0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
71 vues32 pages

Mort de Simone Veil, symbole des droits des femmes

Simone Veil, icône de la lutte pour les droits des femmes et ancienne déportée, est décédée à 89 ans, marquant l'histoire du XXe siècle par son engagement pour l'émancipation des femmes et la mémoire de la Shoah. Survivante d'Auschwitz, elle a joué un rôle clé dans l'adoption de la loi sur l'IVG en France et a été la première femme présidente du Parlement européen. Sa vie a été un combat constant pour la justice, la mémoire et l'égalité, laissant un héritage durable dans la société française et européenne.

Transféré par

annikabangoura28042008
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
71 vues32 pages

Mort de Simone Veil, symbole des droits des femmes

Simone Veil, icône de la lutte pour les droits des femmes et ancienne déportée, est décédée à 89 ans, marquant l'histoire du XXe siècle par son engagement pour l'émancipation des femmes et la mémoire de la Shoah. Survivante d'Auschwitz, elle a joué un rôle clé dans l'adoption de la loi sur l'IVG en France et a été la première femme présidente du Parlement européen. Sa vie a été un combat constant pour la justice, la mémoire et l'égalité, laissant un héritage durable dans la société française et européenne.

Transféré par

annikabangoura28042008
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Mort de Simone Veil, icône de la lutte pour

les droits des femmes


LE MONDE | 30.06.2017

Simone Veil est morte à l’âge de 89 ans, a fait savoir sa


famille vendredi 30 juin. L’ancienne déportée incarne – à
sa manière – les trois grands moments de l’histoire du
XXe siècle : la Shoah, l’émancipation des femmes et
l’espérance européenne. Au cours de sa vie, Simone Veil a
en effet épousé, parfois bien malgré elle, les tourments
d’un siècle fait de grandes désespérances mais aussi de
beaux espoirs : elle fait partie des rares juifs français
ayant survécu à la déportation à Auschwitz, elle symbolise
la conquête du droit à l’avortement et elle est l’une des
figures de la construction européenne.
Un matricule tatoué sur le bras gauche
Pour Simone Veil, née Jacob le 13 juillet 1927 à Nice, la question juive aurait pourtant pu
rester un simple enjeu culturel. Installés depuis plusieurs siècles sur le territoire français, les
Jacob vivent loin, très loin des synagogues. « L’appartenance à la communauté juive était
hautement revendiquée par mon père, non pour des raisons religieuses, mais culturelle, écrit
Simone Veil dans son autobiographie. A ses yeux, si le peuple juif demeurait le peuple élu,
c’était parce qu’il était celui du Livre, le peuple de la pensée et de l’écriture. » André Jacob
est un architecte qui a remporté le second Grand Prix de Rome. Sa femme a abandonné à
regret ses études de chimie pour se consacrer à ses quatre enfants : Denise, Milou
(Madeleine), Jean et Simone, sa préférée.

Pendant la guerre, la France rappelle aux Jacob qu’une famille juive n’est pas une famille
comme les autres. En 1940, le « statut des juifs » signe brutalement la fin de la carrière du
père de Simone Veil : cet ancien combattant de la Grande Guerre se voit retirer du jour au
lendemain le droit d’exercer son métier. Trois ans plus tard, les Jacob, qui se sont réfugiés à
Nice, sont arrêtés par les Allemands. A l’aube du 13 avril 1944, Simone, sa mère et sa sœur
sont embarquées dans des wagons à bestiaux qui s’immobilisent deux jours et demi plus tard,
en pleine nuit, le long de la rampe d’Auschwitz-Birkenau (Pologne). Sur le quai, au milieu
des chiens, un déporté conseille à Simone, qui a 16 ans et demi, de dire qu’elle en a 18, ce qui
lui vaut d’éviter les chambres à gaz.

1
Le lendemain matin, un matricule est tatoué sur le bras gauche de Simone, qui est affectée
aux travaux de prolongation de la rampe de débarquement. Simone, sa mère et sa sœur sont
ensuite transférées à quelques kilomètres d’Auschwitz-Birkenau afin d’effectuer d’épuisants
travaux de terrassement. Neuf mois après qu’elles sont arrivées, le 18 janvier 1945, les
Allemands, inquiets de l’avancée des troupes soviétiques, rassemblent les 40 000 déportés
dans l’enceinte du camp : c’est le début de la « marche de la mort ». Simone, sa mère et sa
sœur marchent pendant 70 kilomètres dans la neige par un froid polaire avant d’être entassées
avec d’autres déportés sur des plates-formes de wagons jusqu’au camp de Mauthausen, puis,
de Bergen-Belsen.

La mémoire du génocide
La fin de la guerre est proche mais elle a broyé les Jacob : la mère de Simone Veil meurt du
typhus à Bergen-Belsen, son père et son frère Jean sont déportés. Pendant des décennies,
Simone Veil ignorera dans quelles conditions les deux hommes de la famille sont morts -
jusqu’à un jour de 1978 où la ministre de la santé rencontre Serge Klarsfeld. « Je venais de
publier le Mémorial de la déportation des juifs de France, un livre qui recense, convoi par
convoi, les nom, prénom, date et lieu de naissance de chacun des 76 000 déportés juifs de
France. Ce jour-là, au ministère de la santé, je lui ai appris que son père et son frère avaient
quitté la France par le convoi 73. Il s’est scindé à Kaunas, en Lituanie, et une partie des
déportés sont partis vers Tallinn, en Estonie. Sur ce convoi qui comptait 878 hommes, il n’y
eut que 23 survivants. Nul ne sait où et quand sont morts le père et le frère de Simone Veil. »

2
Simone Veil, alors ministre de la santé. Photographie non datée. AFP

Comme beaucoup de rescapés, Simone Veil n’a jamais caché que l’essentiel de sa vie s’était
joué pendant ces longs mois passés à Auschwitz-Birkenau. « J’ai le sentiment que le jour où
je mourrai, c’est à la Shoah que je penserai », affirmait-elle en 2009. Contrairement à
certains déportés, elle gardera toute sa vie, sur son bras gauche, le matricule 78651
d’Auschwitz. « Certains rescapés ont préféré tenter de tourner la page en effaçant le numéro
que les nazis avaient tatoué sur leur bras, d’autres ont décidé d’affronter le “souvenir”,
explique son fils Pierre-François. C’est le cas de maman. L’été, elle était souvent bras nus,
son numéro était encore plus visible qu’aujourd’hui. »

