Cours Approfondi et Détaillé sur la Structure et les Propriétés de
la Matière
CamerIA
March 12, 2025
Contents
Introduction
Ce cours vise à fournir une compréhension approfondie de la structure et des propriétés de la matière, en mettant
l’accent sur les concepts fondamentaux et leurs applications pratiques. Chaque section sera développée en détail,
avec des exemples concrets et des exercices corrigés pour faciliter l’apprentissage. L’objectif est de permettre aux
étudiants et aux professionnels de maı̂triser les bases de la chimie et de la physique des matériaux, essentielles dans
de nombreux domaines, notamment la maintenance industrielle et la productique.
1 Concepts et Structuration de l’Atome
1.1 Structure Atomique
L’atome est l’unité de base de la matière. Il est constitué d’un noyau central contenant des protons (chargés
positivement) et des neutrons (neutres), autour duquel gravitent des électrons (chargés négativement). La structure
atomique détermine les propriétés chimiques et physiques de la matière.
Détails :
• Protons : Particules chargées positivement, situées dans le noyau. Le nombre de protons (numéro atomique
Z) détermine l’élément chimique. Par exemple, tous les atomes avec 6 protons sont des atomes de carbone.
• Neutrons : Particules neutres, situées dans le noyau. Les isotopes d’un élément ont le même nombre de
protons mais un nombre différent de neutrons. Par exemple, le carbone-12 (12 C) a 6 protons et 6 neutrons,
tandis que le carbone-14 (14 C) a 6 protons et 8 neutrons.
• Électrons : Particules chargées négativement, orbitant autour du noyau. Les électrons sont responsables des
liaisons chimiques et des propriétés électriques de la matière. Ils sont organisés en couches électroniques
autour du noyau.
Exemple :
Considérons l’atome d’oxygène (O), qui a un numéro atomique Z = 8. Cela signifie qu’il a 8 protons dans son noyau.
L’oxygène le plus courant, l’oxygène-16 (16 O), a également 8 neutrons. Les 8 électrons de l’oxygène sont répartis en
couches électroniques.
Exercice Corrigé :
1
Déterminez le nombre de protons, de neutrons et d’électrons dans un atome de sodium-23 (23 Na).
Correction :
• Numéro atomique du sodium (Na) : Z = 11 (donc 11 protons).
• Nombre de masse : A = 23.
• Nombre de neutrons : N = A - Z = 23 - 11 = 12 neutrons.
• Nombre d’électrons : Comme l’atome est neutre, le nombre d’électrons est égal au nombre de protons, donc
11 électrons.
1.2 Modèles Atomiques
Les modèles atomiques sont des représentations simplifiées de la structure de l’atome. Ils ont évolué au fil du temps
pour mieux décrire le comportement des électrons.
Détails :
• Modèle de Rutherford : Proposé par Ernest Rutherford en 1911, ce modèle décrit l’atome comme un noyau
dense et positif entouré d’électrons orbitant à grande distance. Ce modèle a introduit la notion de noyau
atomique, mais il ne pouvait pas expliquer la stabilité des atomes ni les spectres atomiques.
• Modèle de Bohr : Proposé par Niels Bohr en 1913, ce modèle introduit la notion de niveaux d’énergie
quantifiés pour les électrons, orbitant autour du noyau sur des trajectoires circulaires spécifiques. Les électrons
ne peuvent exister que sur des niveaux d’énergie discrets et peuvent passer d’un niveau à l’autre en absorbant
ou en émettant de l’énergie sous forme de photons. Ce modèle a permis d’expliquer les spectres atomiques de
l’hydrogène, mais il ne pouvait pas être appliqué aux atomes plus complexes.
• Modèle Quantique (Modèle de Schrödinger) : Basé sur la mécanique quantique, ce modèle décrit les électrons
comme des ondes et utilise des orbitales atomiques pour représenter la probabilité de trouver un électron
dans une région donnée de l’espace. Les orbitales sont définies par des nombres quantiques. Ce modèle est
le plus précis et le plus complet, et il est utilisé pour expliquer les propriétés chimiques et physiques de la
matière.
Exemple :
Le modèle de Bohr explique que l’électron de l’hydrogène ne peut exister que sur des niveaux d’énergie spécifiques,
correspondant à des orbites circulaires autour du noyau. Lorsqu’un électron passe d’un niveau d’énergie supérieur
à un niveau inférieur, il émet un photon de lumière avec une énergie égale à la différence d’énergie entre les deux
niveaux.
