0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
60 vues67 pages

TFC Bosango Final

Transféré par

jeremiebej
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
60 vues67 pages

TFC Bosango Final

Transféré par

jeremiebej
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

i

EPIGRAPHIE

La mondialisation peut exacerber les inégalités si elle n’est pas accompagnée d’une
gouvernance équitable.

Kofi Annan
ii

DEDICACE

A ma MAMAN BOSANGO MARIE-THERESE pour tous ses conseils , sa discipline et son


amour inconditionnel , et à mon PAPA DJEMA BOKASU DAVIN , pour son soutien sans
reserve tant intellectuel que financier. A toute ma famille , mes proches ( Marmique ), qui
m’ont toujours encouragé à surmonter les defis ;.
iii

REMERCIEMENTS

Au terme de notre premier cycle en Économie, nous saisissons cette ultime occasion
pour exprimer à travers ce travail notre immense gratitude à l’endroit de tous ceux qui ont
rendu possible sa réalisation.

Ainsi, ce travail porte sur les IDE et inégalités en Afrique en particulier en RDC. En
effet, l’élaboration de cette étude a connu la participation de plusieurs personnes dont nous
voulons témoigner notre reconnaissance.

Nous exprimons nos sentiments de gratitude au corps professoral et académique de


l’Université Protestante Au Congo, et plus particulièrement à la Faculté d’Administration des
Affaires.

Nos remerciements s’adressent à l’endroit du Professeur MUAYILA KABIBU


Henry qui, malgré ses occupations, a accepté d’assurer la direction de ce présent travail.
Qu’il trouve ici l’expression de notre profonde gratitude.

Nos remerciements s’adressent également au chef de travaux CIAMALA, pour avoir


accepté de nous encadrer pendant la réalisation de ce travail de fin d’Etude en Économie, car
nous avons été impressionnés par ses orientations théoriques, pratiques et techniques.

Nous pensons aussi à nos frères et sœurs : Arsil ILUNGA, Audry KANOWA,
Abdalah ISMA pour avoir partagé avec nous leur affection.

Que tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce travail
trouvent ici l’expression de notre gratitude.
1

INTRODUCTION

01. MISE EN CONTEXTE

L’Afrique est un continent riche en ressources naturelles, ce qui attire de nombreux


investisseurs étrangers .Les IDE peuvent jouer un rôle clé dans le développement
économique, car ils apportent des capitaux, des technologies et des compétences. Cependant,
l’impact de ces investissements sur la société et l’économie varie considérablement d’un pays
à l’autre.

L’investissement direct étranger est un moyen par lequel les entreprises


multinationales cherchent à maximiser leurs avantages concurrentiels en utilisant leurs
ressources et capacités dans les localisations stratégiques (John Dunning, livre : Multinational
Enterprises and global Economy 1993).

Les multinationales choisissent souvent d’investir à l’étranger non seulement pour


réduire les couts, mais aussi pour accéder à de nouveaux marchés et ressources, ce qui
influence profondément la dynamique du commerce internationale (James Markusen, livre :
Multinational Firms and New Trade Theory 2002).

Les interactions entre multinationales et entreprises locales peuvent créer des


opportunités de développement durable, mais elles nécessitent une gestion prudente pour
éviter la dépendance économique (Paula Pérez-Aleman livre : Globalization Multinational
Firms, and the development of Emerging Economies 2010).

Pour que les pays africains attirent davantage d’IDE, ils doivent ameliorer leurs
infrastructures, garantir la stabilité politique et créer un environnement propice aux affaires.
(Elizabeth Asiedu livre : Foreign Direct Investment in Africa 2010).

Cependant, (Walter Rodney ; dans Comment L’Europe a sous développé l’Afrique


1972), Les IDE, en particulier ceux provenant des pays occidentaux, ont souvent été
exploitant. Ces investissements ont servi à extraire les ressources naturelles de l’Afrique sans
contribuer au développement local. Au lieu de renforcer les économies africaines, ces IDE ont
souvent exacerbé la dépendance aux puissances étrangères et ont créé des structures
économiques inégales.

De même, Joseph Stiglitz En tant qu’économiste et lauréat du prix Nobel, Stiglitz


critique les politiques économiques qui favorisent la libéralisation et l’ouverture des marchés
2

sans tenir compte des réalités locale. Il met en avant que les IDE peuvent parfois conduire à la
captation par des multinationales, où les bénéfices sont rapatriés dans le pays d’origine plutôt
que réinvestis localement. Cela peut limiter le potentiel de croissance et d’innovation dans les
pays africains.

Egalement, Dambisa Moyo dans L’aide Morte en 2009 ; remet en question l’idée que
l’aide internationale est toujours bénéfique pour le développement africain. Elle soutient que
les IDE peuvent également être problématiques s’ils sont mal régulés ou s’ils ne tiennent pas
compte des besoins locaux. Moyo propose plutôt que l’Afrique devrait se concentrer sur le
développement de ses propres marchés et sur l’attraction d’investissements qui profitent
réellement aux populations locales.

En dernier lieu, Amina Traoré dans Investissement direct étrangers en Afrique en


2014 ; souligne que les IDE sont souvent accompagnés de conditions qui favorisent les
intérêts des investisseurs étrangers au détriment des communautés locales. Elle plaide pour un
développement basé sur les besoins locaux et l’automatisation, plutôt que sur une dépendance
envers des capitaux étrangers qui n’apportent pas nécessairement de bénéfices durables.

02. PROBLEMATIQUE

Les IDE constituent un important agent d’intégration économique mondiale (Mah,


2003). De nombreuses économies de pays en développement ont bien compris cela en
adoptant des politiques de libéralisation des IDE afin de mieux tirer parti de leurs atouts. Or,
malgré des investissements croissants dans le développement économique, la pauvreté et les
inégalités de revenus persistent et demeurent à ce jour un défi majeur. La relation qui unit les
IDE et les inégalités de revenus est souvent expliquée par des théories néoclassiques et des
théories de dépendance. La première, plus optimiste, soutient que les IDE conduisent à une
croissance économique et, par conséquent, une diminution des inégalités.

La seconde indique au contraire que les IDE ont des effets négatifs sur la croissance
économique et qu’ils engendrent d’avantages d’inégalités de revenus (Firebaugh et Beck
1994). Il existe malheureusement peu d’études ayant établi de manière empirique un lien entre
les IDE et les inégalités (Basu et Guariglia, 2007 ; Tsai, 1995 ; Wu et Hsu, 2012). Cette étude
vise par conséquent à explorer cette relation dans le contexte des pays africains. A la lumière
des inégalités persistantes en Afrique, la théorie de la dépendance constitue notre point de
départ et cette étude vise à identifier tous les types d’IDE qui réduisent les inégalités de
3

revenus dans les les pays africains afin de formuler des recommandations sur la base de ses
conclusions (Par Rupinder Kaur, Ronald Wall et Jan Frasen ; dans L’impact des IDE sur les
inégalités de revenus en Afrique)

Les IDE procurent trois avantages dans les pays d’accueil nous citons :
Premièrement, ils sont considérés comme le moteur de la croissance économique , donc ils
contribuent à la réduction de la pauvreté et apportent des ressources financières
supplémentaires pour économie d’accueil enfin de relancer les activités économiques ;
Deuxièmement , grâce aux transferts de technologies , ils favorisent la compétitivité des
entreprises nationales , en améliorant leur efficacité et enfin troisièmes , Par leur impact
positif dans l’économie d’accueil , ils permettent l’extension du marché et la diversification
de l’économie ( Song JS et Nkoa B, 2018).

Cependant, les travaux de Douglas North(1990) , il a été démontré que la qualité des
institutions dans un pays a une importante influence sur le développement économique dudit
pays , car un pays disposant d’un environnement institutionnel de qualité , facilite
l’accumulation du capital et permet une allocation optimale du capital tant humain que
financier, ce qui améliore la productivité de l’économie et réduit les couts de transaction,
accroit les échanges et conduit au développement économique.

Selon une enquête effectuée par la Banque Africaine pour le développement BAD,
L’IDE stimule la croissance économique, il augmente les revenus de L’Etat, il contribue à la
création d’emplois pour la population de la région et son impact sur le bien-être de la
population varie selon un pays à l’autre. Et, si l’IDE n’est bien attiré cela peut conduire aux
écarts de revenus entre la population, ce pourquoi il est nécessaire d’attirer l’IDE dans les
secteurs les plus productifs et manufacturiers, en plus il faut favoriser les IDE dans les
secteurs à forte intensité de main-doeuvre, ce qui peut être bénéfique pour les populations
pauvres. Pour cela il est essentiel de renforcer la qualité des institutions et de la gouvernance,
dans le but de bien redistribuer la richesse dans la société et réduire la pauvreté.

MACKY SALL : « La mondialisation a accentué les inégalités » Constat « l’Afrique


continue de subir les déséquilibres sur les plans économiques, commerciaux et financiers
mondiaux », a estimé devant l’OCDE, le président de l’union africaine : « nous vivons une
sorte de crise des finalités, qui se traduit par le déficit d’accès du plus grand nombre à des
conditions minimales d’une vie décente : nourriture, eau potable, soins de santé, logement et
éducation. La mondialisation qui était perçue comme une ère d’échanges et de
4

complémentarité pour une croissance et une prospérité partagée, a plutôt accentué les
inégalités », a déploré Macky Sall, qui s’exprimait en compagnie du premier ministre italien
Marrio Dragh et de Mathias Corman, secrétaire général de l’OCDE, une institution qui porte
le libre- échange et rassemble 38 pays développés.

Il sied de noter qu’en Afrique, il y a plusieurs raisons pour lesquelles l’Afrique peut ne
plus profiter pleinement des effets positifs des IDE

1. Les pays en développement ont souvent un accès limité aux ressources financières et
aux marchés mondiaux, ce qui crée des inégalités économiques structurelles entre les
pays développés et les pays en développement.
2. Les inégalités entre les sexes se reflètent également dans les inégalités économiques
mondiales, les femmes ayant souvent moins d’accès aux opportunités économiques et
étant plus susceptibles de vivre dans la pauvreté.
3. Les riches possèdent une grande partie de la richesse mondiale, tandis que de
nombreuses personnes vivent dans la pauvreté et l’extrême pauvreté accentuant les
inégalités économiques.
 Les barrières commerciales :

Les pays d’Afrique qui ont mis des barrières commerciales peuvent contribuer à
accentuer les inégalités économiques en limitant l’accès des pays voisins à leurs marchés, ce
qui peut entraver le commerce régional et la croissance économique. Les barrières
commerciales telles que les droits de douane élevés, les quotas d’importation et les
restrictions non tarifaires peuvent également favoriser les grandes entreprises nationales au
détriment des petites entreprises locales et des entrepreneurs, créant ainsi les inégalités
économiques internes en outre, ces barrières commerciales peuvent également imiter l’accès
des populations à des biens et services abordables, contribuant ainsi à la persistance de la
pauvreté et des inégalités économiques dans les régions.

 Les infrastructures sous-développées


 La corruption
 Les conflits politiques et sociaux, ainsi que les défis liés au développement durable.

Les facteurs combinés peuvent limiter la capacité de nombreuses nations africaines à


pleinement tirer part des opportunités offertes par les IDE
5

Cependant s’il est important de noter que des progrès sont réalisés dans de nombreux
domaines et que des initiatives visant à promouvoir le commerce équitable et développement
durable sont en cours.

