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Mythe de Sophia et cosmologie gnostique

Le texte 'Sur l’Origine du Monde' explore la cosmologie gnostique, en particulier le Mythe de Sophia, et décrit la création du monde par Yaldabaoth, le chef des Archontes. Il souligne la dualité entre la lumière originelle et la matière chaotique, ainsi que la nature de l'autorité de Yaldabaoth, qui est à la fois puissante et ignorante de ses origines. Le document met en lumière les divergences entre les conceptions gnostiques et orthodoxes, tout en affirmant que la connaissance de l'origine du monde est innée et accessible à travers la conscience.

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Mythe de Sophia et cosmologie gnostique

Le texte 'Sur l’Origine du Monde' explore la cosmologie gnostique, en particulier le Mythe de Sophia, et décrit la création du monde par Yaldabaoth, le chef des Archontes. Il souligne la dualité entre la lumière originelle et la matière chaotique, ainsi que la nature de l'autorité de Yaldabaoth, qui est à la fois puissante et ignorante de ses origines. Le document met en lumière les divergences entre les conceptions gnostiques et orthodoxes, tout en affirmant que la connaissance de l'origine du monde est innée et accessible à travers la conscience.

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Sur l’Origine du Monde

John Lash

“Codex de Nag Hammadi. NHC II, 5. 17,5 pages. Un long texte relativement bien préservé sur la
cosmologie, les Archontes, l'Anthropos”

“Sur l’Origine du Monde” présente un grand défi à la lecture en raison de sa description très vivante du
Mythe de Sophia, dont certains éléments que l’on ne retrouve pas dans d’autres écrits cosmologiques.
Notre plan de lecture inclut six textes cosmologiques: “L’Hypostase des Archontes” (13), “Sur l’Origine
du Monde” (14), “Le Traité Tripartite” (16) qui est le plus long document des Codex de Nag Hammadi,
“L’Apocryphe de Jean” (20) qui est également long avec des passages saisissants, “La Paraphrase de
Shem” (29) et la “Protennoïa Trimorphe” (31). Ces deux derniers documents sont classés dans notre
niveau 3 de lecture. Ils sont obscurs à un tel point que cela en est exaspérant. Les caractéristiques es-
sentielles du Mythe de Sophia peuvent, cependant, être élaborées à partir des textes 13, 14, 16 et 20.

Débordement cosmique
“Sur l’Origine du Monde” débute par un ton relativement professionnel et emprunté. Un(e) enseignant(e)
Gnostique déclare son intention de corriger certaines idées concernant la cosmologie qui ont été émises
par ceux qui “ne sont pas bien informés sur les origines et les fondements du chaos”. Les passages de 98
à 100 mettent en exergue le contraste entre la lumière originelle (Lumière Organique) du Plérome et la
lumière extérieure à la matrice divine qui produit de l'ombre. L'Eon Sophia entre en jeu immédiatement
et nous avons donc là, pour la première fois dans notre plan de lecture, un premier aperçu d'un écrit
spécifique relatif au Mythe de Sophia, l'histoire sacrée racontée par les Mystères.

“Après que la structure naturelle des êtres immortels se fût complètement développée à partir de l'infini,
une similarité émana alors de Pistis (Foi) appelée “Sophia (Sagesse). (98.10-15)

Paraphrase. Lorsque la conscience vivante infinie du coeur galactique (Plérome) atteint un point tel de
maturité que sa structure interne ne pouvait plus évoluer sans déborder, il en émergea une émanation
de l'intelligence divine appelée Sophia.

Dans cette narration, la descente de Sophia est considérée comme un épanchement naturel et spontané
de la matrice divine. L'interprétation des conditions qui ont présidé à son émanation est unique au texte
“Sur l’Origine du Monde”. Il est certain que selon les initiés Gostiques, les conceptions de la cosmologie
devaient différer, ou plus précisément devaient différer quant à certaines nuances de leurs expériences
visionnaires. Les telestai, cependant, ne se chamaillaient pas à propos de telles divergences. Ils n’avaient
aucun canon doctrinal rigide à imposer, aucune orthodoxie qui puisse se définir en opposition à une non-
orthodoxie. Les membres des cellules des Mystères ni ne réprimaient ni ne persécutaient d’autres mem-
bres dont les descriptions d’événements cosmiques différaient des leurs. Tous les gardiens de l’histoire
sacrée se reposaient sur un consensus souple émanant d’une observation précise et permanente de la
nature et de sessions disciplinées et coordonnées d’initiation par la Lumière.

Pistis, “foi, confiance”, ce nom alternatif pour Sophia reflète la vision Gnostique selon laquelle dans la
psyché humaine et dans la matrice divine du Plérome, il existe une certitude innée vis à vis des matières
suprêmes, une sorte de confiance cosmique. Nous pouvons connaître avec certitude l’origine du monde
parce que la source de notre faculté de connaissance était présente dans l’émanation originelle de notre
monde.

