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Algèbre Générale

Le document contient une série d'exercices d'algèbre générale portant sur les congruences et les groupes, incluant des questions sur les carrés dans Z/pZ, les permutations dans Sn, et les propriétés des groupes cycliques et abéliens. Chaque exercice aborde des concepts mathématiques avancés, tels que la structure des groupes, les automorphismes, et les relations entre les sous-groupes. Les exercices sont destinés à des étudiants en mathématiques, notamment ceux préparant des concours d'entrée aux grandes écoles.

Transféré par

Yasser Rghaoui
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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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MP*2 LLG

2024/2025

Feuille d’exercices : Algèbre générale

Z/nZ et congruences

Exercice 1 (Mines-Centrale-X)* Soit p un nombre premier impair.


1. Dénombrer les carrés de Z/pZ.
p−1
2. Démontrer que t est un carré dans Z/pZ si et seulement si t 2 ≡1 [p].
3. En déduire que pour p ≥ 3, −1 est un carré dans Z/pZ si et seulement si p ≡ 1[4].
4. On suppose p ≡ 1 [4]. En calculant la classe de (p − 1)! modulo p de deux manières différentes, montrer que −1
est un carré modulo p.
p−1
5. Si −3 n’est pas un carré de Z/pZ, montrer que (−3) 2 ≡ −1 [p].
6. Soit p un nombre premier congru à −1 modulo 4. Montrer que l’opposé d’un carré de (Z/pZ)∗ n’est pas un carré.
2
Et pour tout r ∈ (Z/pZ)∗ , montrer que (i, j) ∈ (Z/pZ)∗ , i2 − j 2 = r est de cardinal p − 3·


Exercice 2 (Lyon)
1. Soit p un nombre premier impair. Montrer que (Z/pZ)× contient (p − 1)/2 carrés.
2. Montrer que tout élément de Z/pZ s’écrit comme la somme de deux carrés de Z/pZ.
3. Soit n un entier impair. Montrer que tout élément de (Z/nZ)× s’écrit comme somme de deux carrés. Ind.
Commencer par le cas où n est sans facteur carré.

Exercice 3 (ENS) Soit p un nombre premier impair. Soit a ∈ Z/pZ \ {0}. On pose ma : x ∈ Z/pZ 7→ ax. Montrer que
ma est une permutation de Z/pZ, et qu’elle est de signature 1 si et seulement si a est un carré dans l’anneau Z/pZ.

Exercice 4 (Lyon) Soit p ≥ 5 un nombre premier. Quand n n’est pas un multiple de p, on note n∗ un entier tel que
p−1
X
∗ 2
nn ≡ 1[p ]. Montrer que : k ∗ ≡ 0 [p2 ].
k=1

Exercice 5 (X) *
1. Si α ∈ N∗ , résoudre x2 = 1 dans l’anneau Z/2α Z.
2. Pour quels α ∈ N∗ le groupe (Z/2α Z)∗ est-il cyclique ?

Exercice 6 (Ulm)* Soit n ≥ 2. Déterminer (Z/nZ)∗ . Pour quel n est-il cyclique ?

Groupe symétrique

Exercice 7 (ENS SR) On donne un entier n > 2 et, dans le groupe Sn , on considère l’application qui à σ associe
σcσ −1 , où c désigne le cycle (1, 2, . . . , n). Déterminer l’image de cette application.
X (σ)
Exercice 8 (PLSR) Pour σ ∈ Sn , on note (σ) sa signature et ν(σ) son nombre de points fixes. Calculer .
ν(σ) + 1
σ∈Sn

Exercice 9 (ENS SR)* Pour n ∈ N∗ , on note Dn le nombre de permutations de [[1, n]] sans point fixe. Donner une
relation entre Dn+2 , Dn+1 et Dn . Trouver une expression pour Dn .

Exercice 10 (ENS-X)* Soit n un entier supérieur ou égal à 2. Le but de l’exercice est de déterminer les automorphismes
de Sn pour n 6= 6.
1. Pour toute permutation σ ∈ Sn , on note Z(σ) l’ensemble des permutations qui commutent avec σ. Montrer que
Z(σ) est un sous-groupe de Sn .
2. Soit σ ∈ Sn telle que σ 2 = Id. Dénombrer Z(σ).
3. Soit ϕ un automorphisme sur Sn . Montrer que pour tout σ ∈ Sn , Z(ϕ(σ)) = ϕ(Z(σ)).
4. Soit τ une transposition. Montrer que ϕ(τ ) s’écrit comme un produit de transpositions à supports disjoints.
5. On suppose que pour toute transposition τ , ϕ(τ ) est aussi une transposition. Montrer qu’il existe ρ ∈ Sn tel que,
pour tout σ ∈ Sn , ϕ(σ) = ρ ◦ σ ◦ ρ−1 .
6. Montrer que, si n 6= 6, un automorphisme du groupe (Sn , ◦) envoie une transposition quelconque sur une trans-
position. Conclure.

