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Divergence

Le document explique la définition du mot 'khilaf' en arabe et dans le jargon islamique, ainsi que la distinction entre 'khilaf' et 'ikhtilaf'. Il aborde également les types de divergences et la manière de se comporter face à celles-ci, en insistant sur l'importance de respecter les avis divergents basés sur des preuves. Enfin, il souligne les raisons pour lesquelles les savants peuvent diverger, notamment en raison de l'absence ou de la non-acceptation d'un hadith authentique.
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Divergence

Le document explique la définition du mot 'khilaf' en arabe et dans le jargon islamique, ainsi que la distinction entre 'khilaf' et 'ikhtilaf'. Il aborde également les types de divergences et la manière de se comporter face à celles-ci, en insistant sur l'importance de respecter les avis divergents basés sur des preuves. Enfin, il souligne les raisons pour lesquelles les savants peuvent diverger, notamment en raison de l'absence ou de la non-acceptation d'un hadith authentique.
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Ecrit et traduit par : Ilyas abou Roumayssa

= @dicodumusulman
A) La définition du mot khilaf
• La définition dans la langue arabe

L’origine du mot khilaf vient des trois lettres : kha (‫)خ‬, lam (‫)ل‬, fa (‫)ف‬
qui forment le verbe khalafa (َ‫ف‬َ ‫)خ َل‬
َ
qui possède trois sens :

- Une chose qui vient après une autre et prend sa


place
Exemple : ‫ا ا‬
Le mot califat se dit en arabe khilafa (‫)خَلفة‬,
ِ car la personne
succède au gouverneur. Le calife du prophète est Abou Bakr, car il
vient après lui.

- Ce qui n’est pas devant


ْ َ
Le mot derrière dans la langue arabe se dit khalf (‫)خلف‬

- Changer
Pour dire, que l’odeur d’une personne a changé ont dit :
ُ ُ ‫ا َ ا‬
‫ف فوه‬ ‫خل‬

= @dicodumusulman
Le prophète dit dans un hadith célèbre :
ْ ‫يح ا ْل ِم‬
» ‫س ِك‬ ِ ‫َّللا ِم ْن ِر‬ ُ َ‫وف فَ ِم الصَّائِ ِم أَ ْطي‬
ِ َّ ‫ب ِع ْن َد‬ ُ ُ‫« لَ ُخل‬
D’après Abou Hourayra, le prophète a dit : le changement d’odeur
de la bouche du jeûneur sera meilleur auprès d’Allah le jour du
jugement que l’odeur du musc. » [Ahmed : 8057]
Quant au mot khilaf il signifie changer.1

• La définition dans le jargon Islamique

Lorsque deux personnes ou deux groupes prennent une voie


différente l’une de l’autre. Cela concerne un état, une parole ou un
acte. Il est aussi utilisé pour une dispute ou un débat. Généralement
lorsque deux personnes prennent chacun une voie et divergent, cela
amène à des débats et des disputes.

ْ ‫اب ِمن بَ ْينِ ِه ْم فَ َويْل ِللَّ ِذينَ َكفَ ُروا ِمن َّم‬
]37 : ‫ش َه ِد يَ ْوم ع َِظيم} [مريم‬ ُ ‫ف ْاْلَحْ َز‬ ْ َ‫{ف‬
َ َ‫اختَل‬

[par la suite,] les sectes divergèrent entre elles. Alors, malheur aux
mécréants lors de la vue d'un jour terrible ! [19 : 37]

Ibn Jarîr tabari dit à propos de ce verset : « ils ont divergé


concernant Issa jusqu’à devenir des groupes divisés au sein de leur
propre nation. »2

= @dicodumusulman
• La différence entre le mot « khilaf » et
« ikhtilaf »
- Ikhtilaf : il est utilisé pour une parole qui est basée sur une
preuve.
- Khilaf : une divergence sur laquelle il n’y a aucune preuve.

Remarque :
Certains savants ne font pas la distinction entre les deux termes. Ils
utilisent les deux termes pour désigner une divergence. Qu’elle soit
basée sur une preuve ou non. Il ne faut donc pas sur la simple
utilisation du mot khilaf ou ikhtilaf chez un savant pour dire que telle
ou telle divergence est basée sur une preuve ou non.3

B) Les types de divergence et la manière


de se comporter
• Ikhtilaf tanawwou’
Il se présente sous plusieurs formes.