Mais la conscience se voile afin de se manifester au travers d’une myriade de voies. Ce précepte issu du
Tantra Hindou correspond étroitement à l'enseignement Gnostique: “Et ainsi Sophia fonctionna comme
un voile séparant le royaume de l’homme de son origine Pléromique” (98.20). Dans la cosmologie tan-
trique, le pouvoir d’auto-voilage est appelé Mayashakti. “Maintenant, le royaume éternel de la vérité ne
possède pas d’ombre à l’extérieur et il n’en projette pas” mais la première émanation de l’Eon, alors qu’il
progresse au-delà de la ceinture Pléromique, produit un effet d’ombre en se déversant dans la mer noire
de matière élémentaire, le “chaos en-dessous”.


Le Gnosticisme s’accorde avec les métaphysiques Asiatiques pour postuler que la matière est co-éter-
nelle avec la conscience. Le coeur du Plérome, “le royaume éternel de la vérité”, est Lumière Organique
et pure conscience mais la matrice divine flotte dans un tourbillon d’écume quantique constituée de
champs élémentaires de matière dense, le dema. Lors de son contact avec le dema, la radiance vivante,
consciente de soi et sans ombres de Sophia engendre un jeu d’ombres. Ces formes d’ombre sont elles-
mêmes, tant bien que mal, vivantes et capables de perceptions:

“Alors la forme d’ombre perçut qu’il existait quelque chose de plus vaste qu’elle et réagit d’une façon
proche de l’envie ou de la jalousie... Elle se transforma en quelque chose sans cohérence interne, tel un
foetus avorté, qui n’est pas complètement formé” (99.5-10).

Tel est le langage étrange que les Gnostiques utilisaient pour décrire les actions et réactions physiques
sur le plan quantique. Cela peut paraître ridicule mais est-il moins bizarre, de nos jours, d’entendre dire
que les quarks ont du charme? Tel un foetus né prématurément, le dema, percuté par le flux de Sophia se
forma en une région d'activité et assuma de lui-même une substantialité. “Il se précipita vers elle dans le
chaos” - suggérant que la perturbation que Sophia produisit dans la matière atomique jaillit et l'entoura
en menaçant de l'engouffrer de telle sorte “qu'elle souffla dans son visage” pour le chasser.

Yaldabaoth
Le passage 100 décrit comment la première entité reconnaissable émerge dans le champ de la matière
élémentaire qui a été anormalement excitée par l’impact de Sophia. Cette entité est “similaire à un lion,
androgyne, dégageant une grande autorité et ignorant de ses origines” (100.5). Son autorité (en Grec
exousiai) émane des pouvoirs inhérents à la matière aveugle (ousia) qui a été expulsée suite à l’impact
de Sophia. C’est un des rares passages dans lesquels le nom du chef des Archontes soit nommé: Yal-
dabaoth “Enfant, traverses l’espace”, que l’on explique par un jeu de mots en Araméen. “L’enfant” est
la progéniture anormale de Sophia et l’espace qu’il occupe est voué à devenir la région occupée par un
système planétaire distinct de la planète que Sophia elle-même deviendra lorsqu’elle se métamorphose
en la Terre. Nous apprenons, ainsi, que les Archontes acquièrent un espace ou une demeure cosmique
avant la formation de la Terre. Ils sont appelés Archontes (du Grec archai qui signifie premier, originel)
parce qu’ils émergèrent en premier, avant que la planète ne se forme.

Le “Souverain des Archontes” est tellement obtus qu’il est incapable de se nommer:

“ Il ignore la force de Pistis (certitude originelle de la connaissance). Il ne perçut pas le visage de Sophia
mais il vit, plutôt, dans les eaux du chaos, un reflet qui lui parla et à cause de cette voix, il se nomma
lui-même Yaldabaoth” (100.20-25).

Le passage de 100 à 103 décrit la formation du royaume Archontique et ce passage inclue une affirma-
tion saisissante: “De la matière, il construisit pour lui-même une demeure, appelé le ciel, et de la ma-
tière, l’Archonte se fit un tabouret appelé la terre” (101.5-10). Ici, du moins à ce qu’il semble, nous avons
une franche déclaration stipulant que la Terre fut créée par le chef des Archontes, le démiurge. Les Pères
de l’Eglise, qui condamnaient les Gnostiques comme hérétiques, prétendirent qu’ils enseignaient que le
monde matériel avait été créé par une entité démoniaque plutôt que par le vrai Créateur. Ils attribuèrent
aux Gnostiques un esprit de “dualisme anti-cosmique”: ils prétendaient que les Gnostiques condam-
naient le monde matériel comme la création diabolique d’une entité démoniaque en raison de leur insis-
tance perverse quant à l’existence de deux créateurs, un mauvais ou Archontique et un bon ou divin. Le
texte ci-dessus semblerait donner complètement raison aux Pères de l’Eglise dans leur condamnation de
l’hérésie Gnostique - une condamnation validée sans discrimination par tous les érudits spécialisés dans
le domaine du Gnosticisme.