1
Exercice 11 (Ulm)* Soit G un groupe fini et soit s ∈ G. On pose, pour tout g ∈ G, µs (g) = sg. Expliquer que µs est
une permutation de G et déterminer sa signature (après avoir expliqué qu’elle ne dépendait pas de la numérotation des
éléments de G).

Exercice 12 (ENS)*
1. Donner le nombre minimal de permutations nécessaires pour engendrer le groupe Sn .
2. Donner le nombre minimal de transpositions nécessaires pour engendrer le groupe Sn .
3. On suppose que pour toute transposition τ de Sn et tout n-cycle c de Sn , les permutations τ et c engendrent Sn .
Montrer que n est premier.
4. Réciproquement, montrer que si n est premier alors pour toute transposition τ de Sn et tout n-cycle c de Sn , les
permutations τ et c engendrent Sn .
5. Soient n ≥ 2 un entier, a et b deux éléments distincts de {1, . . . , n}, Ga,b le sous-groupe de Sn engendré par (a b)
et (1 2 . . . n). À quelle condition a-t-on Ga,b = Sn ?

Exercice 13 (Ulm) Pour n ∈ N∗ , on note g(n) le maximum des ordres des éléments de Sn . Montrer que ∀k ∈
g(n)
N∗ , → +∞. Question subsidiaire : Pour quels n l’entier g(n) est-il impair ?
nk n→+∞
Groupes cycliques et monogènes

Exercice 14 (Mines) Soit G un groupe cyclique de cardinal n. Quel est le nombre de sous-groupes de G ?

Exercice 15 (X) Soient G un groupe fini de neutre e et, pour d diviseur de G, nd (G) le nombre d’éléments d’ordre d
de |G|.
X
1. Que vaut nd (G), où n = |G| ?
d|n

2. Calculer les nd (G) lorsque G est cyclique. Que déduire de la question précédente dans ce cas ?
3. Montrer que G est cyclique si et seulement si, pour tout diviseur d de |G|, l’ensemble {x ∈ G ; xd = e} est de
cardinal majoré par d.
4. On suppose qu’il existe un corps K tel que G soit un sous-groupe de (K∗ , .). Montrer que G est cyclique.
5. Que dire dans la situation de la question précédente si K = C ?

Exercice 16 (X-ENS)* Soit K un corps. Montrer que si G est un sous-groupe fini de K ∗ , alors G est cyclique. En
particulier, si K est un corps fini, K ∗ est un groupe cyclique.

Exercice 17 (Ulm) Les sous-groupes stricts de (Q, +) sont-ils monogènes ?

Quelques éléments de théorie des groupes

Exercice 18 (Mines)* Soit (G, ·) un groupe fini dont tous les éléments sont d’ordre ≤ 2. Que peut-on dire de |G| ?

Exercice 19 (Centrale)
On note S une partie non vide d’un groupe multiplicatif fini G de cardinal n, contenant l’élément neutre e de G.
Yk 
∗ k
Pour k ∈ N , Ak = si , (s1 , . . . , sk ) ∈ S et ak = card(Ak ).
i=1

1. Montrer que (an )n∈N∗ est une suite croissante.


2. Montrer que pour tout k ≥ n, ak+1 = ak .
3. Montrer que An est un sous-groupe de G.

Exercice 20 (Mines) Soit (G, .) un groupe de neutre noté e. Soient H et K deux sous-groupes de G. On note HK =
{hk, (h, k) ∈ H × K}.
1. Montrer que HK est un sous-groupe de G si et seulement si KH ⊂ HK.
(
H ×K →G
2. On définit f : . Donner une condition nécessaire et suffisante pour que f soit un morphisme de
(h, k) 7→ hk
groupes.
3. Soit z = h0 k0 ∈ HK, avec (h0 , k0 ) ∈ H × K. Montrer que les antécédents de z par f sont les (h0 t, t−1 k0 ) avec
t ∈ H ∩ K.
4. En déduire que Card(HK)Card(H ∩K) = Card(H)Card(K), et que f est injective si et seulement si H ∩K = {e}.
5. On dit que H est distingué lorsque : ∀x ∈ G, xHx−1 ⊂ H. On suppose H et K distingués.

