XIXème siècle
Panorama historique : le Second Empire et la Troisième
République :
Contexte historique :
1799-1804 : période de Napoléon Bonaparte, ou il va faire un coup d’état
comme Premier Consul après son coup d’Etat du 19 brumaire 1799
1804-1814 : Empire de Napoléon 1er jusqu’à son abdication après sa défaite
contre la Coalition.
1814-1815 : Première Restauration
1815 : les Cent-jours avec le retours de Napoléon au pouvoir avant sa défaite à
Waterloo.
1815-1830 : Second restauration avec la mise en place d’un monarchie
constitutionnelle dirigée par Louis XVIII puis Charles X.
1830-1848 : après la révolte des Trois glorieuses, débute la monarchie de Juillet
de Louis-Philippe.
1848-1852 : Révolution de 1848 et instauration de la Deuxième République avec
Louis-Napoléon Bonaparte comme président.
Le Second Empire :
Le 2 décembre 1852, un an jour pour jour après son coup d'Etat, Louis-Napoléon
Bonaparte proclame l'Empire et devient Napoléon III. Le Second Empire naît alors
et durera jusqu'en 1870.
A ses débuts, le régime connaît un certain autoritarisme pour assurer sa stabilité.
Napoléon III possède en effet le pouvoir exécutif et le parlement ne peut que
voter les lois proposées par l'empereur. La répression et la propagande sont
également fortes et la censure est appliquée. Le droit de réunion est limité et de
nombreux opposants sont condamnés à l'exil, comme Victor Hugo. Cependant, à
partir des années 1860, le régime se tourne progressivement vers le libéralisme
et les différentes restrictions sont assouplies afin de s'assurer un plus fort
soutien.
Le règne de Napoléon III est marqué par la volonté de remettre la France sur le
devant de la scène internationale pour retrouver le prestige perdu après la
défaite de Napoléon 1er. La victoire de la guerre de Crimée, l'intervention dans
l'unification italienne et les nouvelles colonies permettent de redonner une
certaine grandeur. De nombreuses réformes, notamment économiques sont aussi
mises en place et le pays connait une forte industrialisation. Les villes sont
transformées et modernisées sous la direction de Haussmann, comme Paris. Mais
l'échec de l'expédition mexicaine débutée en 1861 signera le début de la fin du
Second Empire. En 1870, en pleine guerre contre la Prusse, la France est battue à
Sedan et Napoléon III est fait prisonnier entraînant la chute de l'Empire.
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La Ille République est alors proclamée par les républicains le 4 septembre 1870.
La Troisième République
Les débuts de cette dernière sont pour le moins fragiles. L'écrasante défaite
contre la Prusse et l'annexion de l'Alsace-Lorraine rendent cette nouvelle
république impopulaire. Les Français se révoltent même contre le régime,
notamment à Paris, ce qui débouche sur une brève guerre civile (évènement de
la Commune de Paris), un mouvement communiste qui n’a pas marcher.
Les royalistes encore nombreux s'opposent également farouchement à la
nouvelle république et exigent le retour à la monarchie. Malgré ces troubles, la
constitution de la Ille République est votée en 1875 assurant sa légitimité. Le
président est alors élu par l'assemblée pour sept ans.
Des nouvelles lois sont votées pour améliorer les conditions de vie des
travailleurs et garantir les libertés des Français. Jules Ferry, ministre de
l'Instruction publique rend également l'école obligatoire, gratuite et laïque pour
tous. La France se lance aussi dans la course à la colonisation avec les autres
pays européens et prend possession de nouvelles terres, notamment en Afrique
et en Asie du Sud-Est. Le pays accueille même l'Exposition universelle de 1889
avec l'inauguration de la tour Eiffel. La Ille République devient par ailleurs le
théâtre de grands débats politiques, les Français étant plus impliqués dans la vie
politique.
