1
une approximation de avec une erreur commise inférieure à 2x2 .
1+x
1
Ainsi, (1 − x) est une approximation de à 2x2 près .
1+x
1
4. (a) Pour x = 0, 004 = 4.10−3 on obtient 0, 996 pour valeur approchée de et la précision :
1, 004
32.10−6 .
(b) Pour x = −0, 0007 = −7.10−4 on a pour valeur approchée : 1, 0007 .
Et la précision : 98.10−8 < 10−6
 
1 1
(c) Ici le choix x = 2, 006 n’est pas possible (x doit être dans l’intervalle − ; pour pouvoir
2 2
exploiter les résultats précédents).
1 1
E
On écrit donc : = et on prend x = 0, 002.
3, 006 3 × 1, 002

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
1
On obtient alors 0, 098 comme valeur approchée de avec une précision de 8.10−6 .
1, 002
 
1 (99 − 1).10−3 1
Puis, en divisant par 3, une valeur approchée de est a = = 33 − .10−3
3, 006 3 3
8
à .10−6 près.
3
 
100 1
Comme a = 3300 − .10−6 = 3267.10−6 − .10−6 on peut prendre 3, 267.10−3 pour valeur
3 3
8 −6 1 1 −6 8 −6
approchée à .10 près de (cf : .10 < .10 ).
3 3, 006 3 3

Solution exercice 3.3.

1. (a) Soit (a, b) ∈ (R− )2 avec a < b.


Alors a2 − b2 = (a − b)(a + b) > 0 (cf : a − b < 0 et : a 6 0 et b 6 0 ⇒ a + b 6 0)
Ainsi, pour tout (a, b) ∈ (R− )2 , a < b ⇒ a2 > b2 : la fonction carrée est décroissante sur R− .
(b) Soit (a, b) ∈ R2 avec a < b. a3 − b3 = (a − b)(a2 + ab + b2 ) avec a − b < 0.
De plus, pour b fixé, le trinôme a2 + ba + b2 a pour discriminant ∆ = b2 − 4b2 = −3b2 6 0.
Ainsi ce trinôme est de signe constant, à savoir positif (le coefficient de a2 est 1) sur R. Autrement
dit, on a démontré que : (a2 + ab + b2 ) > 0.
Ainsi, pour tout (a, b) ∈ R2 , a < b ⇒ a3 6 b3 : la fonction cube est croissante sur R .

2. • Sur R∗− : Soit (a, b) ∈ (R∗− )2 .


∗ Si n est pair, la fonction x 7→ xn est strictement décroissante sur R− donc :
1 1
a < b ⇒ an > bn ⇒ n < n .
a b
Ainsi, pour tout (a, b) ∈ (R∗− )2 , a < b ⇒ fn (a) < fn (b) :
la fonction est croissante sur R− si n pair .
∗ Si n est impair, la fonction x 7→ xn est strictement croissante sur R− donc :
1 1
a < b ⇒ an < bn ⇒ n > n .
a b
Ainsi, pour tout (a, b) ∈ (R∗− )2 , a < b ⇒ fn (a) > fn (b) :
la fonction est décroissante sur R− si n impair .
• Sur R∗+ : Soit (a, b) ∈ (R∗+ )2 .
La fonction x 7→ xn est strictement croissante sur R+ (quelque soit la parité de n) donc :
1 1
a < b ⇒ an < bn ⇒ n > n .
a b
Ainsi, pour tout (a, b) ∈ (R∗+ )2 , a < b ⇒ fn (a) > fn (b) :
la fonction est décroissante sur R+ .

Solution exercice 3.4.

1. L’équation (E) est définie sur R et on a :


(
2 + x + 2 + 2x = x2 si 2 + x > 0
|2 + x| + 2 + 2x = x2 ⇔
−2 − x + 2 + 2x = x2 si 2 + x 6 0
(
x2 − 3x − 4 = 0 si x > −2

x(x − 1) = 0 si x 6 −2
⇔ x = −1 ou x = 4
E
Ainsi l’ensemble des solutions de l’équation (E) est : S = {−1, 4}

M. Parent 468 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

2. (a) L’équation (E1 ) est définie sur R∗+ et :


(
X = ln x
x solution de (E1 ) ⇔ ⇔ ln x = −1 ou ln x = 4 ⇔ x = e−1 ou x = e4
|2 + X| + 2 + 2X = X 2
Ainsi l’ensemble des solutions de l’équation (E1 ) est : S = {e−1 , e4 }
(b) L’équation (E2 ) est définie sur R et, en multipliant par ex > 0 on a :
x solution de (E2 ) si et seulement si |2 + ex | + 2 + 2ex = e2x .
(
X = ex
D’où : x solution de (E2 ) ⇔ ⇔ ex = −1 ou ex = 4 ⇔ x = ln 4
|2 + X| + 2 + 2X = X 2
Ainsi l’ensemble des solutions de l’équation (E2 ) est : S = {2 ln 2}

Solution exercice 3.5.


1. Conditions d’existence :
• 2x > 0 ⇔ x > 0
• 3−x>0⇔x<3
• 1 + x > 0 ⇔ x > −1

• 1 + x > 0 ⇔ 1 + x 6= 0 ⇔ x 6= −1

Il s’en suit que l’équation (E1 ) est définie sur D1 = ]0 ; 3[ .


Sur D1 on a alors :
 
ln(2x) = 2 ln(3 − x) − ln(1 + x) ⇔ ln(2x(1 + x)) = ln (3 − x)2
⇔ 2x(1 + x) = x2 − 6x + 9
⇔ x2 + 8x − 9 = 0
⇔ x=1 (la solution x = −9 n’étant pas dans D1 )

Ainsi l’ensemble des solutions de (E1 ) est S1 = {1}

2. Conditions d’existence :
• x + 3 > 0 ⇔ x > −3
• x + 2 > 0 ⇔ x > −2
• x + 11 > 0 ⇔ x > −11
Il s’en suit que l’équation (E2 ) est définie sur D2 = ]−2 ; +∞[ .
Sur D2 on a alors :
ln((x + 3)(x + 2)) = ln(x + 11) ⇔ x2 + 5x + 6 = x + 11 ⇔ x2 + 4x − 5 = 0
⇔ x=1 (la solution x = −5 n’étant pas dans D2 )

Ainsi l’ensemble des solutions de (E2 ) est S2 = {1}

3. Conditions d’existence :
• x2 + 5x + 6 > 0 ⇔ x ∈ ]−∞ ; −3[ ∪ ]−2 ; +∞[
• x + 11 > 0 ⇔ x > −11
Il s’en suit que l’équation (E3 ) est définie sur D3 = ]−11 ; −3[ ∪ ]−2 ; +∞[ .
Sur D3 on a alors :
ln(x2 + 5x + 6) = ln(x + 11) ⇔ x2 + 5x + 6 = x + 11 ⇔ x2 + 4x − 5 = 0
⇔ x = 1 ou x = −5
E
Ainsi l’ensemble des solutions de (E3 ) est S3 = {1, −5}

M. Parent 469 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

4. Conditions d’existence :

• −x − 2 > 0 ⇔ x < −2
• x + 3 6= 0 ⇔ x 6= −3
−x − 11
• > 0 ⇔ x ∈ ]−11 ; −3[
x+3

Il s’en suit que l’équation (E4 ) est définie sur D4 = ]−11 ; −3[ .
Sur D4 on a alors :
−x − 11
−x − 2 = ⇔ x2 + 5x + 6 = x + 11 ⇔ x2 + 4x − 5 = 0
x+3
⇔ x = −5 (la solution x = 1 n’étant pas dans D4 )

Ainsi l’ensemble des solutions de (E4 ) est S4 = {−5}

5. Conditions d’existence :

• x + 2 > 0 ⇔ x > −2
• −x − 11 > 0 ⇔ x < −11
• x + 3 > 0 ⇔ x > −3

Il s’en suit que l’équation (E5 ) n’a pas de solution : S5 = ∅

6. Conditions d’existence :

• x>0
• ln x > 0 ⇔ x > 1

Il s’en suit que l’inéquation (I6 ) est définie sur D6 = [1 ; +∞[ .


Sur D6 on a alors :

ln x > 2 ⇔ ln x > 4 ⇔ x > e4
 
Ainsi l’ensemble des solutions de (I6 ) est S6 = e4 ; +∞ (cf e4 > 1)

7. Conditions d’existence :
1
• 2x + 1 6= 0 ⇔ x 6= −
2
 
1
Il s’en suit que l’inéquation (I7 ) est définie sur D7 = R \ − .
2
Sur D7 on a alors :

ln |2x + 1| > 1 ⇔ |2x + 1| > e ⇔ 2x + 1 > e ou 2x + 1 6 −e


e−1 1 −e − 1 1
⇔x> > − ou x 6 <−
2 2 2 2
   
e+1 e−1
Ainsi l’ensemble des solutions de (I7 ) est S7 = −∞ ; − ∪ ; +∞
2 2

8. Conditions d’existence :

E • x + 1 > 0 ⇔ x > −1
• x−1>0⇔x>1

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Il s’en suit que l’inéquation (I8 ) est définie sur D8 = ]1 ; +∞[ .


Sur D8 on a alors :
 p  p 
ln(x + 1)(x − 1) > −2 ⇔ x2 − 1 > e−2 ⇔ x − 1 + e−2 x+ 1 + e−2 > 0
p p
⇔ x < − 1 + e−2 < 0 ou x > 1 + e−2 > 1
h√ h
Ainsi l’ensemble des solutions de (I8 ) est S8 = 1 + e−2 ; +∞

9. Conditions d’existence :
1
• 2x + 1 6= 0 ⇔ x 6= −
2
• x + 3 6= 0 ⇔ x 6= −3
 
1
Il s’en suit que l’inéquation (I9 ) est définie sur D9 = R \ −3, − .
2
Sur D9 on a alors :
ln |(2x + 1)(x + 3)| < 1 ⇔ |(2x + 1)(x + 3)| < e ⇔ −e < (2x + 1)(x + 3) < e
⇔ 0 < 2x2 + 7x + 3 + e et 2x2 + 7x + 3 − e < 0
# √ " # √ "
−7 − 25 − 8e −7 + 25 − 8e
⇔ x ∈ −∞ ; ∪ ; +∞
4 4
# √ √ "
−7 − 25 + 8e −7 + 25 + 8e
et x ∈ ;
4 4
# √ √ " # √ √ "
−7 − 25 + 8e −7 − 25 − 8e −7 + 25 − 8e −7 + 25 + 8e
⇔x∈ ; ∪ ;
4 4 4 4
√ √ √ √
(cf : − 25 + 8e < − 25 − 8e < 0 < 25 − 8e < 25 + 8e)
De plus :
√ √
0 < 25 − 8e < 25 < 25 + 8e ⇒ 25 − 8e < 5 < 25 + 8e
√ √
⇒ −7 − 25 − 8e > −12 > −7 − 25 + 8e
√ √
−7 − 25 + 8e −7 − 25 − 8e
Donc : < −3 <
4 4
√ √ √ √
Et, de même, 25 − 8e < 5 < 25 + 8e ⇒ −7 + 25 − 8e < −2 < −7 + 25 + 8e
√ √
−7 + 25 − 8e 1 −7 + 25 + 8e
Donc : <− <
4 2 4
Ainsi l’ensemble des solutions de (I9 ) est :
# √ " # √ " # √ " # √ "
−7 − 25 + 8e −7 − 25 − 8e −7 + 25 − 8e 1 1 −7 + 25 + 8e
S9 = ; −3 ∪ −3 ; ∪ ;− ∪ − ;
4 4 4 2 2 4

10. Conditions d’existence :


• 3−x>0⇔x<3
• x + 1 > 0 ⇔ x > −1
• x−2>0⇔x>2
Il s’en suit que l’inéquation (I10 ) est définie sur D10 = ]2 ; 3[ .
Sur D10 on a alors :
11
ln((3 − x)2 ) 6 ln((x + 1)(x − 2)) ⇔ x2 − 6x + 9 6 x2 − x − 2 ⇔ 11 6 5x ⇔ x >
5

Ainsi l’ensemble des solutions de (I10 ) est S10 =


11

;3
 E
5

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 3.6.


Pour a, b réels strictement positifs, on a :
       
a+b 1 a 1 a
ln = (ln a + ln b) ⇔ ln b + ln + 1 − ln 3 = ln + 2 ln b
3 2 b 2 b
   
a a
⇔ 2 ln + 1 − 2 ln 3 = ln
b b
a
2 ! a
2
b +1 b +1
⇔ ln =0⇔ =1
9 ab 9 ab
 2  2
a a a a
⇔ +1
=9 ⇔ −7 +1=0
b b b b

a 7±3 5
⇔ =
b 2

a a 7−3 5
Remarque : En convenant que 0 < a 6 b, on a 6 1 et on peut donc conclure que : = .
√ b √ b 2
7+3 5 b 7+3 5 49 − 45 2 1
étant alors égale à puisque : = √ = √ = √
2 a 2 2(7 − 3 5) 7−3 5 7−3 5
2

Solution exercice 3.7.


√ √ √ √ a+b
• ( a − b)2 > 0 ⇔ a + b − 2 ab > 0 ⇔ ab 6
2
 
√ 1 1 a+b
• On en déduit que : ln( ab) = ln(ab) = (ln a + ln b) 6 ln
2 2 2

Solution exercice 3.8.


1. Conditions d’existence : (x, y) ∈ (R∗+ )2 = D1
(
x+y =9
Sur D1 on a : (S1 ) ⇔ ⇔ x, y racines du trinôme T 2 − 9T + 15
xy = 15

9 ± 21
Les racines du trinôme précédent sont T = donc les solutions du système (S1 ) sont :
2
 √  √

 9 + 21 
 9 − 21
 x=  x=
2√ ou 2√


 y=
9 − 21 

 y=
9 + 21
2 2

2. Conditions d’existence : (x, y) ∈ (R∗+ )2 = D2


Sur D2 on a :
( (
2 ln x −5 ln y = 16 ln x + ln y = 5
(S2 ) ⇔ ⇔
ln x + ln y = 5 −7 ln y =6
( ( 41
ln x = 41
7 x =e7
⇔ ⇔
ln y = − 76
6
y = e− 7

3. Conditions d’existence : (x, y) ∈ (R∗+ )2 = D3


Sur D3 on a : ln x et ln y racines du trinôme T 2 − 3T − 10, c’est-à-dire 5 et −2.
( (
ln x = 5 ln x = −2
On en déduit que ou
ln y = −2 ln y = 5

E Ainsi les solution de (S3 ) sont :


(
x = e5
ou
(
x = e−2
y = e−2 y = e5

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 3.9.


1. ϕa est dérivable sur R∗+ comme somme de fonctions dérivables (ln et affine) sur cet intervalle et :
1 1
∀x > 0, ϕ′a (x) = −
x 1+a
1 1
Or ϕ′a (x) 6 0 ⇔ 6 ⇔ x > 1 + a (images par la fonction inverse décroissante sur R∗+ )
x 1+a
On en déduit que ϕa est croissante sur ]0 ; 1 + a]

2. Comme ϕa est croissante sur ]0 ; 1 + a] (qui contient a) on a : ϕa (1 + a) > ϕa (a) c’est-à-dire :

1
ln(1 + a) − ln(a) >
1+a

1 1 1
3. on a : ln 2 − ln 1 > , ln 3 − ln 2 > et ln 4 − ln 3 > donc, par somme membre à membre on obtient :
2 3 4
1 1 1 13
ln 4 − ln 1 = ln 4 > + + = >1
2 3 4 12
Ainsi, par transitivité, ln 4 > 1
1
4. La fonction de référence ln est strictement croissante sur R∗+ (cf : > 0) et ln 1 = 0 < 1 < ln 4.
x
Ainsi 1 appartient à ln(R∗+ ) et on en déduit (théorème de la bijection) que : ∃!e ∈ R∗+ , ln e = 1 (et
e ∈ ]1 ; 4[)

Solution exercice 3.10.


1. Conditions d’existence : x > 0.
On résout donc l’équation sur D1 = R∗+
( ( (
2 X = ln x X = ln x X = ln x
2 (ln(x)) − 9 ln(x) − 18 = 0 ⇔ ⇔ ou
2X 2 − 9X − 18 = 0 X=6 X = − 32
3
⇔ x = e6 ou x = e− 2

2. On résout l’équation sur D2 = R


(
3x+3 2x+2 x+1 X = ex+1 > 0
8e + 6 = 6e + 23e ⇔
8X 3 − 6X 2 − 23X + 6 = 0

X = 2 est solution évidente de 8X 3 − 6X 2 − 23X + 6 = 0.


On détermine alors des réel a, b, c tels que : ∀X ∈ R, 8X 3 − 6X 2 − 23X + 6 = (X − 2)(aX 2 + bX + c)

 a =8 


 b − 2a = −6  a =8

3 2 3 2
8X − 6X − 23X + 6 = aX + (b − 2a)X + (c − 2b)X − 2c ⇔ ⇔ b = 10

 c − 2b = −23 
 c = −3


−2c =6

Ainsi, ∀X ∈ R, 8X 3 − 6X 2 − 23X + 6 = (X − 2)(8X 2 + 10X − 3)


1 3
Les racines du trinôme 8X 2 + 10X − 3 sont X = et X = − donc, les solutions (dans R∗+ ) de
4 2
3 2 1
l’équation 8X − 6X − 23X + 6 = 0 sont : X = et X = 2.
4
Finalement :
3x+3 2x+2 x+1 x+1 1
E
8e + 6 = 6e + 23e ⇔e = ou ex+1 = 2 ⇔ x = − ln 4 − 1 ou x = ln 2 − 1
4

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

3. On résout l’équation sur D3 = R .


(
X = ex > 0 1
e2x+ln 2 + ex+ln 5 − 3 = 0 ⇔ 2e2x + 5ex − 3 = 0 ⇔ ⇔ ex = ⇔ x = − ln 2
2X 2 + 5X − 3 = 0 2
(cf : la racine X = −3 n’est pas dans R∗+ )

4. On résout l’inéquation sur D4 = R .

ex − 2e−x + 1 < 0 ⇔ e2x + ex − 2 < 0 ⇔ (ex − 1)(ex + 2) < 0 ⇔ ex − 1 < 0 ⇔ ex < 1 ⇔ x < 0

L’ensemble des solutions de l’inéquation (I4 ) est donc S = R∗−

5. On résout l’inéquation sur D5 = R .


(
−5x −3x −x −4x −2x X = e−2x > 0
4e + 3e −e < 0 ⇔ 4e + 3e −1<0⇔
4X 2 + 3X − 1 < 0
 
1 1
Les racines du trinôme 4X 2 + 3X − 1 étant −1 et on a (sur R∗+ ) : 4X 2 + 3X − 1 < 0 ⇔ X ∈ 0 ; .
4 4
 
1
Finalement, 4e−5x + 3e−3x − e−x < 0 ⇔ e−2x ∈ 0; ⇔ −2x ∈ ]−∞ ; − ln 4[ ⇔ x ∈ ]ln 2 ; +∞[
4
6. On résout l’inéquation sur D6 = R .

e2
e4x+2 − > e2 − 1 ⇔ e8x+4 − (e2 − 1)e4x+2 − e2 > 0
e4x+2
⇔ e8x+4 + e4x+2 − (e2 )e4x+2 − e2 > 0
   
⇔ e4x+2 e4x+2 + 1 − e2 e4x+2 + 1 > 0
  
⇔ e4x+2 + 1 e4x+2 − e2 > 0
⇔ e4x+2 − e2 > 0
⇔ 4x + 2 > 2
⇔ x>0

L’ensemble des solutions de l’inéquation (I6 ) est donc S = R∗+

Solution exercice 3.11.


1. (a) cos(a + b) + cos(a − b) = (cos a cos b − sin a sin b) + (cos a cos b + sin a sin b) = 2 cos a cos b d’où le
résultat.
(b) cos(a + b) − cos(a − b) = (cos a cos b − sin a sin b) − (cos a cos b + sin a sin b) = −2 sin a sin b d’où
le résultat.
(c) sin(a + b) + sin(a − b) = (sin a cos b + sin b cos a) + (sin a cos b − sin b cos a) = 2 sin a cos b d’où le
résultat.
( (
p+q
p =a+b a =
2. En posant ⇔ 2
p−q dans les formules précédentes on a :
q =a−b b = 2
       
p+q p−q p+q p−q
cos p + cos q = 2 cos cos et sin p + sin q = 2 sin cos
2 2 2 2
   
p+q p−q
3. De même on obtient : cos p − cos q = −2 sin sin
2 2
   
p + (−q) p − (−q)
Et, sin p − sin q = sin p + sin(−q) = 2 sin cos
2 2
E Donc : sin p − sin q = 2 sin
p−q

cos
p+q
  

2 2

M. Parent 474 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 3.12.

1. r = 0 ⇔ a2 + b2 = 0 ⇔ a = b = 0, ce qui est exclu par hypothèse. Donc r > 0 .


√ a
2. r > a2 = |a| donc ∈ [−1 ; 1].
r
a
La fonction cos étant bijective sur [0 ; π], il existe un unique θ1 ∈ [0 ; π] tel que cos θ1 = .
r
a
De même, il existe un unique θ2 ∈ [π ; 2π] tel que cos θ2 = . (θ2 = 2π − θ1 )
r
De plus, θ1 ∈ [0 ; π] ⇒ sin(θ1 ) > 0
s s
p √ a2 b2 |b|
Donc sin θ1 = sin2 θ1 = 1 − cos2 θ1 = 1− 2 = 2
=
r r r
|b|
Et, de même, sin θ2 = − (cf sin θ2 6 0)
r
Donc :

• Si b > 0 alors la seule valeur qui convient est α = θ1


• Si b 6 0 alors la seule valeur qui convient est α = θ2

a b
Conclusion : ∃!α ∈ [0 ; 2π[ , cos α = et sin α =
r r
 
a b
3. ∀x ∈ R, a cos x + b sin x = r cos x + sin x = r(cos α cos x + sin α sin x) = r cos(x − α)
r r

Solution exercice 3.13.

1. L’équation (E1 ) est bien définie sur [−π ; π] et on a :


 
1 π
cos(4x) = ⇔ cos(4x) = cos
2 3
π π
⇔ 4x = + 2kπ ou 4x = − + 2nπ, (k, n) ∈ Z2
3 3
π π π π
⇔x= +k ou x = − + n , (k, n) ∈ Z2
12 2 12 2

Les valeurs dans [−π ; π] sont obtenues pour :

π π 13π π 11π 13 11
−π 6 +k 6π ⇔− 6k 6 ⇔− 6k6
12 2 12 2 12 6 6
soit : k ∈ [[−2 ; 1]]

π π 11π π 13π 11 13
−π 6 − +n 6π ⇔− 6n 6 ⇔− 6n6
12 2 12 2 12 6 6
soit : n ∈ [[−1 ; 2]]
 
11π 5π π 7π 7π π 5π 11π
Ainsi, l’ensemble des solutions de (E1 ) sur [−π ; π] est S1 = − ,− , , ,− ,− , ,
12 12 12 12 12 12 12 12
 
π
2. L’équation (E2 ) est bien définie sur 0 ; et tan étant bijective sur cet intervalle, on a :
2
√  
π π
tan(x) = 3 ⇔ tan(x) = tan ⇔x=
3 3

Ainsi, l’ensemble des solutions de (E2 ) sur 0 ;


π
est S2 =
   
π E
2 3

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

3. L’équation (E3 ) est bien définie sur [0 ; 2π] et :


 
1 1 1 π
sin(x) cos(x) = ⇔ 2 sin(x) cos(x) = ⇔ sin(2x) = = sin
4 2 2 6
π π
⇔ 2x = + 2kπ ou 2x = π − + 2nπ, (k, n) ∈ Z2
6 6
π 5π
⇔x= + kπ ou x = + nπ
12 12
π 1 23
Puis : 0 6 + kπ 6 2π ⇔ − 6 k 6 ⇔ k ∈ [[0 ; 1]]
12 12 12
5π 5 19
Et : 0 6 + nπ 6 2π ⇔ − 6 n 6 ⇔∈ [[0 ; 1]]
12 12 12
 
π 13π 5π 17π
Ainsi, l’ensemble des solutions de (E3 ) sur [0 ; 2π] est S3 = , , ,
12 12 12 12
 
π
4. L’équation (E4 ) est bien définie sur 0 ; .
4
π π
En effet, 0 6 x < ⇔ 0 6 2x < .
4 2
   
π π
Ainsi x ∈ 0 ; ⇒ 2x ∈ 0 ; ⊂ Dtan .
4 2
 
π
Et tan étant bijective sur 0 ; , on a, sur cet intervalle :
2
 
π π π
tan(2x) = 1 = tan ⇔ 2x = ⇔x=
4 4 8
   
π π
Ainsi, l’ensemble des solutions de (E4 ) sur 0 ; est S4 =
4 8

Solution exercice 3.14.


Toutes les équations sont définies sur R.
1.
   
π π π
sin x = sin 2x + ⇔ x = 2x + + 2kπ ou x = π − 2x + + 2nπ (k, n) ∈ Z2
2 2 2
π π 2nπ
⇔ x=− + 2kπ ou x = +
2 6 3

2.
1
cos2 (x) = sin2 (x) ⇔ 1 − sin2 (x) = sin2 (x) ⇔ sin2 (x) =
√ 2
   
2 π π
⇔ sin x = ± ⇔ sin x = sin ou sin x = sin −
2 4 4
π 3π π 3π
⇔ x = + 2kπ ou x = + 2k ′ π ou x = − + 2nπ ou x = − + 2n′ π, (k, k ′ , n, n′
4 4 4 4
π π
⇔ x = + kπ ou x = − + nπ, (k, n) ∈ Z2
4 4

3.
     √   √
2 3 2 π 1 3 π 2
cos (x) − sin x+ − = 0 ⇔ cos x = ± ou sin x + =±
4 3 2 2 3 2
π π π
⇔ x = ± + kπ ou x = ± − nπ, (k, n) ∈ Z2
E 6
π
4
π
3

⇔ x = ± + kπ ou x = − + nπ ou x = − + n′ π, (k, n
6 12 12

M. Parent 476 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
q
√ 2
4. On divise l’équation par 3 + 12 = 2 :

√ 3 1 1
3 cos(x) + sin(x) = 1 ⇔ cos x + sin x =
2   2 2 
π π 1
⇔ cos cos x + sin sin x =
6 6 2
   
π π
⇔ cos x − = cos
6 3
π π π π
⇔ x − = + 2kπ ou x − = − + 2nπ, (k, n) ∈ Z2
6 3 6 3
π π
⇔ x = + 2kπ ou x = − + 2nπ, (k, n) ∈ Z2
2 6
   
π π
5. On va utiliser la relation : ∀θ ∈ R, sin(θ) = cos
− θ = cos θ −
2 2
     
3π π π
Ainsi, ∀x ∈ R, sin x + = cos −x − = cos x +
4 4 4
       
x 3π x π
cos = sin x + ⇔ cos = cos x +
4 4 4 4
x π x π
⇔ = x + + 2kπ ou = −x − + 2nπ (k, n) ∈ Z2
4 4 4 4
π π π π
⇔ x = − + 8k ou x = − + 8n (k, n) ∈ Z2
3 3 5 5

6. On utilise ici la relation : ∀(a, b) ∈ R2 , 2 cos a cos b = cos(a + b) + cos(a − b)


     
π π 1 π
cos x + cos x − = ⇔ cos (2x) + cos =1
6 6 2 3
| {z }
= 12
 
1 π
⇔ cos(2x) = = cos
2 3
π π
⇔ 2x = + 2kπ ou 2x = − + 2nπ (k, n) ∈ Z2
3 3
π π
⇔ x = + kπ ou x = − + nπ (k, n) ∈ Z2
6 6
1
7. En posant X = cos x, on est amené à étudier le trinôme : 2X 2 + 9X + 4 dont les racines sont − et
2
−4.
On en déduit que : ∀X ∈ R, 2X 2 + 9X + 4 = (X + 4)(2X + 1), puis :
∀x ∈ R, 2 cos2 (x) + 9 cos(x) + 4 = (cos(x) + 4) (2 cos(x) + 1)
 
1 2π
Alors : 2 cos2 (x) + 9 cos(x) + 4 = 0 ⇔ cos x = − = cos
2 3
(puisque : ∀x ∈ R, cos x > −1 ⇒ cos x + 4 > 3 > 0)
2π 2π
D’où : 2 cos2 (x) + 9 cos(x) + 4 = 0 ⇔ x = + 2kπ ou x = − + 2nπ, (k, n) ∈ Z2
3 3
√ √ √ √
8. ∀X ∈ R, 4X 2 −√2(1 + 3)X + 3 = 4X 2 − 2X + 3(−2X + 1) = 2X(2X − 1) − 3(2X − 1) =
(2X − 1)(2X − 3)

√ √
Ainsi : ∀x ∈ R, 4 sin2 (x) − 2(1 +
3) sin(x) + 3 = (2 sin(x) − 1)(2 sin(x) − 3)
  √  
1 π 3 π
(E8 ) ⇔ sin x = = sin ou sin x = = sin
2 6 2 3
π π π π
⇔ x = + 2kπ ou x = π − + 2k ′ π ou x = + 2nπ ou x = π − + 2n′ π, (k, k ′ , n, n′ ) ∈ Z4
6
π 5π
6
π
3

3
E
⇔ x = + 2kπ ou x = + 2k ′ π ou x = + 2nπ ou x = + 2n′ π, (k, k ′ , n, n′ ) ∈ Z4
6 6 3 3

M. Parent 477 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 3.15.


 
π π
1. L’inéquation (I1 ) est bien définie − ; et, tan étant bijective croissante sur cet intervalle :
2 2
 
π π
tan x > 1 ⇔ tan x > tan ⇔x>
4 4
   
π π π π
Ainsi, les solutions de (I1 ) sur − ; sont ; .
2 2 4 2

2. L’inéquation (I2 ) est bien définie sur [0 ; π].


   
x π π x π π
Notons qu’alors ∈ 0 ; ⊂ [0 ; π] et − ∈ ; ⊂ [0 ; π].
3 3 2 3 6 2
 
π
On utilise : ∀θ ∈ R, sin(θ) = cos −θ
2
   
x π x
(I2 ) ⇔ cos 6 cos −
3 2 3
x π x
⇔ > − (cf : cos bijective décroissante sur [0 ; π])
3 2 3

⇔x>
4
 

Ainsi, les solutions de (I2 ) sur [0 ; π] sont ;π .
4

3. L’inéquation (I3 ) est bien définie sur [0 ; 2π].



2 2 √
2 sin (x) 6 1 ⇔ |sin x| 6 (images par x 7→ x croissante bijective sur R+
√ 2 √
2 2
⇔− 6 sin x 6
2 2
     
π 3π 5π 7π
⇔ x ∈ 0; ∪ ; ∪ ; 2π
4 4 4 4

4. L’inéquation (I4 ) est bien définie sur [0 ; π].


On a : ∀x ∈ R, cos(2x) = 2 cos2 (x) − 1 donc :
3
2 cos2 (x) > 3 cos(2x) ⇔ 2 cos2 (x) > 6 cos2 (x) − 3 ⇔ cos2 (x) 6
√ √ 4
3 3
⇔− 6 cos x 6
2 2
 
π 5π
⇔ x∈ ;
6 6

Solution exercice 3.16.


1
1. On a : ∀x ∈ R, cos2 x = (1 + cos(2x))
2
  √
π 2 π 2+ 3
Donc, pour x = : cos = .
12 12 4
   
π π π
Comme de plus ∈ 0; alors cos >0
12 2 12

E Donc : cos
 
π
=
s
2+ 3

=
q
2+ 3

12 4 2

M. Parent 478 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
     
π π π 1
Puis, 2 sin cos = sin =
12 12 6 2
 
π 1
Donc : sin = q √
12 2 2+ 3
q √
2− 3 q √ q √ √
En multipliant par q √ , et puisque 2− 3 2 + 3 = 4 − 3 = 1 on a aussi :
2− 3
q √
 
π 2− 3
sin =
12 2

2. On a, par 2π-périodicité de cos :


   √
  
π 9π 9π 1+ 5
cos − = cos − 2π = cos =
5 5 5 4
  √
π 1+ 5
Par parité de cos on en déduit : cos = .
5 4
    √
2π 2 π −1 + 5
Puis : cos = 2 cos −1=
5 5 4
      √
4π π π 1+ 5
Et : cos = cos π − = − cos = −
5 5 5 4
      √
3π 2π 2π 1− 5
Enfin cos = cos π − = − cos =
5 5 5 4
   
π π π
Comme ∈ 0; alors sin > 0 donc :
5 2 5
s s √
   
π π 5− 5
sin = 1 − cos2 =
5 5 8
q √ √ q √
      √
2π π π 1+ 5 5− 5 (1 + 5) 5 − 5
Puis : sin = 2 sin cos = × √ = √
5 5 5 2 2 2 4 2

      √ q √
3π 2π 2π (1 + 5) 5 − 5
sin = sin π − = sin = √
5 5 5 4 2
s √
     
4π π π 5− 5
Enfin, sin = sin π − = sin =
5 5 5 8

Solution exercice 3.17.

1. f est la composée et la somme de fonctions dérivables et :

∀t ∈ R, f ′ (t) = aω cos(ωt) − bω sin(ωt)

f ′ est la composée et la somme de fonctions dérivables et :

∀t ∈ R, f ′′ (t) = −aω 2 sin(ωt) − bω 2 cos(ωt) = −ω 2 f (t)

2. D’après le calcul précédent on a bien : ∀t ∈ R, f ′′ (t) + ω 2 f (t) = 0


E
Solution exercice 3.18.

M. Parent 479 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

1. f est dérivable sur R+ comme produit de fonctions dérivables sur cet intervalle et :
√ √ !
′ −x −x −x
√ 2 2
∀x > 0, f (x) = −e sin x + e cos x = e 2 cos x − sin x
2 2
−x
√   
π
 
π

=e 2 cos cos x − sin sin x
4 4

√  
π
Soit : ∀x ∈ R+ , f ′ (x) = 2e−x cos x +
4
 
π
2. f ′ (x) est du signe de cos x + :
4
     
π π π π 3π π
cos x + > 0 ⇔ x + ∈ − + 2kπ ; + 2kπ (k ∈ Z) ⇔ x ∈ − + 2kπ ; + 2kπ (k ∈ Z)
4 4 2 2 4 4

 
3π π
Ainsi f est croissante sur les intervalles − + 2kπ ; + 2kπ ∩ R+ , où k ∈ N
4 4

Solution exercice 3.19.

1. ∀x ∈ R, −1 6 − cos x 6 1 ⇒ 1 6 2 − cos x 6 3 donc f est définie sur R

− sin x
2. • R est symétrique par rapport à 0 et : ∀x ∈ R, f (−x) = = −f (x) (cf : sin impaire et cos
2 − cos x
paire)
Ainsi f est impaire .
sin x
• Pour tout x ∈ R, x + 2π ∈ R et f (x + 2π) = (cf : sin et cos sont 2π-périodiques)
2 − cos x
donc f est 2π-périodique .
Par périodicité, on peut étudier f sur un intervalle de longueur 2π comme [−π ; π]. Puis, par parité,
on peut se contenter d’étudier f sur R+ ∩ [−π ; π] = [0 ; π] .

3. f est dérivable sur [0 ; π] comme quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s’annule pas
sur cet intervalle et :
cos x(2 − cos x) − sin2 x 2 cos x − 1
∀x ∈ [0 ; π] , f ′ (x) = =
(2 − cos x)2 (2 − cos x)2

qui est du signe de 2 cos x − 1.