Fort de ce constat, la problématique de notre étude tente de répondre aux questions


ci-après :

Question générale :

 Est-ce que les inégalités de revenu se manifestent à l’échelle mondiale ?

Questions secondaires :

 Quel est le lien entre IDE et L’IDH de la RDC ?


 Comment les IDE influencent-ils le bien-être de la population congolaise ?

03. HYPOTHESE

Au regard de notre question de recherche, la présente étude se propose de vérifier les


hypothèses selon lesquelles :

H1 : La mondialisation contribue au creusement des écarts entre revenus du capital et revenus


du travail.
H2 : Les IDE dans le secteur minier peuvent mener à des pratiques d’exploitation qui nuisent
à l’environnement et aux communautés locales. Cela pourrait entrainer une détérioration des
conditions de vie, affectant négativement l’IDH
H3 : Dans un contexte où les IDE sont concentrés dans le secteur extractif, cela peut entrainer
une exploitation excessive des ressources naturelles sans bénéfices pour les populations
locales, nuisant ainsi sur le bien-être.

04. METHODOLOGIE
Pour vérifier notre hypothèse, la présente étude recours tour à tour à la méthode
hypothético-déductive qui nous permettra d’analyser l’influence des IDE sur les inégalités de
revenus en RDC.
6

Méthode quantitative : elle nous a aidé dans l’usage d’outils d’analyse mathématique et
statistique en vue de décrire , expliquer et prédire des phénomènes par le biais des
données historiques sous forme de variables mesurables.
Technique documentaire : l’étude s’est orientée vers une fouille systématique de tout ce
qui est en rapport avec le domaine de recherche, c’est-à-dire tout ce qui constitue la
source écrite de notre thème de recherche. Pendant la recherche, nous allons consulter des
ouvrages, des articles, des mémoires, les sites internet officiels et autres documents
relatifs à notre sujet de recherche

05. OBJECTIFS

5.1. Objectifs Général

L’objectif général est d’analyser l’impact des IDE sur les inégalités en Afrique, cas
particulier de la RDC.

5.2. Objectifs Spécifique

Ce travail a pour objectifs spécifiques

1. 1 Evaluer la distribution géographique des IDE en RDC (régions et secteurs qui


attirent plus d’IDE)
2. 2 Trouver le lien entre IDE et inégalités
3. 3 Formuler des recommandations

06. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

La présente étude se concentre sur la période de onze dernières années qui va de


2012 à 2023 afin d’analyser la répartition des inégalités à l’échelle mondiale et la corrélation
entre IDH et IDE en République Démocratique du Congo.
La Dimension spatiale de cette recherche se focalise à la fois sur des données
secondaires du PIB par habitant des pays sélectionnés dans le quatre coin du monde et des
données secondaires tels que IDE et IDH de la RDC ( source : Banque Mondiale).

CANEVAS

A l’exception de l’introduction et la conclusion générale, notre travail est divisé en


trois(3) principaux chapitres, dont le premier porte sur la revue de la littérature, le deuxième
7

basé sur le contexte de l’étude et l’approche méthodologie et enfin le troisième et dernier


consacré à la présentation, discussion et implication de résultats.

CHAPITRE 1 : REVUE DE LITTÉRATURE

Dans ce chapitre, nous allons mettre en lumière quelques concepts de base utilisés
dans ce travail et présenter brièvement notre revue empirique constituée des quelques études
antérieures menées dans le même domaine que le nôtre. Ainsi, ce chapitre sera scindé en deux
grandes sections : revue de littérature théorique, revue de littérature empirique sur Les
investissements directs étrangers.

Section 1 : Revue de la littérature théorique

1.1. Généralités sur les IDE

1.1.1. Définitions

En premier lieu nous ne pouvons pas parler des investissements directs étrangers
sans pour autant aborder le thème des entreprises multinationales. Les EMN ne sont rien
d’autres que des entreprises qui disposent de filiales sur au moins deux pays distincts, elles
peuvent être des entités publiques ou privées qui exerce des activités économiques sur un
territoire qui n’est pas le sien.

D’après le dico du commerce international (2022) les investissements directs


étrangers sont les mouvements internationaux de capitaux effectués par des entreprises dites
multinationales dans l’objectif de créer, développer ou de maintenir une filiale à l’étranger et
d’exercer le contrôle ou une influence significative sur celle-ci.

Les IDE sont différemment désignés dans la littérature par les institutions
internationales.

Selon le FMI (2008), les IDE désignent « les différentes opérations financières qui
ont pour but d’agir sur le fonctionnement et la gestion des entreprises présentes dans un pays
différent de celui de la maison mère ». Ces opérations financières sont le plus souvent
réalisées par une croissance, soit interne ou externe.
8

Selon l'OCDE (2008), « l'IDE est une activité par laquelle un investisseur résidant
dans un pays obtient un intérêt durable et une influence significative dans la gestion d'une
entité résidant dans un autre pays. » Cette opération peut consister à créer une entreprise
entièrement nouvelle (investissement de création) ou, plus généralement, à modifier le statut
de propriété des entreprises existantes (par le biais de fusions et d'acquisitions).

D’après Krugman P. (2008) définit les investissements directs étrangers (IDE)


désignent les flux de capitaux dont le but pour la firme qui investit, est de créer ou d'agrandir
une filiale dans un pays étranger. Ce type d'investissement n'est donc pas un simple flux
d'actif financier : au-delà d'un transfert des ressources, l'investissement direct étranger, permet
d'acquérir un réel pouvoir de contrôle, puisque les filiales n'ont pas simplement des
obligations financières vis-à-vis de la maison mère, mais font partie intégrante de la même
structure organisationnelle, de la même firme multinationale.

Thaalbi I. (2013), a défini les investissements directs étrangers comme « les


opérations financières destinées à agir sur le fonctionnement et la gestion d’une entreprise
implanter dans un pays différent de celui de la maison mère »

Selon CNUCED, « les stocks d'IDE entrants sont des investissements directs détenus
par des non-résidents ; les stocks d'investissements sortants sont des investissements directs
détenus dans d'autres économies. »

1.1.2. Avantages et inconvénients aux IDE

Dans ce qui suit, les avantages et les inconvénients liés aux IDE sont présentés
successivement.

Les IDE offrent de nombreux avantages au pays hôte. Les actifs productifs
incorporés dans les IDE procurent des retombées immédiates à l'économie locale via la
promotion des exportations, la création de la main-d’œuvre et les transferts de technologies et
d'idées nouvelles.

 Promotion des exportations

Les IDE sont des facteurs importants de promotion des exportations dans les PED,
Mucchielli (2002). En effet, les IDE peuvent agir sur les exportations des pays d'accueil à
travers différentes stratégies qui sont : faire du pays d'accueil une plateforme de réexportation
vers le pays d'origine ou vers des pays tiers, avoir pour but la conquête de nouveaux marchés
9

dans la région enfin, concurrencer les entreprises locales, ce qui peut contribuer à les rendre
plus compétitives, CNUCED (2005). Par ailleurs, les PED aptes à produire à des coûts
concurrentiels ont souvent des difficultés pour pénétrer dans les marchés étrangers. Les
multinationales favorisent un accès préférentiel à la clientèle en élaborant et en concluant des
contrats à long terme sur des produits normalisés ou en se forgeant une réputation dans la
fourniture suivant un calendrier fiable, d'un produit spécialisé de qualité satisfaisante. Pour
leur part, les entreprises locales des PED mettraient des années pour maitriser les techniques
marketings de ce type, Lall (2000).

 Création d'emploi

Les IDE axés sur les industries capitalistiques fondées sur les ressources telles que
les mines ou le pétrole, créent un nombre relativement faible d'emplois tandis que les
investissements étrangers dans les industries manufacturières fortement utilisatrices de main
d'œuvre en génèrent d'avantage Chudnovsky et al. (1999). Les emplois crées sont d'autant
plus importants qu'il s'agit de créations nouvelles d'entreprises que de simples fusions ou
acquisitions d'entreprises déjà existantes. Des éléments indiquent qu'en moyenne, les sociétés
multinationales octroient des salaires plus élevés et fournissent des conditions de travail
meilleures que les entreprises locales Graham et al. (2000).

 Transferts d'idées, de technologies et de compétences

Les transferts d'idées, de technologies et de compétences font partie des avantages


potentiels les plus importants procurés par les IDE. Une grande partie des activités de
RechercheDéveloppement du monde se déroule en Amérique du Nord, en Asie et en Europe.
Par conséquent, les entreprises de ces régions constituent une riche source d'innovation quant
aux produits, aux machines, aux processus industriels, aux méthodes commerciales, aux
contrôles de qualité et aux modes de gestion. Les multinationales de ces régions peuvent
apporter avec elles, leurs idées et techniques. Cela peut contribuer à accroître la productivité
dans le pays hôte.

La diffusion de technologies à travers les IDE se fait aussi par effet de contagion et
d'imitation, Toufik et al. (2002). Les firmes locales des PED peuvent améliorer leur processus
de production en observant et en imitant les pratiques des multinationales (Learning by
Doing) ou en faisant de la « retro-ingénierie » (Learning by using).
10

Un autre canal de transfert de technologies lié à la présence d'une entreprise


étrangère, est la formation des travailleurs et entrepreneurs locaux effectuée par celle-ci afin
de les amener à avoir le niveau de qualification qu'elle désire, Fosto (2003). La qualification
acquise va se diffuser vers les entreprises locales lorsque la main d'œuvre formée migre vers
ces dernières.

En effet, une fois formé, le travailleur peut être amené à un moment donné, à offrir
ses services à une entreprise locale. Ainsi, cette dernière bénéficie de l’expertise acquise par
le nouvel employé dans sa précédente structure d’emploi.

1.1.3. Inconvénients des IDE

Il existe un certain nombre d'effets négatifs auxquels peut être confronté un pays qui accueille
les IDE. Il s'agit des coûts engendrés par les IDE sur la concurrence, des effets négatifs des
IDE sur l'équilibre macroéconomique et des coûts socio-environnementaux.

 Coûts engendrés par les IDE sur la concurrence

Le principal risque est celui de voir les filiales des multinationales étouffées la
concurrence et engendrées une situation de quasi-monopole à leur avantage. En effet, les
firmes locales sont généralement d'importance réduite par rapport à leurs concurrents
étrangers que ce soit en termes de compétences technologique et managériale, d'assise
financière et d'intégration dans les réseaux internationaux. Un tel écart fait qu'elles ne peuvent
pas entrer en concurrence sur un même pied d'égalité pour satisfaire le marché local. Il est
donc possible que les investisseurs étrangers usent de leurs atouts pour évincer du marché les
firmes domestiques afin de capturer une rente de monopole. Cette situation peut engendrer
des conséquences négatives pour les consommateurs. Ceux-ci seront amenés à faire face à des
prix plus élevés que ceux pratiqués en situation de concurrence. Par conséquent, l'entrée de
nouvelles firmes étrangères sur un marché plutôt que d'être un signe d'ouverture à la
concurrence, pourrait bloquer cette dernière au profit de l'émergence d'une seule entreprise (le
monopole).

 Effets négatifs engendrés par les IDE sur l'équilibre macroéconomique

Parmi les effets néfastes présumés des IDE sur l'économie, on note les déficits de la
balance des paiements. Les entrées de capitaux étrangers peuvent procurer des avantages mais
l'ampleur des sorties ultérieures des bénéfices dégagés peut engendrer des coûts
11

considérables. Par ailleurs, les avantages fiscaux accordés aux entreprises étrangères
constituent un manque à gagner pour les pays hôtes notamment les pays africains au Sud du
Sahara dont les recettes budgétaires sont essentiellement fiscales. De même, certaines taxes
étaient autrefois appliquées mais ont, par la suite, pour l'essentiel, été éliminés afin de ne pas
décourager les investisseurs étrangers. (Dwight H. et al. 2008).

