TFC Bosango Final
TFC Bosango Final
EPIGRAPHIE
La mondialisation peut exacerber les inégalités si elle n’est pas accompagnée d’une
gouvernance équitable.
Kofi Annan
ii
DEDICACE
REMERCIEMENTS
Au terme de notre premier cycle en Économie, nous saisissons cette ultime occasion
pour exprimer à travers ce travail notre immense gratitude à l’endroit de tous ceux qui ont
rendu possible sa réalisation.
Ainsi, ce travail porte sur les IDE et inégalités en Afrique en particulier en RDC. En
effet, l’élaboration de cette étude a connu la participation de plusieurs personnes dont nous
voulons témoigner notre reconnaissance.
Nous pensons aussi à nos frères et sœurs : Arsil ILUNGA, Audry KANOWA,
Abdalah ISMA pour avoir partagé avec nous leur affection.
Que tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce travail
trouvent ici l’expression de notre gratitude.
1
INTRODUCTION
Pour que les pays africains attirent davantage d’IDE, ils doivent ameliorer leurs
infrastructures, garantir la stabilité politique et créer un environnement propice aux affaires.
(Elizabeth Asiedu livre : Foreign Direct Investment in Africa 2010).
sans tenir compte des réalités locale. Il met en avant que les IDE peuvent parfois conduire à la
captation par des multinationales, où les bénéfices sont rapatriés dans le pays d’origine plutôt
que réinvestis localement. Cela peut limiter le potentiel de croissance et d’innovation dans les
pays africains.
Egalement, Dambisa Moyo dans L’aide Morte en 2009 ; remet en question l’idée que
l’aide internationale est toujours bénéfique pour le développement africain. Elle soutient que
les IDE peuvent également être problématiques s’ils sont mal régulés ou s’ils ne tiennent pas
compte des besoins locaux. Moyo propose plutôt que l’Afrique devrait se concentrer sur le
développement de ses propres marchés et sur l’attraction d’investissements qui profitent
réellement aux populations locales.
02. PROBLEMATIQUE
La seconde indique au contraire que les IDE ont des effets négatifs sur la croissance
économique et qu’ils engendrent d’avantages d’inégalités de revenus (Firebaugh et Beck
1994). Il existe malheureusement peu d’études ayant établi de manière empirique un lien entre
les IDE et les inégalités (Basu et Guariglia, 2007 ; Tsai, 1995 ; Wu et Hsu, 2012). Cette étude
vise par conséquent à explorer cette relation dans le contexte des pays africains. A la lumière
des inégalités persistantes en Afrique, la théorie de la dépendance constitue notre point de
départ et cette étude vise à identifier tous les types d’IDE qui réduisent les inégalités de
3
revenus dans les les pays africains afin de formuler des recommandations sur la base de ses
conclusions (Par Rupinder Kaur, Ronald Wall et Jan Frasen ; dans L’impact des IDE sur les
inégalités de revenus en Afrique)
Les IDE procurent trois avantages dans les pays d’accueil nous citons :
Premièrement, ils sont considérés comme le moteur de la croissance économique , donc ils
contribuent à la réduction de la pauvreté et apportent des ressources financières
supplémentaires pour économie d’accueil enfin de relancer les activités économiques ;
Deuxièmement , grâce aux transferts de technologies , ils favorisent la compétitivité des
entreprises nationales , en améliorant leur efficacité et enfin troisièmes , Par leur impact
positif dans l’économie d’accueil , ils permettent l’extension du marché et la diversification
de l’économie ( Song JS et Nkoa B, 2018).
Cependant, les travaux de Douglas North(1990) , il a été démontré que la qualité des
institutions dans un pays a une importante influence sur le développement économique dudit
pays , car un pays disposant d’un environnement institutionnel de qualité , facilite
l’accumulation du capital et permet une allocation optimale du capital tant humain que
financier, ce qui améliore la productivité de l’économie et réduit les couts de transaction,
accroit les échanges et conduit au développement économique.
Selon une enquête effectuée par la Banque Africaine pour le développement BAD,
L’IDE stimule la croissance économique, il augmente les revenus de L’Etat, il contribue à la
création d’emplois pour la population de la région et son impact sur le bien-être de la
population varie selon un pays à l’autre. Et, si l’IDE n’est bien attiré cela peut conduire aux
écarts de revenus entre la population, ce pourquoi il est nécessaire d’attirer l’IDE dans les
secteurs les plus productifs et manufacturiers, en plus il faut favoriser les IDE dans les
secteurs à forte intensité de main-doeuvre, ce qui peut être bénéfique pour les populations
pauvres. Pour cela il est essentiel de renforcer la qualité des institutions et de la gouvernance,
dans le but de bien redistribuer la richesse dans la société et réduire la pauvreté.
complémentarité pour une croissance et une prospérité partagée, a plutôt accentué les
inégalités », a déploré Macky Sall, qui s’exprimait en compagnie du premier ministre italien
Marrio Dragh et de Mathias Corman, secrétaire général de l’OCDE, une institution qui porte
le libre- échange et rassemble 38 pays développés.
Il sied de noter qu’en Afrique, il y a plusieurs raisons pour lesquelles l’Afrique peut ne
plus profiter pleinement des effets positifs des IDE
1. Les pays en développement ont souvent un accès limité aux ressources financières et
aux marchés mondiaux, ce qui crée des inégalités économiques structurelles entre les
pays développés et les pays en développement.
2. Les inégalités entre les sexes se reflètent également dans les inégalités économiques
mondiales, les femmes ayant souvent moins d’accès aux opportunités économiques et
étant plus susceptibles de vivre dans la pauvreté.
3. Les riches possèdent une grande partie de la richesse mondiale, tandis que de
nombreuses personnes vivent dans la pauvreté et l’extrême pauvreté accentuant les
inégalités économiques.
Les barrières commerciales :
Les pays d’Afrique qui ont mis des barrières commerciales peuvent contribuer à
accentuer les inégalités économiques en limitant l’accès des pays voisins à leurs marchés, ce
qui peut entraver le commerce régional et la croissance économique. Les barrières
commerciales telles que les droits de douane élevés, les quotas d’importation et les
restrictions non tarifaires peuvent également favoriser les grandes entreprises nationales au
détriment des petites entreprises locales et des entrepreneurs, créant ainsi les inégalités
économiques internes en outre, ces barrières commerciales peuvent également imiter l’accès
des populations à des biens et services abordables, contribuant ainsi à la persistance de la
pauvreté et des inégalités économiques dans les régions.
Cependant s’il est important de noter que des progrès sont réalisés dans de nombreux
domaines et que des initiatives visant à promouvoir le commerce équitable et développement
durable sont en cours.
Question générale :
Questions secondaires :
03. HYPOTHESE
04. METHODOLOGIE
Pour vérifier notre hypothèse, la présente étude recours tour à tour à la méthode
hypothético-déductive qui nous permettra d’analyser l’influence des IDE sur les inégalités de
revenus en RDC.
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Méthode quantitative : elle nous a aidé dans l’usage d’outils d’analyse mathématique et
statistique en vue de décrire , expliquer et prédire des phénomènes par le biais des
données historiques sous forme de variables mesurables.
Technique documentaire : l’étude s’est orientée vers une fouille systématique de tout ce
qui est en rapport avec le domaine de recherche, c’est-à-dire tout ce qui constitue la
source écrite de notre thème de recherche. Pendant la recherche, nous allons consulter des
ouvrages, des articles, des mémoires, les sites internet officiels et autres documents
relatifs à notre sujet de recherche
05. OBJECTIFS
L’objectif général est d’analyser l’impact des IDE sur les inégalités en Afrique, cas
particulier de la RDC.
