Cours Statique Du Solide
Cours Statique Du Solide
Statique du solide :
I. Actions mécaniques :
1. Notion d’action mécanique :
1.1.Définition d’action mécanique :
On appelle action mécanique (notée AM), toute cause physique capable de maintenir un corps
au repos, provoquer ou modifier le mouvement d’un solide ou provoquer la déformation
d’un solide.
[Link] des actions mécaniques :
- Les actions mécaniques sont de 2 sortes :
Les AM à distance : qui agissent sur tout le volume du solide
Exemple : Champ de la pesanteur, champ électromagnétique…
Les AM de contact : qui agissent directement sur la surface du solide
Exemple : pression d’un fluide, action de contact entre deux solides…
Propriétés. Soit (Δ) le support de 𝐹 , on démontre que quel que soit P∈(Δ) :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ∧ 𝐹 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃 ∧ 𝐹 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐻 ∧ 𝐹
Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 (𝐹 ) a pour origine A ; il est perpendiculaire au plan (A, Δ). Le sens de
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 (𝐹 )est tel que le trièdre ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀, 𝐹 , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 (𝐹 ) soit direct.
Il vaut mieux mettre une double flèche pour bien distinguer du premier coup d’œil un vecteur
moment d’un vecteur force.
Relation fondamentale
Soit 𝐹 une force appliquée en M et deux points quelconques A et B. par définition, on sait
que : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ∧ 𝐹 et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑀 ∧ 𝐹
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐵𝐴
Or 𝐵𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝐴𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , par conséquent, 𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗𝐵 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝐹
𝑀𝐴 (𝐹 ) + 𝐵𝐴
Torseur glisseur : S’il existe au moins un point A pour lequel le moment d’une AM est nul,
alors cette AM est appelée « force ». Une force ne tend pas à créer une rotation autour du point
A. Une force est modélisée par un torseur glisseur
Ce torseur est invariant pour tous les points 𝑃 ∈ (𝐴, 𝑅⃗𝑖 → 𝑗) appelée droite d’action. C’est la
raison pour laquelle ce torseur est appelé glisseur : la force peut s’appliquer en tout point de la
droite d’action, en modélisant la même action. On peut noter que le moment d’une force est
nul en tout point appartenant à la droite d’action de la force.
L’action mécanique totale étant la somme des actions mécaniques élémentaires, on la représente
dF ( M )
D
par le torseur suivant : = , avec D est le domaine sur lequel s’exerce l’action
AM dF ( M )
D A
mécanique (surface ou volume).
On appelle centre d’inertie (ou centre de gravité si la gravité est uniforme) de l’ensemble matériel (E)
de masse M, le point G vérifiant l’équation suivante :
PE
[Link] = 0 .
PE
[Link] =
PE
[Link] +
PE
[Link] = −OG
PE
dm +
PE
[Link] = −OG.M +
PE
[Link] =0
n
1
- Si l’ensemble (E) est composé de n solides : OG = n m .OGi i .
m
i =1
i
i =1
[Link] de pesanteur
Le champ de pesanteur est un champ de force qui peut être considéré comme uniforme en tout point P
de l’ensemble matériel (E).
➢ Modèle local :
- dm : masse élémentaire
- dV : volume élémentaire
- ρ(M) : masse volumique, si (E) est homogène, alors est ρ(M) constante
- g : champ d’accélération de la pesanteur orienté suivant la verticale descendante.
➢ Modèle global :
Le torseur de l’action mécanique de la pesanteur sur (E) au point A :
R( pes → E ) = dP = [Link] = M .g
E E
( Pes → E ) =
M A ( pes → E ) = AP [Link]
PE A
Au point G :
( Pes → E ) =
M .g
M G ( pes → E ) =
PE
GP g .dm =
PE
[Link] g = 0
0 G
.
Soit une retenue d’eau de hauteur h matérialisée par un barrage noté b de largeur L supposée
constante :
– on s’intéresse au point courant P situé à la cote z et on pose dS la surface de barrage
élémentaire prise autour de ce point ;
– les lois de l’hydrostatique proposent une répartition linéaire de pression depuis la surface,
p(z) = ρe.g.(h − z), avec ρe la masse volumique du fluide considéré, ici de l’eau ;
– on pose 𝑛⃗ la normale sortante à la paroi au point P, donc dirigée du barrage vers l’eau.