Des exonérations fiscales temporaires sont également proposées dans certains pays
bien que ce soit sans doute la façon la moins souhaitable pour attirer les IDE. De telles
mesures encouragent les entreprises à extraire d'aussi grandes quantités que possible au cours
de la période de grâce et à cesser leur activité dès que cette période s'achève. En agissant
ainsi, elles retirent des gains exceptionnels mais laissent les gouvernements sans revenu voire,
les charges de coûts environnementaux et sociaux à long terme.

 Coûts socio-environnementaux

Les investisseurs étrangers peuvent du fait de leur puissance influencer les autorités
locales et les amener à prendre des décisions qui nourrissent leurs intérêts au détriment de
ceux du pays. En effet, ils peuvent par leur action obtenir de nombreux avantages et privilèges
qui excèdent le bénéfice social. Les multinationales peuvent par exemple faire pression sur les
autorités locales afin d'obtenir une protection spéciale du marché. Cette situation se traduit
très souvent, par des restrictions sur les importations, ce qui profitent à ces dernières et non
pas forcement au pays pris dans son ensemble. De même, il existe toujours le risque que des
décideurs publics soient moins à même d'exiger des multinationales, le respect des normes
environnementales. De ce fait, les multinationales sont susceptibles de polluer l'air ou l'eau et
de provoquer d'autres dommages sur l'environnement.

1.1.4. La classification des IDE

Selon Lipsey (2003), les entreprises s’internationalisent pour deux raisons


principales, l’offre des produits à un nouveau marché étranger et l’accès aux intrants à
moindre coût. La littérature distingue trois types des IDE à savoir les IDE à stratégie
horizontale, verticale et celle hybride.

1. Les investissements à stratégie horizontale

Ce type des IDE renvoient à la fabrication dans les pays destinataires des produits
semblables à ceux produit par l’entreprise maison mère sur son marché. Cette stratégie permet
12

à l’entreprise de bénéficier des effets d’économies d’échelles en réduisant les couts de


transport et les risques y afférents, mais aussi de dévier certaines barrières qui pourraient
entraver l’exportation de ses exportations.

Selon Mucchielli et Mayer (2005), à partir du moment où le transport des biens est
coûteux, il est avantageux d’approvisionner les consommateurs dans différents pays à partir
d’une usine de production locale qui minimise les coûts de transport. Ce déterminant donne
lieu à des multinationales horizontales, qui choisissent de produire le même bien final dans
différents pays.

2. Les investissements à stratégie verticale

La stratégie verticale désigne la délocalisation de la chaine de production de façon


géographique par les entreprises. C’est aussi une stratégie de la division internationale du
travail, où certains pays se spécialisent dans l’offre de certains services, comme par exemple
de nos jours, les pays asiatiques, l’inde et la chine se sont spécialisés dans l’offre de la main
d’œuvre technologique.

La division internationale du travail traditionnel, attribue aux pays développés la


fabrication des biens manufacturés et des services et aux pays pauvres, souvent les pays du
Sud, la fourniture des produits primaires, en général (produits agricoles, matières premières).

3. Les investissements à stratégie hybride

En dehors des stratégies sus évoquées, les investissements à stratégies hybrides qui
est la combinaison de la stratégie verticale et horizontale, selon les pays où les entreprises
multinationales s’installent, elles adoptent une stratégie et dans l’un et l’autre stratégie dans
l’autre pays selon les objectifs prédéterminés.

1.1.5. Les formes des IDE

Selon la littérature, les IDE peuvent revêtir plusieurs formes, il peut s’agir de la
création des filiales, les fusions acquisitions, les joint-ventures. (OCDE, 2003)

1. La création des filiales

C’est la forme la plus répandue et plus privilégiée des IDE dans le monde, selon
l’OCDE (2003), cette opération entraine l’installation des unités de production dans le pays
destinataire et génère de l’emploi dans ledit pays.
13

2. La fusion acquisition

La fusion acquisition désigne l’opération de croissance externe par laquelle une


entreprise prend le contrôle d’une autre entreprise, en acquérant au moins 50% de son capital.

Selon la CNUCED (2000), cela s’explique par plusieurs raisons, on cite la quête de
nouveau marché, le renforcement de la puissance commerciale de l’entreprise, accès aux
actifs et ressources d’autres entreprises, gains de productivité liés aux synergies.

3. Les joint-ventures

Selon Beitone et Al (2019) Les joint-ventures ou une co-entreprise désigne un


groupement de plusieurs entreprises qui s’associent selon des modalités diverses, dans
l’intention de réaliser un projet particulier impliquant la mise en commun de capitaux, de
connaissances, de technologies, etc.

1.1.6 Les motifs des IDE

La littérature note plusieurs motifs qui peuvent expliquer l’existence des IDE dans le
monde, de ce nombre on compte les IDE pour la recherche des ressources naturelles, la
recherche des nouveaux marchés, la restructuration de la production à l’étranger, et la
recherche des actifs stratégiques. (Aloui Z., 2018)

1. La recherche des ressources :

La recherche des ressources renvoie à la quête des ressources naturelles, les matières
premières, les produits agricoles et autres, ce motif est le plus répandu de nos jours, car
souvent les IDE viennent des pays développés pour les pays en développement, car les
ressources naturelles y sont abondantes.

2. La recherche de marché

Pour ce motif, l’investissement direct étranger cherche à approvisionner les marchés


locaux, l’objectif poursuivi par les IDE ici est profiter des opportunités de production dans le
pays d’accueil grâce aux économies d’échelles avec un cout moins élevé de la main d’œuvre,
mais aussi la disponibilité des matières premières dans le pays hôte.

3. La restructuration de la production
14

Comme le motif précèdent, ici les IDE visent l’efficiente, en réduisant les couts de
production et en gardant les mêmes objectifs de la production, pour ce faire les IDE
s’installent dans les pays à faible revenu avec une main d’œuvre abondante et qualifiée dans
le but de profiter de faible cout de main d’œuvre, c’est par exemple comme les entreprises
technologiques américaines qui installent la fabrication de certaines de leurs composantes en
Inde ou en Chine.

4. La recherche d’actifs stratégiques :

Pour ce motif, les IDE se justifient par l’accès aux actifs stratégiques, nécessaires au
fonctionnement de l’entreprise, pour ce motif, c’est l’entreprise qui vise à profiter du pays
d’accueil en bénéficiant de sa technologie par exemple, il est question ici des actifs qui seront
utiles à l’entreprise à long terme.

1.1.7. Les obstacles aux IDE

Avant d’établir le lien entre la qualité des institutions et les IDE, il y a lieu de
souligner quelques éléments qui entravent les IDE, la littérature note plusieurs facteurs, mais
ici nous retenons quelques-uns (Kolimbo R, 2011).

1. Faible niveau du capital humain

L’un des obstacles le plus importants c’est le capital humain, qui désigne un stock de
caractéristiques physiques et intellectuelles qui permettent à un individu de participer à
l’activité productive. Beitone et Al (2019).

Le transfert de la technologie qui se fait grâce aux IDE nécessite que les pays
d’accueil aient un stock minimum de capital humain et de savoir-faire, pour la bonne
utilisation de celles-ci. Par conséquent, l’accumulation du capital humain ainsi que la
croissance de la recherche et du développement s’avèrent indispensables pour de meilleures
retombées positives des flux des IDE.

2. Le risque pays

Il s’agit des facteurs au niveau macroéconomique qui peuvent affecter la rentabilité


d’une entreprise, le risque pays renvoie généralement à l’instabilité politique, les conflits
civils et guerres, et tracasseries administratives susceptibles d’entraver l’initiative privée, et la
15

présence considérable des risques pays dans les économies en développement les empêche
d’attirer les IDE.

3. Régime commercial

Enfin, la littérature parle également du régime commercial en vigueur dans le pays,


car celui-ci occupe une place de grande importance dans les économies modernes, les effets
des IDE sont beaucoup plus positifs au sein des économies à régime commercial libéral.

1.1.8. Théories sur la relation IDE et Inégalités

En général, nous observons que les IDE peuvent avoir des :

 D’une part, les IDE peuvent stimuler la croissance économique en créant des emplois
et en apportant des technologies avancées. Cela peut potentiellement réduire les
inégalités si les nouvelles opportunités sont accessibles à une large part de la
population.
 D’autres part, il existe des arguments selon lesquels les IDE pourraient exacerbés les
inégalités, notamment si les bénéfices de ces investissements sont concentrés entre les
mains d’une petite élite ou si les emplois créés ne sont pas bien rémunérés. De plus,
certaines régions peuvent attirer davantage d’IDE que d’autres, ce qui peut créer des
disparités géographiques.

Il Ya aussi des théories qui examinent comment les politiques gouvernementales


influencent ces dynamiques. Par exemple, un pays qui favorise l’IDE à travers des incitations
fiscales pourrait voir une concentration des richesses dans certaines industries.

 ENTRE LES PAYS

Les IDE excluent de ces flux certaines zones, qui restent pauvres quand d’autres
zones s’enrichissent. Ainsi, l’Afrique centrale par exemple, souvent en marge des dynamiques
de mondialisation, peine à se développer, ce qui limite son accès aux opportunités
économiques mondiales (souvent exclu des flux de mondialisation) n’a pas connu la
croissance des pays intégrés. Elle n’a donc pas connu une grande augmentation de ses revenus
nationaux contrairement à la partie intégrée.
16

Exemple la RDC figure parmi les cinq nations les plus pauvres du monde. En 2023,
environ 74,6 Pourcent des congolais vivaient avec moins de 2,15 dollars par jour. Environ une
personne sur six vivants dans une extrême pauvreté en Afrique subsaharienne habite en RDC.

Cette mondialisation dualiste a tendance à accroitre les inégalités entre les pays
intégrés et les pays exclus de ces flux.

Ces pays exclus ont de plus besoin de baisser les salaires pour attirer des firmes
multinationales (FMN) qui utilisent cette main d’œuvre à bas cout. Tout cela au profit des
pays développés, mais au détriment des ouvriers peu voir pas qualifiés de ces pays. La
division internationale du travail liée à la mondialisation nuit donc aux inégalités de ces pays.
L’exemple de Bangladesh est frappant, la demande d’emplois peu qualifiés dans l’industrie
est très forte grâce aux FMN notamment. Pourtant, les salaires de ces employés n’ont pas
beaucoup augmenté depuis les années 2000.

 AU SEIN DES PAYS

Selon François Bourguignon, la mondialisation joue un rôle essentiel dans


l’évolution des inégalités, En effet, elle contribue au creusement des écarts entre revenus du
capital et revenus du travail.

Mais aussi entre revenus du travail qualifié et revenus du travail non qualifié. Ainsi,
pour résumer les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus
pauvres. La forte augmentation des inégalités aux Etats-Unis illustre ce phénomène.

La mondialisation et les contraintes qu’elle a créée ont provoqué des réformes dans
la fiscalité des pays riches. Elle a généralement entrainé la baisse du taux marginal
d’imposition sur les revenus ou sur les sociétés. De plus l’évasion fiscale réduit l’assiette
fiscale des pouvoirs publics (exemple : paradis fiscaux : la suisse « si chère à notre
Cahuzac»).