CANEVAS
Dans ce chapitre, nous allons mettre en lumière quelques concepts de base utilisés
dans ce travail et présenter brièvement notre revue empirique constituée des quelques études
antérieures menées dans le même domaine que le nôtre. Ainsi, ce chapitre sera scindé en deux
grandes sections : revue de littérature théorique, revue de littérature empirique sur Les
investissements directs étrangers.
1.1.1. Définitions
En premier lieu nous ne pouvons pas parler des investissements directs étrangers
sans pour autant aborder le thème des entreprises multinationales. Les EMN ne sont rien
d’autres que des entreprises qui disposent de filiales sur au moins deux pays distincts, elles
peuvent être des entités publiques ou privées qui exerce des activités économiques sur un
territoire qui n’est pas le sien.
Les IDE sont différemment désignés dans la littérature par les institutions
internationales.
Selon le FMI (2008), les IDE désignent « les différentes opérations financières qui
ont pour but d’agir sur le fonctionnement et la gestion des entreprises présentes dans un pays
différent de celui de la maison mère ». Ces opérations financières sont le plus souvent
réalisées par une croissance, soit interne ou externe.
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Selon l'OCDE (2008), « l'IDE est une activité par laquelle un investisseur résidant
dans un pays obtient un intérêt durable et une influence significative dans la gestion d'une
entité résidant dans un autre pays. » Cette opération peut consister à créer une entreprise
entièrement nouvelle (investissement de création) ou, plus généralement, à modifier le statut
de propriété des entreprises existantes (par le biais de fusions et d'acquisitions).
Selon CNUCED, « les stocks d'IDE entrants sont des investissements directs détenus
par des non-résidents ; les stocks d'investissements sortants sont des investissements directs
détenus dans d'autres économies. »
Dans ce qui suit, les avantages et les inconvénients liés aux IDE sont présentés
successivement.
Les IDE offrent de nombreux avantages au pays hôte. Les actifs productifs
incorporés dans les IDE procurent des retombées immédiates à l'économie locale via la
promotion des exportations, la création de la main-d’œuvre et les transferts de technologies et
d'idées nouvelles.
Les IDE sont des facteurs importants de promotion des exportations dans les PED,
Mucchielli (2002). En effet, les IDE peuvent agir sur les exportations des pays d'accueil à
travers différentes stratégies qui sont : faire du pays d'accueil une plateforme de réexportation
vers le pays d'origine ou vers des pays tiers, avoir pour but la conquête de nouveaux marchés
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dans la région enfin, concurrencer les entreprises locales, ce qui peut contribuer à les rendre
plus compétitives, CNUCED (2005). Par ailleurs, les PED aptes à produire à des coûts
concurrentiels ont souvent des difficultés pour pénétrer dans les marchés étrangers. Les
multinationales favorisent un accès préférentiel à la clientèle en élaborant et en concluant des
contrats à long terme sur des produits normalisés ou en se forgeant une réputation dans la
fourniture suivant un calendrier fiable, d'un produit spécialisé de qualité satisfaisante. Pour
leur part, les entreprises locales des PED mettraient des années pour maitriser les techniques
marketings de ce type, Lall (2000).
Création d'emploi
Les IDE axés sur les industries capitalistiques fondées sur les ressources telles que
les mines ou le pétrole, créent un nombre relativement faible d'emplois tandis que les
investissements étrangers dans les industries manufacturières fortement utilisatrices de main
d'œuvre en génèrent d'avantage Chudnovsky et al. (1999). Les emplois crées sont d'autant
plus importants qu'il s'agit de créations nouvelles d'entreprises que de simples fusions ou
acquisitions d'entreprises déjà existantes. Des éléments indiquent qu'en moyenne, les sociétés
multinationales octroient des salaires plus élevés et fournissent des conditions de travail
meilleures que les entreprises locales Graham et al. (2000).
La diffusion de technologies à travers les IDE se fait aussi par effet de contagion et
d'imitation, Toufik et al. (2002). Les firmes locales des PED peuvent améliorer leur processus
de production en observant et en imitant les pratiques des multinationales (Learning by
Doing) ou en faisant de la « retro-ingénierie » (Learning by using).
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En effet, une fois formé, le travailleur peut être amené à un moment donné, à offrir
ses services à une entreprise locale. Ainsi, cette dernière bénéficie de l’expertise acquise par
le nouvel employé dans sa précédente structure d’emploi.
Il existe un certain nombre d'effets négatifs auxquels peut être confronté un pays qui accueille
les IDE. Il s'agit des coûts engendrés par les IDE sur la concurrence, des effets négatifs des
IDE sur l'équilibre macroéconomique et des coûts socio-environnementaux.
Le principal risque est celui de voir les filiales des multinationales étouffées la
concurrence et engendrées une situation de quasi-monopole à leur avantage. En effet, les
firmes locales sont généralement d'importance réduite par rapport à leurs concurrents
étrangers que ce soit en termes de compétences technologique et managériale, d'assise
financière et d'intégration dans les réseaux internationaux. Un tel écart fait qu'elles ne peuvent
pas entrer en concurrence sur un même pied d'égalité pour satisfaire le marché local. Il est
donc possible que les investisseurs étrangers usent de leurs atouts pour évincer du marché les
firmes domestiques afin de capturer une rente de monopole. Cette situation peut engendrer
des conséquences négatives pour les consommateurs. Ceux-ci seront amenés à faire face à des
prix plus élevés que ceux pratiqués en situation de concurrence. Par conséquent, l'entrée de
nouvelles firmes étrangères sur un marché plutôt que d'être un signe d'ouverture à la
concurrence, pourrait bloquer cette dernière au profit de l'émergence d'une seule entreprise (le
monopole).
Parmi les effets néfastes présumés des IDE sur l'économie, on note les déficits de la
balance des paiements. Les entrées de capitaux étrangers peuvent procurer des avantages mais
l'ampleur des sorties ultérieures des bénéfices dégagés peut engendrer des coûts
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considérables. Par ailleurs, les avantages fiscaux accordés aux entreprises étrangères
constituent un manque à gagner pour les pays hôtes notamment les pays africains au Sud du
Sahara dont les recettes budgétaires sont essentiellement fiscales. De même, certaines taxes
étaient autrefois appliquées mais ont, par la suite, pour l'essentiel, été éliminés afin de ne pas
décourager les investisseurs étrangers. (Dwight H. et al. 2008).
Des exonérations fiscales temporaires sont également proposées dans certains pays
bien que ce soit sans doute la façon la moins souhaitable pour attirer les IDE. De telles
mesures encouragent les entreprises à extraire d'aussi grandes quantités que possible au cours
de la période de grâce et à cesser leur activité dès que cette période s'achève. En agissant
ainsi, elles retirent des gains exceptionnels mais laissent les gouvernements sans revenu voire,
les charges de coûts environnementaux et sociaux à long terme.
Coûts socio-environnementaux
Les investisseurs étrangers peuvent du fait de leur puissance influencer les autorités
locales et les amener à prendre des décisions qui nourrissent leurs intérêts au détriment de
ceux du pays. En effet, ils peuvent par leur action obtenir de nombreux avantages et privilèges
qui excèdent le bénéfice social. Les multinationales peuvent par exemple faire pression sur les
autorités locales afin d'obtenir une protection spéciale du marché. Cette situation se traduit
très souvent, par des restrictions sur les importations, ce qui profitent à ces dernières et non
pas forcement au pays pris dans son ensemble. De même, il existe toujours le risque que des
décideurs publics soient moins à même d'exiger des multinationales, le respect des normes
environnementales. De ce fait, les multinationales sont susceptibles de polluer l'air ou l'eau et
de provoquer d'autres dommages sur l'environnement.