Exercice Corrigé :
Expliquez les principales différences entre le modèle de Rutherford et le modèle de Bohr.
Correction :
• Modèle de Rutherford : Noyau dense et positif entouré d’électrons orbitant à grande distance, sans niveaux
d’énergie quantifiés.
• Modèle de Bohr : Noyau dense et positif entouré d’électrons orbitant sur des niveaux d’énergie quantifiés,
avec des transitions entre les niveaux d’énergie accompagnées d’émission ou d’absorption de photons.
2
2 Nombres Quantiques
Les nombres quantiques décrivent les propriétés des électrons dans un atome. Ils sont essentiels pour comprendre
la configuration électronique et les propriétés chimiques des éléments.
Détails :
• Nombre Quantique Principal (n) : Détermine le niveau d’énergie principal de l’électron (n = 1, 2, 3, ...). Plus
n est grand, plus l’électron est éloigné du noyau et plus son énergie est élevée. n = 1 correspond à la couche K,
n = 2 à la couche L, n = 3 à la couche M, etc.
• Nombre Quantique Azimutal (l) : Détermine la forme de l’orbitale (l = 0, 1, ..., n-1). l = 0 correspond à une
orbitale s (sphérique), l = 1 à une orbitale p (en forme d’haltère), l = 2 à une orbitale d, l = 3 à une orbitale f. Le
nombre d’orbitales avec une même valeur de l est 2l + 1.
• Nombre Quantique Magnétique (ml) : Détermine l’orientation spatiale de l’orbitale (ml = -l, -l+1, ..., 0, ...,
l-1, l). Pour une orbitale p (l=1), ml peut prendre les valeurs -1, 0, +1, correspondant à trois orientations
spatiales différentes. Pour une orbitale d (l=2), ml peut prendre les valeurs -2, -1, 0, +1, +2, correspondant à
cinq orientations spatiales différentes.
• Nombre Quantique de Spin (ms) : Détermine le spin de l’électron (ms = +1/2 ou -1/2), représentant le
moment angulaire intrinsèque de l’électron. Chaque orbitale peut contenir au maximum deux électrons, avec
des spins opposés.
Exemple :
Considérons un électron dans l’orbitale 2p de l’atome d’oxygène. Les nombres quantiques possibles sont : n = 2, l =
1, ml = -1, 0, +1, ms = +1/2 ou -1/2.
Exercice Corrigé :
Quels sont les nombres quantiques possibles pour un électron dans l’orbitale 3d ?
Correction :
• n=3
• l=2
• ml = -2, -1, 0, +1, +2
• ms = +1/2 ou -1/2
3 Principes et Règles de Remplissage des Sous-Couches
Le remplissage des sous-couches électroniques suit des règles spécifiques, basées sur les principes de la mécanique
quantique.
Détails :
• Principe d’Exclusion de Pauli : Deux électrons dans un même atome ne peuvent pas avoir les mêmes quatre
nombres quantiques. Cela signifie qu’une orbitale atomique peut contenir au maximum deux électrons, avec
des spins opposés. Ce principe est fondamental pour comprendre la structure électronique des atomes et des
molécules.
• Règle de Hund : Les électrons se répartissent de manière à maximiser le spin total dans les orbitales
dégénérées (de même énergie). Cela signifie que les électrons occupent individuellement chaque orbitale
3
avant de commencer à les apparier. Par exemple, dans la sous-couche 2p, les trois électrons se répartissent
dans les trois orbitales 2p avec des spins parallèles, avant de commencer à s’apparier.
• Principe de Aufbau : Les électrons remplissent les orbitales atomiques par ordre d’énergie croissante. L’ordre
de remplissage est généralement : 1s, 2s, 2p, 3s, 3p, 4s, 3d, 4p, 5s, 4d, 5p, 6s, 4f, 5d, 6p, 7s, 5f, 6d, 7p. Cet ordre
peut être déterminé en utilisant le diagramme de Klechkowski.
Exemple :
Considérons l’atome d’azote (N), qui a 7 électrons. La configuration électronique de l’azote est 1s2 2s2 2p3 . Les trois
électrons de la sous-couche 2p se répartissent dans les trois orbitales 2p avec des spins parallèles, conformément à
la règle de Hund.
Exercice Corrigé :
Écrivez la configuration électronique de l’atome de chlore (Cl, Z=17) en utilisant les principes et règles de remplissage
des sous-couches.