Toute sa vie durant, Simone Veil œuvre sans relâche en faveur de la mémoire du génocide.
Elle devient présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et salue avec
émotion, en 1995, le « geste de vérité » de Jacques Chirac, qui reconnaît pour la première
fois la responsabilité de la France dans la déportation des juifs. La blessure reste cependant
intacte. « Après la guerre, les rescapés ont compris qu’ils avaient survécu à un événement
exceptionnel : la tentative d’extermination de l’un des peuples les plus anciens de l’histoire,
analyse Serge Klarsfeld. Certains ont été écrasés pour toujours par cette immense
catastrophe. D’autres y ont puisé une incroyable énergie, comme si le fait d’avoir des
enfants ou un métier constituait une victoire sur le nazisme, comme s’ils voulaient que leurs
parents disparus soient fiers d’eux. Simone Veil faisait sans doute partie de ceux-là. »

L’énergie d’une survivante


Dès son retour en France, Simone Veil défie en effet le temps et les hommes avec la
stupéfiante énergie d’une survivante. « Elle a toujours eu un instinct vital très fort, comme si
elle voulait inscrire son nom et celui de sa lignée dans la pierre, constate l’ancienne députée
(UMP) Françoise de Panafieu. Quand on a survécu au plus grand drame du XXe siècle, on ne
voit évidemment pas la vie de la même manière. Les enfants, le travail, la politique : elle a
tout fait comme si elle défiait la mort. Elle voulait être exemplaire aux yeux de ses enfants, de
ses proches et surtout, de tous ceux qu’elle a perdus. » A peine rentrée des camps, Simone
Veil s’inscrit à Sciences Po, se marie, élève trois garçons et décide d’appliquer sans délai le
principal enseignement de sa mère : pour être indépendante, une femme doit travailler. Au
terme d’un rude débat conjugal, Antoine Veil finit par transiger à condition que sa femme
s’oriente vers la magistrature.

3
Simone Veil évolue dans les milieux du Mouvement républicain populaire (MRP), dont son
mari est proche, mais son cœur penche parfois à gauche : elle s’enthousiasme pour Pierre
Mendès France, glisse à plusieurs reprises un bulletin de vote socialiste dans l’urne et
s’inscrit brièvement au Syndicat de la magistrature. En mai 1968, elle observe avec
bienveillance la rébellion des étudiants du Quartier latin. « Contrairement à d’autres, je
n’estimais pas que les jeunes se trompaient : nous vivions bel et bien dans une société
figée », écrit-elle.

Lors de la présidentielle de 1969, elle vote pour Georges Pompidou… sans se douter qu’elle
intégrera bientôt le cabinet du garde des sceaux. Elle devient ensuite la première femme
secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature, puis, la première femme à siéger
au conseil d’administration de l’ORTF. « Nos parents étaient assez atypiques, note son fils
Jean Veil. Ma mère travaillait alors que celles de mes copains jouaient au bridge ou
restaient à la maison. » « Nous habitions place Saint-André-des-Arts et quand elle était à la
chancellerie, elle revenait déjeuner avec nous à midi, à toute vitesse », raconte Pierre-
François Veil. « Et on finissait souvent de manger sur la plate-forme du bus parce qu’on
était en retard ! ajoute son frère Jean. Notre mère n’était pas très exigeante sur le plan
scolaire. Ses exigences portaient plutôt sur le comportement et la morale. Ce qu’elle ne
voulait pas, c’est qu’on reste à ne rien faire. Ça, ça l’énervait beaucoup. »

« Nous ne pouvons plus fermer les yeux »


Car Simone Veil a la passion de l’action, pour ses enfants comme pour elle-même. Elle est
bien vite servie. Un jour de 1974, le couple Veil dîne chez des amis lorsque la maîtresse de
maison demande discrètement à Simone Veil de sortir de table : le premier ministre Jacques
Chirac souhaite lui parler au téléphone. « Il m’a demandé si je voulais entrer au
gouvernement pour être ministre de la santé, racontait-elle en 2009. J’étais magistrat, la
santé, ce n’était pas la chose principale de mon existence mais après de longues hésitations,
j’ai fini par accepter tout en me disant : “mon Dieu, dans quoi vais-je me fourrer ?”
Pendant plusieurs semaines, je me suis dit que j’allais faire des bêtises. Au pire, on me
renverrait

dans mes fonctions ! » Simone Veil, alors ministre de la santé, défend son texte autorisant
l’IVG à la tribune de l’Assemblée nationale le 26 novembre 1974. AFP

4
La tâche de la toute nouvelle ministre de la santé s’annonce rude : le Planning familial s’est
lancé dans la pratique des avortements clandestins. Le prédécesseur de Simone Veil à la santé
Michel Poniatowski la prévient qu’il faut aller vite. « Sinon, vous arriverez un matin au
ministère et vous découvrirez qu’une équipe squatte votre bureau et s’apprête à y pratiquer
un avortement… » Simone Veil présente très rapidement un texte pour autoriser l’IVG, qui
lui vaut des milliers de lettres d’insultes. « A cette époque, certains de ses amis ne voulaient
plus la recevoir, d’autres ont cessé de lui adresser la parole, raconte Françoise de Panafieu,
dont la mère, Hélène Missoffe, était secrétaire d’Etat à la santé dans le même gouvernement.
On imagine mal, aujourd’hui, la violence des débats. »

Le 26 novembre 1974, alors que des militants de Laissez-les vivre égrènent silencieusement
leur chapelet devant le Palais-Bourbon, Simone Veil monte à la tribune de l’Assemblée
nationale pour défendre son texte :

« Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300 000 avortements qui, chaque année,
mutilent les femmes de ce pays, qui bafouent nos lois et qui humilient ou traumatisent celles
qui y ont recours. (…) Je ne suis pas de ceux et de celles qui redoutent l’avenir. Les jeunes
générations nous surprennent parfois en ce qu’elles diffèrent de nous ; nous les avons nous-
mêmes élevées de façon différente de celle dont nous l’avons été. Mais cette jeunesse est
courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire
confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême. »

En réponse, le député René Feït fait écouter les battements du cœur d’un fœtus tandis que
Jean Foyer (UDF) dénonce les « abattoirs où s’entassent les cadavres de petits d’hommes ».
Jean-Marie Daillet (UDF), qui dira plus tard ignorer le passé de déportée de Simone Veil,
évoque même le spectre des embryons « jetés au four crématoire ». Le baptême du feu est
rude, mais pendant les débats, Simone Veil s’impose comme une femme politique de
conviction : Le Nouvel Observateur en fait la « révélation de l’année ».