Ce type des IDE renvoient à la fabrication dans les pays destinataires des produits
semblables à ceux produit par l’entreprise maison mère sur son marché. Cette stratégie permet
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Selon Mucchielli et Mayer (2005), à partir du moment où le transport des biens est
coûteux, il est avantageux d’approvisionner les consommateurs dans différents pays à partir
d’une usine de production locale qui minimise les coûts de transport. Ce déterminant donne
lieu à des multinationales horizontales, qui choisissent de produire le même bien final dans
différents pays.
En dehors des stratégies sus évoquées, les investissements à stratégies hybrides qui
est la combinaison de la stratégie verticale et horizontale, selon les pays où les entreprises
multinationales s’installent, elles adoptent une stratégie et dans l’un et l’autre stratégie dans
l’autre pays selon les objectifs prédéterminés.
Selon la littérature, les IDE peuvent revêtir plusieurs formes, il peut s’agir de la
création des filiales, les fusions acquisitions, les joint-ventures. (OCDE, 2003)
C’est la forme la plus répandue et plus privilégiée des IDE dans le monde, selon
l’OCDE (2003), cette opération entraine l’installation des unités de production dans le pays
destinataire et génère de l’emploi dans ledit pays.
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2. La fusion acquisition
Selon la CNUCED (2000), cela s’explique par plusieurs raisons, on cite la quête de
nouveau marché, le renforcement de la puissance commerciale de l’entreprise, accès aux
actifs et ressources d’autres entreprises, gains de productivité liés aux synergies.
3. Les joint-ventures
La littérature note plusieurs motifs qui peuvent expliquer l’existence des IDE dans le
monde, de ce nombre on compte les IDE pour la recherche des ressources naturelles, la
recherche des nouveaux marchés, la restructuration de la production à l’étranger, et la
recherche des actifs stratégiques. (Aloui Z., 2018)
La recherche des ressources renvoie à la quête des ressources naturelles, les matières
premières, les produits agricoles et autres, ce motif est le plus répandu de nos jours, car
souvent les IDE viennent des pays développés pour les pays en développement, car les
ressources naturelles y sont abondantes.
2. La recherche de marché
3. La restructuration de la production
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Comme le motif précèdent, ici les IDE visent l’efficiente, en réduisant les couts de
production et en gardant les mêmes objectifs de la production, pour ce faire les IDE
s’installent dans les pays à faible revenu avec une main d’œuvre abondante et qualifiée dans
le but de profiter de faible cout de main d’œuvre, c’est par exemple comme les entreprises
technologiques américaines qui installent la fabrication de certaines de leurs composantes en
Inde ou en Chine.
Pour ce motif, les IDE se justifient par l’accès aux actifs stratégiques, nécessaires au
fonctionnement de l’entreprise, pour ce motif, c’est l’entreprise qui vise à profiter du pays
d’accueil en bénéficiant de sa technologie par exemple, il est question ici des actifs qui seront
utiles à l’entreprise à long terme.
Avant d’établir le lien entre la qualité des institutions et les IDE, il y a lieu de
souligner quelques éléments qui entravent les IDE, la littérature note plusieurs facteurs, mais
ici nous retenons quelques-uns (Kolimbo R, 2011).
L’un des obstacles le plus importants c’est le capital humain, qui désigne un stock de
caractéristiques physiques et intellectuelles qui permettent à un individu de participer à
l’activité productive. Beitone et Al (2019).
Le transfert de la technologie qui se fait grâce aux IDE nécessite que les pays
d’accueil aient un stock minimum de capital humain et de savoir-faire, pour la bonne
utilisation de celles-ci. Par conséquent, l’accumulation du capital humain ainsi que la
croissance de la recherche et du développement s’avèrent indispensables pour de meilleures
retombées positives des flux des IDE.
2. Le risque pays
présence considérable des risques pays dans les économies en développement les empêche
d’attirer les IDE.
3. Régime commercial
D’une part, les IDE peuvent stimuler la croissance économique en créant des emplois
et en apportant des technologies avancées. Cela peut potentiellement réduire les
inégalités si les nouvelles opportunités sont accessibles à une large part de la
population.
D’autres part, il existe des arguments selon lesquels les IDE pourraient exacerbés les
inégalités, notamment si les bénéfices de ces investissements sont concentrés entre les
mains d’une petite élite ou si les emplois créés ne sont pas bien rémunérés. De plus,
certaines régions peuvent attirer davantage d’IDE que d’autres, ce qui peut créer des
disparités géographiques.
Les IDE excluent de ces flux certaines zones, qui restent pauvres quand d’autres
zones s’enrichissent. Ainsi, l’Afrique centrale par exemple, souvent en marge des dynamiques
de mondialisation, peine à se développer, ce qui limite son accès aux opportunités
économiques mondiales (souvent exclu des flux de mondialisation) n’a pas connu la
croissance des pays intégrés. Elle n’a donc pas connu une grande augmentation de ses revenus
nationaux contrairement à la partie intégrée.
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Exemple la RDC figure parmi les cinq nations les plus pauvres du monde. En 2023,
environ 74,6 Pourcent des congolais vivaient avec moins de 2,15 dollars par jour. Environ une
personne sur six vivants dans une extrême pauvreté en Afrique subsaharienne habite en RDC.
Cette mondialisation dualiste a tendance à accroitre les inégalités entre les pays
intégrés et les pays exclus de ces flux.
Ces pays exclus ont de plus besoin de baisser les salaires pour attirer des firmes
multinationales (FMN) qui utilisent cette main d’œuvre à bas cout. Tout cela au profit des
pays développés, mais au détriment des ouvriers peu voir pas qualifiés de ces pays. La
division internationale du travail liée à la mondialisation nuit donc aux inégalités de ces pays.
L’exemple de Bangladesh est frappant, la demande d’emplois peu qualifiés dans l’industrie
est très forte grâce aux FMN notamment. Pourtant, les salaires de ces employés n’ont pas
beaucoup augmenté depuis les années 2000.
Mais aussi entre revenus du travail qualifié et revenus du travail non qualifié. Ainsi,
pour résumer les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus
pauvres. La forte augmentation des inégalités aux Etats-Unis illustre ce phénomène.
La mondialisation et les contraintes qu’elle a créée ont provoqué des réformes dans
la fiscalité des pays riches. Elle a généralement entrainé la baisse du taux marginal
d’imposition sur les revenus ou sur les sociétés. De plus l’évasion fiscale réduit l’assiette
fiscale des pouvoirs publics (exemple : paradis fiscaux : la suisse « si chère à notre
Cahuzac»).
Tout d’abord, les IDE en ouvrant les frontières permet la création de nouveaux
débouchés. Les clients des entreprises ne sont en effet plus nationaux mais désormais
internationaux. Cela permet des meilleures perspectives de croissance et donc un
enrichissement de la population. Ainsi Renault a pu s’élargir en accédant aux marchés de
l’automobile mexicain en particulier.
Selon notre cher Schumpeter, Les IDE conduit à la destruction créatrice. La forte
concurrence internationale incite à l’innovation et rend donc vite dépassées les anciennes
innovations. Ce processus permet de favoriser la naissance de nouvelles entreprises et la
disparition des entreprises obsolètes .Certains parlent alors de darwinisme économique
(sélection naturelle en somme). Cela permet de créer de nouveaux emplois dans des secteurs
qui rapportent plus. Cela permet donc l’accroissement des revenus nationaux et donc la
réduction des inégalités.