- Une divergence ou les deux avis sont sur la vérité


et en conformité avec la législation.
Exemple :
Les différentes versions d’invocations pour le tashaoud, les
différentes façons de faire l’appel à la prière ou de lever ses mains
pour le takbir Al ihram.

= @dicodumusulman
Comment se comporter face à cette divergence ? :

Il n’y a pas à réprimander celui qui diverge avec nous dans cette
divergence.
S’il y a deux actes légiférés mais qu’un est meilleur que l’autre,
comme se raser ou se raccourcir les cheveux pour la Omra. Il faut
conseiller et orienter la personne vers ce qui est meilleur avec le bon
comportement.

- Lorsque deux personnes disent deux paroles


différentes qui signifient la même chose.
Certains savants peuvent diverger sur l’appellation d’une notion, d’un
mot ou d’une chose.
Exemple :

❖ La différence de noms des divisions du tawhid chez certains


savants.
❖ L’appellation des actes surérogatoires par moustahab, nafila,
mandoub, sunnah.
Comment se comporter face à cette divergence ? :

Il ne convient pas de se disputer sur des appellations qui veulent dire


la même chose. Ce qui est pris en considération c’est le sens de la
chose pas son appellation.4

= @dicodumusulman
- Lorsqu’il y a des avis et des paroles différents sur
une chose, mais qu’il n’y a aucune contradiction.
Ibn jarir tabari rapporte plusieurs avis de salaf concernant
l’explication du mot « sirat » dans la sourate Al Fatiha.
Certains définissent le mot sirat comme étant le coran, d’autre la voie
de Mohammed ou encore l’Islam.
Il n’y a aucune contradiction entre ces paroles. Il ne fait aucun doute
que le droit chemin est l’islam, et le coran est le livre de l’islam. Le
prophète Mohammed est celui qui est venu avec l’islam et son
comportement était le coran.
Pour résumer, il n’est pas possible de dire qu’une de ces paroles est
fausse.5

• Ikhtilaf tadad
Il s’agit de deux paroles qui s’opposent, c’est-à-dire à dire que l’une
contredit forcément l’autre. Que cela soit dans les fondements ou les
branches. Dans cet ikhtilaf il y a forcément un des deux camps qui a
raison et l’autre qui a tort.

]32 : ‫َق إِ َّّل الض َََّل ُل فَأَنَّى تُص َْرفُونَ } [يونس‬


ِ ‫{فَ َماذَا بَ ْع َد ا ْلح‬

Au-delà de la vérité qu'y a-t-il donc sinon l’égarement ? Comment


alors pouvez-vous, vous détourner ? » [10 : 32]

Exemple :
Si un savant dit qu’une chose est haram et qu’un autre dit que cette
même chose est permise.

Une chose ne peut pas être haram et permise en même temps. Allah
ne peut pas châtier et récompenser une personne en même temps

= @dicodumusulman
pour le même acte. Il y a donc forcément un des deux savants dans
l’erreur.

L’ikhtilaf tadad se présente aussi sous plusieurs formes :

- Ikhtilaf afham:
La divergence dans la compréhension. C’est lorsque deux personnes
ont deux compréhensions différentes sur une seule et même chose.

Exemple :

Abdellah Ibn Omar a dit : « lorsque le prophète revint de


l’expédition des confédérés il dit : « que personne ne fasse la prière
du Asr avant qu’on ne soit chez bani qurayza. » L’heure du asr étant
survenue pendant qu’on était en route certains musulmans
déclarèrent : « nous ne prierons pas avant d’être arrivés chez les
bani qurayza. D’autres, au contraire, déclarèrent : « nous prierons,
car il ne nous a pas été demandé (de ne pas faire la prière). » On
raconta ce fait au prophète qui ne fit de reproches ni aux uns ni aux
autres. » [boukhari : 946]

Ce hadith nous indique qu’un groupe de compagnon a prié la prière


du asr sur la route, car ils ne voulaient pas prier le asr en dehors de
son temps. L’autre groupe de compagnon a retardé l’heure de la
prière, car ils ont voulu prier uniquement à bani qurayza.

= @dicodumusulman
Beaucoup de gens mal intentionné ou ignorant utilisent ce hadith en
disant que le prophète a approuvé les deux groupes. Ceci est une
erreur. Ibn Omar a dit « le prophète ne fit de reproches ni aux uns ni
aux autres. » Ce hadith ne montre en aucun cas que les deux groupes
avaient raison. Il montre qu’on ne blâme pas le savant qui a fait un
effort de réflexion et qui se trompe.