Modèle local :
On modélise l’action mécanique (e →b) de l’eau sur le barrage par une force élémentaire
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝐹 (𝑒 → 𝑏) au point courant P de la paroi dont on peut écrire l’expression à partir des différentes
données : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝒅𝑭(𝒆 → 𝒃) =−p(z) dS 𝒏 ⃗ , avec : p(z) = ρe.g.(h − z) et dS = Ldz
Modèle global :
Le domaine est constitué de la surface de contact entre l’eau et le barrage,
ℎ
– pour la résultante :𝑅⃗ (𝑒 → 𝑏) = − ∫0 𝜌𝑒 𝑔(ℎ − 𝑧)𝐿 𝑑𝑧 𝑛⃗
– pour le moment au point Q : 𝑀 ⃗⃗ 𝑄 (𝑒 → 𝑏) = ∫ℎ 𝑧 𝑧 ^ 𝜌𝑒 𝑔(ℎ − 𝑧)𝐿 𝑑𝑧 𝑛⃗
0
On en déduit l’expression du torseur F (e →b) au point Q :
𝟏
⃗𝑹
⃗ (𝒆 → 𝒃) =𝝆𝒆 ⋅ 𝒈. 𝑳. 𝒉𝟐 . 𝒚
⃗
{𝜏(𝒆 → 𝒃)} = { 𝟐
𝟏
⃗⃗⃗ 𝑸 (𝒆 → 𝒃) = − 𝝆𝒆 ⋅ 𝒈. 𝑳. 𝒉𝟑 . 𝒙
𝑴 ⃗
𝟔
[Link] de frottement
Définition :
Le frottement est un phénomène dissipateur d’énergie observé au niveau du mouvement relatif
entre deux éléments. Le frottement transforme de l’énergie mécanique en chaleur.
⃗ (𝑴 ∈ 𝑺𝟐 ∕ 𝑺𝟏 ) ≠ 𝟎
1er cas : la vitesse de glissement en M entre S1 et S2 n'est pas nulle 𝑽 ⃗
Le coefficient de frottement f dépend : des matériaux en contact, de l'état des surfaces en contact
(rugosité), et de la présence ou non de lubrifiant
Valeurs moyennes :
Acier/acier : 0,15 Acier/Ferodo : 0,3
Acier/bronze : 0,10 Pneu/route : 0,6
En fait, le contact réel entre (S1) et (S2), que nous considérons, a lieu sur un petit élément de
surface ds contenant le point P.
Le torseur d’action mécanique de contact de (S1) sur (S2) s’écrit au point P :
⃗ (𝑆1 → 𝑆2 )
𝑅
{τ(S1 → S2 )} = {
⃗⃗⃗⃗⃗
MP (S1 → S2 )
Si pour un vérin :
− le corps et la tige sont en liaison articulation (pivot ou sphérique) à leur « point d’attache B et C »,
et que les poids du corps et de la tige sont négligés,
Alors l’action mécanique du vérin est modélisée par une force de droite d’action passant par ses points
d’attache :
L’action mécanique du stator d’un moteur électrique sur son rotor est modélisée par un couple
orienté par l’axe du moteur :
Le comportement statique d’une liaison entre les deux solides (S1) et S2) est défini par le torseur des
actions mécaniques transmissibles :
Torseur d’action
Désignation Schématisation mécanique Lieu de
Schématisation plane Mobilités
de la liaison spatiale transmissible de 1 réciprocité
