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Formation Sur L'audit Fiscal

La proposition de formation sur l'audit fiscal aborde la définition, les objectifs et les démarches de l'audit fiscal, en insistant sur l'importance de vérifier la régularité et l'efficacité fiscale des entreprises. Elle détaille les étapes de la mission d'audit, y compris la prise de connaissance, l'évaluation du contrôle interne et le contrôle des obligations fiscales. Enfin, le document présente les différents régimes d'imposition et types d'impôts applicables au Burkina Faso.

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Formation Sur L'audit Fiscal

La proposition de formation sur l'audit fiscal aborde la définition, les objectifs et les démarches de l'audit fiscal, en insistant sur l'importance de vérifier la régularité et l'efficacité fiscale des entreprises. Elle détaille les étapes de la mission d'audit, y compris la prise de connaissance, l'évaluation du contrôle interne et le contrôle des obligations fiscales. Enfin, le document présente les différents régimes d'imposition et types d'impôts applicables au Burkina Faso.

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PROPOSITION DE FORMATION SUR L’AUDIT FISCAL

SOMMAIRE

I- Définition de l’audit fiscal


II- Objectifs de l’audit fiscal
III- Démarches et techniques de la mission d’audit fiscal
A- Prise de connaissance
B- Evaluation du contrôle interne
C- Contrôle de la régularité fiscale de l’entreprise
D- Contrôle de l’efficacité fiscale de l’entreprise
E- Rapport d’audit fiscal
IV- Conclusion
I- Définition
L’audit fiscal est l’ensemble des opérations de contrôle, de recoupements et de vérifications
effectuées par un auditeur interne ou externe à l’entreprise. C’est un diagnostic de la
situation fiscale d'une entité permettant d'apprécier le respect des règles fiscales en vigueur
et l'aptitude de cette entité à mobiliser les ressources pour atteindre ses objectifs.
En effet, bien que l’approche d’audit fiscal ne diffère pas de l’approche d’audit financier, les
deux n’ont pas le même objectif.
Il s’agit pour l’audit fiscal de :
- Développer le cadre fiscal propre à l’entreprise ;
- Détecter les anomalies et insuffisances pouvant mener à un redressement fiscal
significatif en cas de contrôle fiscal ;
- Détecter les procédures ou les opérations qui entraînent des paiements indus
d’impôts et taxes ;
- Savoir si l’entreprise profite des opportunités et des avantages offerts par la
législation fiscale ;
- Proposer les améliorations devant être effectuées au niveau des procédures en vue
d’assurer le respect de la législation fiscale ;
- Mesurer le risque fiscal encouru par l’entreprise, ou inversement, le manque à gagner
par l’entreprise (coût d’opportunité) ;
- S’assurer que la direction de l’entreprise intègre la fiscalité parmi les critères de prise
de décision ;
- Améliorer les procédures de circulation des informations ayant une incidence sur la
fiscalité de l’entreprise ;
- Intégrer la fiscalité dans le système d’information de l’entreprise et notamment le
système d’information comptable.

II- Objectifs
L’audit fiscal poursuit deux principaux objectifs qui sont :
 Le contrôle de la régularité fiscale : Il s’agit d’un contrôle ayant comme finalité de
s’assurer de la fiabilité des informations fiscales. Il permet aussi de repérer les
anomalies, leurs origines et les risques fiscaux en vue de détecter les infractions
fiscales éventuelles et se préparer pour le contrôle fiscal.
La régularité fiscale constitue l’analyse du mode de traitement réservée aux problèmes
fiscaux au sein de la société auditée, dans laquelle l’auditeur fiscal va s’interroger sur
l’existence des spécialistes pour effectuer l’enregistrement comptable en conséquence
fiscale et de connaître si l’entreprise consulte ou non des conseillers fiscaux.
 Le contrôle de l’efficacité fiscale : Il s’agit d’un contrôle ayant comme but, la
mesure de la prédisposition de l’entreprise à profiter des avantages et des
opportunités qu’offre la loi en matière fiscale. Ce contrôle repose sur deux types de
choix : les premiers sont des choix tactiques liés à la gestion courante de l’entreprise.
C’est à titre d’exemple : le mode d’amortissement, le régime d’option de la TVA, etc.
Alors que les deuxièmes sont des choix stratégiques à titre occasionnel.
Le contrôle des choix tactiques est considéré comme un contrôle simple en faisant appel aux
outils traditionnels de l’audit à titre d’exemple les questionnaires, les examens directes des
comptes et des documents comptables. L’auditeur fiscal vérifie les principaux choix fiscaux
et les éléments de risque liés à ces choix. Il met en évidence les dispositions omises et
ignorées.
Alors que, pour le contrôle des choix stratégiques, l’audit permet de rapprocher la complexité
fiscale du projet au niveau des compétences des personnes, qui ont traité des problèmes
fiscaux pour examiner s’il n’a pas un manque à gagner ou bien des risques encourus. De
manière générale, l’audit à ce niveau va déterminer le degré de prise en compte de la
question d’efficacité fiscale.

III- Démarches d’audit fiscal

A- Prise de connaissance
Selon la norme ISA 315, l’auditeur doit acquérir une connaissance de l’entité et de son
environnement, y compris de son contrôle interne qui soit suffisante pour lui permettre
d’identifier et d’évaluer le risque et de concevoir et de mettre en œuvre des procédures
d’audit complémentaires.
Dans le but d’avoir une prise de connaissance générale de l’entreprise, l’auditeur doit
consulter le manuel fiscal de cette dernière. Ce manuel, qui doit être actualisé et mis à jour
constamment, peut être une source importante d’information dans la mesure où il se
compose essentiellement de :
 Un dossier juridique permanent ouvert nécessairement au nom de l’entreprise
auditée (Ce dossier regroupe les actes constitutifs de la société auditée).
 Un dossier fiscal permanent reflétant la réalité actuelle de l’entreprise.
La connaissance générale de l’entreprise couvre aussi l’identification des années à auditer,
généralement les années non atteintes par la prescription ainsi que la collecte de toutes les
informations lui permettant d’identifier son régime fiscal : son activité, le secteur dans lequel
elle évolue, son historique, son passé fiscal surtout si elle a déjà fait l’objet d’une vérification
de sa situation fiscale, la comptabilité tenue, les rapports de la direction, les P. V. des
assemblées, les rapports du commissaire aux comptes.
B- Evaluation du contrôle interne relative aux questions fiscales :

Pendant cette étape, l’auditeur fiscal va se focaliser sur la fonction fiscale de l’entreprise. Il
va se pencher sur les risques liés aux opérations comptables, de telle façon que le non-
respect des règles fiscales, soit dans le fond soit de dans la forme, entraîne des sanctions
par l’administration fiscale. Ce diagnostic du système de contrôle fiscal interne passe par :

 Description du système : la description du système s’avère une étape très


importante. Elle permet de comprendre le système et les mesures de sécurité mise
en place par l’entreprise. L’auditeur fiscal va examiner les procédures écrites de
l’entreprise. Il pourra aussi exploiter les dossiers et les conclusions des audits
effectués auparavant ;
 Autres vérifications : l’auditeur fiscal va tester quelques procédures décrites par
l’entreprise afin de vérifier si la pratique correspond réellement aux procédures
écrites. Par exemple, il peut tester la procédure de facturation pour bien vérifier que
toutes les opérations de vente sont bien enregistrées comptablement et bien traitées
fiscalement.

L’auditeur doit recueillir toutes les informations nécessaires lui permettant d’apprécier la
fonction fiscale de l’entreprise auditée. A cet effet, il doit s’informer sur :
 L’existence d’une fonction fiscale. En l’absence d’une telle fonction, il s’assure de
l’existence de personnes qualifiées chargées de la tenue du dossier fiscal et du
traitement des problèmes fiscaux.
 Non rattachement du service fiscalité à la direction générale (Un service fiscalité qui
est rattaché à une telle direction constitue une zone de risque).
 L’existence d’un système d’information fiable en matière de fiscalité. A cet effet, il
s’assure que les flux d’informations à caractère fiscal sont formalisés.
 L’existence d’une documentation fiscale (lois, codes et doctrines) mise à jour.
 La compétence des personnes chargées des problèmes fiscaux (le niveau de
maîtrise de la fiscalité et les autres dispositions réglementaires, le degré de prise en
compte de la fiscalité dans la prise de décision au sein de l’entreprise...).
 L’existence d’une formation continue en matière fiscale pour le compte du personnel
traitant des opérations à caractère fiscal.
 La répartition du temps de travail des personnes responsables des problèmes fiscaux
(un tel examen permet à l’auditeur d’évaluer la part du temps consacrée aux travaux
d’étude, de conseil ou de formation par rapport aux tâches déclaratives et
contentieuses).
Cette évaluation spécifique du CI sur le plan fiscal conduit l'auditeur à mettre en évidence :
- Les faiblesses du système de CI desquelles s'engendrent les risques fiscaux.
- Les forces du système de CI auxquelles on peut soutenir pour améliorer l'efficacité
de l'entreprise.

C- Contrôle de la régularité fiscale de l’entreprise

Revue du respect des obligations et des déclarations fiscales

L’auditeur fiscal doit s'assurer que la tenue de la comptabilité est opérée telle que définie par
les articles du droit comptable.