EXEMPLE
3 choses à retenir :
1. Les IDE peuvent réduire les inégalités dans les pays émergents quand elles les
augmentent dans les pays développés.
2. Les IDE réduisent les inégalités entre les pays intégrés dans ces flux. Mais dans un
même temps, elle augmente les inégalités à l’intérieur des pays. Cela s’explique par un
marché du travail dualiste séparant les travailleurs qualifiés et non qualifiés.
3. Les IDE renforce les inégalités entre les pays exclus de ces flux et ceux qui y sont bien
intégrés (exemple : Niger et la Chine). Quand la zone exclue stagne voire s’appauvrit
creusant ainsi l’écart
Joseph Stiglitz soutient que les IDE peuvent avoir des effets variés sur le
développement économique et les inégalités. Dans ses travaux, il souligne que sans une
régulation adéquate, les IDE peuvent profiter principalement aux investisseurs étrangers et
aux élites locales, laissant de côté les populations vulnérables. Il plaide pour une approche qui
inclut des politiques de redistribution et de protection sociale afin de garantir que les
bénéfices des investissements soient partagés équitablement. Son analyse met également en
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Stiglitz utilise une approche interdisciplinaire dans ses recherches, combinant des
analyses économiques théoriques avec des études empiriques. Il s’appuie souvent sur des
modelés économiques pour comprendre les mécanismes sous-jacents des IDE et leur impact
sur les inégalités. Stiglitz utilise également des données quantitatives provenant d’études de
cas, d’enquêtes et de statistique économiques pour évaluer les effets des IDE dans différents
pays. Il met un accent particulier sur le rôle des institutions et des politiques publiques dans la
régulation des flux d’investissement. (La mondialisation et ses mécontents publiés en 2002)
Thomas Piketty, explore comment les IDE influencent la répartition des richesses et
comment ces investissements peuvent exacerber les inégalités. Il met en avant le concept R >
G (où R est le taux de rendement du capital et G est le taux de croissance économique), qui
signifie que lorsque le rendement du capital dépasse la croissance économique, cela entraine
une concentration accrue de la richesse. Selon lui, les IDE peuvent renforcer cette dynamique
en favorisant l’accumulation de capital au détriment de légalité. Piketty préconise les
politiques fiscales progressives et une meilleure régulation des marchés pour contrer ces
tendances, afin d’assurer un développement plus équilibre et inclusif.
Thomas Piketty adopte une approche basée sur des données historiques er
empiriques. Il analyse des séries de données sur la répartition des richesses et des revenus sur
plusieurs décennies, voire des siècles, dans différents pays. Piketty utilise des méthodes
statistiques avancées pour examiner les tendances à long terme, et il croise ces données avec
des théories économiques pour soutenir ses arguments. Son travail repose également sur des
études comparatives entre pays afin de mettre en lumière les différences dans le traitement des
inégalités. (Dans le capital au XXe siècle en 2013)
Deaton met en lumière le fait que les IDE peuvent avoir des effets ambivalents sur
les inégalités. Bien que ces investissements puissent stimuler la croissance économique et
créer des emplois, ils ne garantissent pas nécessairement une amélioration des conditions de
vie pour tous. Dans ses travaux, il souligne que les bénéfices des IDE sont souvent captés par
une élite locale ou par des multinationales, laissant les populations locales dans une situation
précaire. Deaton appelle à une attention particulière sur la manière dont les politiques
publiques peuvent être formulées pour garantir que les bénéfices des investissements soient
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Angus Deaton utilise une approche économique combinée à des études de terrain
pour analyser la pauvreté, le bien-être et l’impact des IDE. Ses recherches reposent sur des
données empiriques provenant d’enquêtes sur les ménages, de statistiques économiques et de
bases de données internationales. Deaton examine souvent les relations causales entre les
variables, en se concentrant sur les effets des IDE sur les conditions de vie des populations
locales. Il intègre également des aspects qualitatifs pour comprendre comment les
investissements peuvent influer sur la vie quotidienne des gens. (Dans la Grande Evasion :
Santé, richesse et origine des inégalités publié en 2013)
Paul Collier , dans ses travaux, se concentre sur les défis auxquels sont confrontés les
pays africains, en particulier ceux qui sont parmi les plus pauvres. Il explore comment ces
pays peuvent sortir de la pauvreté et améliorer leur situation économique.
Collier souligne que les pays riches en ressources naturelles attirent souvent des IDE,
mais cela peut également conduire à ce qu’il appelle le mal hollandais oued autres secteurs
de l’économie souffrent en raison de la concentration des ressources.
2. Inégalités et gouvernance
Il insiste sur l’importance de la bonne gouvernance. Les IDE peuvent exacerber les
inégalités si les bénéfices ne sont pas redistribués équitablement. Il plaide pour des
institutions solides qui garantissent une répartition juste des richesses.
Collier propose que les gouvernements africains adoptent des politiques proactives
pour tirer parti des IDE, notamment en investissant dans l’éducation et les infrastructures afin
de maximiser les bénéfices économiques.
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Collier utilise une approche empirique, combinant des analyses statistiques avec des
études de cas spécifiques à différents pays africains. Il s’appuie également sur des données
économiques et sociales pour illustrer ses arguments et propose des recommandations basées
sur ces analyses. Ses travaux se basent sur une vaste revue de littérature ainsi que sur ses
expériences en tant que consultant pour diverses organisations internationales.( Dans Le
milliard de pauvre publié en 2007)
Dani Rodrik est un économiste connu pour ses travaux sur la mondialisation, le
développement économique et les inégalités. Dans ses recherches, il examine comment les
pays peuvent naviguer dans un monde globalisé tout en cherchant à réduire les inégalités.
1 Mondialisation sélective
Rodrik soutient que les pays doivent adopter une approche sélective envers la
mondialisation, en choisissant les aspects qui peuvent réellement bénéficier à leur économie.
Il met en garde contre l’ouverture totale des marchés sans tenir compte des conséquences sur
les inégalités.
Rodrik souligne que pour maximiser les bénéfices des IDE, il est essentiel d’investir
dans le capital humain et l’innovation. Cela permet non seulement d’attirer des
investissements de meilleure qualité, mais aussi de créer des opportunités économiques pour
une plus grande partie de la population.
africains face aux IDE. Ses travaux incluent également des analyses politiques pour proposer
des recommandations concrètes sur la manière dont les gouvernements peuvent mieux gérer
les flux d’IDE. (Dans une économie, plusieurs recettes : mondialisation, institution et
croissance économique publié en 2007).
Obed Galor est un économiste reconnu pour ses recherches sur la croissance
économique, l’inégalité et le développement. Bien qu’il soit souvent associé à des théories
plus larges sur la dynamique de la croissance, ses travaux apportent également des éclairages
précieux sur les IDE et leur impact sur les inégalités en Afrique.
2. Inégalités structurelles
3. Transition démographique
Dans ses travaux, Galor explore également le lien entre la transition démographique
et développement économique. Il soutient que les changements dans les structures familiales
et les dynamiques de population influencent fortement le potentiel de croissance économique
d’un pays.
Galor utilise une approche multidisciplinaire qui combine des modelés théoriques
avec des analyses empiriques. Il s’appuie sur des données historiques et contemporaines pour
étudier les relations entre IDE, inégalités et développement dans divers contextes. Ses études
incluent souvent des analyses quantitatives qui examinent comment les différentes variables
interagissent au fil du temps, tout en intégrant des éléments de théorie économique pour
soutenir ses conclusions.