Cependant, l'affaire Dreyfus, qui éclate en 1894, divise à nouveau la France et le
coup d'état manqué du général Boulanger met en péril la République. De plus, la
défaite de 1871 ne passe toujours pas et l'envie de revanche face à l'Allemagne
est de plus en plus forte. Les tensions à travers l'Europe débouchent finalement
sur la
Première Guerre mondiale d'où la France sort vainqueur malgré de lourdes
pertes. L'invasion de la France par l'Allemagne nazie en 1940 marquera la fin de
la Ille République.
Mise en place d’une société industrielle et la division de
la société :
Naissance de l’industrie : Mise en place d'une société industrielle
L'industrie naît en Angleterre, qui possède des ressources abondantes en
charbon, vers la fin du XVIIIe siècle dans un contexte d'instabilité économique et
sociale. Elle sera donc perçue comme une promesse de paix.
Ensuite, l'industrialisation s'étend en France, en Allemagne et en Belgique. Cette
industrialisation marque le passage d'une économie basée sur l'agriculture et
l'artisanat à une économie fondée sur l'industrie et la production de masse. Une
société qui fonctionne sur cette économie moderne est dite « une société
industrielle ».
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À partir de 1850 jusqu'à 1890, l'industrie connait son essor notamment avec la
construction de plusieurs infrastructures.
Les grands outils et progrès de l'industrie
En 1830, l'Angleterre construit 3500 km de canaux maritimes et inaugure la
même année la première ligne de chemin de fer qui traverse le pays. Le nombre
d'usines va également augmenter fortement, ce qui va expliquer l'essor de
l'industrie de 1800 à 1850 en Angleterre, mais également dans les autres pays.
Bien entendu, la mécanisation joue un rôle majeur dans la production de masse.
La main d'œuvre reste essentielle et elle proviendra notamment des campagnes
grâce à un exode rural du essentiellement à la mécanisation de l'agriculture. En
France, de nombreux ouvriers proviennent de l'Espagne et de l'Italie.
En 1860, des groupes industriels puissants voient le jour et induisent en 1890 la
mise en place d'industries multinationales, qui permettent de diminuer une partie
des coûts d'exportation.
L'industrialisation prend donc de plus en plus de place sur l'agriculture et
l'artisanat, mettant en place une société industrielle. Tous ces changements
entraînent une nouvelle organisation sociétale fondée sur le capitalisme, qui
engendrera bon nombre de tensions sociales.
La misère ouvrière
Durant le XIXe siècle, les conditions de vie de la « working class » sont
misérables. Les hommes, les femmes et les enfants reçoivent des salaires très
faibles, travaillent douze à seize heures par jour et dorment dans des logements
insalubres. Ils sont également sous-alimentés pour la plupart, ce qui permet aux
maladies d'être très présentes. Le licenciement abusif et le chômage sont
également très courants, de même que les accidents de travail sont fréquents.
Le triomphe de la bourgeoisie
La bourgeoisie, quant à elle, est propriétaire des industries et des moyens de
production. Cette richesse leur offre de nombreux privilèges comme l'accès à
l'éducation, le droit de participer à la politique et d'avoir accès au suffrage
censitaire.
La lutte des classes
La lutte des classes est un conflit qui oppose la bourgeoisie, propriétaire des
industries, et le prolétariat. Les ouvriers réclament des droits tandis que les
riches patrons continuent de les exploiter. Ceci donnera lieu à plusieurs révoltes
comme celle de 1848, appelée le « Printemps des peuples ». Par la suite, des
syndicats se formeront, les ouvriers obtiendront plus de droits et le suffrage
universel apparaîtra.
L’urbanisation, l’instruction publique et la presse :
L’urbanisation :
L’urbanisation découle de la révolution industrielle. L’Europe connait une
transformation de la vie urbaine.
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L’exode rurale : déplacement des populations rurales vers les villes. Les
paysans perdent peu à peu leur travail à cause des évolutions technologique. Ils
cherchent alors du travail dans les villes. Pour fuir leur dure condition de vie.