5
Présidente du Parlement européen
Simone Veil passe cinq ans au ministère de la santé, un poste qu’elle retrouvera de 1993 à
1995 dans le gouvernement d’Edouard Balladur. Elle est alors au zénith de sa popularité :
en 1977, lorsque Antoine Veil se présente sous les couleurs du RPR aux élections
municipales, à Paris, les électeurs ne cessent de lui demander s’il est le « mari de Simone
Veil ». « Non, répond-il dans un sourire, c’est Simone Veil qui est ma femme… » Les
collaborateurs de Simone Veil décrivent volontiers une femme exigeante, qui s’emporte
facilement et supporte mal la médiocrité. Dans ses Mémoires, Roger Chinaud, qui l’a vue un
jour tempêter contre son directeur de cabinet, affirme que dans ce domaine, il ne lui connaît
qu’un seul rival, Philippe Séguin.

image: [Link]
du-parlement_e6d2e240e624d7987b6b165bac4a1e06.jpg

Simone Veil, présidente du Parlement européen, lors de son discours d’inauguration


à Strasbourg, le 18 juillet 1979. AFP

En 1979, Valéry Giscard d’Estaing, qui aime les symboles, décide de faire de Simone Veil,
qui vient d’être élue députée européenne, la présidente du premier Parlement européen élu au
suffrage universel. « Qu’une ancienne déportée accède à la présidence du nouveau
Parlement de Strasbourg lui paraissait de bon augure pour l’avenir », écrit-elle. Jacques
Delors se souvient de l’élan de ces années-là. « Le Parlement européen faisait ses premiers
pas, tout était neuf, tout était à inventer. Nous vivions dans les balbutiements d’une Europe
enthousiaste mais Simone Veil a fait preuve, pendant sa présidence, d’une qualité rare : le
discernement. Dès son discours d’intronisation, elle a souligné les difficultés de la
construction européenne. »

Dans les années 1990, Simone Veil s’éloigne du monde politique pour se consacrer au
Conseil constitutionnel. A la fin des années 2000, elle se retire peu à peu de la vie publique :
en 2007, elle quitte le Conseil constitutionnel, puis, quelques semaines plus tard, la
présidence de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Son mari et sa sœur sont décédés,
elle vit au pays des souvenirs – celui de ses proches, bien sûr, mais aussi celui des morts de la
Shoah. « Je sais que nous n’en aurons jamais fini avec eux, écrivait-elle. Ils nous
accompagnent où que nous allions, formant une immense chaîne qui les relie à nous autres,
les rescapés. »

6
Fiche 1: «Un secret» : Philippe Grimbert – Qui est-ce?

Philippe Grimbert est né en 1948 dans la capitale française. Après avoir


suivi des études de psychologie, il décide de partager ses connaissances
en publiant des ouvrages.

Sur les traces de son enfance

Philippe est l’unique enfant de la famille Grimbert. Il grandit entouré

d’amour, mais ressent au fond de lui-même un manque étrange : le

manque d’un frère. Il a toujours senti la présence d’un frère qu’on lui

cachait. Est-ce son imagination démesurée d’enfant qui lui jouait des

tours ? Philippe Grimbert n’est pas un enfant comme les autres. Il est né

avec le don de la psychanalyse. D’ailleurs, dans son roman

autobiographique intitulé « un secret » qui a été publié en 2004, Philippe

Grimbert explique qu’aussi étrange que cela puisse paraitre, les liens

fraternels lui ont permis de percer un lourd secret de famille : l’existence

d’un frère. Un frère né d’une précédente union de son père, mais qui est

décédé à Auschwitz.

De la psychologie à l’écriture

Philippe Grimbert se passionne pour la psychologie. Analyser le

comportement de l’être humain pour le comprendre à la méthode de

Sigmund Freud (on chasse les maux par des mots) est sa spécialité.

Pendant une dizaine d’années, M. Grimbert va exercer sa profession au

sein d’un cabinet qui étudie l’inconscience, notamment auprès des

adolescents. Il deviendra, par la suite, son propre patron en ouvrant son

7
cabinet dans la capitale française tout en collaborant avec deux instituts

qui gèrent les enfants autistes. En parallèle, Philippe Grimbert se voue

une passion pour le monde artistique (musique, écriture et danse) ainsi

que pour les nouvelles technologies. Une passion dévorante qui l’invite à

s’essayer à la littérature psychanalyste avec la publication de son premier

essai « Psychanalyse de la chanson » en 1996.

Le métier de psychothérapeute et écrivain : deux passions étrangement

liées

Dans l’exercice de ses fonctions, Grimbert a choisi un domaine qui lui

tenait à cœur ; comprendre les enfants autistes et psychotiques. Le corps

humain reste pour ce grand Homme un grand mystère. Certes, la science

donne des explications sur certains comportements, mais Grimbert pense

qu’un suivi prononcé et individuel d’un enfant autiste peut l’aider

efficacement à évoluer. Philippe Grimbert parviendra-t-il à percer les

secrets de l’inconscience ? Si seul l’avenir détient cette réponse, Philippe

profite de sa plume pour partager ses connaissances sur l’inconscience au

travers d’essai et de romans. Son premier roman, qui est intitulé, « la

petite robe noire », et publié en 2001 révèle ses talents. S’en suit

l’ouvrage titré « Un secret », qui sera adapté au cinéma en 2007 par

Claude Miller et récompensé par trois prix. Ce roman sera vendu à plus de

900 000 exemplaires. Grimbert continue à produire des œuvres à succès ;

« La mauvaise rencontre » en 2009, « un garçon singulier » en 2011 et «

Nom de Dieu » en 2014.

Tous les romans de Philippe Grimbert narrent des histoires

ensorcelantes qui permettent aux lecteurs de porter un autre jugement

8
sur les complexités de la psychanalyse et du fonctionnement du corps

humain.

Source: [Link]

Discutez les questions en vous référant au texte:

1. Philippe Grimbert où est-il né, et avait-il des frères ou des soeurs?

2. Comment était sa vie familiale?

3. Qu’est-ce qui manquait à Philippe quand il était garçon?

4. Qu’a-t-il découvert et comment était cette découverte?

5. Depuis combien de temps travaillait-il avec les adolescents et dans


quel domaine de la psychologie?