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En effet, Kolimbo R. (2011), son travail a porté sur: « l’impact des investissements
directs étrangers sur l’économie congolaise », il a parti de la question suivante : Que faudra-t-
il faire pour encourager les IDE dans la vie actuelle de la RDC ? Il a utilisé la méthode
historique et comme technique, il a utilisé la technique documentaire.
Dans son travail il montre qu’il y’a une augmentation des flux d’IDE à travers le
monde et les pays développés trouve comme localisation des pays en développement ou la
main-d’œuvre a un coût très faible mais en RDC l’IDE est toujours insignifiant et faible pour
coute des avantages que celui-ci apporte sur l’économie, ces faiblesses causées par la
corruption, l’instabilité politique et économique, les tracasserie de tout genre que le
gouvernement doit éliminer .et, pour attirer plus des IDE la RDC utilise la stratégies des
signatures des nouveaux accords internationales pour , au-delà de celui-ci le gouvernement
doit stabiliser le cadre macro-économique, en maintenant la stabilité des prix (ou la maîtrise
de l’inflation) et en appliquant une bonne politique monétaire concernant le taux de change,
par les instruments de la politique monétaire et la création des infrastructures de qualité. En
appliquant toutes ces recommandations la RDC va naviguer dans ce monde globalisé tout en à
réduisant les inégalités.
Cependant Paluku N. (2019), son étude porte sur l’impact des investissements directs
étrangers sur la productivité en République démocratique du Congo : une analyse empirique.
Partant de cette question il se pose la question qui repose le débat de cette étude à savoir : les
politiques d‘ouverture permettent-elles d’atteindre des progrès technologique et d’obtenir des
revenus plus élevés ou est-ce l’inverse ?
Par ailleurs Rubango J (2019), son travail qui a pour thèmes « les facteurs de
l’attractivité des IDE au Congo-Kinshasa ». Il est parti de deux problématiques suivantes :
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En effet, Murhula B. (2020), a mené une étude sur investissement direct étranger et
taux de change en RDC : quels effets. Dans cet article il s’agissait de répondre à la question
de savoir quel impact l’investissement direct étranger sur le taux de change en RDC, pour
répondre à cette problématique il a fait recours à la méthode et technique ci – après : la
technique documentaire pour la collecte des données importantes et la méthode de moindre
carrée ordinaire à travers le modèle à correction d’erreurs.
Après analyse sérieuse et interprétation des résultats, il est arrivé aux résultats selon
lesquels l’IDE a un impact négatif sur le taux de change en RDC. Les résultats montrent
qu’une dépréciation de la monnaie nationale réduit les IDE dans le pays d’accueil et par
contre le taux de change augmente. Toute chose reste égale par ailleurs, une appréciation de la
monnaie nationale augmente les IDE dans le pays d’accueil et par contre le taux de change
diminue. Et aussi lorsque le taux de change baisse cela entraîne une augmentation des
exportations. Toutes choses étant égales par ailleurs, lorsque le taux de change hausse cela
entraîne une diminution des exportations.
25
Conclusion partielle
Dans ce premier chapitre, il a été question d’aborder les fondamentaux sur les IDE en
recourant à la littérature théorique et empirique, et il sied de noter une large est unanime à
l’influence de la qualité des institutions sur l’attractivité des IDE, de ce fait les institutions de
bonne qualité attirent les IDE, mais par contre les investisseurs étrangers sont retissant vis-à-
vis des institutions de faible qualité, en outre plusieurs autres facteurs influences sur
l’attractivité des IDE.
26
Le Marché mondial est largement resté inaccessible pour l’Afrique. Mais les effets
pervers de la mondialisation semblent s’être déjà concentrés
Sur ce continent qui, avec 1 494 994 d’habitant (selon INED : INSTITUT
NATIONAL D’ETUDES DEMOGRAPHIQUE). La pauvreté, l’inégalité, l’exclusion, la
discrimination, la guerre et les maladies sont venues s’ajouter aux caprices du climat et de la
météorologie.
Les problèmes de l’Afrique ne sont pas tous dus au déchainement des éléments, ils
sont souvent l’oeuvre de l’homme .La bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits
humains et syndicaux. Le dialogue social et une forte expression indépendante du monde du
travail ont été pendant trop longtemps des denrées rares dans la région. Mais la communauté
internationale ne peut pas non plus décliner sa responsabilité. Les programmes d’ajustement
structurel élaborés par la Banque mondiale et le Fonds monétaire internationale étaient censés
aider les pays africains à redresser leur économie pour promouvoir la croissance et encourager
l’investissement. Ils se sont non seulement avérés inefficaces face à la pauvreté, mais ils l’ont
approfondie
De façon intuitive et non moins empirique, nous pouvons affirmer que, dans le cas
du continent noir, le lien causal entre le développement et la santé est bidirectionnel voire
cyclique. Plusieurs études montrent que le progrès économique a des impacts positifs sur la
santé. Par ailleurs, l’impact de la santé sur les performances économiques, dans les pays
africains comme partout ailleurs, n’est plus à démontrer. A la racine des faibles performances
des systèmes de santé en Afrique, se trouve l’épineuse question de la pauvreté doublée de la
mauvaise gouvernance dont les racines sont structurelles et contextuelles. Les conditions
sociales dans lesquelles vivent les populations représentent un danger majeur pour leur santé.
Ces conditions socio-environnementales sont la cause fondamentale des problèmes de santé
en ce sens qu’elles exposent les populations aux intempéries de l’environnement et aux
pathogènes, déterminent l’accès aux ressources favorisant le bien-être et influencent la liberté
de choix. Il apparait donc que la promotion de la santé publique ne peut être réduite aux
seules interventions cliniques, mais à l’organisation de la vie sociale et à ses impacts sur la
santé. Aussi, une analyse bio-sociale des questions de santé publique s’impose-t-elle comme
un moyen permettant de déceler les logiques de production de la maladie dans leur complexité
et de formuler des réponses conséquentes afin d’oser des changements radicaux tant sur le
plan de l’élaboration des politiques de santé que sur celui de l’application des politiques
sociales. Les politiques de développement pourraient donc servir de socle à l’amélioration
des conditions de vie et des performances du système de santé si les initiatives visant de
progrès économique des pays africains favorisent l’accroissement de la richesse et légalité
civique , accordant ainsi une place de choix aux dispositions légales et sociales qui
promeuvent la bonne gouvernance et favorisent la participation des citoyens à la gestion de la
chose publique.
Selon la Banque mondiale, 400 millions de personnes dans le monde n’ont pas
accès aux services de santé les plus élémentaires.
28
5 OCTOBRE 2022
L’Afrique reste la région du monde où les enjeux de santé sont les plus importants et
critiques. Il faut rappeler que sur les 57 pays du monde souffrant d’une pénurie critique de
personnels de santé telle que définie par l’organisation mondiale de la santé (OMS) avec la
régression d’Anand Baernighausen, 36 se trouvent en Afrique (0,21 médecins pour 1 000
habitants). L’Afrique abrite seulement 1,3 pourcent des professionnels de la santé, alors
qu’elle porte à elle seule 25 pourcent de la charge mondiale de maladies.
B La situation politique
15 septembre 2023
Sur le 15 pays africains qui génèrent le plus grand nombre de personnes déplacées de
force, 14 sont en situation de conflit. Douze de ces 15 pays sont également de tendance
autoritaire, ce qui souligne que l’exclusivité du gouvernement est à la fois un moteur direct
(via la répression) et indirect (via les conflits) des déplacements forces.
