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A La Dérive

Liatedy Bachi-guelon Dimbanga raconte son parcours de vie, passant d'un petit village à la ville, où il a surmonté des défis éducatifs et personnels. Malgré des erreurs de jeunesse, notamment des grossesses précoces, il a réussi à obtenir son bac et à poursuivre des études supérieures à l'étranger, devenant finalement directeur d'une banque. Son histoire illustre la résilience et l'importance des secondes chances dans la vie.

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A La Dérive

Liatedy Bachi-guelon Dimbanga raconte son parcours de vie, passant d'un petit village à la ville, où il a surmonté des défis éducatifs et personnels. Malgré des erreurs de jeunesse, notamment des grossesses précoces, il a réussi à obtenir son bac et à poursuivre des études supérieures à l'étranger, devenant finalement directeur d'une banque. Son histoire illustre la résilience et l'importance des secondes chances dans la vie.

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A LA DÉRIVE

On dit souvent que vanité des vanités , tout est vanité. La plus part des gens pensent que «
Lʼargent ne change pas les gens mais ce sont les masques qui
tombent ».

Et bien , je nʼai jamais cru à cela . Jʼai connu le fond avant de toucher le sommet et je peux
pour ainsi dire que jʼai connu le goût de lʼéchec pour ensuite savourer
celui de la victoire.

Je mʼappelle Liatedy Bachi-guelon Dimbanga . Je suis venu au monde aux années 1988 dans
un petit village très éloigné de la civilisation. Née dʼune mère
commerçante et dʼun père chasseur, je vivais une vie normale et simple en tant
quʼaide commerçant et aide pêcheur .
Ma mère sʼappellait Martine et mon père Jean.

Je dois dire que cette vie ne me satisfaisait pas , jʼen voulais plus car je voyais
toujours les choses en grand. Et comme dans les films que je voyais à la télévision
des voisins à chaque 18h quand ils allumaient leur groupe électrogène . Le plus
dure dans tout ça, était le goût de ne pas finir un film car les gentils voisins étaient sur le
point de dormir.

Se réveiller le matin et penser à autre chose que lʼécole car dans notre village, il y
en avait pas . Et chaque vacance , voir les enfants de la ville venir se vanter des
choses quʼils avaient appris en ville et à lʼécole. Pour couronner le tout en nous
traitons de villageois .

Tous ces remarques me déplaisaient et je voulais prouver à tout le monde que


naître au village nʼétait pas un handicap et ne lʼa jamais été.
Jʼalla ensuite voir mon père et du haut de mes 8 ans , je lui ai dit que je voulais
aller à lʼécole. Il était étonné de me voir prendre ce chemin mais il en était pas non
plus déçu .

Il fit alors jouer quelques une de ses relations et un de ses amis en ville accepta de
mʼhéberger chez lui . Il était marié et avant un enfant. Sa femme ne voulait pas
au début mais en échange mon père leur enverrait des provisions et de la viande
de brousse chaque mois en guise de loyer . Elle accepta .

Avant de partir, mon père et ma mère me donnèrent leur bénédiction et beaucoup


de conseils mais je leur ai dit de ne pas sʼinquiéter pour moi car jʼétais un enfant
futé. Mais lʼintelligence ne fait pas tout dans la vie.

Jʼentrepris alors un voyage de 70km dans un bus pour atteindre la ville. Dès mon arrivée, jʼai
compris que jʼétais rentré dans un autre monde différent du mien .
La ville avait une toute autre réalité, je lʼai su dès mon arrivée. Lʼami de mon père était venu
me chercher à lʼarrêt de bus et mʼemmena chez lui . Il vivait dans une
belle maison , cʼest ce que je croyais au début mais en ville cʼétait une maison tout comme
les autres . Sa maison était loin dʼêtre belle , je mʼen rendis compte bien après. Bref , ça
aurait été la plus belle maison si on était au village.

Il sʼappelait Godé Jack, lʼami de mon père mais je lʼappelais tonton godé . Jʼai appris
lʼessentiel pour vivre en ville par le biais de son fils John . Bien que je mʼexprimais très
souvent en patois mais étonnamment cʼest sa femme Leila qui mʼavait appris la langue
commune . Il me restait deux mois avant la rentrée des classes.

John et Leila mʼavaient beaucoup aider . Jʼai appris le français, à lire et écrire grâce à eux. Ils
mʼavaient appris tout ce que je devrais savoir pour vivre en ville .
Du moins cʼest ce quʼils croyaient mais la réalité était tout autre .
Les deux mois passés , arriva la rentrée scolaire. Jʼavais mes cahiers, une seule
paire fermé de chaussures que je porta durant tout le primaire et ma tenue
scolaire.