D’après ‘Amr Ibn Al ‘As, le prophète a dit : « lorsque le juge, juge en


faisant un effort de réflexion et voit juste. Il obtient deux
récompenses. S’il fait un effort de réflexion et se trompe, il obtient
une récompense. [boukhari : 7352]

Utiliser ce hadith pour permettre la divergence dans la croyance,


contredire des consensus ou des preuves évidentes est une très
grave erreur faite par certains volontairement ou par ignorance… et
Allah est le plus savant de ce que contiennent leurs poitrines !6

Remarque :

Il y a une règle très répandue dans le rang des musulmans

‫ّل انكار في مسائل الخَلفية‬


Pas de réprimande dans les sujets à divergence

L’énoncé de cette règle n’est pas correct. Ce qui est correct est :

‫ّل انكار في مسائل اّلجتهادية‬


Pas de réprimande dans les sujets d’ijtihad

= @dicodumusulman
Les questions d’ijtihad sont de deux catégories :

- Une question qui ne comporte aucune preuve religieuse. Pas de


verset, de hadith ou de consensus. Néanmoins, les savants ont
fait un effort de réflexion sur le sujet.

- Lorsque les deux camps qui divergent ont des preuves très
proches et très fortes.

Comment se comporter face à cette divergence ?

Il n’y a pas de réprimande de l'autre camp. Il faut prendre ce que


nous considérons comme le plus proche de la vérité et des textes
sans blâmer celui qui diverge avec nous.
Il est permis de conseiller et débattre avec celui qui diverge avec
nous pour essayer de chercher la vérité.

Quant aux questions sujets à divergence, elles sont plus générales


que les questions de l’ijtihad. Il s’agit de toute question qui possède
une divergence. Que cette divergence soit faible, isolée ou une
erreur. Il ne fait aucun doute que celui qui prend un avis de ce genre
en délaissant les avis soutenus par une preuve doit être réprimandé
pour cela, car la divergence n’est pas une preuve en elle-même.
Si le seul argument d’une personne pour suivre un avis est : « il y a
divergence » tout en rejetant les avis qui reposent sur une preuve, il
est blâmable.

= @dicodumusulman
Comment se comporter face à cette divergence ? :

Le musulman doit faire les efforts pour chercher la vérité selon ses
capacités.7

C) Pourquoi les savants divergent ?


Avant de répondre à cette question. Il faut savoir que les savants de
la sunnah sont unanimes sur l’obligation de suivre le prophète
Mohammed. Ils sont également unanimes sur le fait que nous
pouvons prendre la parole de tout le monde et rejeter la parole de
tout le monde sauf celle du prophète.
Donc si nous trouvons un de nos imams de la sunnah contredire une
preuve nous devons avoir la certitude que cela est indépendant de sa
volonté et qu’il n’a pas voulu contredire les textes volontairement.
C’est pour cela que le musulman doit être dans le juste milieu et ne
pas faire partie des extrémistes. Il ne doit pas être dans l’extrême de
ceux qui insultent les savants de la sunnah qui se sont trompés sur un
domaine. Et ne pas faire partie de l’autre extrême qui suit
aveuglément les savants même s’ils savent que le savant s’est trompé
dans cette question. Le musulman du juste milieu respecte et trouve
des excuses au savant qui se trompe, mais il ne le suit pas dans
l’erreur.

Les causes de divergences entre les savants sont très nombreuses.


Les plus fréquentes sont de quatre.

= @dicodumusulman
1) Le hadith ne lui est pas parvenu

Celui qui n’a pas eu connaissance d’un hadith n’est pas tenu de
connaître ses implications. Lorsqu’il se prononce sur une question
alors qu’un hadith ne lui est pas parvenu, il répond en se basant sur
le sens explicite d’un verset ou avec un autre hadith ou une analogie.
Il se peut que l’avis émis de ce savant soit en conformité avec le
hadith qu’il ne connaît pas, tout comme il se peut qu’il le contredise.