2
(a) Montrer que HK est un sous-groupe distingué de G.
(b) Montrer que si H ∩ K = {e} et HK = G alors G est isomorphe à H × K.

Exercice 21 (Centrale) Soit G un groupe abélien fini de cardinal 99. Montrer que G admet un sous-groupe de cardinal
9.

Exercice 22 (X) Soit G un groupe. Pour (a, b) ∈ G2 , on note [a, b] = aba−1 b−1 . On note DG le sous-groupe de G
engendré par les éléments de la forme [a, b].
1. Montrer que ∀(g, h) ∈ G × DG , ghg −1 ∈ DG .
2. Montrer que ∀g ∈ G, g DG = DG g.
3. On pose QG = {xDG | x ∈ G}.
(a) Montrer que QG est une partition de G.
(b) Montrer que la fonction (xDG , yDG ) ∈ (QG )2 7→ (xy)DG ∈ QG est convenablement définie et munit QG
d’une structure de groupe, puis montrer que x ∈ G 7→ xDG est un morphisme de G dans QG .
(c) Montrer que QG est abélien.
4. On munit C de sa structure canonique de plan euclidien. On suppose ici que G est le groupe des isométries
vectorielles de C qui stabilisent U3 . Décrire les groupes G, DG et QG .

Exercice 23 (X) Soit G un groupe. On note de D(G) le groupe engendré par les xyx−1 y −1 , x, y ∈ G. On note Dn la
n-ième itérée de l’opération D, et l’on dit que G est résoluble lorsqu’il existe n ∈ N∗ tel que Dn (G) = {e} où e est le
neutre de G.
1. On suppose qu’il existe deux groupes H et N , deux morphismes f : N → G et g : G → H respectivement injectifs
et surjectifs tels que ker s = Imi. Montrer que G est résoluble si et seulement si H et N le sont.
2. Montrer que le groupe des permutations S5 n’est pas résoluble.

Exercice 24 (X)
1. Soit (G, ·) un groupe abélien fini. Déterminer le produit des éléments de G.
2. On suppose que G = S3 . Quels sont les éléments de G que l’on peut écrire comme produits de tous les éléments
de G dans un ordre quelconque, chaque élément apparaissant exactement une fois ?

Exercice 25 (X) Soit G un groupe fini. On suppose que G est engendré par {x, y} où x et y sont deux éléments
|G|
d’ordre 2 de G. Montrer que G contient un sous-groupe de cardinal .
2
Exercice 26 (X) Soit (G, ·) un groupe fini. Pour g ∈ G, soit τg l’application de G dans G définie par ∀x ∈ G, τg (x) =
gx.
1. Soit g ∈ G. Montrer que τg ∈ S(G) et calculer la signature de τg .
2. On suppose que |G| = 2m k avec m ∈ N∗ et k entier impair, et que G contient un élément d’ordre 2m . Montrer
|G|
que G contient un sous-groupe de cardinal .
2
Exercice 27 (X)
1. Trouver deux groupes G1 et G2 non isomorphes de cardinal 2023 = 7.172 .
2. Soit p premier. Montrer qu’un groupe de cardinal p2 est isomorphe à Z/p2 Z ou à (Z/pZ)2 .
3. Soient G, H deux groupes finis et ψ : G → H un morphisme surjectif.
Montrer que |G| = |H| × | ker ψ|.
4. On suppose que G est un groupe de cardinal 2023, que H = Z/7Z et que ϕ : G → H est un morphisme surjectif.
Montrer que G est isomorphe à Z/7Z × ker ϕ.
5. Montrer que tout groupe de cardinal 2023 est isomorphe à G1 ou G2 .

Exercice 28 (ENS) Soient (G, .) un groupe, Aut(G) l’ensemble de ses automorphismes.


1. Montrer que (Aut(G), ◦) est un groupe.
2. Quels sont les groupes finis tels que Aut(G) soit réduit à un élément ?

Exercice 29 (Cachan, Rennes) Soient p un nombre premier, m un entier non divisible par p et k un entier non nul.
Soit G un groupe de cardinal pk m. Il s’agit de montrer que G a un sous-groupe de cardinal pk .
1. Traiter le cas m = 1, puis le cas G cyclique.
2. On définit M = {A ⊂ G, Card(A) = pk }. Montrer que p ne divise pas le cardinal de M .