 
1 π
Or : 2 cos x − 1 > 0 ⇔ cos x > ⇔ x ∈ 0 ;
2 3
   
π π
Ainsi f est croissante sur 0 ; et décroissante sur ;π
3 3

E
M. Parent 480 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 4 : Sommes et produits

Solution exercice 4.1.


n n
!
X Y
(a) ln(k) = ln k = ln(n!) .
k=1 k=1

n n
!
Y X n(n+1)
k
(b) e = exp k = e 2

k=1 k=1

(c)
 
X n−1
X n
X n−1
X n
X
ij = ij = i j
16i<j6n i=1 j=i+1 i=1 j=i+1

X
n−1
(i + 1) + n

= i × (n − i) ( somme arithmétique)
i=1
2
1 n−1
X X
1 n−1 
= (n − i)(n + i + 1)i = (n + n2 )i − i2 − i3
2 i=1
2 i=1
n + n2 n−1
X 1 n−1
X 1 n−1
X
= i− i2 − i3 (par linéarité de la somme)
2 i=1
2 i=1
2 i=1
n + n2 (n − 1)n 1 (n − 1)n(2n − 2 + 1) 1 (n − 1)2 n2
= − −
2 2 2 6 2 4
6n2 (n − 1)(n + 1) 2n(n − 1)(2n − 1) 3n2 (n − 1)2
= − −
24 24 24
n(n − 1)
= (6n(n + 1) − (4n − 2) − 3n(n − 1))
24
n(n − 1)(3n2 + 5n + 2) n(n − 1)(n + 1)(3n + 2)
= =
24 24

2p 2p p−1
X
2
X
2
X (2p)(2p + 1)(4p + 1) (p − 1)p(2p − 2 + 1) p(14p2 + 15p + 1)
(d) k = k − k2 = − =
k=p k=1 k=1
6 6 6

Et comme le trinôme 14p2 + 15p + 1 se factorise en (p + 1)(14p + 1) on a finalement :


2p
X p(p + 1)(14p + 1)
k2 =
k=p
6

X 2n
n X n
X n
X
(e) 1= 2n = 2n 1 = 2n(n + 1)
i=0 j=1 i=0 i=0

(f) Pour i fixé, j = k − i à condition d’avoir k − i ∈ [[0 ; n]] c’est-à-dire : i 6 k d’où :

k k k
X X X X k 2 (k + 1) k(k + 1)(2k + 1)
ij = i(k − i) = k i− i2 = −
06i,j6n i=0 i=0 i=0
2 6
i+j=k

k(k + 1) k(k + 1)(k − 1)


= (3k − (2k + 1)) =
6 6

(g)
n
Y
ke −2k
=
n
Y
k
n
Y
e −2k
= n! exp −2
n
X
k
!
= n!e−n(n+1)
E
k=1 k=1 k=1 k=1

M. Parent 481 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

(h)

n
! n n n
X k3 X X X
ln =3 ln k − 2 ln(k − 1) − ln(k + 1)
k=2
(k − 1)2 (k + 1) k=2 k=2 k=2
Xn n−1
X n+1
X
=3 ln k − 2 ln j − ln i (en posant j = k − 1 et i = k + 1)
k=2 j=1 i=3

= 3(ln 2 + ln n) − 2(ln 1 + ln 2) − (ln n + ln(n + 1)) (par télescopage)


!
2n2
= ln 2 + 2 ln n − ln(n + 1) = ln
n+1

n X
X n
i
(i) Notons Sn = .
i=1 j=1
i+j
n X
X n
j
i et j étant indépendants, on a également Sn = .
i=1 j=1
i+j
n
n X n
n X n
X i+j X X
Donc, par linéarité, 2Sn = = 1= n = n2 .
i=1 j=1
i+j i=1 j=1 i=1

n
n X
X i n2
Et on en déduit donc que : Sn = =
i=1 j=1
i+j 2

(j)
n   n Qn Q
Y 1 Y (k − 1)(1 + k) k=2 (k − 1) nk=2 (k + 1)
1− = = Q
k=2
k2 k=2
k2 ( nk=2 k)2
Qn−1 Qn+1
j=1 j i=3 i
= Qn Qn (en posant j = k − 1 et i = k + 1)
k=2 k k=2 k
n+1
= (par télescopage)
2n

n Qn+3
Y k+3 j=3 j
(k) = Qn+5 (en posant j = k + 3 et i = k + 5)
k=0
k+5 i=5 i
n
Y k+3 3×4
D’où, après télescopage, =
k=0
k+5 (n + 4)(n + 5)

n
X n−1
X n
X n
X
(l) (n − k)3 + 2k − 1 = j3 + 2 k− 1 (par linéarité et en posant j = n − k dans la première
k=1 j=0 k=1 k=1
somme)
n
X (n − 1)2 n2 n2 (n2 − 2n + 5)
D’où : (n − k)3 + 2k − 1 = + n(n + 1) − n =
k=1
4 4

Solution exercice 4.2.

un+1 un n(n − 1) n(n − 1)


1. ∀n ∈ N, vn+1 = = n + = vn +
2 2 2 2
E
n+1

n(n − 1)
C’est-à-dire : ∀n ∈ N, vn+1 − vn =
2

M. Parent 482 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

n−1
X n−1
X
2. Par télescopage, ∀n ∈ N∗ , (vk+1 − vk ) = vn − v0 d’où : ∀n ∈ N∗ , vn = v0 + (vk+1 − vk )
k=0 k=0

On en déduit que :

∗ u0 1 n−1
X 1 (n − 1)n(2n − 1) 1 (n − 1)n n(n − 1)(n − 2)
∀n ∈ N , vn = 0 + (k 2 − k) = 1 + − =1+
2 2 k=0 2 6 2 2 6

0(0 − 1)(0 − 2)
Cette dernière égalité est encore valable pour n = 0 puisque 1 + = 1 et v0 = 1.
6
n(n − 1)(n − 2)
Donc : ∀n ∈ N, vn = 1 +
6

2n−1
Puis : ∀n ∈ N, un = 2n vn = 2n + n(n − 1)(n − 2)
3

Solution exercice 4.3.


n n Qn Q2n+1
k=1 (2k) (2n + 1)! (2n + 1)!
Y Y k
(2k + 1) = (2k + 1) Qn = Qnk=1 = n Qn =
k=1 (2k) k=1 (2k) 2 2 n!
n
k=1 k=1 k=1 k

Solution exercice 4.4.

1.
 
X n
X i
X n
X
min(i, j) =  min(i, j) + min(i, j) (Chasles)
16i,j6n i=1 j=1 j=i+1
 
n i n n  
X X X X i(i + 1)
=  j+ i =
 + i(n − i)
i=1 j=1 j=i+1 i=1
2
n n n
1X 2n + 1 X 1X
= (−i2 + (2n + 1)i) = i− i2
2 i=1 2 i=1 2 i=1
n(n + 1)(2n + 1) n(n + 1)(2n + 1)
= −
4 12
n(n + 1)(2n + 1)
=
6

X X X
2. Comme : ∀(i, j) ∈ N2 , min(i, j)+max(i, j) = i+j on a : max(i, j) = (i + j)− min(i, j).
16i,j6n 16i,j6n 16i,j6n
n
n X n
X X X (i + 1) + (i + n)
Et i+j = (i + j) = n (somme des termes d’une suite arithmétique)
16i,j6n i=1 j=1 i=1
2
n  
X nX n (n + 3) + (3n + 1)
Soit : i+j = (2i + n + 1) = n = n2 (n + 1)
16i,j6n
2 i=1 2 2

X n(n + 1)(2n + 1) n(n + 1)(4n − 1)


De quoi l’on déduit : max(i, j) = n2 (n + 1) − =
16i,j6n
6 6

3. De même, ∀(i, j) ∈ N2 , |i − j| = max(i, j) − min(i, j) donc :


X
|i − j| =
n(n + 1)(4n − 1) n(n + 1)(2n + 1)
− =
n(n + 1)(n − 1) E
16i,j6n
6 6 3

M. Parent 483 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 4.5.


X X X
Sn = (i2 + j) = i2 + j (par linéarité de la somme)
16i<j6n 16i<j6n 16i<j6n
n−1
X n
X n j−1
X X n−1
X n
X
= i2 + j= (n − i)i2 + (j − 1)j
i=1 j=i+1 j=2 i=1 i=1 j=2
n−1
X n−1
X n
X n
X
=n i2 − i3 + j2 − j
i=1 i=1 j=2 j=2
   
(n − 1)n(2n − 2 + 1) (n − 1)2 n2 n(n + 1)(2n + 1) n(n + 1)
=n − + −1 − −1
6 4 6 2
2(n − 1)n2 (2n − 1) 3(n − 1)2 n2 2n(n + 1)(2n + 1) 6n(n + 1)
= − + −
12 12 12 12
(n − 1)n 2 2n(n + 1) (n − 1)n2 (n + 1) 4n(n + 1)(n − 1)
= (4n − 2 − 3(n − 1)) + (2n + 1 − 3) = +
12 12 12 12
(n − 1)n(n + 1)
= (n + 4)
12

Solution exercice 4.6.

a b c (a + b + c)x2 + (a − c)x − b
1. ∀x ∈ R − {−1, 0, 1}, + + =
x−1 x x+1 x(x2 − 1)
Donc :
1 a b c
∀x ∈ R−{−1, 0, 1}, = + + ⇔ ∀x ∈ R−{−1, 0, 1}, (a+b+c)x2 +(a−c)x−b = 1
x(x2 − 1) x−1 x x+1
Ce qui équivaut à (par identification) :
 
(
 a+b+c =0
 =1  a+c

a=c= 1
a−c =0 ⇔ a−c =0 ⇔ 2

 −b 
 b b = −1
=1 = −1

2.
n n n n
X 1 1X 1 1X 1 X 1
2 − 1)
= + − (par linéarité de la somme)
k=2
k(k 2 k=2
k − 1 2 k=2
k + 1 k=2
k
1 n−1
X1 1 n+1
X1 n
X 1
= + − (en posant j = k − 1 et i = k + 1)
2 j=1 j 2 i=3 i k=2 k
  n−1      
1 1 X 1 1 1 1 1 1 1 1
= + −1 + 1+ + + − +
2 2 k=3
k 2 2 2 n n+1 2 n
 
1 1 1 1 1 1
= + − = −
4 2 n+1 n 4 2n(n + 1)

E
M. Parent 484 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 5 : Introduction à Python

Solution exercice 5.1.

1. (a) Une solution possible :


✞ ☎
1 import numpy as np
2 u = 1/2
3 N = int ( input ( ’Entrer le nombre de termes à afficher : ’ ) )
4 f o r k in range (N ) :
5 print ( ’rang : ’ , k , ’valeur : ’ , u )
6 u = ( k+2)∗u / ( 2 ∗ k+2)
✝ ✆

(b) On conjecture une suite positive, décroissante de limite nulle .


Pour cela, on peut considérer le programme -légèrement modifié- suivant, qui utilise un vecteur
u (cela permet de stocker toutes les valeurs de la suite (un )) et autorise alors à représenter les

termes de la suite : ☎
1 import pylab as p l
2 N = int ( input ( ’Entrer le nombre de termes à afficher : ’ ) )
3 u = [1/2]
4
5 f o r k in range (N ) :
6 print ( ’rang : ’ , k , ’valeur : ’ , u [ k ] )
7 u . append ( ( k+2)∗u [ k ] / ( 2 ∗ k +2))
8
9 p l . p l o t ( [ k f o r k in range (N+ 1 ) ] , u , ’+’ )
10 p l . show ( )
✝ ✆
Ce qui donne la figure suivante :

2. On peut proposer :
✞ ☎
1 S = 0
2 u = 1/2
3 N = int ( input ( ’Entrer le nombre de termes à additionner : ’ ) )
4 for k in range (N ) :
5 S = S + u
6 u = ( k+2)∗u / ( 2 ∗ k+2)
7
8 print ( ’La somme des ’ ,N, ’ premiers termes est : ’ , S )

E
✝ ✆

3. Voici une possibilité :

M. Parent 485 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
✞ ☎
1 import numpy as np
2 n = 0
3 u = 1/2
4 e p s = f l o a t ( input ( ’Entrer la précision souhaitée : ’ ) )
5 while np . abs ( u ) >= e p s :
6 u = ( n+2)∗u / ( 2 ∗ n+2)
7 n = n+1
8
9 print ( ’Le plus petit rang recherché est : ’ , n )
✝ ✆

Solution exercice 5.2.

1. (a) Voilà qui fait l’affaire :


✞ ☎
1 import pylab as p l
2

3 def f ( x ) :
4 y = p l . l o g ( 3 ∗ x∗∗2+3∗x∗∗3)−x
5 return y
6
7 x = pl . l i n s p a c e ( −0.98 ,8 ,900)
8 y = l i s t (map( f , x ) )
9
10 ax = p l . gca ( )
11 ax . s p i n e s [ ’right ’ ] . s e t _ c o l o r ( ’none ’ )
12 ax . s p i n e s [ ’top ’ ] . s e t _ c o l o r ( ’none ’ )
13 ax . s p i n e s [ ’bottom ’ ] . s e t _ p o s i t i o n ( ( ’data ’ , 0 ) )
14 ax . s p i n e s [ ’left ’ ] . s e t _ p o s i t i o n ( ( ’data ’ , 0 ) )
15
16 pl . plot (x , y)
17 p l . show ( )
✝ ✆

Le graphe obtenu est :

(b) D’après le graphe précédent, il semble qu’il y ait deux solutions (notées a et b avec a < b) à
l’équation f (x) = 0.

(c) Il semble que : a ∈ [0 ; 1] et b ∈ [7 ; 8]


E
2. Ultra classique :

M. Parent 486 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
✞ ☎
1 import pylab as p l
2
3 def f ( x ) :
4 y = p l . l o g ( 3 ∗ x∗∗2+3∗x ∗ ∗ 3 ) − x
5 return y
6

7 a = f l o a t ( input ( ’Entrer a : ’ ) )
8 b = f l o a t ( input ( ’Entrer b : ’ ) )
9 e p s = f l o a t ( input ( ’Entrer la précision désirée : ’ ) )
10 while abs ( b−a ) >= e p s :
11 c = ( a+b ) / 2
12 i f f ( a )∗ f ( c ) < 0 :
13 b = c
14 else :
15 a = c
16
17 print ( ’Valeur par défaut de la racine : ’ , a )
18 print ( ’Valeur approchée de la racine : ’ , c )
19 print ( ’Valeur par excès de la racine : ’ , b )
✝ ✆

Solution exercice 5.3.

1. Voilà une solution possible :


✞ ☎
1 import pylab as p l
2 N = int ( input ( ’Entrer le nombre de points à représenter : ’ ) )
3 x = [1]
4 y = [1]
5
6 f o r k in range (N−1):
7 x . append ( ( x [ k]+ p l . s q r t ( x [ k ]∗∗2+ y [ k ] ∗ ∗ 2 ) ) / 3 )
8 y . append ( y [ k ] / 3 )
9

10 p l . p l o t ( x , y , ’x’ )
11 p l . show ( )
✝ ✆

Ce qui amène le graphique suivant :

p
E
2. La distance OAn est donnée par OAn = x2n + yn2 donc on peut proposer :

M. Parent 487 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
✞ ☎
1 import pylab as p l
2 e p s = f l o a t ( input ( ’Entrer la précision désirée : ’ ) )
3 x = 1
4 y = 1
5 n = 0
6 #on peut a u s s i f a i r e x , y , n = 1 , 1 , 0
7 #mais on perd en l i s i b i l i t é
8
9 while ( x∗∗2+y ∗ ∗ 2 ) >= e p s ∗ ∗ 2 :
10 x = ( x+p l . s q r t ( x∗∗2+y ∗ ∗ 2 ) ) / 3
11 y = y /3
12 n = n+1
13
14 print ( ’Le plus petit rang cherché est : ’ , n )
✝ ✆

Solution exercice 5.4.

1. On peut proposer :
✞ ☎
1 import numpy . random as rd
2
3 a = int ( input ( ’Choisir un entier entre 1 et 100 : ’ ) )
4

5 i f ( a>100 or a <1):
6 print ( ’Le nombre ne convient pas ’ )
7 else :
8 n = rd . r a n d i n t ( 1 , 1 0 1 )
9 i f a == n :
10 print ( ’Gagné !’ )
11 else :
12 print ( ’Perdu ... ’ )
13
14 print ( ’Le nombre choisit par l\’ ordinateur était : ’ , n )
✝ ✆

2. Quelques tests à ajouter :


✞ ☎
1 import numpy . random as rd
2 import numpy as np
3

4 a = int ( input ( ’Choisir un entier entre 1 et 100 : ’ ) )


5
6 i f ( a>100 or a <1):
7 print ( ’Le nombre ne convient pas ’ )
8 else :
9 n = rd . r a n d i n t ( 1 , 1 0 1 )
10 i f np . abs ( a−n ) <= 1 0 :
11 print ( ’50 points ’ )
12 e l i f np . abs ( a−n)<=30:
13 print ( ’20 points ’ )
14 e l i f np . abs ( a−n)<=50:
15 print ( ’10 points ’ )
16 else :
17 print ( ’0 point ’ )
18 print ( ’Le nombre choisit par l\’ ordinateur était : ’ , n )
✝ ✆
E
3. Peu de modifications ici :

M. Parent 488 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
✞ ☎
1 import numpy . random as rd
2 import numpy as np
3

4 a = int ( input ( ’Choisir un entier entre 1 et 100 : ’ ) )


5 N = int ( input ( ’Entrer un entier N>1 : ’ ) )
6 x = np . f l o o r (N/ 1 0 )
7
8 i f ( a>N or a<N ) :
9 print ( ’Le nombre ne convient pas ’ )
10 else :
11 n = rd . r a n d i n t ( 1 ,N+1)
12 i f np . abs ( a−n ) <= x :
13 print ( ’50 points ’ )
14 e l i f np . abs ( a−n ) <= 3∗ x :
15 print ( ’20 points ’ )
16 e l i f np . abs ( a−n ) <= 5∗ x :
17 print ( ’10 points ’ )
18 else :
19 print ( ’0 point ’ )
20 print ( ’Le nombre choisit par l\’ ordinateur était : ’ , n )
✝ ✆

Solution exercice 5.5.


Puisque ℓ est compris entre un et n+1 , il suffit d’imposer |un+1 − un | < 10−4 .
Une
✞ solution possible est alors : ☎
1 import numpy as np
2 n = 0
3 uold = 0
4 unew = 1
5 while np . abs ( unew−u o l d ) > 10∗∗( −4):
6 print ( ’rang : ’ , n , ’valeur : ’ , u o l d )
7 u o l d = unew
8 unew = np . c o s ( u o l d )
9 n = n+1
✝ ✆

Solution exercice 5.6.


Une
✞ solution possible : ☎
1 import numpy . random as rd
2 import numpy as np
3

4 Nmystere = rd . r a n d i n t ( 1 , 1 0 0 1 )
5 compteur = 1
6 Nessai = 0
7 while ( compteur <=10 and N e s s a i != Nmystere ) :
8 print ( ’Tentative ’ , compteur , ’ : ’ )
9 N e s s a i = int ( input ( ’Entrez un entier entre 1 et 1000 ’ ) )
10 compteur = compteur+1
11 i f N e s s a i == Nmystere :
12 print ( ’Gagné !’ )
13 e l i f N e s s a i <Nmystere :
14 print ( ’Raté : le nombre cherché est plus grand .’ )
15 else :
16 print ( ’Raté : le nombre cherché est plus petit .’ )
17

18 print ( ’Partie terminée , le nombre cherché était : ’ , Nmystere )


✝ ✆

Solution exercice 5.7. E


C’est ultra classique et à maîtriser parfaitement...

M. Parent 489 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

1. ✞ ☎
1 u o l d= 1
2 unew= 1
3 S= 2
4 n= int ( input ( ’Entrer le rang n>2 du dernier terme : ’ ) )
5
6 print ( ’terme de rang 1 : 1’ )
7 print ( ’terme de rang 2 : 1’ )
8
9 f o r k in range ( 3 , n +1):
10 utemp = u o l d
11 u o l d = unew
12 unew = u o l d+utemp
13 S = S+unew
14 print ( ’terme de rang ’ , k , ’ : ’ , unew )
15

16 print ( ’Somme des ’ , n , ’ premiers termes : ’ , S )


✝ ✆

2. ✞ ☎
1 uold = 0
2 unew = 1
3 S = 1
4 n = int ( input ( ’Entrer le rang n>2 du dernier terme : ’ ) )
5 print ( ’terme de rang 1 : 0’ )
6 print ( ’terme de rang 2 : 1’ )
7 f o r k in range ( 3 , n +1):
8 utemp = u o l d
9 u o l d = unew
10 unew = ( k−1)∗ uold −2∗utemp
11 S = S+unew
12 print ( ’terme de rang ’ , k , ’ : ’ , unew )
13

14 print ( ’Somme des ’ , n , ’ premiers termes : ’ , S )


✝ ✆

Solution exercice 5.8.

1. Trop facile :
✞ ☎
1 import numpy as np
2

3 def s y r a c u s e ( a ) :
4 i f 2∗np . f l o o r ( a / 2 ) == a :
5 S = int ( a / 2 )
6 else :
7 S = 3∗ a+1
8 return S
✝ ✆

2. Fingers in the nose :


✞ ☎
1 import numpy as np
2
3 u = int ( input ( ’Entrer un nombre entier naturel : ’ ) )
4
5 while u ! = 1 :
6 u = syracuse (u)
7 print ( u )
E ✝ ✆

3. Il suffit d’ajouter un compteur dans la boucle while pour connaître le nombre de passages :

M. Parent 490 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
✞ ☎
1 import numpy as np
2
3 u = int ( input ( ’Entrer un nombre entier naturel : ’ ) )
4 rang = 0
5
6 while u ! = 1 :
7 u = syracuse (u)
8 print ( u )
9 rang = rang+1
10
11 print ( ’rang d\’arrêt : ’ , rang )
✝ ✆

Solution exercice 5.9.

1. Une solution possible :


✞ ☎
1 import numpy as np
2

3 def Maximum( v ) :
4 M = v[0]
5 f o r k in range ( 1 , len ( v ) ) :
6 if M < v[k ]:
7 M = v[k]
8 return M
✝ ✆

2. Là il suffit de remarquer que le minimum de v est l’opposé du maximum de −v donc :


✞ ☎
1 import numpy as np
2
3 def Minimum ( v ) :
4 return −Maximum(−v )
✝ ✆

3. Une solution possible :


✞ ☎
1 import numpy as np
2
3 def MinMaxLi (A ) :
4 n , p = np . shape (A)
5 M = []
6 f o r k in range ( n ) :
7 M. append (Maximum(A[ k , : ] )
8
9 return Minimum (M)
✝ ✆

Solution exercice 5.10.

E
1. Proposition :

M. Parent 491 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
✞ ☎
1 import pylab as p l
2
3 x = pl . linspace (0.01 ,2 ,300)
4 intparam = p l . l i n s p a c e ( −1 ,1 ,10)
5 a s p e c t s = [ ’b’ , ’g’ , ’r’ , ’c’ , ’m’ , ’y’ , ’k’ , ’b--’ , ’r:’ , ’g-. ’ ]
6 i = 0
7 pl . axis ( [ 0 , 2 , 0 , 2 ] )
8 f o r a in intparam :
9 p l . p l o t ( x , p l . exp ( a∗ p l . l o g ( x)−x ) , a s p e c t s [ i ] )
10 i = i +1
11
12 ax = p l . gca ( )
13 ax . s p i n e s [ ’right ’ ] . s e t _ c o l o r ( ’none ’ )
14 ax . s p i n e s [ ’top ’ ] . s e t _ c o l o r ( ’none ’ )
15 ax . s p i n e s [ ’bottom ’ ] . s e t _ p o s i t i o n ( ( ’data ’ , 0 ) )
16 ax . s p i n e s [ ’left ’ ] . s e t _ p o s i t i o n ( ( ’data ’ , 0 ) )
17

18 p l . show ( )
✝ ✆

Ce qui donne le graphique suivant :

2. Les fonctions sont toutes impaires, on peut se contenter de tracer sur R+ .


En multipliant l’angle x par a, on divise la période du sin (c’est-à-dire 2π) par a. Donc x 7→ sin(0, 4x)
est 5π-périodique tandis que x 7→ sin(2x) est π-périodique...
✞ ☎
1 import pylab as p l
2
3 x = p l . l i n s p a c e ( 0 , 2 . 5 ∗ p l . pi , 1 0 0 0 )
4 intparam = p l . l i n s p a c e ( 0 , 2 , 1 0 )
5 a s p e c t s = [ ’b’ , ’g’ , ’r’ , ’c’ , ’m’ , ’y’ , ’k’ , ’b--’ , ’r:’ , ’g-. ’ ]
6 i = 0
7 pl . axis ([0 ,8 , −1 ,1])
8 f o r a in intparam :
9 p l . p l o t ( x , p l . s i n ( a∗x ) , a s p e c t s [ i ] )
10 i = i +1
11

12 ax = p l . gca ( )
13 ax . s p i n e s [ ’right ’ ] . s e t _ c o l o r ( ’none ’ )
14 ax . s p i n e s [ ’top ’ ] . s e t _ c o l o r ( ’none ’ )
15 ax . s p i n e s [ ’bottom ’ ] . s e t _ p o s i t i o n ( ( ’data ’ , 0 ) )
16 ax . s p i n e s [ ’left ’ ] . s e t _ p o s i t i o n ( ( ’data ’ , 0 ) )
17

E
18 p l . show ( )
✝ ✆

Ce qui donne le graphique suivant :

M. Parent 492 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

E
M. Parent 493 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

E
M. Parent 494 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 6 : Systèmes linéaires


Solution exercice 6.1.

1.
 
 2x −y
 +3z = 9  2x
 −y +3z = 9
3x −5y +z = −4 ⇔ 7x +14z = 49 L2 ← 5L1 − L2

 4x −7y +z 
 10x
=5 +20z = 58 L3 ← 7L1 − L3

 2x −y
 +3z = 9
⇔ x +2z = 7 L2 ← 71 L2

 x +2z = 58
10
1
L3 ← 10 L3

L2 et L3 étant incompatibles, le système n’admet aucune solution .

2.
 
 5x +2y
 +3z = −2  5x +2y +3z = −2

2x −2y +5z = 0 ⇔ 7x +8z = −2 L2 ← L2 + L1

 3x +4y +2z = −10 
 7x +4z = 6 L3 ← 2L1 − L3
 
 5x +2y
 +3z = −2 
 y = −3
⇔ 7x +8z = −2 ⇔ x =2

 

4z = −8 L3 ← L2 − L3 z = −2

Ainsi le système admet une unique solution : (2, −3, −2)

3.
 

 2x −14y +7z −7t +11u = −1 
 x +2y −z +t −2u =1 L1 ↔ L3

 4x −10y 
 4x
+5z −5t +7u =1 −10y +5z −5t +7u =1

 x


+2y −z +t −2u =1  2x


−14y +7z −7t +11u = −1
 
2x −2y +z −t +u =1 2x −2y +z −t +u =1


 x +2y −z +t −2u =1

 18y −9z +9t −15u = 3 L2 ← 4L1 − L2


 18y −9z +9t −15u = 3 L3 ← 2L1 − L3


6y −3z +3t −5u = 1 L4 ← 2L1 − L4
(
x +2y −z +t −2u = 1

6y −3z +3t −5u = 1
(
3x −u = 2 L1 ← 3L1 − L2

6y −3z +3t −5u = 1
(
3x −u = 2

6y −3z +3t −5u = 1

Ainsi le système admet une infinité de solutions


Tous les quintuplets de la forme (x, y, 2y + t − 5x + 3, t, 3x − 2) sont solutions du système.

i.e. : S = (x, y, −5x + 2y + t + 3, t, 3x − 2) (x, y, t) ∈ R3

4.
 

 x +2y −z = a  x +2y −z = a

−2x −3y +3z = b ⇔ y +z = b + 2a L2 ← L2 + 2L1

 x 

+y −2z = c y +z = a − c L3 ← L1 − L3


 x +2y


y
−z = a
+z = b + 2a
E
 0 = b + a + c L3 ← L2 − L3

M. Parent 495 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

• Si a + b + c 6= 0 alors le système n’a pas de solution (car L3 n’a pas de solution)


• Si a + b + c = 0 alors le système est équivalent à :
( (
x +2y −z = a x = 3z − 3a − 2b

y +z = b + 2a y = b + 2a − z

Il admet donc une infinité de solutions : S = {(3z − 3a − 2b, −z + b + 2a, z) | z ∈ R}

Solution exercice 6.2.


 
 (2 − λ)x
 +4z =0 
 x −2y +(5 − λ)z = 0 L1 ↔ L3
3x −(4 + λ)y +12z =0 ⇔ 3x −(4 + λ)y +12z =0

 x 
 (2 − λ)x
−2y +(5 − λ)z = 0 +4z =0


 x −2y +(5 − λ)z =0
⇔ (λ − 2)x −(λ2 − λ + 4)z = 0 L2 ← (4 + λ)L1 − 2L2

 (2 − λ)x +4z =0


 x −2y +(5 − λ)z =0
⇔ (λ − 2)x 2
−(λ − λ + 4)z = 0

 −λ(λ − 1)z = 0 L3 ← L3 + L2

Le système précédent est triangulaire. Ses pivots sont : −λ(λ − 1), (λ − 2) et −2.
Le système est donc de Cramer si et seulement si aucun pivot n’est nul, soit si et seulement si λ ∈
/ {0, 1, 2} .

Solution exercice 6.3.


En écrivant les premières lignes du système on conjecture la proposition
P (j) : « x3j+1 = x1 , x3j+2 = −x1 , x3j+3 = 0 »
Ce qui se démontre par récurrence :
Initialisation (pour j = 0) : d’après L1 : x2 = −x1
De plus, (pour k = 2) on a L2 : x1 + x2 + x3 = 0 donc L2 − L1 amène : x3 = 0 et P (0) est vérifiée.
Hérédité : soit j ∈ N tel que 3(j + 1) + 3 6 n et tel que P (j) vraie.
On a (pour k = 3j + 3) L3j+3 : x3j+2 + x3j+3 + x3j+4 = 0 ⇒ x3j+4 = x1 (puisque x3j+2 = −x1 par HR)
Puis, L3j+4 : x3j+3 + x3j+4 + x3j+5 = 0 ⇒ x3j+5 = −x3j+4 = −x1 (puisque x3j+3 = 0 par HR)
Enfin, L3j+5 : x3j+4 + x3j+5 + x3j+6 = 0 ⇒ x3j+6 = 0 (puisque x3j+4 + x3j+5 = 0 d’après la relation
précédente)
Ce qui démontre l’hérédité.
Conclusion : la proposition est initialisée au rang 0 et héréditaire à partir de ce rang donc elle est vraie
pour tout j ∈ N tel que 3j + 3 6 n.
Maintenant,

• Si n = 3p (resp. n = 3p + 1) alors Ln amène x3p−1 = 0 (resp. x3p+1 = 0).


Et d’après les relations obtenues ci-dessus, il s’en suit que : x1 = 0 et donc : ∀k, xk = 0.

L’unique solution du système est (0, . . . , 0) pour n = 3p ou n = 3p + 1 .

• Si n = 3p + 2 alors Ln est équivalente à Ln−1 . Le système admet alors une infinité de solutions pour
n = 3p + 2 :

S = {(x1 , −x1 , 0, x1 , −x1 , 0, . . . , x1 , −x1 ) | x1 ∈ R}


E
Solution exercice 6.4.

M. Parent 496 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

1.


 x −2y +z =1

 −x +3z =5
(S1 ) ⇔



3x +2z = m + 1 L3 ← L3 + L1

x +z =1 L4 ← 3L1 − 2L4


 x −2y +z =1

 −x +3z =5


 11z = m + 16 L3 ← L3 + 3L2


4z =6 L4 ← L2 + L4


 x −2y +z =1

 −x +3z =5


 z = m+16
11


z = 23

m + 16 3 1
• Si 6= c’est-à-dire si m 6= alors le système n’a pas de solution .
11 2 2


 y =0
1
• Si m = alors le système est équivalent à : x = − 21
2 
 z = 32
 
1 3 1
il admet donc − , 0, comme seule solution lorsque m = .
2 2 2
2.

 (m − 1)x
 +my +z =1 L1 ↔ L2
(S2 ) ⇔ mx +2y +3z =3

 (m + 1)x +my +(m − 1)z = m − 1

 (m − 1)x
 +my +z = 1
⇔ (3 − 2m)x +(2 − 3m)y = 0 L2 ← L2 − 3L1

 m(3 − m)x +m(2 − m)y = 0 L3 ← L3 − (m − 1)L1
( (
−x +z = 1 z =1+x
• Si m = 0 alors le système est équivalent à : ⇔
3x +2y =0 y = − 23 x
  
3
Le système admet donc une infinité de solutions pour m = 0 : S = x, − x, 1 + x x∈R
2
• Si m 6= 0, le système est équivalent à :
 
 (m − 1)x
 +my +z = 1  (m − 1)x +my
 +z = 1
(3 − 2m)x +(2 − 3m)y =0 ⇔ 3x +(2 + m)y = 0 L2 ← 2L3 − L2

 (3 − m)x 
 (3 − m)x +(2 − m)y
+(2 − m)y =0 =0

 (m − 1)x +my
 +z = 1
⇔ 3x +(2 + m)y =0

 m(4 − m)y = 0 L3 ← (3 − m)L2 − 3L3

Le système est triangulaire et les pivots sont m(4 − m), 3 et 1.


Ainsi le système est de Cramer si et seulement si m 6= 4 (cf : m 6= 0 ici) donc :
– Si m ∈
/ {0, 4} alors l’unique solution du système est : (0, 0, 1) .
– Si m = 4 alors le système n’est pas de Cramer et équivaut à :
( (
3x +4y +z = 1 z = 1 + 2y

3x +6y =0 x = −2y
E
Ainsi les solutions du système lorsque m = 4 sont : S = {(−2y, y, 1 + 2y | y ∈ R}

M. Parent 497 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

3.


 x +2y +(m − 3)z −t = −1 L1 ↔ L2

 −2x −y +z +(m + 1)t =2
(S3 ) ⇔

 x −my +z −t = −1


−mx −y +z +t =m


 x +2y +(m − 3)z −t = −1

 3y +(2m − 5)z +(m − 1)t =0 L2 ← 2L1 + L2




(2 + m)y +(m − 4)z =0 L3 ← L1 − L3

(2m − 1)y +(m2 − 3m + 1)z +(1 − m)t =0 L4 ← mL1 + L4


 x +2y +(m − 3)z −t = −1

 3y +(2m − 5)z +(m − 1)t =0


 (2 + m)y +(m − 4)z =0


2(m + 1)y +(m2 − m − 4)z =0 L4 ← L2 + L4

• Si m + 2 = 0 c’est-à-dire m = −2 alors le système est équivalent à :




 x +2y −5z −t = −1 (

 3y −9z −3t =0 x = −1


 −6z =0 y=z=t=0


−2y +2z =0

L’unique solution du système, pour m = −2 est (−1, 0, 0, 0) .


• Si m 6= −2 alors le système est équivalent à :


 x +2y +(m − 3)z −t = −1

 3y +(2m − 5)z +(m − 1)t =0

 (2 + m)y +(m − 4)z =0


m2 (m − 1)z =0 L4 ← (2 + m)L4 − (2m + 2)L3

Le système est triangulaire et les pivots sont : m2 (m − 1), (m + 2), (m − 1) et 1.


Donc il est de Cramer si et seulement si m ∈ / {0, 1} (cf : on a déjà m 6= −2 ici). Ainsi :
– Si m ∈
/ {0, 1, −2}, l’unique solution du système est : (−1, 0, 0, 0)
– Si m = 0 alors le système est équivalent à :
 
 x +2y
 −3z −t = −1  x = −1

3y −5z −t = 0 ⇔ t =z

 
 y = 2z
2y −4z =0

Donc, si m = 0, le système admet une infinité de solutions : S = {(−1, 2z, z, z) | z ∈ R} .


– Si m = 1 alors le système est équivalent à :
( (
x +2y −2z −t = −1 x =t−1

3y −3z =0 y =z

Donc, si m = 1, le système admet une infinité de solutions : S = (t − 1, y, y, t) (y, t) ∈ R2 .

E
M. Parent 498 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 7 : Dénombrement
Solution exercice 7.1.
n
!
X n k n−k
1. An = 1 1 = (1 + 1)n = 2n
k=0
k
n
! (
X n 1 si n = 0
Bn = (−1)k 1n−k = (−1 + 1)n =
k 0 si n > 1
k=0
! ! !
X n X n X n
2. An + Bn = (1k + (−1)k ) + (1k + (−1)k ) = (1k + (−1)k ) + 0
06k6n
k 06k6n
k 06k6n
k
k pair k impair k pair
!
X n
D’où An + Bn = × 2 = 2Sn
062p6n
2p
(
1 1 si n = 0
On en déduit que : Sn = (An + Bn ) =
2 2n−1 si n > 1
! ! !
X n X n X n
De même, An − Bn = (1k − (−1)k ) + (1k − (−1)k ) = 0 + (1k − (−1)k )
06k6n
k 06k6n
k 06k6n
k
k pair k impair k impair
!
X n
Donc An − Bn = × 2 = 2Tn
062p+16n
2p + 1
(
1 0 si n = 0
D’où Tn = (An − Bn ) =
2 2n−1 si n > 1
! n
! (
X 2n X 2n 1 si n = 0
3. S2n = = =
2k 2k 22n−1 si n > 1
062k62n k=0
n
! (
X 2n 1 si n = 0
Donc =
2k 22n−1 si n > 1
k=0

Solution exercice 7.2.


