CAPITOLO 1: Le français parlé.
Le français parlé est sujet à des variations de toutes sortes: sociales, générationnelles,
situationnelles. À l’oral plusieurs éléments interviennent qui produisent des modifications:
des répétitions, des reprises, des interruptions. La communication orale est immédiate,
spontanée.
Le système vocalique du français compte entre 14 et 16 voyelles et 18 consonnes. Ces
sons ont le statut de phonèmes, ils permettent de distinguer les mots de la langue.
On distingue quatre degrés d’aperture du conduit vocal: fermé, mi-fermé, mi-ouvert,
ouvert. Selon la position du dos de la langue on distingue les voyelles antérieures comme
[i], (dos de la langue vers l’avant du palais), des voyelles postérieures comme [u].
Selon la position des lèvres on distingue entre les voyelles arrondies ou labialisée comme
[y] prononcées avec les lèvres projetées vers l’avant, et les voyelles écartées ou non
labialisées comme [i], prononcées avec les lèvres tirées.
Les voyelles nasales du français sont quatre.
En ce qui concerne les voyelles dites à double timbre, (mi-fermé et mi-ouvert) en position
accentuée la voyelle mi-fermée se réalise en syllabe ouverte.
À l’intérieur d’une syllabe, lorsque les sons vocaliques les plus fermés [i], [y], [u], sont
suivis ou précédés par une voyelle, on réalise des sons qu’on appelle semi-voyelles ou
semi-consonnes. Les semi-voyelles ne sont pas des phonèmes mais des allophones.
Les consonnes du français peuvent être classées en fonction de leur mode d’articulation
et de leur lieu ou point d’articulation.
On distingue les consonnes occlusives comme [t] produites avec une fermeture totale du
conduit vocal, suivi d’une ouverture et un bruit d’explosion, et fricatives comme [f]
produites avec une fermeture partielle du conduit vocal accompagnée de bruits de
friction. La [s] est une consonne sourde et , par contre, le [z] est sonore parce que les
cordes vocales vibrent.
On distingue les consonnes orales comme [d], où l’aire passe uniquement par la bouche,
des consonnes nasales comme [n] où le voile du palais est abaissé et permet le passage
de l’air dans les fosses nasales.
La consonne [l], est une approximante latérale, c'est-à-dire que la langue s’approche des
alvéoles sans produire de bruit de friction et l’air s'échappe sur les côtés.
/R/ est la consonne la plus fréquente en français: sa prononciation de référence est
fricative uvulaire sonore, mais elle peut être vibrante, vibrante uvulaire sonore…
Les sons se groupent en syllabes qui ont un noyau vocalique. La syllabe est composée
par la voyelle et la consonne qui la suit. Le français privilégie les syllabes ouvertes, c’est-
à-dire qui terminent par voyelle prononcée, et qui donnent à la langue une grande
sonorité. La syllabe peut porter l’accent ou bien ne pas porter l’accent.
La prosodie prend en compte les variations acoustiques de l’onde sonore aux niveaux
de la fréquence de vibration et de l’intensité que l’oreille humaine perçoit. On distingue la
prosodie lexicale qui comprend les tons, et l’accent des mots, de la prosodie post-lexicale
qui se situe au niveau de l'énoncé et comprend l’accentuation des groupes prosodiques.
En français existent deux types d’accentuation: l’accentuation rythmique de base et
l’accentuation d’insistance. Le français est une langue à accent fixe sur la dernière
syllabe phonétique. L’accentuation de base est la seule à être réalisé, mais il peut avoir
une accentuation d’insistance (sur la première syllabe) qui s’ajoute à celle de base avec
le but de mettre en évidence, en relief ce mot (c’est LE film de l’année!).
L’intonation a une fonction énonciative, expressive car l’intonation signale les émotions
primaires fortes, et une fonction interactionnelle.
La liaison est la prononciation de la consonne finale d’un mot muette dans le mot isolé,
devant un mot qui commence par voyelle ou h muet. La consonne de liaison forme une
syllabe avec la voyelle qui suit et qui appartient au mot suivant, on assiste donc à une
« resyllabation ». Les consonnes de liaison les plus fréquentes sont z, n, t.
Il y a trois catégories de liaison: obligatoire (dans les groupes nominaux déterminant),
facultative (après les noms pluriels, des prépositions et des adverbes) et interdite (avec
les numéros huit et onze).