Il doit vérifier :
- L’existence de l’intégralité des mentions obligatoires sur les factures
- La facture porte l’identification fiscale de l’entreprise qu’il l’a délivrée (lorsque
l’entreprise exploite plusieurs établissements)

Au niveau des déclarations, l’auditeur fiscale doit vérifier :


- L’existence des déclarations mensuelles, trimestrielles et annuelles ;
- Le respect des délais ;
- Si les déclarations fiscales sont établies à partir des données comptables (cela
suppose que la comptabilité est constamment à jour) ou extracomptables (et cela
suppose une confrontation a posteriori des données déclarées avec les données
comptabilisées) ;
- Respect des obligations en matière de Lutte contre le blanchiment d‘argent et le
financement du terrorisme ;
- Connaissance des infractions et des sanctions en matière de fraude fiscale ;
- Respect des obligations en matière d’éthique et la lutte contre la corruption.

REGIMES D’IMPOSITION ET IMPOTS DU CGI DU BURKINA FASO

 DIFFERENTS REGIMES D’IMPOSITION

REGIME DU REEL NORMAL D’IMPOSITION :


Selon l’article 527 du CGI du Burkina Faso, le régime du bénéfice réel normal d’imposition
(RNI) s'applique aux contribuables, qu'ils soient personnes physiques ou morales, dont le
chiffre d'affaires annuel hors taxes est supérieur ou égal à 50 millions de francs CFA.
NB : En Côte d’Ivoire, il s’applique aux personnes physiques ou morales dont le chiffre
d’affaires annuel, toutes taxes incluses, excède 500 millions de francs CFA.

Ce seuil peut être ajusté proportionnellement pour les contribuables qui débutent leur activité
en cours d'année. Si un contribuable voit son chiffre d'affaires tomber en dessous de ce
seuil, il ne pourra passer au régime simplifié d’imposition que si cette situation persiste
pendant trois années consécutives. Les contribuables soumis au RNI doivent également
tenir une comptabilité conforme aux normes du SYSCOHADA.

REGIME DU REEL SIMPLIFIEE D’IMPOSITION :

Le régime du bénéfice réel simplifié d’imposition (RSI) s'applique aux contribuables,


personnes physiques ou morales, dont le chiffre d'affaires annuel hors taxes est compris
entre 15 millions et 50 millions de francs CFA.

NB : En Côte d’Ivoire, il s’applique aux personnes physiques ou morales chiffre d’affaires


annuel, toutes taxes incluses, est compris entre 200 000 001 et 500 millions de francs CFA.
Ce seuil peut être ajusté pour les exploitants qui commencent leurs activités en cours
d'année.

Si le chiffre d'affaires d'un contribuable tombe en dessous de ce seuil, il ne pourra passer à


la contribution des micro-entreprises que si cette situation persiste pendant trois années
consécutives. Les contribuables éligibles peuvent opter pour le régime du bénéfice réel
normal en adressant une demande au directeur général des Impôts avant le 1er février de
chaque année. Cette option est soumise à certaines conditions, notamment la régularité des
obligations fiscales et la conformité de la comptabilité aux normes du SYSCOHADA. L'option
est irrévocable pendant trois ans et peut être dénoncée à la fin de cette période ou par
l'administration fiscale en cas de manquements. Les contribuables sous le RSI doivent
également tenir une comptabilité conforme aux dispositions du SYSCOHADA.

CONTRIBUTION DES MICRO-ENTREPRISES :

La Contribution des Micro-Entreprises (CME) est un régime fiscal destiné à percevoir des
impôts au profit des collectivités territoriales, divisé en deux sous-régimes : le régime
déclaratif pour les contribuables ayant un chiffre d'affaires entre 5 millions et 15 millions de
francs CFA, et le régime du forfait pour ceux en dessous de 5 millions.

NB : En Côte d’ivoire, on parle de Régime des Micro-Entreprises (RME) pour les personnes
physiques ou morales dont le chiffre d’affaires annuel, toutes taxes incluses, est compris
entre 50 000 001 et 200 millions de francs CFA et le régime de la Taxe d’Etat de
l’Entreprenant (TEE) pour les personnes physiques ou morales dont le chiffre d’affaires
annuel, toutes taxes incluses, est compris entre 5 000 001 et 50 000 000 millions de francs.

La CME regroupe plusieurs impôts, notamment l'impôt sur les bénéfices industriels,
commerciaux et agricoles, l'impôt sur les sociétés, le minimum forfaitaire de perception, la
taxe patronale et d’apprentissage, ainsi que la contribution des patentes. Elle ne s'applique
pas aux contribuables du secteur élevage ou aux professions libérales. Les contribuables
doivent déclarer leur existence dans les 30 jours suivant le début de leur activité, délivrer des
factures et tenir une comptabilité de base. La contribution est calculée sur le chiffre d'affaires
annuel et doit être acquittée avec la déclaration fiscale, bien qu'une option pour le régime du
bénéfice réel simplifié soit possible, valable pour trois ans. Une carte d'imposition est aussi
requise comme pièce d'identité fiscale.

CONTRIBUTIONS DU SECTEUR ELEVAGE :

La contribution du secteur élevage est un régime fiscal appliqué sur les ventes de bétail,
volaille, peaux brutes, ainsi que les produits de la pêche et de l'aquaculture, avec 20 % des
recettes allant à l'État et 80 % au Fonds de développement de l’élevage. Sont assujettis à
cette contribution les producteurs et marchands destinant leurs produits à l'exportation,
tandis que ceux vendant pour la consommation intérieure en sont exonérés. Les faits
générateurs, incluent la vente pour la consommation intérieure et la déclaration en douane
pour l'exportation. Les tarifs de la contribution, varient selon les types d'animaux et de
produits. L'article 552 impose aux exportateurs de déclarer leurs ventes aux douanes et aux
producteurs de soumettre trimestriellement une déclaration fiscale. Enfin, une exemption de
formalités fiscales est accordée aux producteurs dont le chiffre d'affaires est inférieur à 15
millions de FCFA, tandis que pour les autres, la contribution est un acompte déductible de
l'impôt sur les bénéfices.

 DIFFERENTS TYPES D’IMPOTS

IBICA (Art.1-27 du CGI) :


L'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux agricoles (IBICA) est un impôt direct
appliqué aux bénéfices réalisés par les entreprises exerçant des activités industrielles,
commerciales et agricoles. Cet impôt vise à taxer les revenus générés par ces activités, en
tenant compte des bénéfices nets après déduction des charges admissibles, telles que les
coûts d'exploitation, les salaires et les amortissements. L'IBICA s'applique principalement
aux sociétés et aux personnes physiques qui exercent des activités lucratives dans ces
secteurs. Le bénéfice imposable, arrondi aux mille francs CFA inférieurs, est soumis à des
taux progressifs : 10 % pour les revenus de 0 à 500 000 CFA, 20 % pour ceux de 501 000 à
1 000 000 CFA, et 27,5 % au-delà d'un million de CFA. Les adhérents des centres de
gestion agréés bénéficient d'une réduction de 30 % de l'impôt sur les bénéfices. Les
contribuables doivent déclarer leurs résultats annuels et payer l'impôt spontanément au plus
tard le 30 avril de l'année suivante, auprès de la recette des impôts, sur présentation de la
déclaration de résultat fiscal. Un minimum forfaitaire de perception de l’impôt sur les
bénéfices industriels, commerciaux et agricoles est établi en fonction du chiffre d'affaires
hors taxes de l'année précédente, arrondi aux 100 000 francs CFA inférieurs. Ce minimum
est fixé à 0,5 % du chiffre d'affaires, avec des montants minimums de 1 million de francs
CFA pour les contribuables sous le régime du bénéfice réel normal et 300 000 francs CFA
pour ceux sous le régime simplifié. Les entreprises nouvellement créées sont exonérées de
ce minimum pour leur premier exercice d'exploitation.

IBNC (Art.28-41 du CGI) :


L'impôt sur les bénéfices des professions non commerciales (IBNC) s'applique aux
professions libérales, non-commerçantes et à d'autres activités lucratives. Il est dû sur les
bénéfices réalisés par ces personnes physiques, incluant les revenus des sociétés civiles
professionnelles et certains établissements privés. Les revenus imposables comprennent les
honoraires, les produits de bourse et les droits d’auteur, tandis que les charges déductibles
incluent loyers, rémunérations et amortissements. Certaines dépenses personnelles et
amendes ne sont pas déductibles. Les déficits peuvent être reportés sur les cinq années
suivantes. L'impôt est calculé sur le bénéfice net de l'année précédente, avec des taux
progressifs (10 % pour les revenus de 0 à 500 000 CFA, 20 % de 501 000 à 1 000 000 CFA,
et 27,5 % au-delà d'un million, avec négligence pour les fractions inférieures à 1 000 CFA)
et des montants minimums pour certaines professions (1 million de francs CFA pour les
contribuables sous le régime du bénéfice réel normal et 300 000 francs CFA pour ceux sous
le régime simplifié). Les contribuables doivent soumettre une déclaration annuelle et peuvent
bénéficier d'une réduction d’impôt s'ils sont affiliés à des centres de gestion agréés.
NB : En Côte d’Ivoire, il existe l'impôt minimum forfaitaire (IMF), fixé à 5 % des recettes
brutes, avec un minimum de perception de 400 000 francs, et les nouvelles entreprises sont
exonérées de l'IMF pour leur premier exercice comptable. Par ailleurs, des retenues à la
source de 7,5 % s'appliquent sur certaines rémunérations, avec des délais de versement
spécifiques aux autorités fiscales.