Je me disais que tout était parfait, que pouvait-il mʼarriver de pire ?


Du fait de mon âge, tonton Godé mʼavait directement fait inscrire en CP2.
Étant nouveau, mon premier jour était une expérience jamais vécu . Je me suis alors présenté
devant toute la classe «Je mʼappelle Liatedy Bachi-guelon Dimbanga , ravie dʼêtre parmis
vous »

En entendant mon nom , toute la classe sʼétait mise à rire mais je nʼétais pas du
tout venu en ville pour mʼamuser.
Mon visage était toujours froid et enragé. Jʼavais la rage de vaincre en moi . Bien
que mon français nʼétait pas assez parfait, jʼétais le meilleur élève de ma salle du fait de ma
curiosité. Jʼétais tellement curieux que je voulais savoir tout sur tout dʼoù de ce caractère est
née mon envie dʼapprendre.

Bien que discriminé, jʼétais souvent seule dans mon coin . Seule le fils de tonton
Godé osait me parler, il était en CE1 . Jʼétais pauvre et a cette époque je ne venais quʼavec
une seule paire de chaussures et je nʼavais que 5 t-shirts de rechange pour lʼécole . Jʼavais un
objectif à atteindre donc lʼhabillement était le cadet de mes soucis.

Petit à petit que je grandissais , je forçais le respect autour de moi . Toujours 1erde la classe ,
jʼétais le « petit prodige venu tout droit du village » . Un de mes objectifs était atteint et je
nʼétais pas pour autant satisfait. Jʼétais en CM2 et jʼavais maintenant 12 ans .

Lʼidée de quitter le primaire sans laisser une forte impression ne mʼen jouyai pas alors jʼavais
frappé fort de tel sort quʼils ne
puissent pas mʼoublier. Jʼétais sorti meilleur élève de cycle primaire de toute la ville.
Les écoles aux alentours ne parlaient que de moi , tous étaient stupéfiais et voulaient savoir
qui était ce prodige . On me posait très souvent la question « Qui es-tu ? Et dʼoù viens-tu ? » .
Jʼétais heureux de les répondre pour quʼils comprennent « Je mʼappelle Liatedy Bachi-guelon
Dimbanga et je viens dʼun petit village situé à 70km dʼici ».

Jʼavais toujours cette habitude de bien leur préciser « petit village » de tel sorte
quʼils puissent comprendre que naître dans un petit village nʼavait rien dʼun handicap et que
nous avions les mêmes capacités .

Ensuite venu le collège, jʼétais toujours dans mon élan de premier de la classe mais je
commençais à être intéressé par les femmes . Jʼatteignais la puberté et ma libido commençait
à exploser.
Je nʼavais pas besoin de courir derrière les filles, mon intelligence faisait tout .
Elles étaient attirées par ça . Et jʼai perdu ma virginité en peu de temps quʼil nʼy fallu.

Des groupes de travail mais on travaillait autre chose que les sciences de la 4e .
Le goût du sexe était encré en moi et jʼen voulais encore plus. Je ne sais pas si
cʼétait la curiosité qui mʼavait poussé cette fois là mais jʼavais commis lʼirréparable.

En 3e , jʼavais enceinté une fille « Helena ». Jʼavais succombé aux charmes meurtrières
dʼHelena et a ses belles formes . Étant donné mes conditions de vie , tonton Godé était à un
poil de me chasser de chez lui . Mais les parents dʼHelena étaient plutôt simples ou dirais-je
que je leur intriguais.

Au vue de mon parcours scolaire, le père dʼHelena Francis et sa mère Amanda


avaient eu comme une révélation. Ils ont décidé de me soutenir dans mes études
mais en échange je devrais leur promettre de ne plus mʼécarter du chemin.

Jʼavais arrêté ma relation avec Helena car elle aussi devrait se concentrer sur ses
études. Quant à tonton Godé , il était impatient de mettre à la porte au moindre
écartement mais son fils et sa femme lʼavaient dissuadé pour lʼinstant.
Jʼavais 16 ans et jʼattendais lʼarrivée dʼun enfant.

Passé au Lycée, je mʼétais alors promis de ne plus mʼécarter du droit chemin mais y a
toujours eu des exceptions à la règle et la mienne je lʼavais connu en première .

« Adriana » , cʼétait la seule fille avec qui avec qui je pouvais être moi même . Elle
était ma meilleure amie, enfin au début.

Ça allait pour le mieux, bien que mes notes avaient baisser, jʼétais toujours dans
la moyenne et avoir une belle amie ne pouvait pas me nuire pour autant. Encore
une fois , je me mettais le doigt dans lʼœil .
Arrivée en terminale, jʼavais alors compris que jʼétais amoureux dʼAdriana et elle
aussi me voyait plus quʼun meilleur ami. On avait franchi le cape et jʼai commis ma
deuxième plus grande erreur. Jʼavais encore commis lʼirréparable .

