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Axiomes des Espaces Vectoriels

Le document présente une série d'exercices sur les espaces vectoriels, incluant des définitions et des propriétés des opérations sur R∗+, R2 et d'autres ensembles. Chaque exercice demande de vérifier si certaines structures sont des espaces vectoriels ou des sous-espaces vectoriels, avec des exemples et des justifications. Les résultats incluent des affirmations sur les propriétés des groupes abéliens et des sous-ensembles spécifiques de fonctions et de suites.

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Axiomes des Espaces Vectoriels

Le document présente une série d'exercices sur les espaces vectoriels, incluant des définitions et des propriétés des opérations sur R∗+, R2 et d'autres ensembles. Chaque exercice demande de vérifier si certaines structures sont des espaces vectoriels ou des sous-espaces vectoriels, avec des exemples et des justifications. Les résultats incluent des affirmations sur les propriétés des groupes abéliens et des sous-ensembles spécifiques de fonctions et de suites.

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Cycle Préparatoire Intégré

Première année Module : Algebre1

T.D. sur les Espaces Vectoriels

Exercice 1. On définit sur R∗+ , les opérations suivantes :

1) ∀ x, y ∈ R∗+ , x ⊕ y = xy , 2) ∀ λ ∈ R, ∀ x ∈ R∗+ , λ x = xλ

R∗+ , ⊕,

est-il un R-espace vectoriel ?
Exercice 2. On définit sur R∗+ les opérations suivantes :

∀ x, y ∈ R∗+ , x ⊕ y = xy et ∀ α ∈ R, ∀ x ∈ R∗+ , α ⊗ x = eα x

1. Montrer que (R∗+ , ⊕) est un groupe abélien.


2. Quels axiomes d’un R-espace vectoriel ne sont pas satisfaits ?
3. Si on change la loi ⊗ par la loi •, définie par : ∀ α ∈ R, ∀ x ∈ R∗+ , α • x = xα ,
montrer que (R∗+ , ⊕, •) est un R-espace vectoriel.
Exercice 3. On définit sur R2 les opérations suivantes :
1) ∀ (x, y), (x0 , y 0 ) ∈ R2 , (x, y) ⊕ (x0 , y 0 ) = (x + x0 , y + y 0 )
2) ∀ λ ∈ R, (x, y) ∈ R2 , λ (x, y) = (λx, y)
2
(R , ⊕, ) est-il un R-espace vectoriel ?
Exercice 4 (Espace vectoriel produit). Etant donnés (E, ⊕1 , 1 ) et (F, ⊕2 , 2) deux R−espaces vectoriels,
on définit les opérations suivantes sur F = E × F :
1) ∀ (x, y), (x0 , y 0 ) ∈ E × F, (x, y) ⊕ (x0 , y 0 ) = (x ⊕1 x0 , y ⊕2 y 0 )
2) ∀ λ ∈ R, (x, y) ∈ E × F, λ (x, y) = (λ 1 x, λ 2 y)
Montrer que (F, ⊕, ) est aussi un R−espace vectoriel.
Exercice 5. Soit E un ensemble non vide et F(E, R) l’ensemble des applications de E dans R. Montrer que
F(E, R), muni de la somme des applications et du produit d’une application par un réel, est un R−espace
vectoriel.

Parmi
n les sous ensembles
o suivants
n de F(R, R), donner
o ceux qui n sont des sous
o espacesnvectoriels : o
F1 = f monotones , F2 = f ; ∃x0 ∈ R; f (x0 ) = 0 , F3 = f ; f (2) = 0 , F4 = f périodiques ,
n o n o  Z +∞  n
F5 = f T −périodique , F6 = f croissantes , F7 = f ∈ C(R); f (x) = 0 , F8 = f ∈ C 1 (R); f 0 (−1) =
o n o n −∞ o
f 0 (1) , F9 = f ∈ C 1 (R); f 0 s’annulle , F10 = f ∈ C 1 (R); f 0 (2) = 0 .

Indications : F1 n’est pas un s.e.v. , F2 n’est pas un s.e.v. , F3 est un s.e.v. , F4 n’est pas un s.e.v. , F5
est un s.e.v. , F6 n’est pas un s.e.v. , F7 est un s.e.v. , F8 est un s.e.v. , F9 n’est pas un s.e.v. .

1
Exercice 6. Les ensembles suivants sont-ils des sous espaces vectoriels de F(N, R) ?
1. E1 l’ensemble des suites réelles convergentes vers 0.
2. E2 l’ensemble des suites réelles convergentes vers 1.
3. E3 l’ensemble des suites réelles (un )n telles que : ∀ n ∈ N, un+1 = 5un .
4. E4 l’ensemble des suites réelles (un )n telles que : ∀ n ∈ N, un+1 = 5un − 3.