∀n ∈ N, ∀p ∈ [[0 ; n]] , ∀k ∈ [[0 ; p]] ,
! ! ! !
p n p! n! (n − k)! n! (n − k)! n n−k
= × × = × =
k p k!(p − k)! p!(n − p)! (n − k)! k!(n − k)! (p − k)!(n − p)! k p−k

Solution exercice 7.3.


D’après le résultat de l’exercice précédent, on a :
p ! ! p ! ! ! p ! ! !
X n n−k X p n n X p n n
= = (1)k (1)p−k = (1 + 1)p = 2p
k=0
k p−k k=0
k p p k=0 k p p

Solution exercice 7.4.


n
! n
!
X n X n k n−k
(a) = 1 1 = (1 + 1)n = 2n
k=0
k k=0
k
n
! n
! n
! n−1
!
X n X n X n−1 X n−1
(b) k = k = n =n = n(1 + 1)n−1 .
k=0
k k=1
k k=1
k−1 j=0
j

D’où :
n
X
k
n
!
= n2n−1
E
k=0
k

M. Parent 499 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
! ! !  ! !
n n
X 1 n X 1 n+1 1 n+1
X n+1 1 n+1
X n+1 n+1  2n+1 − 1
(c) = = = − =
k=0
k+1 k k=0
n+1 k+1 n + 1 j=1 j n + 1 j=0 j 0 n+1

n
! (
X n 1 si n = 0
k n
(d) (−1) = (−1 + 1) =
k 0 si n > 1
k=0

(e) On va utiliser les deux résultats suivants :


!
n n(n − 1)(n − 2)!
(1) ∀k ∈ [[2 ; n]] , k(k − 1) = k(k − 1)
k k(k − 1)(k − 2)!((n − 2) − (k − 2))!
(n − 2)!
= n(n − 1)
(k − 2)!((n
! − 2) − (k − 2))!
n−2
= n(n − 1)
k−2
N
! ! !
X a b a+b
(2) ∀(a, b) ∈ N2 , ∀N ∈ [[0 ; a + b]] , =
k=0
k N −k N

n
!2 n
! !
X n X n n
k(k − 1) = k(k − 1)
k=0
k k=2
k k
n
! !
X n−2 n
= n(n − 1) (d’après (1))
k=2
k−2 k
n
! !
X n−2 n
= n(n − 1)
k=2
k−2 n−k
n−2
! !
X n−2 n
= n(n − 1) (en posant j = k − 2)
j=0
j n − (j + 2)
n−2
! !
X n−2 n
= n(n − 1)
j=0
j (n − 2) − j
!
(n − 2) + (n)
= n(n − 1) (d’après (2) avec a = n − 2, b = n, N = n − 2)
n−2
!
2n − 2
= n(n − 1)
n−2

n
!
X n k
(f) x = (x + 1)n
k=0
k

(g) • Première méthode :


n
! n n−1
! !
X n X n−1 X n−1
kxk−1 = nxk−1 = n xj = n(1 + x)n−1
k=1
k k=1
k − 1 j=0
j
• Seconde méthode : !
n
X n k
En posant ∀x ∈ R, f (x) = x = (x + 1)n on a, en dérivant :
k=0
k
n
!
X n
∀x ∈ R, f ′ (x) = kxk−1 = n(1 + x)n−1
k=1
k

E (h) • Si x = 0 on a :
n
X n xk
!
=0
k=1
k k+1

M. Parent 500 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

• Si x 6= 0 alors, à l’image de ce qui a été fait au (c) :


n
! n n+1
! ! n+1
X n xk 1 X n + 1 k+1 1 X n+1 (1 + x)n+1 − 1 − 1 x
= x = xj =
k=1
k k+1 (n + 1)x k=1 k + 1 (n + 1)x j=2 j (n + 1)x

n
n X
! ! j
n X
! n
X j X j X j i j−i
X 1 − 2n+1
(i) = = 11 = 2j = = 2n+1 − 1
i=0 j=i
i 06i6j6n
i j=0 i=0
i j=0
1−2

Solution exercice 7.5.

1. (a) Il y a : 26 6-uplets possibles.


(b) Il n’y a qu’ une seule façon .
(c) La boule blanche peut être obtenue au premier, deuxième, . . ., sixième tirage donc il y a 6 possibilités
(d) Il y a 6 possibilités d’avoir une noire exactement et 1 possibilité de n’avoir aucune noire, donc :
7 possibilités en tout
!
6
(e) Il y a possibilités pour les « rangs » d’apparition des boules blanches. Et pour chaque possi-
3
bilité, une seule manière de l’obtenir (une seule façon d’obtenir (B, B, B, N, N, N ) par exemple)
!
6
Donc × 1 possibilités au total.
3
(f) L’évènement contraire est : « n’avoir aucune blanche » et il y a 1 façon que cela se réalise.
D’où 26 − 1 possibilités ici.

2. (a) Ici il y a : 136 solutions puisque l’on a 13 objets (B1 , . . . , B5 , R1 , . . . , R8 ) distincts.


(b) Il y en a : 85 × 5
(c) 6 fois plus qu’au (b) puisque la boule blanche peut être tirée au premier, deuxième, . . ., sixième
tirage.
Donc 6 × 85 × 5 possibilités
(d) Il y a 56 façons de n’avoir aucune noire et (comme au (c)) 6 × 8 × 55 façons d’avoir une noire
exactement.
D’où 53 × 55 possibilités.
(e) Les 6-uplets contenant trois noires et trois blanches (dans un ordre fixé, par exemple trois noires
puis trois blanches) sont au nombre de 83 × 53 .
!
6
Et puisque qu’il y a 6-uplets distincts qui contiennent trois noires et trois blanches cela fait :
3
!
6 3 3
8 5 possibilités au final
3

(f) C’est 136 − 86 (le contraire de « que des noires »)

Solution exercice 7.6.

1. Il y a 40 × 39 × 38 = A340 bureaux possibles


(tirages successifs, sans remise, l’ordre importe : président 6= secrétaire)

2. (a) Nous avons 23 possibilités pour le choix de la trésorière, puis 39 × 38 choix pour les deux autres
membres du bureau.
Donc 23 × 39 × 38 bureaux possibles.
(b) 17 × 16 × 38 (on choisit le président, puis le secrétaire, puis une dernière personne, trésorier ou E
trésorière)

M. Parent 501 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

(c) • Pour un président et une secrétaire, il y a 17 × 23 × 38 possibilités.


• Pour une présidente et un secrétaire, il y a 23 × 17 × 38 possibilités.
D’où 2 × 17 × 23 × 38 possibilités.

3. Parmi tous les bureaux avec un président et une trésorière (il y en a 17 × 23 × 38 de cette sorte), il
faut exclure ceux dans lesquels M. G et Mme T. se trouvent simultanément. Ce peut être :

• Si M. G. est président et Mme T. secrétaire : 1 × 1 × 22 (22 femmes possibles pour trésorière)


• Si M. G. est président et Mme T. trésorière : 1 × 1 × 38
• Si M. G. est secrétaire et Mme T. trésorière : 1 × 1 × 16 (16 hommes possibles pour président)

D’où au final : 17 × 23 × 38 − 22 − 38 − 16 bureaux de ce type.

Solution exercice 7.7.


!
52
1. Par définition d’une combinaison, il y en a :
13

2. L’évènement contraire est : « n’obtenir aucun pique » ce qui demande de tirer 13 cartes parmi 39.
! !
52 39
Donc il y a : − mains contenant au moins un pique.
13 13
!
39
3. • mains ne contiennent aucun pique.
13
! !
39 13
• mains contiennent exactement un pique.
12 1
! ! !
39 39 13
Donc : + mains contiennent au plus un pique.
13 12 1

4. • Si l’as tiré est un as de pique (il y a 1 possibilité d’avoir l’as de pique), on a ensuite deux cas
possibles :
– soit n’avoir aucun pique! et donc tirer 12 cartes qui ne sont ni des piques ni des as (soit 36
36
cartes), ce qui fait possibilités.
12
– soit tirer un pique exactement (parmi ! les!12 piques restants) et 11 cartes qui ne sont ni des
12 36
piques ni des as, ce qui fait ici possibilités.
1 11
! ! !!
36 12 36
Soit 1 × + tirages de cette sorte.
12 1 11
!
3
• Si l’as tiré n’est pas l’as de pique (il y a possibilités que cela se produise), on a ensuite les
1
cas suivants :
– soit !
n’obtenir aucun pique et tirer 12 cartes qui ne sont ni des piques ni des as, ce qui fait
36
possibilités.
12
– soit obtenir !exactement
! un pique (non as) et 11 cartes qui ne sont ni des piques ni des as, ce
12 36
qui fait possibilités.
1 11

E – soit obtenir exactement


ce qui fait
!
12 36
! deux piques (non as) et 10 cartes qui ne sont ni des piques ni des as,
possibilités.
2 10

M. Parent 502 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
! ! ! ! ! !!
3 36 12 36 12 36
Cela fait × + + tirages de ce type.
1 12 1 11 2 10
! ! ! ! ! ! ! ! !!
36 12 36 3 36 12 36 12 36
Au final il y a donc : + + × + + possibilités.
12 1 11 1 12 1 11 2 10

Solution exercice 7.8.


Ce mot contient 16 lettres : 3M-2A-3T-1H-3E-1I-1Q-1U-1N.
Si toutes les lettres étaient différentes, on pourrait créer 16! anagrammes. Mais deux mots obtenus en
ne permutant que des lettres identiques (les M par exemple) sont les mêmes.
16! 16!
Finalement, il y a : = anagrammes possibles.
3!2!3!1!3!1!1!1!1! 2!(3!)3

E
M. Parent 503 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
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E
M. Parent 504 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
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Chapitre 8 : Suites numériques


Solution exercice 8.1.
On a : ∀n ∈ N, un+1 = un + r ⇒ eun+1 = eun er
Ce qui signifie que la suite (eun ) est géométrique de raison q = er 6= 1 .

Solution exercice 8.2.


La suite (un ) est arithmético-géométrique.
• Soit α ∈ R tel que α = 2α − 3 ⇔ α = 3.
• On pose, pour tout n ∈ N, vn = un − α = un − 3.
Alors : ∀n ∈ N, vn+1 = un+1 − α = (2un − 3) − (2α − 3) = 2(un − α) = 2vn
La suite (vn ) est donc géométrique de raison 2 et donc : ∀n ∈ N, vn = 2n v0 = 2n (u0 − 3) = −2n+1
Il s’en suit que : ∀n ∈ N, un = vn + α = 3 − 2n+1
(vn ) étant géométrique de raison q = 2 > 1 et de premier terme v0 = −2 on a, au passage, (vn )
décroissante et divergente vers −∞. Il en va donc de même pour (un ) (cf : un = vn + α) qui est donc
décroissante et diverge vers −∞.

Solution exercice 8.3.


1. ∀n ∈ N, vn+1 − vn = u2n+1 − u2n = 1
Donc (vn ) est arithmétique de raison r = 1 et de premier terme v0 = 0

2. De la question précédente on déduit que : ∀n ∈ N, vn = v0 + nr = n


Puis, par récurrence immédiate, on établit que : ∀n ∈ N, un > 0, ce qui permet d’en déduire que :
√ √
∀n ∈ N, un = vn = n
Et de là, lim un = +∞
n→+∞

Solution exercice 8.4.


un − 2 + 2 2
1. ∀n ∈ N, un+1 = = −1
2 − un 2 − un
Par récurrence, démontrons alors la proposition : P (n) : « un ∈ ]0 ; 1[ ».
• Initialisation : u0 ∈ ]0 ; 1[ par hypothèse donc P (0) est vraie.
• Hérédité : Soit n ∈ N tel que un ∈ ]0 ; 1[. Démontrons que un+1 ∈ ]0 ; 1[.
2
0 < un < 1 ⇒ 1 < 2 − u n < 2 ⇒ 1 < < 2 ⇒ 0 < un+1 < 1
2 − un
Ce qui assure l’hérédité.
• Conclusion : La proposition est initialisée à n = 0 et héréditaire ; elle est donc vraie pour tout
entier naturel :
∀n ∈ N, un ∈ ]0 ; 1[

2 − un un − (2 − un ) un − 1
2. (a) ∀n ∈ N, vn+1 = 1 − = =2× = 2vn
un un un
Ainsi (vn ) est géométrique de raison q = 2
 
1 n
(b) On en déduit que : ∀n ∈ N, vn = v0 = −qn 2 = −2n−1
2
1 1
Puis : ∀n ∈ N, = 1 − vn ⇔ u n =
un

D’où : ∀n ∈ N, un =
1
1 − vn
E
1 + 2n−1

M. Parent 505 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

(c) lim 2n−1 = +∞ donc, par inverse, lim un = 0 .


n→+∞ n→+∞

Solution exercice 8.5.

1. ∀n ∈ N, vn+1 = un+1 − (n + 1) = 2un − n + 2 − n − 1 = 2un − 2n + 1 = 2vn + 1


Ce qui prouve que (vn ) est arithmético-géométrique.

2. α = 2α + 1 ⇔ α = −1
En posant : ∀n ∈ N, wn = vn − α = vn + 1, on a : ∀n ∈ N, wn+1 = vn+1 − α = (2vn + 1) − (2α + 1) = 2wn
Ainsi (wn ) est géométrique de raison q = 2 et de premier terme w0 = v0 + 1 = u0 + 1 = 2.
On en déduit que : ∀n ∈ N, wn = 2n+1 puis : ∀n ∈ N, vn = 2n+1 − 1.

Et enfin : ∀n ∈ N, un = vn + n = n − 1 + 2n+1

Solution exercice 8.6.

1. L’équation caractéristique associée est 4r2 − 4r + 1 = 0 ⇔ (2r − 1)2 = 0 dont l’unique solution est
1
r= .
2
 n
2 1
On en déduit que : ∃(α, β) ∈ R , ∀n ∈ N, un = (α + βn)
2
( (
α =1 α =1
Avec (α, β) solution du système : (S) : ⇔
α+β =0 β = −1

1−n
D’où : ∀n ∈ N, un =
2n

2. L’équation
√ caractéristique
√ associée est r2 − 2 2r − 2 = 0 de discriminant ∆ = 16 et de racines
r1 = 2 − 2 et r2 = 2 + 2
On en déduit que : ∃(α, β) ∈ R2 , ∀n ∈ N, un = αr1n + βr2n
( ( √
r2 2+ 2
α +β =1 α = =
Avec (α, β) solution du système : (S) : ⇔ r2 −r1 4√
αr1 +βr2 = 0 β = r1
= 2− 2
r1 −r2 4

2+ 2 √ √ √
2− 2
D’où : ∀n ∈ N, un = ( 2 − 2)n + 4 ( 2 + 2)n
4

Solution exercice 8.7.

1. ∀n ∈ N, u4n = 22n sin(3nπ) = 0. La suite (u4n ) est donc constante égale à 0 .


   
√ 3π √ 3π
∀n ∈ N, u8n+1 = 2× 24n sin 6nπ + = 2× 24n sin = 24n = 16n .
4 4
La suite (u8n+1 ) est donc géométrique de raison 16 et de premier terme 1

2. (u4n ) converge vers 0 tandis que (u8n+1 ) diverge vers +∞.


On peut donc en conclure que la suite (un ) diverge (elle n’a pas de limite en +∞)

Solution exercice 8.8.

E 1. ∀n ∈ N, un+2 = −2un+1 + vn+1 = −2un+1 + (2un − 3vn ) = −2un+1 + 2un − 3(un+1 + 2un )
Donc : ∀n ∈ N, un+2 = −5un+1 − 4un

M. Parent 506 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

2. (un ) est une suite RL2 d’équation caractéristique associée r2 +5r +4 = 0 dont les racines sont : r = −1
et r = −4.
u0 = 2 et u1 = −2u0 + v0 = −5
On en déduit que : ∃(α, β) ∈ R2 , ∀n ∈ N, un = α(−1)n + β(−4)n
( ( (
α+β =2 α+β =2 α =1
Avec (α, β) solution du système : (S) : ⇔ ⇔
−α − 4β = −5 −3β = −3 β =1

D’où : ∀n ∈ N, un = (−1)n + (−4)n

Puis, ∀n ∈ N, vn = un+1 + 2un = −(−1)n − 4(−4)n + 2(−1)n + 2(−4)n = (−1)n − 2(−4)n .

Solution exercice 8.9.

1. Par récurrence, c’est immédiat.

2. Démontrons, par récurrence, la proposition P (n) : « un > un+1 »

• Initialisation : u1 = ln(u0 + 1) = ln 2 < ln e = 1 = u0 donc P (0) est vraie.


• Hérédité : Soit n ∈ N tel que un+1 6 un .
un+1 6 un ⇒ un+1 + 1 6 un + 1 ⇒ ln(un+1 + 1) 6 ln(un + 1) ⇒ un+2 6 un+1
Ce qui assure l’hérédité.
• Conclusion : La proposition est initialisée à n = 0 et héréditaire ; elle est donc vraie pour tout
n ∈ N.

Ainsi, (un ) est décroissante

3. (un ) est décroissante minorée (par 0) donc, d’après le théorème des suites monotones, (un ) converge
vers un réel ℓ > 0.
Par ailleurs, le réel ℓ vérifie l’équation : ℓ = ln(ℓ + 1) dont l’unique solution est ℓ = 0.
1 −x
(en effet, en posant : ∀x > 0, f (x) = ln(1 + x) − x on a ∀x > 0, f ′ (x) = −1= 6 0.
1+x 1+x
Donc f est décroissante sur R+ et f (0) = 0 donc : ∀x > 0, f (x) < 0 et l’équation f (x) = 0 n’a pas de
solution sur R∗+ )

Ainsi, (un ) converge vers 0

Solution exercice 8.10.

1. Par récurrence immédiate on démontre sans difficulté que : ∀n ∈ N, un > 0.


un+1
2. On déduit du 1. que : ∀n ∈ N, −un < 0 donc e−un < 1 c’est-à-dire : <1
un
Et par stricte positivité de un il s’en suit que : ∀n ∈ N, un+1 < un
Ainsi (un ) est strictement décroissante.
D’après le théorème des suites monotones, puisque (un ) est décroissante et minorée par 0, elle converge
vers un réel ℓ > 0.
De plus ℓ vérifie l’équation ℓ = ℓe−ℓ ⇔ ℓ(1 − e−ℓ ) = 0 ⇔ ℓ = 0
Conclusion : (un ) converge vers 0
E
Solution exercice 8.11.

M. Parent 507 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
ln x
1. Posons, ∀x > 1, f (x) = .
x
1 − ln x
Alors ∀x > 1, f ′ (x) = qui est du signe de 1 − ln x. On obtient donc :
x2

x 1 2 e 3 +∞

Signe de
+ 0 −
1 − ln x
Variations e−1
de f
0 0

(cf, par croissances comparées, lim f (x) = 0)


x→+∞

Ainsi, (un ) est décroissante à partir du rang n = 3 .

(n + 1)n! 2n! n!(n − 1)


2. ∀n ∈ N, un+1 − un = − n+1 =
2n+1 2 2n+1
Donc : ∀n ∈ N∗ , un+1 − un > 0 ce qui fait que : (un ) est croissante à partir du rang n = 1

n+1 n
X
−k
X 1
3. ∀n ∈ N, un+1 − un = −(n + 1) + 2 +n− 2−k = −1 + <0
k=0 k=0
2n+1
1 1 1 1
(cf : n + 1 > 1 ⇒ −(n + 1) ln 2 6 − ln 2 ⇒ e−(n+1) ln 2 6 ⇒ n+1 6 ⇒ un+1 − un 6 − < 0)
2 2 2 2
Conclusion : (un ) est décroissante

Solution exercice 8.12.

1. Soit n ∈ N∗ .
1 sin k 1
∀k ∈ N, −1 6 sin k 6 1 ⇒ − 6 6
n n n
n n
X 1 X 1
On en déduit, par somme membre à membre, que : ∀n ∈ N, − 6 un 6
k=0
n k=0
n
n+1 1 n+1 1
soit : ∀n ∈ N∗ , −2 6 − = −1 − 6 un 6 =1+ 62
n n n n
Conclusion : (un ) est bornée par −2 et 2

2. D’après l’exercice 8.11 on peut conclure que : ∀n ∈ N∗ , 0 6 un 6 e−1

3. On a clairement : ∀n ∈ N∗ , un > 0
1 √ 1 1 1
De plus, n > 1 ⇒ 6 1 ⇒ n e = e n 6 e et n2 + 1 > 2 ⇒ 2 6
n n +1 2
e
Il s’en suit, par produit membre à membre (tous les termes sont positifs) que : ∀n ∈ N, un 6
2
e
Conclusion (un ) est bornée par 0 et
2

Solution exercice 8.13.

1. Récurrence triviale !

E 2. u1 = 2 > 0 = u0 et alors, par récurrence, on démontre sans difficulté que (un ) est croissante
√ √
3. Dans ce cas u1 = 5< 9 = 3 = u0 et alors (par récurrence...) (un ) est décroissante

M. Parent 508 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 8.14.


2(un + 4) − 5 5
1. (a) ∀n ∈ N, un+1 = = 2−
un + 4 un + 4
(b) Par récurrence : aucune difficulté.
u2 + 2un − 3 −(un − 1)(un + 3)
(c) ∀n ∈ N, un+1 − un = − n =
un + 4 un + 4
Or, d’après la question précédente, on a : un + 4 > 0, un + 3 > 0 et un − 1 < 0.
Donc : ∀n ∈ N, un+1 − un > 0 ce qui fait que (un ) est croissante
(d) (un ) est croissante majorée par 1 donc (théorème des suites monotones) elle converge vers un réel
ℓ ∈ [0 ; 1].
−(ℓ − 1)(ℓ + 3)
Et ℓ vérifie l’équation : 0 = ⇔ (ℓ − 1)(ℓ + 3) = 0 ⇔ ℓ = 1 (puisque ℓ ∈ [0 ; 1])
ℓ+4
Ainsi (un ) converge vers 1
un −1
un +4 un − 1 1
2. (a) ∀n ∈ N, vn+1 = = = vn
5un +15
un +4
5(un + 3) 5
1
Ce qui prouve que (vn ) est géométrique de raison q =
5
   n
1 1
(b) On en déduit que : ∀n ∈ N, vn = v0 q n = −
3 5
un − 1 1 + 4vn
Puis, vn = ⇔ un vn + 4vn = un − 1 ⇔ un (vn − 1) = −1 − 4vn ⇔ un =
un + 4 1 − vn
4
1− 3.5n
Donc : ∀n ∈ N, un = 1
1+ 3.5n
1
(c) v0 = − < 0 et 0 < q < 1 entraînent que (vn ) est croissante et converge vers 0.
3
1+4×0
Par conséquent, (un ) converge vers =1
1−0

Solution exercice 8.15.

1. ∀n ∈ N, un+1 − un = u4n > 0 donc (un ) est croissante

2. (un ) est croissante donc : ∀n ∈ N, un > u0 = 1

3. (a) Si (un ) converge vers ℓ alors ℓ vérifie l’équation : ℓ = ℓ + ℓ4 ⇔ ℓ4 = 0 ⇔ ℓ = 0


(b) Supposons, par l’absurde, que (un ) est majorée.
Alors (théorème des suites monotones) elle convergerait vers un réel ℓ > 1 (d’après 2.), ce qui est
absurde car d’après 3.(a) ℓ = 0
Conséquence : (un ) n’est pas majorée.
Comme (un ) est croissante non majorée, elle diverge vers +∞ (théorème des suites monotones)

Solution exercice 8.16.


1
1+ n
1. ∀n > 2, un = q
2 1
n− n + n2
r
1 2 1
Et lim 1 + = 0, lim n− + = +∞ entraînent, par quotient, que : lim un = 0
n→+∞ n n→+∞ n n2 n→+∞

a n

b −1
2. ∀n ∈ N, un = a n

a
b +1

Comme 0 6 < 1 on a : lim


a
 n
= 0 et donc : lim un = −1
E
b n→+∞ b n→+∞

M. Parent 509 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
 
1
ln 1 + n 1
3. ∀n ∈ N, un = 1 ×q
1
n 1+ n2
 
1
ln 1 + n ln(1 + x) 1
Or lim 1 = lim = 1 et lim q =1
n→+∞
n
x→0 x n→+∞
1+ 1
n2

Donc, par produit, lim un = 1


n→+∞

Solution exercice 8.17.


1. On a bien u0 ∈ [0 ; 2]. Démontrons que la proposition P (n) : « un ∈ [0 ; 2] » est vraie pour tout n ∈ N∗ .
1
• Initialisation : u1 = 1 + = 2 ∈ [0 ; 2] donc P (1) est vraie.
0+1
• Hérédité : Soit n ∈ N∗ tel que un ∈ [0 ; 2].
1 1
n+1>2⇒06 6 et 0 6 un 6 2 entraînent, par produit membre à membre, que :
n+1 2
un
06 6 1 puis : 1 6 un+1 6 2
n+1
Ainsi on a bien : un+1 ∈ [0 ; 2] et l’hérédité est assurée.
• Conclusion : la proposition est initialisée à n = 1 et héréditaire, elle est donc vraie pour tout
entier naturel non nul n.
Comme de plus on a bien u0 ∈ [0 ; 2], on peut conclure : ∀n ∈ N, un ∈ [0 ; 2]
un
Remarque : On a mieux, car : un > 0 ⇒ > 0 ⇒ un+1 > 1
n+1
Donc : ∀n ∈ N∗ , un > 1, et puisqu’on a également u0 > 1 on a : ∀n ∈ N, un ∈ [1 ; 2]
un 2
2. D’après 1. on peut écrire : ∀n ∈ N, 0 6 un+1 − 1 = 6 .
n+1 n+1
Le théorème d’encadrement des limites permet alors de conclure que lim un+1 = 1.
n→+∞

Conclusion : (un ) converge et sa limite est 1

Solution exercice 8.18.


1
• ∀n ∈ N, un+1 − un = >0
(n + 1)!
Donc la suite (un ) est croissante .

1 1 2 n+1 1−n
• ∀n ∈ N, vn+1 − vn = un+1 + − un − = − = .
(n + 1)! n! (n + 1)! (n + 1)! (n + 1)!
Ainsi vn+1 − vn 6 0 pour tout n > 1 : la suite (vn ) est décroissante à partir du rang 1 .

1 1
• ∀n ∈ N, vn − un = et lim =0
n! n→+∞ n!
Donc lim vn − un = 0
n→+∞

Conclusion : les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes

Solution exercice 8.19.


1. La fonction fn est dérivable sur R∗+ comme somme de fonctions de références (affine et ln) dérivables
sur cet intervalle et :
n x−n
E ∀x > 0, fn′ (x) = 1 − =
x x
On en déduit le tableau suivant :

M. Parent 510 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

x 0 n +∞
Signe de
− 0 +
fn′ (x)

Variations +∞ +∞
de fn n − n ln n

Avec lim fn (x) = +∞ (par produit -cf n > 0- et par somme)


x→0+
 
ln x ln x
et lim fn (x) = lim x 1 − n = +∞ (par produit) puisque lim = 0 par croissances
x→+∞ x→+∞ x x→+∞ x
comparées.
La fonction fn est continue et strictement croissante sur ]0 ; n[ ; elle réalise donc une bijection de ]0 ; n[
dans ]n − n ln n ; +∞[ qui contient 0
(en effet, n−n ln n = n(1−ln n) < 0 ⇔ 1 < ln n ⇔ n > e donc pour n > 3 > e on a bien n−n ln n < 0)
Ainsi : ∃!un ∈ ]0 ; n[ , fn (un ) = 0
De même, la fonction fn est continue et strictement croissante sur ]n ; +∞[ ; elle réalise donc une
bijection de ]n ; +∞[ dans ]n − n ln n ; +∞[ qui contient 0.
Ainsi : ∃!vn ∈ ]n ; +∞[ , fn (vn ) = 0
L’équation fn (x) = 0 admet donc exactement deux solutions (un et vn ) dans R∗+ et, on a : 0 < un < n
et n < vn
D’où ∀n > 3, 0 < un < n < vn

2. Comme lim n = +∞, par comparaison, on en déduit que : lim vn = +∞


n→+∞ n→+∞

3. (a) Soit n > 3 > e. fn (1) = 1 − n ln 1 = 1 > 0 et fn (e) = e − n ln e = e − n < 0.


Donc fn (e) < fn (un ) < fn (1), ce qui entraîne, par stricte décroissance de fn sur ]0 ; n[, que :
e > un > 1
(b) fn (un ) = 0 ⇔ un = n ln(un ) et fn+1 (un+1 ) = 0 ⇔ un+1 = (n + 1) ln(un+1 )
Alors : ∀n > 3, fn (un+1 ) = un+1 − n ln(un+1 ) = (n + 1) ln(un+1 ) − n ln(un+1 ) = ln(un+1 )
Or un+1 > 1 ⇒ ln(un+1 ) > 0 donc : ∀n > 3, fn (un+1 ) > 0 = fn (un )
Par stricte décroissance de fn sur ]0 ; n[, il s’en suit que : ∀n > 3, un+1 < un
C’est-à-dire que la suite (un ) est décroissante .
(c) La suite (un ) est décroissante et minorée par 1 donc (théorème des suites monotones) elle converge
vers un réel ℓ ∈ [1 ; e].
un un
De plus, puisque ∀n > 3, = ln(un ), on a : lim = 0 = ln(ℓ) par composition de limites
n n→+∞ n
(avec ln)
Finalement, (un ) converge vers e0 = 1

Solution exercice 8.20.

1. f est dérivable sur R∗+ comme somme de fonctions de références dérivables sur cet intervalle et :
1 x+1
∀x > 0, f ′ (x) = 1 + = >0
x x
 
ln x
Comme lim f (x) = −∞ (par somme) et
x→0+
ln x
lim f (x) =
x→+∞
lim x 1 −
x→+∞ x
= +∞ (par produit,
E
puisque lim = 0 par croissances comparées), on a le tableau suivant :
x→+∞ x

M. Parent 511 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

x 0 +∞

Variations +∞
de f
−∞

Et f , continue et strictement croissante sur R∗+ , réalise donc une bijection de R∗+ dans ]−∞ ; +∞[

2. (a) Pour tout n ∈ N∗ , n ∈ ]−∞ ; +∞[ donc il admet un unique antécédent dans R∗+ par l’application
bijective f (que l’on note xn )
(b) f (x) = 1 ⇔ x − ln x = 1. Or x = 1 est une solution évidente de cette équation, et par unicité de
la solution à cette équation (démontré ci-dessus), on en déduit que x1 = 1
(c) ∀n ∈ N∗ , n < n + 1 ⇒ f (xn ) < f (xn+1 ) ⇒ xn < xn+1 (par stricte croissance de f )
Ainsi la suite (xn ) est croissante
Supposons (xn ) majorée. Alors (théorème des suites monotones), (xn ) convergerait vers un réel
ℓ > x1 = 1.
Par composition de limites, on aurait alors : lim f (xn ) = f (ℓ) ∈ R.
n→+∞
Or lim f (xn ) = lim n = +∞.
n→+∞ n→+∞
Ce qui est contradictoire.
On en déduit que (xn ) n’est pas majorée, et donc (théorème des suites monotones), (xn ) diverge vers +∞

3. (a) Soit n ∈ N∗ . f (n) = n + ln n > n (puisque n > 1 ⇒ ln n > 0)


On a donc : ∀n ∈ N∗ , f (n) > f (xn )
(b) Le résultat précédent amène, par stricte croissance de f sur R∗+ , que n > xn
(c) De ce qui précède on tire : ∀n ∈ N∗ , ln n > ln(xn ), puis n = f (xn ) = xn + ln(xn ) < xn + ln n.
Et ce dernier résultat équivaut à : ∀n ∈ N∗ , n − ln n < xn
(d) On a établi que : ∀n ∈ N∗ , n − ln n 6 xn 6 n.
ln n xn
Donc (en divisant par n > 0) : ∀n ∈ N∗ , 1 − 6 61
n n
xn
Le théorème d’encadrement des limites permet alors de conclure que : lim =1
n→+∞ n

Solution exercice 8.21.

(−1)2n+2 (−1)2n+1 1 1 1
1. • ∀n ∈ N∗ , S2(n+1) − S2n = + = − =− <0
2n + 2 2n + 1 2n + 2 2n + 1 (2n + 2)(2n + 1)
Donc (S2n ) est décroissante .
(−1)2n+3 (−1)2n+2 1 1 1
• ∀n ∈ N∗ , S2(n+1)+1 − S2n+1 = + =− + = >0
2n + 3 2n + 2 2n + 3 2n + 2 (2n + 3)(2n + 2)
Donc (S2n+1 ) est croissante .
−1
• lim S2n+1 − S2n = lim = 0
n→+∞ n→+∞ 2n + 1

Conclusion : (S2n ) et (S2n+1 ) sont adjacentes

2. D’après le théorème sur les suites adjacentes, on déduit de 1. que (S2n ) et (S2n+1 ) convergent vers une
même limite S.
E Et puisque ces deux suites, extraites de (Sn ) (rangs pairs et rangs impairs), « recouvrent » tous les
termes de la suite (Sn ), on peut conclure que (Sn ) converge également vers S .

M. Parent 512 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 8.22.


Comme (un ) est croissante, alors : ∀n ∈ N, ∀p ∈ N, un 6 un+p .
Et puisque (un ) converge vers ℓ alors lim un+p = ℓ donc (en faisant tendre p vers +∞ dans l’inégalité
p→+∞
précédente) : ∀n ∈ N, un 6 ℓ.
De plus, supposons qu’il existe n0 ∈ N tel que un0 = ℓ. Alors : ∀n > n0 , un > ℓ par stricte croissance de
(un ), ce qui est absurde.
Donc ∀n ∈ N, un < ℓ

E
M. Parent 513 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

E
M. Parent 514 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 9 : Matrices

Solution exercice 9.1.


!
−1 0
1. A2 = = −I
0 −1
On en déduit que : ∀p ∈ N∗ , A2p = (A2 )p = (−I)p = (−1)p I et A2p+1 = A2p × A = (−1)p A
On peut noter que les formules précédentes restent valables pour p = 0 (puisque A0 = I par convention
et que A1 = A = (−1)0 A)


 I si n≡0 [4]

 A si n≡1 [4]
Ainsi : ∀n ∈ N, An =
 −I
 si n≡2 [4]


−A si n≡3 [4]
 
2 0 2
 
2. A = 0 0 0 = 2A, puis A3 = A × A2 = A × (2A) = 2A2 = 2(2A) = 4A
2

2 0 2

Une récurrence immédiate amène alors : ∀n ∈ N∗ , An = 2n−1 A


   
−5 −6 −6 1 −2 −6
   
3. A2 =  9 10 9 , puis A3 = −3 2 9 .
−4 −4 −3 2 0 −3
(
A si n impair
On en déduit, par récurrence, que : ∀n ∈ N∗ , An =
A2 si n pair

Solution exercice 
9.2. 
0 1 1
 
En posant J = 0 0 1, on a A = I + J.
0 0 0
J est 
triangulaire
 strictementsupérieure donc elle est nilpotente :
0 0 1 0 0 0
   
J 2 = 0 0 0, puis J 3 = 0 0 0
0 0 0 0 0 0
J est donc nilpotente d’ordre 3 et alors : ∀n > 3, J n = J 3 × J n−3 = 0
Comme de plus les matrices I et J commutent, on peut appliquer la formule du binôme de Newton :
n
! n
!
X n k n−k X n k
n n
∀n > 2, A = (I + J) = J I = J
k=0
k k=0
k
2
! n 2
! !
X n k X n k X n k
= J + J = J
k=0
k k=3
k k=0
k
n(n − 1) 2
= I + nJ + J
2

De plus, pour n = 1, on a : A1 = I + J ; la formule précédente est donc encore valable pour n = 1.