6. Hors la psychanalyse, quelle est son autre passion?

7. Dans quelle année a-t-il publié son premier roman?

8. Comment savons-nous que le roman Un Secret a été une grande


réussite?

9. Le texte décrit ses romans comme ensorcelantes? Qu’est-ce que


cela veut dire en anglais et dans vos propres mots en français?

9
Fiche 2: «Un secret» de Philippe Grimbert

Présentation du roman

Remplissez les blancs avec les mots dans le tableau ci-dessous.


ATTENTION – Il y a un mot qui ne figure pas dans le texte!

« Un secret » est un roman ________________ écrit par Philippe Grimbert.


L’histoire est racontée par un ___________, Philippe, et se ____________ dans
la période _____________________de la Seconde Guerre mondiale. Fils
unique d’une famille bâtie sur un fond de drame sentimental, Philippe
s’est ________________une histoire à lui. Louise, une amie fidèle et
surtout_________________, va lui révéler un secret qu’il a
_________________intuitivement à travers des petits indices
__________________qui jalonnent sa vie. Cette révélation n’est, en fait,
qu’une confirmation de ce dont il a été toujours _________________,
seulement elle sera plus ________________que dans son imagination. « Un
secret » est un livre où l’auteur manie subtilement le__________________, la
___________________et les conséquences souvent imprévisibles de l’amour
et des désirs physiques. Il met également une évidence le contraste entre
les parents « __________et vigoureux » et leur enfant «malingre et chétif ».
C’est le second roman de l’auteur, il a été primé par les lectrices du
magazine Elle en 2005. Il fut également gratifié du prix Wizo en 2005 et
du Femina concourt en 2004. En 2007, il a été______________au grand
____________avec des acteurs comme Patrick Bruel, Cécile de France, Julie
Depardieu et Ludivine Sagnier. (Source: [Link]

10
forts construit culpabilité confidente

soupçonné convaincu autobiographique adapté

après-guerre significatifs écran grande

déroule mensonge bouleversante narrateur

Fiche 3: «Un secret» de Philippe Grimbert – On lit!

Lecture des pages 11 à 17 «…..à ne rien savoir.»

11
Quels mots pourrait-on utiliser pour décrire le personnage du narrateur
dans ces premières pages du roman? Discutez avec une partenaire et
surlignez-les dans le tableau. Vous allez justifier vos réponses dans la
discussion qui suit l’exercice.

fort gros intelligent chétif fragile solitaire


peu exigeant malheureu sociable curieux doux
intelligent x

envieux vigoureux fâché sûr de lui malingre sportif


maigre extraverti grand bien aimé sensible désobéissan
t
seul heureux incertain obéissant bizarre craintif

A discuter:

 Qu’est-ce qu’il découvre dans la chambre de service et quel a été


l’effet sur lui?

 Quel aspect de la description après la découverte fend le coeur?

 Comment sait-on, qu’autrefois, ses parents étaient en bonne santé?

Fiche 4: «Un secret» de Philippe Grimbert


Exercice de contexte: pp.24-31

Citation du texte Contexte Trait(s) de


caractère
«….son regard me
réduisait à néant, il
détaillait mes
imperfections…»

«Je m’en suis voulu de


leur faire vivre cette
honte…..mon statut de

12
vaincu.»

«…loin de jeux de
ballon et des
exclamations qui
résonnaient sur le
territoire des
garçons.»
«….J’y plongeais mon
visage …..en pressant
mon ventre sur le
rebord de chêne, pour
recompense à ma
guise la silhouette
d’une gymnaste…..»
«Je recherchais sa
compagnie, traversant
le plus souvent
possible l’étroit
couloir….pour lui
rendre visite.»
«òu je pouvais parler
sans contrainte.»

«Je comprenais les


raisons de son geste»
«Elle vivait dans le
pavillon de son
enfance, elle y était
née, y avait grandi.
Son horizon se limitait
aux deux pièces….elle
y soignait sa mère
répétant le soir pour la
vieille femme
impotente»
«Je m’y
reconnaissais.»

13
Fiche 4.5: Citations à découper pp.35-top 43 (Maxime/Tania)
et à mettre dans le bon ordre après la lecture

J’ai longtemps été un petit garçon qui rêvait une famille


idéale……j’ai imaginé la rencontre de mes parents.

La pratique du sport, leur passion commune, avait réuni


Maxime et Tania.

Maxime est le fleuron de cette troupe, il brille dans le


gymnase

14
Les faibles moyens de Joseph, émigré roumain, ne lui
ont permis d’assurer à ses trois enfants de longues
études.

Préféré de sa mère Caroline…..il aime séduire.

Impressionné par l’ardeur de ces garçons et de ces


filles, il s’est aussitôt inscrit et a commencé à pratiquer
différentes disciplines…..

En quelques années, sa carrure d’athlète fait oublier


ses origines.

Elle défile pour les couturiers…la sûreté de son trait


ayant attiré l’attention elle s’est inscrite dans une école
de modélistes.

Les deux femmes vivent seules…..Le père de Tania les


a abondonnées.

Dès son plus jeune âge il a tenté de l’initier à son


instrument et elle garde de ces leçons un souvenir
terrifié.

Tania imaginait son père dans un village de brousse,


apprenant le violon à de petits indigènes bien plus
doués qu’elle.

15
…seules ses aptitudes physiques ont été
remarquées…….très vite, Tania s’y est distinguée

Maxime a remarqué la beauté de Tania. Il veut la


conquérir. Tania est elle aussi séduite par cette
garçon….

Moulée dans un maillot noir…..Tania est éblouissante.

Fiche 5: «Un secret» de Philippe Grimbert, chapitre 2

Travail de groupe: Lecture des pages 43 à 55

1. Discutez les questions que votre professeur vous a confiées:

pp.43-45

1. Quel vocabulaire plutôt agressif figure dans le premier paragraphe?


2. Tania fait quel sport et comment sait-on qu’elle est douée?
3. Comment Grimbert décrit les femmes qui s’installent dans la voiture
décapotable de Maxime?
4. Quel est le problème pour Maxime avec ses rencontres?
5. Comment peut-on décrire l’attitude de Maxime envers les femmes
avant de tomber amoureux avec Tania?
pp.46-48

1. Combien de temps s’écoulait avant leur mariage?


2. Pourquoi Maxime n’a-t-il pas hâte d’avoir des enfants?
3. On est dans quelle période historique dans ce passage?
4. Qu’est-ce la ligne Maginot?