Les dénominations e caduc, schwa, e muet, se réfèrent à la prononciation du
graphème <e> sans accent lorsqu’il n’est pas suivi d’une consonne dans la même
syllabe.
E caduc est la voyelle la plus affectée par l’élision, c’est la suppression obligatoire d’une
voyelle finale devant un mot commençant par voyelle et h muet (de, je, le, me, te).
Il a des règles qui établissent sa prononciation:
-si il est suivi de voyelle ou en fin de mot il n’est jamais prononcé.
-s’il est précédé d’au moins deux consonnes et suivi d’au moins une consonne il est
normalement prononcé.
-si est suivi d’une consonne il est généralement prononcé.
CAPITOLO 2: Le français écrit.
Un aspect du français contemporain est l'écriture inclusive pour faire progresser l’égalité
entre les femmes et les hommes par leur manière d'écrire à travers:
● la double flexion
● les formes contractées exemple: musicien(ne)
● les mots épicènes prenant la même forme aux deux genres, exemple: personne
candidate (au lieu de candidat/e).
Orthographe: est la manière d’écrire les sons et les mots d’une langue en conformité
avec le système de transcription graphique.
Outre les 26 lettres de l’alphabet, l’écriture du français met en jeu cinq signes
diacritiques qui accompagnent une lettre ou un graphème et en modifient le sens ou la
prononciation, c’est à dire l’accent aigu, l’accent grave, l’accent circonflexe, le tréma, et
la cédille. Il y a aussi deux signes auxiliaires, l’apostrophe et le trait d’union. Le premier
aide à signaler l’absence de son, alors que le seconde sert à marquer des unités lexicales
ou syntaxiques.
Les accents peuvent avoir trois fonctions:
- phonétique
- distinctive
- indiquer la disparition de certaines lettres
L’accent aigu se place uniquement sur le lettre e pour indiquer le timbre fermé.
L’accent grave est utilisé sur 3 lettres: la a, le e, et le u. Il peut avoir une fonction
phonétique il se place sur le e et indique un è ouvert à l'intérieur d’un mot, ou à la finale
devant s.
Quand il a une fonction distinctive il distingue des homophones, ex dès/ des, où/ou, là/la.
L’accent circonflexe marque la disparition d’une lettre ou la prononciation longue d’une
voyelle, et se place sur le 5 voyelles à l'exception de y.
Le tréma est formé de deux points qu' on place sur e, i, u, pour indiquer qu’elles doivent
être prononcées séparément.
La cédille se place sous la consonne c pour indiquer qu’elle doit être prononcé s sourd.
L’apostrophe marque l’élision d’une voyelle finale à la rencontre d’une voyelle ou d’un
h muet.
Le trait d’union sert à lier différentes éléments et à créer une nouvelle unité lexicale, il
se trouve dans plusieurs noms composés ex grand-mère. Il peut aussi marquer des
relations grammaticales comme l’inversion du verbe et du pronom sujet.
CAPITOLO 3: Formation des mots et néologie.
On entend par néologie le processus de formation de nouvelles unités lexicales et par
néologisme le résultat de ce processus.
La néologie formelle, ou lexicale ou flexionnelle, consiste à former des nouvelles unités
lexicales par l’adjonction d’un affixe ou d’un autre lexème; ses principales manifestations
sont représentées par les processus de dérivation et la composition.
La dérivation implique un changement de forme par préfixation, suffixation et infixation.
La préfixation consiste à ajouter un affixe devant une base, alors que la suffixation
consiste à ajouter un affixe après une base. Dans cette catégorie il y a aussi les
parasynthétiques, c'est-à-dire des unités lexicales auxquelles un préfixe et un suffixe sont
ajoutés ensemble.
La troncation consiste à supprimer une ou plusieurs syllabes d’un lexème. Il y a trois
types de troncation:
● aphérèse, si l’élément supprimé se trouve au début du lexème (bus pour autobus)
● syncope, si la suppression se produit au centre du lexème (mam’selle pour
mademoiselle)
● apocope, si la suppression se produit en finale du lexème (géo pour géographie).
La brièveté des mots tronqués assure leur succès chez les jeunes, la presse.
La siglaison consiste dans la réduction d’un terme composé à la succession des initiales
des termes qui le composent. On distingue les sigles, des suites d’initiales prononcées
avec les noms des lettres (SDF, sans domicile fixe) et les acronymes, des suites d’initiales
prononcées comme un mot ordinaire (FLE, français langue étrangère).