IS (Art.42-104 du CGI) :

L'impôt sur les sociétés (IS) est un impôt prélevé sur les bénéfices des entreprises et des
sociétés exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale. Il est calculé sur le
bénéfice net réalisé par l'entreprise au cours de l'exercice fiscal, après déduction des
charges admissibles, telles que les coûts d'exploitation, les salaires, et les amortissements.
Les bénéfices soumis à l'impôt sur les sociétés au Burkina Faso incluent uniquement ceux
réalisés par des entreprises exploitées dans le pays ou ceux attribués au Burkina Faso par
des conventions internationales sur les doubles impositions. Sont considérées comme
exploitant au Burkina Faso les sociétés résidentes (avec siège social ou direction effective
dans le pays) et les sociétés non-résidentes disposant d'un établissement stable. Les
entreprises ne remplissant pas ces critères sont imposables si elles réalisent des activités
complètes dans le pays. Le taux de l’impôt sur les sociétés est de 27,5 %. Il s’applique sans
abattement au bénéfice imposable des sociétés. Un minimum forfaitaire est établi, basé sur
le chiffre d'affaires hors taxes, dû par les sociétés déficitaires. Ce minimum est calculé à 0,5
% du chiffre d'affaires arrondi aux 100 000 francs CFA inférieurs, avec des montants
minimums spécifiques selon le régime d'imposition. Les entreprises doivent déclarer leurs
résultats annuels et payer l'impôt dû dans des délais spécifiques, souvent en plusieurs
acomptes provisionnels doivent être effectués sur la base de 75 % de l'impôt dû lors de
l'exercice précédent, les nouvelles sociétés étant exemptées durant leur premier exercice.
Certaines exonérations ou réductions fiscales peuvent s'appliquer, notamment pour les
petites et moyennes entreprises ou pour les secteurs d'activité jugés prioritaires par l'État. En
outre, les entreprises doivent produire une déclaration fiscale détaillée, accompagnée de
documents justificatifs, pour assurer la transparence et la conformité avec la réglementation
fiscale en vigueur.

IUTS (Art.102-119 du CGI) :

L'impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) est un impôt prélevé sur les
rémunérations versées aux employés, incluant les salaires, primes et autres avantages. Cet
impôt est calculé selon un barème progressif, où le taux d'imposition augmente avec le
montant des revenus bruts. Les employeurs ont l'obligation de retenir l'IUTS à la source lors
du versement des salaires et de le reverser aux autorités fiscales dans un délai spécifique,
généralement dans les 10 jours suivant le paiement. Certaines exonérations peuvent
s'appliquer, notamment pour les indemnités de logement, de fonction et de transport (dans
les limites de : 20% du salaire brut, plafonnée à 75 000 francs CFA pour les indemnités de
logement ; 5% du salaire brut, plafonnée à 50 000 francs CFA pour les indemnités de
fonction ; 5% du salaire brut, plafonnée à 30 000 francs CFA pour les indemnités de
transports) ou les allocations familiales, les indemnités de licenciement, les indemnités de
départ à la retraite, qui ne sont pas soumises à cet impôt. De plus, des déductions comme
les cotisations de sécurité sociale peuvent réduire le revenu imposable. Les entreprises
doivent également produire une déclaration annuelle, détaillant les salaires versés et l'IUTS
retenu, afin de garantir la conformité fiscale et de faciliter le contrôle par l'administration
fiscale.

IRCM (Art.129-159 du CGI) :

L'impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM) est un impôt prélevé sur les revenus
générés par les placements financiers et les actifs mobiliers, tels que les intérêts, les
dividendes et les plus-values. Cet impôt s'applique aux particuliers et aux entreprises qui
perçoivent des revenus de leurs investissements dans des comptes d'épargne, des actions,
des obligations et d'autres instruments financiers. Le taux de l’impôt sur le revenu des
capitaux mobiliers, sous réserve des conventions internationales sur les doubles impositions,
est fixé à 25 % pour les revenus des créances et les revenus non soumis à un taux
spécifique. Ce taux est réduit de moitié pour les intérêts et produits des comptes bancaires
et de dépôts. Pour les revenus de valeurs mobilières, le taux est de 6 % pour les intérêts des
obligations émises au Burkina Faso et de 12,5 % pour d'autres produits, avec une réduction
temporaire possible. Les sociétés nouvellement constituées bénéficient d'un taux réduit de
moitié sur les revenus des actions et parts durant les trois premiers exercices, sans excéder
42 mois. Les contribuables sont tenus de déclarer ces revenus dans leur déclaration fiscale
annuelle, et l'impôt est souvent retenu à la source, ce qui signifie qu'il est prélevé
directement par l'établissement financier au moment du paiement. Certaines exonérations
(Article 130 et 134 du CGI) ou abattements peuvent s'appliquer, notamment pour encourager
l'investissement à long terme, tandis que des règles spécifiques régissent le traitement des
plus-values. L'IRCM vise à garantir une collecte efficace des impôts sur les revenus du
capital tout en tenant compte des particularités des différents types de revenus mobiliers.

TVA (Art.296-334 du CGI) :


La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect sur la consommation, appliqué à la
plupart des biens et services vendus sur le territoire national. Perçue à chaque étape de la
chaîne de production et de distribution, elle est ajoutée par chaque entreprise au prix de ses
produits. Le taux de TVA est fixé à 18 %, il varie selon les biens et services, avec des taux
réduits pour certains produits de première nécessité. Les entreprises doivent collecter la TVA
auprès de leurs clients, la reverser aux autorités fiscales et peuvent déduire la TVA payée
sur leurs achats professionnels. La TVA payée sur les éléments d'une opération imposable
peut être déduite, sous certaines conditions. Les opérations d'exportation et celles
assimilées ouvrent également droit à déduction. Les assujettis peuvent déduire la TVA sur
les marchandises en stock destinées à des opérations taxables, ainsi qu'une fraction de la
TVA sur les investissements passés, selon des règles spécifiques. Certaines dépenses sont
exclues du droit à déduction, notamment les véhicules de transport de personnes, les
dépenses de logement, de restauration, et les objets de décoration. Les biens cédés
gratuitement ou à un prix inférieur au coût, ainsi que certains carburants, ne donnent pas
droit à déduction. La TVA facturée est due, mais celle facturée illégalement n'est pas
déductible. L'article 307 prévoit plusieurs exonérations, notamment pour les ventes réalisées
par les contribuables du régime simplifié, les exploitants agricoles pour les produits non
transformés, et les transports routiers de marchandises. Les exportations directes, les
transports aériens internationaux, ainsi que les ventes par l'État et les collectivités sont
également exonérés. D'autres exonérations concernent les œuvres d'art, les produits
alimentaires non transformés, les consultations médicales, et les services d'enseignement.
Ces exonérations visent à alléger la charge fiscale sur des secteurs essentiels et à
encourager des activités d'intérêt général, tout en permettant à la TVA de générer des
recettes fiscales pour l'État et de soutenir l'économie.

TAXES SUR LES PLUS-VALUES (Art.160-183 du CGI) :

Les taxes sur les plus-values sont des impositions appliquées sur les gains réalisés lors de
la cession d'actifs, tels que des biens immobiliers, des titres miniers et des titres de sociétés.
Concernant les plus-values immobilières, l'imposition est généralement calculée sur la
différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition du bien, après déduction des frais liés
à la transaction (Le taux de la taxe est fixé à 10%). Les plus-values issues de la cession de
titres miniers sont également soumises à une taxation, tenant compte des bénéfices réalisés
lors de la vente de droits d'exploitation ou de participation dans des projets miniers (Le taux
de la taxe est fixé à 20%). De même, la cession de titres de sociétés, qu'il s'agisse d'actions
ou d'autres participations, entraîne une imposition sur les gains réalisés (Le taux de la taxe
est fixé à 10% mais est porté à 20% si le cédant est résident d’un pays non coopératif ou à
fiscalité
privilégiée). Les contribuables doivent déclarer ces plus-values dans leur déclaration fiscale
annuelle, et des exonérations peuvent s'appliquer dans certains cas, comme pour la vente
de la résidence principale ou des titres détenus pendant une période prolongée. Ces taxes
visent à garantir une contribution équitable aux recettes fiscales de l'État tout en régulant les
transactions sur les marchés immobiliers et financiers.

TAXE PATRONALE ET D’APPRENTISSAGE (Art.227-233 du CGI) :

La taxe patronale et d’apprentissage (TPA) est due par les personnes physiques, morales et
organismes versant des rémunérations sous forme de salaires, indemnités et avantages en
nature, et est perçue pour le budget de l'État. Certaines entités, comme l'État, les
collectivités territoriales, les missions diplomatiques et les associations à but non lucratif,
sont exonérées de cette taxe. La base imposable comprend la totalité des rémunérations et
la valeur des avantages en nature, avec un abattement de 20% pour les adhérents des
centres de gestion agréée. Le taux de la taxe est fixé à 3% de cette base. Les redevables
doivent déclarer et verser l'impôt dû d'ici le dix du mois suivant, avec des dispositions
spécifiques si le montant mensuel n'excède pas 5 000 francs CFA. En cas de cession
d'entreprise ou de décès de l'employeur, les taxes doivent être réglées immédiatement. Les
contribuables doivent également fournir un état récapitulatif des versements effectués au
plus tard le 30 avril de chaque année, avec des délais spécifiques en cas de cessation
d'activité ou de décès.