L’adaptation des villes : elles se transforment pour répondre aux besoins de
l’industrialisation. Elles deviennent un lieu de production et de commerce
(réserve de main-d’œuvre), croissance démographique énorme. Les progrès
techniques de construction permettent l’apparition de nouveaux bâtiments et de
grands immeubles. La population des campagne viens alors s’implanter dans des
bidons villes en périphérie des grands villes.
Les chemins de fer se développée permet une facilité des échanges dans le pays.
Amélioration du réseau d’eau avec un moyen de filtration des eaux sales.
Les conséquences : Les ouvriers ont des conditions de vie difficiles et vivent
dans des logements exposés à des problèmes sanitaires. Ils se révoltent et
réclame de meilleurs conditions de vie.
L’instruction publique :
La première école à été inventée en 1789 par Charlemagne, elle était gérée par
l’église et réserver uniquement à l’élite (uniquement garçons). A la suite de la
Révolution française, l’idée de l’école gratuite et laïque apparait, mais rien ne se
met en place.
1833 : François de Guizot organise l’enseignement primaire publique et en
obligeant chaque commune à faire de même (mais ce n’était ni gratuit, ni
obligatoire).
Lors de la 2ème république, la loi Falloux impose aux communes d’ouvrir des
écoles pour les filles, même si elle reste contrôler part l’église.
Lors de la 3ème république, 1881, Jules Ferry rend l’école primaire gratuite et
obligatoire pour tous les enfants de 6 à 13 ans. En 1882 l’école est rendue laïque
pour renforcer l’éducation.
Ces réformes ont permis à la population de devenir de plus en plus alphabets.
La presse :
Grâce à l’invention de l’imprimerie la presse à beaucoup évoluer. Les chemins de
fer ont permis la distribution plus rapide des différents journaux. La partie de la
population qui arrivait à lire restait tout de même très restreinte (bourgeoisie), et
le prix restait toujours trop élever pour la population.
Beaucoup d’article diffusaient des idées libérales, cela dérangeait les autorités.
Tous les journaux étaient soumis à de la censure. Les éditeurs étaient très
surveillés.
En 1881, la loi sur la liberté de presse a été votée et affirme la liberté d’imprimer
et de publier sans autorisation au préalable.
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Les sciences et les technique au XIXe siècle :
Les découvertes scientifiques :
Apparition de nouvelles catégories de connaissances.
Biologie microbiologie, médecine, évolution, … on fait de grand pas en avant.
Exemple avec Louis Pasteur (pasteurisation et vaccins) et Charles Darwin (théorie
de l’évolution et sélection naturelle). Cela a permis d’améliorer la compréhension
des êtres vivants et donc de l’hygiène de vie.
Physique et Chimie rôle important dans l’essor industriel, électricité, énergie.
Exemple Faraday, Ampère, Joule, … découverte que le matières organique et
naturelles pouvaient être synthétiser.
Innovations techniques :
La base de la révolution industrielle repose sur les avancées techniques grâce à
la mise en pratique des théories.
Les moyens de transport ont subi de grands changement, la machine à vapeur
bouleversé l’Europe. Les réseau ferroviaire a gagné en distance et a rendue le
transport de marchandises et de personnes plus rapide et efficace. Les
automobiles ont ensuite été développer petit à petit vers la fin du siècle.
Le charbon et ensuite le pétrole sont devenus les principales sources d’énergie
(locomotives, bateaux à vapeur, …)
Grâce au machinisme la production est devenue plus rapide. Des façons de
communiquer ont été inventer (télégraphe, téléphone, …)
Les impacts :
La qualité de vie c’est nettement améliorer à la fin de ce siècle. Le monde a donc
connu un forte croissance démographique. Et d’urbanisation massive. Beaucoup
d’écrivain vont s’inspirer des sciences avec des romans de fiction, … les revues
scientifique sont devenues moins élitistes, et plus vulgariser pour une diffusion
plus efficace des idées.