Cependant, tout n’est pas aussi clairement défini dans la cosmologie Gnostique. Il est indéniable que “Sur
l’Origine du Monde” affirme que Yaldabaoth (opérant vraisemblablement avec le corps collectif des Ar-
chontes) a créé la terre mais le texte précise aussi que “ce ciel et cette terre furent détruits”! (102.25).
Si nous voulons interpréter la cosmologie Gnostique à la manière des Pères de l’Eglise, il nous faut lire
les textes n’importe comment et en déduire des interprétations complètement erronées si ce n’est déli-
bérément falsifiées. Certains points ne peuvent tout simplement pas être clarifiés sur la base des écrits
qui ont survécu; ils ne le seront que par des déductions prudentes. D'autres points ne peuvent pas du
tout être élucidés. Cependant, des caractéristiques claires et logiques du Mythe de Sophia peuvent être
inférées à partir des écrits retrouvés. Il est sûr que l'histoire est complexe. Cela aide de lire et de relire
l'épopée en synopsis - c'est pour cela que j'ai présenté sur ce site un résumé et un synopsis en 9 Episo-
des (extraits de mon ouvrage publié en 2006 “Not in His Image”.


Yaldabaoth engendre ses “fils” par une sorte d'incantation mantrique, par le pouvoir du son. Dans le
royaume du chaos apparaissent sept entités, ou types d'entités, avec des aspects et des noms mâles et
femelles. “Le nom féminin est Pronoïa (Prévoyance) Sambathas qui est semaine” (100.25). Ce que cela
signifie est ouvert à toutes les spéculations. Pronoïa est la conscience fondamentale du cosmos, similaire
au rigpa Tibétain: la conscience qui précède et produit la pensée, sans jamais devenir pensée. Sam-
bathas est un nom des Mystères qui rappelle Samathabadra dans le Bouddhisme. Le système des sept
forces ou Hebdomade est la marque des Archontes. Les noms et attributs conférés sont pour la plupart
inintelligibles. Ici, l'élément important à appréhender est le fait que Yaldabaoth construise son système
“en accord avec la structure qui existait avant eux, selon le souhait de Sophia” (102.5). Cet extrait sou-
ligne un thème récurrent: les Archontes ne peuvent qu'imiter, ils ne peuvent pas créer.

Ainsi le “parent originel” (archigéniteur) élabore une sorte de ciel virtuel qui imite les structures vivantes
des Eons dans le Plérome; cependant, cette construction n'est pas vivante, c'est une mécanique céleste
inorganique. Ce royaume est peuplé par “son armée d'anges”. Ensuite, pour une raison inexplicable,
le système s'écroule et le chef des Archontes et sa légion se dissolvent de nouveau dans le chaos. Il
semble que certains reliquats du royaume Archontique originel subsistent mais ils sont reconstitués par
l'entremise d'un aspect de Sophia (appelé “Astaphios”, 101.30) qui appartient à l'Hebdomade. “Depuis
ce moment, le ciel, avec la terre, s'est incorporé au travers de Sophia, la fille de Yaldaboath, celle qui
est en-dessous d'eux tous” (103). Il n'est pas complètement aisé de comprendre comment des aspects
inférieurs du pouvoir Pléromique de Sophia peuvent être incorporés dans le système planétaire mais
c'est ce que le texte évoque.

La Conversion du Soleil
Dans le passage 102.5, nous rencontrons un événement qui est plusieurs fois répété dans les textes
cosmologiques des Codex de Nag Hammadi: le Seigneur des Archontes déclare, dans son ignorance
aveugle, qu’il est le seul dieu de l’univers. Cet événement, dans le mythe de Sophia, reflète le rejet
ferme par les Gnostiques du monothéisme Judéo-Chrétien. Bien qu’aucun texte ne dise carrément que
Yaldabaoth soit Jéhovah, il faudrait être vraiment obtus pour ne pas établir cette corrélation. Il n’est nul
besoin de préciser que les premiers Chrétiens convertis et les idéologues du parti étaient exaspérés par
le blasphème des Gnostiques qui déclaraient que le Père Divin est un extra-terrestre dément. Mais le
blasphème va encore plus loin lorsque Sophia humilie “l’Etre Suprême” auto-déclaré:

“Lorsque Pistis vit l’impiété du chef des Archontes, elle en fut emplie de colère. Elle était invisible. Elle dit
“Tu te trompes Samaël”, ce qui signifie “dieu aveugle”. Il existe un enfant immortel de lumière qui vint
à l’existence avant toi et qui se manifestera parmi tes formes modelées, qui te réduira en poussière tout
comme l’argile du potier est pilée. Et tu retomberas dans l’abîme, ta mère, avec tous ceux qui t’appar-
tiennent. Car lorsque ton travail sera consumé, l’anomalie que la vérité a mise en lumière sera abolie”
(102.15-25).

