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Types d'assemblages en construction métallique

Le document traite des assemblages mécaniques et adhérents utilisés en construction métallique, en les classant en boulons, rivets, soudure et collage. Les boulons, notamment les boulons à haute résistance, sont couramment utilisés pour leur facilité d'assemblage, tandis que le rivetage est désormais obsolète sauf pour la rénovation. Le soudage est un procédé efficace mais nécessite un contrôle, tandis que le collage est encore expérimental mais prometteur pour des applications futures.

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Types d'assemblages en construction métallique

Le document traite des assemblages mécaniques et adhérents utilisés en construction métallique, en les classant en boulons, rivets, soudure et collage. Les boulons, notamment les boulons à haute résistance, sont couramment utilisés pour leur facilité d'assemblage, tandis que le rivetage est désormais obsolète sauf pour la rénovation. Le soudage est un procédé efficace mais nécessite un contrôle, tandis que le collage est encore expérimental mais prometteur pour des applications futures.

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LES ASSEMBLAGES

Les assemblages sont classés en deux grandes catégories : d’une part, assemblages «
mécaniques » : boulons, vis, rivets… et, d’autre part assemblages « adhérents ou
cohésifs » comme la soudure, ou le collage…
Les assemblages concernent des éléments structurels – poteaux, poutres, diagonales de
contreventement, tirants – ou des matériaux de partition ou d’enveloppe. Ils représentent une
fraction significative du coût d’une ossature métallique.

Assemblages mécaniques
Les boulons
Les boulons peuvent être utilisés en atelier ou sur le chantier. Ils sont assez couramment mis
en œuvre. Un boulon comporte une tête hexagonale, un corps cylindrique fileté qui constitue
la vis et un écrou également hexagonal. Les rondelles, freins d’écrou, contre-écrou font partie
des accessoires des assemblages. Les jeux dans les trous sont de 1 à 2 mm. Ils travaillent soit
en traction, soit au cisaillement. Le serrage d’un boulon ordinaire se fait soit manuellement,
soit avec une clé, soit pneumatiquement.

Les boulons à haute résistance (HR) et à serrage contrôlé sont plus efficaces. Le serrage d’un
boulon HR crée entre deux pièces une pression qui s’oppose au glissement par frottement. Ce
type de boulon est principalement utilisé pour assurer la liaison des composants dans des
assemblages soumis à des moments de flexion et des efforts tranchants. Le serrage contrôlé de
ce type de boulon se fait par une clé dynamométrique (munie d’un appareil de mesure de
l’effort). L’assemblage par boulons HR est plus facile à mettre en œuvre sur un chantier que
la soudure. Les boulons font l’objet d’une certification en matière de caractéristiques
géométriques et mécaniques
Schéma d'assemblage mécanique par boulon avec écrou.

Structure en profils minces boulonnés. Viaduc espace info à Millau.

Les rivets
Le rivetage a été longtemps le seul procédé d’assemblage utilisable en construction métallique
(par exemple pour la tour Eiffel). Développé dès la fin du XVIIIème siècle pour la confection
des chaudières, très largement développé à partir de 1850, il est complètement abandonné
aujourd’hui pour les assemblages sur les chantiers sauf dans les cas de rénovation de
bâtiments anciens ou de ponts.

Un rivet se présente comme un gros clou à une tête. Il doit être préalablement chauffé au
rouge, puis posé à chaud. Une fois l’autre tête formée à la masse, au marteau pneumatique ou
à la presse hydraulique, le rivet se contracte en se refroidissant ce qui assure ainsi une force de
serrage et un assemblage par frottement des deux pièces entre elles. Procédé efficace et très
sûr, il exige cependant beaucoup de main d’œuvre.

Exemples d'assemblages : rivet à tête sphérique, rivet à tête fraisée, boulon, XIX siècle.
Pont en fer riveté à Bayonne, 1860.

Assemblages adhérents ou cohésifs


Le soudage
Le soudage consiste à fondre l’acier localement avec ou sans apport de métal (toujours de
l’acier) de manière à reconstituer une continuité de la matière aussi parfaite que possible. Le
procédé le plus courant en construction métallique est la soudure à l’arc qui utilise la chaleur
produite par un arc électrique pour porter l’acier à la température de fusion.

Le soudage est un procédé très efficace mais qui peut exiger un contrôle a posteriori des
pièces assemblées (examen visuel, rayons X…). Une partie des soudures est le plus souvent
réalisée en atelier, parfois sur des bancs automatisés (par exemple pour les PRS). La plupart
des entreprises de construction métallique est aujourd’hui bien équipée en bancs de
soudage. Les positions de soudage peuvent s’effectuer pour des pièces :

 à plat bout à bout ;


 à plat superposé ;
 à plat d’angle.
Différents types de soudures.

Le collage
Encore expérimental, le collage de pièces métalliques ne s’emploie en pratique que pour des
pièces d’enveloppe où les contraintes mécaniques à prendre en compte sont faibles (par
exemple raccord d’angle pour un bordage). Néanmoins les progrès très importants réalisés ces
dernières années dans les colles laissent prévoir un grand développement de ce type
d’application.