Jʼavais enceinté Adriana .


Mon premier enfant était née et avait 2 ans et là jʼen attendais un deuxième.
Cette fois là, jʼétais allé trop loin , jʼavais franchi la limite. Les parents dʼHelena
mʼavaient abandonnés et tonton Godé lui qui était si impatient, me chassa de chez lui .

Adriana ne pouvait rien faire pour mʼaider. Bien que ces parents avaient accepté
de prendre en charge leur fille mais elle était punie , elle nʼavait plus le droit de me voir .

Helena, elle était en colère. Elle ne me laissa pas voir mon fils Alty avant de repartir au
village.
Je nʼavais pas fait le bac cette année a cause de cette bêtise.

Jʼétais reparti au village. Je nʼavais pas accompli mon rêve et jʼavais échoué lamentablement
. Jʼavais 19 ans a cette époque et jʼétais père de 2 enfants.
Mes parents étaient déçu de moi . Ils me passèrent un savon suite aux efforts
quʼils avaient fournis pour me soutenir en ville . Je nʼavais rien pu dire .
Je faisais en même temps la fierté et la honte du village.

Deux années ont passés , jʼétais toujours au village. Jʼapprenais aux plus jeunes à lire et à
écrire. Et au moment où je mʼy attendais le moins , Helena et mon fils étaient venu me voir.
Alty avait maintenant 4 ans , il avait les traits de sa mère et mes yeux .

Alors jʼalla présenter à mon fils ses grand-parents . Ils étaient toujours en colère
contre moi mais ils étaient heureux de voir leur petit fils et sa mère.

Ils mʼont alors demandé où était ma fille, celle que jʼavais eu avec Adriana mais
elle ne donnait plus signe de vie .
Helena mʼavait dit quʼelle était parti la voir pour lui dire de venir mais elle nʼy était
pas intéressée. Elle mʼavait aussi dit le prénom de ma fille « Liana » .
Helena mʼavait avoué, qu'en dépit de ce que jʼavais fait , elle ne mʼavait jamais oublié. Elle
était toujours amoureuse de moi. Jʼavais ressenti sa peine et son amour.

Elle me proposa ensuite une solution pour que je puisse continuer avec mes études. Elle avait
un oncle qui voyageait très souvent et il nʼavait personne pour garder sa maison. De ce fait ,
je pourrais devenir son gardien. Elle mʼavait dit que je serai logé , nourri et encore payé le
mois . Cʼétait une bonne affaire alors j'avais accepté.

Jʼétais revenue en ville et sans en informer personne. Jʼavais eu une deuxième chance alors je
ne voulais pas la gâcher.
Jʼessayai dʼappeler Adriana pour lui dire que jʼétais de retour et que je voulais voir ma fille
mais cʼétait son copain qui mʼavait répondu ce jour là. Jʼétais en colère de savoir quʼelle avait
pu mʼoublier aussi vite . Ma résolution de réussir était devenue encore plus grande .
Cette année a mes 22 ans , jʼavais eu mon bac sans problème et grâce à lʼargent
que je gagnais en surveillant la maison, jʼai pu mʼinscrire à lʼuniversité.
Jʼavais envie dʼaller voir ma fille mais sachant quʼAdriana était en couple et que
ces parents ne voulaient pas me voir. Encore que je nʼavais pas dʼargent, je mʼétais abstenu.

Seule Helena venait me voir de temps en temps pour me préparer à manger et mʼaider à autre
chose. Jʼétais retombé amoureux dʼelle. Cʼétait inévitable.

Grâce à elle , jʼavais pu me concentrer sur mes études. Jʼavais eu ma licence en


entrepreneuriat en seulement 3 ans .
Et cʼétait arrivé, jʼavais perdu ma mère . Jʼavais atteint mes 25 ans . Je rentra au
village pour son enterrement et jʼy étais resté pendant 3 mois pour mʼoccuper de mon père
qui avait vieilli.

Lʼoncle dʼHelena ne pouvait pas mʼattendre tout ce temps . Il trouva un autre gardien pour sa
maison.
Jʼétais encore sous le choc de la perte de ma mère mais ce nʼétait pas une raison pour me
décourager. Jʼy étais presque.
Mon vieux père décida alors de tout miser sur moi , il voulait que son fils puisse
avoir une meilleure vie que la sienne. Il vendu alors tout ce quʼil possédait au prix
fort pourque je puisse mʼinscrire au cycle professionnel mais ce nʼétait pas suffisant.