Or ces impôts permettent en partie de financer la redistribution qui permet la


réduction des inégalités. Donc par ces choix politiques d’ouverture internationale, les
inégalités augmentent.

L’analyse de Sherwin Rosen rend coupable la mondialisation d’inégalités. il parle


des superstars, ces quelques personnes qui par un petit écart positif de talent§§§ perçoivent
des salaires astronomiques. On peut citer ici l’exemple de la différence de salaire entre
17

Frankie De Jong et un autre joueur de la LIGA. De Jong a un salaire largement supérieur à


celui d’un joueur moyen de la LIGA, son salaire étant de 37M€ annuels. Cela s’explique par
un faible écart de talent (quand il n’est pas blessé) qui fait la différence et engendre des gains
colossaux pour le Barca ici. Ainsi, par ce phénomène, les richesses se concentrent encore plus
entre certaines mains, augmentant les inégalités par le haut.

 BIENFAITS DES IDE

Tout d’abord, les IDE en ouvrant les frontières permet la création de nouveaux
débouchés. Les clients des entreprises ne sont en effet plus nationaux mais désormais
internationaux. Cela permet des meilleures perspectives de croissance et donc un
enrichissement de la population. Ainsi Renault a pu s’élargir en accédant aux marchés de
l’automobile mexicain en particulier.

D’autres parts, les importations sont bénéfiques pour les consommateurs. En


accédant à des produits moins chers (exemple : j’achète une babouche chinoise au lieu d’une
babouche congolaise plus cher en général), j’augmente mon pouvoir d’achat. En somme, je
peux acheter plus de produits avec la même somme d’argent. Cela permet de réduire les
inégalités de niveaux de vie entre les riches et les pauvres.

Selon notre cher Schumpeter, Les IDE conduit à la destruction créatrice. La forte
concurrence internationale incite à l’innovation et rend donc vite dépassées les anciennes
innovations. Ce processus permet de favoriser la naissance de nouvelles entreprises et la
disparition des entreprises obsolètes .Certains parlent alors de darwinisme économique
(sélection naturelle en somme). Cela permet de créer de nouveaux emplois dans des secteurs
qui rapportent plus. Cela permet donc l’accroissement des revenus nationaux et donc la
réduction des inégalités.

1.1.9. Théorème de Stolper Samuelson

Lorsque l’on cite la mondialisation comme réductrice d’inégalités, le théorème


Stolper Samuelson intervient. On le détaillera par un exemple.

Ce théorème reprend la thèse de l’avantage comparatif de Ricardo, mais il est plus


pertinent dans le contexte mondialisé actuel.
18

Le théorème Stolper-Samuelson s’explique en une phrase : « Baisse de la


rémunération du facteur rare et augmentation de la rémunération du facteur abondant »

 EXEMPLE

Pour expliquer : Prenons le cas des Etats-Unis et de la Chine. La Chine s’impose


avec sa main d’oeuvre non qualifiée dans l’industrie. Les Etats-Unis s’imposent avec la main
d’oeuvre qualifiée dans l’industrie aussi. Grâce aux spécialisations, la rémunération de la
main d’oeuvre non qualifiée augmente en Chine, tandis qu’elle baisse aux Etats-Unis. A
l’inverse, la rémunération de la main d’oeuvre qualifiée baisse en chine quand elle augmente
aux Etats-Unis.

Ce théorème montre que dans le cadre des spécialisations, la mondialisation peut


réduire les inégalités entre pays développés et émergents. Mais surtout, cela prouve la
diminution des inégalités dans les pays émergents et leur augmentation dans les pays
développés.

3 choses à retenir :

1. Les IDE peuvent réduire les inégalités dans les pays émergents quand elles les
augmentent dans les pays développés.
2. Les IDE réduisent les inégalités entre les pays intégrés dans ces flux. Mais dans un
même temps, elle augmente les inégalités à l’intérieur des pays. Cela s’explique par un
marché du travail dualiste séparant les travailleurs qualifiés et non qualifiés.
3. Les IDE renforce les inégalités entre les pays exclus de ces flux et ceux qui y sont bien
intégrés (exemple : Niger et la Chine). Quand la zone exclue stagne voire s’appauvrit
creusant ainsi l’écart

SECTION 2 : DISCUSION EMPIRIQUE

2.1. Etudes menés hors Afrique

Joseph Stiglitz soutient que les IDE peuvent avoir des effets variés sur le
développement économique et les inégalités. Dans ses travaux, il souligne que sans une
régulation adéquate, les IDE peuvent profiter principalement aux investisseurs étrangers et
aux élites locales, laissant de côté les populations vulnérables. Il plaide pour une approche qui
inclut des politiques de redistribution et de protection sociale afin de garantir que les
bénéfices des investissements soient partagés équitablement. Son analyse met également en
19

lumière l’importance de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des IDE, ce qui


est crucial pour réduire les inégalités.

Stiglitz utilise une approche interdisciplinaire dans ses recherches, combinant des
analyses économiques théoriques avec des études empiriques. Il s’appuie souvent sur des
modelés économiques pour comprendre les mécanismes sous-jacents des IDE et leur impact
sur les inégalités. Stiglitz utilise également des données quantitatives provenant d’études de
cas, d’enquêtes et de statistique économiques pour évaluer les effets des IDE dans différents
pays. Il met un accent particulier sur le rôle des institutions et des politiques publiques dans la
régulation des flux d’investissement. (La mondialisation et ses mécontents publiés en 2002)

Thomas Piketty, explore comment les IDE influencent la répartition des richesses et
comment ces investissements peuvent exacerber les inégalités. Il met en avant le concept R >
G (où R est le taux de rendement du capital et G est le taux de croissance économique), qui
signifie que lorsque le rendement du capital dépasse la croissance économique, cela entraine
une concentration accrue de la richesse. Selon lui, les IDE peuvent renforcer cette dynamique
en favorisant l’accumulation de capital au détriment de légalité. Piketty préconise les
politiques fiscales progressives et une meilleure régulation des marchés pour contrer ces
tendances, afin d’assurer un développement plus équilibre et inclusif.

Thomas Piketty adopte une approche basée sur des données historiques er
empiriques. Il analyse des séries de données sur la répartition des richesses et des revenus sur
plusieurs décennies, voire des siècles, dans différents pays. Piketty utilise des méthodes
statistiques avancées pour examiner les tendances à long terme, et il croise ces données avec
des théories économiques pour soutenir ses arguments. Son travail repose également sur des
études comparatives entre pays afin de mettre en lumière les différences dans le traitement des
inégalités. (Dans le capital au XXe siècle en 2013)

Deaton met en lumière le fait que les IDE peuvent avoir des effets ambivalents sur
les inégalités. Bien que ces investissements puissent stimuler la croissance économique et
créer des emplois, ils ne garantissent pas nécessairement une amélioration des conditions de
vie pour tous. Dans ses travaux, il souligne que les bénéfices des IDE sont souvent captés par
une élite locale ou par des multinationales, laissant les populations locales dans une situation
précaire. Deaton appelle à une attention particulière sur la manière dont les politiques
publiques peuvent être formulées pour garantir que les bénéfices des investissements soient
20

distribués plus équitablement, notamment à travers l’éducation, la santé et d’autres services


sociaux.

Angus Deaton utilise une approche économique combinée à des études de terrain
pour analyser la pauvreté, le bien-être et l’impact des IDE. Ses recherches reposent sur des
données empiriques provenant d’enquêtes sur les ménages, de statistiques économiques et de
bases de données internationales. Deaton examine souvent les relations causales entre les
variables, en se concentrant sur les effets des IDE sur les conditions de vie des populations
locales. Il intègre également des aspects qualitatifs pour comprendre comment les
investissements peuvent influer sur la vie quotidienne des gens. (Dans la Grande Evasion :
Santé, richesse et origine des inégalités publié en 2013)

2.2. Etudes menés en Afrique

Paul Collier , dans ses travaux, se concentre sur les défis auxquels sont confrontés les
pays africains, en particulier ceux qui sont parmi les plus pauvres. Il explore comment ces
pays peuvent sortir de la pauvreté et améliorer leur situation économique.

2.2.1. Idées principales

1. Ressource naturelles et IDE

Collier souligne que les pays riches en ressources naturelles attirent souvent des IDE,
mais cela peut également conduire à ce qu’il appelle le mal hollandais oued autres secteurs
de l’économie souffrent en raison de la concentration des ressources.

2. Inégalités et gouvernance

Il insiste sur l’importance de la bonne gouvernance. Les IDE peuvent exacerber les
inégalités si les bénéfices ne sont pas redistribués équitablement. Il plaide pour des
institutions solides qui garantissent une répartition juste des richesses.

3. Politique économique proactive

Collier propose que les gouvernements africains adoptent des politiques proactives
pour tirer parti des IDE, notamment en investissant dans l’éducation et les infrastructures afin
de maximiser les bénéfices économiques.
21

Collier utilise une approche empirique, combinant des analyses statistiques avec des
études de cas spécifiques à différents pays africains. Il s’appuie également sur des données
économiques et sociales pour illustrer ses arguments et propose des recommandations basées
sur ces analyses. Ses travaux se basent sur une vaste revue de littérature ainsi que sur ses
expériences en tant que consultant pour diverses organisations internationales.( Dans Le
milliard de pauvre publié en 2007)

Dani Rodrik est un économiste connu pour ses travaux sur la mondialisation, le
développement économique et les inégalités. Dans ses recherches, il examine comment les
pays peuvent naviguer dans un monde globalisé tout en cherchant à réduire les inégalités.

2.3. Idées principales

1 Mondialisation sélective

Rodrik soutient que les pays doivent adopter une approche sélective envers la
mondialisation, en choisissant les aspects qui peuvent réellement bénéficier à leur économie.
Il met en garde contre l’ouverture totale des marchés sans tenir compte des conséquences sur
les inégalités.

2. Rôle des institutions

Il insiste sur l’importance de disposer d’institutions robustes qui garantissent une


régulation efficace des IDE. Des institutions solides peuvent aider à s’assurer que les
bénéfices des investissements sont partagés de manière équitable et que les droits des
travailleurs sont protégés.

3. Capital humain et innovation

Rodrik souligne que pour maximiser les bénéfices des IDE, il est essentiel d’investir
dans le capital humain et l’innovation. Cela permet non seulement d’attirer des
investissements de meilleure qualité, mais aussi de créer des opportunités économiques pour
une plus grande partie de la population.

Rodrik utilise une combinaison d’analyses théoriques et empirique. Il s’appuie sur


des données économiques à l’échelle mondiale et régionale pour étayer ses arguments, tout en
intégrant des études de cas spécifiques qui illustrent les défis rencontrés par différents pays
22

africains face aux IDE. Ses travaux incluent également des analyses politiques pour proposer
des recommandations concrètes sur la manière dont les gouvernements peuvent mieux gérer
les flux d’IDE. (Dans une économie, plusieurs recettes : mondialisation, institution et
croissance économique publié en 2007).

Obed Galor est un économiste reconnu pour ses recherches sur la croissance
économique, l’inégalité et le développement. Bien qu’il soit souvent associé à des théories
plus larges sur la dynamique de la croissance, ses travaux apportent également des éclairages
précieux sur les IDE et leur impact sur les inégalités en Afrique.

2.2.4. Idées principales

1. Capital humain et croissance

Galor met en avant l’importance du capital humain dans le processus de


développement. Il soutient que l’investissement dans l’éducation et la formation est essentiel
pour maximiser les bénéfices des IDE, car une main-d’œuvre qualifiée peut attirer des
investissements de meilleure qualité.