Et pour n = 0, A0 = I : la formule est également valable pour n = 0.
 
n(n+1)
n n(n − 1) 2 1 n 2 
Finalement, ∀n ∈ N, A = I + nJ + J = 0 1 n 
2
0 0 1
E
Solution exercice 9.3.

M. Parent 515 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Par la méthode de Gauss-Jordan :


   
2 −2 1 1 0 0
   
 2 −3 2 0 1 0

−1 2 0 
0 0 1
2 −2 1 1 0 0
   
0 −1 1 −1 1 0 L2 ← L2 − L1

0 2 1 
1 0 2 L3 ← L1 + 2L3
2 −2 1 1 0 0
   
 0 −1 1  −1 1 0
0 0 3 −1 2 2 L3 ← 2L2 + L3
Réduite de Gauss de A triangulaire sans zéro sur la diagonale donc inversible et donc A est inversible
   
2 −2 1 1 0 0
   
0 −1 1  −1 1 0
1
0 0 1 − 31 2
3
2
3 L3 ← L3
    3
2 −2 1 1 0 0
   2 2
0 1 0  3 − 13 3 L2 ← L3 − L2

0 0 1 
− 31 2
3
2
3
4
1 0 0 − 23 1
1
   3
2
3
2 L1 ← (L1 + 2L2 − L3 )
0 1 0  3 − 13 3 2
0 0 1 − 31 2
3
2
3
 
4 −2 1
1 
Ainsi A est inversible est A−1 =  2 −1 2
3
−1 2 2

Solution exercice 9.4.


Par la méthode de Gauss-Jordan...on
 trouve
:
−7 8 2
1  
B inversible et B −1 = −11 7 5
13
10 −4 −1

Solution exercice 9.5.


Par analyse-synthèse :
• Analyse
Soit A ∈ Mn (R). Supposons qu’il existe M symétrique et N anti-symétrique telles que : A = M + N .
1  1 
Alors t A = t M + t N = M − N donc : A + t A = M et A − tA = N
2 2
1  1 
Ainsi, si elles existent, les matrices M et N ne peuvent être que M = A + t A et N = A − tA .
2 2
• Synthèse
1  1 
Soit A ∈ Mn (R). On pose M = A + t A et N = A − tA .
2 2
On a alors :
1 
– M +N = A + t A + A − t A = A.
2
1 
– tM = tA + A = M donc M est symétrique.
2
1 
– tN = tA − A = −N donc N est anti-symétrique.
2

E Conclusion :
toute matrice carrée peut s’écrire, de manière unique, comme somme d’une matrice symétrique et d’une
matrice anti-symétrique.

M. Parent 516 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 9.6.

1. Par Gauss-Jordan :
   
a 1 1 1 0 0
   
1 a 1 0 1 0

1 1 a 
0 0 1
1 1 a 0 0 1
    L1 ↔ L3
1 a 1 0 1 0

a 1 1  
1 0 0 
1 1 a 0 0 1
   
0 a − 1 1 − a  0 1 −1 L2 ← L2 − L1

0 1 − a 1 − a2  
1 0 −a  L3 ← L3 − aL1
1 1 a 0 0 1
   
0 a − 1 1−a  0 1 −1 
0 0 (1 − a)(a + 2) 1 1 −1 − a L3 ← L3 + L2

 
1 1 a
 
Une réduite de Gauss de A(a) est donc bien la matrice 0 a − 1 1−a 
0 0 (1 − a)(a + 2)
 
1 1 a
 
2. A(a) inversible si et seulement si la matrice triangulaire supérieure 0 a − 1 1−a  est
0 0 (1 − a)(a + 2)
( (
a − 1 6= 0 a 6= 1
inversible, soit si et seulement si : ⇔
(1 − a)(2 + a) 6= 0 a 6= −2

3. En poursuivant la méthode de Gauss-Jordan (sous la condition a ∈


/ {−2, 1}) :
   
1 1 a 0 0 1
   
0 (a − 1)(a + 2) 0  −1 a + 1 −1 
L2 ← (a + 2)L2 − L3
0 0 (1 − a)(a + 2) 1 1 −1 − a
   
1 1 a 0 0 (1 − a)(a + 2)
  1   1
0 1 0 1 −a − 1 1  L2 ← (1−a)(a+2) L2
(1 − a)(a + 2) 1
0 0 1 1 1 −1 − a L3 ← (1−a)(a+2) L3
   
1 0 0 −1 − a 1 1
  1   L1 ← L1 − L2 − aL3
0 1 0  1 −a − 1 1 
(1 − a)(a + 2)
0 0 1 1 1 −1 − a
1
/ {−2, 1} et alors, A−1 (a) =
Ainsi : A(a) est inversible si et seulement si a ∈ A(−1 − a)
(1 − a)(a + 2)

Solution exercice 9.7.


! !
cos2 θ − sin2 θ −2 sin θ cos θ cos(2θ) − sin(2θ)
1. A(θ)2 = = = A(2θ)
2 sin θ cos θ cos2 θ − sin2 θ sin(2θ) cos(2θ)

Par récurrence immédiate, on démontre alors que : ∀n ∈ N, A(θ)n = A(nθ)

2. Le déterminant de A(θ) est cos2 θ + sin2 θ = 1 6= 0 donc A(θ) est inversible et il est aisé de voir que :
A(−θ) est l’inverse de A(θ) .
(la formule du 1. est donc encore valable lorsque n = −1, et, plus généralement, lorsque n ∈ Z)
E
Solution exercice 9.8.

M. Parent 517 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
 
0 0 1
 
• On trouve A2 = 0 0 0 puis A3 = 0 .
0 0 0

• Supposons, par l’absurde, que A soit inversible.


Alors, A3 = 0 ⇒ A−1 A3 = A−1 × 0 ⇒ A2 = 0 ce qui n’est pas le cas !
Conclusion : A n’est pas inversible
Remarque : le résultat précédent reste vrai pour toute matrice nilpotente non nulle :
si ∃n > 2, An = 0 et An−1 6= 0 alors A non inversible.

Solution exercice 9.9.


   
1 3 −6 2 0 0
   
1. (a) On trouve A2 = −6 10 −12 donc : A + A2 = 0 2 0 = 2I
−3 3 −2 0 0 2
D’où la relation : A2 = −A + 2I
   
1 1 1 1 1
(b) De la relation précédente on déduit : I = (A2 + A) = A A+ I = A+ I A
2 2 2 2 2
1 1
Donc A est inversible et A−1 = A + I
2 2

2. (a) Par récurrence simple, on pose P (n) la proposition « ∃(un , vn ) ∈ R2 , An = un A+vn I » à démontrer
pour tout entier naturel n.
(
u0 = 0
• Initialisation : A0 = I, donc en posant la proposition P (0) est vérifiée.
v0 = 1
• Hérédité : Soit n ∈ N tel que P (n) soit vraie.
Alors An+1 = A × An = un A2 + vn A = un (−A + 2I) + vn A = (vn − un )A + 2un I
(
un+1 = vn − un
En posant l’hérédité est assurée.
vn+1 = 2un
• Conclusion : La proposition est initialisée à n = 0 et héréditaire ; elle est donc vraie pour
tout n ∈ N.
Ainsi : ∀n ∈ N, ∃(un , vn ) ∈ R2 , An = un A + vn I
(b) D’après les relations obtenues, on a : ∀n ∈ N, un+1 + vn+1 = (vn − un ) + 2un = un + vn
La suite (un + vn ) est donc constante, égale à son premier terme : u0 + v0 = 1
D’où : ∀n ∈ N, un + vn = 1
(c) On déduit de 2.(a) et 2.(b) que : ∀n ∈ N, un+1 = (1 − un ) − un = 1 − 2un
La suite (un ) est donc arithmético-géométrique .
1
(d) Le point fixe associé à la suite (un ) est α = .
3
La suite auxiliaire (wn ) définie par wn = un − α est alors géométrique de raison −2 et de premier
terme w0 = −α.
(cf : ∀n ∈ N, wn+1 = un+1 − α = (1 − 2un ) − (1 − 2α) = −2(un − α) = −2wn )
1 (−2)n
On en déduit que : ∀n ∈ N, wn = −α(−2)n , puis : ∀n ∈ N, un = α − α(−2)n = −
3 3
2 (−2)n
Et enfin, ∀n ∈ N, vn = 1 − un = 1 − α + α(−2)n = +
3 3
 

E 
1 −1 + (−2)n 2 − 2(−2)n
(e) En remplaçant un et vn on trouve : ∀n ∈ N, A = 2 − 2(−2) −2 + 3(−2)n 4 − 4(−2)n 
n n 
1 − (−2)n −1 + (−2)n 2 − (−2)n

M. Parent 518 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
1 1
3. En prenant n = −1 dans l’expression précédente on obtient la matrice : u−1 A + v−1 I = A + I qui
2 2
est égale à A−1 d’après 1.(b) donc :
La formule obtenue au 2.(e) reste valable pour n = −1 (et donc pour tout n ∈ Z)

Solution exercice 9.10.

1. (a) Clairement A = 2I + B
(b) On trouve B 2 = 3B. Et on démontre alors, par une récurrence des plus immédiate, que :
∀n ∈ N∗ , B n = 3n−1 B
(c) Les matrices I et B commutent donc B et 2I aussi, ce qui premet d’utiliser la formule du Binôme
de Newton :
n
! n
!
n
!
X n X n n−k k X n n−k k−1
∗ n k n−k n
∀n ∈ N , A = B (2I) = 2 B =2 I+ 2 3 B
k=0
k k=0
k k=1
k
n
! !
X n n−k k−1
n
=2 I+ 2 3 B
k=1
k
n
! !
X n n−k k−1
n
=2 I+ 2 3 − 2n 3−1 B
k=0
k
n
! !
n 1 X n n−k k 2n
=2 I+ 2 3 − B
3 k=0 k 3
1 5n − 2n
= 2n I + ((2 + 3)n − 2n ) B = 2n I + B
3 3
Relation qui reste valable pour n = 0.
5n − 2n
Ainsi : ∀n ∈ N, An = 2n I + B
3
 
4 −1 −1
1  
(d) Par la méthode de Gauss-Jordan (par exemple), on trouve A inversible et A−1 = −1 4 −1
10
−1 −1 4
 
4 −1 −1
1 1 1  
Et la formule du 1.(c) pour n = −1 amène la matrice : I − B = −1 4 −1
2 10 10
−1 −1 4
Donc la formule obtenue au 1.(c) reste valable pour n = −1 (et donc pour tout n ∈ Z)
On peut également vérifier que :
     
1 1 1 1 1 1 1
A I − B = (2I + B) I− B =I+ − B − B2
2 10 2 10 2 5 10
3 3 2
= I + B − B (cf : B = 3B)
10 10
=I

2. (a) Avec le 1.(c) et n = 2 on a : A2 = 4I + 7B = 4I + 7(A − 2I) = 7A − 10I


   
7 1 7 1
(b) De la question précédente il vient : I = A I− A = I− A A
10 10 10 10
7 1
Donc A est inversible et A−1 = I − A
10 10
(c) Par récurrence : on pose P (n) la proposition « ∃(an , bn ) ∈ R2 , An = an I + bn A » à démontrer
pour tout entier naturel n.

• Initialisation : A0 = I, donc en posant


(
a0 = 1
la proposition P (0) est vérifiée.
E
b0 = 0

M. Parent 519 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

• Hérédité : Soit n ∈ N tel que P (n) soit vraie.


Alors An+1 = A × An = an A + bn A2 = an A + bn (7A − 10I) = −10bn I + (an + 7bn )A
(
an+1 = −10bn
En posant l’hérédité est assurée.
bn+1 = an + 7bn
• Conclusion : La proposition est initialisée à n = 0 et héréditaire ; elle est donc vraie pour
tout n ∈ N.
Ainsi : ∀n ∈ N, ∃(an , bn ) ∈ R2 , An = an I + bn A
(d) D’après les relations précédentes on a :
∀n ∈ N, bn+2 = an+1 + 7bn+1 = −10bn + 7bn+1
(e) La suite (bn ) est RL2. Les racines de l’équation caractéristique associée sont : r1 = 5 et r2 = 2.
Alors : ∃(α, β) ∈ R2 , ∀n ∈ N, bn = α5n + β2n
( (
α +β = 0 = b0 β = − 13
Et (α, β) est solution du système : (S) : ⇔
5α +2β = 1 = b1 α = 31
1 n
D’où : ∀n ∈ N, bn = (5 − 2n )
3
1 
On en déduit alors : ∀n ∈ N, an+1 = −10bn = −2 × 5n+1 + 5 × 2n+1
3
1
soit : ∀n ∈ N∗ , an = (−2 × 5n + 5 × 2n )
3
5 × 2n − 2 × 5n
Cette dernière relation étant encore valable pour n = 0 on a : ∀n ∈ N, an =
3
Il ne reste plus qu’à remplacer an et bn dans la relation An = an I + bn A...
Remarque : Plus simplement, on aurait pu obtenir An rapidement à partir du 1.(c) en faisant :
5n − 2n
∀n ∈ N, An = 2n I + (A − 2I)
3
5n − 2n 1
= A + (3 × 2n + 2 × 2n − 2 × 5n ) I
3 3
5n − 2n 5 × 2n − 2 × 5n
= A+ I
3 3

Solution exercice 9.11.


 
13 −9 8
1 
1. Par Gauss-Jordan on trouve P inversible et P −1 =  8 −6 4 
6
−1 3 −2

2. On trouve D = Diag(−1, 2, 3)

3. Par récurrence immédiate on a : ∀n ∈ N, An = P Dn P −1


et puisque : ∀n ∈ N, Dn = Diag((−1)n , 2n , 3n ) on obtient, après calculs :
 
2n+3 − 2.3n 2.3n+1 − 3.2n−1 2n+2 − 4.3n
1  
∀n ∈ N, An = 26(−1)n − 3.2n+3 − 2.3n 9.2n + 2.3n+1 − 18(−1)n 16(−1)n − 3.2n+2 − 4.3n 
6
39(−1)n − 5.2n+3 + 3n 27(−1)n + 15.2n+1 − 3n+1 24(−1)n − 5.2n+2 + 2.3n

Solution exercice 9.12.


1. Supposons que A soit inversible, alors BA = 0 ⇒ BAA−1 = 0 ⇒ B = 0 ⇒ AB = 0 ce qui est absurde !
Donc A n’est pas inversible .
De même, si on suppose B inversible, alors BA = 0 ⇒ B −1 BA = 0 ⇒ A = 0 ⇒ AB = 0 ce qui est
E absurde !
Donc B n’est pas inversible .

M. Parent 520 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

2. (AB)2 = ABAB = A(BA)B = A × 0 × B = 0


! ! !
0 0 1 0 0 0
3. Par exemple : A = et B = donnent BA = 0 et AB =
1 1 1 0 2 0

Solution exercice 9.13.




 λ1 xn = y1


 λ2 xn−1 = y2 1
1. AX = Y ⇔ .. ⇔ ∀k ∈ [[1 ; n]] , xk = yn−k+1

 . λn−k+1


 λn x1 = yn

2. L’équation AX = Y admet, quelque soit Y , une unique solution donc A est inversible .
 1 
0 ··· 0 λn
 . . 

 .. .. 1
0 

Et AX = Y ⇔ X = A−1 Y donc : A−1 = .
λn−1
. .. 
.. ..
 
0 . 
1
λ1 0 ··· 0

Solution exercice 9.14.


Supposons A non inversible.  
x1
 
 x2 
Alors, il existe (au moins) une matrice colonne X =  
 ..  ∈ Mn,1 (R) non nulle telle AX = 0.
 . 
xn
n
X X
Or : AX = 0 ⇔ ∀k ∈ [[1 ; n]] , akj xj = 0 ⇔ ∀k ∈ [[1 ; n]] , akj xj = −akk xk
j=1 j∈[[1 ;n]]
j6=k
Prenons alors k0 tel que |xk0 | = max |xj |, de sorte que : ∀j ∈ [[1 ; n]] , |xj | 6 |xk0 |
16j6n

X X X
On a : |−ak0 k0 xk0 | = |ak0 k0 | |xk0 | = ak0 j xj 6 |ak0 j | |xj | 6 |ak0 j | |xk0 |
j∈[[1 ;n]] j∈[[1 ;n]] j∈[[1 ;n]]
j6=k0 j6=k0 j6=k0
Puisque X X 6= 0, |xk0 | =6 0 donc, en simplifiant dans la relation précédente par |xk0 | on obtient :
|ak0 k0 | 6 |ak0 j |
j∈[[1 ;n]]
j6=k0
ce qui contredit l’hypothèse faite sur A.
Conclusion : A est inversible

E
M. Parent 521 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

E
M. Parent 522 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 10 : Espaces probabilisés finis

Solution exercice 10.1.


On peut construire l’arbre suivant :
0, 4
C
0, 8 E
0, 6 C

0, 9
C
0, 2 E
0, 1 C
Dans lequel on a posé les évènements E : « l’arc va à l’élève » et C : « la flèche touche la cible ».
PE (C)P(E) 0, 8 × 0, 4 16
On demande PC (E) = = = = 0, 64 (Formule de
PE (C)P(E) + PE (C)P(E) 0, 8 × 0, 4 + 0, 2 × 0, 9 25
Bayes)

Solution exercice 10.2.

10 6 4
1. (a) La probabilité d’avoir blanc puis rouge puis noire est × × et il y a 3! façons d’avoir 1
20 20 20
1 3 1 9
blanche, 1 rouge et 1 noire (sans tenir compte de l’ordre). Donc pa = 3! × × × =
2 10 5 50
(b) pb = P(« Que des blanches ») + P(« Que des rouges ») + P(« Que des noires »)
 3  3  3
1 3 1
Donc : pb = + + .
2 10 5

(c) pc = 1 − pa − pb

10 6 4
1 1 1 4
2. (a) p′a = 20 =
3
19
10 6 4
3 3 3
(b) p′b = 20 + 20 + 20 .
3 3 3

(c) p′c = 1 − p′a − p′b

Solution exercice 10.3.

1. L’évènement contraire est : « n’avoir que deux couleurs ou n’avoir qu’une seule couleur ».
 n
1
• La probabilité d’avoir un tirage unicolore est : 3 ×
3
(Que des blanches, que des vertes ou que des rouges)
 n  n 
2 1
• La probabilité d’avoir un tirage bicolore est : 3 × −2×
3 3
(Blanches ou vertes mais pas que des blanches ou que des vertes, rouges ou vertes mais pas que
des rouges ou que des vertes, rouges ou blanches mais pas que des blanches ou que des rouges)

2n − 1
On en déduit que p = 1 − .
3n−1

2. Peu importe la couleur des n − 1 premières boules, la seule contrainte est que la dernière boule soit de
1
E
la même couleur que la première, d’où p = .
3

M. Parent 523 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 10.4.


8×9
La somme totale des numéros dans l’urne (au départ) est : = 36. On cherche donc la probabilité pour
2
que la somme des points obtenus soit supérieure ou égale à 18. Seuls 7 tirages réalisent ceci :
3 2 1 1
{8, 7, 6} , {8, 7, 5} , {8, 7, 4} , {8, 7, 3} , {8, 6, 5} , {8, 6, 4} , {7, 6, 5}, chacun étant de probabilité : × × =
8 7 6 56
1 1
Ainsi p = 7 × = .
56 8

Solution exercice 10.5.


L’évènement contraire est : « les 38 étudiants sont nés à des dates différentes ».
365 364 328
La probabilité de cet évènement est q = × × ··· × (avec la FPC)
365 365 365
(il y a 38 fractions donc le dernier numérateur est 365 − 38 + 1).
365 364 328
On en déduit que la probabilité cherchée est p = 1 − × × ··· × .
365 365 365
Remarque : Numériquement, on trouve p ≈ 0,864 067 8 c’est à dire plus de 86% de chances que deux
étudiants aient leur anniversaire le même jour dans l’année !

Solution exercice 10.6.


La probabilité de l’évènement contraire (être entré en seconde année par admission parallèle) se calcule avec
la formule du Crible : q = P(M ∪E∪D) = P(M )+P(E)+P(D)−P(M ∩E)−P(M ∩D)−P(E∩D)+P(M ∩E∩D).
Ce qui donne q = 0, 19 + 0, 23 + 0, 10 − 0, 10 − 0, 05 − 0, 02 + 0 = 0, 35.
La probabilité cherchée est donc p = 1 − q = 0, 65 .

Solution exercice 10.7.

1. C’est la somme des probabilités pk que les deux joueurs obtiennent tous les deux k fois « Pile » pour
k variant de 0 à n. Or, par indépendance des lancers entre les joueurs 1 et 2, on peut écrire :
∀k ∈ [[0 ; n]] , pk = P(« un joueur obtient k fois Pile »)2 !    ! 
n 1 k 1 n−k n 1 n
Enfin, la probabilité d’obtenir k fois « Pile » en n lancers est : = .
k 2 2 k 2
n
" !   #2 n
!2 !
n
X n 1 1 X n 1 2n
Ainsi la probabilité cherchée est p = = n = n (en utilisant la
k=0
k 2 4 k=0 k 4 n
relation de Vandermonde)

2. Notons p′ la probabilité que le joueur 1 gagne. Pour des raisons évidentes de symétrie, p′ = P(« 2 gagne »)
1−p
et P(« 1 gagne ») + P(« 2 gagne ») + P(« 1 et 2 ex æquo ») = 1. Donc 2p′ + p = 1 ⇔ p′ =
2

Solution exercice 10.8.

6 5 4 3 2 1 6!
• p6 = × × × × × = 6
6 6 6 6 6 6 6
• Pour le cas général n > 6, considérons l’évènement contraire E : « l’un au moins des chiffres n’apparaît
pas ».
Posons donc, pour tout k ∈ [[1 ; 6]] , Ak l’évènement : « le chiffre k n’apparaît pas ».
On a :
 n
5
– ∀k ∈ [[1 ; 6]] , P(Ak ) = (5 choix possibles sur 6 à chaque lancer que le numéro k n’apparaisse
6
pas)
 n
4
– ∀(k, j) ∈ [[1 ; 6]]2 , j 6= k, P(Ak ∩ Aj ) = (4 choix possibles sur 6 à chaque lancer que les
E numéros k et j n’apparaissent pas)
6

– etc.

M. Parent 524 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
6
!
[
Alors P(E) = q = P Ak . Par la formule du Crible on a alors :
k=1 !
6
X X 6
\
q = P(Ak ) − P(Ak ∩ Ai ) + . . . − P Ak
k=1! 16k<i66
! ! k=1 !
6 6 6 6
= P(A1 ) − P(A1 ∩ A2 ) + P(A1 ∩ A2 ∩ A3 ) − P(A1 ∩ A2 ∩ A3 ∩ A4 )
1! 2 3 4
6
+ P(A1 · · · A5 ) − 0
5! !
6
pour le nombre de choix des a chiffres qui n’apparaissent pas, pour a ∈ {1, . . . , 5}
a   n  n  n  n
5 n 4 3 2 1
=6 − 15 + 20 − 15 +6
6 6 6 6 6

Solution exercice 10.9.


Non !
En effet, notons pk la probabilité que le k-ième acheteur prenne un carton avarié.
n 1
• p1 = = .
3n 3

n n−1 2n n 1
• p2 = × + × = (FPT, selon que le premier acheteur a pris un carton avarié
3n 3n − 1 3n 3n − 1 3
ou pas)
• De manière générale, le SCE est formé des évènements Aj : « j cartons avariés ont été pris par les
n 2n 
j k−1−j
k − 1 acheteurs précédents », dont la probabilité est : 3n  .
k−1
On a donc, avec
 la FPT
 : ! !
X nj
k−1 2n
k−1−j n−j 1 k−1
X n 2n
pk = 3n  × = 3n  (n − j)
j=0 k−1
3n − (k − 1) (3n − (k − 1)) k−1 j=0
j k−1−j
k−1
! ! k−1
! !
1 X n−1 2n n X n−1 2n
=  n = 
3n 3n−1
k−1 j=0
j k−1−j 3n 3n−1
k−1 j=0
j k−1−j
!
1 3n − 1
= 3n−1 (Vandermonde)
3 k−1 k−1
1
=
3

Solution exercice 10.10.


1. (a) Cela revient à choisir 2 paires de chaussettes parmi les 10 possibles, puis dans chaque paire, on
tire 2 chaussettes parmi les 2 disponibles.
10 2 2
3
D’où p1 = 2 202 2 = ≈ 0, 0093.
4
323
(b) En considérant l’évènement contraire qui est : « n’avoir aucune paire », il faut, pour le réaliser,
choisir 4 paires de chaussettes distinctes, puis, pour chaque paire, tirer une chaussette parmi les
2 possibles, donc :
10 2 2 2 2
99
p2 = 1 − 4 1 201 1 1 = ≈ 0, 3065.
4
323
96
(c) C’est simplement p3 = p2 − p1 = ≈ 0, 2972.
323
10 2
1
2. Si l’on ne tire que 2 chaussettes, la probabilité d’avoir une paire est q = 1 2
20
2
=
19
≈ 0, 0526.
E
Comme q < p2 , il vaut mieux tirer quatre chaussettes si l’on cherche à avoir au moins une paire .

M. Parent 525 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 10.11.


Dans les deux cas, nous allons chercher la probabilité de l’évènement contraire : « n’avoir aucun billet
gagnant parmi les 10 achetés » (en sachant que 100 − k billets ne sont pas gagnants chaque semaine)
100−k
10 100 − k 99 − k 91 − k
• Pour Mme A. : pA = 1 − 100 =1− × × ··· ×
10
100 99 91
 10
100 − k
• Pour Mme B. : pB = 1 −
100
99 − k 100 − k −k 99 − k 100 − k
Or − = < 0 donc < . Il en va de même pour les autres fractions, ce
99 100 9900 99 100
qui fait (en faisant les produits membre à membre, les termes étant tous positifs) que :
 
100 − k 99 − k 91 − k 100 − k 10
× × ··· × <
100 99 91 100
Par suite, pA > pB : Mme A. a plus de chance de gagner que Mme B.

Solution exercice 10.12.


1. Tout se passe comme si, à chaque lancer d’une boule, il fallait atteindre la boîte no 1 ou la boîte no 2.
 p
2
Ainsi p1 = .
n
2. On peut modéliser le résultat comme un 2n-uplet contenant tous les numéros de 1 à n, chacun étant
répété exactement 2 fois. Comme pour les anagrammes, il y a (2n)! permutations possibles de ces (2n)
(2n)!
éléments, et comme chaque élément est répété deux fois, il faut diviser n fois par 2!, donc il y a :
(2!)n
(2n)!
(2!)n (2n)!
2n-uplets de ce type. Comme tous ces n-uplets sont équiprobables, on obtient : p2 = = .
n2n (2n2 )n

Solution exercice 10.13.


1. Cela signifie que le résultat de l’expérience est un n-uplet de la forme Ek = (P, P, . . . , P, F, F, . . . , F )
contenant k fois P puis n − k fois F : un F ne pouvant pas être suivi d’un P (où P (resp. F ) signifie
avoir « Pile » (resp. « Face »)), k pouvant prendre toute valeur entière comprise entre 0 et n. Or,
∀k ∈ [[0 ; n]] , P(Ek ) = pk q n−k (avecq = 1 − p) donc la probabilité cherchée est :
 n+1
 p (
n
X n 
X k 
 1− q q n+1 −pn+1
k n−k n p qn si p 6= q si p 6= q
p1 = p q =q = 1− p = n+1
q−p
1
k=0 k=0
q 

 q
2n si p = q = 2
1
(n + 1)q n si p = q = 2
!
n
2. Le nombre de n-uplets contenant k fois P et n − k fois F est : et la probabilité de chacun de ces
k
!
n k n−k
n-uplets est : pk q n−k donc p2 = p q .
k

Solution exercice 10.14.


Notons pour commencer que la probabilité cherchée est égale à 2 fois celle que les tomes 1 et 2 soient côte
à côte dans cet ordre.
• Il y a n! façons différentes de ranger les n tomes aléatoirement (nombre de cas possibles)
• Pour déterminer le nombre de cas favorables, on peut imaginer que les deux tomes en question sont
collés (dans l’ordre 1 puis 2), ce qui forme un « maxi-tome ». Tout se passe alors comme si nous avions
(n − 1) livres à placer aléatoirement : il y a (n − 1)! façons de le faire.
(n − 1)! 1
Ainsi, la probabilité probabilité pour que les deux tomes soient côte à côte dans cet ordre est de =
E .
2
n! n

On en conclut que la probabilité cherchée est p =


n

M. Parent 526 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 10.15.

1. Réussir au k-ième essai sous entend (k − 1) échecs précédemment donc :

n−1 n−2 n−k+1 1 1


pk = × × ··· × × =
n n−1 n−k+2 n−k+1 n

 k−1
n−1 1
2. Comme il y remise à chaque fois, on a ici : pk = ×
n n

Solution exercice 10.16.


La probabilité cherchée est égale à 2 fois la probabilité que la poche droite se retrouve vide tandis que la
gauche contiendra alors x bonbons.
Pour vider la poche droite et!qu’il reste x bonbons dans la gauche, cela signifie que l’on a effectué!N tirages à
 N  N −x !
1 1 2N − x
droite probabilité : et (N − x) à gauche probabilité : . Et il y a (2N − x)-
2 2 N
uplets contenant N poches droites et N − x poches gauches. 
1
Puis, au dernier tirage, on pioche une dernière fois à droite probabilité : et l’on se rend alors compte
2
que la poche est vide. ! !
2N − x 1 1 1 2N − x 1
Au final, la probabilité de vider la poche droite est de : =
N 2 2
N N −x 2 N 2 −x+1
2N
!
2N − x 1
La probabilité cherchée est donc p =
N 2 −x
2N

Solution exercice 10.17.


Notons Fn l’évènement : « il fume le n-ième jour » et pn la probabilité de Fn .
0, 1 Fn+1
pn Fn
0, 9 Fn+1

0, 7 Fn+1
1 − pn Fn
0, 3 Fn+1
 
D’après la FPT pour le SCE Fn , Fn on a : ∀n ∈ N∗ , pn+1 = 0, 1pn + 0, 7(1 − pn ) = 0, 7 − 0, 6pn
(pn ) est une suite arithmético-géométrique.  
7 7
La méthode générale amène : ∀n ∈ N∗ , pn = + p1 − (−0, 6)n−1 .
16 16
 
9 7
La probabilité cherchée est alors : qn = 1 − pn = − p1 − (−0, 6)n−1 .
16 16

Solution exercice 10.18.


Notons Jn l’évènement : « l’information est juste le n-ième jour » et pn la probabilité de Jn .
4
5 Jn+1
pn Jn
1 Jn+1
5
1
Jn+1
E
5

1 − pn Jn
4 Jn+1
5

M. Parent 527 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
  4 1 3 1
D’après la FPT pour le SCE Jn , Jn on a : ∀n ∈ N, pn+1 = pn + (1 − pn ) = pn +
5 5 5 5
(pn ) est une suite arithmético-géométrique. La méthode générale amène (en prenant p0 = 1 puisque l’infor-
 
1 1 3 n
mation est supposée juste au départ) : ∀n ∈ N, pn = + .
2 2 5

Solution exercice 10.19.


Avec les données de l’énoncé on peut construire l’arbre suivant :
2
3 B
DA
1
3 1 N
3
1
1 2 B
3
DB
1 N
2
1
1 3 B
3
DC
2 N
3

où B signifie obtenir une face blanche, N obtenir une face noire, DA (resp. DB , DC ) signifie lancer le dé A
(resp. B, C)

1. En posant N1 (resp. N2 ) obtenir noir au premier (resp. second) lancer, et avec la FPT et le SCE
(DA , DB , DC ), on a :
1 1 1 1 1 2 1
• P(N1 ) = × + × + × =
3 3 3 2 3 3 2
1 1 1 1 1 2 1
• P(N2 ) = × 1 × + × 1 × + × 1 × = (cf : le résultat du premier lancer n’importe pas)
3 3 3 2 3 3 2
1 1 1 1 1 1 1 2 2 29
• P(N1 ∩ N2 ) = × × + × × + × × =
3 3 3 3 2 2 3 3 3 108
P(N1 ∩ N2 ) 6= P(N1 )P(N2 ) donc les évènements ne sont pas indépendants .

2. Toujours avec la FPT et le SCE (DA , DB , DC ), on obtient (par indépendance des lancers successifs du
dé sélectionné) :
     
1 1 n 1 1 n 1 2 n
p2 = + +
3 3 3 2 3 3

3. Avec la formule de Bayes on obtient :


 n  n
1 2 2
PC (n fois N )P(C) 3 3 3 4n
p3 = P[n fois N ] (C) = = =  n  n  n =
P(n fois N ) p2 1
+ 1
+ 2 2n + 3n + 4n
3 2 3

Solution exercice 10.20.


On a le tableau suivant donnant la somme des points des deux dés :
dé no 2
1 2 3 4 5 6
dé no 1
1 2 3 4 5 6 7
2 3 4 5 6 7 8
3 4 5 6 7 8 9

E 4
5
5
6
6
7
7
8
8
9
9
10
10
11
6 7 8 9 10 11 12

M. Parent 528 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
21
La probabilité que la somme des points soit inférieure ou égale à 7 est donc p = , ce qui permet de
36
construire l’arbre suivant :
3
8 B
21
36 UA
5 R
8
7
12 B
15 UB
36
5 R
12
où l’on a noté UA (resp. UB ) l’évènement tirer dans l’urne A (resp. B), B (resp. R) tirer une boule blanche
(resp. rouge)
!    ! 2  2
2 2
21 4 3 5 15 4 7 5
1. En utilisant la FPT et le SCE (UA , UB ), p1 = + .
36 2 8 8 36 2 12 12
!
4
( dénombre le nombre de 4-uplets contenants deux fois la lettre B et deux fois la lettre R)
2
 4  4
21 5 15 5
2. De la même manière, p2 = + .
36 8 36 12

3. Avec la formule de Bayes on obtient :


 4
15 5
PUB (4 fois R)P(UB ) 36 12 5 × 24
p3 = P[4 fois R] (UB ) = =  4  4 =
p2 21 5
+ 15 5 7 × 34 + 5 × 24
36 8 36 12

4. Notons x = P(UB ) la probabilité de tirer dans l’urne B. La probabilité précédente devient :


 4
5
x 12
p′3 =  4  4
5 5
(1 − x) 8 +x 12

1
On cherche alors x (dans un premier temps) tel que p′3 > :
2
 4  4 " 4  4 #  4
1 5 5 5 5 5
p′3 > ⇔ x > (1 − x) ⇔x + >
2 12 8 12 8 8
 4
5
8 34 81
⇔ x >  4  4 ⇔ x > =
5
+ 5 3 +2
4 4 97
12 8

81 30
Or > .
97 36
6
Ainsi, on doit avoir 1 − x = P(UA ) < ce qui impose une somme inférieure ou égale à 3 .
36

Solution exercice 10.21.

1
1. • PV1 (E) = (sachant que la voiture est derrière la porte no 1, porte que le candidat a choisi,
2
l’animateur pouvait ouvrir les portes 2 ou 3 de manière équiprobable)
• PV2 (E) = 1 (sachant que la voiture est derrière la porte no 2, le candidat ayant choisi la porte
1, l’animateur ne pouvait ouvrir que la no 3) E
• PV3 (E) = 0 (l’animateur ne peut ouvrir la porte derrière laquelle se trouve la voitire !)

M. Parent 529 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
1
2. La FPT avec le SCE (V1 , V2 , V3 ) donne (puisque P (V1 ) = P (V2 ) = P (V3 ) = ) :
3
1
P (E) = PV1 (E)P (V1 ) + PV2 (E)P (V2 ) + PV3 (E)P (V3 ) = . Puis, avec la formule de Bayes :
2
PV1 (E)P (V1 ) 1/6 1
• PE (V1 ) = = =
P (E) 1/2 3
PV2 (E)P (V2 ) 1/3 2
• PE (V2 ) = = =
P (E) 1/2 3
3. Le candidat a donc tout intérêt à changer pour la porte no 2 (il a deux fois plus de chances de gagner !)