Pour humilier les Archontes, Sophia invoque l’archétype cosmique de l’humanité divine, l’Anthropos, qui
a déjà été projeté dans le cosmos extérieur par les Eons mais qui reste en germe, pour ainsi dire, qui
n’a pas encore été manifesté en des formes modelées et perceptibles par les sens (plasmata). Le Copte
OUROME NATHANATOS RRMOUOEIN ressemble à un de ces puzzles dont les lettres ont besoin d’être
restructurées pour former une phrase. Il signifie littéralement “une humanité immortelle et rayonnante
”. C’est ainsi que les initiés des Mystères décrivaient ce qu’ils percevaient dans des états altérés de
conscience - imaginés, si vous préférez - lorsqu’ils contemplaient, dans le ciel nocturne, la Nébuleuse
d’Orion, M 42. La silhouette quasi humaine que nous voyons, étendue au travers du ciel avec ses bras
levés, son buste massif marqué par la ceinture distinctive des trois étoiles, est une sorte de version
schématique, point à point, de ce que les initiés pouvaient voir lorsqu’ils contemplaient les profondeurs
de l’amas nébulaire sur la cuisse droite de la silhouette.

(En fait, si vous analysez les étoiles vues à l’oeil nu dans la constellation d’Orion, vous pouvez découvrir
des variations fractales de l’alignement des trois étoiles au sein de la composition globale. C’est comme
si la structure stellaire visible était un miroir fractal de quelque chose de caché, l’archétype cosmique
déposé dans la nébuleuse. Avec un atlas stellaire détaillé, vous pouvez déceler les structures fractales
auto-similaires qui sont déjà observables à l’oeil nu.)

Au cours du même épisode dramatique, une des entités Archontiques réagit à l’humiliation par Sophia
du Souverain des Archontes. Sabaoth, “la Divinité”, est un des sept descendants de Yaldabaoth nommés
dans le passage 101.30. En réponse, cette entité reçoit un jet de lumière de Sophia de telle sorte qu’il
“fut illuminé, recevant un pouvoir contre toutes les forces du chaos” (104.5). Qui donc, ou quoi donc,


est Sabaoth? Il semble que cela soit le nom donné par certains centres de Mystères au Soleil, l'étoile-
mère de notre système planétaire. Il semble que le Soleil faisait originellement partie de l'Hebdomade,
le système des sept puissance archontiques, mais, en quelque sorte, il prend ses distances et s'allie avec
Sophia, générant ainsi une grande perturbation parmi les sept puissances (“une grande guerre dans les
sept cieux”). C'est ce qu'on appelle la conversion de Sabaoth.

La Théorie de Gaïa
Cet événement décisif est suivi de plusieurs autres dénouements capitaux. Sophia confère à Sabaoth, le
Soleil, sept pouvoirs qui lui sont propres afin qu’il puisse lutter contre l’Hebdomade. Fait très révélateur:
Sophia confère au Soleil le pouvoir de Zoé, la vie, l’animation, l’existence organique. Lorsqu’il émergea
en premier lieu avec l’Hebdomade, le Soleil était un corps cosmique de composition inorganique, inca-
pable de soutenir la vie. Grâce à l'intégration de Zoé, la force de vie divine, il s'aligne avec les propres
facultés de don de vie de Sophia. Cette alliance unique entre le Soleil et la Terre, qui a permis à la Terre
de maintenir un spectre de température constant et favorable à la vie malgré que l'intensité thermale
du Soleil ait augmenté de 30 % depuis la formation de la Terre, est une caractéristique essentielle de la
théorie de Gaïa.

Dans le mythe Gnostique, Sabaoth se convertit en un allié de Sophia qui devient la Terre physique. Dans
les physiques du système solaire, l'énergie affluant du Soleil est convertie par l'atmosphère de la Terre.