La composition prévoit la combinaison de deux ou plusieurs unités lexicales autonomes.
Dans cette catégorie rentrent:
● les mots composés, avec des mots de catégories différentes on va créer des noms
nouveaux.
● les synapsies consistent dans l’union de plusieurs mots reliés par des prépositions
(assistant d’aide à la conduite).
● les amalgames sont des typologies lexicales qui s’apparentent à la composition dans la
mesure où ce sont des lexies créés par la fusion de deux unités lexicales.
Les mots-valises sont des unités lexicales formée par l’union de deux lexies dont au
moins une syllabe doit être commune (floribond = florissant et moribond).
La notion de compocation désigne de composé, reliant deux unités lexicales qui n’ont pas
de point commun, mais où le premier subit un apocope et le second une aphérèse
(héliport, qui combine héli(coptère) et aéro(port).
La néologie sémantique se produit à travers le changement d’emploi d’un lexie à
travers la métaphoreet la métonymie. Là métaphore consiste dans la transposition,
c’est à dire l’emploi d’un mot pour un autre, sur la base d’une ressemblance.
En ce qui concerne la métonymie, elle consiste à employer une lexie à la place d’un autre
sur la base d’une relation de contiguïté entre les deux. Il y aussi d' autres figures
rhétoriques comme les euphémismes et les hyperboles.
La néologie par emprunt consiste à adopter une unité lexicale issue d’une langue
étrangère; une des formes d’emprunt est le calque qui consiste dans la traduction du mot
dans la langue cible.
Le verlan, envers, ce procédé argotique consiste à inverser phonétiquement les syllabes
de certains mots, parfois en modifiant les voyelles. L'ancien argot des malfaiteurs est
utilisé en banlieue pour ne pas être compris.
L’une des tendances utilisées par les jeunes est la propension à recourir aux phénomènes
d’abréviation. Ce phénomène constitue le passage direct de l’analogique au numérique.
CAPITOLO 4: Les phrasèmes: locutions, collocations, clichés et pragmatèmes.
Dans toutes les langues il existe des formules correspondantes à des expressions qui ne
sont pas choisies librement par le locuteur mais elles sont prêtes pour l’usage. Elles
peuvent être libres et non libres, et nous les appelons « phrasèmes », ou synapsie ou
lexie composée.
La locution: lorsque on parle des locutions on peut se référer à sa structure interne et
son fonctionnement. Quant à sa structure, il s'agit d'identifier les éléments qui peuvent
composer la locution (maximum 2 éléments). Il est possible de distinguer les locutions
nominales, les locutions adjectivales, verbales, adverbiales, etc.
Les locutions se caractérisent par la propreté de la non-compositionnalité c’est à dire que
le signifié global d’une locution n’est jamais donné par l’addition des sens individuels de
chacun des éléments qui la composent.
Il y a des locutions transparentes comme donner le sein= allaiter, ou attendre un
enfant = être enceinte.
Les locutions comme casser sa pipe à absence de compositionnalité parce que on doit
faire référence à une clé externe (décès) pour comprendre le sens global.
La collocation est composée par la base et le collocatif: par exemple il y a pleurer
comme une madeleine, où pleurer est la base et comme une madeleine le collocatif. La
base est autonome et peut fonctionner dans des contextes différents.
L'une des propriétés générales de la collocation concerne le lien particulier reliant la base
à son collocatif.
Clichés et pragmatèmes.
Il y a deux types différents de phrasèmes: les clichés et les pragmatèmes. Il s’agit de
formules prêtes à l’usage qui s’emploient pour exprimer un contenu spécifique et, dans
certains cas, dans des situations spécifiques. Rentrent dans ces deux catégories des
expressions comme « Quel âge as-tu? ».
Un cliché est une expression prête à l’usage dont un locuteur se sert pour exprimer un
contenu donné. Cette expression n’implique aucun effort au niveau de la construction
syntaxique par le locuteur.
Les pragmatèmes possèdent les mêmes caractéristiques que les clichés: il s’agit d'
expressions pre-confectionnées utilisées pour exprimer un contenu donné. Par exemple
des expressions utilisées par le serveur dans un magasin qui s'adresse à ses clients.
LA FRANCOPHONIE.