Il est donc essentiel de reconnaitre et de traiter ces facteurs primaires pour atténuer
les symptômes observables déclencheurs d’un nombre record de personnes déplacées de
force.
1. Période précoloniale :
Avant l’arrivée des Européens, l’Afrique était déjà intégrée dans des réseaux d’échanges
commerciaux transsahariens et maritimes avec le Moyen-Orient, L’Asie et d’autres régions du
continent. Les caravanes traversaient le Sahara pour transporter des biens précieux comme
l’or, les esclaves, le sel, etc.
2. Colonisation européenne :
3. Décolonisation et indépendance :
30
4. Libéralisation économique :
A partir des années 1980 et 1990, de nombreux pays africains ont mis en œuvre des
politiques de libéralisation économique encouragées par les institutions financières
internationales. Cela a conduit à une plus grande ouverture des économies africaines aux flux
commerciaux mondiaux.
7
Arménie 8715,7653 24,2
4
Australie 64711,765 179,8
6
Autriche 56505,968 157,0
3
Azerbaïdjan 7155,0836 19,9
Bangladesh 2529,0801 7,0
3
Bélarusse 7829,0531 21,7
4
Belgique 53475,293 148,5
5
Bénin 1434,6628 4,0
3
Bolivie 3700,9783 10,3
4
Botswana 7249,7993 20,1
3
Brésil 10043,623 27,9
9
Bulgarie 15797,595 43,9
6
Burkina Faso 874,12128 2,4
Burundi 199,58076 0,6
Cameroun 1673,6488 4,6
9
Canada 53371,697 148,3
4
Chili 17093,242 47,5
Chine 12614,061 35,0
Chypre 34701,441 96,4
32
4
Colombie 6979,7251 19,4
3
Comores 1587,1619 4,4
Congo, République 649,14398 1,8
démocratique du 8
Congo, République du 2508,8234 7,0
Corée, République de 33121,371 92,0
3
Costa Rica 16595,370 46,1
4
Côte d'Ivoire 2728,8032 7,6
5
Croatie 21459,784 59,6
8
Danemark 67967,381 188,8
9
Djibouti 3606,4169 10,0
Dominique 8953,8963 24,9
9
Équateur 6533,3515 18,1
Espagne 32676,983 90,8
7
États-Unis 81695,187 226,9
1
Éthiopie 1293,7780 3,6
1
Fédération de Russie 13817,045 38,4
9
Finlande 53755,911 149,3
7
France 44460,817 123,5
8
Gabon 8420,1020 23,4
33
6
Gambie 843,76574 2,3
3
Géorgie 8120,3634 22,6
4
Ghana 2238,1580 6,2
2
Grèce 22990,013 63,9
6
Guatemala 5797,5216 16,1
Guinée 1663,9378 4,6
1
Guinée équatoriale 7066,6165 19,6
9
Guinée-Bissau 914,27515 2,5
4
Guyana 20626,199 57,3
1
Haïti 1693,0687 4,7
4
Honduras 3247,2310 9,0
5
Hongrie 22147,209 61,5
7
Îles Marshall 6762,5488 18,8
1
Inde 2484,8454 6,9
3
Indonésie 4940,5498 13,7
1
Iran, République islamique d’ 4502,5463 12,5
3
Iraq 5512,4757 15,3
34
2
Irlande 103684,88 288,0
1
Islande 78811,058 218,9
4
Israël 52261,676 145,2
2
Italie 38373,166 106,6
Jamaïque 6874,2002 19,1
8
Jordanie 4482,0860 12,5
3
Kazakhstan 13136,622 36,5
9
Kenya 1949,8989 5,4
7
Kiribati 2089,9101 5,8
6
Kosovo 5943,1257 16,5
1
Koweït 37533,217 104,3
7
Lesotho 878,00850 2,4
5
Lettonie 23184,311 64,4
7
Liban 3350,2971 9,3
Libéria 799,50140 2,2
1
Libye 7329,9765 20,4
4
Luxembourg 128259,40 356,3
3
Macédoine du Nord 8146,4679 22,6
35
8
Madagascar 528,65015 1,5
5
Malaisie 11648,674 32,4
2
Malawi 672,86970 1,9
2
Maldives 12667,435 35,2
7
Mali 897,44867 2,5
Malte 37882,265 105,2
2
Maroc 3672,1123 10,2
Maurice 11416,859 31,7
Mauritanie 2149,4140 6,0
9
Mexique 13926,113 38,7
6
Moldova 6650,6479 18,5
6
Mongolie 5764,8028 16,0
1
Monténégro 12016,907 33,4
4
Mozambique 608,44270 1,7
8
Namibie 4742,7838 13,2
3
Népal 1324,0319 3,7
8
Nicaragua 2530,2910 7,0
7
Niger 618,28722 1,7
36
9
Nigéria 1621,1235 4,5
1
Norvège 87961,780 244,3
6
Nouvelle-Zélande 48527,828 134,8
9
Ouganda 1014,2139 2,8
8
Ouzbékistan 2496,1077 6,9
6
Pakistan 1407,0213 3,9
5
Panama 18661,767 51,8
3
Papouasie-Nouvelle-Guinée 2994,4533 8,3
3
Paraguay 6260,4551 17,4
9
Pays-Bas 62536,732 173,7
Pérou 7789,8709 21,6
8
Philippines 3725,5512 10,3
Pologne 22112,861 61,4
6
Porto Rico 36779,059 102,2
5
Portugal 27275,111 75,8
6
République centrafricaine 445,02819 1,2
6
République dominicaine 10716,013 29,8
4
République tchèque 30427,423 84,5
37
5
Roumanie 18419,418 51,2
7
Royaume-Uni 48866,604 135,7
Rwanda 1000,2189 2,8
2
Sao Tomé-et-Principe 2601,7905 7,2
5
Sénégal 1745,9720 4,8
7
Serbie 11360,959 31,6
5
Seychelles 17879,239 49,7
7
Sierra Leone 433,37417 1,2
4
Singapour 84734,255 235,4
9
Slovénie 32163,511 89,3
4
Somalie 643,75002 1,8
9
Soudan 2272,4856 6,3
Sri Lanka 3827,9648 10,6
1
Suède 56305,250 156,4
2
Suisse 99994,938 277,8
Tadjikistan 1188,9930 3,3
4
Tanzanie 1211,0585 3,4
9
Tchad 719,38487 2,0
38
5
Thaïlande 7171,8080 19,9
9
Togo 1012,9738 2,8
7
Tunisie 3895,3866 10,8
4
Turkménistan 9190,6715 25,5
4
Turquie 12985,753 36,1
1
Ukraine 5181,3627 14,4
9
Uruguay 22564,532 62,7
5
Viet Nam 4346,7684 12,1
9
Yémen, Rép. Du 533,36712 1,5
3
Zambie 1369,1293 3,8
6
Zimbabwe 1592,4165 4,4
7
39
Cas de la RDC
Sur le plan politique, cette période commence par l’ascension au pouvoir par le
Général MOBUTU à la suite du coup d’Etat en 1965, et se caractérise principalement par le
changement de la dénomination du pays qui devient Zaïre et l'institutionnalisation du
mouvement populaire de la révolution MPR en sigle comme parti État en 1974, l’établissant
comme l’institution suprême du pays, conduisant ainsi à la privatisation de l’Etat, avec un
règne sans partage jusqu’à la transition politique à partir de 1990.