Eros et le Sang
Les passages 105 à 109 sont une répétition de la cosmologie décrite jusqu'à maintenant comme si l’en-
seignant, pour une quelconque raison, avait décidé de reprendre depuis le début le sujet de la causerie.
L’humiliation de l’Archonte et la conversion de Sabaoth sont de nouveau narrées avec l’ajout de quelques
détails. Par exemple, “Lorsque le géniteur originel découvrit la beauté de la lumière rayonnante, il en
fut étonné... Et une image humaine émergea de cette lumière” (108.5-10). Il est ainsi donné au chef
des Archontes d'entre-apercevoir l'Anthropos, l'archétype humain originel. Un autre détail décrit l'entité
appelée “l'émissaire” et “l'Adam de Lumière”, ADAM OUOEIN, ou “l'Adam Sacré” et “l'homme lumineux
de sang”. Ce sont des appellations de l'Anthropos ou, plus précisément, des aspects de l'Anthropos par
lesquels il est lié à la Terre. La phrase surprenante “la Terre Sacrée de Diamant”, contient le Copte KAZ
dérivé du Grec Ge, la “terre”, ce même mot étant utilisé dans le récit de Yaldabaoth créant la Terre pour
un “tabouret”. PE KAZ NADAMANTINE: la terre de diamant. Cet étrange langage rappelle l'utilisation de
“adamantin” dans le Bouddhisme Tibétain - par exemple, Vajravarahi est appelée “la Laie Adamantine”.
Je présume que dans le langage des Mystères, le terme Adamantin faisait référence à la Lumière Orga-
nique, visible, sans ombres et blanche comme neige.

“Sur l’Origine du Monde” est unique quant à sa description de deux créations de la Terre, la construction
archontique qui est détruite et la seconde qui perdure, la Terre Vivante qui précipite à partir de la Lumière
Organique de l’Eon Sophia. La double existence d’un corps planétaire, formé d’éléments visibles maté-
riels et d’un corps de Lumière Organique qui ne peut être perçu que dans des états élevés de conscience,
constituait l’un des secrets les plus profonds de l’initiation.

J'ai proposé des commentaires sur le long passage relatif à Eros par ailleurs sur ce site (Voir “Earth-
bound Eros” dans Coco de Mer II). Un commentaire plus élaboré de ce passage dépasserait les limites
de ce Plan de Lecture et peut-être même de l'imagination humaine. Je voudrai juste souligner que les
motifs arboricoles présentés ici appartiennent aux strates les plus anciennes de la mémoire humaine
sur Terre, remontant à une période durant laquelle les seuls habitants de la planète étaient des femmes
qui vivaient dans des arbres et qui étaient des nymphes des arbres, des dryades, des hamadryades.
La connaissance mystique de “la créature femelle qui s'est transformée en un arbre” (118.10), fait ré-
férence à l'émergence originelle de la vie humaine dans la biosphère, probablement durant la fin de la
période Ordovicienne, il y a 438 millions d'années. Les premiers humains étaient tous femelles parce que
l'archétype de l'Anthropos avait été sectionné lors de la métamorphose de Sophia sous sa forme terrestre
et la partie mâle de l'archétype fut laissée derrière, en suspens comme une toile d'araignée humide et
déchirée, dans la nébuleuse d'Orion. Divers systèmes ésotériques et traditions indigènes font référence
à cet événement en termes de “séparation des sexes”. Les hommes qui évoluèrent à partir de l'élément
dissocié arrivèrent plus tard, plongeant comme des spores parachutés du haut du ciel.

La “romance chthonique” entre les hommes d'Orion et les nymphes arboricoles de Gaïa constitue le pre-
mier chapitre dans la préhistoire de notre espèce - une histoire que l'on retrouve dans une autre oeuvre


de Mythopoésis écrite par votre serviteur: “Translations from the Andromedan”. Les commentaires
sur ces “translations” constituent le troisième segment du Mythos de Gaïa, qui est en quatre parties, et
dont le titre est “The Gender Rift”. “Sur l’Origine du Monde” fait des allusions à cette épopée “Le peuple
des femmes arriva après la Terre, et fut filé dans le corps de Gaïa et tissé en plantes. L'accouplement
arriva après le peuple des femmes, lorsque les hommes émergèrent. La procréation arriva après l'ac-
couplement, tout d'abord pour le plaisir, non pas pour la progéniture. La dégradation de l'espèce arriva
après l'acte de procréation” (109.20).

Pour plus d'informations sur cet aspect du Mythe de Gaïa, voir l'Overview.

“Sur l’Origine du Monde” contient aussi une autre allusion directe à la Lumière Organique: “L’Arbre de la
Gnose dans sa gloire est telle la lune dans sa pleine radiance” (109.20). Ce long passage sur Eros, sur
la Psyché et les dilemmes de l’union mystique parmi les filles vierges de Gaïa se clos par une tombée de
rideau dramatique: “Et les ténèbres recouvrèrent immédiatement tout l’univers”.