2. Inégalités structurelles

Il examine comment les inégalités peuvent être à la fois un obstacle et un moteur de


croissance économique. Galor argue que des inégalités excessives peuvent freiner le
développement en limitant l’accès aux opportunités pour une grande partie de la population.

3. Transition démographique

Dans ses travaux, Galor explore également le lien entre la transition démographique
et développement économique. Il soutient que les changements dans les structures familiales
et les dynamiques de population influencent fortement le potentiel de croissance économique
d’un pays.
Galor utilise une approche multidisciplinaire qui combine des modelés théoriques
avec des analyses empiriques. Il s’appuie sur des données historiques et contemporaines pour
étudier les relations entre IDE, inégalités et développement dans divers contextes. Ses études
incluent souvent des analyses quantitatives qui examinent comment les différentes variables
interagissent au fil du temps, tout en intégrant des éléments de théorie économique pour
soutenir ses conclusions.
23

2. 4. Etude mené en RDC

En effet, Kolimbo R. (2011), son travail a porté sur: « l’impact des investissements
directs étrangers sur l’économie congolaise », il a parti de la question suivante : Que faudra-t-
il faire pour encourager les IDE dans la vie actuelle de la RDC ? Il a utilisé la méthode
historique et comme technique, il a utilisé la technique documentaire.

Dans son travail il montre qu’il y’a une augmentation des flux d’IDE à travers le
monde et les pays développés trouve comme localisation des pays en développement ou la
main-d’œuvre a un coût très faible mais en RDC l’IDE est toujours insignifiant et faible pour
coute des avantages que celui-ci apporte sur l’économie, ces faiblesses causées par la
corruption, l’instabilité politique et économique, les tracasserie de tout genre que le
gouvernement doit éliminer .et, pour attirer plus des IDE la RDC utilise la stratégies des
signatures des nouveaux accords internationales pour , au-delà de celui-ci le gouvernement
doit stabiliser le cadre macro-économique, en maintenant la stabilité des prix (ou la maîtrise
de l’inflation) et en appliquant une bonne politique monétaire concernant le taux de change,
par les instruments de la politique monétaire et la création des infrastructures de qualité. En
appliquant toutes ces recommandations la RDC va naviguer dans ce monde globalisé tout en à
réduisant les inégalités.

Cependant Paluku N. (2019), son étude porte sur l’impact des investissements directs
étrangers sur la productivité en République démocratique du Congo : une analyse empirique.
Partant de cette question il se pose la question qui repose le débat de cette étude à savoir : les
politiques d‘ouverture permettent-elles d’atteindre des progrès technologique et d’obtenir des
revenus plus élevés ou est-ce l’inverse ?

Pour répondre à cette problématique il a utilisé la méthode de moindre carré


ordinaire (MCO), il a abouti aux résultats selon laquelle la présence des IDE a un impact
négatif et non significatif sur la productivité dans le cas contraire elle influence la qualité
institutionnelle, le développement du capital humain, l’organisation du marché,
l’environnement macroéconomique favorable et la diversification de l’économie nationale
etc…, il a encore montrer une forte corrélation entre la qualité des ressource humaines et les
effets induits des IDE.

Par ailleurs Rubango J (2019), son travail qui a pour thèmes « les facteurs de
l’attractivité des IDE au Congo-Kinshasa ». Il est parti de deux problématiques suivantes :
24

Comment l’attractivité des IDE évolue en RDC au cours de la période sous


études ?
Quelles politiques peut-il mettre en place pour une diversification des IDE
dans les domaines économiques exploitable ?

Il a utilisé les méthodes comme : la méthode historique, comparative et déductive et


comme technique, il a utilisé : la technique documentaire et technique d’entretien.
Il a trouvé comme résultat que l’IDE est un outil très capital dans le développement
économique d’un pays. Pas seulement, il crée des emplois, apporte de nouvelle technologie et
connaissance, contribue à la création de nouveaux débouchés en fin un climat commerciale
plus compétitif. Malgré ses potentialités incommensurables et des ressources immense, Mais
la RDC fait face à des problèmes, d’instabilités politiques et économiques, des corruptions et
des tracasseries administratives qui empêchent la RDC a l’attraction des investisseurs. Une
politique de pluralisation des IDE dans les divers domaines d’activité qui favorise la
croissance et attire plus d’IDE.

En effet, Murhula B. (2020), a mené une étude sur investissement direct étranger et
taux de change en RDC : quels effets. Dans cet article il s’agissait de répondre à la question
de savoir quel impact l’investissement direct étranger sur le taux de change en RDC, pour
répondre à cette problématique il a fait recours à la méthode et technique ci – après : la
technique documentaire pour la collecte des données importantes et la méthode de moindre
carrée ordinaire à travers le modèle à correction d’erreurs.

Après analyse sérieuse et interprétation des résultats, il est arrivé aux résultats selon
lesquels l’IDE a un impact négatif sur le taux de change en RDC. Les résultats montrent
qu’une dépréciation de la monnaie nationale réduit les IDE dans le pays d’accueil et par
contre le taux de change augmente. Toute chose reste égale par ailleurs, une appréciation de la
monnaie nationale augmente les IDE dans le pays d’accueil et par contre le taux de change
diminue. Et aussi lorsque le taux de change baisse cela entraîne une augmentation des
exportations. Toutes choses étant égales par ailleurs, lorsque le taux de change hausse cela
entraîne une diminution des exportations.
25

Conclusion partielle

Dans ce premier chapitre, il a été question d’aborder les fondamentaux sur les IDE en
recourant à la littérature théorique et empirique, et il sied de noter une large est unanime à
l’influence de la qualité des institutions sur l’attractivité des IDE, de ce fait les institutions de
bonne qualité attirent les IDE, mais par contre les investisseurs étrangers sont retissant vis-à-
vis des institutions de faible qualité, en outre plusieurs autres facteurs influences sur
l’attractivité des IDE.
26

CHAPITRE II : CONTEXTE DE L’ETUDE ET APPROCHE METHODOLOGIQUE

Le Marché mondial est largement resté inaccessible pour l’Afrique. Mais les effets
pervers de la mondialisation semblent s’être déjà concentrés

Sur ce continent qui, avec 1 494 994 d’habitant (selon INED : INSTITUT
NATIONAL D’ETUDES DEMOGRAPHIQUE). La pauvreté, l’inégalité, l’exclusion, la
discrimination, la guerre et les maladies sont venues s’ajouter aux caprices du climat et de la
météorologie.

Les problèmes de l’Afrique ne sont pas tous dus au déchainement des éléments, ils
sont souvent l’oeuvre de l’homme .La bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits
humains et syndicaux. Le dialogue social et une forte expression indépendante du monde du
travail ont été pendant trop longtemps des denrées rares dans la région. Mais la communauté
internationale ne peut pas non plus décliner sa responsabilité. Les programmes d’ajustement
structurel élaborés par la Banque mondiale et le Fonds monétaire internationale étaient censés
aider les pays africains à redresser leur économie pour promouvoir la croissance et encourager
l’investissement. Ils se sont non seulement avérés inefficaces face à la pauvreté, mais ils l’ont
approfondie

Cependant, L’Afrique est un continent qui rencontre des problèmes de


développement. La pauvreté, un niveau de santé bas et des carences en éducation sont autant
de freins au développement de l’Afrique. Cependant, cette situation est très contrastée. Aux
insuffisances de développement, s’ajoute une situation politique instable.

L’Afrique est un continent en marge des principaux échanges internationaux. Les


économies des Etats africains sont peu diversifiées, elles souffrent de la corruption et de la
fuite des capitaux ainsi que de l’importance de l’économie informelle.

Pourtant, L’Afrique possède de forts potentiels de développement et de nombreux


atouts. Depuis plusieurs années, certains pays africains s’insèrent de plus en plus dans la
mondialisation, alors qu’autres pays restent en marge.
27

De nombreux défis se posent avec acuité à L’Afrique, notamment la croissance


démographique, les défis environnementaux, les défis politiques ainsi que la mise en place du
développement durable.

II. 1. L’Afrique, un continent souffrant de mal-développement et d’instabilité

II.1. A La situation sociale et sanitaire

De façon intuitive et non moins empirique, nous pouvons affirmer que, dans le cas
du continent noir, le lien causal entre le développement et la santé est bidirectionnel voire
cyclique. Plusieurs études montrent que le progrès économique a des impacts positifs sur la
santé. Par ailleurs, l’impact de la santé sur les performances économiques, dans les pays
africains comme partout ailleurs, n’est plus à démontrer. A la racine des faibles performances
des systèmes de santé en Afrique, se trouve l’épineuse question de la pauvreté doublée de la
mauvaise gouvernance dont les racines sont structurelles et contextuelles. Les conditions
sociales dans lesquelles vivent les populations représentent un danger majeur pour leur santé.
Ces conditions socio-environnementales sont la cause fondamentale des problèmes de santé
en ce sens qu’elles exposent les populations aux intempéries de l’environnement et aux
pathogènes, déterminent l’accès aux ressources favorisant le bien-être et influencent la liberté
de choix. Il apparait donc que la promotion de la santé publique ne peut être réduite aux
seules interventions cliniques, mais à l’organisation de la vie sociale et à ses impacts sur la
santé. Aussi, une analyse bio-sociale des questions de santé publique s’impose-t-elle comme
un moyen permettant de déceler les logiques de production de la maladie dans leur complexité
et de formuler des réponses conséquentes afin d’oser des changements radicaux tant sur le
plan de l’élaboration des politiques de santé que sur celui de l’application des politiques
sociales. Les politiques de développement pourraient donc servir de socle à l’amélioration
des conditions de vie et des performances du système de santé si les initiatives visant de
progrès économique des pays africains favorisent l’accroissement de la richesse et légalité
civique , accordant ainsi une place de choix aux dispositions légales et sociales qui
promeuvent la bonne gouvernance et favorisent la participation des citoyens à la gestion de la
chose publique.

Selon la Banque mondiale, 400 millions de personnes dans le monde n’ont pas
accès aux services de santé les plus élémentaires.
28

5 OCTOBRE 2022

L’Afrique reste la région du monde où les enjeux de santé sont les plus importants et
critiques. Il faut rappeler que sur les 57 pays du monde souffrant d’une pénurie critique de
personnels de santé telle que définie par l’organisation mondiale de la santé (OMS) avec la
régression d’Anand Baernighausen, 36 se trouvent en Afrique (0,21 médecins pour 1 000
habitants). L’Afrique abrite seulement 1,3 pourcent des professionnels de la santé, alors
qu’elle porte à elle seule 25 pourcent de la charge mondiale de maladies.

Le continent n’a pas encore achevé sa transition épidémiologique et doit relever un


double défi : d’une part, éradiquer les maladies endémiques telles que le SIDA, le Paludisme
ou la tuberculose et, d’autre part, lutter contre le développement de maladies chroniques
(diabète, cancer). A toutes ces maladies s’ajoutent les nouvelles maladies infectieuses
émergentes (COVID-19, Ebola, fièvre de Lassa, Variole du singe, etc.).

Les questions de financement du système de santé demeurent un problème crucial en


Afrique. La plupart des pays africains n’ont toujours pas atteint les objectifs fixés dans la
Déclaration d’Abuja (2001), dans laquelle les gouvernements se sont mis d’accord sur
l’allocation de 15 pourcent de leur budget national à la santé.