Sur le plan économique, cette période se caractérise à la fois par les périodes de
prospérité et de crise, l’économie a eu à réaliser des meilleurs épisodes de performance avec
des taux de croissance de 8,4 ; 9,1 ; et 9,7% respectivement en 1968, 1969, et en 1970 avant
d'être confrontée par les deux premiers chocs pétroliers, en 1973 et en 1975, et cette période
se caractérise également par une réforme monétaire avec l’institutionnalisation du Zaïre
monnaie.
pays avec des nouvelles institutions issues des dites élections. Du point de vue économique,
cette période de transition est marquée par les récessions.
2012 738505784
9
2013 740046914
9
2014 775571600
8
2015 702505905
8
2016 774260229
2
2017 127573946
60
2018 161780843
04
2019 131658449
55
2020 151260516
70
2021 226413931
34
2022 287738459
63
41
2012 0,4
2013 0,4
2014 0,4
2015 0,4
2016 0,5
2017 0,5
2018 0,5
2019 0,5
2020 0,3
2021 0,5
2022 0,4
42
Indice de Gini
Présentation de la théorie
Test de corrélation
Le test de corrélation est un outil statistique utilisé pour évaluer la relation entre deux
variables. Il permet de déterminer si une variable a tendance à augmenter ou à diminuer en
fonction de l’autre. Le coefficient de corrélation, souvent noté r, varie entre -1 et 1. Un r
proche de 1 indique une forte corrélation positive, tandis qu’un r proche -1 indique une forte
corrélation négative. Un r autour de 0 suggère qu’il n’y a pas de relation linéaire
significative entre les variables.
43
Ce chapitre comprend deux sections dont la première porte sur la présentation des
données, la deuxième analyse la répartition des inégalités de revenus à l’échelle mondiale et la
relation entre les IDE et l’IDH
Année IDE
2012 7385057849
2013 7400469149
2014 7755716008
2015 7025059058
2016 7742602292
2017 12757394660
2018 16178084308
2019 13165844955
2020 15126051670
2021 22641393134
44
2022 28773845963
Source : Banque mondiale
Année IDH
2012 0,4
2013 0,4
2014 0,4
2015 0,4
2016 0,5
2017 0,5
2018 0,5
2019 0,5
2020 0,3
2021 0,5
2022 0,4
PIB/Hab.
Pays PIB/Hab. (Jour)
6253,1616
Afrique du Sud 1 17,4
8367,7757
Albanie 3 23,2
5260,2062
Algérie 5 14,6
52745,755
Allemagne 7 146,5
2309,5216
Angola 2 6,4
45
28894,963
Arabie saoudite 4 80,3
13730,514
Argentine 7 38,1
8715,7653
Arménie 4 24,2
64711,765
Australie 6 179,8
56505,968
Autriche 3 157,0
Azerbaïdjan 7155,0836 19,9
2529,0801
Bangladesh 3 7,0
7829,0531
Bélarus 4 21,7
53475,293
Belgique 5 148,5
1434,6628
Bénin 3 4,0
3700,9783
Bolivie 4 10,3
7249,7993
Botswana 3 20,1
10043,623
Brésil 9 27,9
15797,595
Bulgarie 6 43,9
Burkina Faso 874,12128 2,4
Burundi 199,58076 0,6
1673,6488
Cameroun 9 4,6
53371,697
Canada 4 148,3
Chili 17093,242 47,5
46
7
44460,817
France 8 123,5
8420,1020
Gabon 6 23,4
843,76574
Gambie 3 2,3
8120,3634
Géorgie 4 22,6
2238,1580
Ghana 2 6,2
22990,013
Grèce 6 63,9
Guatemala 5797,5216 16,1
1663,9378
Guinée 1 4,6
7066,6165
Guinée équatoriale 9 19,6
914,27515
Guinée-Bissau 4 2,5
20626,199
Guyana 1 57,3
1693,0687
Haïti 4 4,7
3247,2310
Honduras 5 9,0
22147,209
Hongrie 7 61,5
6762,5488
Îles Marshall 1 18,8
2484,8454
Inde 3 6,9
Indonésie 4940,5498 13,7
48
1
4502,5463
Iran, République islamique d’ 3 12,5
5512,4757
Iraq 2 15,3
103684,88
Irlande 1 288,0
78811,058
Islande 4 218,9
52261,676
Israël 2 145,2
Italie 38373,166 106,6
6874,2002
Jamaïque 8 19,1
4482,0860
Jordanie 3 12,5
13136,622
Kazakhstan 9 36,5
1949,8989
Kenya 7 5,4
2089,9101
Kiribati 6 5,8
5943,1257
Kosovo 1 16,5
37533,217
Koweït 7 104,3
878,00850
Lesotho 5 2,4
23184,311
Lettonie 7 64,4
Liban 3350,2971 9,3
799,50140
Libéria 1 2,2
Libye 7329,9765 20,4
49
4
128259,40
Luxembourg 3 356,3
8146,4679
Macédoine du Nord 8 22,6
528,65015
Madagascar 5 1,5
11648,674
Malaisie 2 32,4
672,86970
Malawi 2 1,9
12667,435
Maldives 7 35,2
Mali 897,44867 2,5
37882,265
Malte 2 105,2
Maroc 3672,1123 10,2
Maurice 11416,859 31,7
2149,4140
Mauritanie 9 6,0
13926,113
Mexique 6 38,7
6650,6479
Moldova 6 18,5
5764,8028
Mongolie 1 16,0
12016,907
Monténégro 4 33,4
608,44270
Mozambique 8 1,7
4742,7838
Namibie 3 13,2
Népal 1324,0319 3,7
50
8
2530,2910
Nicaragua 7 7,0
618,28722
Niger 9 1,7
1621,1235
Nigéria 1 4,5
87961,780
Norvège 6 244,3
48527,828
Nouvelle-Zélande 9 134,8
1014,2139
Ouganda 8 2,8
2496,1077
Ouzbékistan 6 6,9
1407,0213
Pakistan 5 3,9
18661,767
Panama 3 51,8
2994,4533
Papouasie-Nouvelle-Guinée 3 8,3
6260,4551
Paraguay 9 17,4
Pays-Bas 62536,732 173,7
7789,8709
Pérou 8 21,6
Philippines 3725,5512 10,3
22112,861
Pologne 6 61,4
36779,059
Porto Rico 5 102,2
27275,111
Portugal 6 75,8
République centrafricaine 445,02819 1,2
51
6
10716,013
République dominicaine 4 29,8
30427,423
République tchèque 5 84,5
18419,418
Roumanie 7 51,2
Royaume-Uni 48866,604 135,7
1000,2189
Rwanda 2 2,8
2601,7905
Sao Tomé-et-Principe 5 7,2
1745,9720
Sénégal 7 4,8
11360,959
Serbie 5 31,6
17879,239
Seychelles 7 49,7
433,37417
Sierra Leone 4 1,2
84734,255
Singapour 9 235,4
32163,511
Slovénie 4 89,3
643,75002
Somalie 9 1,8
Soudan 2272,4856 6,3
3827,9648
Sri Lanka 1 10,6
56305,250
Suède 2 156,4
Suisse 99994,938 277,8
Tadjikistan 1188,9930 3,3
52
4
1211,0585
Tanzanie 9 3,4
719,38487
Tchad 5 2,0
7171,8080
Thaïlande 9 19,9
1012,9738
Togo 7 2,8
3895,3866
Tunisie 4 10,8
9190,6715
Turkménistan 4 25,5
12985,753
Turquie 1 36,1
5181,3627
Ukraine 9 14,4
22564,532
Uruguay 5 62,7
4346,7684
Viet Nam 9 12,1
533,36712
Yémen, Rép. du 3 1,5
1369,1293
Zambie 6 3,8
1592,4165
Zimbabwe 7 4,4
53
Analyse de Gini
X1 C1 N
0 40 2O 101
40 80 60 15
80 120 100 10
12O 160 140 10
160 200 180 3
200 240 220 3
240 280 260 1
280 320 300 1
320 360 340 1
TOTAL 145
Max− Min
a=
Nombre de classes
356−1
a=
9
a= 39,4 40
On calcule la moyenne :
51
Σ Σ ∣ xi−x ∣ 1 049280
I = 2n ( n−1 ) X = = 0,49 = 0,5
¿ 2× 145(145−1) 51
¿
Un indice de Gini de 0,5 indique un niveau modéré d’inégalité dans la distribution des
revenus parmi les 145 pays que nous avons eu à analyser.