Conclusion :
Le XIXe siècle était une période imposante pour les sciences et les techniques.
Les innovations scientifiques ont permis une meilleure compréhension du monde
naturel. Elles ont aussi donné l’opportunité d’améliorer l’ingénierie avec
l’application des théorie.
Les courants littéraires réalistes et naturalistes :
Le réalisme : mouvement littéraire et artistique du 19ème siècle qui privilégie la
représentation exacte de la nature, des hommes, de la société et qui se
caractérise Par la volonté de décrire la vie dans toutes ses manifestations, sans à
priori ni censure morale.
Ce mouvement apparaît en fin de 19ème siècle, ce qui correspond à la révolution
industrielle et à la montée de la bourgeoisie. Il s’oppose au romantisme qui
idéalise les personnages en faussant la réalité.
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Les auteurs réalistes cherchent à écrire de manière objective, à décrire
strictement la réalité en représentant tous les milieux sociaux. Les thèmes sont
la société contemporaine et ses injustices, les luttes et les difficultés liées à
l’ascension sociale, …
Exemple d’auteurs : Balzac (la comédie humaine = 100 livres), Flaubert (Madame
Bovary) et Guy de Maupassant (Bel ami).
Ce courant se caractérise par des descriptions très précises et minutieuses,
narrateur omniscient et vocabulaire très simple.
Le Naturalisme :
C’est une doctrine caractérisée par la volonté de peindre la réalité sociale dans
tous ses aspects, le recours aux méthodes de la science, le rejet du style, de
l’intrigue, des personnages.
Emile Zola était considéré comme le père de ce mouvement, se comparaitre à un
médecin observant un corps humain. Ce mouvement est une réponse aux
idéalistes romantiques.
Le naturalisme cherche à appliquer la méthode scientifique à la littérature avec
des observations et des expérimentations pour donner une représentation. Les
personnages sont influencés par leur milieu, leur éducation et leur instinct. Les
thèmes principaux sont ceux de l’hérédité, la misère sociale, le travail et les
conditions ouvrières.
Les œuvres naturalistes les plus célèbres sont celles d’Emilie Zola (Germinal,
nana, …)
Les courants littéraires romantiques et symboliques :
Le romantisme :
L’origine de la notion : Provenance du vocabulaire anglais (romantic) et qui
signifie « caractéristique du roman ». Provenance du vocabulaire allemand
(Romantisch), par l’intermédiaire de Mme. De Staël et qui découle des chants de
troubadours, elle met aussi en lien un aspect chrétien qui s’oppose au courant
littéraire du classicisme. L’Angleterre et L’Allemagne sont en avance par rapport
à la France (30 ans)
Critère de définition :
Le courant semble au départ abstrait et il est difficile d’en traduire une définition
claire. On y retrouve les éléments fondamentaux comme : La Nature, le Moi et
l’Absolue. En France, le romantisme s’imprègne du sensualisme et du
spiritualisme. On obtient cinq conséquences, les deux aspects majeurs sont : Une
importance accrue du cœur et des sentiments, par opposition à la raison (le Moi)
et une quête absolu.
Préromantisme et premier romantisme :
Le point de départ du romantisme en France est l’ouvrage de Lamartine intitulé
« Médiations poétiques ». préromantisme (1800-1820) période d’inspiration,
l’éveil de la sensibilité (préparation).
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Le premier romantisme (1820-1848) : désigne le mouvement lancer par
Chateaubriand. Mouvement conservateur en opposition avec le romantisme
libéral. Lamartine avec ces différents ouvrages ouvre une période
sensualospiritualiste dont il restera maitre une longue période. Le mouvement se
proclame monarchiste et catholique en opposition avec les héritiers des Lumières
qui défende le classicisme.