16
5. Pourquoi la dernière ligne se montre à la fois ironique et tragique à
votre avis?
pp.49-53

1. Qu’est ce que ses parents mentionnent chaque fois qu’ils parlent de


la guerre?
2. Louise est quelle sorte d’amie et pourquoi?
3. De quelle façon souffrent la plupart des Français pendant la guerre?
4. Maxime et Tania souffrent-ils et pourquoi (pas)?
5. Que font-ils pour aider leurs hôtes?
6. Comment décrire leur vie à la campagne quand ils ne travaillent
pas? Trouvez du vocabulaire dans le texte pour justifier votre
réponse.
7. Comparez-la avec ce qui se passe en ville.
pp.53-55

1. Comment apprennent-ils des informations?


2. Comment leur vie est-elle décrite dans le premier paragraphe?
3. «…sous les couvertures d’un manuel d’histoire.» Pourquoi est-ce
significatif?
4. Pourquoi les autres commerçants parisiens n’ont pas été obligés de
fuir?
5. Qu’est ce que le deuxième paragraphe de la page 54 nous révèle?
6. Maxime ne veut pas toujours un enfant. Pour quelle(s) raison(s)?
7. Le petit nouveau-né est une sorte de déception – pourquoi?
8. «L’éclair d’amertume» – pourquoi?

__________________________________________
2. On est dans une école primaire britannique! De la traduction
simultanée:

 Choisissez un passage d’au moins 15 lignes de la section que vous


avez lue.

17
 Lisez-le phrase par phrase à un débit assez authentique à une
partenaire.
 Elle traduit directement en anglais pour un jeune enfant anglophone
monolingue.
 Après avoir fini, changez de rôle et votre partenaire lit une passage
différent.

Fiche 6: «Un secret» de Philippe Grimbert

Travail sur les pages 49-82 (fin de chapitre III)


Exercices et analyse thématique

1. Discussion: Qu’est-ce qui vous a frappé le plus en faisant l’analyse


de ces pages?

2. Traduction:

Discutez avec une partenaire la traduction en anglais des deux passages


suivants:

1. p.64: le premier paragraphe «Au cours de nos après-midi……...la porte.


»

2. p.79: Le dernier paragraphe: «Après avoir vécu toutes ces années………


aux flammes.»

3. Exercice à trous: Louise révèle quelques détails du secret

Sans regarder le roman, choisissez le mot qui convient le mieux:

Trois ________ surgirent de___________, _________j’entendis les noms pour la


première_________: Robert, Hannah et Simon. Robert, le _________de Tania,
Simon, le _________de Maxime et d’Hannah. J’ai _________Louise dire (cela)
…, et je n’ai rien______________. J’ai __________que mon père et ma mère,
avant de _____________mari et femme, ____________beau-frère et belle-
soeur et je n’ai pas ___________…..Louise venait enfin de _____________le

18
nom de Simon…..(elle) l’avait connu, aimé. Avant d’être le________, Joseph
avait été son grand-père, Georges, Esther, Marcel, Elise, sa famille
___________. Avant de devenir ma mère, Tania avait __________sa
tante…..Louise voulait me dire encore une chose, la plus________________,
mais sa _________s’est étranglée. (p.76)

été fils réagi mien devenir dont voix prononcer


ressenti proche l’ombre étaient fois entendu mari
appris morts douleureuse

4. Le mûrissement du narrateur – Comment a-t-il changé à votre


avis?

5. Les thèmes principaux

Pour chaque thème que l’on discute en lisant le roman, consacrez une
fiche A4 à laquelle vous ajouterez des notes et des citations au fur et à
mesure.

1: L’Occupation

1. Cherchez des références à la guerre et les effets de cette guerre.


Notez de courtes citations frappantes pour justifier vos exemples:

Par exemple: p.49 « la pénurie et les menaces de réquisition…..franchir la


ligne de démarcation.»

2. A votre avis, quels sont les autres thèmes à considérer dans les
chapitres I-III? Notez-les ci-dessous.

19
Questions thématiques sur les pages 49-82 (fin de chapitre III)

(TEACHER VERSION)

L’Occupation/la guerre (citations)

p.51: comment imaginer le hurlement des sirènes arrachant à leur


sommeil des familles…l’angoisse des femmes….tombeau

p.53: ceux qui n’étaient pas obliges de fuir….

la guerre réduite aux informations diffusées…..les images d’épouvante

p.54: les tickets de rationnement

p.64: les angoisses, les humiliations des persecutés

pp.67-68: le documentaire: Ces terribles montagnes…des pyramides de


cheveux….une fosse…. Cette poupée disloquée, traînée comme un sac…

p.72-73: la foule anonyme des victimes

….les panneaux humiliants……les sièges interdits…le port de l`étoile


jaune devenu obligatoire

p.78: ….l’Occupation, Vichy, le sort des juifs, la ligne de


demarcation….s’animaient soudain

…cette poignée de cendres soufflé par le vent de Pologne = Simon

p.81: **Simon et Hannah effacés à deux reprises: par la haine de leur


persécuteurs et par l’amour de leurs proches**

Fiche 7: «Un secret» de Philippe Grimbert


20
Révisions des trois premiers chapitres

1. Remplissez les blancs dans ces résumés des chapitres I-III. Vous
trouverez les mots sous chaque texte.
2. Après, discutez la traduction de votre texte.