E
M. Parent 530 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 11 : Polynômes
Solution exercice 11.1.
2x3 −5x2 −3x +4 x −2

2x3 −4x2 2x2 −x −5
−x2 −3x +4

1.
−x2 +2x
−5x +4

−5x +10
−6
Donc le quotient est Q : x 7→ 2x2 − x − 5 et le reste est R = −6

2. De même, en écrivant la division euclidienne on obtient : Q : x 7→ 2x − 1 et R : x 7→ x + 1

3. On trouve Q : x 7→ x + 1 et R : x 7→ 3x2 − 2x + 9

4. • Pour n = 0, A : x 7→ 1 donc A : x 7→ (x − α) × 0 + 1.
Le reste est donc R = 1 et le quotient : Q = 0
n!
• Pour n > 1 on a : ∀k ∈ [[0 ; n]] , A(k) : x 7→ xn−k (récurrence immédiate)
(n − k)!
Donc, la formule de Taylor appliquée à A en α donne :
n n n
X n!αn−k X n!αn−k X n!αn−k
A : x 7→ (x − α)k = αn + (x − α)k = αn + (x − α) (x −
k=0
(n − k)!k! k=1
(n − k)!k! k=1
(n − k)!k!
α)k−1
n
X n!αn−k
Le reste est donc R = αn et le quotient : Q : x 7→ (x − α)k−1
k=1
(n − k)!k!

Solution exercice 11.2.


n!
1. A′ : x 7→ nxn−1 − 4 et : ∀k ∈ [[2 ; n]] , A(k) : x 7→ xn−k
(n − k)!
La formule de Taylor appliquée à A en 1 donne alors, pour tout x ∈ R :
n
X Xn
n! n!
A(x) = A(1) + A′ (1)(x − 1) + (x − 1)k = −2 + (n − 4)(x − 1) + (x − 1)k
k=2
k!(n − k)! k=2
k!(n − k)!
n
X n!
= (n − 4)x + (2 − n) + (x − 1)2 (x − 1)k−2
k=2
k!(n − k)!
n
X n!
Ainsi le reste est R : x 7→ (n − 4)x + (2 − n) (et le quotient : Q : x 7→ (x − 1)k−2 )
k=2
k!(n − k)!

2. B est de degré 2 (et A de degré au moins 3 puisque n > 2) donc R est de degré au plus 1.
Ainsi, ∃(a, b) ∈ R, R : x 7→ ax + b
En évaluant l’égalité A = BQ + R (∗) en x = 1 il vient alors A(1) = 0 = a + b
De plus, 1 est racine double de B (donc B(1) = B ′ (1) = 0)
En dérivant (∗) (ce qui donne A′ = B ′ Q + BQ′ + R′ ), puis en évaluant en x = 1 on obtient :
A′ (1) = 1 = R′ (1) = a E
On en déduit que a = 1 et b = −1 d’où finalement : le reste est R : x 7→ x − 1

M. Parent 531 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

3. B est de degré 2 (et A de degré au moins 2 puisque n > 2) donc R est de degré au plus 1.
Ainsi, ∃(a, b) ∈ R, R : x 7→ ax + b.
Les racines de B sont ±1 ; on évalue donc l’égalité A = BQ + R en ±1, ce qui amène :

A(1) = (cos t + sin t)n = a + b et A(−1) = (sin t − cos t)n = −a + b


(
1
b = ((cos t + sin t)n + (sin t − cos t)n )
On en déduit : 2
1
a = 2 ((cos t + sin t)n − (sin t − cos t)n )
1
D’où R : x 7→ 2 ((cos t + sin t)n − (sin t − cos t)n ) x + 21 ((cos t + sin t)n + (sin t − cos t)n )

Solution exercice 11.3.

1. A1 : x 7→ (x3 − x) − 2(x2 − 1) = x(x2 − 1) − 2(x2 − 1) = (x2 − 1)(x − 2) = (x − 1)(x + 1)(x − 2)

2. A2 : x 7→ (x3 )2 − 7(x3 ) − 8.
Comme les racines de X 2 − 7X − 8 sont −1 et 8 on en déduit que :
A2 : x 7→ (x3 + 1)(x3 − 8) = (x + 1)(x2 − x + 1)(x − 2)(x2 + 2x + 4)
Enfin les trinômes x2 − x + 1 et x2 + 2x + 4 sont irréductibles dans R[x] (discriminants respectifs −3
et −12) donc on a finalement :
Dans R[x], A2 : x 7→ (x3 + 1)(x3 − 8) = (x + 1)(x2 − x + 1)(x − 2)(x2 + 2x + 4)

Solution exercice 11.4.

1. (a) On trouve Q : x 7→ 2x + 1 et R = 0

(b) On trouve Q : x 7→ 3x2 + 2x + 1 et R = 0

2. (a) B divise An si et seulement si 1 est racine double de A soit si et seulement si An (1) = 0 et


A′n (1) = 0, ce qui amène le système suivant :
( (
a +b +1 = 0 a =n

(n + 1)a +nb =0 b = −n − 1

n−1
X
(b) Compte tenu des calculs faits au 1., démontrons que Q : x 7→ (k + 1)xk .
k=0
Pour tout x ∈ R on a :
n−1
X n−1
X n−1
X n−1
X
B(x)Q(x) = (x2 − 2x + 1) (k + 1)xk = (k + 1)xk+2 − 2(k + 1)xk+1 + (k + 1)xk
k=0 k=0 k=0 k=0
n+1
X Xn n−1
X
= (k − 1)xk − 2kxk + (k + 1)xk
k=2 k=1 k=0
n−1
X  
= (k − 1 − 2k + k + 1)xk + (n − 1)xn + nxn+1 − (2x + 2nxn ) + (1 + 2x)
k=2
n+1
= nx − (n + 1)xn + 1 = An (x)

n−1
X
Ainsi on bien démontré, par unicité du quotient dans la division euclidienne, que Q : x 7→ (k + 1)xk

E k=0

Solution exercice 11.5.

M. Parent 532 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

• Pour tout x ∈ R on a :

Pn (x) = (1 + x)(1 − xn ) + (2 − n)xn − n2 xn (1 − x) + n − 2


= −xn+1 − xn + x + 1 + (2 − n)xn − n2 xn + n2 xn+1 + n − 2
= (n2 − 1)xn+1 + (1 − n − n2 )xn + x + n − 1

• Pn (1) = n2 − 1 + 1 − n − n2 + 1 + n − 1 = 0 donc 1 est racine d’ordre au moins 1 de Pn .


Et Pn′ : x 7→ (n2 − 1)(n + 1)xn + n(1 − n − n2 )xn−1 + 1
Donc Pn′ (1) = n3 + n2 − n − 1 + n − n2 − n3 + 1 = 0 ce qui prouve que 1 est racine d’ordre au moins
2 de Pn
Enfin Pn′′ : x 7→ n(n2 − 1)(n + 1)xn−1 + n(n − 1)(1 − n − n2 )xn−2
Donc Pn′′ (1) = n3 + n2 − 2n = n(n2 + n − 2) = n(n − 1)(n + 2) > 0 (puisque n > 2)
Donc, finalement, 1 est racine d’ordre exactement 2 pour Pn

Solution exercice 11.6.

1. En écrivant la division euclidienne de x 7→ x4 − 4x3 + ax2 − 4x + b par x 7→ x2 − 4x + 5 on trouve


Q : x 7→ x2 + (a − 5) et R : x 7→ 4(a − 6)x + (b − 5a + 25).
Ainsi x 7→ x2 − 4x + 5 divise x 7→ x4 − 4x3 + ax2 − 4x + b si et seulement R = 0, soit si et seulement
si a = 6 et b = 5

2. Les racines de B sont 1 et 2.


Or P (1) = 0 et P (2) = 2n − 2 × 2n−1 − 2 + 2 = 0 donc 1 et 2 sont racines de P .
Par suite, B divise P

3. P (1) = 1 − 2 − 2 + 3 = 0 donc 1 est racine d’ordre au moins 1 de P .


Et P ′ : x 7→ 2nx2n−1 − 2(n − 1)xn−2 − 2 donc P ′ (1) = 0 donc 1 est racine d’ordre au moins 2 de P .
Il s’en suit que x 7→ (x − 1)2 divise P

4. En écrivant la division euclidienne on trouve Q : x 7→ x6 − x4 + x2 − 3 et R = 0 ce qui prouve que B


divise A.

Solution exercice 11.7.

• Pour P0 le problème ne se pose pas !

• P1 : x 7→ 1 + x (−1 est la seule racine de P1 )


 
x(x + 1) x (x + 1)(x + 2)
• P2 : x 7→ 1 + x + = (1 + x) 1 + = (les racines de P2 sont −1 et −2)
2 2 2
Démontrons alors, par récurrence, que les racines de Pn sont −1, −2, . . . , −n, pour tout entier naturel
non nul n.
1
Puisque Pn est non nul et de degré n (coefficient dominant ), ces n racines ne peuvent alors être que
n!
des racines simples et Pn n’admet pas d’autre racine.
n
1 Y
Ainsi la proposition précédente est équivalente à : « Pn : x 7→ (x + k) »
n! k=1

• Initialisation : On a P1 : x 7→ 1 + x, la proposition est vraie au rang n = 1.

• Hérédité : Soit n > 1 tel que Pn : x 7→


1 Y n
(x + k).
E
n! k=1

M. Parent 533 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Alors, pour tout x ∈ R :


n n n
" #
1 Y n+1 Y 1 Y
Pn+1 (x) = Pn (x) + (x + j) = (x + k) + x (x + k)
(n + 1)! j=0 (n + 1)! k=1 (n + 1)! k=1
n n+1
1 Y 1 Y
= (x + k) [(n + 1) + x] = (x + k)
(n + 1)! k=1 (n + 1)! k=1

Ce qui prouve l’hérédité.

• Conclusion : La proposition est initialisée à n = 1 et héréditaire, elle est donc vraie pour tout entier
naturel non nul n.

n
1 Y
∀n > 1, Pn : x 7→ (x + k)
n! k=1

Remarque : Soit m ∈ [[1 ; n]].


n
X 1 k−1
Y m
X 1 k−1
Y m
X (−1)k k−1
Y m
X (−1)k m
Y
Pn (−m) = 1+ (−m+j) = 1+ (−m+j) = 1+ (m−j) = 1+ i
k=1
k! j=0 k=1
k! j=0 k=1
k! j=0 k=1
k! i=m−k+1

(cf : pour k > m + 1 le produit contient le facteur (x + m) qui s’annule en −m)


Donc :
m m m
! !
X (−1)k m! X m X m
Pn (−m) = 1 + =1+ (−1)k = (−1)k 1m−k = (−1 + 1)m = 0
k=1
k! (m − k)! k=1
k k=0
k

Solution exercice 11.8.

1. P2 : x 7→ 2xP1 (x) − P0 (x) = 2x2 − 1 .

P3 : x 7→ 2xP2 (x) − P1 (x) = 4x3 − 3x .

P4 : x 7→ 2xP3 (x) − P2 (x) = 8x4 − 8x2 + 1 .

2. Posons, pour tout n ∈ N∗ , Q(n) la proposition : « Pn est de degré n et de coefficient dominant 2n−1 »,
et démontrons Q(n) par récurrence (à deux rangs) :

• Initialisation
P1 est bien de degré 1 et son coefficient dominant est 1 = 20 donc Q(1) est vérifiée.
P2 est bien de degré 2 et son coefficient dominant est 2 = 21 donc Q(2) est vérifiée.
• Hérédité : Soit n > 1 tel que Q(n) et Q(n + 1) soient vraies.
Alors, le terme dominant de x 7→ 2xPn+1 est 2 × 1 × 2n xn+2 et celui de Pn est 2n−1 xn donc, par
somme, le terme dominant de Pn+2 est x 7→ 2n+1 xn+2 , ce qui prouve que Pn+2 est de degré n + 2
et de coefficient dominant 2n+1 : l’hérédité est assurée.
• Conclusion : la proposition est initialisée à n = 1 et n = 2 et héréditaire ; elle est donc vraie pour
tout n > 1.

Ainsi, Pour tout n > 1, Pn est de degré n et de coefficient dominant 2n−1

3. On démontre sans difficulté, là encore par récurrence à deux rangs, que :


(
si n est pair alors Pn est paire
si n est impair alors Pn est impaire
E
4. Par récurrence à deux rangs...pour tout x ∈ R :

M. Parent 534 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

• Initialisation
P0 (cos x) = 1 = cos(0) donc la proposition est vraie pour n = 0.
P1 (cos x) = cos x donc la proposition est vraie pour n = 1.
• Hérédité : Soit n > 0 tel que Pn (cos(x)) = cos(nx) et Pn+1 (cos(x)) = cos((n + 1)x) soient vraies.
Pn+2 (cos x) = 2 cos x cos((n + 1)x) − cos(nx) = 2 cos x (cos x cos(nx) − sin x sin(nx)) − cos(nx)
 
= cos(nx) 2 cos2 x − 1 − 2 sin x cos x sin(nx) = cos(nx) cos(2x) − sin(2x) sin(nx)
= cos((n + 2)x)
Ce qui démontre l’hérédité.
• Conclusion : la proposition est initialisée à n = 0 et n = 1 et héréditaire ; elle est donc vraie pour
tout n > 0.
Ainsi, ∀n ∈ N, ∀x ∈ R, Pn (cos(x)) = cos(nx)

π (2k + 1)π
5. Soit n > 1. Pn (cos x) = 0 ⇔ cos(nx) = 0 ⇔ nx = + kπ ⇔ x = (où k ∈ Z)
2 2n
 
(2k + 1)π
Ainsi, Pn s’annule en tous les cos , k ∈ Z.
2n
 
(2k + 1)π
Par 2π-périodicité et parité de cos, les racines sont donc tous les cos , k ∈ [[0 ; n − 1]].
2n
Nous avons déterminé n racines distinctes de Pn , qui est de degré n : nous les avons toutes !
   
(2k + 1)π
Conclusion, les racines de Pn (pour n > 1) sont : cos k ∈ [[0 ; n − 1]]
2n

Y
n−1 
(2k + 1)π

Et il s’en suit que : ∀n > 1, Pn : x 7→ 2n−1 x − cos
k=0
2n

Solution exercice 11.9.


1. ∀k ∈ Z, P (kπ) = P (sin(kπ)) = P (0) = 0 donc P admet une infinité de racines (tous les kπ pour k
entier).
On en conclut que P = 0
2. Une récurrence immédiate prouve que : ∀k ∈ Z, ∀x ∈ R, P (x + k) = P (x)
En particulier, ∀k ∈ Z, P (k) = P (0)
Posons alors Q : x 7→ P (x) − P (0).
∀k ∈ Z, Q(k) = P (k) − P (0) = 0 donc Q admet une infinité de racines et on peut conclure qu’il est
donc le polynôme nul.
Ce qui signifie que P est le polynôme constant (égal à P (0))

Solution exercice 11.10.


n
xn X
1. x 7→ étant de degré n, P (si il existe) est de degré n. Notons alors P : x 7→ ak xk .
n! k=0
On a, pour tout x ∈ R :
n n
xn X X xn
P (x) − P ′ (x) = ⇔ ak xk − kak xk−1 =
n! k=0 k=1
n!
n n−1
X X xn
⇔ ak xk − (k + 1)ak+1 xk =
k=0 k=0
n!
n−1
X xn
⇔ [ak − (k + 1)ak+1 ] xk + an xn =
k=0
n!


(
an = n!1
E
∀k ∈ [[0 ; n − 1]] , ak = (k + 1)ak+1

M. Parent 535 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Une récurrence immédiate (finie, sur k décroissant de n à 0) permet alors de démontrer que :
1
∀k ∈ [[1 ; n]] , ak =
k!
n
xn X xk
Ainsi il existe une unique fonction polynôme P telle que ∀x ∈ R, P (x) − P ′ (x) = , c’est P : x 7→
n! k=0
k!

2. Prenons α une racine de P . α 6= 0 car P (0) = 1 6= 0.


αn αn
Et alors : P (α) − P ′ (α) = ⇒ P ′ (α) = − 6= 0
n! n!
α n’est donc pas racine de P ′ .
Ainsi, P n’admet aucune racine multiple

E
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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 12 : Limite et continuité de fonctions


Solution exercice 12.1.
cos(x2 ) ln(2x)
x2
+ x2
− x
1. ∀x > 0, f1 (x) = sin x 1
3+ x2
−x
Or :
cos(x2 ) 1 cos(x2 ) 1
• lim 2
= 0 (par encadrement, car : − 2 6 6 2)
x→+∞ x x x2 x
ln(2x)
• lim = 0 (par croissances comparées)
x→+∞ x2
• lim −x = −∞
x→+∞
sin x
• lim = 0 (par encadrement)
x2
x→+∞
1
• lim =0
x→+∞ x

Par somme et quotient, on en déduit que : lim f1 (x) = −∞


x→+∞
       
1 1 1 1
exp x3
ln a − exp x4
ln a exp x3
ln a − 1 1 exp x4
ln a − 1
2. ∀x > 0, f2 (x) = 1 = 1 − × 1
x3 x3
x x4
Or :
 
1
1 exp
eX ln a − e0 ln a
x3
ln a − 1
• En posant X = , on a : lim = lim = ln ae0 ln a = ln a
x3 x→+∞
x
1
3 X→0 X − 0
(nombre dérivé de la fonction X 7→ eX ln a en X = 0)
 
1
1 exp x4
ln a − 1 eX ln a − e0 ln a
• De même, en posant X = , on a : lim = lim = ln a
x4 x→+∞ 1
x4
X→0 X −0
1
• lim =0
x→+∞ x

Donc, par produit et somme, on en déduit que : lim f2 (x) = ln a


x→+∞
      
1 1 1
ln x 1 + x ln x + ln 1 + x ln 1 + x
3. ∀x > 0, f3 (x) = = =1+
ln x ln x ln x
 
  ln 1 + 1
1 x
Or : lim ln 1 + = ln 1 = 0 (par composition) donc, par quotient, lim =0
x→+∞ x x→+∞ ln x
Par suite, lim f3 (x) = 1
x→+∞

Solution exercice 12.2.


   
1 1
1. • ∀n ∈ N∗ , f1 = 0 donc lim f1 =0
nπ n→+∞ nπ
 
  sin2 2
2 (4n+1)π
• ∀n ∈ N∗ , f1 =  2 ×1
(4n + 1)π 2
(4n+1)π
sin x sin x − sin 0
Or lim = lim = sin′ (0) = cos(0) = 1
x→0 x x→0
 x −
 0

Donc lim
n→+∞

2
sin2 (4n+1)π
2 = 1
E
2
(4n+1)π

M. Parent 537 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Ainsi, f1 n’a pas de limite en 0


(sinon, pour toute suite (xn ) qui converge vers 0, on aurait lim f1 (xn ) = ℓ)
n→+∞

x ln x
2. ∀x ∈ R∗+ \ {1}, f2 (x) = xα−1 (f2 est définie sur R∗+ \ {1})
ex ln x−1

ex ln x−1 −1 eX  0
 si α − 1 > 0
Or : lim = lim = exp′ (0) = exp(0) = 1 et α−1
lim x = 1 si α − 1 = 0
x→0+ x ln x X→0 X − 0
− x→0+ 
 +∞ si α − 1 < 0
(en posant X = x ln x et car lim x ln x = 0− par croissances comparées)
x→0+

 0
 si α > 1
Ainsi, par produit, lim f2 (x) = 1 si α = 1
x→0+ 
 +∞ si α < 1

ln(1 + x) ln(1 − x)
3. lim f3 (x) = lim −
x→0 x→0 x x
En posant g(x) = ln(1 + x) et h(x) = ln(1 − x) on a alors :
g(x) − g(0) h(x) − h(0) 1 −1
lim f3 (x) = lim − = g ′ (0) − h′ (0) = − = 2
x→0 x→0 x−0 x−0 1+0 1−0
(
|x| −1 si x < 0
4. ∀x 6= 0, f4 (x) = =
x 1 si x > 0

Donc lim f4 (x) = −1 et lim f4 (x) = 1


x→0− x→0+

Solution exercice 12.3.

x2 + 1
1. • f1 : x 7→ est définie sur R \ {1}.
x−1
2
• Par division de polynômes, on a : ∀x 6= 1, f1 (x) = x + 1 + .
x−1
2
Et puisque lim = 0, on en déduit que ∆ : y = x + 1 est asymptote oblique à Cf1 en ±∞
x→±∞ x − 1
2 2
• De même, comme lim = −∞ et lim = +∞ il s’en suit, par somme, que :
x→1− x − 1 x→1+ x − 1
lim f1 (x) = −∞ et lim f1 (x) = +∞
x→1− x→1+
(D : x = 1 est asymptote verticale à Cf1 )
ln x
2. • f2 : x 7→ est définie sur R∗+ \ {1} .
x2 − 1
• lim f2 (x) = +∞ (par quotient)
x→0+
(D : x = 0 est asymptote verticale à Cf2 )
ln x − ln 1 1 1 1
• lim f2 (x) = lim × = × ln′ (1) =
x→1 x→1 x−1 x+1 2 2
1
f2 est prolongeable par continuité en 1 en posant f2 (1) =
2
ln x
• lim f2 (x) = lim = 0 (croissances comparées)
x→+∞ x→+∞ x2

E
∆ : y = 0 est asymptote horizontale à Cf2 en +∞
1 ln x
3. • f3 : x 7→ x x = e x est définie sur R∗+

M. Parent 538 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
ln x
• lim = −∞ (par quotient) donc, par composition, lim f3 (x) = 0
x→0+ x x→0+

f3 est prolongeable par continuité en 0 (à droite) en posant f3 (0) = 0


ln x
• lim = 0 (croissances comparées) donc, par composition, lim f3 (x) = 1
x→+∞ x x→+∞

(∆ : y = 1 est asymptote horizontale à Cf3 en +∞)

x2 − 1
4. • f4 : x 7→ √ est définie sur R \ {−1, 1}
3x2 + 1 − 2

(en effet : 3x2 + 1 − 2 = 0 ⇔ 3x2 + 1 = 4 ⇔ x2 = 1 ⇔ x = ±1)
• On peut noter que f4 est paire (vérification triviale), ce qui permet de concentrer les efforts sur
R+ \ {1}.
√ √
(x2 − 1)( 3x2 + 1 + 2) 3x2 + 1 + 2
• ∀x ∈
/ {−1, 1}, f4 (x) = =
3x2 + 1 − 4 3
4
On en déduit que : lim f4 (x) =
x→1 3
4
f4 est donc prolongeable par continuité en 1 en posant f4 (1) =
3
4
Et, par parité, f4 est donc prolongeable par continuité en −1 en posant f4 (−1) =
3
2 1p 2
• lim f4 (x) = + lim 3x + 1 = +∞
x→+∞ 3 x→+∞ 3 q
1 r √
f4 (x) |x| 3+ x2
+2 1 1 2 3
Puis, lim = lim = lim 3+ 2 + =
x→+∞ x x→+∞ 3x x→+∞ 3 x 3x 3
Enfin,
√ r ! 1
3 2 x 1 √ 2 x x2
lim f4 (x) − x = + lim 3+ 2 − 3 = + lim r
x→+∞ 3 3 x→+∞ 3 x 3 x→+∞ 3 1 √
3+ 2
+ 3
x
2 1 2
= + lim r ! =
3 x→+∞ 1 √ 3
3x 3+ 2
+ 3
x


3 2
Ainsi ∆1 : y = x + est asymptote oblique à Cf4 en +∞
3 3

3 2
Et, par parité, ∆2 : y = − x + est asymptote oblique à Cf4 en −∞
3 3

5. • f5 : x 7→ x + cos x est définie sur R .


• ∀x ∈ R, −1 + x 6 f5 (x) donc, par comparaison on en déduit que : lim f5 (x) = +∞
x→+∞
f5 (x) cos x
Puis, lim = lim 1 + =1
x→+∞ x x→+∞ x
Et enfin, comme cos x n’a pas de limite en +∞, il en va de même pour f5 (x) − x.
• De même, ∀x ∈ R, f5 (x) 6 x + 1 donc, par comparaison on en déduit que : lim f5 (x) = −∞
x→−∞
f5 (x) cos x
Puis, lim = lim 1 + =1
x→−∞ x x→−∞ x
Et enfin, comme cos x n’a pas de limite en −∞, il en va de même pour f5 (x) − x.
1
E
6. • f6 : x 7→ xe est définie sur
x R∗

M. Parent 539 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
1
• lim e x = e0 = 1 (par composition) donc, par produit :
x→±∞

lim f6 (x) = +∞ et lim f6 (x) = −∞


x→+∞ x→−∞

f6 (x) 1
Puis, lim = lim e x = 1
x→±∞ x x→±∞
1
ex − 1 eX − 1
Enfin, lim f6 (x) − x = lim = lim = exp′ (0) = 1
x→±∞ x→±∞ 1 X→0 X − 0
x
Ainsi : ∆ : y = x + 1 est asymptote oblique à Cf6 en ±∞
1 1
• lim = −∞ donc lim e x = 0 et, par produit, lim f6 (x) = 0
x→0− x x→0 − x→0−
1
ex eX
• lim f6 (x) = lim = lim = +∞ (croissances comparées)
x→0+ x→0+ 1 X→+∞ X
x

x x2 − 1
7. • f7 : x 7→ − est définie sur ]−∞ ; −1] ∪ [1 ; +∞[
2 x
(cf : x2 − 1 > 0 ⇔ x ∈/ ]−1 ; 1[)
• f7 est impaire car son domaine est symétrique par rapport à 0 et :

x x2 − 1
∀x ∈ ]−∞ ; −1] ∪ [1 ; +∞[ , f7 (−x) = − − = −f7 (x)
2 −x
On étudie donc f7 sur [1 ; +∞[
√ r
x2 − 1 1 x
• lim = lim 1 − 2 = 1 et lim = +∞
x→+∞ x x→+∞ x x→+∞ 2
Donc, par somme, lim f7 (x) = +∞
x→+∞
r
f7 (x) 1 1 1 1
Puis, lim = lim − 1− 2 =
x→+∞ x x→+∞ 2 xr x 2
x 1
Enfin, lim f7 (x) − = lim − 1 − 2 = −1
x→+∞ 2 x→+∞ x
1
Ainsi, ∆1 : y = x − 1 est asymptote oblique à Cf7 en +∞
2
1
Et, par imparité, ∆2 : y = x + 1 est asymptote oblique à Cf7 en −∞
2
x x
8. • f8 : x 7→ − est définie sur R∗
1+e
1
x 2
1
• lim e = x lim eX = +∞ donc, par quotient et somme : lim f8 (x) = 0
x→0+ X→+∞ x→0+
1
De même, lim e x = lim eX = 0 donc, par quotient et somme : lim f8 (x) = 0
x→0− X→−∞ x→0−

Ainsi f8 est prolongeable par continuité en 0 en posant f8 (0) = 0


1 1
1 − ex 1 ex − 1
• ∀x 6= 0, f8 (x) = x ×  1
 =−  1
× 1
2 1 + ex 2 1 + ex x
1 1 1
Or lim e x = lim eX = 1 donc : lim   =
x→±∞ x→0 x→±∞ 2 1 + e x1 4
1
ex − 1 eX − e0
Et lim = lim = exp′ (0) = exp(0) = 1
x→±∞ 1 X→0 X − 0
x
1
Donc, par produit, lim f8 (x) = −
E 4
x→±∞

1
∆:y=− est asymptote horizontale à Cf8 en ±∞
4

M. Parent 540 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

9. • f9 : x 7→ 3x + 9x2 − 7x + 2 est définie sur R
(le discriminant du trinôme 9x2 − 7x + 2 est strictement négatif)
• lim 9x2 − 7x + 2 = +∞ donc, par composition et somme : lim f9 (x) = +∞
x→+∞ x→+∞
r
f9 (x) 7 2
Puis : lim = lim 3 + 9− + =6
x→+∞ x x→+∞ x x2
Enfin,
p −7x + 2
lim f9 (x) − 6x = lim 9x2 − 7x + 2 − 3x = lim √
x→+∞ x→+∞ x→+∞ 9x2 − 7x + 2 + 3x
2
−7 + x 7
= lim q =−
x→+∞
9− 7
+ 2
+3 6
x x2

7
Ainsi, ∆1 : y = 6x − est asymptote oblique à Cf9 en +∞
6
2
7x − 2 7x − 2 7− x
• ∀x < 0, f9 (x) = √ = q = q
3x − 9x − 7x + 2
2
3x − |x| 9 − 7
+ 2
3+ 9 − x7 + 2
x x2 x2
(cf : |x| = −x car x < 0)
7
Donc : lim f9 (x) =
x→−∞ 6
7
Ainsi, ∆2 : y = est asymptote horizontale à Cf9 en −∞
6

x3 + 1
10. • f10 : x 7→ est définie sur R \ {−1}
x5 + 1
(cf : x5 = −1 ⇔ x = −1 la fonction x 7→ x5 étant bijective sur R)
(x + 1)(x2 − x + 1) x2 − x + 1
• ∀x 6= −1, f10 (x) = =
(x + 1)(x4 − x3 + x2 − x + 1) x4 − x3 + x2 − x + 1
3 3
Donc : lim f10 (x) = et f10 est prolongeable par continuité en −1 en posant f10 (−1) =
x→−1 5 5
x3 1
• lim f10 (x) = lim = lim 2 = 0 (fonction rationnelle)
x→±∞ x→±∞ x5 x→±∞ x

(Ox) est asymptote horizontale à Cf10 en ±∞

x−3
11. • f11 : x 7→ √ √ est définie sur R+ \ {3}
x− 3
√ √ √ √
( x − 3)( x + 3) √ √
• ∀x ∈ R+ \ {3}, f11 (x) = √ √ = x+ 3
x− 3
√ √
Donc : lim f11 (x) = 2 3 et f11 est prolongeable par continuité en 3 en posant f11 (3) = 2 3
x→3
√ √
• lim f11 (x) = lim x+
3 = +∞
x→+∞ x→+∞

f11 (x) 1 3
Et lim = lim √ + = 0
x→+∞ x x→+∞ x x
Ainsi Cf11 admet une branche parabolique de direction (Ox) en +∞
√  
4x + 1 − 3 1
12. • f12 : x 7→ √ est définie sur − ; 2 ∪ ]2 ; +∞[
x− x+2 4
En effet :

– pour x > 0, x − x + 2 = 0 ⇔ x2 = x + 2 ⇔ x = 2 (cf : x = −1 < 0)
1 √
E
– pour − 6 x 6 0, x − x + 2 < 0
4

M. Parent 541 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

4x + 1 − 3 x−2
• lim f12 (x) = lim × √
x→2 x→2 x−2 x− x+2

√ 4x + 1 − 3 2 2
Posons g(x) = 4x + 1 alors g(2) = 3 donc : lim = g ′ (2) = √ =
x→2 x−2 9 3

De même, en posant h(x) = x − x + 2 on a h(2) = 0 donc :

x− x+2 1 3
lim = h′ (2) = 1 − √ =
x→2 x−2 2 4 4
2
8
D’où, par quotient : lim f12 (x) = 33 =
x→2
4
9
8
f12 est prolongeable par continuité en 2 en posant f12 (2) =
9
√ q 1
 q
x 4+ − √3 4+ 1
− √3
x x x x
• lim f12 (x) = lim  q  = lim √  q  = 0
x→+∞ x→+∞ 1 2 x→+∞
x 1− x + x2
x 1 − x1 + 2
x2

(Ox) est asymptote horizontale à Cf12 en +∞

Solution exercice 12.4.


x
En posant X = (c’est-à-dire x = eX) on a ln x = ln e + ln X = 1 + ln X donc :
e
ln(ln(x)) ln(1 + ln X) ln(1 + ln X)
lim = lim 2 2 = e−2 lim
x→e x2 − 3ex + 2e2 X→1 e X − 3e2 X + 2e2 X→1 (X − 1)(X − 2)

ln(1 + ln X)
En posant f (X) = ln(1 + ln X) on a f (1) = ln(1 + ln 1) = ln 1 = 0 donc : lim = f ′ (1) = 1
X→1 X −1
1
X 1
(cf : ∀X > e−1 , f ′ (X) = = )
1 + ln X
X + X ln X
ln(ln(x))
D’où finalement, par produits : lim 2 = −e−2
x→e x − 3ex + 2e2

Solution exercice 12.5.


a b −bx + (a + b)
Au voisinage de −1 on a : − =
−1 x+1 x2 (x − 1)(x + 1)
Or : lim (x − 1) = −2 et lim −bx + a + b = a + 2b donc :
x→−1 x→−1

• Si a + 2b = 0 (c’est-à-dire a = −2b)
a b −bx − b −b
On a, au voisinage de −1 : 2 − = =
x −1 x+1 (x − 1)(x + 1) x−1
a b b
Donc lim − =
x→−1 x2 −1 x+1 2
• Si a + 2b 6= 0
−bx + (a + b) a + 2b 1
Alors lim =− 6= 0 et lim = ±∞ (−∞ à gauche et +∞ à droite).
x→−1 x−1 2 x→−1 x+1
a b
Donc, par produit, lim 2 − = ±∞
x→−1 x − 1 x+1

Solution exercice 12.6.

• f : x 7→ xx = ex ln x est définie sur R∗+

E • lim x ln x = 0 donc, par composition,


x→0+
lim f (x) = 1
x→0+

f est donc prolongeable par continuité à droite en 0 en posant f (0) = 1

M. Parent 542 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

• lim x ln x = +∞ donc, par composition, lim f (x) = +∞


x→+∞ x→+∞

f (x)
lim (x − 1) ln x = +∞ donc, par composition, lim = +∞
x→+∞ x→+∞ x

Ainsi Cf admet une branche parabolique de direction asymptotique (Oy) en +∞ .

Solution exercice 12.7.


√   √
sin(x) − 23 sin(x) − sin π
3 x − π3 sin′ π
3
1
2√ 3
limπ = limπ ×  = = = −
x→ 3 cos(x) − 1
2
x→ 3 x − π3 cos(x) − cos π
3 cos′ π
3 − 3 3
2

Solution exercice 12.8.

lna (x) lna (x) Xa


lim = lim = lim (X = ln x)
x→+∞ xb x→+∞ eb ln x X→+∞ ebX

lim eX (a )
ln X
−b
= lim ea ln X−bX = X
X→+∞ X→+∞

ln X ln X
Or : lim = 0 donc lim a − b = −b < 0
X→+∞ X X→+∞ X
Par produit (par X), puis par composition avec exp, continue sur R on en déduit que :
lim eX (a X −b) = lim eu = 0
ln X

X→+∞ u→−∞
lna (x)
Conclusion : ∀(a, b) ∈ (R∗+ )2 , lim =0
x→+∞ xb

Solution exercice 12.9.


 
1 1
1. x > 1 ⇒ 0 < <1⇒ =0
x x
Donc : ∀x > 1, f (x) = 0

En particulier, lim f (x) = 0


x→+∞
 
1 1
2. x < −1 ⇒ 0 > > −1 ⇒ = −1
x x
Donc : ∀x < −1, f (x) = −x

En particulier, lim f (x) = +∞


x→−∞
    
1 1 1
3. (a) ∀x > 0, x 6x× <x + 1 ⇒ f (x) 6 1 < f (x) + x ⇒ 1 − x < f (x) 6 1
x x x
(b) Comme lim 1 − x = 1, on a, par encadrement, lim f (x) = 1
x→0+ x→0+
(f admet une limite à droite en 0 qui vaut 1)
    
1 1 1
(c) De même, ∀x < 0, x >x× >x + 1 ⇒ f (x) > 1 > f (x) + x ⇒ 1 6 f (x) < 1 − x
x x x
Par encadrement, il en découle que f admet une limite à gauche en 0 qui vaut 1

Solution exercice 12.10.

1 1
1. ∀x ∈ R, ⌊x⌋ 6 x < ⌊x⌋ + 1 ⇒ 1 < ⌊x⌋ − x + 2 et ⌊x⌋ − x + 2 6 2 ⇒ 6 <1
2 ⌊x⌋ − x + 2

1 1
E
2. • Pour x = k ∈ N, on a : =
⌊x⌋ − x + 2 2

M. Parent 543 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
1 1 2
• Pour x = k + , avec k ∈ N, on a : =
2 ⌊x⌋ − x + 2 3
1
Supposons, par l’absurde, que f (x) = a une limite ℓ quand x tend vers +∞.
⌊x⌋ − x + 2
 
1 1 2
Alors lim f (k) = ℓ = et lim f k + =ℓ=
k→+∞ 2 k→+∞ 2 3
Ce qui est absurde (si la limite existe, elle est unique)
1
Donc n’a pas de limite en +∞
⌊x⌋ − x + 2

Solution exercice 12.11.