Eve, l’Instructrice
Au passage 112, “Sur l’Origine du Monde” passe à une scène thématique complètement différente. Le
rideau se lève sur un panorama cosmique où la Sophia inférieure modèle de grands corps lumineux et
des étoiles pour servir de signes temporels et de saisons. “De cette manière, toute la région des cieux
en fut parée” (112.5). “Le “huitième ciel” (ou simplement le Huitième) est un terme des Mystères pour
indiquer le royaume du Zodiaque. L’enseignement ici se révèle profondément ésotérique. Il est dit que
l’Adam de Lumière ne pouvait atteindre le Zodiaque et qu’il en produisit donc une version à l’intérieur
de lui-même - c’est à dire qu’il intériorisa le Zodiaque. Cela est en accord avec les notions permanentes
et universelles selon lesquelles la forme humaine est modelée à l’image des structures célestes perçues
dans les constellations. Les Archontes, et c’est étonnant, aperçoivent Adam et ses archétypes célestes
et se moquent de leur propre leader et de ses vantardises arrogantes. Même les Archontes réalisent que
Yaldabaoth ne pourrait pas créer une telle splendeur.

Cet épisode introduit un nouveau thème: la tentative des Archontes de créer un humain ou une forme
humanoïde. Pour ce faire, ils s’ingénient à produire un hybride “selon l’image de nos propres corps et
aussi selon l’image de cet être, Adam” (113). Soyons clairs à ce stade qu’Adam n’est pas l’Anthropos
dans son intégralité mais seulement l’élément mâle de l’archétype qui fut dissocié de l’élément femelle
par l’impétuosité cosmique de “l’attraction foetale” de Sophia lors de sa méga-métamorphose en la pla-
nète Terre. Les Archontes tentent ainsi de créer un homme artificiel. La création d’une forme femelle est
bien au-delà de leurs pouvoirs et encore plus de leurs rêves les plus fous.

L’instructeur dit maintenant que l’homme artificiel, la forme archontique mâle, deviendra “une prison
de la lumière” (113.10). Cette affirmation a communément été interprétée à tort comme signifiant que
l’esprit humain, en s’incarnant, devint prisonnier de la matière. Mais là encore, nous avons une vision
pervertie de l’antique sagesse, qui attribue aux Gnostiques la croyance selon laquelle l’incarnation hu-
maine provoque la captivité de l’étincelle divine qui doit donc être libérée en se dissociant de ce monde
diabolique, etc, etc... Ceci est le summum de la perversité et ce ne fut pas enseigné par les Mystères.
Loin s’en faut. La problématique réelle est plus complexe et n’implique pas une dichotomie infantile de
l’esprit opposé à la matière. C’est parce que les Archontes tentent de tripoter la vie sur Terre que les
complications se manifestent quant à la façon dont nous, l’espèce humaine, nous percevons en termes
physiques. Nous avons de tels problèmes avec l’image de nous-mêmes que nous pouvons être leurrés
à considérer une version artificielle de nous-mêmes comme notre nature véritable et authentique. C’est
cela et non point l’emprisonnement de notre “étincelle spirituelle” dans la matière qui est le dilemme se
présentant à l’humanité en raison de l’intrusion archontique.

La vision Gnostique de cette énigme cosmique est empreinte d’ironie. Et d’une dose généreuse d’humour
ésotérique, si l’on peut dire. “Sur l’Origine du Monde” explique comment Sophia Zoé découvrit le strata-
gème des Archontes sachant qu'il leur était donné “la gnose nécessaire pour créer l'homme”, incapables
qu'ils étaient de le faire de leurs propres capacités, et la permission de réaliser leur subterfuge. “Ils ne
se rendirent pas compte de ce qu'ils étaient sur le point de réaliser”. Les Eons sont-ils étonnés par cette
situation? Ils semblent, certes, l'être mais le divertissement ne leur fait pas oublier leur tâche essen-
tielle. Zoé façonne son propre humain. La forme qu'elle produit émane de la vie, c'est une expression
de la force de vie éternelle; ce n'est pas un artefact virtuel de processus inorganiques. Cette forme est
composée de carbone vivant, de carbone aqueux (hydrates de carbones) et non pas d'une silice sèche
comme la poussière.


Adam et la Bête
Une fois que la forme vivante, authentique et véridique de l’humanité a émergé du continuum de Zoé,
la vitalité cosmique, elle doit être dotée de l’intelligence qui lui est appropriée - c’est à dire des facultés
dont nous avons besoin pour faire face à la situation étrange posée par l’intelligence artificielle des Ar-
chontes:

“Maintenant, l’introduction de l’Instructeur se présente comme telle: Lorsque Sophia libéra une goutte-
lette de Lumière Organique, elle pénétra dans le manteau d’eau de la Terre et immédiatement, la forme
humaine émergea avec les deux genres intacts” (113.20).

Nos corps sont des cellules d’eau et la forme particulière qu’ils assumèrent tout d’abord, à savoir la forme
larvaire de notre espèce, était androgyne, une fusion des deux genres. “Mais cette gouttelette, Sophia
lui donna d’abord une forme femelle” (113.25) parce que même si la matrice corporelle (plasma) était
androgyne, l’élément génétique mâle en était absent. Eve, la femme originelle, est à la fois androgyne et
femelle. Et c’est assurément la conception exacte d’un organisme femelle en termes biologiques. Nous
savons aujourd’hui que le corps de la femme ne reproduit pas simplement l’espèce mais il est aussi la
matrice génétique de l’espèce. Les mâles émergent d’une base femelle, par la simple addition du chro-
mosome Y. Eve est androgyne dans son mode de reproduction et elle est femelle dans sa structure biolo-
gique. D'un point de vue anatomique, les femmes possèdent les rudiments inversés des organes mâles:
le pénis (le clitoris) et les testicules (les ovaires).