CONTRIBUTION DES PATENTES (Art.234-246 du CGI) :

La contribution des patentes est due par les personnes physiques ou morales exerçant une
activité professionnelle non salariée au Burkina Faso, et elle est perçue pour le budget des
collectivités territoriales. Cette contribution est personnelle et ne peut être utilisée que par le
contribuable à qui elle est délivrée, et elle est établie dans le lieu d'implantation des
établissements. Certaines entités sont exonérées, notamment l'État, les collectivités
territoriales, les cultivateurs de subsistance, les artistes amateurs, et d'autres organismes à
but non lucratif. La contribution est annuelle, avec possibilité de prorata temporis lors de la
création ou cessation d'activité, sous réserve d'une demande de dégrèvement dans les 30
jours suivant l'événement.
La contribution se compose d'un droit fixe et d'un droit proportionnel. Le droit fixe est
déterminé en fonction du chiffre d'affaires hors taxes, tandis que le droit proportionnel est
calculé sur la valeur locative des locaux utilisés pour l'activité, avec un taux fixé à 8 %. Les
personnes non établies au Burkina Faso doivent payer une patente proportionnelle sur les
marchés publics à un taux de 2 %. Les agents des impôts procèdent chaque année au
recensement des contribuables et à l'établissement des fiches d'imposition, que les
patentables doivent afficher et renouveler après paiement des droits.

CONTRIBUTION DES LICENCES (Art.247-250 du CGI) :

La contribution des licences est un impôt local imposé aux entreprises et aux commerçants
pour l'exercice de leur activité. La contribution des licences s'applique à toute personne
physique ou morale titulaire d'une licence de 1ère, 2e ou 3e catégorie, selon la législation sur
l'ouverture et l'exploitation des débits de boissons au Burkina Faso. Le tarif annuel des
licences est fixé par an et par contribuable selon l’article 248 du CGI. Les revenus de cette
contribution sont destinés aux collectivités territoriales.
Si un établissement vend des boissons de catégories différentes, le tarif le plus élevé est
appliqué. La licence doit être réglée avant le 1er mars de chaque année, lors du dépôt d'une
déclaration annuelle. En cas de création d'une activité en cours d’année, la contribution est
calculée prorata temporis, avec chaque fraction de mois comptée comme un mois entier, et
doit être acquittée dans les deux mois suivant la création. Si une activité est cédée ou cesse
en cours d’année, la taxe payée est définitivement acquise au Trésor public.

TAXE FONCIERE DES SOCIETES (Art.251-257 du CGI) :

La taxe foncière des sociétés est établie au profit des budgets des collectivités territoriales et
est due par diverses formes de sociétés, notamment les sociétés anonymes et à
responsabilité limitée, pour les immeubles qu'elles possèdent. Cette taxe est exigible pour
l'année entière par le propriétaire ou l'usufruitier au 1er janvier, et dans le cas d'un bail à
construction, par le propriétaire du sol. Certaines entités sont exonérées, comme les
sociétés dont l'objet exclusif est l'achat et la vente d'immeubles (sauf pour ceux qu'elles
exploitent) et la Société nationale des postes du Burkina Faso (SONAPOST).

La taxe est calculée sur la valeur locative des propriétés au 1er janvier, avec une déduction
de 50 % pour tenir compte du dépérissement et des frais d'entretien, sauf si les grosses
réparations incombent au locataire. La valeur locative est déterminée par les loyers réels ou,
en leur absence, par comparaison avec des propriétés similaires ou par évaluation directe.
Le taux de la taxe est fixé à 10 %. Les propriétaires ou usufruitiers doivent fournir une
déclaration des valeurs locatives avant le 1er novembre de chaque année, incluant des
détails sur les locataires, les locaux loués et les locaux vacants.

NB : En Côte d’Ivoire, il est de 4 % de la valeur locative des immeubles productifs de


revenus appartenant aux entreprises ou aux personnes morales. Ce taux est ramené à 3 %
lorsque les immeubles appartiennent à des personnes physiques ou à des sociétés civiles
immobilières de copropriété.

TAXE DE RESIDENCE (Art.258-268 du CGI) :

La taxe de résidence s'applique aux locaux d'habitation situés dans une zone urbaine
aménagée du Burkina Faso, et est due par toute personne ayant la jouissance des lieux
(propriétaire, locataire, occupant à titre gratuit). Elle concerne les résidences principales,
secondaires et les locaux à usage mixte. Certaines personnes, comme le conjoint vivant
sous le même toit que la personne imposée, les personnes âgées de plus de 60 ans, les
indigents, et d'autres catégories spécifiques comme les étudiants et les agents
diplomatiques, sont exonérées. La taxe est établie pour l'année entière et est calculée
forfaitairement selon la zone géographique et le niveau de confort des logements.
Les contribuables doivent s'enregistrer auprès des impôts et soumettre une déclaration dans
les trois mois suivant l'occupation des locaux. Les employeurs doivent également
transmettre les déclarations des salariés, et tout changement de situation doit être déclaré
dans le même délai.

CONTRIBUTION FONCIERE (Art.269-279 du CGI) :

La contribution foncière est un impôt local appliqué sur les propriétés immobilières, visant à
financer les services publics et les infrastructures des collectivités locales. Elle est
généralement calculée sur la valeur locative des biens fonciers, qu'il s'agisse de terrains ou
de bâtiments, et peut s'appliquer tant aux propriétaires qu'aux locataires selon les règles en
vigueur. Certaines exemptions existent, notamment pour les biens de l'État, les locaux
diplomatiques, et les résidences principales de personnes âgées ou indigentes. La
contribution est calculée sur la valeur cadastrale au 1er janvier, avec des taux de 0,1 % pour
les habitations et 0,2 % pour d'autres usages, tandis que les propriétés non bâties sont
également taxées à 0,2 %. Les revenus générés sont répartis entre les budgets des
communes, des régions et un compte spécial pour le cadastre fiscal.
TAXE UNIQUE SUR LES ASSURANCES (Art.383-392 du CGI) :

La Taxe Unique sur les Assurances (TUA) est une taxe annuelle obligatoire appliquée à
toute convention d’assurance conclue avec une société d’assurance, quel que soit le lieu ou
la date de la conclusion. Elle est perçue au profit du budget de l'État. Certaines assurances,
comme les réassurances, les assurances vie, maladie et celles des sociétés mutuelles
agricoles, sont exonérées. Les contrats d’assurance couvrant des risques situés hors du
Burkina Faso sont également dispensés de la taxe.
La taxe est calculée sur le montant des sommes stipulées au profit de l’assureur, avec des
taux fixés selon le type d'assurance : 8 % pour les transports, 10 % pour la responsabilité
civile des voitures particulières, 12 % pour les véhicules de transport public, et 20 % pour les
assurances contre l'incendie. La taxe est due trimestriellement et doit être payée au plus tard
le 20 des mois de janvier, avril, juillet et octobre. En cas de conventions avec des assureurs
n'ayant pas d'établissement au Burkina Faso, la taxe est perçue par l'intermédiaire d'un
courtier. Tous les acteurs impliqués, y compris assureurs et assurés, sont solidairement
responsables du paiement de la taxe et des pénalités.

TAXE SUR LES ACTIVITES FINANCIERES (Art.392-1 – 392-9 du CGI) :

La taxe sur les activités financières est un impôt indirect appliqué aux transactions et
opérations financières réalisées par les institutions bancaires et financières. Cette taxe vise à
générer des recettes fiscales tout en régulant les activités du secteur financier. Elle
s'applique aux opérations liées aux activités bancaires et financières, à l'exception du crédit-
bail. Sont assujettis à cette taxe les banques, les établissements financiers agréés, les
intermédiaires financiers, les opérateurs de change, et les entités réalisant des transferts
d'argent.
Certaines opérations sont exonérées, comme les agios sur les opérations de réescompte,
les intérêts sur les comptes d'épargne, et les crédits destinés à l'acquisition de la première
maison. La base imposable est constituée du montant brut des intérêts, agios, et
commissions, excluant la taxe elle-même. Le taux de la TAF est fixé à 17 %, avec une
réduction à 15 % pour certaines entreprises et le refinancement interbancaire. Le fait
générateur de la taxe se produit lors de l'encaissement des intérêts ou de l'accomplissement
des prestations. Les modalités de déclaration, de contrôle et de recouvrement suivent les
règles applicables à la taxe sur la valeur ajoutée.

DROITS D’ENREGISTREMENT (Art.393-487 du CGI) :


Les droits d'enregistrement sont des taxes perçues lors de l'enregistrement de certains actes
et transactions, tels que les ventes immobilières, les baux, les donations et les successions.
Ces droits visent à formaliser légalement ces actes et à garantir leur opposabilité aux tiers.
Leur montant est généralement calculé en fonction de la valeur de la transaction ou de l'acte
à enregistrer, et peut varier selon la nature de l'acte et la législation en vigueur. Les droits
d’enregistrement ne peuvent être exonérés, sauf dispositions législatives ou accords
internationaux. Les actes exonérés restent soumis à la formalité d’enregistrement, qui est
gratuite. Certaines exemptions s'appliquent, comme pour les actes judiciaires, les jugements
pénaux et les actes d'expropriation. Les apports en société et les fusions bénéficient aussi
d'exonérations. Pour la territorialité, les actes portant sur des biens au Burkina Faso, même
s'ils sont passés à l'étranger, doivent être enregistrés. En revanche, les actes concernant
des biens situés hors du Burkina Faso ne nécessitent pas d'enregistrement. Les droits de
mutation par décès s'appliquent aux valeurs mobilières étrangères dépendant d'une
succession déclarée au Burkina Faso.