L’Afrique subsaharienne est affectée par de nombreuses pathologies et souffre de


manques à différents niveaux dans tous les pays. Pour faire face à ces nombreux défis, de
nombreux efforts ont été consentis par les politiques nationales et internationales, mais sans
véritable accomplissement.

B La situation politique

Source : Le centre d’études stratégiques de l’Afrique

15 septembre 2023

Poursuivant une tendance de dix ans, le nombre d’Africains déplacés de force a


augmenté l’année dernière et s’élève aujourd’hui à de 40 millions.

Au cours de l’année écoulée, 3,2 millions de personnes supplémentaires ont été


déplacées en raison de conflits en Afrique. Cela représente une augmentation de 13 pourcents
et poursuit une tendance à la hausse incontrôlée observée depuis 2011.
29

Sur le 15 pays africains qui génèrent le plus grand nombre de personnes déplacées de
force, 14 sont en situation de conflit. Douze de ces 15 pays sont également de tendance
autoritaire, ce qui souligne que l’exclusivité du gouvernement est à la fois un moteur direct
(via la répression) et indirect (via les conflits) des déplacements forces.

Il est donc essentiel de reconnaitre et de traiter ces facteurs primaires pour atténuer
les symptômes observables déclencheurs d’un nombre record de personnes déplacées de
force.

Mais la guerre n’est pas le seul facteur d’instabilité politique :

 De nombreux Etats sont des dictatures.


 La corruption et la délinquance minent l’ensemble des pays africains
 L’Afrique reste une région de transit essentielle pour la cocaïne à l’Ouest l’héroïne à
l’est et la résine de cannabis, essentiellement produite dans la région, au nord.

POINTS CLES DE LA MONDIALISATION ET L’ECONOMIE AFRICAINE

A. HISTORIQUE DE LA MONDIALISATION EN AFRIQUE

L’histoire de la mondialisation en Afrique remonte à l’époque des grandes


explorations maritimes et des premiers échanges entre L’Afrique et d’autres régions du
monde. Voici quelques points essentiels d’historique de la mondialisation en Afrique :

1. Période précoloniale :

Avant l’arrivée des Européens, l’Afrique était déjà intégrée dans des réseaux d’échanges
commerciaux transsahariens et maritimes avec le Moyen-Orient, L’Asie et d’autres régions du
continent. Les caravanes traversaient le Sahara pour transporter des biens précieux comme
l’or, les esclaves, le sel, etc.

2. Colonisation européenne :

A partir du XVe siècle, les Européens ont entrepris la colonisation de l’Afrique, ce


qui a entrainé une intégration forcée des économies africaines dans le système économique
mondial dominé par les puissances coloniales. Les ressources africaines ont été exploitées
pour alimenter l’industrialisation en Europe.

3. Décolonisation et indépendance :
30

Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux pays africains ont accéder à


l’indépendance, mais on hérite de structures économiques dépendantes des anciennes
puissances coloniales. La mondialisation a progressivement intensifié les échanges
commerciaux et financiers entre l’Afrique et le reste du monde.

4. Libéralisation économique :

A partir des années 1980 et 1990, de nombreux pays africains ont mis en œuvre des
politiques de libéralisation économique encouragées par les institutions financières
internationales. Cela a conduit à une plus grande ouverture des économies africaines aux flux
commerciaux mondiaux.

5. Intégration régionale et continentale :

Plus récemment, l’Afrique a cherché à renforcer son intégration régionale à travers


des organisations telles que l’Union africaine et la zone de libre-échange continentale
africaine. Ces initiatives visent à promouvoir le commerce intra-africain et à renforcer la
position du continent dans l’économie mondiale.

Pays PIB/Hab. PIB/Hab.


(Jour)
Afrique du Sud 6253,1616 17,4
1
Albanie 8367,7757 23,2
3
Algérie 5260,2062 14,6
5
Allemagne 52745,755 146,5
7
Angola 2309,5216 6,4
2
Arabie saoudite 28894,963 80,3
4
Argentine 13730,514 38,1
31

7
Arménie 8715,7653 24,2
4
Australie 64711,765 179,8
6
Autriche 56505,968 157,0
3
Azerbaïdjan 7155,0836 19,9
Bangladesh 2529,0801 7,0
3
Bélarusse 7829,0531 21,7
4
Belgique 53475,293 148,5
5
Bénin 1434,6628 4,0
3
Bolivie 3700,9783 10,3
4
Botswana 7249,7993 20,1
3
Brésil 10043,623 27,9
9
Bulgarie 15797,595 43,9
6
Burkina Faso 874,12128 2,4
Burundi 199,58076 0,6
Cameroun 1673,6488 4,6
9
Canada 53371,697 148,3
4
Chili 17093,242 47,5
Chine 12614,061 35,0
Chypre 34701,441 96,4
32

4
Colombie 6979,7251 19,4
3
Comores 1587,1619 4,4
Congo, République 649,14398 1,8
démocratique du 8
Congo, République du 2508,8234 7,0
Corée, République de 33121,371 92,0
3
Costa Rica 16595,370 46,1
4
Côte d'Ivoire 2728,8032 7,6
5
Croatie 21459,784 59,6
8
Danemark 67967,381 188,8
9
Djibouti 3606,4169 10,0
Dominique 8953,8963 24,9
9
Équateur 6533,3515 18,1
Espagne 32676,983 90,8
7
États-Unis 81695,187 226,9
1
Éthiopie 1293,7780 3,6
1
Fédération de Russie 13817,045 38,4
9
Finlande 53755,911 149,3
7
France 44460,817 123,5
8
Gabon 8420,1020 23,4
33

6
Gambie 843,76574 2,3
3
Géorgie 8120,3634 22,6
4
Ghana 2238,1580 6,2
2
Grèce 22990,013 63,9
6
Guatemala 5797,5216 16,1
Guinée 1663,9378 4,6
1
Guinée équatoriale 7066,6165 19,6
9
Guinée-Bissau 914,27515 2,5
4
Guyana 20626,199 57,3
1
Haïti 1693,0687 4,7
4
Honduras 3247,2310 9,0
5
Hongrie 22147,209 61,5
7
Îles Marshall 6762,5488 18,8
1
Inde 2484,8454 6,9
3
Indonésie 4940,5498 13,7
1
Iran, République islamique d’ 4502,5463 12,5
3
Iraq 5512,4757 15,3
34

2
Irlande 103684,88 288,0
1
Islande 78811,058 218,9
4
Israël 52261,676 145,2
2
Italie 38373,166 106,6
Jamaïque 6874,2002 19,1
8
Jordanie 4482,0860 12,5
3
Kazakhstan 13136,622 36,5
9
Kenya 1949,8989 5,4
7
Kiribati 2089,9101 5,8
6
Kosovo 5943,1257 16,5
1
Koweït 37533,217 104,3
7
Lesotho 878,00850 2,4
5
Lettonie 23184,311 64,4
7
Liban 3350,2971 9,3
Libéria 799,50140 2,2
1
Libye 7329,9765 20,4
4
Luxembourg 128259,40 356,3
3
Macédoine du Nord 8146,4679 22,6
35

8
Madagascar 528,65015 1,5
5
Malaisie 11648,674 32,4
2
Malawi 672,86970 1,9
2
Maldives 12667,435 35,2
7
Mali 897,44867 2,5
Malte 37882,265 105,2
2
Maroc 3672,1123 10,2
Maurice 11416,859 31,7
Mauritanie 2149,4140 6,0
9
Mexique 13926,113 38,7
6
Moldova 6650,6479 18,5
6
Mongolie 5764,8028 16,0
1
Monténégro 12016,907 33,4
4
Mozambique 608,44270 1,7
8
Namibie 4742,7838 13,2
3
Népal 1324,0319 3,7
8
Nicaragua 2530,2910 7,0
7
Niger 618,28722 1,7
36

9
Nigéria 1621,1235 4,5
1
Norvège 87961,780 244,3
6
Nouvelle-Zélande 48527,828 134,8
9
Ouganda 1014,2139 2,8
8
Ouzbékistan 2496,1077 6,9
6
Pakistan 1407,0213 3,9
5
Panama 18661,767 51,8
3
Papouasie-Nouvelle-Guinée 2994,4533 8,3
3
Paraguay 6260,4551 17,4
9
Pays-Bas 62536,732 173,7
Pérou 7789,8709 21,6
8
Philippines 3725,5512 10,3
Pologne 22112,861 61,4
6
Porto Rico 36779,059 102,2
5
Portugal 27275,111 75,8
6
République centrafricaine 445,02819 1,2
6
République dominicaine 10716,013 29,8
4
République tchèque 30427,423 84,5
37

5
Roumanie 18419,418 51,2
7
Royaume-Uni 48866,604 135,7
Rwanda 1000,2189 2,8
2
Sao Tomé-et-Principe 2601,7905 7,2
5
Sénégal 1745,9720 4,8
7
Serbie 11360,959 31,6
5
Seychelles 17879,239 49,7
7
Sierra Leone 433,37417 1,2
4
Singapour 84734,255 235,4
9
Slovénie 32163,511 89,3
4
Somalie 643,75002 1,8
9
Soudan 2272,4856 6,3
Sri Lanka 3827,9648 10,6
1
Suède 56305,250 156,4
2
Suisse 99994,938 277,8
Tadjikistan 1188,9930 3,3
4
Tanzanie 1211,0585 3,4
9
Tchad 719,38487 2,0
38

5
Thaïlande 7171,8080 19,9
9
Togo 1012,9738 2,8
7
Tunisie 3895,3866 10,8
4
Turkménistan 9190,6715 25,5
4
Turquie 12985,753 36,1
1
Ukraine 5181,3627 14,4
9
Uruguay 22564,532 62,7
5
Viet Nam 4346,7684 12,1
9
Yémen, Rép. Du 533,36712 1,5
3
Zambie 1369,1293 3,8
6
Zimbabwe 1592,4165 4,4
7
39

Cas de la RDC

CAS PARTICULIER DE LA RDC

Section 1 : présentation de l’économie congolaise

Sur le plan politique, cette période commence par l’ascension au pouvoir par le
Général MOBUTU à la suite du coup d’Etat en 1965, et se caractérise principalement par le
changement de la dénomination du pays qui devient Zaïre et l'institutionnalisation du
mouvement populaire de la révolution MPR en sigle comme parti État en 1974, l’établissant
comme l’institution suprême du pays, conduisant ainsi à la privatisation de l’Etat, avec un
règne sans partage jusqu’à la transition politique à partir de 1990.

Sur le plan économique, cette période se caractérise à la fois par les périodes de
prospérité et de crise, l’économie a eu à réaliser des meilleurs épisodes de performance avec
des taux de croissance de 8,4 ; 9,1 ; et 9,7% respectivement en 1968, 1969, et en 1970 avant
d'être confrontée par les deux premiers chocs pétroliers, en 1973 et en 1975, et cette période
se caractérise également par une réforme monétaire avec l’institutionnalisation du Zaïre
monnaie.

En ce qui concerne le climat des affaires, cette période marque également


l’institutionnalisation des IDE en 1970 comme indice pour capter la part des capitaux étranger
dans les pays hôte, en outre sur l’attractivité du pays en termes de climat des affaires.