C'est un soulagement de découvrir que ces notions ésotériques font du sens et peuvent être corrélées
aux connaissances modernes de la biologie et de l'anatomie. Mais attention, il va falloir ramer fort.
L'identification de l'Instructeur avec “la Bête” (therion) introduit un passage dense et empreint de lan-
gage énigmatique, dont une partie s'exprime en arétologies, des affirmations de “Je suis” qui rappellent
un autre texte des Codex de Nag Hammadi “Le Tonnerre, intellect parfait” (8 dans le Plan de Lec-
ture). Une chose est claire: la race originelle des femmes qui peuplait la Terre avant que les hommes ne
rentrent en scène, et même pendant longtemps après que les hommes fussent arrivés, se reproduisait
asexuellement “sans un mari” et “était sa propre sage-femme”. (Certaines éco-féministes, telle que Mary
Daly, qui est à toutes épreuves et ultra-radicale, veulent revenir à ces bons vieux jours et se débarras-
ser totalement des mâles. Mais, à ce que je sache, les dryades de Gaïa n'étaient pas des lesbiennes qui
haïssaient les hommes).

Le traité, ensuite, présente la manière étrange dont Adam, l'organisme mâle, vint à être formé. Ce
processus complexe fut élaboré par étapes, par une sorte de montage en série d'organes et de mem-
bres. L'Apocryphe de Jean, un autre traité cosmologique majeur, décrit les organes et les membres
et nomme chaque entité qui les façonne. Le texte présente une liste bizarre qui ressemble à l'inventaire
de pièces manufacturées dotées chacune d'une estampille d'inspection. “Sur l’Origine du Monde” se
dispense de dresser un inventaire mais décrit clairement le même processus. Imaginez cela: dans le
réceptacle corporel originel ou matrice plasmique de la forme mâle, à savoir Adam, des organes sont
insérés ou bien ils croissent à l'intérieur par un quelconque processus d’accrétion à long terme, comme
s’ils étaient des corps étrangers qui sont déposés dans le moule et qui y prennent demeure, tout comme
des symbiotes.

La Théorie de SET
En termes métaphoriques, la langage de “Sur l’Origine du Monde” et de “l'Apocryphe de Jean” se rap-
proche de la théorie, élaborée par Lynn Margullis, d’endosymbiose sérielle, la théorie de SET. Selon cette
théorie, les organismes multi-cellulaires, nucléés et complexes, incluant de large animaux tel l’homme,
évoluent à partir d’organismes moins complexes qui, en envahissant et en vivant dans le cytoplasme
de certains organismes primaires, les incitent à muter en animaux complexes avec des membres et des
organes internes bien définis. Les parasites internes qui ont été le vecteur de notre évolution sont des
endosymbiotes, (“vivants dedans”). L’élaboration de l’organisme humain “prit place par morceaux, un
à la fois” lorsque les symbiotes envahirent la matrice plasmique, la cellule humaine primordiale ou “le
réceptacle animé” comme l’appelle le traité “Sur l’Origine du Monde” (115.5).

Pour imaginer ce processus, visualisez la forme humaine (tête, bras, torse et jambes) comme une enve-
loppe plasmique transparente mais sans haute définition, c’est à dire que ses caractéristiques externes
ne sont pas complètement définies, ses extrémités sont vagues, sans structure osseuse interne, sans
ongles, etc. Visualisez ensuite comment des points de symbiotes vivants et ondulants pénètrent au tra-


vers des membranes de l’enveloppe et y établissent leur demeure. Au fil de la croissance des symbiotes à
l'intérieur du réceptacle animé, les organes apparaissent (le foie, les glandes, le coeur) et l'organisme ac-
quière une définition plus précise (yeux, oreilles, structure des os, doigts, même les ongles, tous décrits
dans l'Apocryphe de Jean). L'Instructeur de “Sur l’Origine du Monde” spécifie que “Adam a pris forme
comme un avorton, sans la présence de l’esprit” (115.5). Cela signifie que le corps larvaire n’a pas évolué
originellement au travers d’un principe interne d’organisation mais au travers de l’assimilation à partir de
l’extérieur. Ce ne fut pas un processus d’autopoésis et cela ne pouvait pas évoluer de son propre pouvoir
ou s’auto-motiver: “Adam ne pouvait pas se tenir debout” (115.10). Mais “Zoé Sophia fit pénétrer son
souffle en Adam” et il devint vivant de façon autonome, doté d’un esprit intérieur.