Par périodicité de f on a : ∀k ∈ N, ∀x ∈ R, f (x + kT ) = f (x)
Donc : ∀x ∈ R, lim f (x + kT ) = ℓ = lim f (x) = f (x)
k→+∞ k→+∞
Ainsi f est constante égale à ℓ sur R

E
M. Parent 544 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 13 : Espaces vectoriels


Solution exercice 13.1.

• Si F ⊂ G (resp. G ⊂ F ) alors F ∪ G = G (resp. F ) qui est un sev de E.

• Réciproquement, supposons que F ∪ G est un sev de E.


Par l’absurde, supposons que F n’est pas inclus dans G et que G n’est pas inclus dans F .
Alors il existe au moins un vecteur x ∈ F \ G et au moins un vecteur y ∈ G \ F (on peut noter que
nécessairement on a x 6= 0 et y 6= 0, puisque 0 ∈ F ∩ G)
Puisque F ∪ G est un espace vectoriel, on a u = x + y ∈ F ∪ G (car x ∈ F ∪ G et y ∈ F ∪ G).
Mais u ∈/ F et u ∈/ G : en effet, si on avait u ∈ F (resp. G) alors on aurait u − x ∈ F (resp. u − y ∈ G)
c’est-à-dire y ∈ F (resp. x ∈ G) ce qui est exclu. Donc u ∈ / F ∪ G, ce qui est absude !
Conclusion, si F ∪ G est un sev de E alors soit F ⊂ G, soit G ⊂ F .

Finalement, par double implication, on a bien démontré l’équivalence :

F ∪ G est un sev de E si et seulement si : F ⊂ G ∨ G ⊂ F

Solution exercice 13.2.

Vect((1, 2, 3), (2, −1, 1)) = Vect((1, 2, 3) + 2 × (2, −1, 1), (2, −1, 1))
= Vect((5, 0, 5), (2, −1, 1)) = Vect((1, 0, 1), (2, −1, 1))
= Vect((1, 0, 1), (2, −1, 1) − 2 × (1, 0, 1)) = Vect((1, 0, 1), (0, −1, −1))
= Vect((1, 0, 1), (0, 1, 1))

Solution exercice 13.3.

1. • F ⊂ R3 par définition.
• F 6= ∅ car (0, 0, 0) ∈ F (cf : a × 0 + b × 0 + c × 0 = 0)
• Soit (u, v) ∈ F 2 et λ ∈ R (avec u = (x, y, z) et v = (x′ , y ′ , z ′ ))
Alors :

a(λx + x′ ) + b(λy + y ′ ) + c(λz + z ′ ) = λ(ax + by + cz) + (ax′ + by ′ + cz ′ ) = λ × 0 + 0 = 0

(car u ∈ F et v ∈ F ).
Donc λu + v ∈ F
Conclusion : F est un sev de R3
De plus, l’un au moins des réels a, b, c n’est pas nul (prenons a par exemple pour fixer les idées). Alors :
     
b c b c
u = (x, y, z) ∈ F ⇔ u = − y − z, y, z ⇔ u = y − , 1, 0 + z − , 0, 1
a a a a
   
b c
C’est-à-dire : F = Vect − , 1, 0 , − , 0, 1 = Vect((−b, a, 0), (−c, 0, a))
a a
2. Les vecteurs (−b, a, 0) et (−c, 0, a) étant non colinéaires (toujours sous l’hypothèse a 6= 0), la famille
((−b, a, 0), (−c, 0, a)) est libre dans F . Comme elle est génératrice de F d’après la question précédente,
c’est une base de F .

Solution exercice 13.4.

1. • R3 = Vect(e1 , e2 , e3 ) = Vect(e1 , e1 + e2 + e3 , e3 ) = Vect(e1 , x2 , e3 ) = Vect(e1 , x2 , x2 − e3 )


= Vect(e1 , x2 , x1 ) = Vect(x2 − e1 , x2 , x1 ) = Vect(x3 , x2 , x1 ) E
La famille (x1 , x2 , x3 ) est donc génératrice de R3 .

M. Parent 545 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

• De plus, soit a, b, c réels tels que ax1 + bx2 + cx3 = 0 alors on a :

(a + b, a + b + c, b + c) = (0, 0, 0) ⇒ a = b = c = 0

La famille (x1 , x2 , x3 ) est donc libre dans R3 .

Conclusion (x1 , x2 , x3 ) est une base de R3 .

2. On a : x2 − x1 = e3 , x2 − x3 = e1 et x1 + x3 − x2 = e2 .

Ainsi les coordonnées de e1 dans B ′ sont (0, 1, −1) , les coordonnées de e2 dans B ′ sont (1, −1, 1) ,
les coordonnées de e3 dans B ′ sont (−1, 1, 0) .

   
0 1 −1 1 1 0
   
3. Par définition P =  1 −1 1  et Q = 1 1 1.
−1 1 0 0 1 1

On trouve sans difficulté : P Q = QP = I3 . Ainsi P est inversible et sa matrice inverse est Q .

Solution exercice 13.5.

• a ∈ R3 donc Vect(a) ⊂ R3 et c’est un espace vectoriel donc : D est un sev de R3 .

• P est un sev de R3 au même titre que F dans l’exercice 13.3.

• Démontrons, par analyse synthèse, que : ∀y ∈ R3 , ∃(u, v) ∈ D × P, y = u + v.


Analyse : Soit donc y ∈ R3 (on note y = (y1 , y2 , y3 )). Si une telle écriture existe alors ∃λ ∈ R, u = λa.
Et dans ce cas,

v = y − λa ∈ P ⇔ a1 (y1 − λa1 ) + a2 (y2 − λa2 ) + a3 (y3 − λa3 ) = 0


⇔ a1 y1 + a2 y2 + a3 y3 = λ(a21 + a22 + a23 )
a1 y1 + a2 y2 + a3 y3
⇔λ= (cf : a21 + a22 + a23 6= 0 car a 6= 0)
a21 + a22 + a23

a1 y1 + a2 y2 + a3 y3
Ainsi, si l’écriture existe, on a u et v uniques définis par : u = a = λa et v = y − u.
a21 + a22 + a23
a1 y1 + a2 y2 + a3 y3
Synthèse : Pour y ∈ R3 quelconque, posons u = a et v = y − u. On a :
a21 + a22 + a23

– u ∈ Vect(a) c’est-à-dire u ∈ D.
3
X 3
X 3
X 3
X 3
X 3
X 3
X
– ak vk = ak yk − ak uk = ak yk − ak λak = ak yk − λ a2k
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1 k=1 k=1
3
X 3
X 3
X
D’où ak vk = ak yk − ak yk = 0 et donc v ∈ P .
k=1 k=1 k=1
– u+v =y

Conclusion : ∀y ∈ R3 , ∃!(u, v) ∈ D × P, y = u + v.
E
Solution exercice 13.6.

M. Parent 546 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Soit a, b, c, d réels tels que aA + bB + cC + dD = 0. Alors :


 

 a +2c +5d = 0 
−a +b +3c −2d =0

 


−a +b +3c −2d = 0 
 +b +5c +3d =0

 2a 

−b +8d = 0 +b +6c +4d =0




a +3b −3d = 0 


+4b +3c −5d =0
 


−a +c −2d = 0 

 +b +2c =0
 
−2b −c +3d = 0 −2b −c +3d =0


−a +b +3c −2d =0 



 +b +5c +3d =0 
−a +b +3c −2d = 0

 

+c +d =0 +b +5c +3d = 0
⇔ ⇔

 +17c +7d =0 
 +c +d = 0

 



 +3c +3d =0 +10c =0

+9c +9d =0
⇔a=b=c=d=0

Donc la famille (A, B, C, D) est libre dans M3,2 (R) .

Solution exercice 13.7.


Soit (a, b, c) ∈ R3 tels que : ∀n ∈ N, a2n + b3n + c4n = 0. Alors, en prenant n = 0, n = 1 et n = 2 on
obtient le système :
  
 +b +c
 a =0  a +b
 +c =0  a +b +c
 =0
(S) = 2a +3b +4c = 0 ⇔ +b +2c = 0 ⇔ +b +2c = 0

 4a +9b +16c = 0 
 

+5b +12c = 0 +2c = 0
⇔a=b=c=0

La famille ((2n )n∈N , (3n )n∈N , (4n )n∈N ) est bien libre dans RN .

Solution exercice 13.8.

1. ∀k ∈ [[0 ; n]] , deg(Pk ) = deg((X − a)k ) + deg((X − b)n−k ) = k + (n − k) = n .


n
X
2. Soit (ak )06k6n ∈ Rn+1 tels que ak Pk = 0. Alors :
k=0

Première étape
n
X
a0 (X − b)n + (X − a) (X − a)k−1 (X − b)n−k = 0 amène, en évaluant en X = a :
k=1
a0 (a − b)n = 0 et donc a0 = 0 puisque a 6= b.
Seconde étape
n
X
La condition initiale se résume alors à (X − a) (X − a)k−1 (X − b)n−k = 0
k=1
et puisque (X − a) n’est pas le polynôme nul, cette dernière égalité signifie :
n
X
(X − a)k−1 (X − b)n−k = 0.
k=1
On peut alors réitérer ce qui a été fait dans la première étape, c’est-à-dire :
n
X
a1 (X − b)n−1 + (X − a) (X − a)k−2 (X − b)n−k = 0 entraîne (en évaluant en X = a) a1 = 0
k=2
Conclusion
En itérant (n + 1) fois le procédé, on obtient finalement ∀k ∈ [[0 ; n]] , ak = 0
E
Finalement, la famille (Pk ) est libre dans Rn [X]

M. Parent 547 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 13.9.

1. Soit (a, b, c) ∈ R3 tels que a sin +b cos +cidR = 0 c’est-à-dire : ∀x ∈ R, a sin x + b cos x + cx = 0

• En évaluant en x = 0 on obtient alors b = 0


• La condition est alors : ∀x ∈ R, a sin x + cx = 0 et on choisit x = π, ce qui amène c = 0
π
• Il reste ∀x ∈ R, a sin x = 0 qui amène a = 0 (prendre x = 2 si vous voulez !)

Conclusion la famille (sin, cos, idR ) est libre dans F (R, R) .


n
X
2. Soit (ak )06k6n ∈ Rn+1 tels que ak fk = 0, c’est-à-dire :
k=0

n
X
∀x ∈ R, ak fk−n (x) = a0 enx + a1 e(n−1)x + · · · + an = 0 (1)
k=0

(en multipliant par enx 6= 0)

Première étape
n−1
X
En dérivant on a : ∀x ∈ R, (n − k)ak e(n−k)x = na0 enx + (n − 1)a1 e(n−1)x + · · · + an−1 ex = 0
k=0
On peut alors factoriser, puis simplifier par ex qui est non nul pour obtenir la relation :
n−1
X
∀x ∈ R, (n − k)ak e(n−k−1)x = na0 e(n−1)x + · · · + an−1 = 0 (2)
k=0

Seconde étape
On peut réitérer ce qui a été fait dans la première étape (on dérive, et on simplifie par e−x ) ce
qui amènera :
n−2
X
∀x ∈ R, (n − k)(n − k − 1)ak e(n−k−2)x = n(n − 1)a0 e(n−2)x + · · · + 2an−2 = 0 (3)
k=0

Conclusion
En itérant n fois le procédé, et en évaluant en x = 0 dans les relations (1), (2), (3), . . . on obtient
le système triangulaire suivant :


 a0 +a1 · · · +an−2 +an−1 +an = 0



 na0
 +(n − 1)a1 · · · +2an−2 +an−1 =0
(S) = n(n − 1)a0 +(n − 1)(n − 2)a1 · · · +2an−2 =0


 ..


 .

n!a0 =0

dont l’unique solution est a0 = a1 = · · · = an = 0

Finalement, la famille (fk ) est libre dans F (R, R)


n
X
Plus simplement, une autre solution consiste à considérer le polynôme P = ak X k .
k=0
n
X
La condition ak fk = 0 est alors équivalente à : ∀x ∈ R, P (ex ) = 0
k=0
P admet donc une infinité de racines distinctes (les en , pour tout n ∈ N par exemple), ce qui entraîne

E
P = 0 c’est-à-dire : ∀k ∈ [[0 ; n]] , ak = 0

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 14 : Dérivation
Solution exercice 14.1.
(
−x3 si x 6 0
1. ∀x ∈ R, f (x) = x2 |x| = x2 |x| =
x3 si x > 0
f (x) − f (0)
Donc : lim = lim x |x| = 0
x→0 x−0 x→0

Ainsi f est dérivable en 0 et f ′ (0) = 0


√ √ √
f (x) − f (1) x − 1 x2 + x + 1 x2 + x + 1
2. lim = lim √ 2 = lim √ = +∞ (par quotient)
x→1 x−1 x→1 x−1 x→1 x−1

Donc : f n’est pas dérivable en 1 (à droite) (sa courbe admet cependant, en x = 1 une demi-tangente
verticale -vers le haut)

Solution exercice 14.2.


1. Conditions d’existences :
ex − e−x > 0 ⇔ ex > e−x ⇔ x > −x ⇔ x > 0
Donc : Df = R∗+

ex + e−x
2. (a) f est dérivable sur R∗+ comme somme et composée de telles fonctions et : ∀x > 0, f ′ (x) =
ex − e−x
Comme ex − e−x > 0 sur Df , on a : ∀x > 0, f ′ (x) > 0
Ainsi f est strictement croissante sur R∗+

(b) lim ex − e−x = 1 − 1 = 0+ et lim ln X = −∞ donc, par composition, lim f (x) = −∞


x→0+ X→0+ x→0+

lim ex −e−x = +∞ (par somme) et lim ln X = +∞ donc, par composition, lim f (x) = +∞
x→+∞ X→+∞ x→+∞

(c) f (a) = 0 ⇔ ea − e−a = 1 ⇔ e2a − ea − 1 = 0.


√ √
1+ 5 1− 5
Les racines du trinôme X2 − X − 1 sont α1 = > 0 et α2 = < 0 on a donc :
2 2
f (a) = 0 ⇔ (ea − α1 ) (ea − α2 ) = 0 ⇔ ea = α1 (puisque ea − α2 > 0)
√ !
1+ 5
D’où : f (a) = 0 ⇔ a = ln α1 = ln .
2
√ !
1+ 5
Ainsi : il existe un unique réel a > 0 tel que f (a) = 0 et a = ln
2
ea + e−a
(d) La valeur de ce coefficient est f ′ (a) = = ea + e−a (puisque ea − e−a = 1)
ea − e−a
√ √ √ 
1 2
1 + α1 5+ 5 2 5 5 + 1 √
Soit : f ′ (a) = α1 + = = × √ = √ = 5
α1 α1 2 1+ 5 1+ 5

Solution exercice 14.3.


1
1. lim = 0− (par quotient) et lim eX = 1, donc, par composée, lim f (x) = 1 = f (0)
x→0+ ln x X→0 x→0+

Ainsi f est continue à droite en 0


1
lim
x→1− ln x
= −∞ (par quotient) et
X→−∞
lim eX = 0, donc, par composée, lim f (x) = 0 = f (1)
x→1− E
Ainsi f est continue à gauche en 1

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
1
Remarque : lim = +∞ (par quotient) et lim eX = +∞, donc, par composée, lim f (x) = +∞
ln x
x→1+ X→+∞ x→1+
f n’est donc pas continue à droite de 1.
1
f (x) − f (0) e ln x − 1 1
2. (a) = ×
x−0 1
ln x
x ln x
1
e ln x − 1 eX − 1 1
Or : lim = lim = exp′ (0) = 1 (en posant X = )
x→0+ 1
ln x
X→0− X ln x
1
Et : lim x ln x = 0− ⇒ lim = −∞
x→0 + x→0 x ln x
+

f (x) − f (0)
Par produit on en déduit que : lim = −∞
x→0 + x−0
Ainsi f n’est pas dérivable en 0 (sa courbe admet une demi-tangente verticale -vers le bas- en
0)
ln x ln x − ln 1
(b) lim = lim = ln′ (1) = 1
x→1 x − 1
− x→1− x−1
1 1
lim f (x) = lim XeX = 0 par croissances comparées (en posant X = )
x→1− ln x X→−∞ ln x
f (x) − f (1) f (x) ln x
(c) lim = lim × = 0 (par produit en exploitant 2.(b))
x→1 − x−1 x→1 ln x
− x−1
Ainsi f est dérivable à gauche de 1 et fg′ (1) = 0 (la courbe admet une demi-tangente horizontale
en 0)

3. f est dérivable sur ]0 ; 1[ et sur ]1 ; +∞[ comme composée de telles fonctions et :

1 1
∀x ∈ R∗+ \ {1}, f ′ (x) = − 2 e ln x < 0
x ln (x)

D’où le tableau suivant :

x 0 1 +∞
Signe
− −
de f ′ (x)

Variations 1 +∞
de f
0 1

Solution exercice 14.4.

1. f est continue sur le segment I comme composée et produit de fonctions continues sur I donc elle est
bornée et atteint ses bornes.
f admet donc un maximum et un minimum sur I

2. f (0) = 0 et : ∀x ∈ I, f (x) > 0 donc : le minimum de f sur I est 0

3. f (1) = 0 et f n’est pas identiquement nulle sur I donc son maximum n’est atteint ni en 0, ni en 1 :
f atteint son maximum sur ]0 ; 1[
f est dérivable sur ]0 ; 1[ comme composée et produit de fonctions dérivables sur ]0 ; 1[ et :
p −2x 1 − 2x2
∀x ∈ ]0 ; 1[ , f ′ (x) = 1 − x2 + x √ =√
2 1 − x2 1 − x2
E √
2
f ′ (x) est du signe de 1 − 2x2 , trinôme dont les racines sont ± d’où le tableau suivant :
2

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

2
x 0 1
2
Signe de
+ 0 −
1 − 2x2
1
Variations 2
de f
0 0

2 1
Ainsi le maximum de f est atteint en et vaut
2 2

Solution exercice 14.5.

1. f est dérivable sur R comme quotient de fonctions dérivables sur R, le dénominateur ne s’annulant
pas sur R et :

!2
′ (ex + e−x )2 − (ex − e−x )2 ex − e−x 4
∀x ∈ R, f (x) = =1− = 1 − f 2 (x) = >0
(ex + e−x )2 ex + e−x (ex + e−x )2

Donc f est strictement croissante sur R .


e−x − ex ex − e−x
Remarque : R est centré sur 0 et : ∀x ∈ R, f (−x) = = − = −f (x). Donc
e−x + ex e−x + ex
f est impaire
1 − e−2x
lim f (x) = lim = 1
x→+∞ x→+∞ 1 + e−2x

Par symétrie, on en déduit que : lim f (x) = −1


x→−∞

Et on peut alors dresser le tableau suivant :

x −∞ 0 +∞

Variations 1
0
de f −1

2. Déjà fait !

3. (a) f est continue et strictement croissante sur R, à valeurs dans ]−1 ; 1[ d’après la question 1.
Elle réalise donc une bijection de R dans ]−1 ; 1[

(b) Comme f ′ ne s’annule pas sur R, f −1 est dérivable sur ]−1 ; 1[ et :

 ′ 1 1 1
∀x ∈ ]−1 ; 1[ , f −1 (x) = = 2 = 1 − x2
f ′ (f −1 (x)) 1 − f (f (x))
−1

Solution exercice 14.6.


   
π π
1. • La fonction sin est continue, dérivable sur 0 ; et : ∀x ∈ 0 ; , sin′ (x) = cos(x) 6 1
 
2 2
π
Donc (IAF) : ∀x ∈ 0 ; , sin(x) − sin(0) 6 1 × (x − 0)

Soit : ∀x ∈ 0 ;
π

2

, sin x 6 x
E
2

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
 
π 2
• Posons, pour tout x ∈ 0 ; , f (x) = sin x − x.
  2   π
π π 2
f est dérivable sur 0 ; et : ∀x ∈ 0 ; , f ′ (x) = cos x −
 2   2  π
′ π π
f est dérivable sur 0 ; et : ∀x ∈ 0 ; , f ′′ (x) = − sin x
  2 2
π
Alors, ∀x ∈ 0 ; , f ′′ (x) < 0, ce qui fait que f ′ est strictement décroissante (et continue) sur
  2
π
0; .
2  
′ 2 π−2 π 2
Comme f (0) = 1 − = > 0 et f = − < 0, alors (théorème de la bijection) :
π π 2 π
 
π
∃!α ∈ 0 ; , f ′ (α) = 0
2
On en déduit le tableau suivant :
π
x 0 α
2
π−2
Variations π
0
de f ′ − π2
Signe
+ 0 −
de f ′

Variations f (α)
de f
0 0
Signe
0 + 0
de f
 
π
Ainsi : ∀x ∈ 0 ; , f (x) > 0
2
 
π 2
Autrement dit, ∀x ∈ 0 ; , sin x > x
2 π

2. • On a, par définition de cos, ∀x ∈ R, cos x 6 1


x2
• Posons, pour tout x ∈ R, g(x) = cos x − 1 + .
2
g est dérivable sur R et : ∀x ∈ R, g ′ (x) = − sin x + x.
g ′ est dérivable sur R et : ∀x ∈ R, g ′′ (x) = 1 − cos x > 0
On en déduit que g ′ est croissante sur R, et puisque g ′ (0) = 0 on a :

x −∞ 0 +∞
Signe
− 0 +
de g ′

Variations +∞ +∞
de g
0
Signe
+ 0 +
de g
x2
Ainsi, ∀x ∈ R, g(x) > 0 c’est-à-dire : ∀x ∈ R, cos x > 1 −
2
 
π
3. Posons, pour tout x ∈ 0 ; , h(x) = tan x − x.
E 
π

2

π

h est dérivable sur 0 ; et : ∀x ∈ 0 ; , h′ (x) = 1 + tan2 (x) − 1 = tan2 (x) > 0
2 2

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
 
π
Donc h est croissante sur 0 ; , et puisque h(0) = 0 on en déduit que :
2
   
π π
∀x ∈ 0 ; , h(x) > 0 soit : ∀x ∈ 0 ; , tan x > x
2 2
 
1
4. Posons, pour tout x > 0, ϕ(x) = arctan(x) + arctan .
x
ϕ est dérivable sur R∗+ comme composée (arctan et inverse) et somme de fonctions dérivables sur R∗+
et :
 
′ 1 1 1 1 1
∀x > 0, ϕ (x) = + − 2  2 = − 2 =0
1+x2 x 1+ 1 x2 +1 x +1
x

π π
On en déduit que ϕ est constante sur R∗+ . Comme de plus ϕ(1) = 2 arctan(1) = 2 = on a bien :
4 2
 
1 π
∀x ∈ R∗+ , ϕ(x) = arctan(x) + arctan =
x 2

Solution exercice 14.7.


Posons, pour tout X > −1, f (X) = ln(1 + X) − X.
1 −X
f est dérivable sur ]−1 ; +∞[ et : ∀X > −1, f ′ (X) = −1=
1+X 1+X
Et puisque f (0) = 0 on en déduit le tableau suivant :

X −1 0 +∞
Signe de
+ 0 −
f ′ (X)

Variations 0
de f −∞
−∞
Et par conséquent, ∀X > −1, ln(1 + X) 6 X
1 1
• En exploitant l’inégalité précédente pour X = (pour x > 0, X = est bien défini et on a bien
  x x
x+1 1
X > 0) on obtient : ∀x > 0, ln 6 soit :
x x
1
∀x > 0, ln(1 + x) − ln x 6
x
1 1
• Et pour X = − (cf : x > 0 ⇒ x + 1 > 1 ⇒ − > −1) on obtient :
x+1 x+1
 
x+1−1 1
∀x > 0, ln 6− , soit :
x+1 x+1
 
1 x
∀x > 0, 6 − ln = ln(x + 1) − ln x
x+1 x+1

Solution exercice 14.8.


1. f est continue et dérivable sur R∗+ donc F est continue et dérivable (comme composée de fonctions
1 1
continues et dérivables) sur ]0 ; 1[ (cf : 0 < − 1 ⇔ 1 < ⇔ 0 < x < 1)
x x
Ainsi F est continue et dérivable sur ]0 ; 1[ .
E
De plus, lim F (x) = lim f (X) = 0 = F (0) donc F est continue en 0
x→0+ X→+∞

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

2. F (1) = f (1 − 1) = f (0) = 0 donc : F est continue sur [0 ; 1], dérivable sur ]0 ; 1[ et F (0) = F (1).
On en déduit (théorème de Rolle) que : ∃a ∈ ]0 ; 1[ , F ′ (a) = 0
   
1 1
3. ∀x ∈ ]0 ; 1[ , F ′ (x) = − 2 f′ −1
x x
 
1
Donc, pour a ∈ ]0 ; 1[ , F ′ (a) = 0 ⇔ f ′
−1 =0
a
1 1
En posant c = − 1, on a : 0 < a < 1 ⇒ > 1 ⇒ c > 0 et f ′ (c) = 0.
a a
Ainsi : ∃c > 0, f ′ (c) = 0 (on a généralisé le théorème de Rolle à l’intervalle [0 ; +∞[)

Solution exercice 14.9.


2
1. ∀x > 0, f (x) = e(ln x)
f est dérivable sur R∗+ comme composée (par ln, x 7→ x2 puis exp) de fonctions dérivables sur R∗+ et :

2 ln x (ln x)2 2 ln x
∀x > 0, f ′ (x) = e = f (x)
x x

2. Puisque f est positive sur R∗+ (comme toute exponentielle réelle), f ′ (x) est du signe de ln x sur R∗+ ,
d’où le tableau :

x 0 1 +∞
Signe
− 0 +
de f ′ (x)

Variations +∞ +∞
de f
1

Avec lim f (x) = lim eX = +∞ et lim f (x) = lim eX = +∞ (où X = (ln x)2 )
x→0+ X→+∞ x→+∞ X→+∞

Solution exercice 14.10.

1. • On peut écrire, pour tout h > 0,


f (x0 + h) = f (x0 ) + hfd′ (x0 ) + hǫ1 (h) avec lim ǫ1 (h) = 0
h→0+
f (x0 − h) = f (x0 ) − hfg′ (x0 ) − hǫ2 (h) avec lim ǫ2 (h) = 0
h→0+

f (x0 + h) − f (x0 − h) 1 1 1  lim ǫ1 (h) = 0
Donc : = fd′ (x0 ) + fg′ (x0 ) + (ǫ1 (h) + ǫ2 (h)) avec h→0
2h 2 2 2  lim ǫ2 (h) = 0
h→0

f (x0 + h) − f (x0 − h) 1 1
Ainsi admet une limite lorsque h tend vers 0+ qui est fd′ (x0 ) + fg′ (x0 )
2h 2 2
• De même, pour tout h < 0 :
f (x0 + h) = f (x0 ) + hfg′ (x0 ) + hη1 (h) avec lim η1 (h) = 0
h→0+
f (x0 − h) = f (x0 ) − hfd′ (x0 ) − hη2 (h) avec lim η2 (h) = 0
h→0+

f (x0 + h) − f (x0 − h) 1 1 1  lim η1 (h) = 0
Donc : = fd′ (x0 ) + fg′ (x0 ) + (η1 (h) + η2 (h)) avec h→0−
2h 2 2 2  lim η2 (h) = 0
− h→0
f (x0 + h) − f (x0 − h) 1 1
Ainsi admet une limite lorsque h tend vers 0− qui est fd′ (x0 ) + fg′ (x0 )
E 2h
f (x0 + h) − f (x0 − h) 1
2
1
2

Remarque : Dans les deux cas, lim = fd′ (x0 ) + fg′ (x0 )
h→0 2h 2 2

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

f (x0 + h) − f (x0 − h)
2. Si f est dérivable en x0 , alors fd′ (x0 ) = fg′ (x0 ) = f ′ (x0 ) donc : lim = f ′ (x0 )
h→0 2h
( (
−x si x < 0 −1 si x < 0
3. Pour x0 = 0 et f : x 7→ |x| on a : f (x) = et f ′ (x) =
x si x > 0 1 si x > 0
Donc : fg′ (x0 ) = −1, fd′ (x0 ) = 1 et f n’est pas dérivable en 0.
f (x0 + h) − f (x0 − h) |h| − | − h| 1
lim = lim = 0 = (fd′ (x0 ) + fg′ (x0 ))
h→0 2h h→0 + 2h 2
La réciproque de l’implication :
f (x0 + h) − f (x0 − h)
f dérivable en x0 ⇒ admet une limite finie quand h → 0
2h
est donc fausse.

Solution exercice 14.11.


f est de classe C 1 sur ]−∞ ; −1[ (constante), sur [−1 ; 1] (fonction polynôme) et sur ]1 ; +∞[ (constante).
Ainsi f sera de classe C 1 sur R si etseulement si f est continue en ±1, f est dérivable en ±1 et f ′

 P (−1) = −1

 P (1) =1
continue en ±1, ce qui équivaut à : (S) : ′ (−1) = 0

 P

 ′
P (1) =0
Cela fait quatre « contraintes » à imposer à P ; on va donc chercher P de la forme :
∀x ∈ R, P (x) = ax3 + bx2 + cx + d avec (a, b, c, d) ∈ R4
(S) est alors équivalent à :
  

 −a +b −c +d = −1 
 −a −c = −1 
 a = − 21

 
 1 

a +b +c +d = 1 d =0 (L2 ← 2 (L2 + L1 )) b=0
⇔ ⇔

 3a −2b +c =0  3a
 +c =0  c = 23


 
 

3a +2b +c =0 b =0 (L4 ← L4 − L3 ) d=0
1 3
Ainsi : ∀x ∈ [0 ; 1] , P (x) = − x3 + x
2 2
Remarque : il est rassurant de trouver une fonction f (et donc P ) impaire...

Solution exercice 14.12.


f est définie et de classe C 1 sur ]−1 ; 0[ ∪ ]0 ; 1[ comme composée (x 7→ 1 + x2 -resp. x 7→ 1 − x2 par la
fonction racine carrée), somme et quotient (par la fonction x 7→ x qui ne s’annule pas sur ]−1 ; 0[ ∪ ]0 ; 1[)
de telles fonctions. √
En effet, la racine carrée n’est pas dérivable en 0 donc x 7→ 1 − x2 n’est pas dérivable lorsque 1−x2 = 0
c’est-à-dire x = ± − 1.
2x
De plus, lim f (x) = lim √ √ = 0 = f (0) (en utilisant la quantité conjuguée...)
x→0 x→0 1 + x2 + 1 − x2
Donc f est continue en 0 .
f (x) − f (0) 2
Puis : lim = lim √ √ =1
x→0 x−0 x→0 1 + x2 + 1 − x2
Donc f est dérivable en 0 (avec f ′ (0) = 1)
Enfin, pour tout x ∈ ]−1 ; 0[ ∪ ]0 ; 1[ :
  √ √ 
√ x − √ −x x − 1 + x 2 − 1 − x2
1+x2 1−x2
f ′ (x) =
√ √ x2
1+x − 1−x
2 2 2
= √ √ =√ √ √ √ 
x 1+x 1−x
2 2 2
1+x 1−x
2 2 1 + x2 + 1 − x2

Et donc : lim f ′ (x) = 1 = f ′ (0), ce qui prouve que f ′ est continue en 0.


x→0 E
Conclusion : f est de classe C1 sur ]−1 ; 1[

M. Parent 555 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 14.13.


ex − 1
1. lim f (x) = lim 1 − ex = 1 − 1 = 0 et lim f (x) = lim =0
x→0− x→0− x→0+ x→0+ 1 + ex
Donc f est prolongeable par continuité en 0 en posant f (0) = 0

f (x) − f (0) ex − 1 1 1 1
2. lim = lim × x = exp′ (0) × =
x→0+ x−0 x→0+ x e +1 2 2
f (x) − f (0) x
e −1
et lim = lim − = − exp′ (0) = −1
x→0− x−0 x→0− x
Donc le prolongement n’est pas dérivable en 0

Solution exercice 14.14.


1. cos est continue, strictement décroissante sur [0 ; π] à valeurs dans [−1 ; 1] ;
elle réalise donc une bijection (paire et strictement décroissante) de [0 ; π] dans [−1 ; 1]
Remarque : ∀x ∈ [0 ; π] , cos′ (x) = − sin x 6 0
Plus précisément, ∀x ∈ ]0 ; π[ , cos′ (x) = − sin x < 0 et cos′ (x) = 0 ⇔ x = 0 ou x = π
On en déduit que arccos est dérivable sur ]−1 ; 1[ et :

1 1 −1
∀x ∈ ]−1 ; 1[ , arccos′ (x) = = q =√
− sin (arccos x) − sin (arccos x)
2 1 − x2

(arccos n’est pas dérivable en ±1)


1 − x2
2. (a) ∀x ∈ R, −1 − x2 < 1 − x2 6 1 + x2 donc, en divisant par 1 + x2 > 0 : −1 < 6 1.
1 + x2
Ainsi f est bien définie sur R : intervalle centré sur 0.
! !
1 − (−x)2 1 − x2
De plus, ∀x ∈ R, f (−x) = arccos = arccos = f (x)
1 + (−x)2 1 + x2
Donc : f est une fonction paire
1 − x2
(b) u : x 7→ est de classe C 1 sur R (comme fonction rationnelle dont le dénominateur ne
1 + x2
1 − x2
s’annule pas sur R) à valeurs dans ]−1 ; 1] d’après 2.(a) et : = 1 ⇔ 2x2 = 0 ⇔ x = 0
1 + x2
Donc : f est dérivable sur R∗ (par composition)
De plus, pour tout x > 0 :
s
4x −1 4x (1 + x2 )2 4x 1 + x2
f ′ (x) = u′ (x) arccos′ (u(x)) = − ×p = = ×
(1 + x )
2 2 1 − u2 (x) (1 + x2 )2 4x2 (1 + x2 )2 2x

(cf : x > 0)
2
D’où : ∀x > 0, f ′ (x) =
1 + x2
(c) On a : ∀x > 0, f ′ (x) = 2 arctan′ (x) donc : ∃K ∈ R, ∀x > 0, f (x) = 2 arctan x + K.
π π π
De plus f (1) = arccos(0) = ⇔ 2 arctan(1) + K = ⇔ K = 0 (cf : arctan(1) = )
2 2 4
D’où : ∀x > 0, f (x) = 2 arctan x.
Et par parité de f , on a : ∀x < 0, f (x) = f (−x) = 2 arctan(−x) = −2 arctan x
Enfin, f est bien définie en 0 et vaut f (0) = arccos(1) = 0 = lim −2 arctan(x) = lim 2 arctan(x)
x→0− x→0+

E Donc finalement : ∀x ∈ R, f (x) =


(
2 arctan x si x > 0
= 2 |arctan x|
−2 arctan x si x < 0

M. Parent 556 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 14.15.


Si n = 1, l’équation est du premier degré ((p + 1)X + q = 0) et admet donc au plus une solution réelle.
Dans la suite on considère donc n > 2 et on note Pn (X) = X n + pX + q.
Cas n pair : Supposons, par l’absurde, que l’équation admette au moins trois solutions a, b, c réelles
(avec a < b < c)
Alors le polynôme Pn (X) = X n + pX + q, continue et dérivable sur [a ; b] vérifie Pn (a) = Pn (b) donc
(théorème de Rolle) : ∃α1 ∈ ]a ; b[ , Pn′ (α1 ) = 0
De même : ∃α2 ∈ ]b ; c[ , Pn′ (α2 ) = 0
Ainsi Pn′ (X) = 0 admet au moins deux solutions réelles distinctes.
Or n − 1 est impair et l’application x 7→ xn−1 est donc une bijection strictement croissante de R dans
R.
p
L’équation Pn′ (X) = 0 ⇔ nX n−1 + p = 0 ⇔ X n−1 = − admet donc une unique solution.
n
Ce qui est contradictoire !
Conclusion, si n > 2 est pair, l’équation Pn (X) = 0 admet au plus deux solutions réelles

Cas n impair : Supposons, de même, que l’équation admette au moins quatre solutions réelles.
Alors Pn′ (X) = 0 admet au moins trois solutions (trois fois Rolle appliqué à Pn ) et Pn′′ (X) = 0 en
admet au moins deux (Rolle deux fois pour Pn′ )
Mais Pn′′ (X) = 0 ⇔ n(n − 1)X n−2 = 0 ⇔ X n−2 = 0 ⇔ X = 0.
L’équation Pn′′ (X) = 0 admet donc une seule solution (0), ce qui est contradictoire !
Conclusion, si n > 2 est impair, l’équation Pn (X) = 0 admet au plus trois solutions réelles

Solution exercice 14.16.