3
3. Soit la relation d’équivalence ∼ sur M : A1 ∼ A2 ⇔ ∃g ∈ G, A1 = gA2 . Montrer qu’il existe une classe d’équivalence
de cardinal non divisible par p. On prend A un représentant de cette classe.
4. Soit H = {g ∈ G, gA = A}. Montrer que H est un sous-groupe de G de cardinal pk .

Exercice 30 (X) Soit G un groupe fini. Pour x ∈ G, on note x la classe de conjugaison de x :


x = {gxg −1 ; g ∈ G} ; on dit que x est ambivalent si x−1 ∈ x.
1. Montrer que si une classe de conjugaison contient un élément ambivalent, alors tous ses éléments le sont.
1 X
2. Pour x ∈ G, soit ρ(x) le nombre de g ∈ G tels que g 2 = x. Montrer que ρ(x)2 est le nombre de classes de
|G|
x∈G
conjugaison ambivalentes de G.

Exercice 31 (PLSR) Soit G un groupe fini. Si X et Y sont des parties non vides de G, on pose X −1 = {x−1 , x ∈ X}
et XY = {xy, (x, y) ∈ X × Y }. Dans la suite, X désigne une partie non vide de G.
1. On suppose que |XX| < 2 |X|. Montrer que XX −1 = X −1 X.
3
2. On suppose que |XX −1 | < |X|. Montrer que X −1 X est un sous-groupe de G.
2
Exercice 32 (Ulm) Soient G un groupe et A ⊂ G fini. Montrer l’équivalence entre
(i) |AA| = |A|
(ii) Il existe H sous-groupe fini de G et x ∈ G tels que A = xH et x−1 Hx = H.

Exercice 33 (ENS) Soit G un groupe fini de neutre 1. Soit ϕ un automorphisme de G sans point fixe c’est-à-dire tel
que : ∀x ∈ G, ϕ(x) = x ⇒ x = 1. On note n l’ordre de ϕ ; c’est le plus petit entier n ∈ N∗ tel que ϕn = Id.
1. Montrer que ∀x ∈ G, x ϕ(x) ϕ2 (x) · · · ϕn−1 (x) = 1.
2. Si n = 2, que peut-on dire du groupe G ? Donner un exemple.
3. Si n = 3, montrer que, pour tout x ∈ G, x et ϕ(x) commutent.

Exercice 34 (Centrale-X)* Soit (G, .) un groupe abélien fini de cardinal n. On note G


b l’ensemble des morphismes de

groupes de (G, .) dans (C , ×).
1. Montrer que l’ensemble G
b est un groupe pour la multiplication ordinaire des fonctions. Donner G
b pour (Z/nZ,+).
X
2. Montrer que, si χ ∈ G
b n’est pas le morphisme trivial, χ(g) = 0.
g∈G
X
3. Si χ et χ0 sont deux éléments distincts de G,
b montrer que χ(g)χ0 (g) = 0.
g∈G

4. Montrer que G b est une partie libre de CG (on procédera par récurrence). Et en déduire que |G|
b ≤ n.

5. Si x ∈ G, soit δx l’élément de G défini par ∀χ ∈ G,


b δx (χ) = χ(x). Montrer que x 7→ δx est un isomorphisme de G
bb

sur G.
bb

6. Quel est le cardinal de G


b?

Exemples de groupes

Exercice 35 (ENS)* Soit p un nombre premier. On dit que G est un p-groupe si l’ordre de tout élément de G est une
puissance de p.
Soit k ∈ N∗ . On dit qu’un groupe G est k-divisible si ∀x ∈ G, ∃y ∈ G, x = y k , et qu’il est divisible s’il est k-divisible
pour tout k.
1. Montrer qu’un p-groupe p-divisible non trivial est infini.
[
2. Montrer que Upn est un p-groupe p-divisible abélien infini. On l’appellera dans la suite Z/p∞ Z.
n≥1

3. Montrer que Z/p∞ Z est divisible.


4. Montrer que tout sous-groupe H propre de Z/p∞ Z est cyclique.
5. Soit G un p-groupe p-divisible. Montrer que G contient une copie de Z/p∞ Z.

Exercice 36 (Mines) * Soient p un nombre premier et q = (p2 − 1)(p2 − p).