Cela signifie qu’il y a une disparité significative dans les revenus : certaines personnes ou
groupes détiennent beaucoup plus de richesse que d’autres.
52
IDH
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022 2024
IDE
35000000000
30000000000
25000000000
20000000000
15000000000
10000000000
5000000000
0
2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022 2024
53
Test de corrélation
TEST DE
CORRELATION Colonne1 Colonne2
IDH IDE
IDH 1
0,0890693
IDE 7 1
Source : Stata 15
La valeur proche de 0 suggère qu’il n’y a pas de relation significative entre les deux variables.
Cela signifie que, dans l’ensemble, lorsque la variable IDE augmente ou diminue, la variable
IDH ne semble pas suivre ce mouvement de manière cohérente.
Donc nous acceptons la relation entre les IDE et l’IDH, est une relation faible car 0,089
implique que les variations des IDE ont peu ou pas d’effet sur l’autre.
L’investissement direct étranger est un moyen par lequel les entreprises multinationales
cherchent à maximiser leurs avantages concurrentiels en utilisant leurs ressources et capacités
dans les localisations stratégiques (John Dunning, livre : Entreprise multinationale et
économie mondiale 1993).
Les multinationales choisissent souvent d’investir à l’étranger non seulement pour réduire les
couts, mais aussi pour accéder à de nouveaux marchés et ressources, ce qui influence
profondément la dynamique du commerce internationale (James Markusen, livre : Entreprises
multinationales et nouvelle théorie du commerce 2002).
2 la corrélation entre IDE et IDH donne un coefficient de 0,089, cela suggère que
lorsque les IDE augmentent, l’IDH augmente également mais avec une proportion
moindre.
Cependant, (Walter Rodney ; dans Comment L’Europe a sous développé l’Afrique 1972), Les
IDE, en particulier ceux provenant des pays occidentaux, ont souvent été exploitant. Ces
investissements ont servi à extraire les ressources naturelles de l’Afrique sans contribuer au
développement local. Au lieu de renforcer les économies africaines, ces IDE ont souvent
exacerbé la dépendance aux puissances étrangères et ont créé des structures économiques
inégales.
De même, Joseph Stiglitz En tant qu’économiste et lauréat du prix Nobel, Stiglitz critique les
politiques économiques qui favorisent la libéralisation et l’ouverture des marchés sans tenir
compte des réalités locale. Il met en avant que les IDE peuvent parfois conduire à la captation
par des multinationales, où les bénéfices sont rapatriés dans le pays d’origine plutôt que
réinvestis localement. Cela peut limiter le potentiel de croissance et d’innovation dans les
pays africains.
Egalement, Dambisa Moyo dans L’aide Morte en 2009 ; remet en question l’idée que l’aide
internationale est toujours bénéfique pour le développement africain. Elle soutient que les IDE
peuvent également être problématiques s’ils sont mal régulés ou s’ils ne tiennent pas compte
des besoins locaux. Moyo propose plutôt que l’Afrique devrait se concentrer sur le
développement de ses propres marchés et sur l’attraction d’investissements qui profitent
réellement aux populations locales.
En dernier lieu, Amina Traoré dans Investissement direct étrangers en Afrique en 2014 ;
souligne que les IDE sont souvent accompagnés de conditions qui favorisent les intérêts des
55
Assurer un accès équitable à l’éducation de qualité pour tous, notamment dans les
zones rurales et marginalisées. Cela inclut la construction d’écoles et la réduction des frais de
scolarité.
Accès au financement ; faciliter l’accès au crédit et aux financements pour les petites et
moyennes entreprises (PME) locales, afin qu’elles puissent croitre et créer des emplois.
Créer des incubateurs pour soutenir les start-up locales, en leur fournissant mentorat,
ressource et soutient technique.
Mettre en place une fiscalité équitable qui impose les entreprises étrangères sur la base des
bénéfices réalisés dans le pays, tout en réinvestissant ces fonds dans le développement local.
Renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques pour s’assurer que les
recettes fiscales sont utilisées pour le bien-être des populations.
En mettant en œuvre ces recommandations la RDC pourrait mieux gérer les effets négatifs des
IDE en termes des inégalités que ce dernier peut créer et favoriser un développement
économique plus inclusif et durable pour ses citoyens.
Conclusion partielle
Ce troisième et dernier chapitre a été dédié à la présentation, discussion et implication des
résultats de notre recherche à travers des analyses statistiques. Apres une analyse exploratoire
des données avec l’indice de Gini et le test de corrélation. Apres ces analyses nous avons
trouvé que, les IDE qui sont censés favoriser la croissance économique peuvent également
creuser les inégalités en privilégiant les régions développées.
57
CONCLUSION GENERALE
Le travail a porté sur les Investissements Directs Etrangers et les Inégalités en Afrique
cas de la RDC, la délimitation temporelle était de 2011 à 2023. Pour bien mener cette
étude on sait fixer des objectifs suivants :
Analyser l’existence des inégalités des revenus à l’échelle mondiale
Analyser le lien qui existe entre les IDE et l’IDH en RDC
Comprendre le comportement des IDE sur l’IDH
Question générale :
Questions secondaires :
H3 : Dans un contexte où les IDE sont concentrés dans le secteur extractif, cela peut entrainer
une exploitation excessive des ressources naturelles sans bénéfices pour les populations
locales, nuisant ainsi sur le bien-être.
Pour atteindre notre objectifs, nous avons subdivisé ce travail en trois chapitres hormis et
l’introduction et la conclusion générale : le premier chapitre a été consacré à la revue de
littérature ; le deuxième chapitre cependant a porté sur le contexte de l’étude et approche
méthodologie et enfin le troisième chapitre a porté sur la présentation, discussions et
implication des résultats.
1 Un indice de Gini de 0,5 indique un niveau modéré d’inégalité dans la distribution des
revenus parmi les 145 pays que nous avons eu à analyser.
Cela signifie qu’il y a une disparité significative dans les revenus : certaines personnes ou
groupes détiennent beaucoup plus de richesse que d’autres.
2 Le test de corrélation entre donne IDE et IDH donne 0,089. La valeur proche de 0 suggère
qu’il n’y a pas de relation significative entre les deux variables. Cela signifie que, dans
l’ensemble, lorsque la variable IDE augmente ou diminue, la variable IDH ne semble pas
suivre ce mouvement de manière cohérente.
Donc nous acceptons la relation entre les IDE et l’IDH, est une relation faible car 0,089
implique que les variations des IDE ont peu ou pas d’effet sur l’autre.
Dans cette situation, nous avons suggéré des mesures pour réduire les impacts négatifs des
investissements directs étrangers sur les inégalités.
En mettant en œuvre ces recommandations, la RDC pourrait mieux gérer les effets négatifs
potentiels des IDE sur les inégalités et favoriser un développement économique plu inclusif et
durable pour ses citoyens.