sur 2
z z
1 𝑇 𝑅 𝑋12 0
1 Tout point de
Pivot 0 1 𝑥
2 x ൝ 𝑌12 𝑀12 ൡ l’axe
d’axe (𝑨, 𝒙
⃗) 0 0 𝑦
y A 𝑍12 𝑁12 (𝑥,𝑦,𝑧) (A, x⃗)
2 0 0 𝑧 𝐴
1 z 𝑇 𝑅 0 𝐿12
Glissière z 1 0 𝑥 ൝ 𝑌12 𝑀12 ൡ Tout point de
de direction A y 2
(𝒙
0 0 𝑦 𝑍12 𝑁12 (𝑥,𝑦,𝑧) l’espace
⃗) 2 x 𝐴
1 0 0 𝑧
z
1 𝑇 𝑅 0 0
Pivot z 1
Tout point de
glissant 2 z
1 1 𝑥 𝑌
൝ 12 𝑀12 ൡ
x l’axe
0 0 𝑦
d’axe (𝑨, 𝒙
⃗) y
A 𝑍12 𝑁12 (𝑥,𝑦,𝑧) (A, x⃗)
2 0 0 𝑧 𝐴
2 𝑋12 𝐿12
z z 𝑇 𝑅
Liaison 1 ൝ 𝑌12 𝑀12 ൡ Tout point de
hélicoïdale 1 1 1 1 𝑥
x 𝑍12 𝑁12 (𝑥,𝑦,𝑧) l’axe
y 0 0 𝑦
d’axe (𝑨, 𝒙
⃗) 2 𝐴
𝑝 (A, x⃗)
x y A A
0 0 𝑧 𝐿12 = − × 𝑋12
A
2 2×𝜋
x
𝑇 𝑅 𝑋12 0
Appui plan 2
de normale 0 1 𝑥 ൝ 0 𝑀12 ൡ
Tout point de
(𝒙
⃗)
1 0 𝑦 l’espace
y 0 𝑁12 (𝑥,𝑦,𝑧)
1 1 0 𝑧 𝐴
y
𝑇 𝑅 𝑋12 0
Rotule 0 1 𝑥 Au centre de la
2 ൝ 𝑌12 0ൡ
de centre A x 0 1 𝑦 liaison
𝑍12 0 (𝑥,𝑦,𝑧)
1 0 1 𝑧 𝐴
Linéaire
rectiligne x 𝑇 𝑅 𝑋12 0
de normale x 2
(⃗𝒙
⃗)
2 0 1 𝑥 ൝ 0 0 ൡ
Pour tout point
1 1 𝑦 du plan (𝑂, 𝑥 , 𝑦)
et de y z 0 𝑁12 (𝑥,𝑦,𝑧)
contact
1 A 1 1 0 𝑧 𝐴
(𝑨, ⃗𝒚)
Linéaire
z 𝑇 𝑅 0 0
annulaire 2 2
de centre A 1 1 𝑥 𝑌
൝ 12 0ൡ Au centre de la
0 1 𝑦 liaison
et x 𝑍12 0 (𝑥,𝑦,𝑧)
d’axe (𝑨, 𝒙⃗) 1 1 0 1 𝑧 𝐴
A
x
2 x
𝑇 𝑅 𝑋12 0
Ponctuelle 1
2 0 1 𝑥 Pour tout point
de normale ൝ 0 0ൡ
1 1 𝑦 de l’axe (𝐴, 𝑥 )
(𝑨, 𝒙
⃗) z y 0 0 (𝑥,𝑦,𝑧)
1 y 1 1 𝑧 𝐴
1.3.2. Définitions :
On appelle action mécanique extérieure à un système Σ une action mécanique posée d’un élément de
𝛴̅ sur un des éléments de Σ.
On appelle action mécanique intérieure à un système Σ une action mécanique posée entre deux
éléments de Σ.
1.3.3. Notation :
Le torseur des actions mécaniques extérieures à un système quelconque Σ est noté 𝜏(𝛴̅ → 𝛴 )
Exemple
Soit un système Σ = {i,k,m} composé de trois objets.
On retient comme milieu environnant 𝛴̅ = {1,2,3,4} quatre objets ou phénomènes :
– (i →k), (i →m) sont des actions mécaniques intérieures à Σ ;
– (2 →i), (3 →m) sont des actions mécaniques extérieures à Σ ;
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– (2 →3), (3 →4) ne rentrent dans aucune des deux catégories, ce sont des actions mécaniques qui ne
concernent pas ce système Σ.
Le torseur des actions mécaniques extérieures à Σ s’évalue par :
4
𝜏(𝛴̅ → 𝛴 ) = ∑ 𝜏(𝑗 → 𝛴 )
𝑗=1
2. Principe fondamental de la statique
Soit un système matériel Σ dont on constate ou on souhaite l’équilibre par rapport à un référentiel
galiléen Rg.