Indications : E1 est un s.e.v. , E2 n’est pas un s.e.v. , E3 est un s.e.v. , E4 n’est pas un s.e.v. .
2
Exercice
n 7. Lesquels des sous ensembles
o suivants
n sont des sous espaces
o vectoriels
n de R ? o
2 2 2
A = (x, y) ∈ R / x + y = 0 , B = (x, y) ∈ R / x + y = 1 , C = (x, y) ∈ R / y = 1 ,
n o n o n o
D = (x, y) ∈ R2 / x = 0 , E = (x, y) ∈ R2 / xy > 0 , F = (x, y) ∈ R2 / xy ≥ 0 .

Réponse :
n o
I. A = (x, y) ∈ R2 / x + y = 0 .


i) 0 ∈ A?


On a : 0 = (x, y); x = y = 0,
donc : x+y =0+0=0


ce qui montre que 0 ∈ A.

− →
− →
− → −
ii) Soient α ∈ R et X = (x, y), Y = (x0 , y 0 ) ∈ A, αX + Y ∈ A ?

− → −
On a : α X + Y = α(x, y) + (x0 , y 0 ) = (αx + x0 , αy + y 0 ) = (u, v)
donc :
u + v = (αx + x0 ) + (αy + y 0 ) = α(x + y) + (x0 + y 0 )

− → −
= α(0) + (0) car X , Y ∈ A
= 0

− → −
ce qui montre que α X + Y ∈ A.
De i) et ii) on déduit que A est un sous espace vectoriel de R2 .
n o
II. B = (x, y) ∈ R2 / x + y = 1 .


i) 0 ∈ B?


On a : 0 = (x, y); x = y = 0,
donc : x + y = 0 + 0 = 0 6= 1


ce qui montre que 0 6∈ B, d’où on déduit que B n’est pas un sous espace vectoriel de R2 .
n o
III. C = (x, y) ∈ R2 / y = 1 .


C n’est pas un sous espace vectoriel de R2 ,car 0 6∈ C.
n o
IV. D = (x, y) ∈ R2 / x = 0 .


i) 0 ∈ D?


On a : 0 = (x, y); x = y = 0,
donc : x=0


ce qui montre que 0 ∈ D.

2

− →
− →
− → −
ii) Soient α ∈ R et X = (x, y), Y = (x0 , y 0 ) ∈ D, αX + Y ∈ D ?

− → −
On a : α X + Y = α(x, y) + (x0 , y 0 ) = (αx + x0 , αy + y 0 ) = (u, v),
donc :
u = αx + x0

− →−
= α0 + 0 car X , Y ∈ D
= 0

− → −
ce qui montre que α X + Y ∈ A.
De i) et ii) on déduit que A est un sous espace vectoriel de R2 .
n o
2
V. E = (x, y) ∈ R / xy > 0 .


i) 0 ∈E?

− →

On a 0 = (x, y) ; avec x = y = 0 ; donc xy = 0, ce qui montre que 0 6∈ E, par suite E n’est pas un sous
espace vectoriel de R2 .
n o
VI. F = (x, y) ∈ R2 / xy ≥ 0 .


i) 0 ∈F?

− →

On a 0 = (x, y) ; avec x = y = 0 ; donc xy = 0, par suite xy ≥ 0, ce qui montre que 0 6∈ E.

− →
− →
− → −
ii) Soient α ∈ R et X = (x, y), Y = (x0 , y 0 ) ∈ F, αX + Y ∈ F ?
On a :

− → −
α X + Y = α(x, y) + (x0 , y 0 ) = (αx + x0 , αy + y 0 ) = (u, v)
donc
uv = (αx + x0 )(αy + y 0 ) = α2 xy + x0 y 0 + (αxy 0 + αx0 y)

− →
− →
− → −
et si on choisit X = (0, 1), Y = (−1, 0) et α > 0, alors X , Y ∈ F et uv = −α < 0, c’est à dire :

− → − →
− → −
∃ X , Y ∈ F, ∃ α ∈ R; α X + Y 6∈ F
ce qui montre que F n’est pas un sous espace vectoriel de R2 . 2
Exercice
n 8. Lesquels des sous ensembles
o nsuivants sont des sous espaces
o vectoriels
n de R3 ? o
E1 = (x, y, z) ∈ R3 ; x+z = −1 , E2 = (x, y, z) ∈ R3 ; x2 −y = 0 , E3 = (x, y, z) ∈ R3 ; x+y−z = 0 ,
n o n o
3 3
E4 = (x, y, z) ∈ R ; 2x − y = z , E5 = (x, y, z) ∈ R ; x + y + 2z = 0 .
Réponse :


n o
I. E1 = (x, y, z) ∈ R ; x + z = −1 , n’est pas un sous espace vectoriel de R3 , car 0 ∈
3
6 E1 .
n o
II. E2 = (x, y, z) ∈ R3 ; x2 − y = 0 .


i) 0 ∈ E2 ?