Le mouvement symbolise le besoin d’évasion, l’individualisme et l’intensité
affective.
Les deux mouvement sont en opposition direct avec le rationalisme du siècle des
Lumières. La révolution de février impacte l’écriture des auteurs qui deviennent
plus mélancolique.
Auteurs : Lamartine, Victor Hugo, …
Le parnasse : Revue de poésie qui met en avant le lyrisme (aspiration à la
beauté). On ne cherche pas à donner du sens, mais uniquement à rend beau (la
forme prime) l’art pour l’art.
Le symbolisme :
L’origine de la notion : 1880 et se définie comme une réaction idéaliste qui
veut reconquérir le territoire des arts et lutter contre le matérialisme. Courant
littéraire de l’ailleurs, voyage dans le temps, le rêve, l’espace, …
La seul réalité se trouve dans la conscience et le monde extérieur n’est que
mensonges. Développement de l’enseignement et de la presse.
Critères de définition :
Les auteurs veulent se mettre à l’écart et aborder tout particulièrement le thème
du mystère de l’être.
D’après Mallarmé, un poète doit suggérer une notion pure et le fait de nommer
un objet « symbole » retire cette capacité d’imagination.
Les symbolistes veulent créer une langue nouvelle par le biais de la césure des
automatismes du lexique à sens unique (faire de la langue une musique.
On retrouve 4 caractéristique du symbolisme : Un dépassement du matérialisme,
l’art de la suggestion, le travail de la langue et une littérature de l’intime.
Ce courant se rapproche du « décadentisme » mais il s’apparente plus à la
morbidité.
Les précurseurs du symbolisme et ses héritiers infidèles :
Nerval et Gauthier sont les premier écrivains à mettre le rêve ou le cauchemar en
avant dans leurs œuvres. Baudelaire est perçu comme un auteur primordial de ce
courant, son sonnet correspondances est une base essentielle pour le
symbolisme.
À la fin du 19ème siècle les poètes symbolistes s’éloignent de ce courant afin de
retourner à une écriture plus classique.
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La pensée politique au XIXe siècle : libéralisme,
socialisme et syndicalisme :
Introduction :
La société française vie plusieurs bouleversement politiques et sociaux (deux
révolutions). Ces importants changements ont vu l’émergence de nouvelles
idéologies qui s’opposent l’une à l’autre.
Le libéralisme :
Définition = mouvement de travailleur défendant une amélioration des conditions
de travail. Il est apparu durant le siècle des Lumières. Il prône la liberté de
chaque individu, la propriété privée et désire limiter aux maximum les
interventions de l’état.
Avec la propagation de ces idées libérales, plusieurs réformes politique et
économiques ayant pour but de modérer le pouvoir de la monarchie et des
classes élevées de la société. Encouragement du libre échange et le régime
politique de la démocratie représentative.
Le socialisme
Né grâce aux inégalités qu’a créé le capitalisme libéral. Il est apparu comme un
critique au régime en place à cette époque. Inspiré par Karl Marx, il plaide pour
une société sans classes qui luttent ensemble et ou tous les moyens de
production serait collectivisé (fin du droit à la propriété privée). Les leaders du
socialisme appellent à la révolte du prolétariat contre la bourgeoisie et
l’aristocratie.
Le syndicalisme :
Il a vue le jour comme un mouvement travailleurs qui désiraient avoir de
meilleurs condition de travail et obtenir des droits économiques et sociaux. Des
personnes appelaient les travailleurs à la grève générale et à renverser le
capitalisme. Le syndicalisme s’est divisé en deux courants : le syndicalisme
réformiste (cherche à négocier avec le patronat) et le syndicalisme
révolutionnaire (plus radical)
La pensée philosophique : positivisme et esprit
scientiste :
Positivisme :
Le positivisme est une pensée philosophique fondée par Auguste Comte au cours
du 19ème siècle. Cette doctrine est basée sur le principe que la science est le seul
moyen valide pour comprendre les phénomènes naturels et sociaux.