2.1. Théorème :
S’il existe un référentiel galiléen Rg dans lequel on constate ou on souhaite l’équilibre d’un système
matériel Σ, alors le torseur des actions mécaniques extérieures au système Σ est à chaque instant le
torseur nul.
- Projection /𝑥 :∑𝑋(𝛴̅ → 𝛴 ) = 0
Exemple : 𝑋(𝑣𝑒𝑛𝑡 → 3) + 𝑋(𝑝𝑒𝑠 → 2) + 𝑋(𝑣𝑒𝑟𝑖𝑛 → 2) + 𝑋(1 → 2) = 0
- Projection /𝑦 :∑𝑌(𝛴̅ → 𝛴 ) = 0
Exemple : 𝑌(𝑣𝑒𝑛𝑡 → 3) + 𝑌(𝑝𝑒𝑠 → 2) + 𝑌(𝑣𝑒𝑟𝑖𝑛 → 2) + 𝑌(1 → 2) = 0
- Projection /𝑧 :∑𝑍(𝛴̅ → 𝛴 ) = 0
Exemple : 𝑍(𝑣𝑒𝑛𝑡 → 3) + 𝑍(𝑝𝑒𝑠 → 2) + 𝑍(𝑣𝑒𝑟𝑖𝑛 → 2) + 𝑍(1 → 2) = 0
- Projection /𝑥 :∑𝐿𝑄 (𝛴̅ → 𝛴 ) = 0
Exemple : 𝐿𝑄 (𝑣𝑒𝑛𝑡 → 3) + 𝐿𝑄 (𝑝𝑒𝑠 → 2) + 𝐿𝑄 (𝑣𝑒𝑟𝑖𝑛 → 2) + 𝐿𝑄 (1 → 2) = 0
- Projection /𝑦 :∑𝑀𝑄 (𝛴̅ → 𝛴 ) = 0
Exemple : 𝑀𝑄 (𝑣𝑒𝑛𝑡 → 3) + 𝑀𝑄 (𝑝𝑒𝑠 → 2) + 𝑀𝑄 (𝑣𝑒𝑟𝑖𝑛 → 2) + 𝑀𝑄 (1 → 2) = 0
- Projection /𝑧 :∑𝑁𝑄 (𝛴̅ → 𝛴 ) = 0
Exemple : 𝑁𝑄 (𝑣𝑒𝑛𝑡 → 3) + 𝑁𝑄 (𝑝𝑒𝑠 → 2) + 𝑁𝑄 (𝑣𝑒𝑟𝑖𝑛 → 2) + 𝑁𝑄 (1 → 2) = 0
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2.5. Traduction scalaire du PFS pour un système plan (=3équations scalaires)
On peut admettre qu’un mécanisme est plan si :
- La géométrie des liaisons d’un système matériel présente un plan de symétrie.
- Les AM exercées sur ce système sont symétriques par rapport à ce plan, càd que :
- les résultantes des AM extérieures sont parallèles au plan de symétrie.
- les moments des AM extérieures sont perpendiculaires au plan de symétrie.
Pour un système plan parallèlement au plan (𝑂, 𝑥 , 𝑦), tous les torseurs ont seulement 3 composantes
X, Y et N :
2.6. Réciproque
L’équation {𝜏(𝛴̅ → 𝛴 )} = {0} une condition nécessaire mais pas suffisante.
Exemple d’une paire de ciseaux :
Donc {𝜏(𝛴̅ → 𝛴 )} = {0} n’est pas une condition suffisante pour imposer l’équilibre.
⇒
Equilibre de S ̅ → 𝜮)} = {𝟎}
{𝝉(𝜮
⇍
S1 en équilibre ➔ {𝝉(̅̅̅̅
𝑺𝟏 → 𝑺𝟏)} = {0}➔ {𝝉(𝜮 ̅ → 𝑺𝟏)} + {𝝉(𝑺𝟐 → 𝑺𝟏)} ={0} (2)
̅̅̅̅ ̅
S2 en équilibre ➔{𝝉(𝑺𝟐 → 𝑺𝟐)} = {0}➔{𝝉(𝜮 → 𝑺𝟐)} + {𝝉(𝑺𝟏 → 𝑺𝟐)} ={0} (3)
Les équations (1), (2) et (3) donnent {𝝉(𝑺𝟏 → 𝑺𝟐)} = −{𝝉(𝑺𝟐 → 𝑺𝟏)}
Soit un solide soumis à des actions mécaniques modélisées par des glisseurs.