Correction :
La configuration électronique du chlore est 1s2 2s2 2p6 3s2 3p5 .
4 Configuration Électronique d’un Atome
La configuration électronique décrit la répartition des électrons dans les orbitales atomiques. Elle est déterminée en
appliquant les principes et règles de remplissage des sous-couches.
Détails :
La configuration électronique est une notation qui indique le nombre d’électrons dans chaque sous-couche. Par
exemple, la configuration électronique 1s2 2s2 2p6 indique qu’il y a 2 électrons dans la sous-couche 1s, 2 électrons
dans la sous-couche 2s, et 6 électrons dans la sous-couche 2p.
Exemple :
Configuration électronique du fer (Fe, Z=26) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d6
Exercice Corrigé :
Écrivez la configuration électronique de l’atome de cuivre (Cu, Z=29).
Correction :
La configuration électronique du cuivre est 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1 3d10 . Notez que le cuivre a une configuration
électronique anormale, où un électron de la sous-couche 4s est transféré à la sous-couche 3d pour obtenir une
sous-couche 3d complètement remplie, ce qui est plus stable.
5 Tableau de Classification Périodique des Éléments
5.1 Organisation du Tableau Périodique
Le tableau périodique est un tableau qui organise les éléments chimiques en fonction de leur numéro atomique et
de leurs propriétés chimiques. Il est un outil essentiel pour comprendre les relations entre les éléments et leurs
propriétés.
Détails :
4
• Périodes : Les éléments d’une même période (ligne horizontale) ont le même nombre de couches électroniques.
Le numéro de la période correspond au nombre de couches électroniques.
• Groupes : Les éléments d’un même groupe (colonne verticale) ont des configurations électroniques de valence
similaires et présentent des propriétés chimiques similaires. Les groupes sont numérotés de 1 à 18.
Exemple :
Le sodium (Na) et le potassium (K) sont dans le même groupe (groupe 1) et ont des propriétés chimiques similaires.
Ils réagissent tous les deux avec l’eau pour former de l’hydroxyde et de l’hydrogène.
Exercice Corrigé :
Quel est le numéro de la période et du groupe de l’élément silicium (Si, Z=14) ?
Correction :
Le silicium est dans la période 3 et le groupe 14.
5.2 Périodes et Groupes
Détails :
• Périodes : Les éléments d’une même période ont le même nombre de couches électroniques. Le numéro de la
période correspond au nombre de couches électroniques.
• Groupes : Les éléments d’un même groupe ont des configurations électroniques de valence similaires et
présentent des propriétés chimiques similaires. Les groupes sont numérotés de 1 à 18.
Exemple :
Le sodium (Na) et le potassium (K) sont dans le même groupe (groupe 1) et ont des propriétés chimiques similaires.
Ils réagissent tous les deux avec l’eau pour former de l’hydroxyde et de l’hydrogène.
Exercice Corrigé :
Quel est le numéro de la période et du groupe de l’élément silicium (Si, Z=14) ?
Correction :
Le silicium est dans la période 3 et le groupe 14.
6 Configuration Électronique de Valence d’un Élément (Réelle et Idéale)
La configuration électronique de valence décrit la répartition des électrons dans la couche électronique la plus
externe (couche de valence). La configuration électronique idéale est celle qui correspond à une couche de valence
complète (8 électrons, sauf pour l’hélium qui en a 2).
Détails :
La couche de valence est la couche électronique la plus externe d’un atome. Les électrons de valence sont les
électrons situés dans la couche de valence. Ils sont responsables des liaisons chimiques et des propriétés chimiques
des éléments.
Exemple :
Configuration électronique de valence du sodium (Na) : 3s1 . Configuration électronique idéale : 3s2 3p6 (celle du
néon).
Exercice Corrigé :
5
Quelle est la configuration électronique de valence de l’atome de chlore (Cl) et quelle est sa configuration électronique
idéale ?
Correction :
La configuration électronique de valence du chlore est 3s2 3p5 . Sa configuration électronique idéale est 3s2 3p6 (celle
de l’argon).
7 Les Configurations Stables des Sous-Couches
Les configurations électroniques stables sont celles où les sous-couches sont complètement remplies (s2 , p6 , d10 , f14 )
ou à moitié remplies (d5 , f7 ). Ces configurations confèrent une stabilité particulière à l’atome.
Détails :
Les atomes avec des configurations électroniques stables sont moins réactifs et ont tendance à ne pas former de
liaisons chimiques. Les gaz nobles (hélium, néon, argon, krypton, xénon, radon) ont tous des configurations
électroniques stables.