Abou moussa Al Ash’ari frappa à la porte de Omar Al khattab. Celui-


ci, occupé sans doute, ne l’autorisa pas à entrer. Après le départ
d’abou moussa, Omar, se trouvant libre, dit : « n’est-ce pas la voix
de Abdellah Ibn qays que je viens d’entendre ? Dites-Lui d’entrer. »
Comme on lui fit observer, qu’Abou moussa s’en était allé, Omar le
manda. « On nous a ordonné d’agir ainsi, dit alors Abou moussa. »
Amène des témoins qui prouveront ce que tu dis. » Abou moussa
se rendit aussitôt à l’assemblée des Ansar pour invoquer leur
témoignage. «un seul d’entre nous’ lui dirent-ils’ peut témoigner en
ta faveur. Même le plus jeune d’entre pourrait le faire, Abou sa’id
Al Khoudri » Abou moussa emmena Abou sa’id Al Khoudri chez
Omar, et ce dernier dit alors : « comment ai-je pu ignorer cette
injonction de l’envoyé d’Allah ? Il faut que j’eusse été à ce moment
occupé par quelque transaction sur le marché. » [boukhari : 2062]

Ce hadith montre que le commandeur des croyants Omar Al khattab


ne connaissait pas un hadith que même les jeunes de Médine
connaissaient. Qui après cela peut venir dire qu’il est impossible que
tel ou tel savant ignore un hadith.

= @dicodumusulman
2) Le hadith lui est parvenu, mais il ne le
considère pas authentique
Dans ce cas le hadith est parvenu au savant, mais il ne le tient pas
pour authentique. Soit parce qu’il ignore son rapporteur direct, ou
parce que la chaîne de transmission qu’il a entre les mains est
entachée d’un défaut. Il peut aussi avoir la conviction par un effort de
réflexion que le hadith est faible sans savoir qu’il existe une autre
version du hadith authentique.

Il y a beaucoup d’exemples où un savant émet une fatwa à propos


d’une chose puis change de parole lorsqu’il s’aperçoit que le hadith
sur le sujet est authentique. Donc lorsque nous allons retourner dans
les livres il sera rapporté qu’il y a une divergence sur cette question.

L’imam Bayhaqi a dit : « l’imam Chafi’i dans son ancien avis : s’il
existait un hadith authentique du prophète concernant la
délimitation du temps pour essuyer sur les khuff cela aurait
constitué une preuve, mais sûrement pas autre chose, même pas
l’analogie. »

Dans un premier temps l’imam chafi’i avait l’avis qu’il n’y avait
aucune délimitation de temps pour essuyer sur les khouff. Pour lui
voyageur ou le résident pouvait essuyer dessus autant de temps
qu’ils le voulaient sans être obligés de refaire les ablutions
entièrement en lavant ses pieds.
Il a justifié son avis en disant que si une preuve authentique du
prophète venait prouver qu’il y a réellement une délimitation dans le
temps alors cela serait une preuve évidente.

= @dicodumusulman
Puis l’imam Bayhaqi cite juste après la parole de l’imam Az -za’farani :

« l’imam chafi’i est revenu sur son avis concernant le temps


délimité pour essuyer sur les khouff du résident et du voyageur
chez nous à Bagdad »8

l’imam Az -za’farani rapporte que l’imam chafi’ a changé d’avis


concernant la délimitation de l’essuyage sur les khouff lorsqu’il a pris
connaissance de l’authenticité du hadith de Ali qui dit que
« Le Prophète a autorisé au voyageur de passer la main sur les
pantoufles et ce, pendant trois jours et trois nuits contre un jour et
une nuit pour le résident. » [Muslim :276].

3) Il connaît la preuve, la voit authentique,


mais l’oublie
Ceci arrive tant pour le coran que pour la sunnah.

D’après Aïcha, le messager d’Allah mourut pendant qu’Abou Bakr


était à Sounh. Omar se leva en disant : « Par Allah, l’envoyé d’Allah
n’est pas mort. » Aïcha a ajouté que Omar s’écria ensuite : « Par
Allah, il ne m’est jamais venu à l’esprit qu’il en put être autrement.
Allah va sûrement le ressusciter et il va sûrement couper les mains
et les pieds de ceux qui disent qu’il est mort. » Abou Bakr vint vers
l’envoyé d’Allah ; il lui découvrit le visage et lui donna un baiser,
puis il dit : « Ô toi pour qui j’aurais donné comme rançon mon père
et ma mère, tu as été bon dans la vie comme tu l’es dans la
mort. Par Allah qui tient mon âme entre ses mains, Allah ne fera
jamais goûter deux fois mort. » Sortant ensuite Abou Bakr s’adressa
à Omar en lui disant : « attend un instant, ô toi qui jures. » aussitôt
qu’Abou Bakr eut commencé son discours, Omar se tut » [boukhari :
3667]

= @dicodumusulman
Puis dans son célèbre discours, Abou Bakr a dit :