Chapitre I : Les __________________

Le ___________ est un enfant ______________et fragile né en 1948 dans une


France qui sort à peine de la guerre. Il est extrêmement complexé par son
physique chétif, d’autant plus que ses parents Tania et Maxime
sont___________, athlétiques et sportifs convaincus. Leur domicile dispose
d’ailleurs d’une salle de culture physique au fond du magasin de sport
familial. Pour compenser, il _____________ un frère aîné qui serait tel que
ses parents l’auraient désiré : fort, intrépide, dynamique ; un frère qui le
protégerait, lui montrerait l’exemple et saurait le réconforter. Avec le
temps, l’idée de ce frère se transforme en _______________éprouvante,
invalidante, même.
Par ailleurs, il est vaguement _______________par son _____________tardif et
les traces qu’il porte de l’ablation de son prépuce alors qu’il n’a aucun
souvenir, pas plus de l’intervention chirurgicale que du phimosis
douloureux qui l’aurait rendue nécessaire. Il trouve également étrange
_____________ de son nom : Grimbert, alors que Grinberg aurait été plus
logique. Un jour, au ______________il trouve un vieux chien en
_____________qu’il emporte avec lui et baptise « Sim ». Sa mère
est___________, son père le gronde.
Heureusement qu’il y a___________ , ____________qui s’occupe de ses
fréquents traitements. C’est une dame de 60 ans, boiteuse, grosse
fumeuse, mais si attentive à ses chagrins qu’il passe beaucoup de temps
avec elle, dans son cabinet voisin du_____________.

grenier baptême peluche intrigué Louise troublée


narrateur l’orthographe s’invente obsession magasin l’infirmière
doutes beaux malingre

Chapitre II. La version _________________

Confronté aux non-dits, le narrateur reconstitue une histoire __________de


sa famille avant sa__________, à partir des maigres fragments qu’on lui a
livrés volontairement ou involontairement.

21
Son père, Maxime, d’origine_____________, laissant de côté ses ambitions,
a repris la bonneterie familiale, mais se consacre à corps perdu
au____________. C’est à la ______________qu’il aperçoit pour la première fois
Tania, une championne de_______________, par ailleurs styliste et
mannequin. Il est subjugué et il n’aurait pu en être autrement : c’est le
couple le mieux assorti du monde. Elle ____________avec sa mère qui tient
une boutique de couture. Maxime et Tania se marient et transforment la
bonneterie en magasin de sport. En 1942, ____________ /
_____________________ et des restrictions, ils confient leur commerce à leur
voisine Louise et passent en ____________________dans l’Indre, à Saint-
Gaultier dont la seule évocation du nom semble les transporter au
________________terrestre. De retour, la _____________finie, ils relancent leur
affaire et, quelques années plus tard, Tania donne _______________à ce fils
qui leur ressemble si peu.

zone libre paradis naissance plongeon venue l’Occupation


vit piscine fuyant roumaine sport officielle (x2) guerre

Chapitre III. Le narrateur ____________

Il ________________, calme et docile, bon élève et toujours aussi mauvais


sportif. Cependant, notre narrateur recommence à se __________des
questions, nourries par les films sur la période de ________________qu’il voit
au cinéma. Et, lorsqu’il a ______________ans les mauvaises
____________________ antisémites d’un camarade de classe, au cours de la
projection pédagogique d’un documentaire sur les
camps_______________________, le mettent en______________. Il se
__________sur lui à bras-le-corps. Pour la première fois de sa vie,
il___________________. Il en sort perclus d’ecchymoses dont il ne révèle
l’origine qu’à cette bonne Louise qui ___________que le moment est venu
de ____________/_______________le grand secret de son________________.

quinze origine d’extermination avouer sent se


bagarre poser rage grandit guerre jette
plaisanteries libéré lui

Fiche 8: «Un secret» de Philippe Grimbert

Travail sur Chapitre IV, pages 84-110

1. Discussion: Quel titre donneriez-vous à ces pages dans un résumé?

22
2. Analyse de caractère

- Quels adjectifs ci-dessous choisiriez-vous pour décrire Maxime?


- Entourez-les et inventez d’autres si vous pouvez
- Justifiez tous vos choix en vous référant au texte:

égoiste froid sensible faible romantique respectueux


mûr traitre amoureux loyal courageux passionné
obsédé gentil sportif sinistre irrespectuex paternel
bienveillant craintif lâche têtu fort inapproprié
chétif

_____________________________________________

3. Exercice à choix multiple: Entourez la réponse qui convient le


mieux:

1. Les conquêtes faciles (p.87) dans le passé de Maxime: cela veut


dire:

a) Il était soldat dans la guerre.


b) Ses liaisons amoureuses
c) Les compétitions de sport qu’il a gagnées

2. La vision de sa belle-soeur, Tania, a failli gâcher son mariage (p.91)


parce que…

a) Maxime n’avait plus d’appétit pendant le repas


b) Tania devient une obsession grâce à sa beauté
c) Tania allait dire à Hannah que Maxime la regardait fixement

3. «….elle regarde son ventre s’arrondir.» (p.93)

a) Hannah a trop mangé de foie gras.


b) Hannah est enceinte.
c) Cela lui arrive quand elle boit trop d’eau.

4. Louise donne «…..la chair au petit fantôme. » (p.96) Le fantôme est:

a) l’ancien mari de Tania, Robert


b) le grand-père du narrateur, Joseph
c) Simon

23
5. La France est «… patrie de la liberté.» (p.96). Autrement dit:

a) Ils ne devraient pas avoir peur.


b) Ils vont être poussés à l’exil.
c) Les Allemands libéreront tous les Juifs qu’il ont arrêtés.

6. On parle des rafles qui se généralisent. Une rafle est:

a) une fête dans le rue avec des prix .


b) un don charitable
c) le rassemblement violent des Juifs

7. «L’ennemi n’est plus seulement reconnaissable à ses uniformes. »


(p.99) Cela veut dire que:

a) Les Allemands ne portent plus d’uniforme à Paris


b) On ne sait pas qui va devenir persécuteur/collaborateur
c) L’ennemi parlent ouvertement de leur haine des Juifs

8. «Maxime fait la sourde oreille.» (p.101) Cela veut dire qu’

a) il fait l’autruche
b) il est prêt à faire face au danger
c) il est patient et n’entend pas les cris de son petit fils

9. «....l’image de ce pantin sinistre dont les vociférations lui ont rendue


odieuse une langue….» (p.100) Le pantin dont il parle est:

a) Monsieur Punch
b) une poupée sinistre d’un conte de fées allemand
c) Adolf Hitler

10. «….une langue…..qui l’avait bercé de ses lieders, de ses


opéras, l’avait nourri de sa littérature et de sa philosophie» (p.102).
Le sens de cette opinion de Maxime est:

a) La langue allemande est laide


b) Maxime est surpris que ceux qui viennent d’une culture si riche
puissent persécuter les gens.
c) Maxime n’est pas cultivé

11. «Maxime a refusé de se rendre au commissariat» (p.103).


Donc, il est:

a) têtu face au danger


b) sensé parce que les autres exagèrent
c) pratique

24
12. Hannah se sent «vaincue» (p.106). Pourquoi exactement?

a) Elle a reconnu le désir fou de son mari pour Tania.


b) Les Allemands occupent son appartement.
c) Elle a perdu un match de tennis contre Maxime.