La période de transition politique, cette période marque l’avènement de la vague


démocratique dans le monde, avec le renversement de plusieurs régimes dictatoriaux,
craignant les mêmes faits dans le pays, le Président MOBUTU décide de s’ouvrir au système
démocratique avec le multipartisme, mais cette longue période de transition va connaitre
plusieurs épisodes de trouble et de désordre politique. On comptabilise trois sous période, il
s’agit de la transition avec le président Mobutu, depuis l'abolition du MPR comme parti État
et sa transformation en fait privé de 1990 1997 ; de 1997 depuis l'entrée des AFDL jusqu’à
l’assassinat du Mzée LD. Kabila en 2001, en suite avec Joseph Kabila de 2001 jusqu’à
l'installation du système de 1+4 en 2003 jusqu’en 2006 avec la tenue des élections libres et
démocratiques en 2006, consacrant ainsi l’avènement d’une nouvelle ère politique dans le
40

pays avec des nouvelles institutions issues des dites élections. Du point de vue économique,
cette période de transition est marquée par les récessions.

Evolution des IDE de 2012 à 2222

2012 738505784
9
2013 740046914
9
2014 775571600
8
2015 702505905
8
2016 774260229
2
2017 127573946
60
2018 161780843
04
2019 131658449
55
2020 151260516
70
2021 226413931
34
2022 287738459
63
41

Evolution de l’IDH en RDC

2012 0,4
2013 0,4
2014 0,4
2015 0,4
2016 0,5
2017 0,5
2018 0,5
2019 0,5
2020 0,3
2021 0,5
2022 0,4
42

Section 2 : Approche méthodologique

La méthodologie est un processus dynamique ou une démarche rationnelle qui


permet d’examiner des phénomènes, des problèmes à résoudre, et d’obtenir des réponses
précises à partir d’investigations, Bokongolibakea J.M (2012)

Elle consiste à définir l’univers de la recherche mais aussi la stratégie de recherche


utilisée pour bien mener ce travail.

Indice de Gini

Présentation de la théorie

Le coefficient ou l’indice de Gini porte le nom du statisticien et démographe italien


Corrado Gini (1884-1965). C’est un indicateur de dispersion permettant principalement
d’apprécier les inégalités dans la distribution des richesses d’un territoire. Il varie entre zéro et
un, 0 étant la situation d’égalité parfaite (chaque citoyen est exactement aussi riche que son
voisin), 1 étant la situation d’inégalité parfaite (un citoyen possède toutes les richesses, les
autres aucune).

Test de corrélation

Le test de corrélation est un outil statistique utilisé pour évaluer la relation entre deux
variables. Il permet de déterminer si une variable a tendance à augmenter ou à diminuer en
fonction de l’autre. Le coefficient de corrélation, souvent noté r, varie entre -1 et 1. Un r
proche de 1 indique une forte corrélation positive, tandis qu’un r proche -1 indique une forte
corrélation négative. Un r autour de 0 suggère qu’il n’y a pas de relation linéaire
significative entre les variables.
43

CHAPITRE III : PRESENTATION, DISCUSSION ET IMPLICATION

Ce chapitre comprend deux sections dont la première porte sur la présentation des
données, la deuxième analyse la répartition des inégalités de revenus à l’échelle mondiale et la
relation entre les IDE et l’IDH

Section 1 : présentation des données

Tableau 1 : Evolution des IDE de 2012 à 2022

Année IDE
2012 7385057849
2013 7400469149
2014 7755716008
2015 7025059058
2016 7742602292
2017 12757394660
2018 16178084308
2019 13165844955
2020 15126051670
2021 22641393134
44

2022 28773845963
Source : Banque mondiale

Tableau 2 : Evolution des IDH de 2012 à 2022

Année IDH
2012 0,4
2013 0,4
2014 0,4
2015 0,4
2016 0,5
2017 0,5
2018 0,5
2019 0,5
2020 0,3
2021 0,5
2022 0,4

Tableau 3 : La liste de 145 pays sélectionnés dans le monde

PIB/Hab.
Pays PIB/Hab. (Jour)
6253,1616
Afrique du Sud 1 17,4
8367,7757
Albanie 3 23,2
5260,2062
Algérie 5 14,6
52745,755
Allemagne 7 146,5
2309,5216
Angola 2 6,4
45

28894,963
Arabie saoudite 4 80,3
13730,514
Argentine 7 38,1
8715,7653
Arménie 4 24,2
64711,765
Australie 6 179,8
56505,968
Autriche 3 157,0
Azerbaïdjan 7155,0836 19,9
2529,0801
Bangladesh 3 7,0
7829,0531
Bélarus 4 21,7
53475,293
Belgique 5 148,5
1434,6628
Bénin 3 4,0
3700,9783
Bolivie 4 10,3
7249,7993
Botswana 3 20,1
10043,623
Brésil 9 27,9
15797,595
Bulgarie 6 43,9
Burkina Faso 874,12128 2,4
Burundi 199,58076 0,6
1673,6488
Cameroun 9 4,6
53371,697
Canada 4 148,3
Chili 17093,242 47,5
46

Chine 12614,061 35,0


34701,441
Chypre 4 96,4
6979,7251
Colombie 3 19,4
Comores 1587,1619 4,4
Congo, République 649,14398
démocratique du 8 1,8
Congo, République du 2508,8234 7,0
33121,371
Corée, République de 3 92,0
16595,370
Costa Rica 4 46,1
2728,8032
Côte d'Ivoire 5 7,6
21459,784
Croatie 8 59,6
67967,381
Danemark 9 188,8
Djibouti 3606,4169 10,0
8953,8963
Dominique 9 24,9
Équateur 6533,3515 18,1
32676,983
Espagne 7 90,8
81695,187
États-Unis 1 226,9
1293,7780
Éthiopie 1 3,6
13817,045
Fédération de Russie 9 38,4
Finlande 53755,911 149,3
47

7
44460,817
France 8 123,5
8420,1020
Gabon 6 23,4
843,76574
Gambie 3 2,3
8120,3634
Géorgie 4 22,6
2238,1580
Ghana 2 6,2
22990,013
Grèce 6 63,9
Guatemala 5797,5216 16,1
1663,9378
Guinée 1 4,6
7066,6165
Guinée équatoriale 9 19,6
914,27515
Guinée-Bissau 4 2,5
20626,199
Guyana 1 57,3
1693,0687
Haïti 4 4,7
3247,2310
Honduras 5 9,0
22147,209
Hongrie 7 61,5
6762,5488
Îles Marshall 1 18,8
2484,8454
Inde 3 6,9
Indonésie 4940,5498 13,7
48

1
4502,5463
Iran, République islamique d’ 3 12,5
5512,4757
Iraq 2 15,3
103684,88
Irlande 1 288,0
78811,058
Islande 4 218,9
52261,676
Israël 2 145,2
Italie 38373,166 106,6
6874,2002
Jamaïque 8 19,1
4482,0860
Jordanie 3 12,5
13136,622
Kazakhstan 9 36,5
1949,8989
Kenya 7 5,4
2089,9101
Kiribati 6 5,8
5943,1257
Kosovo 1 16,5
37533,217
Koweït 7 104,3
878,00850
Lesotho 5 2,4
23184,311
Lettonie 7 64,4
Liban 3350,2971 9,3
799,50140
Libéria 1 2,2
Libye 7329,9765 20,4
49

4
128259,40
Luxembourg 3 356,3
8146,4679
Macédoine du Nord 8 22,6
528,65015
Madagascar 5 1,5
11648,674
Malaisie 2 32,4
672,86970
Malawi 2 1,9
12667,435
Maldives 7 35,2
Mali 897,44867 2,5
37882,265
Malte 2 105,2
Maroc 3672,1123 10,2
Maurice 11416,859 31,7
2149,4140
Mauritanie 9 6,0
13926,113
Mexique 6 38,7
6650,6479
Moldova 6 18,5
5764,8028
Mongolie 1 16,0
12016,907
Monténégro 4 33,4
608,44270
Mozambique 8 1,7
4742,7838
Namibie 3 13,2
Népal 1324,0319 3,7
50

8
2530,2910
Nicaragua 7 7,0
618,28722
Niger 9 1,7
1621,1235
Nigéria 1 4,5
87961,780
Norvège 6 244,3
48527,828
Nouvelle-Zélande 9 134,8
1014,2139
Ouganda 8 2,8
2496,1077
Ouzbékistan 6 6,9
1407,0213
Pakistan 5 3,9
18661,767
Panama 3 51,8
2994,4533
Papouasie-Nouvelle-Guinée 3 8,3
6260,4551
Paraguay 9 17,4
Pays-Bas 62536,732 173,7
7789,8709
Pérou 8 21,6
Philippines 3725,5512 10,3
22112,861
Pologne 6 61,4
36779,059
Porto Rico 5 102,2
27275,111
Portugal 6 75,8
République centrafricaine 445,02819 1,2
51

6
10716,013
République dominicaine 4 29,8
30427,423
République tchèque 5 84,5
18419,418
Roumanie 7 51,2
Royaume-Uni 48866,604 135,7
1000,2189
Rwanda 2 2,8
2601,7905
Sao Tomé-et-Principe 5 7,2
1745,9720
Sénégal 7 4,8
11360,959
Serbie 5 31,6
17879,239
Seychelles 7 49,7
433,37417
Sierra Leone 4 1,2
84734,255
Singapour 9 235,4
32163,511
Slovénie 4 89,3
643,75002
Somalie 9 1,8
Soudan 2272,4856 6,3
3827,9648
Sri Lanka 1 10,6
56305,250
Suède 2 156,4
Suisse 99994,938 277,8
Tadjikistan 1188,9930 3,3
52

4
1211,0585
Tanzanie 9 3,4
719,38487
Tchad 5 2,0
7171,8080
Thaïlande 9 19,9
1012,9738
Togo 7 2,8
3895,3866
Tunisie 4 10,8
9190,6715
Turkménistan 4 25,5
12985,753
Turquie 1 36,1
5181,3627
Ukraine 9 14,4
22564,532
Uruguay 5 62,7
4346,7684
Viet Nam 9 12,1
533,36712
Yémen, Rép. du 3 1,5
1369,1293
Zambie 6 3,8
1592,4165
Zimbabwe 7 4,4
53

Analyse de Gini

Nous avons opté pour 145 PAYS SUR LE 195 PAYS

X1 C1 N
0 40 2O 101
40 80 60 15
80 120 100 10
12O 160 140 10
160 200 180 3
200 240 220 3
240 280 260 1
280 320 300 1
320 360 340 1
TOTAL 145

Max− Min
a=
Nombre de classes

356−1
a=
9

a= 39,4 40

Nombre des classes= 1+ 3,3log145 = 9


54
50

Xi 20 60 100 140 180 220 260 300 340 𝛴


Xi Ni 101 15 10 10 3 3 1 1 1 145
20 10 0 -60 -80 800 121 200 48 480 60 600 24 2400 28 280 32 320 456 520
1 600
60 15 60 600 0 -6000 12000 5400 7200 3000 3600 4200 102000
10 10 80 800 6000 0 4000 2400 3600 1600 2000 2400 2000102800
0
14 10 121 12000 4000 0 1200 2400 1200 1600 2000 145000
0 200
18 3 48 480 5400 2400 1200 0 360 240 360 480 58920
0
22 3 60 600 7200 3600 2400 360 0 120 240 360 74880
O
26 1 24 240 3000 1600 1200 240 120 0 40 80 30520
0
30 1 28 280 3600 2000 1600 360 240 40 0 40 3616418800
0
34 1 32 320 4200 2400 2000 480 360 80 40 0 41880
0
14 456 10200 102800 145600 58920 74880 30 520 36 160 41880 1049280
5 520 0

On calcule la moyenne :
51

( 101× 20 ) + ( 15 ×60 ) + ( 10 ×100 )+ ( 10× 140 ) + ( 3 ×180 )+ (3 × 220 ) +260+300+340


Moyenne =
145
=51,17

Σ Σ ∣ xi−x ∣ 1 049280
I = 2n ( n−1 ) X = = 0,49 = 0,5
¿ 2× 145(145−1) 51
¿

Un indice de Gini de 0,5 indique un niveau modéré d’inégalité dans la distribution des
revenus parmi les 145 pays que nous avons eu à analyser.