Selon Auguste Comte, la science doit se concentrer sur des faits reposant sur des
lois vérifiables, sans chercher à en expliquer les causes.
D’après lui, l’esprit est soumis à une loi : la loi des trois états. Cette dernière se
résume à ce que chacun de nos connaissances passe par trois états théorique
différents :
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1. État théorique les phénomènes sont expliqués par des causes
surnaturelles ou divines.
2. État métaphysique les explications des phénomènes reposent sur des
concepts philosophique ou une forme abstraite de l’état théologique
3. État positif La science est le seul moyen d’acquérir des connaissances
fiables. On renonce à chercher la cause des phénomènes et essai de
déterminer leurs lois naturelles.
Comte défend une hiérarchie des sciences, comparant celle-ci à une pyramide.
Les mathématiques sont la base, car elles servent à toutes les autres. Ensuite, il
y a la physique, la chimie, la biologie et enfin la sociologie, qui utilise les sciences
précédentes pour étudier les sociétés humaines.
Critiques du positivisme :
Uniquement basé sur des faits observables et vérifiables, il ignore d’autres
aspects, comme la spiritualité ou les émotions.
Les sciences ne peuvent être hiérarchisées, car chacune des disciplines
scientifiques évolue indépendamment l’une de l’autre.
Esprit scientiste :
Aussi appelé scientisme, est né à la fin du 19 ème siècle, période marquée par des
inventions révolutionnaires. C’est une idéologie proche du positivisme, qui est
basé sur une confiance totale dans la science. Elle affirme que la science peut
répondre à toutes les questions, qu’elles soient techniques, morales mais aussi
les problèmes sociaux.
Critique du scientisme :
Surestime les capacités des sciences (elle ne peut pas tout expliquer)
Réduit la complexité du monde, car néglige des aspects qui ne peuvent
pas être expliqués par la science.
La science n’est pas une vérité absolue et elle ne peut pas remplacer la
philosophie ou l’éthique.
Comparaison entre le positivisme et le scientisme :
Similitudes les deux pensées mettent en valeur la science comme moyen de
progrès et de réponse. Ils rejettent les explications surnaturelles ou
métaphysiques
Différences le positivisme utilise la science pour comprendre et organiser le
monde, mais il ne cherche pas à remplacer d’autres formes de pensée. Le
scientisme, lui, pense que la science peut tout expliquer et remplacer.
Le positivisme s’arrête à l’observation des faits et il pousse à utiliser les
découvertes scientifiques pour résoudre des problèmes dans la société, alors que
le scientisme touche à tous les domaines.
Résumer de ChatGPT :
Second Empire (1852-1870)
Proclamé par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852, il devient Napoléon III.
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Régime d'abord autoritaire : censure, répression, pouvoir exécutif
concentrer.
Évolue vers plus de libéralisme après 1860.
Développement économique et modernisation urbaine (Haussmann à
Paris).
Expansion coloniale et interventions militaires (guerre de Crimée,
unification italienne).
L'échec de l’expédition mexicaine et la défaite contre la Prusse en 1870
entraînent la chute de l’Empire.
Troisième République (1870-1940)
Débuts difficiles après la défaite face à la Prusse et la perte de l'Alsace-
Lorraine.
Révolte de la Commune de Paris (1871), écrasée par le gouvernement.
Lois scolaires de Jules Ferry (1881-1882) : école gratuite, laïque et
obligatoire.
Expansion coloniale en Afrique et Asie.
Crises politiques : affaire Dreyfus (1894), tentative de coup d’État de
Boulanger.
La Première Guerre mondiale marque la fin de cette période.
🔹 À retenir : Régime instable au départ, la IIIe République renforce la démocratie
et l’éducation, tout en faisant face à des divisions internes et à la montée du
nationalisme.