Considérez ceci: non seulement le mythe Gnostique décrit-il la Déesse Sophia, plutôt que le Père Divin,
modelant la forme humaine et lui insufflant la vie mais il resitue cet acte dans un panorama cosmique
dans lequel l’humanité naissante est menacée par des entités exra-terrestres qui tentent de dupliquer
l’exploit de l’Eon. Dès le premier moment de son existence, l’espèce humaine a été confrontée au ris-
que de se méprendre sur sa nature organique réelle et de perdre son chemin dans le plan évolutif de la
Terre. En raison de l’intrusion des Archontes, nous risquons de prendre un simulacre ou une copie pour
ce qui est réel, abandonnant l’Anthropos véridique au profit d’une copie frauduleuse. Nulle part dans la
mythologie Judéo-Chrétienne ne trouvons-nous quelque chose proche de ce scénario, quant au contenu
ou quant à la sophistication.

Deux Générations
“Sur l’Origine du Monde” n’est pas compréhensible dans sa totalité, et plus particulièrement après le pas-
sage 115. Ce texte ne peut pas, et ne doit pas, être transposé ligne par ligne dans une description biolo-
gique du style de Lynn Margulis. Il est, cependant, extrêmement important de clarifier que le “réceptacle
animé” d’Adam est distinct de la forme originelle d’Eve. Les Archontes tentent de dupliquer l’homme,
le mâle, pas le génome humain en soi. Le mâle de l’espèce fut formé par l’accrétion symbiotique à long
terme d’organes au contraire de la femelle qui précéda, de toutes façons, le mâle. La femelle de l’espèce
humaine fut contemporaine de la vie végétale sur Terre, à la fin de l’âge Ordovicien. Il se peut que l’or-
ganisme mâle rudimentaire ait émergé à la fin de l’âge Silurien, il y a 408 millions d’années.

Imaginez cela: il y eut deux voies distinctes de génération ou de formation anatomique de l’espèce
humaine. Tel est l’enseignement des Mystères - un sujet non pas de croyance ou de non-croyance mais
un sujet à investiguer.

Rappelons que “la naissance arriva après l’accouplement et la dissolution arriva après la naissance”
(109.20). Selon les enseignements des Mystères préservés à Eleusis et ailleurs (particulièrement dans
les temples Egyptiens du Nil supérieur), la procréation sexuelle, à deux parents, fut imposée à la femelle
par le mâle. A Eleusis, cet épisode ancien de l’évolution humaine fut conservé (encodé si vous voulez)
dans le mythe du viol de Perséphone. Cela arriva ainsi parce que l’organisme mâle, abondant en orga-
nes symbiotiques, s’accoupla avec l’organisme femelle pour le plaisir mais éventuellement fusionna (se
surimposa) avec lui dans le processus - tout comme l’homme et la femme fusionnent encore dans le flux
tendre de l’abandon sexuel. Ce faisant, le mâle imposa tout son ensemble de traits symbiotiques au “ré-
ceptacle animé” de la femelle. Avant de s’accoupler avec les hommes, les femmes n’avaient pas besoin
de se reproduire de cette façon, c’est à dire par duplication cellulaire tel que génère le jeu de chromo-
somes humains à partir de filaments combinés d’ADN. Les hommes ne se reproduisent pas simplement
avec les femmes, ils imposent par la force le processus biologique de reproduction à l’organisme femel-
le parthénogénique. C’est pourquoi les Gnostiques refusaient l’acte de procréation qu’ils considéraient
comme une forme de violence bien qu’ils embrassaient et célébraient -qui plus est, sacralisaient- l’union
sexuelle sans enfantement.

“Sur l’Origine du Monde” continue du passage 116 à la fin - sept pages d’exposition ésotérique dense!
Cela prendrait un ouvrage entier pour lui rendre honneur. Le lecteur intrépide qui fraye son chemin jus-
qu’à la conclusion découvrira: la narration Gnostique de la tentation dans le jardin de l’Eden (118-120),
dans laquelle l’Instructeur (Eve-Serpent-Kundalini) est un allié de nos parents originels plutôt qu’un
ennemi; la malédiction des Archontes et la supériorité d’Adam sur eux (120-1); l’origine de l’heimar-
mene (destin astral) (121); le phoenix et le taureau, symboles du temps cosmique (122); l’influence
des Archontes “qui instruisirent l’humanité dans de nombreuses voies d’erreurs” et un commentaire très
distinctement négatif quant à l’intrusion des Archontes (123); et une longue affirmation de résumé avec
un message apocalyptique, rare dans les écrits Gnostiques (124-7). Vers la fin, “Sur l’Origine du Monde”
retrouvre le ton didactique et formel des premiers passages.

Traduction de Dominique Guillet.

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