1. Calculer le cardinal de GL2 (Z/pZ).
2. Montrer que, pour tout A ∈ M2 (Z/pZ), Aq+2 = A2 .
3. Soit n ∈ N∗ . Calculer le cardinal de GLn (Z/pZ), ainsi que celui de SLn (Z/pZ).

4
Exercice 37 (Mines)* Soit SL2 (Z) l’ensemble des matrices
 de M2 (Z)de déterminant
  1. Montrer que SL2 (Z) est un
1 1 0 1
sous-groupe de GL2 (R). Montrer que les matrices A = et B = engendrent ce groupe.
0 1 −1 0
  
a b
Exercice 38 (Ulm) On considère G = ∈ SL2 (Z), a ≡ d ≡ 1 − c ≡ 1[3] . Montrer que G est le sous-groupe
    c d
1 1 1 0
engendré par et .
0 1 3 1

Exercice 39 (X)
1. Montrer que SL2 (Z) est un sous-groupe de GL2 (R).
 
a b
2. Soit P l’ensemble des z ∈ C tels que Im(z) > 0. Si M = est dans SL2 (Z) et si z est dans P , montrer
c d
az + b
que M.z = est dans P .
cz + d
3. Montrer que, si M et M 0 sont dans SL2 (Z) et z dans P , M 0 .(M.z) = M 0 M.z.
   
0 −1 1 1
4. Soient S = et T = , G le sous-groupe de SL2 (Z) engendré par S et T . Montrer que, si
1 0 0 1
1
z ∈ P , il existe M ∈ G tel que, si z 0 = M.z, on ait |z 0 | ≥ 1 et |Re(z 0 )| ≤ .
2
Exercice 40 (X)*
On considère G le groupe des symétries d’un pentagone régulier, c’est-à-dire les isométries vectorielles de C conservant
U5 .
1. Décrire G. En donner un système de générateurs.
On note {r, s} un système de générateurs de G, avec r5 = 1 et s2 = 1.
Montrer que G = {rk , 0 ≤ k ≤ 4} t {srk , 0 ≤ k ≤ 4}.
2. On souhaite maintenant montrer que tout groupe à 10 éléments est isomorphe, soit à Z/10Z, soit au groupe des
symétries du pentagone. On considère (G, ·) un groupe à 10 éléments, non cyclique. Montrer que G possède un
élément d’ordre 5, noté ρ, et un élément d’ordre 2, noté σ.
Montrer que G = {ρk , 0 ≤ k ≤ 4} t {σρk , 0 ≤ k ≤ 4}. Montrer que σρσ −1 ∈ {ρ, ρ−1 }. En distinguant les cas,
conclure.

Exercice 41 (X)* Soit G un groupe d’ordre 8 non cyclique.


1. Montrer qu’il admet un élément d’ordre 2 et que tous les éléments sont d’ordre 1, 2 ou 4.
2. On suppose que tous les éléments sont d’ordre au plus 2. Que dire de G ?
On suppose désormais qu’il existe un élément a d’ordre 4, on note H le sous groupe engendré par a.
3. On suppose qu’il existe un élément de G \ H d’ordre 2. Montrer que, pour tout x ∈ G, xHx−1 = H. Que dire de
G?
4. On suppose désormais qu’il n’existe pas d’élément d’ordre 2 hors de H. Que dire de G ?

Exercice 42 (ENS Lyon)* Déterminer à isomorphisme près tous les groupes de cardinal 8.

Exercice 43 (X)* Soit G un groupe d’ordre 2n avec n impair.


1. Montrer que G contient un élément d’ordre 2.
2. Montrer que G contient un sous-groupe de cardinal n. Ind. Considérer l’application Ψ qui à g ∈ G associe
l’application h 7→ gh.
3. Dans le groupe symétrique S4 , on considère a = (123) et b = (12)(34). Calculer aba−1 et bab−1 .
4. Le groupe alterné A4 contient-il un sous-groupe d’ordre |A4 |/2 ?

Anneaux

Exercice 44 Montrer que dans Z toute suite croissante d’idéaux est stationnaire.

Exercice 45 (Mines) Soit (A, +, ×) un anneau. On dit qu’un élément x est nilpotent s’il existe k ∈ N∗ tel que xk = 0A .
1. Soit x un élément nilpotent de A. Montrer que (1 − x) est inversible et déterminer son inverse.
2. Montrer que si A est commutatif alors l’ensemble de éléments nilpotents de A, noté N il(A) forme un idéal de A.
3. Qu’en est-il si A n’est pas commutatif ?
4. Trouver tous les n > 0 tels que Z/nZ admette un élément nilpotent non nul.