DROITS DE TIMBRE (Art.488-526 du CGI) :

Les droits de timbre sont des taxes perçues sur certains documents et actes administratifs,
juridiques ou commerciaux, tels que les contrats, les actes notariés, les titres de propriété et
les certificats divers. Ces droits visent à officialiser et à donner valeur légale à ces
documents, garantissant ainsi leur opposabilité aux tiers. Le montant des droits de timbre
peut varier en fonction de la nature du document et de sa valeur, étant souvent fixé par des
barèmes établis par la législation. Le droit de timbre est établi sur des documents
spécifiquement énumérés, et une exemption de ces droits entraîne également la dispense
de formalité. Le timbre fiscal est émis par les autorités publiques, mentionnant sa valeur et
les inscriptions « Timbre fiscal » et « Burkina Faso ». Les timbres mobiles doivent être
oblitérés au moment de l'usage, soit par le contribuable, soit par le service délivrant les
documents. Les actes sur lesquels le timbre a été mal utilisé sont considérés comme non
timbrés. Les frais de timbre pour les actes entre l'État et des particuliers sont à la charge de
ces derniers. Les redevables des droits d’enregistrement et les signataires d’actes sont
solidaires pour le paiement des droits de timbre et amendes. Enfin, les timbres doivent être
payés intégralement avant leur apposition, et les services des impôts ne peuvent enregistrer
d'actes sans le timbre requis.

Revue fiscale des cycles :

 COMPTES DE BILAN
IMMOBILISATIONS CORPORELLES

L’auditeur fiscal doit :


- S'assurer que les actifs inscrits comme immobilisations incorporelles ne sont pas des
charges et que toutes les immobilisations incorporelles pertinentes sont correctement
enregistrées ;
- Vérifie les coûts d'acquisition, en s'assurant qu'ils sont nets de rabais et que la TVA a
été correctement déduite ;
- S'assurer que les formalités d'enregistrement ont été respectées, pour les
acquisitions de fonds commerciaux ;
- Confirmer que les redevances sont comptabilisées selon les régimes de plus-values
et de moins-values, et que le régime de TVA applicable est respecté concernant les
concessions et brevets ;
- Vérifier également que les frais de recherche pour brevets sont déduits
conformément à la législation ;
- Veiller à la réintégration des amortissements des immobilisations qui ne se
déprécient pas (Non déductible fiscalement) pour le calcul du bénéfice imposable.

IMMOBILISATIONS CORPORELLES

Les immobilisations acquises sont enregistrées à leur coût d'acquisition, incluant les frais
accessoires nécessaires à leur mise en service, et les immobilisations produites par
l'entreprise sont comptabilisées à leur coût de production.
L’auditeur fiscal doit :
- Vérifier que la distinction entre charges et immobilisations est respectée, en
s'assurant que les réparations qui augmentent la valeur ou prolongent la durée de vie
des actifs sont immobilisées. Pour les immobilisations importées, le coût est
enregistré au moment de l'achat, indépendamment du règlement ;
- S'assurer que l'entreprise et ses fournisseurs sont assujettis et que la TVA a été
correctement récupérée. Il vérifie également que les droits d'enregistrement sur les
mutations de biens ont été correctement payés ;
- S’assurer que les taux appliqués correspondent aux taux fiscaux et que
l'amortissement accéléré respecte les conditions fixées par l'administration fiscale. Il
vérifie le calcul des annuités d'amortissement dégressif et s'assure que les biens
cédés ou en rebuts ne figurent plus au bilan, en vérifiant également la détermination
des plus-values de cession. Si le prix de vente est en devise, il s'assure que le
résultat de cession est bien divisé entre résultat de change et résultat de valeur ;
- Vérifier que la TVA déduite lors de l'acquisition est régularisée en fonction de la durée
de vie restante du bien cédé.

IMMOBILISATIONS FINANCIERES

L’auditeur fiscal doit :


- S'assurer que pour les titres de participation, les frais accessoires d'achat (comme les
commissions et droits bancaires) ne sont pas inclus dans la valeur d'achat, qui doit
également comprendre les droits de souscription.
- Vérifier pour les obligations que la valeur d'origine inclut les coupons courus non
échus. Lors d'une augmentation de capital par distribution gratuite de titres, la valeur
d'origine des titres ne doit pas être modifiée.
- S'assurer que les titres acquis par écrit ont été enregistrés conformément aux
formalités requises.
À la clôture de l'exercice, l'entreprise doit réévaluer ses titres et, si nécessaire, constater une
dépréciation par dotation aux provisions, en réintégrant cette dépréciation pour le résultat
fiscal.
Pour les entreprises cotées, l'auditeur doit :
- Vérifier la détermination des plus-values de cession imposables.
- S'assurer que les dividendes reçus sont inclus dans le bénéfice imposable.
- Contrôler la régularité des opérations de prêts en distinguant les opérations
autorisées des interdites.
- Pour les revenus de capitaux mobiliers, il vérifie qu'ils sont inclus dans le bénéfice
imposable.
- S'assurer que les dépôts et cautionnement sont correctement classés et que les
pertes antérieures ont été constatées.

FRAIS D’ETABLISSEMENT

L'auditeur doit vérifier que les dépenses comptabilisées dans ce poste correspondent
réellement à la nature des charges déclarées, sans inclure des charges d'exploitation
répétitives. Ces frais doivent être amortis sur la période légale selon la méthode de
l'amortissement linéaire. De plus, il est essentiel de s'assurer que les frais d'établissement
sont évalués hors TVA récupérable et que cette TVA a été correctement déduite.
STOCK

L'auditeur fiscal doit :


- Vérifier d'abord que les éléments des stocks sont correctement constatés dans le
compte approprié et existent réellement à la date d'inventaire. Il s'assure que tous les
éléments inscrits dans le compte stock sont des valeurs d'exploitation, et non des
immobilisations ou des charges.
- Vérifier que les produits achetés sont valorisés au prix d'achat, incluant les frais
accessoires. Pour les produits finis et les encours, la valorisation doit correspondre
au coût de production, incluant les matières consommées et une part des coûts de
production.
- Tous les stocks doivent être enregistrés hors TVA, et l'auditeur s'assure que
l'entreprise utilise une méthode d'évaluation des stocks conforme aux règles fiscales.
Il vérifie également que les procédures permettent une saisie exhaustive des
mouvements de stock et qu'un inventaire a été réalisé à la date de clôture, incluant
un contrôle arithmétique des fiches.
- En cas d'utilisation des produits stockés pour les besoins de l'entreprise, ou en cas
de pertes ou détériorations, l'auditeur s'assure que la TVA déduite a été reversée au
trésor.
- Concernant les emballages commerciaux, il doit distinguer entre les emballages
récupérables, qui relèvent des immobilisations, et les emballages non récupérables,
qui sont comptabilisés en stocks.
- Enfin, pour les provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente, l'auditeur
doit s'assurer que leur montant est calculé sur le prix de revient diminué de la valeur
de réalisation nette à la date de clôture, sans tenir compte des frais non réalisés.

FOURNISSEURS ET COMPTES RATTACHES

L’auditeur fiscal doit :


- Comparer par sondage les écritures comptabilisées en charges avec leurs pièces
justificatives pour s'assurer qu'elles sont engagées dans l'intérêt de l'exploitation et
admissibles à la déduction ;
- Vérifie que la TVA à récupérer est clairement indiquée sur les factures au nom de
l'entreprise, et que les dettes fournisseurs sont comptabilisées TTC, avec la TVA
récupérée uniquement sur les dépenses éligibles ;
- S'assurer que toutes les factures reçues durant l'exercice sont bien enregistrées dans
le mois de leur réception et vérifie la régularisation de la taxe déduite pour les avoirs
reçus ;
- Examiner le respect du principe de l'annualité de l'impôt pour garantir une séparation
correcte des exercices.

CLIENTS ET COMPTES RATTACHES

L’auditeur fiscal doit :


- Vérifier l'exactitude du rattachement des produits. Il effectue un contrôle de
vraisemblance sur la balance auxiliaire clients et établit un tableau des principaux
soldes créditeurs. En respectant le principe de non compensation, il s'assure que
chaque solde créditeur est justifié et correspond à une dette normale.
- Il vérifie également que les créances en devises sont évaluées au cours de clôture et
que les gains ou pertes de change sont correctement amortis. L'auditeur rapproche le
chiffre d'affaires comptabilisé avec celui déclaré pour la TVA et explique toute
différence.
- Les créances non couvertes peuvent faire l'objet de provisions, qui doivent respecter
les conditions fiscales.
- En matière de TVA, il s'assure que la base d'imposition comprend toutes les sommes
reçues ou à recevoir, y compris les intérêts de retard, et que le taux appliqué est
correct. Il porte une attention particulière aux opérations non soumises à la TVA et
aux transactions avec des exportateurs en suspens.
- Enfin, pour les créances annulées ou impayées, il doit vérifier que la TVA
correspondante est restituée, accompagnée de rectifications appropriées des
factures initiales.

PERSONNEL ET COMPTES RATTACHES

L'auditeur fiscal doit :


- S'assurer que l'entreprise paie les taxes sur les salaires dus au personnel. Pour cela,
il effectue un échantillonnage des employés pour vérifier que tous les éléments du
salaire sont inclus dans la base imposable et que les taux appropriés sont appliqués.
Il rapproche également les enregistrements comptables avec les déclarations
mensuelles pour garantir le versement des impôts dans les délais.
- Concernant le compte « Personnel - rémunération due », l'auditeur vérifie que les
soldes correspondent aux salaires des employés réellement en service et s'assure
qu'aucun salaire pour des employés travaillant pour les dirigeants n'est pris en charge
par l'entreprise. Tous les salaires et avantages en nature doivent être déclarés, et il
doit aussi vérifier que les rémunérations élevées ne sont pas excessives.
- L'auditeur doit s'assurer que les jetons de présence versés aux membres du conseil
d'administration respectent les conditions de déductibilité, et que les avances et
acomptes au personnel sont correctement inscrits. Il vérifie également que
l'entreprise a établi un état des avantages en nature et que ceux-ci sont déclarés.
- Il doit vérifier que les primes d'assurance au profit des dirigeants ou des salariés sont
réintégrées lors du calcul du résultat fiscal, car elles ne sont pas déductibles.
- Enfin, il doit vérifier le calcul de la dette liée aux congés à payer et s'assurer que la
provision correspondante a été réintégrée dans le bénéfice imposable.