13. Le port de l’étoile est devenu

a) un symbole de la Résistance
b) obligatoire pour tous les Juifs pour les repérer
c) un signe religieux bien respecté

14. Simon a demandé à Louise de coudre une étoile à son gilet


(p.110). Cela démontre:

a) sa fierté
b) son manque d’intelligence
c) son innocence

15. La «zone libre» (p.109) veut dire:

a) La partie du territoire français non-occupée jusqu’en novembre


1942 et l’invasion allemande. Dès lors, elle est appelée la zone sud.
b) Un arrondissement bohème dans le sud de Paris jusqu’en 1942 où
on va pour se divertir.
c) Une ville où les Juifs sont permis de vivre sans persécution jusqu’à
la fin de la guerre.

Fiche 9: «Un secret» de Philippe Grimbert (=> p.133)


Faites la comparaison entre les personnages suivants. Notez vos

réflexions.

Hannah Tania

Apparance

physique

Aptitude au sport

Traits de

personnalité

25
Relations à l’enfant

Relations à son

mari

Le narrateur Simon

Apparance

physique

Aptitude au sport

Traits de

personnalité

Passions/passe-

temps

Relations à sa

mère

Relations à son

père

Traduisez les phrases suivantes qui résument l’action :

1. Furthermore, they had been married before. Tania to Robert who had a
sister, the wife of Maxime.

2. Maxime is not religious (i.e. practicing) but Hannah’s parents insist on the
wedding festivities taking place in the Jewish tradition.

3. It is during the marriage itself that Maxime falls in love with his sister-in-
law whom he sees for the first time.

26
4. Both respectful of morality, they stifle their feelings.

5. However, the admiring look of Maxime does not escape Hannah,


particularly at a family outing to the swimming pool.

6. Then the war comes, Robert is mobilised and Tania keeps the shop in Lyon
all alone.

7. Maxime is convinced that the anti-Jewish law of 1940 does not concern
assimilated Jews, until the wearing of the yellow star becomes
compulsory, which he refuses to agree to do (vb : se soumettre à)

8. Hannah, overwhelmed by the knowledge that she is powerless in the face


of the strength of the attraction between Maxime and Tania, voluntarily or
involontarily, shows her actual identity papers to the Gestapo in the café.

9. Hannah and Simon are arrested. Nobody can prevent the tragedy without
denouncing themselves ! Later, Maxime is grief-stricken.

[Link] hour later, Esther and Louise cross the border and reach the free zone.

Fiche 10: «Un secret» de Philippe Grimbert

Questions sur le texte: Chapitre V et l’Epilogue. Travaillez en groupes:

27
pp.157-159

1. Comment la vérité transforme la vie du narrateur?


2. Comment ses parents changent?
3. «…les fantômes avaient desserré leur étreinte». Expliquez cette
citation dans vos propres mots.

pp.160- 165

4. Où se trouve la peluche maintenant et pourquoi est-ce que c’est


une bonne idée?
5. Qu’est-ce que le narrateur trouve et quel en est l’effet sur lui?
6. Que se passe-t-il pour la première fois dans sa vie?
7. Que trouve-t-il étrange et troublant au Père Lachaise?

pp.166-169

8. Il a quel âge maintenant? Comment le savez-vous?


9. Qu’est-ce qui se passe au lycée?
10. Où va-t-il et pourquoi?
11. Que découvre-t-il?
12. Comment le narratuer décrit-il la réalité de ce qu’il découvre?
13. Comment décrit-il Laval dans ces pages? Pourquoi?
14. C’est une situation étrange - pour quelle raison?
15. Quelle est sa motivation d’étudier la philosophie et de devenir
psychanalyse?

pp.170-173

16. Qu’est ce qui se passe?


17. «Elle n’avait jamais vu Maxime aussi bouleversé» Qu’en
pensez-vous?
18. La situation permet au narrateur de parler à son père. Donnez
quelques details de la conversation.
19. Quelle est la réaction de son pére?
20. Que pensez-vous des actions du narrateur?
21. Qu’est-ce qui se passe pour la première fois dans le texte/la
vie du narrateur?
22. Trouvez une citation clé et frappante à utiliser dans une
rédaction.

pp.177-185

23. Comment la vie du narrateur a-t-elle changé?

28
24. Où se trouve-t-il et quel est l’effet sur lui?
25. «…la fille de celui qui avait offert à Simon un aller simple vers
le bout du monde» A qui at à quoi fait-il reference?
26. Laval, qu’a-t-il fait que le narrateur trouve aussi odieux?
27. Quelle décision est prise par Grimbert au cimetière?
28. Quel en serait l’effet sur Grimbert?

29. Il se sent comment en générale lors de cette visite au


cimetière?
30. Quand il regarde ses mains, à quoi pense-t-il?
31. Quel geste tragique de la part de son père nous raconte-t-il?
Que signifie le mot «la déchéance» qu’on pourrait citer comme
raison pour ce geste ?
32. Qu’est-ce qu’ils font Louise, Esther et le narrateur?
33. Quels étaient les deux derniers actes de Grimbert?
34. «….ses dates si rapprochées….» Pourquoi?
35. Le roman que vous venez de lire représente
____________________.

Discussion générale:

La fin du roman vous plaît-elle ou pas? Discutez avec un(e) camarade

Résumé chapitre par chapitre : «Un secret» de Philippe


Grimbert

Chapitre I : Les doutes

Le narrateur est un enfant malingre et fragile né en en 1948 dans une


France qui sort à peine de la guerre. Il est extrêmement complexé par son
physique chétif, d’autant plus que ses parents Tania et Maxime sont
beaux, athlétiques et sportifs convaincus. Leur domicile dispose d’ailleurs
d’une salle de culture physique au fond du magasin de sport familial. Pour
compenser, il s’invente un frère aîné qui serait tel que ses parents
l’auraient désiré : fort, intrépide, dynamique ; un frère qui le protégerait,
lui montrerait l’exemple et saurait le réconforter. Avec le temps, l’idée de
ce frère se transforme en obsession éprouvante, invalidante, même.
Par ailleurs, il est vaguement intrigué par son baptême tardif et les traces
qu’il porte de l’ablation de son prépuce alors qu’il n’a aucun souvenir, pas
plus de l’intervention chirurgicale que du phimosis douloureux qui l’aurait
rendue nécessaire. Il trouve également étrange l’orthographe de son
nom : Grimbert, alors que Grinberg aurait été plus logique. Un jour, au
grenier, il trouve un vieux chien en peluche qu’il emporte avec lui et
baptise « Sim ». Sa mère est troublée, son père le gronde.
Heureusement qu’il y a Louise, l’infirmière qui s’occupe de ses fréquents

29
traitements. C’est une dame de 60 ans, boiteuse, grosse fumeuse, mais si
attentive à ses chagrins qu’il passe beaucoup de temps avec elle, dans
son cabinet voisin du magasin.