− →

Soit 0 = (x, y, z) ; x = y = z = 0 ; donc x2 − y = 0 ce qui montre que 0 ∈ E2 .

− →
− →
− →

ii) Soient α ∈ R et X = (x, y, z), Y = (x0 , y 0 , z 0 ) ∈ E2 , α X + Y ∈ E2 ?

− → −
On a : α X + Y = α(x, y, z) + (x0 , y 0 , z 0 ) = (αx + x0 , αy + y 0 , αz + z 0 ) = (u, v, w),
donc :
u2 − v = (αx + x0 )2 − (αy + y 0 )
= α2 x2 + (x0 )2 + 2αxx0 − αy − y 0
= α2 x2 − αy + 2αxx0 + (x0 )2 − y 0


= α2 x2 − αy + 2αxx0 car Y ∈ E2

3


Pour α = 1, sachant que X ∈ E2 , on aura

u2 − v = 2xx0

− →
− →
− → −
et en choisissant X = (1, 1, z) et Y = (2, 4, z 0 ), alors X , Y ∈ E2 et u2 − v = 4 6= 0 donc :

− → − →
− → −
∃ α ∈ R, ∃ X , Y ∈ E2 ; α X + Y 6∈ E2

d’où on déduit que E2 n’est pas un sous espace vectoriel de R3 .


n o
III. E3 = (x, y, z) ∈ R3 ; x + y − z = 0 .

− →

i) 0 ∈ E3 , car 0 = (x, y, z) ; avec x = y = z = 0 ; donc x + y − z = 0.

− →
− →
− → −
ii) Soient α ∈ R et X = (x, y, z), Y = (x0 , y 0 , z 0 ) ∈ E3 , α X + Y ∈ E3 ?
On a :

− → −
α X + Y = α(x, y, z) + (x0 , y 0 , z 0 ) = (αx + x0 , αy + y 0 , αz + z 0 ) = (u, v, w)
donc
u+v−w = (αx + x0 ) + (αy + y 0 ) − (αz + z 0 )
= α(x + y − z) + (x0 + y 0 − z 0 )

− → −
= α.0 + 0 car X , Y ∈ E3
= 0

− → −
ce qui montre que α X + Y ∈ E3 .
De i) et ii) on déduit que E3 est un sous espace vectoriel de R3 .

De la même manière on montre que E4 et E5 sont des sous espaces vectoriels de R3 .


2

Exercice
n 9. Parmi les sous ensembles suivants, préciser
o ceux nqui sont des sous espaces vectoriels de R[X].
o
H1 = P (X) = a + bX + cX 2 + dX 3 ; a + b = 1 , H2 = P (X) = a + bX + cX 2 ; a + b2 + c = 0 ,
n o n o
H3 = P (X) = a + bX + dX 3 ; a + b = 2d , H4 = P (X) = a + bX + cX 2 + dX 3 ; b − c + d = 0 ,
n o
H5 = P (X) = a + bX + cX 3 + dX 5 ; (a + b = 0) ∧ (a − c = d) .

Réponse n: o
I. H1 = P (X) = a + bX + cX 2 + dX 3 ; a + b = 1 .
i) 0 ∈ H1 ? Le polynôme nul s’écrit sous la forme 0 = a + bX + cX 2 + dX 3 , avec a = b = c = d = 0,
donc a + b = 0 6= 1, ce qui montre que 0 6∈ H1 , d’où on déduit que H1 n’est pas un sous espace vectoriel
de R[X].
n o
II. H2 = P (X) = a + bX + cX 2 ; a + b2 + c = 0 .
i) 0 ∈ H1 ? Le polynôme nul s’écrit sous la forme 0 = a + bX + cX 2 , avec a = b = c = 0, donc
a + b2 + c = 0, ce qui montre que 0 ∈ H1 .
ii) Soient α ∈ R et P (X) = a + bX + cX 2 , Q = a0 + b0 X + c0 X 2 ∈ H2 , alors :

αP + Q = (αa + a0 ) + (αb + b0 )X + (αc + c0 )X 2 = A + BX + CX 2

4
donc
A + B2 + C = (αa + a0 ) + (αb + b0 )2 + (αc + c0 )
= (αa + a0 ) + (α2 b2 + 2αbb0 + b02 ) + (αc + c0 )
= [αa + α2 b2 + 2αbb0 ] + [a0 + b02 + c0 ]
= [αa + α2 b2 + αc + 2αbb0 ] car P, Q ∈ H2
En prenant α = 1, sachant que P ∈ H2 , on obtient : A + B 2 + C = 2bb0 .
En choisissant P = 1 + 2X − 5X 2 et Q = 2 − X − 3X 2 , alors P, Q ∈ H2 et A + B 2 + C = 2bb0 = −4 6= 0
donc αP + Q 6∈ H2 , par suite