5
Exercice 46 (Centrale) Soient α > β les deux racines de P = X 2 − X − 1. On pose A = x + α y, (x, y) ∈ Z2


et σ : x + α y 7→ x + β y.
1. Montrer que A est un anneau et que σ est un automorphisme de A. Expliciter σ −1 .
2. On note U l’ensemble des inversibles de A et N : z ∈ A 7→ z σ(z).
(a) Montrer : ∀z ∈ A , z ∈ U ⇐⇒ N (z) = 1.
(b) Soit V = U ∩ ]1, +∞[. Montrer que si x + α y ∈ V , alors x ≥ 0 et y ≥ 1.
(c) En déduire que V = αn , n ∈ N∗ .


Exercice 47 (Mines) Soit A un anneau commutatif intègre. Montrer que toute partie finie non vide P de A \ {0}
stable par multiplication est un sous-groupe du groupe multiplicatif A× des éléments inversibles de A.

Exercice 48 (X)

1. Montrer que, si un nombre réel s’écrit a + b 2 avec (a, b) ∈ Z2 , cette écriture est unique.

2. Montrer que l’ensemble Z[ 2] des nombres réels de la forme précédente est un sous-anneau de R.

3. Déterminer les automorphismes de l’anneau Z[ 2].
√ √
4. Si (x, y) ∈ Z2 et z = x + 2y, on pose N (z) = x2 − 2y 2 . Montrer que z est un inversible de Z[ 2] si et seulement
si N (z) = ±1.
√ √
5. Montrer que les inversibles de Z[ 2] sont les ±(1 + 2)k avec k ∈ Z.
√ n √ o
Exercice 49 (Lyon) On note Z[i 2] = a + ib 2, (a, b) ∈ Z2 .

1. Montrer que Z[i 2] est un sous-anneau de Q.
√ √
2. Montrer que l’anneau A := Z[i 2] est euclidien, c’est-à-dire qu’il existe une fonction N : Z[i 2] → N telle que,
pour tout (a, b) ∈ A × (A \ {0}), il existe un couple (q, r) ∈ A2 tel que a = bq + r et N (r) < N (b).
3. Énoncer
√ et démontrer un théorème d’existence et d’unicité d’une décomposition en facteurs irréductibles dans
Z[i 2].
√ √
Exercice 50 (Lyon) Soit d ∈ N∗ sans facteur carré. On note Z[d] = {a + b d | (a, b) ∈ Z2 } et on pose N (a + b d) =
a2 − db2 pour tout (a, b) ∈ Z2 .

1. Montrer qu’il existe ω ∈ Z[ d] tel que {x ∈ Z[d] : N (x) = 1} = {εω k | ε ∈ {−1, 1}, k ∈ Z}.
2. Montrer que ω 6= ±1. On commencera par montrer qu’il existe un réel C > 0 tel que {x ∈ Z[d] : |N (x)| ≤ C} soit
infini.

Exercice 51 (X)
1. Montrer qu’il existe une infinité de nombres premiers congrus à 2 modulo 3.
2. Si (G, +) est un groupe abélien, une partie X de G est dite sans somme s’il n’existe pas de (x, y) ∈ X 2 tel que
x + y ∈ X. Soit p un nombre premier de la forme 3k + 2 avec k ∈ N∗ . Montrer que Z/pZ contient une partie sans
somme de cardinal k + 1.
X
3. Si A et B sont deux parties d’un corps fini K, calculer |A ∩ xB|.
x∈K∗
4. Soit A une partie finie de Z. Montrer qu’il existe une partie B de A sans somme et de cardinal strictement supérieur
|A|
à .
3
Exercice 52 (X)
" √ #
1 + i 19
1. Montrer que Z est un anneau et déterminer ses inversibles.
2
2. On admet que l’idéal engendré par 2 est un idéal maximal, montrer que cet anneau est principal.

Exercice 53 (X) Soit (pn ) une suite de nombre premiers distincts. On définit par récurrence :

Z0 = Q
(Zn ) = √
Zn+1 = Zn + pn Zn

1. Montrer que les Zn sont des corps.



2. Montrer que les pn sont linéairement indépendants sur Q.
3. Soit (xn ) une suite de nombres sans facteurs premiers, deux à deux distincts. Montrer qu’ils sont linéairement
indépendants.

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