2. Industrialisation et transformation de la société
Développement industriel
Naissance en Angleterre, puis diffusion en France, Allemagne et
Belgique.
Passage d’une économie agricole à une production de masse.
Progrès technologiques : chemin de fer, mécanisation, groupes
industriels.
Conséquences sociales
Conditions ouvrières difficiles : bas salaires, longues heures, logements
insalubres.
Bourgeoisie prospère grâce au contrôle des industries.
Apparition de la lutte des classes : mouvements ouvriers, syndicats et
révoltes.
🔹 À retenir : L’industrialisation modernise l’Europe, mais creuse l’écart entre
bourgeoisie et prolétariat, donnant naissance aux revendications sociales.
3. Urbanisation, instruction publique et presse
Urbanisation
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Exode rural vers les villes dû à la mécanisation agricole.
Expansion des infrastructures : réseaux ferroviaires, eau potable.
Conditions de vie précaires en périphérie urbaine.
Instruction publique
Jusqu’en 1833 : l’école est réservée à l’élite, sous contrôle religieux.
Loi Jules Ferry (1881-1882) : école obligatoire, gratuite et laïque.
Hausse du taux d’alphabétisation.
Presse
Développement avec l’imprimerie et le chemin de fer.
Censure sous les régimes autoritaires.
Loi de 1881 : liberté de la presse.
🔹 À retenir : L’éducation et la presse deviennent des piliers de la démocratie,
tandis que l’urbanisation transforme le mode de vie.
4. Progrès scientifiques et techniques
Découvertes majeures
Biologie et médecine : Louis Pasteur (vaccins, pasteurisation), Darwin
(évolution).
Physique et chimie : Ampère, Faraday, Joule (électricité,
thermodynamique).
Communication : télégraphe, téléphone.
Conséquences
Amélioration de l’hygiène et de la santé.
Développement du transport (chemin de fer, automobile).
Essor de la recherche scientifique et des revues vulgarisées.
🔹 À retenir : Le XIXe siècle marque un tournant scientifique, avec des avancées
qui améliorent la vie quotidienne et l’industrie.
5. Courants littéraires : réalisme, naturalisme, romantisme, symbolisme
Réalisme et Naturalisme
Réalisme (Balzac, Flaubert) : description fidèle de la société, sans
idéalisme.
Naturalisme (Zola) : approche scientifique de la littérature, influence de
l’hérédité et du milieu.
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Romantisme et Symbolisme
Romantisme (Hugo, Lamartine) : exaltation des sentiments, nature, moi
profond.
Symbolisme (Baudelaire, Mallarmé) : quête du mystère, musicalité du
langage.
🔹 À retenir : Les courants littéraires du XIXe siècle reflètent les bouleversements
sociaux et politiques de l’époque.
6. Pensée politique : libéralisme, socialisme, syndicalisme
Libéralisme
Hérité des Lumières, prône la liberté individuelle et le marché libre.
Favorise la démocratie représentative et le capitalisme.
Socialisme
Critique du capitalisme, inspiré de Karl Marx.
Idéal d’une société sans classes, collectivisation des moyens de
production.
Syndicalisme
Défense des travailleurs, droit à la grève.
Deux courants : réformiste (négociation) et révolutionnaire (action
directe).
🔹 À retenir : Trois courants s’opposent au XIXe siècle, chacun influençant la
politique et les luttes sociales.
7. Philosophie : positivisme et scientisme
Positivisme (Auguste Comte)
Trois étapes du savoir : théologique, métaphysique, positif
(scientifique).
Classement des sciences : mathématiques, physique, chimie, biologie,
sociologie.
Scientisme
Foi absolue dans la science pour résoudre tous les problèmes.
Critiqué pour son rejet de la spiritualité et des aspects immatériels de
l’existence.
🔹 À retenir : Le positivisme organise la connaissance, tandis que le scientisme
surestime la science comme réponse universelle.
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