La première définition de l’adjectif francophone a été donnée par Onésime Reclus et il
désigne tous ceux qui sont devenus participants de la langue française.
Léopold Senghor est le père fondateur de la francophonie; il a été homme politique,
écrivain et premier président de la république sénégalaise.
Il faut faire une différence entre la francophonie politique/institutionnelle et la
francophonie linguistique. La francophonie politique naît après la décolonisation: après
l’indépendance beaucoup de fils de colonisés se rendent compte qu’ils ne peuvent pas
rester sans la France, sans leur métropole, et pour cette raison des présidents de la
république ont créé une organisation de pays qui partagent la langue et la culture
française.
Donc du point de vue linguistique, le mot francophonie signifie personne qui parle la
langue française. Mais la francophonie c’est aussi l’ensemble des peuples et des nations
qui utilisent la langue française dans leur communication, dans leurs échanges
communicatifs. En plus il y a aussi un sens mystique lié à ce mot: selon cette perspective
la francophonie est le sentiment d’appartenance à une même communauté, la
communauté francophone.
La francophonie selon le sens institutionnel est l’ensemble des gouvernements, des États
et donc des organisations publiques et privées qui utilisent la langue française dans leurs
échanges.
Pour distinguer les deux acceptions, il y a une différence graphique: nous avons la
francophonie avec le f minuscule qui désigne les personnes qui parlent le français, donc
du point de vue linguistique et culturel.
La Francophonie avec le F majuscule représente l’ensemble des pays, des
gouvernements, des peuples qui parlent et utilisent la langue française dans le champ
des institutions. Elle est représentée par l’O.I.F., un sigle qui désigne l’organisation
internationale de la francophonie, créé par Senghor. Le 20 Mars c’est la journée de la
francophonie (1970) où on célèbre cette journée aussi dans les écoles.
Elle comprend 88 pays (quatre-vingt-huit).
Le sommet est une réunion, une conférence des représentants des différents pays qui se
réalise tous les deux ans, dont le siège officiel est à Paris. L’OIF a un drapeau: un cercle
où il y a 5 couleurs différentes: les couleurs représentent les pays mais il y a une
différence avec le drapeau des jeux olympiques: la couleur du continent africain noir a
été remplacé par le violet.
L’OIF a beaucoup d’objectifs dont les plus importants sont:
-le développement de la démocratie.
-la prévention des conflits.
-l'amélioration du dialogue entre les cultures.
-la promotion de la langue française.
-promouvoir la paix.
-le développement durable, le respect de l’environnement.
Les pays francophones sont principalement les pays qui ont le français comme langue
maternelle, donc l’Hexagone, la Corse, la Belgique, la Suisse, et le Québec. Il y a aussi
des pays qui ont décidé d’adhérer à cette association, par exemple la Roumanie, le
Vietnam, la Bulgarie. Les pays partagent la langue française mais ils ont entre eux des
différences; donc il y a une triple différence: géographique, culturelle ou politique.
Il y a des pays où le français est la langue officielle mais aussi des pays où le français est
une langue co-officielle, comme le Canada où il y a deux langues officielles: l’anglais et le
français.
La Belgique: En Belgique nous avons la Wallonie située dans le sud du pays où nous
avons le français et l’allemand. La majorité des Belges francophones est concentrée en
Wallonie.
La Flandre, la partie septentrionale du pays, a comme langue officielle le néerlandais.
Dans la région Bruxelles capitale, nous avons le français comme langue co-officielle avec
le néerlandais.
La Suisse reconnaît 4 langues nationales: l’allemand, le français, l’italien et le romanche.
4 cantons sont francophones: Genève, Vaud, Neuchâtel, Jura.
L’Amérique du Nord: Le français importé dans les territoires américains appelés la
France était assez homogène. On compte le plus grand nombre de locuteurs de français
au Canada.
Le français est aussi la langue de la majorité des Québécois. Elle est la seule langue
officielle de la province du Québec.
L’Afrique: au Maghreb et en Afrique subsaharienne, les francophones ont appris le
français à l’école. Le français est reconnu langue étrangère en Algérie, Tunisie et au
Maroc où l’arabe est la seule langue officielle. Mais, malgré cela, la présence du français
est toujours importante.
Les États francophones situés au sud du désert du Sahara comptent des ex-colonies
françaises et donc le français peut avoir le statut de langue officielle unique. La
communauté francophone la plus importante est celle de la République Démocratique du
Congo.