Les types de liaison

On distingue plusieurs types de liaison, suivant les éléments reliés :

 appui au sol d’un poteau ;


 liaison poteau-poteau ;
 liaison poteau-poutre ;
 liaison poutre-poutre ;
 liaison dans les poutres treillis ;
 liaison poutre-voile en béton armé ;
 nœud dans les structures spatiales.
 Appui au sol d’un poteau
Pied de poteau articulé
La mise en œuvre la plus courante consiste à souder une platine à l’extrémité du poteau. Elle
est traversée par deux tiges d’ancrage et repose sur l’élément de fondation en béton. Même si
la liaison semble rigide, elle fonctionne en fait comme une articulation. Il est quelquefois
nécessaire de souder sous la platine un tronçon de profilé appelé « bêche » pour transmettre
l’effort horizontal au massif de fondation.

Pied de poteau articulé.

Pied de poteau encastré


La platine soudée à l’extrémité du poteau est traversée par quatre tiges ancrées dans le béton.
Afin que les contraintes soient admissibles et les déformations faibles pour un encastrement, il
est nécessaire de choisir des platines épaisses ou des platines minces mais raidies.

Pied de poteau encastré.


Liaison poteau-poteau
Les joints de montage permettent de réaliser le raccordement de différentes parties d’un même
poteau (par soudure, par éclisses ou par platines). Il peut y avoir continuité et modification des
formes en même temps.

Trois types de liaisons poteau-poteau : 1. Soudage bout à bout des tronçons 2. Liaison par éclisses boulonnées 3. Liaison par
platines d'extrémités soudées

Liaison poteau-poutre
Assemblages par appui simple Ce type de liaison est par exemple mis en œuvre à un joint de
dilatation. La poutre prend appui sur le poteau, mais elle conserve un mouvement libre
horizontal.

Assemblage articulé
L’attache d’une poutre sur un poteau est considérée comme articulée quand la flexibilité des
cornières de liaison autorise de faibles rotations. La poutre est assemblée au poteau au niveau
de son âme. De cette manière, les semelles supérieures et inférieures de la poutre sont libérées
et ne transmettent pas d’effort couplé de traction et de compression, et par conséquent pas de
flexion.
Assemblages articulés par cornières boulonnées (élévation et coupe).

Assemblage par encastrement


Dans le cas de continuité de poutres ou de poteaux, la liaison est complètement rigide.
L’encastrement poteau-poutre peut se faire par soudure directe. On renforce ainsi la fixation.
Sinon on utilise une platine et on boulonne les pièces, au niveau des semelles en
particulier. Aux angles des portiques, les poutres sont considérées comme encastrées sur le
poteau. L’assemblage reconstitue la continuité du portique.
Liaison poutre-poutre
La liaison peut être articulée ou encastrée. L’articulation au faîtage de deux demi-portiques
est un cas fréquent dans les halles à rez-de-chaussée. Dans le cas des nœuds rigides de
portique, la liaison de la poutre au poteau peut s’effectuer en retrait de l’intersection des
lignes d’épures géométriques pour des raisons techniques ou architecturales.

Traverses de portique articulées, avec axe libre dans deux coquilles cylindriques soudées.

Liaison dans les poutres treillis


Les assemblages peuvent être soudés ou boulonnés. Il existe de nombreuses possibilités avec
les profils du commerce. Les assemblages entre tubes se font par soudage : en « gueule de
loup » pour les poutres en tubes ronds, à coupes planes quand les membrures sont
hexagonales ou carrées.

Liaison d’une poutre métallique avec une paroi en béton


L’attache de la poutre peut s’effectuer de trois manières différentes : par des corbeaux en
béton formant une console ; par l’engagement des abouts des poutres dans des logements
réservés dans le béton avec des dispositifs d’ap¬pui ; par des platines noyées dans le béton sur
lesquelles sont fixés les abouts de poutre par âme de liaison ou corbeaux pré-soudés en atelier.

Appui simple de poutre sur un mur ou un voile en béton armé.

Nœuds dans les structures spatiales


Dans les structures spatiales, les sections les plus adaptées au travail de traction et à celui de
la compression sont les profils creux ronds.

Assemblages sur des sphères


Les profils creux ronds concourent au centre de la sphère et sont soudés. Ils peuvent aussi être
vissés et boulonnés dans la sphère creuse (ex. nœud Méro).
Nœud Méro

Assemblages par aplatissement de tubes et goussets soudés


Un des procédés consiste à souder sur les membrures des goussets en tôle dans les directions
des barres dont les extrémités sont aplaties de manière à permettre l’attache par soudure ou
boulonnage.

Assemblage de tubes par goussets aplatis.

Les nœuds à coquilles


Le système Stéphane Duchâteau est formé de coquilles en acier moulé enserrant plusieurs
tubes. Les joints sont soudés.
Système de nœud tridimensionnel Stéphane Duchâteau

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