1 ∗ ′
 f est
 de classe C sur R+ comme composée de telles fonctions (inverse et exp) et : ∀x > 0, f (x) =
1 1
− 2 ex
x
Soit alors x > 0. D’après le TAF on a : ∃cx ∈ ]x ; x + 1[ , f (x) − f (x + 1) = (x − (x + 1))f ′ (cx )
 1 1  x2 1
C’est-à-dire : ∃cx ∈ ]x ; x + 1[ , x2 e x − e x+1 = 2 e cx
cx
1 cx
Comme x + 1 > cx > x > 0 ⇒ 1 + > > 1, par encadrement, on a donc :
x x
cx x2
lim = 1 puis : lim 2 = 1
x→+∞ x x→+∞ cx
D’autre part, cx > x > 0 entraîne, par comparaison, que : lim cx = +∞
x→+∞
1 1
Et puisque lim e X = 1 on a : lim e cx =1
X→+∞ x→+∞
 1 1 
Par produit on en déduit que : lim x2 e x − e x+1 = 1
x→+∞

Solution exercice 14.17.


Posons g = ln |f | (possible car f ne s’annule pas sur [a ; b]).
g est continue sur [a ; b] et dérivable sur ]a ; b[ (par composition) donc (TAF) :
f (a) f ′ (c)
∃c ∈ ]a ; b[ , g(a) − g(b) = (a − b)g ′ (c) ⇔ ∃c ∈ ]a ; b[ , ln = (a − b)
f (b) f (c)
f (a) f ′ (c)
(a−b) f (c)
⇔ ∃c ∈ ]a ; b[ , =e
f (b)
f (a) f ′ (c)
(a−b) f (c)
⇔ ∃c ∈ ]a ; b[ , =e
f (b)

f (a)
E
(cf : > 0 puisque f est continue et ne s’annule pas sur [a ; b] donc elle est de signe constant sur [a ; b])
f (b)

M. Parent 557 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 14.18.


g ′ ne s’annule pas sur ]a ; b[ et elle y est continue donc g ′ est de signe constant (strictement positive on
strictement négative). Donc g est strictement monotone sur [a ; b] et par conséquent g(b) − g(a) 6= 0 (puisque
a 6= b)
On va déterminer k (s’il existe) tel que h(a) = h(b) :

h(a) = h(b) ⇔ f (a) − kg(a) = f (b) − kg(b) ⇔ f (a) − f (b) = k [g(a) − g(b)]
f (b) − f (a)
⇔k= (cf : g(b) − g(a) 6= 0)
g(b) − g(a)

Alors, avec ce choix de k on a :

• h est continue sur [a ; b] (par somme)

• h est de classe C 1 sur ]a ; b[ (par somme !)

• h(a) = h(b)

Le théorème de Rolle s’applique alors à la fonction h, ce qui amène :

f ′ (c)
∃c ∈ ]a ; b[ , h′ (c) = 0 ⇔ ∃c ∈ ]a ; b[ , f ′ (c) = kg ′ (c) ⇔ ∃c ∈ ]a ; b[ , k = (cf : g ′ (c) 6= 0)
g ′ (c)

f (b) − f (a) f ′ (c)


Ainsi : ∃c ∈ ]a ; b[ , = ′
g(b) − g(a) g (c)

E
M. Parent 558 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 15 : Variables aléatoires discrètes finies

Solution exercice 15.1.

1. Sans remise on a le tableau suivant pour les valeurs de X :

B2
1 2 3 4 5
B1
1 - 1 2 3 4
2 1 - 1 2 3
3 2 1 - 1 2
4 3 2 1 - 1
5 4 3 2 1 -

Chaque valeur du tableau étant équiprobable, on en déduit la loi de X :

xi 1 2 3 4
8 6 4 2
P(X = xi )
20 20 20 20

8 6 4 2 40
Puis E(X) = 1 × +2× +3× +4× = = 2.
20 20 20 20 20
8 6 4 2 100
E(X 2 ) = 1 × +4× +9× + 16 × = = 5.
20 20 20 20 20
Et enfin (Kœnig-Huygens) : V(X) = E(X 2 ) − (E(X))2 = 5 − 4 = 1 .

2. Avec remise on a le tableau suivant pour les valeurs de X :

B2
1 2 3 4 5
B1
1 0 1 2 3 4
2 1 0 1 2 3
3 2 1 0 1 2
4 3 2 1 0 1
5 4 3 2 1 0

Chaque valeur du tableau étant équiprobable, on en déduit la loi de X :

xi 0 1 2 3 4
5 8 6 4 2
P(X = xi )
25 25 25 25 25

8 6 4 2 40 8
Puis E(X) = 1 × +2× +3× +4× = = .
25 25 25 25 25 5
8 6 4 2 100
E(X 2 ) = 1 × +4× +9× + 16 × = = 4.
25 25 25 25 25
64 36
Et enfin (Kœnig-Huygens) : V(X) = E(X 2 ) − (E(X))2 = 4 − = .
25 25

Solution exercice 15.2.


E
1. X(Ω) = [[0 ; n]].

M. Parent 559 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

2. On pose, pour tout k ∈ [[1 ; n]] , Fk l’évènement : « obtenir Face au k-ième lancer ».
n
\ n
Y
P(X = 0) = P( Fk ) = P(Fk ) (par indépendance des lancers)
k=1 k=1
n    n
Y 1 1
= =
k=1
2 2

Et pour tout j ∈ [[1 ; n]],


j−1
\ j−1
Y
P(X = j) = P( Fk ∩ Fj ) = P(Fk ) × (1 − P(Fj ))
k=1 k=1
 j−1    j
1 1 1
= × =
2 2 2

On a bien :
n  n n  k
X X 1 X 1
P(X = x) = P(X = 0) + P(X = k) = +
x∈X(Ω) k=1
2 k=1
2
 n
 n  1− 1
1 1 2
= +  
2 2 1− 1
2
 n   n 
1 1
= + 1− = 1
2 2

Solution exercice 15.3.


2 1
1. P(X = e) + P(X = 1) + P(X = e−1 ) = 1 ⇔ 6P(X = e−1 ) = ⇔ P(X = e−1 ) =
3 9
xi e−1 1 e
D’où : 1 3 5
P(X = xi )
9 9 9
e−1 + 3 + 5e e−2 + 3 + 5e2
Il s’en suit : E(X) = , E(X 2 ) = et donc :
9 9

9(e−2 + 3 + 5e2 ) − (e−2 + 9 + 25e2 + 6e−1 + 10 + 30e) 8e−2 − 6e−1 + 8 − 30e + 20e2
V(X) = =
81 81

2. D’après le théorème de transfert, Y (Ω) = {ln e−1 , ln 1, ln e} = {−1, 0, 1} et :

yi −1 0 1
1 3 5
P(Y = yi )
9 9 9

−1 + 0 + 5 4
Enfin : E(Y ) = = .
9 9
3. E(Y ) 6= ln(E(X)). Ainsi E(ln X) 6= ln(E(X)), ce qui prouve que, de manière générale :
E(f (X)) 6= f (E(X)) (où f est une fonction de transfert de X).

Solution exercice 15.4.

E 1. G(Ω) = {−n, n} (−n s’il perd et −n + 2n = n si sa couleur sort) et :


19 18
P(G = −n) = , P(G = n) = .
37 37

M. Parent 560 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
19 18 −n
E(G) = −n × +n× =
37 37 37
19 18 n2 (372 − 1)n2
V(G) = n2 × + n2 × − 2 =
37 37 37 372

 0
 si x < −n
19
Et, ∀x ∈ R, FG (x) = 37 si − n 6 x < n


1 si x > n
De représentation graphique :

~

−n 0 n

2. N (Ω) = {−n, 35n} (−n s’il perd et −n + 36n = 35n si son numéro sort) et :
36 1
P(N = −n) = , P(N = 35n) = (puisqu’il y a 37 cases et une seule est gagnante).
37 37
36 1 −n
E(N ) = −n × + 35n × =
37 37 37
36 1 n2 37(36 + 352 )n2
V(N ) = n2 × + 352 n2 × − 2 =
37 37 37 372

 0
 si x < −n
36
Et, ∀x ∈ R, FN (x) = 37 si − n 6 x < 35n


1 si x > n
De représentation graphique :

~

−n 0 n

Solution exercice 15.5.

1.
   
n
X n
X n
X X n
X j
X
P(X > k) =  P(X = j) = P(X = j) =  P(X = j)
k=1 k=1 j=k 16k6j6n j=1 k=1
 
n
X j
X n
X
= P(X = j) 1 = jP(X = j) = E(X)
j=1 k=1 j=1

2. Posons, pour tout k ∈ [[1 ; 3]] , Nk la VAR égale au numéro de la boule tirée au k-ième tirage.
1
E
Alors Nk ֒→ U([[1 ; n]]) (c’est-à-dire : Nk (Ω) = [[1 ; n]] et ∀j ∈ [[1 ; n]] , P(Nk = j) = )
n

M. Parent 561 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

De plus X = min(N1 , N2 , N3 ) donc X(Ω) = [[1 ; n]] et :


3
! 3
\ Y
∀j ∈ [[1 ; n]] , P(X > j) = P [Nk > j] = P(Nk > j) (par indépendance des tirages)
k=1 k=1
= (P(N1 > j))3 (N1 , N2 , N3 ont même loi)
 3
n  3
X 1
= P(N1 = k) = (n − j + 1) ×
k=j
n

(n − j + 1)3 (n − j)3
On en déduit que : ∀j ∈ [[1 ; n]] , P(X = j) = P(X > j) − P(X > j + 1) = −
n3 n3
Avec la première question on a alors :
n n n
X X (n − k + 1)3 1 X
E(X) = P(X > k) = = j3 (en posant j = n − k + 1)
k=1 k=1
n3 n3 j=1
 2
1 n(n + 1) (n + 1)2
= 3× =
n 2 4n

Solution exercice 15.6.


1. X(Ω) = [[1 ; n]] (au mieux sa première flèche touche au but et X = 1, au pire il utilise, éventuellement
en vain, toutes ses flèches et X = n)
Posons, pour tout k ∈ [[1 ; n]] , Rk l’évènement « il rate la cible au k-ième essai ». Alors :
  
k−1
\ k−1
Y
∀k ∈ [[1 ; n − 1]] , P(X = k) = P  Rj  ∩ Rk  = P(Rj ) × (1 − P(Rk )) (par indépendance des tirs)
j=1 j=1

= p(1 − p)k−1 = pq k−1


   
n
\ n−1
\
Et P(X = n) = P  Rj  ∪  Rj ∩ Rn  = (1 − p)n + p(1 − p)n−1 = (1 − p)n−1 = q n−1
j=1 j=1

(soit il utilise toutes ses flèches en vain, soit il réussit au dernier essai)


 0 si x < 1



 1
si 1 6 x < 2

 2
3
2. ∀x ∈ R, FX (x) = 4 si 2 6 x < 3



 7
si 3 6 x < 4

 8


1 si x > 4
De représentation graphique :

~

−5. −4. −3. −2. −1 0 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.


n n−1
X X −nq n−1 (1 − q) − (1 − q n )(−1)
3. E(X) = kP(X = k) = p kq k−1 + nq n−1 = p × + nq n−1
k=1 k=1
(1 − q)2
(dérivée première de somme géométrique avec q 6= 1)
E D’où, après simplifications : E(X) =
1 − qn
1−q

M. Parent 562 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

4. Notons C l’évènement « la cible est atteinte ». Alors :


 
n−1 n−1 n−1 n−1
X \ X X 1 − qn
P(C) = P(X = j) + P  Rj ∩ Rn  = pq j−1 + pq n−1 = p qi = p = 1 − qn
j=1 j=1 j=1 i=0
1−q

Et par la formule de Bayes on a :


 
k−1
P(C ∩ X = k) 1 \ pq k−1
∀k ∈ [[1 ; n]] , PC (X = k) = = × P Rj ∩ Rk  =
P(C) P(C) j=1
1 − qn

5. Posons, pour tout k ∈ [[1 ; n]] , Gk la VAR égale à 1 si la k-ième flèche tirée touche au but et 0 sinon.
n
X n
X
Alors : Y = (n − k + 1)Gk et, par linéarité de l’espérance, E(Y ) = (n − k + 1)E(Gk ).
k=1 k=1
Or : ∀k ∈ [[1 ; n]] , E(Gk ) = 1 × P(Gk = 1) = p
n n
X X n(n + 1)p
Donc : E(Y ) = p (n − k + 1) = p j=
k=1 j=1
2

Solution exercice 15.7.


1. Toutes les boules ont la même probabilité d’être tirées donc :

n+1 n2 − 1
X1 ֒→ U([[1 ; n]]), E(X1 ) = et V(X1 ) =
2 12

2. X2 (Ω) = [[1 ; n]] et :


n
X
∀k ∈ X2 (Ω), P(X2 = k) = PX1 =j (X2 = k)P(X1 = j) (FPT avec le SCE associé à X1 )
j=1
n
X 1 1 k+1 1
= × + ×
j=1
n+j n n+k n
j6=k
 
n
1 k X 1 
= +
n n + k j=1 n + j

3.
 
n n n X n
X 1 X k2 X k 
E(X2 ) = kP(X2 = k) =  +
k=1
n k=1 n + k k=1 j=1 n + j
 
n
1 X (n + k)2 − n2 − 2nk X k 
=  +
n k=1 n+k 16k,j6n
n+j
 
n n n n n
1 X X 1 X k X 1 X
=  (n + k) − n2 − 2n + k
n k=1 k=1
n+k k=1
n + k j=1 n + j k=1
 
n n n
1 (n + 1) + (2n) X 1 X k + n − n n(n + 1) X 1 
= n × − n2 − 2n +
n 2 k=1
n+k k=1
n+k 2 j=1
n+j
n n
! n
3n + 1 X 1 X 1 n+1 X 1
= −n −2 n−n +
2 k=1
n + k k=1
n + k 2 k=1 n + k
n
3n + 1 3n + 1 X 1
= + − 2n
2 2 k=1 n + k

= +
n
1 − n 3n + 1 X 1 E
2 2 k=1 n + k

M. Parent 563 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 15.8.


12 4
2 2 99
1. P(E) = 16 =
4
455
(nombre de cas favorables : nombre de combinaisons possibles de 2 boules parmi 12 blanches et 2
parmi 4 noires ; nombre de cas possibles : nombre de combinaisons possibles de 4 boules prises parmi
16)

2. Notons X la VAR comptabilisant le nombre de « succès » (c’est à dire ici le nombre de fois que E
99
se réalise, de probabilité p = ) lors de 10 répétitions indépendantes de l’épreuve précédente (qui
455
est une épreuve de Bernoulli puisqu’à chaque épreuve, soit E est réalisé, soit il ne l’est pas). Alors
X ֒→ B(10, p) et :
!
10 2
P(A) = P(X = 2) = p (1 − p)8
2

et P(B) = P(X > 2) = 1 − P(X = 0) − P(X = 1) = 1 − (1 − p)10 − 10p(1 − p)9

Solution exercice 15.9.

1. • Le moment factoriel d’ordre 1 est (r = 1) : E(X).


• Le moment factoriel d’ordre 2 est (r = 2) : E(X(X − 1)) = E(X 2 − X) = E(X 2 ) − E(X).
Donc : E(X 2 ) = E(X(X − 1)) + E(X) .
• Le moment factoriel d’ordre 3 est (r = 3) :

E(X(X − 1)(X − 2)) = E(X 3 − 3X 2 + 2X) = E(X 3 ) − 3E(X 2 ) + 2E(X)

Donc :

E(X 3 ) = E(X(X − 1)(X − 2)) + 3 (E(X(X − 1)) + E(X)) − 2E(X)


= E(X(X − 1)(X − 2)) + 3E(X(X − 1)) + E(X)

2. • Pour X ֒→ U([[1 ; n]]) :


n+1
– E(X) = (cours)
2
n2 − 1 3(n + 1)2 6(n + 1)
– E(X(X − 1)) = E(X 2 ) − E(X) = V(X) + (E(X))2 − E(X) = + −
12 12 12
n2 − 1
Donc E(X(X − 1)) = .
3
n n  
X 1 1X
– E(X(X − 1)(X − 2)) = =
k(k − 1)(k − 2) k 3 − 3k 2 + 2k
k=1
n n k=1
n(n + 1)2 (n + 1)(2n + 1) n+1
= −3 +2
4 6 2
n+1 (n − 2)(n − 1)(n + 1)
= (n(n + 1) − 4n − 2 + 4) =
4 4
• Pour X ֒→ B(n, p) :
– E(X) = np (cours)
– E(X(X − 1)) = V(X) + (E(X))2 − E(X) = np(1 − p) + n2 p2 − np = np(1 − p + np − 1)
Soit E(X(X − 1)) = n(n − 1)p2 .
E – E(X(X − 1)(X − 2)) =
n
X
k(k − 1)(k − 2)
n k n−k X
p q =
n
!
k(k − 1)(k − 2)
n k n−k
p q
!

k=0
k k=3
k

M. Parent 564 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
n
!
X n − 3 k n−k
= n(n − 1)(n − 2) p q
k=3
k−3
n−3
!
X n − 3 j (n−3)−j
== n(n − 1)(n − 2)p3 p q
j=0
j
= n(n − 1)(n − 2)p3 (p + q)n−3 = n(n − 1)(n − 2)p3 .

Solution exercice 15.10.

1. X 2 (Ω) = {02 , 11 } = {0, 1}, P(X 2 = 0) = P(X = 0) = 1 − p et P(X 2 = 1) = P(X = 1) = p donc :


X 2 ֒→ B(p)

2. X 2 (w) = 1 ⇔ X(w) = 1 et X 2 (w) = 0 ⇔ X(w) = 0 donc :


∀w ∈ Ω, X(w) = X 2 (w), i.e. : X 2 = X .

Solution exercice 15.11.


X(Ω) = [[1 ; n]] (au mieux on obtient la boule no n au premier tirage, au pire, au dernier tirage). De
plus, en notant pour tout k ∈ [[1 ; n]] , Nk l’évènement « obtenir la boule no n au k-ième tirage » on a :
 
k−1
\
∀k ∈ [[1 ; n]] , P(X = k) = P  Nj ∩ Nk  = P(N1 )PN1 (N2 ) · · · PN1 ∩···∩Nk−1 (Nk ) (FPC)
j=1

n−1 n−2 n − (k − 1) 1 1
= × × ··· × × =
n n−1 n−k+2 n−k+1 n

Autrement dit, X ֒→ U([[1 ; n]])

Solution exercice 15.12.

1. X comptabilise le nombre de « succès » (c’est-à-dire ici de cibles atteintes) lors de n répétitions


indépendantes d’une épreuve de Bernoulli dont la probabilité du « succès » est p donc :

X ֒→ B(n, p), E(X) = np, V(X) = np(1 − p) = npq

2. Soit k ∈ [[0 ; n]].

(a) Le tireur a atteint k cibles lors du « premier tour ». Il va donc retenter sa chance sur les (n − k)
cibles manquées. Sur ces (n − k) essais, il peut toucher, au pire aucune fois, au mieux (n − k) fois
la cible et Yk (Ω) = [[0 ; n − k]] (où Yk désigne la VAR égale au nombre de cibles atteintes lors du
second essai sachant (X = k) réalisé).
(b) Comme pour X précédemment, Yk comptabilise le nombre de « succès » (c’est-à-dire de cibles
atteintes) lors de (n − k) répétitions indépendantes d’une épreuve de Bernoulli dont la probabilité
du « succès » est p donc :

Yk ֒→ B(n − k, p), E(Yk ) = (n − k)p, V(Yk ) = (n − k)p(1 − p) = (n − k)pq


!
n − k j n−k−j
C’est-à-dire : ∀j ∈ [[0 ; n − k]] , P(X=k) (Y = j) = p q .
j
n
[
(c) Y (Ω) = Yk (Ω) = [[0 ; n]]
k=1
(au « pire », il n’atteint aucune cible au second tour, au « mieux » il a tout manqué au premier E
tour et atteint toutes les cibles au second)

M. Parent 565 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

On applique alors la FPT avec le SCE associé à la VAR X (et il faut noter que la formule
précédente est valable pour 0 6 j 6 n − k, donc pour k 6 n − j ; pour k > n − j on a évidemment
P(X=k) (Y = j) = 0), ce qui amène :
n n−j ! !
X X n − k j n−k−j n k n−k
∀j ∈ [[0 ; n]] , P(Y = j) = PX=k (Y = j)P(X = k) = p q p q
k=0 k=0
j k
n−j ! ! ! ! ! !
X n n − j k+j 2n−2k−j n−k n n n−j
= p q cf : =
k=0
j k j k j k
! n−j ! ! n−j !
n j X n − j k 2n−2k−j n j j X n − j k 2n−2k−2j
= p p q = p q p q
j k=0
k j k=0
k
! n−j ! !
n X n−j n
= (pq)j pk (q 2 )n−j−k = (pq)j (p + q 2 )n−j (Binôme)
j k=0
k j
!
n
= (pq)j (1 − pq)n−j (cf : p + q 2 = 1 − q + q 2 = 1 − q(1 − q) = 1 − qp)
j

On a bien démontré que Y ֒→ B(n, pq) .

Solution exercice 15.13.


1. E(X) = −1 × q + 1 × p = p − (1 − p) = 2p − 1
Et E(X 2 ) = q + p = 1 donc (Kœnig-Huygens) V(X) = E(X 2 ) − (E(X))2 = 1 − (2p − 1)2 = 4pq
 
−1 + 1 1 + 1
2. Y (Ω) = , = {0, 1}, P(Y = 0) = P(X = −1) = q et P(Y = 1) = P(X = 1) = p (i.e. :
2 2
Y ֒→ B(p) )
 
1+1 1−1
Z(Ω) = , = {0, 1}, P(Z = 0) = P(X = 1) = p et P(Z = 1) = P(X = −1) = q (i.e. :
2 2
Z ֒→ B(q) )

Solution exercice 15.14.


n
! n
! ! !
X 1 n k n−k X 1 n + 1 k n−k 1 n 1 n+1
E(Y ) = p q = p q cf : =
k=0
k+1 k k=0
n+1 k+1 k+1 k n+1 k+1
!
1 n+1
X n+1
= pj−1 q n+1−j (en posant j = k + 1)
n + 1 j=1 j
 ! ! 
n+1
1 X n + 1 j n+1−j n + 1 0 n+1−0 
=  p q − p q
p(n + 1) j=0 j 0

1 h i 1 − q n+1
= (p + q)n+1 − q n+1 =
p(n + 1) p(n + 1)

Solution exercice 15.15.


1. Notons G la VAR égale au gain du joueur, et, pour tout k ∈ [[1 ; 2n]] , Nk (resp. Bk ) l’évènement
« obtenir une boule noire (resp. blanche) au k-ième tirage ».
G(Ω) = [[1 ; 2n − 1]] (il y a au moins un changement de couleur -si on tire toutes les blanches puis
toutes les noires par exemple- et au plus 2n − 1 changements si les couleurs alternent à chaque tirage)
   
n
\ 2n
\ n
\ 2n
\
P(G = 1) = P  Bk ∩ Nk  + P  Nk ∩ Bk 

E
k=1 k=n+1 k=1 k=n+1
n n−1 1 n n−1 1 2(n!)2
=2× × × ··· × × × × ··· × =
2n 2n − 1 n+1 n n−1 1 (2n)!

M. Parent 566 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

De même,
   
n−1
X j
\ j+n
\ 2n
\ n−1
X j
\ j+n
\ 2n
\
P(G = 2) = P Bk ∩ Nk ∩ Bk  + P Nk ∩ Bk ∩ Nk 
j=1 k=1 k=j+1 k=j+n+1 j=1 k=1 k=j+1 k=j+n+1
n−1
X n n−j+1 n 1 n−j 1
=2 × ··· × × × ··· × × × ··· ×
j=1
2n 2n − j + 1 2n − j n−j+1 n−j 1
n−1
X (n!)2 2(n!)2
=2 = × (n − 1)
j=1
(2n)! (2n)!

(2n)! − 2n(n!)2
D’où P(G > 3) = 1 − P(G = 1) − P(G = 2) = .
(2n)!
!
n
2. On rappelle la convention = 0 si p > n.
p

• P(X1 = 1) = 0 et P(X1 = 0) = 1 ( X1 est la VAR certaine égale à 0 ).


• Pour tout k ∈ [[2 ; 2n]] :
La probabilité qu’il y ait un changement de couleur est la même au premier qu’au second ou au
dernier tirage donc les Xk ont toutes même loi (pour k ∈ [[2 ; 2n]]) : celle de X2 .
n n n
Or P(X2 = 1) = P(B1 ∩ N2 ) + P(N1 ∩ B2 ) = 2 × × = .
2n 2n − 1 2n − 1
n
Ainsi, ∀k ∈ [[2 ; 2n]] , P(Xk = 1) = ...mais comme j’entends d’ici certains sceptiques (ou
2n − 1
rabat joie ?) douter de l’affirmation « La probabilité qu’il y ait un changement de couleur est la
même au premier qu’au second ou au dernier tirage », voici -assez rapidement- une autre solution
(plus technique !) pour aboutir au résultat :
n−1
X
P(Xk = 1) = [P(« j B et (k − j − 2) N puis NB ») + P(« j B et (k − j − 2) N puis BN »)]
j=0
n−1
!
X k − 2 n · · · (n − j + 1) × n · · · (n − k + j + 3) n − k + j + 2 n−j
=2 × ×
j=0
j (2n) · · · (2n − k + 3) 2n − k + 2 2n − k + 1
n−1
!
X k−2 n!n!(2n − k)!
=2
j=0
j (n − j − 1)!(n − k + j + 1)!(2n)!
!
2(n!)2 n−1
X k−2 (2n − k)!
=
(2n)! j=0 j (n − j − 1)!(n − k + j + 1)!
! !
2(n!)2 n−1
X k−2 2n − k
=
(2n)! j=0 j n−j−1
!
2(n!)2 2n − 2
= (Vandermonde)
(2n)! n − 1
2×n×n n
= =
(2n)(2n − 1) 2n − 1
 
n
i.e. : Xk ֒→ B .
2n − 1
2n
X 2n
X 2n
X n
3. G = Xk donc E(G) = E(Xk ) = 0 + E(Xk ) = (2n − 1)E(X2 ) = (2n − 1) × = n.
k=1 k=1 k=2
2n − 1
E
Solution exercice 15.16.

M. Parent 567 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

1. X(Ω) = [[0 ; N ]] (au pire la bille reste en a0 et n’en sortira jamais, au mieux elle atteindra le dernier
trou aN et y restera d’après l’énoncé)
Posons, pour tout k ∈ [[0 ; N ]] , Ak l’évènement « la bille sort du trou ak ». Ainsi P(Ak ) = qk et on a :

• P(X = 0) = P(A0 ) = 1 − q0 .
 
k−1
\ k−1
Y
• ∀k ∈ [[1 ; N ]] , P(X = k) = P  Aj ∩ Ak  = qj × (1 − qk )
j=0 j=0

N
X
On peut vérifier que P(X = k) = 1 :
k=0
 
N
X N
X k−1
Y k−1
Y
P(X = k) = (1 − q0 ) +  qj − qj × qk 
k=0 k=1 j=0 j=0
 
N
X k−1
Y k
Y
= (1 − q0 ) +  qj − qj 
k=1 j=0 j=0
N k−1
X Y X k
N Y
= (1 − q0 ) + qj − qj
k=1 j=0 k=1 j=0
N
X k′
−1 Y X k
N Y
= (1 − q0 ) + qj − qj (en posant k ′ = k − 1)
k′ =0 j=0 k=1 j=0
N
X −1 N
X k
Y
= (1 − q0 ) + αk − αk (en posant αk = qj = q0 · · · qk )
k=0 k=1 j=0

= (1 − q0 ) + α0 − αN (télescopage)
= 1 − q0 + q0 − 0 (cf : qN = 1 − pN = 0 ⇒ αN = q0 · · · qN = 0)
= 1

2. Dans ce cas on a :

• X(Ω) = [[0 ; N ]]
• P(X = 0) = 1 − q
• ∀k ∈ [[1 ; N − 1]] , P(X = k) = q k (1 − q)
• P(X = N ) = q N

On en déduit que :
N
X N
X −1
E(X) = kP(X = k) = kq k (1 − q) + N q N
k=0 k=0
N
X −1
= q(1 − q) kq k−1 + N q N
k=0
−N q N −1 (1 − q) + (1 − q N )
= q(1 − q) + N qN
(1 − q)2
(dérivée première de somme géométrique avec q 6= 1)
q(1 − q N )
=
1−q

Solution exercice 15.17.


E 1. GX (0) =
n
X
1 × P(X = k) = 1 .
k=0

M. Parent 568 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
n
X
2. ∀x ∈ R, G′X (x) = kexk P(X = k) donc :
k=0
n
X
G′X (0) = k × 1 × P(X = k) = E(X)
k=0

3. Soit i ∈ N.
n
X
(i)
∀x ∈ R, GX (x) = · · k} exk P(X = k) (par récurrence immédiate) donc :
|k ·{z
k=0 i facteurs
n
X
(i)
GX (0) = k i × 1 × P(X = k) = E(X i )
k=0

En particulier : V(X) = E(X 2 ) − (E(X))2 = G′′X (0) − (G′X (0))2

n
! n
!
X n k n−k X n
4. ∀x ∈ R, GX (x) = exk p q = (pex )k q n−k = (pex + q)n (binôme de Newton)
k=0
k k=0
k
Alors : ∀x ∈ R, G′X (x) = npex (pex + q)n−1
 
et, ∀x ∈ R, G′′X (x) = np ex (pex + q)n−1 + ex (n − 1)pex (pex + q)n−2
D’où : E(X) = G′X (0) = np(p + q)n−1 = np
 
et, E(X 2 ) = G′′X (0) = np (p + q)n−1 + (n − 1)p(p + q)n−2 = np(q + np) donc :
V(X) = E(X 2 ) − (E(X))2 = (npq + n2 p2 ) − (np)2 = npq

Solution exercice 15.18.

Partie I : Étude du cas n = 3.

1. (a) (X3 = 4) = [(N1 = 3) ∩ (N2 = 2) ∩ (N3 = 3)]


 3
1
Donc, par indépendance des tirages, P(X3 = 4) = .
3
(b) La FPT avec le SCE associé à la VAR N1 permet d’écrire :

3 3 3
X 1X 1X
P(X3 = 2) = PN1 =k (X3 = 2)P(N1 = k) = PN1 =k (X3 = 2) = P(N2 > k)
k=1
3 k=1 3 k=1
 
1 2 1 2
= 1+ + =
3 3 3 3

27 − 18 − 1 8
On en déduit que : P(X3 = 3) = 1 − P(X3 = 2) − P(X3 = 4) = =
27 27
18 8 1 64
2. E(X3 ) = 2 × +3× +4× = .
27 27 27 27

Partie II : Cas général.

1. À chaque tirage, toutes les boules ont la même probabilité d’être tirée, donc :

n+1 n2 − 1
∀k ∈ [[1 ; n + 1]] , Nk ֒→ U([[1 ; n]]) , E(Nk ) = et V(X) =
2 12

2. Comme pour I-1.(a), (Xn = n + 1) = [(N1 = n) ∩ (N2 = n − 1) ∩ · · · ∩ (Nn = 1)]

Donc, par indépendance des tirages : P(Xn = n + 1) =


 n
1
.
E
n

M. Parent 569 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

3. (a) Soit i ∈ [[1 ; n]].


n
X 1 n−i+1
PN1 =i (Xn = 2) = P(N2 > i) = P(N2 = k) = (n − i + 1) × =
k=i
n n

(b) On en déduit (FPT avec le SCE associé à la VAR N1 ) :


n n n
X X n−i+1 1 1 X
P(Xn = 2) = PN1 =i (Xn = 2)P(N1 = i) = × = 2 k
i=1 i=1
n n n k=1

(en posant k = n − i + 1)
n+1
D’où : P(Xn = 2) = .
2n
4. Soit k ∈ [[2 ; n]].
(a) (Xn > k) signifie que les k premiers numéros (au moins) forment une suite strictement
décroissante d’entiers de [[1 ; n]], c’est-à-dire : N1 > N2 > · · · > Nk
(b) Une manière de former une suite strictement décroissante de k entiers pris dans [[1 ; n]] consiste
à tirer simultanément k boules dans une urne contenant n boules numérotées de 1 à n, ce
qui empêche toute répétition des valeurs obtenues et on « déposera » ensuite les boules tirées
dans l’ordre strictement décroissant, ce!qui ne peut se faire que d’une seule manière.
n
Ainsi le nombre de telles suites est .
k
Comme il y a nk k-uplets d’éléments de [[1 ; n]] (c’est-à-dire façons de tirer k numéros, avec
ordre et avec répétition possible des éléments puisque l’on replace la boule tirée avant chaque
nouveau prélèvement), la probabilité
 d’avoir une suite strictement décroissante de k entiers
n
k
pris dans [[1 ; n]] est donc : (situation d’équiprobabilité)
! nk
n 1
i.e. : P(Xn > k) = .
k nk
(c) Comme Xn (Ω) = [[2 ; n + 1]], P(Xn > 0) = 1 et P(Xn > 1) = 1.
! !
n 1 n 1
• Pour k = 0, = 1 donc on a bien P(Xn > 0) =
0 n0 0 n0
! !
n 1 n 1
• Pour k = 1, = 1 donc on a bien P(Xn > 1) =
1 n1 1 n1
La formule de la question précédente est donc encore valable pour k = 0 et k = 1 .
! !
n 1 n 1
5. • ∀k ∈ [[2 ; n]] , P(Xn = k) = P(Xn > k − 1) − P(Xn > k) = −
k−1 n k−1 k nk
(cf : k et k − 1 sont bien donc l’intervalle [[0 ; n]], intervalle pour lequel la formule du 5. est
valide)
 n
1
• Et, pour k = n + 1, P(Xn = n + 1) = .
n
n
X n n+1
X X X X j−1
n+1 X
6. P(Xn > k) = P(Xn = j) = P(Xn = j) = P(Xn = j)
k=0 k=0 j=k+1 06k<j6n+1 j=1 k=0
n+1
X
= jP(Xn = j)
j=1
n
X
On a donc bien, P(Xn > k) = E(Xn ) .

E
k=0
n
!  n
X n 1 1
Il s’en suit que : E(Xn ) = × 1n−k = 1+ .
k=0
k nk n

M. Parent 570 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
!
(n + 1) − 1 n + 1 1
7. • Pour k = n + 1 on a : = = P(Xn = n + 1).
nn+1 n+1 nn
• Pour k ∈ [[2 ; n]] :
! !! ! !!
1 n n 1 n n
P(Xn = k) = k n − = k (n + 1 − 1) −
n k−1 k n k−1 k
! ! !!
1 n n n
= k (n + 1) − −
n k−1 k−1 k
" ! !#!
1 (n + 1)! k n n
= k × − +
n (k − 1)!(n + 1 − k)! k k−1 k
! " !#!
1 n+1 n+1
= k k − (Formule de Pascal)
n k k
!
k−1 n+1
=
nk k

E
M. Parent 571 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

E
M. Parent 572 Centre Scolaire Saint Paul-Lille
ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Chapitre 16 : Intégration sur un segment


Solution exercice 16.1.
1 1 xn
1. x ∈ [0 ; 1] ⇒ 1 6 x + 1 6 2 ⇒ 6 6 1 et xn > 0 donc : 0 6 6 xn
2 1+x 1+x
Par croissance de l’intégrale, les bornes étant bien dans l’ordre croissant, on en déduit que :
Z Z " #1 Z
1 xn 1
n xn+1 1 xn 1
06 dx 6 x dx = soit : 0 6 dx 6
0 1+x 0 n+1 0 0 1+x n+1

Z
1 1 xn
2. Comme lim = 0, il vient, par encadrement, lim dx = 0
n→+∞ n + 1 n→+∞ 0 1+x

Solution exercice 16.2.