Helena parla et implora à ses parents de mʼaider . Et à ma plus grande surprise, ils
avaient accepté de mʼaider encore une fois . Pour eux aussi tout le monde avait droit à une
deuxième chance.
Ils mʼavaient complétés lʼargent qui manquait et aulieu de mʼinscrire au cycle
professionnel, jʼavais eu une bourse étrangère. Et jʼalla continuer mes études à
lʼétranger .

Bien avant de partir, jʼavais fait une promesse à tous ceux qui mʼavaient soutenu
et cette fois je le jura sur mon âme. « Je vous le promets , je réussirai »

Je continua mes études à lʼétranger et jʼétais si déterminé que plus rien ne pouvait
mʼimpressionner.
Jʼavais fini mon cycle de 3ans pour finir entrepreneur professionnel et manager
des entreprises .

Je nʼavais guère eu le temps de savourer ma victoire que jʼavais reçu la nouvelle de la mort
de mon père. Cʼétait tonton Godé qui me lʼavait annoncé et à peine quʼil
mʼannonça la nouvelle quʼil me dit « Petit , tʼas grandi hein . Cʼest tonton Godé ,
ton meilleur tonton. Maintenant que tu es un homme nʼoublie pas tout ce que jʼai fait pour toi
».
Jʼavais compris où il voulait en venir mais cʼétait le cadet de mes soucis pour
lʼinstant. Jʼavais pleuré mon père a lʼétranger et après une année je rentrai au pays .

Je rentrai au pays. Helena et mon fils Alty étaient là pour me recevoir. Il avait 13
ans . Il était devenu assez grand. Je lui demanda des excuses dʼavoir été un père
irresponsable mais Alty me pardonna car sa mère lui parlait très souvent de moi .

Jʼavais 29 ans quand jʼai fini mon parcours. Jʼétais embauché au pays en tant que directeur
dʼune banque publique . Jʼavais un très bon salaire .

Helena, elle , était directrice de cabinet dʼun ministre. Elle gagnait bien sa vie
mais elle était toujours célibataire.
En ce qui concernait Liana , la famille dʼAdriana voulait que je marie lʼenfant vu
que cette dernière a été élevé par quelquʼun dʼautre. Jʼacceptai et elle mʼaccepta aussi comme
père.

Voyant que jʼétais devenu quelqu'un, Adriana voulu revenir mais je nʼétais plus
dupe et je lʼavais rejeter .

Je rentrai à mon village voir la tombe des mes parents pour leur remercier « Père , mère, tout
ça cʼest grâce à vous . Vous mʼavez appris à ne jamais abandonner et
cʼest ainsi que jʼai pu garder espoir et continuer à avancer. Grâce à vos conseils,
jʼai pu devenir un homme meilleur et je regrette que vous ne soyez pas là pour me
voir. Vous resterez toujours dans mon cœur. Je vous aime et Adieu »

2 ans passèrent. Jʼai pu mettre ma vie en ordre. Jʼémis une demande au gouvernement, celle
de construire une école dans mon village. Cʼest ce qui fut fait.

Je me mariait avec Helena . Ces parents étaient contents de ne sʼêtre pas trompé sur
moi et de mʼavoir fait confiance.
Alty avait 15 ans et était déjà au lycée. Liana elle, 13 ans et était au collège.
En ce qui concernait tonton Godé , je lui envoyais de lʼargent de temps en temps
pour lui et sa femme . Je ne pouvais pas être ingrat . John était devenu professeur au lycée.
Adriana était devenue infirmière et elle était en couple mais pas mariée.

Les gens qui changent souvent de visage nʼest pas souvent de leur propre gré. Ils
repensent aux souffrances quʼils ont endurées et aux épreuves quʼils ont
traversées et en fin de compte il ont pu atteindre leur objectif.

Toutes ces épreuves forgent le mental et changent parfois les gens . Les gens
riches ne partagent pas , ils investissent. Pour eux , il est plus judicieux dʼaider
des potentielles personnes à sʼépanouir. Les œuvres de charité sont pour les
inaptes .
Nʼattendez jamais recevoir le soutien dʼune personne quand vous nʼavez pas dʼobjectif.
Attendez de faire vos preuves et ils viendront vers vous dʼeux mêmes car ils attendront
quelque chose en retour.
Aujourdʼhui encore je repense à mon passé, à mon parcours et à toutes les
épreuves que jʼai traversé .

Aux gens qui mʼont soutenus . Je remercie le ciel pour


cela. Et chaque fois quʼon me pose la question « Qui es-tu ? Et dʼoù viens-tu? » ,
je les réponds avec fierté « Je mʼappelle Liatedy Bachi-guelon Dimbanga et je
viens dʼun petit village situé à 70km dʼici ».

F. I. N

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