« Eh bien ! Pour ceux qui adoraient Mohammed, Mohammed est


mort. Mais pour ceux qui adorent Allah, Allah est toujours vivant et
ne meurt pas. » il récita ensuite le verset 30 de la sourate 39 :
sourate 39 : en vérité tu mourras et ils mourront eux aussi ; puis il
récita ensuite le verset 144 de la sourate 3 : Muhammad n'est qu'un
messager - des messagers avant lui sont passés -. S'il mourait, donc,
ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque
retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah ; et Allah
récompensera bientôt les reconnaissants. [boukhari : 3668]

Le savant est un être humain. Il se peut qu’il oublie une preuve au


moment de faire une fatwa. Comme tous les humains, il est sujet à
l’oubli, la fatigue ou le traumatisme. Il ne fait aucun doute que Omar
était au courant que toute âme goûtera à la mort et que le prophète
n’était pas éternel. Mais le choc de la terrible nouvelle de la mort du
prophète lui a fait oublier cette notion connue de tous.

= @dicodumusulman
4) Il ne connaît pas le sens de certains
termes

‫ان‬
ِ ‫ط‬َ ‫ش ْي‬ َ ‫َاب َو ْاْلَ ْز َّل ُم ِرجْ س ِم ْن‬
َّ ‫ع َم ِل ال‬ ِ ‫{يَا أَيُّهَا الَّ ِذينَ آ َمنُوا إِنَّ َما ا ْل َخ ْم ُر َوا ْل َم ْي‬
ُ ‫س ُر َو ْاْلَنص‬
]90 : ‫فَاجْ تَنِبُوهُ لَعَلَّكُ ْم تُ ْف ِل ُحونَ } [المائدة‬

Ô les croyants ! Le khamr, le jeu de hasard, les pierres dressées, les


flèches de divination ne sont qu'une abomination, œuvre du Diable.
Écartez-vous-en, afin que vous réussissiez. [5 : 90]

Les savants sont unanimes pour dire que le khamr est interdit en
islam. Cependant, ils ont divergé la définition du khamr.
Certains se sont basés sur la définition de la langue arabe et ont dit
qu’il s’agissait d’une boisson faite à base de raisin ou de datte.
Donc une boisson enivrante faite avec autre que du raisin ou des
dattes n’est pas considéré comme du khamr selon eux.
D’autres se sont basés sur la définition dans le jargon islamique en
disant qu’il s’agit de toute boisson enivrante.

D’après Ibn Omar, le prophète a dit : « tout ce qui enivre est du


khamr, et tout ce qui enivre est haram. » [Mouslim : 2003]

Il ne fait aucun doute que la définition du prophète du mot khamr


devance celle de la langue arabe.9

= @dicodumusulman
C’est à travers ces exemples que nous voyons la gravité prendre la
divergence comme une preuve en soit. Ils disent : « il y a divergence
prenez ce que vous voulez » ; « Les savants ont divergé donc il ne faut
pas nous blâmer. » ; « la divergence est une miséricorde ».

Le musulman doit prendre garde à ces gens ! Chaque musulman se


doit de chercher la vérité. Toutes les divergences ne se valent pas ! Il
faut donc savoir qu’elle est la cause de la divergence entre les
savants afin de savoir si elle est légitime ou non.

= @dicodumusulman
Références
1- “Mou’jam maqayis lugha” ibn faris, tome 2/page 210-213.
2- “tafsir tabari”, Mohammed ibn jarir tabari, tome 18/page 197.
3- “mou’jam al moustalahat wal alfaz al fiqhiya”, Mahmoud
abderahman ibn abdel moun’im, tome 2/ page 44
4- “iqtida siratoul moustaqim”, ibn taymiya, tome 1/page 149
5- Voir : “tafsir tabari”, Mohammed ibn jarir tabari,
tome 1/page 173 ; “iqtida siratoul moustaqim”, ibn taymiya,
tome 1/page 149
6- Voir : “iqtida siratoul moustaqim”, ibn taymiya, tome 1/page
151 ; fatwa cheikh mouqbil ➔Cliquez Ici ; “Al qawa’id al fiqihia
bayna al asaala wa tawjiih”, Mohammed hassan al ghaffir,
10/14
7- Fatwa cheikh soulayman rouhayli ➔Cliquez Ici
8- “ma’rifatou sunan wal athar”, al bayhaqi, tome 2/page 117
9- “raf’ malam ‘an a-imatil a’lam”, ibn taymiya, page 9-30.

= @dicodumusulman

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