Z
1 1 2 1 h −x2 i1 1 − e−1
1. I1 = − (−2x)e−x dx = − e =
2 0 2 0 2
Z 1 1

1
h 1 i1
2. I2 = − − e t dt = − e t = e2 − e
1
2
t2 1
2

Z 1  
2
3. I3 = x2 xex dx
0
( 
2  1 2
u′ (x) = xex u(x) = ex
On pose alors : 2
v(x) = x2  v ′ (x) = 2x

Les fonctions u et v sont de classe C 1 sur [0 ; 1] donc, par IPP, on obtient :


 1 Z  1
1 2
1
x2 e 1 2 1
I3 = x2 ex − xe dx = − ex =
2 0 0 2 2 0 2

Z π    √
4 − sin x π π ln 2
4. I4 = − dx = − [ln |cos x|]04 = − ln cos = ln 2=
0 cos x 4 2
( (
u′ (x) = sin x u(x) = − cos x
5. On pose :
v(x) = x v ′ (x) = 1
Les fonctions u et v sont de classe C 1 sur [0 ; 1] donc, par IPP, on obtient :
Z π
I5 = [−x cos x]π−π + cos xdx = 2π + [sin x]π−π = 2π
−π

( 
u′ (x) = 1 =x+1  u(x)
6. On pose : 1
v(x) = ln(1 + x)
 v ′ (x) =
1+x
1
Les fonctions u et v sont de classe C sur [0 ; 1] donc, par IPP, on obtient :
Z 1
I6 = [(x + 1) ln(x + 1)]10 − dx = 2 ln 2 − 1
0

7. On pose eu = x (u 7→ eu est de classe C 1 sur [0 ; 1]). Alors :

• u=0⇔x=1
• u=1⇔x=e E
• dx = eu du

M. Parent 573 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
1 eu x x+1−1 1
• = = = =1−
1+e −u 1+e u x+1 x+1 x+1
Z 1 1
Z e 1

e+1
 
D’où : I7 = eu du = 1− dx = [x − ln |x + 1|]e1 = (e − 1) − ln
0 1 + e−u 1 1+x 2
  
Z 1   b arctan b
− arctan a
1 b
α 1 t α α
8. I8 =  dt = arctan =
α t 2 α α α
a
α + 1 a

√ 1 √
9. On pose 6
x = x 6 = u (x 7→ 6
x est de classe C 1 sur [1 ; 8]). Alors :

• x=1⇔u=1

• x=8⇔u= 2
1 5
• du = x− 6 dx ⇔ 6u5 du = dx
6
1 1
• √ √ = 3
x+ x 3
u + u2
Z √
6u3 2
D’où : I9 = du
1 u+1
Or, en écrivant la division du polynôme X 3 par le polynôme 1 + X on a : X 3 = (1 + X)(X 2 − X + 1) − 1
h √ i u3 1
On en déduit que : ∀u ∈ 1 ; 2 , = u2 − u + 1 −
u+1 u+1
" # √2 √ !
u 3 u 2 √ 1+ 2
Il s’en suit que : I9 = 6 − + u − ln |u + 1| = 10 2 − 11 − 6 ln
3 2 1
2
( (
u′ (x) = e−x u(x) = −e−x
10. On pose :
v(x) = sin x v ′ (x) = cos x
Les fonctions u et v sont de classe C 1 sur [0 ; π] donc, par IPP, on obtient :
Z π Z π
 π
I10 = − sin xe−x 0 + cos xe −x
dx = cos xe−x dx
0 0
( (
u′ (x) = e−x u(x) = −e−x
On pose :
v(x) = cos x v ′ (x) = − sin x
Les fonctions u et v sont de classe C 1 sur [0 ; π] donc, par IPP, on obtient :
Z π
 π
I10 = − cos xe−x 0 − sin xe−x dx = 1 + e−π − I10
0

1 + e−π
On en déduit que : 2I10 = 1 + e−π d’où : I10 =
2
( 
u′ (θ) =1  u(θ) =θ
11. On pose : 1
v(θ) = arctan θ  v ′ (θ) =
1 + θ2
Les fonctions u et v sont de classe C 1 sur [0 ; 1] donc, par IPP, on obtient :
Z  1
1 θ 1 π 1
I11 = [θ arctan θ]10 − dθ = arctan 1 − ln 1 + θ2 = − ln 2
0 1 + θ2 2 0 4 2
√ √
12. On pose u = 4
1 + x ⇔ x = u4 − 1 (x 7→ 4
1 + x est de classe C 1 sur [0 ; 3]). Alors :
E • x=0⇔u=1

• x=3⇔u= 2

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

• dx 3
√ = 4u du

1+x− 41+x u2 − u u−1
• √ √ = =
1+x+ 1+x
4
u +u
2 u+1
Z √
u4 − u3 2
D’où : I12 = 4 du
1 u+1
Or, en écrivant la division du polynôme X 4 − X 3 par le polynôme X + 1 on a :

X 4 − X 3 = (1 + X)(X 3 − 2X 2 + 2X − 2) + 2
h √ i u4 − u3 2
On en déduit que : ∀u ∈ 1 ; 2 , = u3 − 2u2 + 2u − 2 +
u+1 u+1
" #√2 √ √ !
u4 2u3 53 − 32 2 1+ 2
Il s’en suit que : I12 = 4 − + u2 − 2u + 2 ln |u + 1| = + 8 ln
4 3 1
3 2

Solution exercice 16.3.


Z π
" #π
4 tann+1 (t) 4
1
1. ∀n ∈ N, un+2 + un = tann (t)(tan2 (t) + 1)dt = =
0 n+1 0
n+1
Z π
4
2. ∀n ∈ N, un+1 − un = tann (t)(tan t − 1)dt.
0
 
Or, t ∈ 0 ; π4 ⇒ tann (t) > 0 et tan(t) 6 1 d’où tann (t)(tan t − 1) 6 0.
Par croissance de l’intégrale, les bornes étant bien dans l’ordre croissant, on en déduit que :
∀n ∈ N, un+1 − un 6 0
Ainsi la suite (un ) est décroissante

3. ∀n ∈ N, un > 0 (intégrale d’une fonction positive et BBR)


La suite (un ) est décroissante minorée (par 0) donc elle converge (théorème des suites monotones) vers
un réel ℓ > 0.
De plus ℓ vérifie (d’après 1.) 2ℓ = 0
Conclusion : (un ) converge vers 0

Solution exercice 16.4.


s
n √ n Z 1 " 3 #1
X k 1X k √ x2 2
1. lim √ = lim = xdx = 3 =
n→+∞
k=1
n n n→+∞ n
k=1
n 0 2 0
3

(Somme de Riemann associée à la fonction f : x 7→ x, sur l’intervalle [0 ; 1] et f est continue sur cet
intervalle, ce qui assure la convergence de la somme de Riemann vers l’intégrale)
n n Z
X n 1X 1 1 1 π
2. lim = lim   = dx = [arctan x]10 =
n→+∞
k=1
n +k
2 2 n→+∞ n k=1 1 + k 2 0 1+x2 4
n
1
(Somme de Riemann associée à la fonction f : x 7→ , sur l’intervalle [0 ; 1] et f est continue sur
1 + x2
cet intervalle, ce qui assure la convergence de la somme de Riemann vers l’intégrale)
!  ! 
n n n n+1
X
k
X 1 n+1
X n+1
k+1 1 n+1
X n+1 2n+1 − 1
3. = = = − 1 =
k=0
k + 1 k=0 n + 1 n + 1 j=1 j n + 1 j=0 j n+1

2n+1 − 1
Et par croissances comparées, lim = +∞
n→+∞ n + 1

Donc lim
n
X n
k
= +∞
E
n→+∞
k=0
k+1

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
n n Z
X k n+k 1X k 1+ nk 1 x+1
4. lim 2
e 2n = lim e 2 = xe 2 dx
n→+∞
k=1
n n→+∞ n
k=1
n 0
x+1
(Somme de Riemann associée à la fonction f : x 7→ xe 2 , sur l’intervalle [0 ; 1] et f est continue sur
cet intervalle, ce qui assure la convergence de la somme de Riemann vers l’intégrale)
( x+1
( x+1
u′ (x) = e 2 u(x) = 2e 2
On pose alors :
v(x) = x v ′ (x) = 1
Les fonctions u et v sont de classe C 1 sur [0 ; 1] donc, par IPP, on obtient :
Z h i1 Z h i1
1 x+1 x+1 1 x+1 x+1 √
xe 2 dx = 2xe 2 − 2e 2 dx = 2e − 2 2e 2 = 4 e − 2e
0 0 0 0

5.
       
k n ln 1 + k
n
X ln n ln 1 + n X n
lim − ln(n) +  +  = lim − ln(n) + ln n + 
n→+∞
k=1
n n n→+∞
k=1
n
n  
1X k
= lim ln 1 +
n→+∞ n n
k=1
Z 1
= ln(1 + x)dx = 2 ln 2 − 1
0
(voir I6 à l’exercice 16.2)

(Somme de Riemann associée à la fonction f : x 7→ ln(1 + x), sur l’intervalle [0 ; 1] et f est continue
sur cet intervalle, ce qui assure la convergence de la somme de Riemann vers l’intégrale)

Solution exercice 16.5.


1
1. La fonction f : t 7→ est continue sur R donc, quelque soit x ∈ R, f est continue entre x et 2x.
1 + t4
Ainsi F est définie sur R
DF est centré sur 0 et :
Z −2x Z 2x
∀x ∈ R, F (−x) = f (t)dt = f (−u)(−du) (en effectuant le changement de variable affine
−x x
u = −x)
Z 2x
Et puisque f est paire, il vient : ∀x ∈ R, F (−x) = f (u)(−du) = −F (x)
x

Conclusion : F est impaire.

2. f est continue sur R donc elle admet des primitives (qui sont de classes C 1 sur R). Notons G l’une
d’elles.
Alors : ∀x ∈ R, F (x) = [G(t)]2x
x = G(2x) − G(x).
Par composition (x 7→ 2x avec G) et somme de fonctions de classe C 1 sur R, on en déduit que :
F est de classe C 1 sur R et :

2 1
∀x ∈ R, F ′ (x) = 2G′ (2x) − G′ (x) = 2f (2x) − f (x) = −
1 + 16x4 1 + x4

Solution exercice 16.6.


1
1. La fonction g : t 7→ est continue sur ]0 ; 1[ donc, pour tout x ∈ ]0 ; 1[, elle est continue sur
  ln(t)
x2 ; x ⊂ ]0 ; 1[.
E Ainsi f est bien définie sur ]0 ; 1[.
Comme elle est définie en 0 et en 1 par l’énoncé, f est bien définie sur [0 ; 1]

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
Z !
x2 1
2
2. (a) ∀x ∈ ]0 ; 1[ , t
dt = [ln |ln t|]xx = ln |2 ln x| − ln |ln x| = ln 2
x ln t
  1 1
(b) Soit x ∈ ]0 ; 1[. ∀t ∈ x2 ; x , =t×
ln t t ln t
x2 t x
Or 0 < x2 6 t 6 x < 1 ⇒ t ln t < 0 donc : > = g(t) >
t ln t t ln t t ln t
Par croissance de l’intégrale avec BBR (cf : x2 6 x) on obtient :
Z x Z x Z x
1 1 1
x dt 6 dt 6 x2 dt
x2 t ln t x2 ln t x2 t ln t

En multipliant par −1 on a alors : x ln 2 > f (x) > x2 ln 2


(c) • Comme lim x ln 2 = lim x2 ln 2 = 0 on en déduit (par encadrement) que : lim f (x) = 0 = f (0)
x→0 x→0 x→0
f est donc continue -à droite- en 0
• De même, lim x ln 2 = lim x2 ln 2 = ln 2 donc (par encadrement) : lim f (x) = ln 2 = f (1)
x→1 x→1 x→1
f est donc continue -à gauche- en 1
1
3. La fonction g : t 7→ est continue sur ]0 ; 1[ donc, pour tout x ∈ ]0 ; 1[, elle est continue sur
 2  ln(t)  
x ; x ⊂ ]0 ; 1[. Elle admet donc des primitives (qui sont de classe C 1 ) sur x2 ; x . Notons G l’une
d’elles.
Alors : ∀x ∈ ]0 ; 1[ , f (x) = G(x2 ) − G(x)
G et x 7→ x2 étant de classe C 1 sur ]0 ; 1[ il en va de même pour f et :
2x 1 x−1
∀x ∈ ]0 ; 1[ , f ′ (x) = 2xG′ (x2 ) − G′ (x) = 2xg(x2 ) − g(x) = − =
2 ln x ln x ln x

Comme x ∈ ]0 ; 1[ on a ln x < 0 et x − 1 < 0 d’où : ∀x ∈ ]0 ; 1[ , f ′ (x) > 0


Ainsi f est strictement croissante sur [0 ; 1]

Solution exercice 16.7.


( (
u′ (t) = cos t u(t) = sin t
1. Soit n ∈ N. On pose (dans un+2 ) :
v(t) = cosn+1 t v ′ (t) = (n + 1)(− sin t) cosn t
 
π
Les fonctions u et v sont de classe C1 sur 0 ; donc, par IPP, on obtient :
2
h iπ Z π Z π
2 2
n+1 2 n
un+2 = sin t cos t 2
+ (n + 1) sin t cos tdt = (n + 1) (1 − cos2 t) cosn tdt
0 0 0
= (n + 1)un − (n + 1)un+2

On en déduit donc que : ∀n ∈ N, (n + 2)un+2 = (n + 1)un

(2n)!π
2. Par récurrence, on pose P (n) la proposition : « u2n = »
22n+1 (n!)2
Z π
π 0!π
2 π
• Initialisation : u0 = et = donc P (0) est vérifiée.
dt =
0 2 2(0!)2 2
(2n)!π
• Hérédité : Soit n ∈ N tel que u2n = 2n+1 . Alors :
2 (n!)2
2n + 1
u2(n+1) = u2n+2 = u2n (d’après 1.)
2n + 2
2n + 2 2n + 1 (2n)!π
= × × 2n+1 (par HR)
2n + 2 2n + 2 2 (n!)2
(2n + 2)!π (2n + 2)!π
= 2
2 (n + 1)n!(n + 1)n!2 2n+1
= 2n+3
2 ((n + 1)!)2 E
Ce qui assure l’hérédité.

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

• Conclusion : La proposition est initialisée à n = 0 et héréditaire ; elle est donc vraie pour tout
n ∈ N.

(2n)!π
Ainsi, ∀n ∈ N, u2n =
22n+1 (n!)2

3. D’après 1. : ∀n ∈ N, (n + 2)un+1 un+2 = (n + 1)un+1 un


Ce qui signifie que la suite ((n + 1)un+1 un ) est constante (poser vn = (n + 1)un+1 un pour vous en
convaincre !) égale à son premier terme : u0 u1
Z π
π
2
Or u1 = cos tdt = [sin t]02 = 1
0
π
D’où : ∀n ∈ N, (n + 1)un un+1 = u0 u1 =
2
π
2 22n (n!)2
On en déduit que : ∀n ∈ N, u2n+1 = =
(2n + 1)u2n (2n + 1)!
π
4. En effectuant le changement de variable affine t = − x dans un il vient :
2
Z 0 Z π
2
n
∀n ∈ N, un = sin x(−dx) = sinn xdx
π
2
0

Z π Z π
2 2
n
Ainsi : ∀n ∈ N, cos (t)dt = sinn (t)dt
0 0

Solution exercice 16.8.



1. Soit x ∈ R+ . La fonction gx : t 7→ 1 + xt2 est alors bien définie et continue sur [0 ; 1], ce qui donne
Z 1
un sens à l’intégrale gx (t)dt
0

Ainsi f est bien définie sur R+

2. Soit (a, b) ∈ R2+ .


√ √
∀t ∈ [0 ; 1] , 0 6 a < b ⇒ 0 6 at2 + 1 < bt2 + 1 ⇒ 1 + at2 6 1 + bt2 ⇒ f (a) < f (b) (par croissance
de l’intégrale, les bornes étant bien rangées)
Autrement dit, f est strictement croissante sur R+

Solution exercice 16.9.


Z
1
n+1
• ∀n ∈ N, un+1 − un = dt (relation de Chasles pour les intégrales)
n 1 − cos(t) + t2
1
Or : ∀t ∈ [n ; n + 1] , 2 > 1 − cos t > 0 ⇒ 2 + t2 > 1 − cos t + t2 > t2 > 0 ⇒ >0
1 − cos(t) + t2
Et par croissance de l’intégrale, les bornes étant bien rangées, on obtient : ∀n ∈ N, un+1 − un > 0,
de sorte que la suite (un ) est croissante

1 1
• Par ailleurs, ∀t ∈ [1 ; n] , 1 − cos t + t2 > t2 ⇒ 6 2
1 − cos t + t2 t
 n
1 1
Par croissance de l’intégrale (encore...) on a donc : ∀n ∈ N, un 6 − =1− 61
t 1 n

E Ainsi (un ) est majorée par 1

On en déduit (théorème des suites monotones) que (un ) converge vers un réel ℓ ∈ [0 ; 1]

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

Solution exercice 16.10.

1. La fonction g : t 7→ tn eat est continue sur R (donc sur [0 ; a]), ce qui donne un sens à un .
Z a
De plus : ∀n ∈ N, un+1 − un = (t − 1)tn eat dt
0
Et puisque : ∀t ∈ [0 ; 1] , t − 1 6 0 et tn eat > 0 on a : (t − 1)tn eat 6 0
Ce qui amène alors (par croissance de l’intégrale, les bornes étant bien dans l’ordre croissant puisque
a > 0) :
∀n ∈ N, un+1 − un 6 0
la suite (un ) est décroissante .

Comme la suite (un ) est clairement minorée par 0 (intégrale d’une fonction positive et BBR) on en
déduit (théorèmes des suites monotones) que : (un ) converge

2. La fonction g est dérivable sur [0 ; a] et : ∀t ∈ [0 ; a] , g ′ (t) = ntn−1 eat + atn eat = (n + at)tn−1 eat > 0
Donc g est croissante sur [0 ; a]. On en déduit que :

2
∀t ∈ [0 ; a] , g(0) 6 g(t) 6 g(a), soit : 0 6 g(t) 6 an ea

3. Du résultat précédent, et par croissance de l’intégrale, les bornes étant bien dans l’ordre croissant on
tire :
2
∀n ∈ N, 0 6 un 6 an+1 ea
2
Comme lim an+1 ea = 0 compte tenu du fait que |a| < 1, on a (par encadrement) lim un = 0
n→+∞ n→+∞

Solution exercice 16.11.

et
1. La fonction g : t 7→ est continue sur R∗ donc sur tout intervalle inclus dans R∗ .
t
Or, pour tout x ∈ R∗+ , [x ; 2x] ⊂ R∗+ . Ainsi f est bien définie sur R∗+ .
De plus, comme g est continue sur R∗+ elle admet des primitives (qui sont de classe C 1 sur cet intervalle),
on notera G l’une d’elles.
Alors : ∀x ∈ R∗+ , f (x) = G(2x) − G(x)
G et x 7→ 2x étant de classe C 1 sur R∗+ il en va de même pour f et :

e2x ex ex (ex − 1)
∀x > 0, f ′ (x) = 2G′ (2x) − G′ (x) = 2g(2x) − g(x) = − =
x x x

ex − 1
2. lim f ′ (x) = 1 (car lim = exp′ (0) = exp(0) = 1) donc :
x→0 x→0 x
f est prolongeable en 0 en une fonction de classe C 1 sur R+ (et le nombre dérivé de la fonction pro-
longée en 0 sera 1)
Z 2x dt
3. On a bien = [ln |t|]2x
x = ln |2x| − ln |x| = ln 2
x t
ex et e2x
De plus, ∀t ∈ [x ; 2x] , x 6 t 6 2x ⇒ ex 6 et 6 e2x ⇒ 6 6
t t t
Par croissance de l’intégrale (avec BBR car x > 0 ⇒ x < 2x) on en déduit :

∀x > 0, ex ln 2 6 f (x) 6 e2x ln 2


E
Et puisque lim e2x ln 2 = lim ex ln 2 = ln 2 on a, par encadrement, lim f (x) = ln 2
x→0 x→0 x→0

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

4. En reprenant l’encadrement établi à la question précédente, et puisque lim ex ln 2 = +∞, on a, par


x→+∞
comparaison, lim f (x) = +∞
x→+∞

ex ln 2 f (x) e2x ln 2
Et, de même, de : ∀x > 0, 6 6
x x x
f (x) ex
on tire lim = +∞ (puisque lim = +∞ par croissances comparées)
x→+∞ x x→+∞ x

Ainsi Cf admet une branche parabolique de direction asymptotique (Oy) en +∞

ex (ex − 1)
5. On a vu que : ∀x > 0, f ′ (x) = > 0 donc f est strictement croissante sur R+
x

6. Le script Python suivant permet d’obtenir la courbe de f (sur l’intervalle ]0 ; 3] ici) :


✞ ☎
1 from s c i p y . i n t e g r a t e import quad
2 import pylab as p l 80

3
70
4 def g ( x ) :
5 return p l . exp ( x ) / x 60

6
50

7 def f ( x ) :
8 y , e r r e u r=quad ( g , x , 2 ∗ x ) 40

9 return y 30

10
x=p l . l i n s p a c e ( 0 . 0 0 1 , 3 , 1 0 0 0 )
20
11

12 y=l i s t (map( f , x ) ) 10

13 p l . p l o t ( x , y , ’b-’ ) 0
14 p l . show ( ) 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2 2.2 2.4 2.6 2.8 3

✝ ✆

Solution exercice 16.12.

1. x 7→ x ln x − x étant une primitive de x 7→ ln x sur R∗+ , les solution de (E) sont les fonctions de la
forme :
 x
x
∀x > 0, f (x) = C exp (x ln x − x) = C , où C ∈ R
e

2. f (e) = 1 ⇔ Ce0 = 1 ⇔ C = 1
 x
x
Donc l’unique solution de (E) telle que f (e) = 1 est la fonction : f : x 7→ exp (x ln x − x) =
e

3. f est de classe C 1 sur R∗+ comme composée de fonctions de classe C 1 (x 7→ x ln x − x C 1 sur R∗+
à valeurs réelles et exp C 1 sur R) et : ∀x > 0, f (x) > 0 (comme toute exponentielle réelle qui se
respecte !).

lim x ln x − x = lim x(ln x − 1) = +∞ (par produit) donc lim f (x) = +∞ (par composition)
x→+∞ x→+∞ x→+∞
  
f (x) f (x) ln x
Puis, lim = lim ln x = lim exp x ln x − 1 − = +∞
x→+∞ x x→+∞ e x→+∞ x
Ainsi Cf admet une branche parabolique de direction asymptotique (Oy) en +∞

E lim x ln x − x = 0 (croissances comparées et somme) donc lim f (x) = 1 (par composition avec exp).
x→0 x→0

De plus, ∀x > 0, f ′ (x) = f (x) ln x qui est du signe de ln x d’où le tableau suivant :

M. Parent 580 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

x 0 1 +∞
Signe
− 0 +
de f ′ (x)

Variations 1 +∞
de f
e−1

4. • Comme lim f (x) = 1, f est prolongeable par continuité en 0 en posant f (0) = 1 .


x→0

• De plus, lim f ′ (x) = lim f (x) ln x = −∞ (par produit)


x→0 x→0

Donc f n’est pas dérivable en 0 (et n’est pas prolongeable en une fonction de classe C 1 en 0 )
mais sa courbe admet une demi-tangente verticale -vers le bas- en 0.
Pour info, la représentation de f ci-dessous :

1.4
✞ ☎
import pylab as p l
1.3
1
1.2
2

3 def f ( x ) : 1.1

4 return p l . exp ( x∗ p l . l o g ( x ) − x ) 1

0.9
5

6 x=p l . l i n s p a c e ( 0 . 0 0 1 , 3 , 1 0 0 0 ) ; 0.8

7 y=l i s t (map( f , x ) ) 0.7

8 p l . p l o t ( x , y , ’b-’ ) 0.6

9 p l . show ( ) 0.5

✝ ✆ 0.4

0.3
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2 2.2 2.4 2.6 2.8 3

Solution exercice 16.13.

x 1 √
1. Une primitive de x 7→ sur R étant x 7→ ln(1 + x2 ) = ln 1 + x2 , les solution de (E ′ ) sont les
1+x2 2
fonctions de la forme :
 p  p
∀x > 0, f (x) = C exp ln 1 + x2 = C 1 + x2 , où C ∈ R

2. h0 est de classe C 1 sur R comme produit de telles fonctions et :


p x
∀x ∈ R, h′0 (x) = C ′ (x) 1 + x2 + C(x) √
1 + x2

Donc :
p x x p
h0 solution de (E) ⇔ ∀x ∈ R, C ′ (x) 1 + x2 + C(x) √ = C(x) 1 + x2 + x
1 + x2 1 + x2
p x x
⇔ ∀x ∈ R, C ′ (x) 1 + x2 + C(x) √ =√ C(x) + x
1+x 2 1 + x2
p
⇔ ∀x ∈ R, C ′ (x) 1 + x2 = x
2x
⇔ ∀x ∈ R, C ′ (x) = √
2 1 + x2
p
⇔ ∀x ∈ R, C(x) = 1 + x2 + K où K ∈ R


E
Ainsi la fonction C : x 7→ 1 + x2 répond à la question (et alors h0 : x 7→ 1 + x2 )

M. Parent 581 Centre Scolaire Saint Paul-Lille


ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

3.
x x
h solution de (E) ⇔ ∀x ∈ R, h′ (x) − h(x) = x = h′0 (x) − h0 (x)
1+x 2 1 + x2
x
⇔ ∀x ∈ R, (h − h0 )′ (x) − (h − h0 )(x) = 0
1 + x2
⇔ (h − h0 ) solution de (E ′ )

4.

h solution de (E) ⇔ (h − h0 ) solution de (E ′ )


p
⇔ ∀x ∈ R, (h − h0 )(x) = C 1 + x2 où C ∈ R
p
⇔ ∀x ∈ R, h(x) = h0 (x) + C 1 + x2 où C ∈ R
p
⇔ ∀x ∈ R, h(x) = 1 + x2 + C 1 + x2 où C ∈ R

Solution exercice 16.14.

1. f est continue surZ [a ; +∞[ donc elle admet des primitives (qui sont de classe C 1 sur [a ; +∞[), ce qui
x
donne un sens à f (t)dt (qui est la primitive de f qui s’annule en a, que l’on notera F ).
a
Par quotient, la fonction affine x 7→ x − a ne s’annulant pas sur ]a ; +∞[, on en déduit que :
g est bien définie sur ]a ; +∞[

F (x) − F (a)
2. F est de classe C 1 sur [a ; +∞[, donc le taux de variation : admet une limite finie en a
x−a
qui est F ′ (a) = f (a). Autrement dit : lim g(x) = f (a).
x→a

g est donc prolongeable par continuité en a en posant g(a) = f (a)


Z
1 x
3. (a) On a : ∀x > a, ℓdt = ℓ donc :
x−a a
Z
1 x
∀x > a, g(x) − ℓ = (f (t) − ℓ)dt
x−a a
Z
1 x
On en déduit que : ∀x > a, |g(x) − ℓ| 6 |f (t) − ℓ| dt
x−a a
Or : lim f (t) = ℓ ⇔ ∀ǫ > 0, ∃A > a, ∀t > A, |f (t) − ℓ| < ǫ
t→+∞
ǫ
Soit donc ǫ > 0. Alors il existe A > a tel que : ∀t > A, |f (t) − ℓ| <
Z Z Z
2 Z
x A x x
Par Chasles, ∀x > A > a, |f (t) − ℓ| dt = |f (t) − ℓ| dt+ |f (t) − ℓ| dt = α+ |f (t) − ℓ| dt
a a A A
ǫ
Or : ∀t ∈ ]A ; x] , t > A ⇒ |f (t) − ℓ| < .
2
Par croissance de l’intégrale (les bornes sont bien dans l’ordre croissant puisque A < x) on obtient
alors : Z x
ǫ
∀x > A > a, |f (t) − ℓ| dt < (x − A)
A 2
d’où : Z x Z x
ǫ
|f (t) − ℓ| dt = α + |f (t) − ℓ| dt < α + (x − A)
a A 2
Et en divisant par x − a > 0 il vient :
α ǫ x−A
∀x > A, |g(x) − ℓ| < + ×
x−a 2
E
x−a
x−A
De plus A > a ⇒ −A < −a ⇒ x − A < x − a ⇒ < 1 (car x > a ⇒ x − a > 0
x−a

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
α ǫ
Donc : ∀x > A, |g(x) − ℓ| <
+
x−a 2
α ǫ 2α 2α
Enfin, < ⇔x>a+ donc en posant B = a + on a :
x−a 2 ǫ ǫ

∀x > M = max {A, B} , |g(x) − ℓ| 6 ǫ

Conclusion, on vient d’établir que :

∀ǫ > 0, ∃M > a, ∀x > M, |g(x) − ℓ| < ǫ

Ce qui signifie que : lim g(x) = ℓ


x→+∞

(b) De même, lim f (t) = +∞ ⇔ ∀L > 0, ∃A > a, ∀t > A, f (t) > L.


t→+∞
Soit donc L > 0. Alors il existe A > a tel que : ∀t > A, f (t) > 2L + 1
Z x
Ce qui entraîne : ∀x > A, f (t)dt > (2L + 1)(x − A), puis :
A
Z x Z A Z x Z x
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt = β + f (t)dt > β + (2L + 1)(x − A)
a a A A

β x−A
D’où : ∀x > A, g(x) > + (2L + 1)
x−a x−a
β β 1
• lim = 0 donc : ∃B > a, ∀x > B, >−
x→+∞ x − a x−a 2
x−A x−A 1
• lim = 1 donc : ∃C > a, ∀x > C, >
x→+∞ x − a x−a 2
On en déduit que : ∀x > M = max{A, B, C}, g(x) > L.
Conclusion, on vient d’établir que :

∀L > 0, ∃M > a, ∀x > M, g(x) > L

Ce qui signifie que : lim g(x) = +∞


x→+∞

4. (a) • ∀t ∈ [a ; x] , a 6 t 6 x ⇒ f (a) 6 f (t) 6 f (x) (par croissance de f )


Par croissance de l’intégrale (et BBR car a < x) il vient :
Z x
f (a)(x − a) 6 f (t)dt 6 f (x)(x − a)
a
Z
1 x
Enfin, en divisant par x − a > 0 on obtient : f (a) 6 f (t)dt 6 f (x).
x−a a
• De même, ∀t ∈ [x ; y] , x 6 t 6 y ⇒ f (x) 6 f (t) 6 f (y) (par croissance de f )
Par croissance de l’intégrale (et BBR car x < y) il vient :
Z y
f (x)(y − x) 6 f (t)dt 6 f (y)(y − x)
x

Enfin, en divisant par y − x > 0 on obtient :


Z
1 y
f (x) 6 f (t)dt 6 f (y)
y−x x

Z Z
1 x 1 y
Par transitivité on a donc : f (a) 6 f (t)dt 6 f (x) 6 f (t)dt 6 f (y)

D’où : a < x < y ⇒


1
Z x
x−a a

f (t)dt 6
1
Z y
f (t)dt
y−x x
E
x−a a y−x x

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD
Z y Z a Z y Z y Z x
(b) f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt = f (t)dt − f (t)dt = (y − a)g(y) − (x − a)g(x)
x x a a a
Donc :
Z Z
1 x 1 y
f (t)dt 6 f (t)dt ⇔ (y − x)g(x) 6 (y − a)g(y) − (x − a)g(x)
x−a a y−x x
⇔ g(x)(y − a) 6 g(y)(y − a)
⇔ g(x) 6 g(y) (cf : y − a > 0)

(c) On vient de démontrer que :

∀(x, y) ∈ ]a ; +∞[2 , x < y ⇒ g(x) 6 g(y)

C’est-à-dire que g est croissante sur [a ; +∞[

Solution exercice 16.15.


1. (a) En développant, et par linéarité de l’intégrale on a :
Z ! Z ! Z !
b b b
2 2 2
∀x ∈ R, P (x) = f (t)dt x + 2 f (t)g(t)dt x + g (t)dt = Ax2 + 2Bx + C
a a a
Z b Z b Z b
2
(où l’on a posé : A = f (t)dt B= f (t)g(t)dt C= g 2 (t)dt)
a a a
Z b
2
De plus, comme f n’est pas identiquement nulle, A = f (t)dt > 0, ce qui fait que :
a
P est bien une fonction polynôme de degré 2 à coefficients réels
(b) ∀x ∈ R, P (x) > 0 comme intégrale d’une fonction positive avec les bornes dans l’ordre croissant.
On en déduit que l’équation P (x) = 0 a au plus une solution réelle, c’est-à-dire que le discriminant
de P est négatif ou nul :

Z !2 Z ! Z !
b b b
2 2 2 2
∆ = (2B) − 4AC 6 0 ⇔ B 6 AC ⇔ f (t)g(t)dt 6 f (t)dt g (t)dt
a a a

(c) De plus, ∆ = 0 si et seulement si il existe x0 ∈ R, P (x0 ) = 0


Or : P (x0 ) = 0 ⇔ ∀t ∈ [a ; b] , x0 f (t) + g(t) = 0 ⇔ ∀t ∈ [a ; b] , g(t) = −x0 f (t)
(cf : l’intégrale d’une fonction positive est nulle si et seulement si la fonction intégrée est identi-
quement nulle)
Z !2 Z ! Z !
b b b
2 2
Autrement dit : f (t)g(t)dt = f (t)dt g (t)dt ⇔ f et g sont proportionnelles
a a a

(d)
Z b Z b Z b Z b
((f (t) + g(t))2 dt = f 2 (t)dt + g 2 (t)dt + 2 f (t)g(t)dt
a a a a
v ! Z !
Z Z u Z
b b u b b
6 2
f (t)dt + g (t)dt + 2t
2 2
f (t)dt 2
g (t)dt (d’après C.S.)
a a a a
s s 2
Z b Z b
6 f 2 (t)dt + g 2 (t)dt (identité remarquable)
a a

Ainsi, en prenant les images par la fonction racine carrée, croissante sur R+ on obtient finalement :

E "Z
b
(f (t) + g(t))2 dt
#1
2
6
"Z
b
f 2 (t)dt
#1
2
+
"Z
b
g 2 (t)dt
#1
2

a a a

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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

(e) Dans le raisonnement précédent, on obtient une égalité si et seulement si on peut écrire une égalité
lorsque l’on utilise C.S. (on a des égalités ailleurs) donc l’inégalité de Minkowski sera une égalité
si et seulement si f et g sont proportionnelles.
De plus, dans ce cas, il existe un réel K tel que ∀t ∈ [a ; b] , g(t) = Kf (t) et alors :
"Z #1 "Z #1
b 2 b 2
2 2
(f (t) + g(t)) dt = |1 + K| f (t)dt
a a
"Z #1 "Z #1 "Z #1
b 2 b 2 b 2
2 2 2
et f (t)dt + g (t)dt = (1 + |K|) f (t)dt
a a a
Donc, pour f non identiquement nulle :
"Z #1 "Z #1 "Z #1
b 2 b 2 b 2
2 2 2
(f (t) + g(t)) dt = f (t)dt + g (t)dt ⇔ |1 + K| = 1 + |K|
a a a

Or :
K −∞ −1 0 +∞
|1 + K| −1 − K 0 1+K
1 + |K| 1−K 0 1+K
Donc |1 + K| = 1 + |K| ⇔ K > 0
Ainsi l’inégalité de Minkowski est une égalité si et seulement si f et g sont proportionnelles avec
un coefficient de proportionnalité positif ou nul.

2. Si f = 0 (ou g = 0) alors :
Z !2 Z ! Z !
b b b
2 2
• f (t)g(t)dt = 0 et f (t)dt g (t)dt =0
a a a

Donc l’inégalité de Cauchy-Schwartz reste valable...mais ne présente plus beaucoup d’intérêt ! .


"Z #1 "Z #1
b 2 b 2
• De même, si f = 0 alors : (f (t) + g(t))2 dt = g 2 (t)dt
a a
(idem si g = 0)
Donc l’inégalité de Minkowski est encore valable si f = 0 ou g = 0 ...avec un intérêt limité dans
ce cas !

E
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ECG1a ANNEXE E. ÉLÉMENTS DE CORRECTION DES EXERCICES, ANNEXES ET TD

E
M. Parent 586 Centre Scolaire Saint Paul-Lille

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