ETAT ET COLLECTIVITES PUBLIQUES

En matière de TVA :
- L'auditeur vérifie le pourcentage d'assujettissement (prorata) de l'entreprise. Il
s'assure qu'en cas de variation entre le prorata provisoire et définitif, une déduction
complémentaire ou un reversement a été effectué.
- Il vérifie également que l'entreprise déclare tous ses droits à déduction, que les
montants de TVA sont correctement reportés dans les déclarations, et que
l'ensemble du chiffre d'affaires taxable est déclaré. Pour cela, il rapproche le chiffre
d'affaires déclaré avec celui comptabilisé.
- Il s'assure que la TVA à payer, résultant de la différence entre la TVA déductible
(TVAD) et la TVA collectée (TVAC), est versée dans les délais.
- Il compare le montant de la TVA déclarée avec les douze déclarations du même
exercice.
Concernant l'impôt sur les sociétés (IS),
- L'auditeur vérifie que les acomptes provisionnels sont correctement calculés, versés
et imputés sur l'impôt à payer. Il s'assure également que les pénalités d'assiette,
amendes et pénalités de retard ne sont pas incluses dans les charges déductibles.
- Si l'entreprise a été soumise à des contrôles fiscaux, l'auditeur examine les
redressements affectant les comptes de l'exercice audité. Il vérifie que les avis de
mise en recouvrement correspondent aux bases notifiées, que les déficits et
amortissements différés en période déficitaire ont été pris en compte, et il contrôle le
calcul des pénalités.
Enfin, l'auditeur doit s'assurer que le compte « État, impôts et taxes » enregistre tous les
impôts dus, y compris les acomptes provisionnels et la TVA, et il vérifie l'exactitude
arithmétique des soldes en les rapprochant des déclarations déposées.

SOCIETES DU GROUPES ET ASSOCIES

L'auditeur vérifie que le solde du compte « associés comptes courants » n'est pas débiteur. Il
s'assure également que les intérêts versés aux associés sur les sommes qu'ils ont déposées
(au-delà de leur part au capital) respectent les conditions de déduction fiscales.

DEBITEURS ET CREDITEURS DIVERS

L'auditeur fiscal doit s'assurer que les comptes débiteurs divers ne correspondent pas à des
recettes dont la prise en compte dans les résultats a été différée. En matière de TVA, il peut
appliquer les mêmes vérifications que pour les comptes clients et fournisseurs. Pour les
charges et produits constatés d'avance, il doit contrôler la justification de ces soldes. Enfin,
concernant les comptes transitoires ou d'attente, il doit examiner les écritures de
régularisation et vérifier que ces comptes ont été soldés à la fin de l'exercice.

BANQUE

L'auditeur doit :
- S'assurer que l'impact des opérations rapprochées sur le résultat a été correctement
analysé, en vérifiant l'absence de charges ou de produits différés ;
- Confirmer que la TVA a été facturée par les établissements financiers, permettant
ainsi à l'entreprise de la récupérer.

CAISSE

L'auditeur doit vérifier que la caisse n'est pas créditrice et que toutes les opérations de
caisse ont été enregistrées au fur et à mesure. Il doit s'assurer que la caisse en devise est
distincte de celle en CFA et qu'elle est valorisée au cours de change à la date de clôture. De
plus, il doit examiner les mouvements de l'exercice pour identifier d'éventuelles recettes et
dépenses occultes, s'assurer que le solde du compte caisse correspond à l'inventaire
physique, et vérifier que des contrôles inopinés ont été réalisés par l'entreprise.
CAPITAL

Le capital d'une société est déterminé par ses statuts et représente la valeur nominale des
actions ou parts sociales des actionnaires. Il est constitué des apports en numéraire ou en
nature.
L'auditeur fiscal doit vérifier les conditions d'application des allègements d'impôts pour les
nouvelles entreprises bénéficiant d'exonérations temporaires. Il doit également s'assurer que
la société a acquitté les droits d'enregistrement liés aux modifications de capital, telles que
les augmentations, réductions ou fusions. Enfin, en cas de reprise ou transfert d'activité,
l'auditeur doit confirmer que les amortissements réputés différés sont requalifiés en déficits
ordinaires.

PRIME D’EMISSION

Ce compte enregistre les apports non inclus dans le capital, représentant un droit d'entrée
dans la société en période prospère.
L'auditeur vérifie d'abord que les primes d'émission ont été intégralement libérées et traitées
fiscalement comme des apports lors de leur inscription au bilan. Il s'assure également que si
ces primes sont incorporées au capital social, cela se fait sans droits d'apport. Enfin,
l'auditeur doit confirmer que l'origine des primes d'émission est clairement mentionnée dans
l'acte de capitalisation.

RESERVES

Tout d'abord, L’auditeur fiscal vérifie les prélèvements effectués au titre de la réserve légale,
s'assurant que ceux-ci respectent les règles en matière d'utilisation et d'engagement de
réinvestissement. Il doit s'assurer que les délais pour ce réinvestissement sont respectés, et
il analyse les implications d'un sursis d'imposition sur la déduction des amortissements. En
cas de non-investissement dans les délais impartis, il vérifie également l'imposition des plus-
values non réinvesties, ce qui pourrait affecter la charge fiscale de l'entreprise.
De plus, l'auditeur doit évaluer la réserve de réévaluation, en s'assurant de son inscription
correcte au bilan. Il examine le régime fiscal applicable lors des réévaluations, qu'elles soient
libres ou légales, afin de garantir que les impacts fiscaux sont correctement pris en compte.
En résumé, l'audit fiscal des réserves nécessite une attention particulière pour s'assurer que
l'entreprise respecte les obligations légales tout en optimisant sa situation fiscale, contribuant
ainsi à sa santé financière globale.
SUBVENTIONS D’INVESTISSEMENT

Les subventions d'investissement sont des aides financières destinées à permettre à une
entreprise d'acquérir des actifs immobilisés ou des actifs à long terme.
L'auditeur doit vérifier que les subventions comptabilisées ont bien la nature de subventions
d'équipement, en examinant leur origine et la nature des acquisitions. Pour les subventions
associées à des biens amortissables, l'auditeur doit s'assurer qu'elles sont rapportées au
résultat proportionnellement aux charges d'amortissement et figurer au bilan pour leur
montant net. Pour les biens non amortissables, les subventions doivent être rapportées à
fractions égales au résultat. Il doit également vérifier que, lors de la cession d'immobilisations
acquises avec subventions, le solde a été ajusté et retranché de la valeur comptable nette
lors de la détermination des plus ou moins-values imposables.

PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

Les provisions pour risques et charges sont des déductions destinées à couvrir des pertes
probables dues à des événements en cours ou à répartir des dépenses ordinaires sur
plusieurs exercices en raison de leur importance. L'auditeur doit s'assurer que toutes les
provisions pour risques et charges ont été correctement réintégrées dans le bénéfice
imposable de manière extra-comptable.

EMPRUNTS ET DETTES ASSIMILEES

Les dettes à plus d'un an, en association avec les capitaux propres, financent les besoins
durables de l'entreprise.
L'auditeur doit vérifier le respect des principes d'émission d'obligations et examiner les
tableaux d'amortissement des emprunts, en s'assurant que la réglementation des changes
est respectée. Cela inclut l'évaluation des dettes en devises étrangères à la date de clôture
selon le dernier cours de change, ainsi que la prise en compte des écarts dans le bénéfice
imposable. Pour les sociétés de personnes ou associations en participation, l'auditeur doit
vérifier que les intérêts versés aux exploitants ou associés, au-delà de leur apport en capital,
sont réintégrés dans le résultat imposable. Dans le cas des sociétés de capitaux, il doit
s'assurer que les emprunts auprès des associés respectent les conditions de déductibilité
des intérêts.
 COMPTE DE RESULTAT

 CHARGES

CONDITIONS GENERALES DE DEDUCTIBILITE

- Être exposée dans l’intérêt direct de l’entreprise ou se rattacher à sa gestion normale;


- Se traduire par une diminution de l’actif net ;
- Être comprise dans les charges de l’exercice au cours duquel elle a été engagée ;
- Correspondre à une charge effective et être appuyée de pièces justificatives ;
- Concourir à la formation d’un produit non exonéré.

ACHATS

L'audit des achats et des charges implique plusieurs vérifications essentielles.


L'auditeur doit :
- Examiner les factures d'achat et les contrats pour s'assurer de leur conformité à la
TVA, vérifier que les matières consommables non utilisées figurent dans « Charges
constatées d'avance » ;
- Confirmer que les petits matériels sont correctement passés en charges déductibles.
Il doit également ;
- S'assurer que les achats sont rattachés à l'exercice de la dette et comptabilisés hors
TVA, tout en rapprochant les rabais et remises des charges correspondantes ;
- Concernant les charges extérieures, il est crucial de vérifier que celles-ci concernent
l'exercice audité, que les loyers sont correctement imputés et que les dépenses
d'entretien sont distinguées des investissements ;
- S'assurer que les comptes sont conformes à l'inventaire, que les stocks sont évalués
à leur coût réel, et que toutes les consommations sont justifiées par des documents
appropriés.