Chapitre II. La version officielle

Confronté aux non-dits, le narrateur reconstitue une histoire officielle de


sa famille avant sa venue, à partir des maigres fragments qu’on lui a
livrés volontairement ou involontairement.
Son père, Maxime, d’origine roumaine, laissant de côte ses ambitions, a
repris la bonneterie familiale, mais se consacre à corps perdu au sport.
C’est à la piscine qu’il aperçoit pour la première fois Tania, une
championne de plongeon, par ailleurs styliste et mannequin. Il est
subjugué et il n’aurait pu en être autrement : c’est le couple le mieux
assorti du monde. Elle vit avec sa mère qui tient une boutique de couture.
Maxime et Tania se marient et transforment la bonneterie en magasin de
sport. En 1942,fuyant l’occupation et des restrictions, ils confient leur
commerce à leur voisine Louise et passent en zone libre dans l’Indre, à
Saint-Gaultier dont la seule évocation du nom semble les transporter au
paradis terrestre. De retour, la guerre finie, ils relancent leur affaire
et,quelques années plus tard, Tania donne naissance à ce fils qui leur
ressemble si peu.

Chapitre III. Le narrateur libéré

Il grandit, calme et docile, bon élève et toujours aussi mauvais sportif.


Cependant, notre narrateur recommence à se poser des questions,
nourries par les films sur la période de guerre qu’il voit au cinéma. Et,
lorsqu’il a quinze ans les mauvaises plaisanteries antisémites d’un
camarade de classe, au cours de la projection pédagogique d’un
documentaire sur les camps d’extermination, le mettent en rage. Il se
jette sur lui à bras-le-corps. Pour la première fois de sa vie, il se bagarre. Il
en sort perclus d’ecchymoses dont il ne révèle l’origine qu’à cette bonne
Louise qui sent que le moment est venu de lui avouer le grand secret de
son origine.

Chapitre IV. La vérité

Pendant cette période et avec l’aide de Louise, le narrateur reconstitue


peu à peu la vérité. Ses parents, les membres de sa famille, notamment
son oncle et sa tante, Marcel et Esther, qu’il voit régulièrement, et même
Louise, sont juifs. De plus, ses parents ont été mariés une première fois :
Tania à Robert qui avait une sœur, Hannah, femme de Maxime. Hannah et
Maxime avaient un fils : Simon, répondant en tous points aux aspirations

30
de son père, exactement comme le narrateur se l’était imaginé. Celui à
qui appartenait bel et bien le chien en peluche.
Maxime n’est pas pratiquant, mais les parents d’Hannah insistent pour
que les noces aient lieu dans la tradition et c’est au cours même de son
mariage que Maxime tombe amoureux de sa belle-sœur qu’il voit pour la
première fois. Respectueux tous deux de la morale, ils étouffent leurs
sentiments. Cependant, le regard admiratif de Maxime n’échappe pas à
Hannah, en particulier lors d’une sortie familiale à la piscine. Puis vient la
guerre. Robert est mobilisé. Tania tient seule leur magasin de Lyon.
Maxime est persuadé que la loi antijuive de 1940 ne concerne pas les juifs
assimilés, jusqu’à l’obligation du port de l’étoile jaune auquel il refuse de
se soumettre. C’est là que la famille décide de passer en zone libre.
Louise a de la famille à Saint-Gaultier, dans l’Indre, qui leur trouve un
logement. Les hommes partent d’abord. Expropriée à la suite de la loi de
1942, Tania les rejoint. Ses parents embarqués dans une rafle, Hannah
part seulement avec Louise, Simon et Esther, la sœur de Maxime. La
Gestapo les contrôle alors qu’ils attendent à une terrasse de café et
Hannah, anéantie de se savoir impuissante face à la force qui attire
Maxime et Tania l’un vers l’autre, volontairement ou involontairement,
montre ses véritables papiers d’identité. Elle est arrêtée ainsi que son fils.
Ne voyant arriver que Louise et Esther, Maxime est fou de douleur. Puis,
avec le temps, la passion prend le dessus, Tania et Maxime deviennent
amants pendant ces quelques mois hors du temps et hors des lois, qui
prendront dans leur mémoire une dimension de paradis sur Terre. Mais la
guerre s’achève et chacun part de son côté attendre le retour de son
conjoint. Robert, fait prisonnier est mort du typhus ; Hannah et Simon ne
reviennent pas. Devenu licite leur amour peut s’exprimer en public, mais
gardera toujours pour eux l’arrière-goût de la culpabilité dans laquelle il
est né. Ils se marient, ouvrent leur magasin de sport et naît notre
narrateur.

Chapitre V : d’Un Secret : Maxime déculpabilisé

Le narrateur, galvanisé par la connaissance du secret, prend confiance en


lui. Il aime les études et devient psychanalyse – grâce à cet épisode,
pense-t-il – malgré un premier échec au bac pour une réponse chargée de
colère polémique à une question sur le Président Laval.
Mais ses parents vieillissent. Maxime sombre dans la routine et s’attache
à un chien qui malheureusement se fera écraser. À cette occasion, le
narrateur lui révèle la destinée d’Hannah et de Simon qu’il a connue par
les archives : ils ont été gazés dès leur arrivée à Auschwitz. Maxime n’a
donc pas, réellement, trompé sa femme. Puis, la belle et athlétique Tania
se relève d’un AVC (accident vasculaire cérébral) avec des séquelles
invalidantes. Ne supportant pas la déchéance, le couple met
conjointement fin à ses jours. Maxime est incinéré et Tania repose au
carré juif du Père-Lachaise.

31
Épilogue

Prenant conscience qu’il existe des cimetières même pour les chiens,
plutôt que de se laisser ronger par la colère, l’auteur décide d’écrire ce
livre pour qu’il serve de mausolée à Simon et à Hannah.

Source: [Link]

32

Vous aimerez peut-être aussi