Exemple :
Le néon (Ne) a une configuration électronique 1s2 2s2 2p6 , avec une sous-couche 2p complètement remplie. Le néon
est un gaz noble et est très peu réactif.
Exercice Corrigé :
Pourquoi le cuivre (Cu) a-t-il une configuration électronique anormale (4s1 3d10 ) ?
Correction :
Le cuivre a une configuration électronique anormale car une sous-couche 3d complètement remplie (3d10 ) est plus
stable qu’une sous-couche 3d partiellement remplie (3d9 ). En transférant un électron de la sous-couche 4s à la
sous-couche 3d, le cuivre atteint une configuration électronique plus stable.
8 Les Blocs et Familles dans le Tableau de Classification Périodique des
Éléments
8.1 Blocs
Le tableau périodique est divisé en blocs en fonction de l’orbitale atomique qui est en cours de remplissage :
• Bloc s : Groupes 1 et 2 (métaux alcalins et alcalino-terreux).
• Bloc p : Groupes 13 à 18 (éléments du bore au gaz rares).
• Bloc d : Groupes 3 à 12 (métaux de transition).
• Bloc f : Lanthanides et actinides (éléments de transition interne).
Détails :
Les éléments d’un même bloc ont des propriétés chimiques similaires en raison de la similitude de leurs configura-
tions électroniques de valence.
Exemple :
Les métaux alcalins (bloc s) sont tous très réactifs et forment des ions +1.
6
Exercice Corrigé :
À quel bloc appartient l’élément titane (Ti, Z=22) ?
Correction :
Le titane appartient au bloc d.
8.2 Familles
Les familles sont des groupes d’éléments ayant des propriétés chimiques similaires :
• Métaux Alcalins (Groupe 1) : Très réactifs, forment des ions +1.
• Métaux Alcalino-Terreux (Groupe 2) : Réactifs, forment des ions +2.
• Halogènes (Groupe 17) : Très réactifs, forment des ions -1.
• Gaz Rares (Groupe 18) : Très stables, peu réactifs.
Détails :
Les éléments d’une même famille ont des propriétés chimiques similaires en raison de la similitude de leurs
configurations électroniques de valence.
Exemple :
Les halogènes (groupe 17) sont tous très réactifs et forment des ions -1.
Exercice Corrigé :
À quelle famille appartient l’élément calcium (Ca, Z=20) ?
Correction :
Le calcium appartient à la famille des métaux alcalino-terreux.
9 Étude de Quelques Propriétés dans le Tableau de Classification Périodique
des Éléments
9.1 Rayon Atomique
Le rayon atomique est une mesure de la taille d’un atome. Il diminue de gauche à droite dans une période et
augmente de haut en bas dans un groupe.
Détails :
Le rayon atomique est influencé par la charge nucléaire effective et le nombre de couches électroniques. La charge
nucléaire effective est la charge positive ressentie par les électrons de valence, après avoir tenu compte de l’effet
d’écran des électrons internes.
Exemple :
Le rayon atomique du sodium (Na) est plus grand que celui du chlore (Cl) car le sodium a moins de protons dans
son noyau et donc une charge nucléaire effective plus faible.
Exercice Corrigé :
Comparez le rayon atomique du lithium (Li) et du potassium (K).
7
Correction :
Le rayon atomique du potassium (K) est plus grand que celui du lithium (Li) car le potassium a plus de couches
électroniques.
9.2 Énergie d’Ionisation
L’énergie d’ionisation est l’énergie nécessaire pour retirer un électron d’un atome. Elle augmente de gauche à droite
dans une période et diminue de haut en bas dans un groupe.
Détails :
L’énergie d’ionisation est influencée par la charge nucléaire effective et la distance entre le noyau et les électrons
de valence. Plus la charge nucléaire effective est élevée et plus la distance est faible, plus l’énergie d’ionisation est
élevée.
Exemple :
L’énergie d’ionisation du fluor (F) est plus élevée que celle du lithium (Li) car le fluor a une charge nucléaire
effective plus élevée et un rayon atomique plus petit.
Exercice Corrigé :
Comparez l’énergie d’ionisation du sodium (Na) et du magnésium (Mg).
Correction :
L’énergie d’ionisation du magnésium (Mg) est plus élevée que celle du sodium (Na) car le magnésium a une charge
nucléaire effective plus élevée.