VARIATION DE STOCKS

L’auditeur fiscal doit :


- Vérifier la conformité des comptes à l'état d’inventaire
- Vérifier la séparation adéquate des périodes
- S’assurer que les manquants et destructions sont constatés par l’autorité
compétente.
- S’assurer que les stocks vendus ou consommés sont évalués à leur coût réel qui est
constitué par le prix d’achat augmenté des frais accessoires hors taxes tels que les
droits de douanes, le transport etc.
- S’assurer que les consommations correspondent à des achats appuyés de
justificatifs suffisants (factures, bon d’entrée, pièces de règlement) et que leur coût
est fourni par la comptabilité analytique ou déterminé par des calculs ou statistiques
d’usage dans le secteur

TRANSPORTS

L’auditeur fiscal doit :


- S’assurer que les dépenses de transports exposées par les membres du personnel et
donnant lieu à remboursement l’ont été dans l’exercice de leur fonction ;
- Ces dépenses sont autorisées lorsqu’elles concernent les dirigeants sociaux
(administrateurs, directeur…) et dûment justifiés (ordre de mission, titre de voyage,
note de frais) ;
- Vérifier que les comptes 61 n’enregistrent pas
- Les consommations de biens ou services sur transport effectués par l’entreprise pour
elle-même (carburant, frais de réparation, salaire conducteur ;
- Les indemnités forfaitaires de transport accordées aux personnels qui sont un
élément de la rémunération ;
- Les frais de transport afférents aux acquisitions d’immobilisations, élément du prix de
revient des immobilisations.

SERVICES EXTERIEURS

L’auditeur fiscal doit :


- S'assurer que les loyers et charges locatives sont déductibles (IS)
- S’assurer que les charges comptabilisées concernent l'exercice audité et ce par le
biais de la revue des pièces justificatives
- Vérifier que les retenues appropriées ont été effectuées sur les sommes versées aux
prestataires
- Vérifier que les conditions de déductibilité des charges de téléphone, d'électricité et
d'eau sont respectées
- S’assurer que les frais de siège débités par le siège étranger n’excédant pas le
montant autorisé (applicable aux succursales, bureaux, agences, établissements) ;
- S’assurer que les frais d’études et de prospection à l’étranger ont été déclarés
conformément aux dispositions légales ;
- Vérifier que les frais de mission et de réception ne sont pas cumulés avec des
remboursements de frais réels justifiés ;
- Recenser le montant des frais forfaitaires d’emploi et de représentation des dirigeants
sociaux excédant le seuil autorisé en vue de leur réintégration fiscale.
- Vérifier que ces frais ne sont pas cumulés avec des remboursements de frais réels
justifiés ;
- Vérifier le versement de l’impôt BNC sur les redevances versées à l’étranger et de la
TVA sur les frais d’assistance technique ;
- S’assurer du respect des conditions de déductibilité de la TVA sur les honoraires
versés à l’étranger ;
- Vérifier que les dépenses d’entretien et de réparation sont justifiées par des factures
ou des contrats ;

IMPOTS ET TAXES

L’auditeur fiscal doit :


- S’assurer que les impôts et taxes comptabilisés, déduits du résultat sont exigible ou
mis en recouvrement au cours de l’exercice où ils sont devenus exigibles à la clôture.
- Rapprocher les charges des rôles ou avis d’imposition
- Vérifier que l’impôt ou la taxe revêt pour l’entreprise le caractère d’une dette certaine
dans son principe et déterminée dans son montant (disposition légale pour un
paiement spontané des droits d’enregistrement des taxes annuelles sur véhicules…)
- S’assurer que les impôts et taxes déduits sont ceux à la charge de l’entreprise de par
la loi.
On vérifiera que :
- L'entreprise ne prend pas en charge l'IRVM sur les dividendes et jetons de présence
les impôts et taxes dont la déduction est expressément interdite par la loi, tels que:
l’impôt sur le résultat (impôt sur les sociétés – impôt sur le revenu) et l’impôt minimum
forfaitaire (IMF).
Impôts et taxes à réintégrer dans l’assiette de l’IS :
- La taxe spéciale sur les voitures particulières des personnes morales ;
- Les transactions, amendes et pénalités fiscales en matière d’assiette, de liquidation
et de recouvrement ;
- Les rappels d’impôts non déductibles ;
- L’intérêt de retard sur dépôt en impayé des déclarations de TVA.

AUTRES CHARGES

L’auditeur fiscal doit :


- S’assurer que les amendes sont à caractère commercial, à défaut il convient de les
réintégrer au résultat imposable.
- Principe : les charges et pertes diverses sont déductibles lorsqu’elles sont nées de
l’exploitation normale de l’entreprise, d’événements touchant certains éléments
d’actifs avec comme effet une diminution de l’actif net.
- S’assurer que les charges ou pertes diverses proviennent de l’exploitation normale,
sur des biens propriétés de l’entreprise et qu’elles ont été subies à titre définitif au
cours de l’exercice.
- S’assurer que les charges ne proviennent pas de spéculations (manques à gagner),
de l’exploitation de biens étrangers à l’entreprise ;
- S’assurer qu’il n’en est pas tenu compte sous une autre forme : prise en compte dans
les stocks vendus des vols, avaries, constitution de provision pour charge ou perte
exceptionnelle ;
Sous ces réserves sont déductibles : Les pertes de change, pertes de créances, les vols,
détournements incendies dûment constatés, les pertes sur révision d’un marché administratif
ou d’un prêt indexé.

CHARGES DE PERSONNEL

L'auditeur doit effectuer plusieurs vérifications concernant les rémunérations et charges liées
au personnel.
Il doit :
- Vérifier le calcul des retenues sur les salaires ;
- Examiner les indemnités de licenciement pour les employés sortants, et recalculer les
congés payés ;
- S’assurer que les avantages en nature sont déclarés et que les salaires imposables
correspondent aux déclarations mensuelles, avec des justifications en cas de
différence ;
- Confirmer que les charges liées aux salaires sont justifiées, que les salaires des
employés de maison ne dépassent pas les montants autorisés, et que les
rémunérations des dirigeants reflètent un travail effectif et ne sont pas excessives. De
plus ;
- Vérifier que les cotisations sociales sont correctement déclarées, que les indemnités
de licenciement et de départ à la retraite sont fiscalisées, et que les allocations
attribuées aux dirigeants respectent les règles fiscales sans cumul avec d'autres
déductions.

FRAIS FINANCIERS

L’auditeur doit :
- S’assurer que les frais financiers correspondent à une dette contractée pour les
besoins ou dans l’intérêt de l’entreprise et qui figure au passif du bilan.
- Vérifier qu'ils ne concernent pas des conventions interdites (prêts aux
administrateurs, etc.).
- Confirmer qu'il s'agit d'intérêts courus et que leur montant n'est pas inclus dans la
valeur des immobilisations.
- S'assurer que les primes de remboursement correspondent aux obligations échues.
- Vérifier que les intérêts moratoires versés au Trésor public concernent des impôts et
taxes déductibles.
- S'assurer qu'il ne s'agit pas d'intérêts ou de dividendes versés aux associés pour
leurs parts sociales.
- Respecter les limitations sur les intérêts déductibles des comptes courants
d'associés.

DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS

L'auditeur doit effectuer plusieurs vérifications liées aux immobilisations et aux provisions.
Il doit :
- Examiner les pièces justificatives et les contrats qui attestent de l'origine et de la
propriété des biens amortis, ainsi que consulter le tableau des immobilisations et
amortissements pour en vérifier l'exactitude ;
- Validation des bases et des charges d'amortissement, en s'assurant que les taux,
durées et coefficients d'amortissement sont appropriés, notamment pour les
amortissements non linéaires ;
- Vérifier que l'entreprise a engagé des actions en justice pour recouvrer les créances
impayées, ce qui permet de justifier la déduction des provisions. Il doit
- Confirmer que les provisions sont correctement inscrites et calculées, respectant les
limites légales ;
- S’assurer que seules les provisions pour dépréciation des comptes clients, des
stocks et des actions cotées ont été déduites lors du calcul du résultat fiscal, tandis
que d'autres provisions doivent être réintégrées.

BIENS EN CREDIT BAIL

L’auditeur fiscal doit :


 Locataire : - S’assurer que le bien est inscrit à l’actif du bilan et que l’amortissement
est constaté sur la durée d’utilité du bien et non sur la durée du contrat de crédit-bail ;
- S’assurer que les loyers comptabilisés sont retraités en fin d’exercice.
 Bailleur : - Vérifier que les amortissements comptabilisés sont réintégrés
fiscalement;
- S’assurer que seules les charges financières et de gestion liées aux biens sont
déduites ;
- S’assurer, en cas de non levée de l’option d’achat, que les biens objet du contrat
sont amortis sur la base de la valeur résiduelle telle qu’elle apparaît dans les comptes
du locataire et selon la durée d’utilité restante.
 Amortissement : - Vérifier que les taux d’amortissement ne sont pas exagérés et
qu’ils coïncident avec ceux généralement admis selon l’usage et la pratique dans le
secteur. On admettra ainsi les taux suivants :
* bâtiment à usage d’habitation : 3 à 5%
* bâtiment à usage commercial et industriel : 1 à 2%
* matériel de mer sur navire : 16,67%
* outillage : 10 à 15%
* mobilier : 10%
* matériel de bureau : 10 à 20%
* agencement, aménagements, installations : 5 à 10%
* matériel de transport : 25 à 33%
 S’assurer que les terrains amortis sont exclusivement ceux d’exploitation (carrières,
mines).
 S’assurer que les travaux d’aménagement y afférents immobilisés et amortis ont un
effet permanent sur ces terrains (irrigations, drainages, offstage, nivellement du sol).
 Recenser les amortissements antérieurs réputés différés en vue de leur déduction.
 S’assurer que le tableau des immobilisations et des amortissements a été élaboré
correctement en vue d’être joint à la déclaration d'impôt sur le résultat.
DOTATIONS AUX PROVISIONS

Provisions pour dépréciation : L’évaluation faite de l’inventaire des biens de l’entreprise à


la clôture de l’exercice, peut conduire à une dépréciation jugée réversible des biens
physiques tels que les immobilisations et les stocks, ou des valeurs comme des créances et
des titres. Les provisions sur immobilisations concernent des actifs non amortissables tels
que les terrains, les fonds de commerce. Elles peuvent également concerner des
immobilisations amortissables lorsque les dépréciations, parce que non définitives, ne
peuvent raisonnablement être inscrites en amortissements.