1er cas : si 2 glisseurs sont concourants alors le 3ème l’est aussi au même point.
Bilan :
Si un solide est en équilibre sous l’action de 3 glisseurs alors ces 3 glisseurs sont :
- Coplanaires,
- Concourants ou parallèles,
- De somme vectorielle nulle.
5. Démarche de résolution :
Etape 1 : isoler
Isoler un système matériel rendant extérieure(s) la(les) action(s) mécanique(s) connue(s) tout en
choisissant un isolement qui peut être résolu.
NB : on n’isole jamais le bâti.
Etape 2 : BAME
Réaliser le Bilan des Actions Mécaniques Extérieures (BAME) appliquées à ce système.
Etape 3 : Modéliser
Choisir la modélisation des AM adéquate. Soit par :
a) Des torseurs dans une écriture en colonne (pour déterminer tous les inconnus de liaisons)
b) Des torseurs dans une écriture en ligne (pour déterminer une loi E/S statique)
c) Des glisseurs (pour déterminer graphiquement les AM)
Etape 4 : résoudre en appliquant les bons théorèmes
a) Le PFS
b) Le TRS ou/et TMS
c) Les théorèmes d’un solide soumis à 2 ou 3 glisseurs.
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6. Stratégie d’isolement :
6.1. Stratégie d’isolement pour un système à chaine ouverte :
Pour qu’un mécanisme en chaîne ouverte soit contrôlé en position, vitesse et effort, un actionneur est
généralement placé en parallèle de chaque liaison. Il y a alors autant de chaînes d’énergie-puissance
que de degrés de liberté dans les liaisons du mécanisme.
Pour déterminer l’actions mécanique transmise par l’actionneur afin de la maintenir en équilibre dans
une position imposée, il faut :
À partir du graphe d’analyse et du schéma cinématique :
1. isoler l’extrémité de la chaîne ouverte en conservant l’actionneur à dimensionner comme action
extérieure. Cela revient à choisir une frontière d’isolement qui coupe la liaison en parallèle de
l’actionneur à dimensionner ;
2. si la liaison en parallèle de l’actionneur à dimensionner est :
- une liaison glissière : appliquer le TRS en projection sur la direction de la glissière,
- une liaison pivot : appliquer le TMS, en un point de l’axe de la liaison pivot, en projection sur la
direction de l’axe.
⃗⃗ (𝑬
𝑹 ̅ → 𝑬) ⋅ 𝒙
⃗⃗⃗⃗𝟏 = 𝟎 ⇒ 𝑭 = 𝒇(𝒗𝒆𝒏𝒕 → 𝟑, 𝑷𝒆𝒔 → 𝟐)
Pour qu’un mécanisme en chaîne fermée soit contrôlé en position, vitesse et effort, un seul actionneur
est généralement suffisant. Il y a alors une seule chaîne d’énergie-puissance.
Pour déterminer l’action mécanique transmise par l’actionneur afin de la maintenir en équilibre dans
une position imposée, il faut :
1/ identifier les solides ou ensembles de solides soumis à 2 glisseurs et utiliser, sans démonstration,
les résultats du cours afin de déterminer les directions (droites d’action) des résultantes de ces
glisseurs et ainsi réduire le nombre d’inconnues d’actions mécaniques de liaison.
2/ isoler, solide après solide, en partant d’un isolement qui fait intervenir l’action de l’actionneur
jusqu’à un isolement qui fait intervenir l’action mécanique « de sortie ».
Pour les solides soumis à 2 glisseurs, utiliser, sans démonstration, les résultats du cours.
Pour les autres isolements, si la liaison à supprimer est :
- une liaison glissière : appliquer le TRS en projection sur la direction de la glissière,
- une liaison pivot : appliquer le TMS, en un point de l’axe de la liaison pivot, en projection sur la
direction de l’axe,
- une liaison pivot glissant : appliquer le TRS en projection sur la direction de l’axe.
On cherche à :
Déterminer X mini pour que le système soit arc-bouté.
Déterminer l’intensité des actions mécaniques en A et en B