Cela signifie qu’il y a une disparité significative dans les revenus : certaines personnes ou
groupes détiennent beaucoup plus de richesse que d’autres.
52

Graphique 1 sur l’évolution des IDH en RDC de 2012 à 2022

IDH
0.6

0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0
2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022 2024

IDH Linear (IDH)

Graphique 2 : Evolution des IDE en RDC de 2012 à 2022

IDE
35000000000

30000000000

25000000000

20000000000

15000000000

10000000000

5000000000

0
2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022 2024
53

Test de corrélation

Cette analyse permet d’analyser la relation entre deux variables

TEST DE
CORRELATION Colonne1 Colonne2
IDH IDE
IDH 1
0,0890693
IDE 7 1
Source : Stata 15

La valeur proche de 0 suggère qu’il n’y a pas de relation significative entre les deux variables.
Cela signifie que, dans l’ensemble, lorsque la variable IDE augmente ou diminue, la variable
IDH ne semble pas suivre ce mouvement de manière cohérente.

Donc nous acceptons la relation entre les IDE et l’IDH, est une relation faible car 0,089
implique que les variations des IDE ont peu ou pas d’effet sur l’autre.

Section 2 : Discussion et implication des résultats

Discussion des résultats

L’analyse des données nous révèle des résultats que :

1 l’indice de Gini est de 0,5 indique un niveau modéré à élever d’inégalités de


revenus. Cela signifie qu’il existe des disparités significatives dans la distribution
des revenus parmi les pays que nous avions analysés. En d’autres termes, une
proportion considérable de la richesse est concentrée entre les mains d’une minorité,
tandis qu’une grande partie de la population peut avoir des revenus beaucoup plus
faibles.
Nos résultats obtenus correspondent à ceux de quelques-uns d’auteurs suivants :
54

L’investissement direct étranger est un moyen par lequel les entreprises multinationales
cherchent à maximiser leurs avantages concurrentiels en utilisant leurs ressources et capacités
dans les localisations stratégiques (John Dunning, livre : Entreprise multinationale et
économie mondiale 1993).

Les multinationales choisissent souvent d’investir à l’étranger non seulement pour réduire les
couts, mais aussi pour accéder à de nouveaux marchés et ressources, ce qui influence
profondément la dynamique du commerce internationale (James Markusen, livre : Entreprises
multinationales et nouvelle théorie du commerce 2002).

2 la corrélation entre IDE et IDH donne un coefficient de 0,089, cela suggère que
lorsque les IDE augmentent, l’IDH augmente également mais avec une proportion
moindre.

Cependant, (Walter Rodney ; dans Comment L’Europe a sous développé l’Afrique 1972), Les
IDE, en particulier ceux provenant des pays occidentaux, ont souvent été exploitant. Ces
investissements ont servi à extraire les ressources naturelles de l’Afrique sans contribuer au
développement local. Au lieu de renforcer les économies africaines, ces IDE ont souvent
exacerbé la dépendance aux puissances étrangères et ont créé des structures économiques
inégales.

De même, Joseph Stiglitz En tant qu’économiste et lauréat du prix Nobel, Stiglitz critique les
politiques économiques qui favorisent la libéralisation et l’ouverture des marchés sans tenir
compte des réalités locale. Il met en avant que les IDE peuvent parfois conduire à la captation
par des multinationales, où les bénéfices sont rapatriés dans le pays d’origine plutôt que
réinvestis localement. Cela peut limiter le potentiel de croissance et d’innovation dans les
pays africains.

Egalement, Dambisa Moyo dans L’aide Morte en 2009 ; remet en question l’idée que l’aide
internationale est toujours bénéfique pour le développement africain. Elle soutient que les IDE
peuvent également être problématiques s’ils sont mal régulés ou s’ils ne tiennent pas compte
des besoins locaux. Moyo propose plutôt que l’Afrique devrait se concentrer sur le
développement de ses propres marchés et sur l’attraction d’investissements qui profitent
réellement aux populations locales.

En dernier lieu, Amina Traoré dans Investissement direct étrangers en Afrique en 2014 ;
souligne que les IDE sont souvent accompagnés de conditions qui favorisent les intérêts des
55

investisseurs étrangers au détriment des communautés locales. Elle plaide pour un


développement basé sur les besoins locaux et l’automatisation, plutôt que sur une dépendance
envers des capitaux étrangers qui n’apportent pas nécessairement de bénéfices durables.

Implication Des Résultats

Dans ce point, on pourra suggérer quelques recommandations spécifiques pour


atténuer les inégalités en RDC en lien avec les IDE, il est essentiel de mettre en place
plusieurs mesures.

1. Renforcement de l’éducation et de la formation :

Assurer un accès équitable à l’éducation de qualité pour tous, notamment dans les
zones rurales et marginalisées. Cela inclut la construction d’écoles et la réduction des frais de
scolarité.

Programmes de formation professionnelle adaptés aux besoins du marché du travail,


afin de préparer les jeunes à intégrer le secteur formel, mettre en place des programmes de
formation continue pour les adultes afin d’améliorer leurs compétences et leur employabilité.

2. Promotion de l’entrepreneuriat local :

Accès au financement ; faciliter l’accès au crédit et aux financements pour les petites et
moyennes entreprises (PME) locales, afin qu’elles puissent croitre et créer des emplois.

Créer des incubateurs pour soutenir les start-up locales, en leur fournissant mentorat,
ressource et soutient technique.

3 Renforcement des infrastructures :


Investir dans les infrastructures essentielles comme les routes, l’eau potable et l’électricité, ce
qui peut stimuler le développement économique et attirer davantage d’IDE.
Promouvoir l’accès à internet et aux technologies numériques pour permettre aux entreprises
locales de se connecter aux marchés internationaux.

4 Politiques fiscales équitable :


56

Mettre en place une fiscalité équitable qui impose les entreprises étrangères sur la base des
bénéfices réalisés dans le pays, tout en réinvestissant ces fonds dans le développement local.
Renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques pour s’assurer que les
recettes fiscales sont utilisées pour le bien-être des populations.

En mettant en œuvre ces recommandations la RDC pourrait mieux gérer les effets négatifs des
IDE en termes des inégalités que ce dernier peut créer et favoriser un développement
économique plus inclusif et durable pour ses citoyens.

Conclusion partielle
Ce troisième et dernier chapitre a été dédié à la présentation, discussion et implication des
résultats de notre recherche à travers des analyses statistiques. Apres une analyse exploratoire
des données avec l’indice de Gini et le test de corrélation. Apres ces analyses nous avons
trouvé que, les IDE qui sont censés favoriser la croissance économique peuvent également
creuser les inégalités en privilégiant les régions développées.
57

CONCLUSION GENERALE

 Le travail a porté sur les Investissements Directs Etrangers et les Inégalités en Afrique
cas de la RDC, la délimitation temporelle était de 2011 à 2023. Pour bien mener cette
étude on sait fixer des objectifs suivants :
 Analyser l’existence des inégalités des revenus à l’échelle mondiale
 Analyser le lien qui existe entre les IDE et l’IDH en RDC
 Comprendre le comportement des IDE sur l’IDH

Nous sommes partis des questions de recherche suivante :

Question générale :

 Est-ce que les inégalités de revenu se manifestent à l’échelle mondiale ?

Questions secondaires :

 Quel est le lien entre IDE et L’IDH de la RDC ?


 Comment les IDE influencent-ils le bien-être de la population congolaise ?

A ces questions, nous avons émis trois hypothèses :

Au regard de notre question de recherche, la présente étude se propose de vérifier les


hypothèses selon lesquelles :

H1 : La mondialisation contribue au creusement des écarts entre revenus du capital et revenus


du travail.
H2 : Les IDE dans le secteur minier peuvent mener à des pratiques d’exploitation qui nuisent
à l’environnement et aux communautés locales. Cela pourrait entrainer une détérioration des
conditions de vie, affectant négativement l’IDH
58

H3 : Dans un contexte où les IDE sont concentrés dans le secteur extractif, cela peut entrainer
une exploitation excessive des ressources naturelles sans bénéfices pour les populations
locales, nuisant ainsi sur le bien-être.

Pour atteindre notre objectifs, nous avons subdivisé ce travail en trois chapitres hormis et
l’introduction et la conclusion générale : le premier chapitre a été consacré à la revue de
littérature ; le deuxième chapitre cependant a porté sur le contexte de l’étude et approche
méthodologie et enfin le troisième chapitre a porté sur la présentation, discussions et
implication des résultats.

Nos résultats indique que :

1 Un indice de Gini de 0,5 indique un niveau modéré d’inégalité dans la distribution des
revenus parmi les 145 pays que nous avons eu à analyser.

Cela signifie qu’il y a une disparité significative dans les revenus : certaines personnes ou
groupes détiennent beaucoup plus de richesse que d’autres.

2 Le test de corrélation entre donne IDE et IDH donne 0,089. La valeur proche de 0 suggère
qu’il n’y a pas de relation significative entre les deux variables. Cela signifie que, dans
l’ensemble, lorsque la variable IDE augmente ou diminue, la variable IDH ne semble pas
suivre ce mouvement de manière cohérente.

Donc nous acceptons la relation entre les IDE et l’IDH, est une relation faible car 0,089
implique que les variations des IDE ont peu ou pas d’effet sur l’autre.

Dans cette situation, nous avons suggéré des mesures pour réduire les impacts négatifs des
investissements directs étrangers sur les inégalités.

1 Renforcement de l’éducation et de la formation :


Assurer un accès équitable à l’éducation de qualité pour tous, notamment dans les zones
rurales et marginalisées. Cela inclut la construction d’écoles et la réduction des frais de
scolarité.

Programmes de formation professionnelle adaptés aux besoins du marché du travail, afin de


préparer les jeunes à intégrer le secteur formel, mettre en place des programmes de formation
continue pour les adultes afin d’améliorer leurs compétences et leur employabilité.
59

2 Promotion de l’entrepreneuriat local :


Accès au financement ; faciliter l’accès au crédit et aux financements pour les petites et
moyennes entreprises (PME) locales, afin qu’elles puissent croitre et créer des emplois.
Créer des incubateurs pour soutenir les start-up locales, en leur fournissant mentorat,
ressource et soutient technique.

3 Renforcement des infrastructures :


Investir dans les infrastructures essentielles comme les routes, l’eau potable et l’électricité, ce
qui peut stimuler le développement économique et attirer davantage d’IDE.
Promouvoir l’accès à internet et aux technologies numériques pour permettre aux entreprises
locales de se connecter aux marchés internationaux.

4 Politiques fiscales équitable :


Mettre en place une fiscalité équitable qui impose les entreprises étrangères sur la base des
bénéfices réalisés dans le pays, tout en réinvestissant ces fonds dans le développement local.

En mettant en œuvre ces recommandations, la RDC pourrait mieux gérer les effets négatifs
potentiels des IDE sur les inégalités et favoriser un développement économique plu inclusif et
durable pour ses citoyens.

Vous aimerez peut-être aussi