Provisions pour risques et charges : Elles sont destinées à faire face à des risques ou
des charges précisés quant à leur objet mais dont la réalisation est incertaine et que des
événements en cours rendent probables. Elles constatent une dette potentielle de
l’entreprise et peuvent être ajustées à la hausse ou à la baisse en fonction des circonstances
à la clôture.

Provisions : PRINCIPE : Sont déductibles du résultat imposable « les provisions


constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées et que les
événements en cours rendent probables, à condition qu’elles aient été effectivement
constatées dans les écritures de l’exercice et figurent sur le relevé des provisions…)

 PRODUITS

PRINCIPE
Selon le principe de la fiscalité, tous les produits sont imposables, mais la loi prévoit des
exceptions qui permettent de retrancher certains produits du résultat comptable. Ces
produits peuvent être totalement exonérés ou bénéficier d'une imposition réduite ou différée.
Par exemple, les plus-values de réemploi réalisées en cours d'exploitation peuvent être
exonérées si les conditions de réemploi sont respectées, tout comme les plus-values issues
de fusions ou de scissions, sous certaines conditions.
Concernant les plus-values en fin d'exploitation, leur régime fiscal dépend de la durée de
conservation de l'actif. Certains revenus, tels que ceux provenant de participations ou de
créances liées à des prêts aux organismes publics, bénéficient d'une fiscalité avantageuse.
Le régime des sociétés mères et filiales vise à éviter la double imposition sur les revenus,
permettant aux sociétés mères d'exonérer les produits reçus de leurs filiales d'impôt sur les
sociétés, après déduction d'une quote-part de 5%, sous certaines conditions (sociétés par
actions, détention d’au moins 20% du capital, et engagement de détention pendant au moins
deux ans).
En revanche, si les produits de participations ne sont pas éligibles à ce régime, la société
participante est imposée à hauteur de 40% du produit brut des participations.

VENTES

L'auditeur doit s'assurer que le système de facturation de l'entreprise respecte les exigences
réglementaires en matière de TVA, en vérifiant des éléments tels que la date de l'opération,
l'identification du client, le numéro d'identification fiscale, les taux et montants de TVA, ainsi
que la désignation des biens ou services et les montants hors taxe. Il doit également
examiner les régularisations effectuées lors de l'inventaire pour garantir que toutes les
livraisons non facturées sont correctement enregistrées au compte de résultat. De plus,
l'auditeur doit analyser les factures d'avoir pour s'assurer de la bonne contre-passation de la
TVA et vérifier que les ventes de déchets ont été correctement comptabilisées en examinant
les contrats et les factures associées à ces opérations.

PRODUCTION STOCKEE / IMMOBILISEE

L'audit des comptes de production stockée implique d'analyser la variation entre le stock
d'ouverture et le stock de clôture de l'exercice, qui doit refléter les produits de l'année.
L'auditeur doit assister à l'inventaire physique pour prévenir tout risque de majoration ou de
minoration du résultat. Pour le compte de production immobilisée, qui enregistre les coûts
des travaux destinés à l'usage interne, l'auditeur doit examiner les rapports techniques de
production et les pièces justificatives des coûts engagés, afin de s'assurer de l'évaluation
correcte de ces produits.

PRODUITS DIVERS ORDINAIRES

L'auditeur doit consulter l'état détaillé des immeubles figurant dans l'actif et revoir toutes
pièces justifiant les revenus relatifs à ces immobilisations afin de s'assurer de l'exactitude du
rattachement de ces produits au revenu imposable.

SUBVENTION D’EXPLOITATION
L'auditeur fiscal doit vérifier l'encaissement effectif des subventions d'exploitation et
d'équilibre en consultant le journal d'encaissements. Il doit également s'assurer qu'un détail
des subventions reçues a été joint lors du dépôt de la déclaration annuelle. De plus, il doit
confirmer que toutes les subventions d'exploitation et d'équilibre sont incluses dans la base
imposable de l'exercice de leur réception, car leur imposition est immédiate.

PRODUITS FINANCIERS

Tout produit lié à la gestion financière de l'entreprise est enregistré dans le compte «
Produits financiers », indépendamment de son caractère habituel ou exceptionnel, le
caractère financier étant prioritaire.
L'auditeur doit :
- Vérifier les dispositions des contrats de prêts, en s'assurant de la validité juridique et
des taux d'intérêt stipulés ;
- S’assurer de la bonne application des conventions internationales visant à éviter la
double imposition sur les revenus et produits provenant de l'étranger.

PRODUITS EXCEPTIONNELS

L'auditeur doit s'assurer que le produit enregistré n'est pas lié à une charge non déductible,
comme le remboursement d'un emprunt, ni à un impôt non déductible, tel que l'impôt sur les
sociétés (IS) ou les acomptes provisionnels. Il doit également vérifier que le résultat
imposable de l'exercice inclut les gains de change réalisés durant l'année et l'indemnité
d'assurance perçue suite à un sinistre, en tenant compte de l'excédent par rapport à la
valeur comptable nette (VCN).

D- Contrôle de l’efficacité fiscal de l’entreprise

 Cadre de l'Efficacité Fiscale

Le contrôle de l'efficacité fiscale implique une analyse approfondie de la conformité des


opérations de l'entreprise avec la législation fiscale. L'auditeur doit identifier les failles et
irrégularités, notamment les oublis relatifs aux régimes de faveur potentiellement non
exploités. Un aspect clé de ce contrôle est l'examen du tableau de bord fiscal, qui fournit des
indicateurs permettant une meilleure prise de décision et une évaluation de l'état des
systèmes fiscaux. De plus, le taux effectif d'imposition (TEI) est analysé pour juger de la
capacité de l'entreprise à optimiser sa charge fiscale, en rapportant les impôts exigibles au
résultat avant impôt.

 Contrôle des Choix Fiscaux

L'auditeur évalue les choix fiscaux de l'entreprise en examinant à la fois les choix tactiques
et stratégiques. Les choix tactiques, vérifiés à l'aide d'outils d'audit traditionnels, permettent
de proposer des recommandations pour améliorer l'efficacité fiscale. Pour les choix
stratégiques, l'auditeur analyse les décisions passées et celles envisagées, en mettant en
lumière les insuffisances des choix antérieurs et en s'assurant que les solutions fiscales
futures sont optimales. Ce contrôle doit également prendre en compte les risques fiscaux et
comptables associés aux choix effectués, garantissant ainsi que l'entreprise maximise les
avantages fiscaux tout en respectant les réglementations en vigueur.

E- Rapport d’Audit fiscal

 Spécificités du Rapport d’Audit Fiscal

Contrairement à l'audit comptable, il n'existe pas de normes spécifiques pour le rapport


d’audit fiscal, offrant ainsi une grande liberté aux auditeurs.

Avant la mission, l'auditeur et le prescripteur définissent ensemble les modalités de compte


rendu.

Pas de contraintes sur la forme ; le rapport peut être écrit ou verbal.

Déterminé lors de l'élaboration du contrat, le rapport doit inclure les domaines d'intervention
et les informations recherchées (comme l'évaluation des risques fiscaux et un inventaire des
irrégularités). Certains éléments peuvent être laissés à l'initiative de l'auditeur, notamment
les méthodes de travail et les difficultés rencontrées.

 Types de Recommandations

Les dirigeants souhaitent utiliser les conclusions de l'audit pour réduire le risque fiscal. Ils
attendent des recommandations concrètes sur les actions à entreprendre pour atténuer les
irrégularités.

L'auditeur, tout en émettant des recommandations, doit rester indépendant et ne pas se


substituer à l'entreprise dans ses décisions.
IV- Conclusion

L'audit fiscal des opérations courantes, tel qu'établi par le Code Général des Impôts (CGI) du
Burkina Faso, est un élément clé pour assurer la conformité fiscale et la transparence
financière. La compréhension des mécanismes de taxation, notamment les impôts directs, la
Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), et les exonérations fiscales, est essentielle pour les
contribuables et les professionnels de la fiscalité. Les règles de déductibilité, les exclusions
spécifiques, et les obligations liées aux droits d'enregistrement jouent un rôle crucial dans la
gestion fiscale des entreprises. Il est impératif de respecter ces dispositions pour éviter les
pénalités et garantir une gestion efficace des obligations fiscales. Un audit rigoureux permet
non seulement d'identifier les risques de non-conformité, mais aussi de proposer des
améliorations dans les pratiques fiscales.

En renforçant la transparence et la responsabilité, l'audit fiscal contribue à un environnement


économique plus sain et à une meilleure collecte des recettes publiques, favorisant ainsi le
développement durable du Burkina Faso.

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