9.3 Électronégativité
L’électronégativité est la capacité d’un atome à attirer les électrons dans une liaison chimique. Elle augmente de
gauche à droite dans une période et diminue de haut en bas dans un groupe.
Détails :
L’électronégativité est influencée par la charge nucléaire effective et le rayon atomique. Plus la charge nucléaire
effective est élevée et plus le rayon atomique est petit, plus l’électronégativité est élevée.
Exemple :
L’électronégativité du fluor (F) est plus élevée que celle du lithium (Li) car le fluor a une charge nucléaire effective
plus élevée et un rayon atomique plus petit.
Exercice Corrigé :
Comparez l’électronégativité du chlore (Cl) et du brome (Br).
Correction :
L’électronégativité du chlore (Cl) est plus élevée que celle du brome (Br) car le chlore a un rayon atomique plus
petit.
10 Quantification de l’Énergie des Atomes
L’énergie des électrons dans un atome est quantifiée, ce qui signifie qu’elle ne peut prendre que des valeurs discrètes.
Les électrons ne peuvent exister que sur des niveaux d’énergie spécifiques.
8
Détails :
La quantification de l’énergie des atomes est une conséquence de la mécanique quantique. Les électrons ne peuvent
exister que sur des niveaux d’énergie spécifiques, correspondant à des orbitales atomiques. Lorsqu’un électron
passe d’un niveau d’énergie supérieur à un niveau inférieur, il émet un photon de lumière avec une énergie égale à
la différence d’énergie entre les deux niveaux.
• Spectres Atomiques : Les atomes absorbent ou émettent de la lumière à des longueurs d’onde spécifiques,
correspondant aux transitions électroniques entre les niveaux d’énergie. L’analyse des spectres atomiques
permet d’identifier les éléments chimiques.
Exemple :
Le spectre d’émission de l’hydrogène est constitué de raies discrètes, correspondant aux transitions électroniques
entre les niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène.
Exercice Corrigé :
Expliquez comment l’analyse des spectres atomiques peut être utilisée pour identifier les éléments chimiques.
Correction :
Chaque élément chimique a un spectre atomique unique, constitué de raies discrètes à des longueurs d’onde
spécifiques. En analysant le spectre d’un échantillon, il est possible d’identifier les éléments chimiques présents
dans l’échantillon.
11 Notions de Liaison Chimique
Une liaison chimique est une force d’attraction qui maintient ensemble les atomes dans une molécule ou un cristal.
Détails :
Les liaisons chimiques sont formées par le partage ou le transfert d’électrons entre les atomes. Il existe trois
principaux types de liaisons chimiques :
• Liaisons Covalentes : Partage d’électrons entre deux atomes. Les liaisons covalentes se forment généralement
entre des atomes non métalliques.
• Liaisons Ioniques : Transfert d’électrons d’un atome à un autre, créant des ions qui s’attirent électrostatiquement.
Les liaisons ioniques se forment généralement entre un métal et un non-métal.
• Liaisons Métalliques : Partage d’électrons délocalisés entre de nombreux atomes de métaux. Les liaisons
métalliques se forment dans les métaux.
Exemple :
La molécule d’eau (H2 O) est formée par des liaisons covalentes entre les atomes d’hydrogène et d’oxygène. Le
chlorure de sodium (NaCl) est formé par une liaison ionique entre les ions sodium (Na+ ) et chlorure (Cl− ).
Exercice Corrigé :
Quel type de liaison chimique est présent dans la molécule de méthane (CH4 ) ?
Correction :
La molécule de méthane (CH4 ) est formée par des liaisons covalentes entre l’atome de carbone et les atomes
d’hydrogène.
9
12 Paramètres Entrant dans l’Établissement d’une Liaison Chimique
• Électronégativité : La différence d’électronégativité entre les atomes influence le type de liaison (covalente,
ionique).
• Énergie de Liaison : L’énergie nécessaire pour rompre une liaison chimique.
• Longueur de Liaison : La distance entre les noyaux des atomes liés.
• Angle de Liaison : L’angle entre les liaisons dans une molécule.
Détails :
• Électronégativité : La différence d’électronégativité entre les atomes influence le type de liaison. Si la
différence d’électronégativité est faible, la liaison est covalente. Si la différence d’électronégativité est élevée,
la liaison est ionique.
• Énergie de Liaison : L’énergie de liaison est une mesure de la force de la liaison. Plus l’énergie de liaison est
élevée, plus la
10