∃ α ∈ R, ∃ P, Q ∈ H2 ; αP + Q 6∈ H2

d’où on déduit que H2 n’est pas un sous espace vectoriel de R[X].


n o
III. H3 = P (X) = a + bX + dX 3 ; a + b = 2d .
i) 0 ∈ H3 car le polynôme nul s’écrit sous la forme 0 = a + bX + dX 3 , avec a = b = d = 0, donc
a + b = 0 = 2d, ce qui montre que 0 ∈ H3 .
ii) Soient α ∈ R et P (X) = a + bX + dX 3 , Q = a0 + b0 X + d0 X 3 ∈ H3 , alors :

αP + Q = (αa + a0 ) + (αb + b0 )X + (αd + d0 )X 3 = A + BX + DX 3

donc
A + B = (αa + a0 ) + (αb + b0 ) = α(a + b) + (a0 + b0 )
= α(2d) + 2d0 = 2(αd + d0 ) car P, Q ∈ H2
= 2D
ce qui montre que αP + Q ∈ H3 .
De i) et ii) on déduit que H3 est un sous espace vectoriel
n de R[X]. o
2 3
IV. On démontre de la même manière que H4 = P (X) = a + bX + cX + dX ; b − c + d = 0 est un
sous espace vectoriel
n de R[X]. o
3 5
IV. H5 = P (X) = a + bX + cX + dX ; (a + b = 0) ∧ (a − c = d) .
i) 0 ∈ H5 car le polynôme nul s’écrit sous la forme 0 = a + bX + cX 3 + dX 5 , avec a = b = c = d = 0,
donc (a + b = 0) ∧ (a − c = d = 0), ce qui montre que 0 ∈ H5 .
ii) Soient α ∈ R et P (X) = a + bX + cX 3 + dX 5 , Q = a0 + b0 X + c0 X 3 + d0 X 5 ∈ H5 , alors :

αP + Q = (αa + a0 ) + (αb + b0 )X + (αc + c0 )X 3 + (αd + d0 )X 5 = A + BX + CX 3 + DX 5

donc
A+B = (αa + a0 ) + (αb + b0 ) A−C = (αa + a0 ) − (αc + c0 )
= α(a + b) + (a0 + b0 ) = α(a − c) + (a0 − c0 )
et
= α.0 + 0 car P, Q ∈ H5 = αd + d0 car P, Q ∈ H5
= 0 = D
ce qui montre que αP + Q ∈ H5 .
De i) et ii) on déduit que H5 est un sous espace vectoriel de R[X].
2
Exercice 10. Soient les vecteurs suivants : →

v 1 = (1, 0, 2), →

v 2 = (0, 1, −1).


1. Exprimer X = (−1, −3, 1) comme combinaison linéaire de → −v 1 et →
−v 2.


2. Est ce que Y = (0, 0, 1) est une combinaison linéaire de → −
v 1 et →
−v 2 ? Justifier votre réponse !

5
Réponse :


i) Pour exprimer X comme combinaison linéaire de →

v 1 et →

v 2 , on doit cherchercher α et β dans R
tels que :


X = α→ −
v 1 + β→−
v2
On a : →

X = α→

v 1 + β→

v2 ⇐⇒ (−1, −3, 1) = α(1, 0, 2) + β(0, 1, −1)
⇐⇒ (−1,
 −3, 1) = (α, β, 2α − β)
 α = −1
⇐⇒ β = −3
 2α − β = 1

 α = −1
⇐⇒ β = −3
2(−1) − (−3) = 1 vraie

⇐⇒ (α = −1) ∧ (β = −3)
ainsi :


∃ α(= −1), ∃β(= −3) ∈ R; X = α→ −
v 1 + β→

v2


ce qui montre que X est une combinaison linéaire de →

v 1 et →

v 2.

− →

ii) Pour voire si Y est une combinaison linéaire de →

v 1 et →

v 2 , on regarde si l’équation Y = α→

v 1 +β →

v2
admet des solutions ou non.
On a : →

Y = α→ −
v 1 + β→
−v 2 ⇐⇒ (0, 0, 1) = α(1, 0, 2) + β(0, 1, −1)
⇐⇒ (0,  0, 1) = (α, β, 2α − β)
α = 0
⇐⇒ β=0
 2α − β = 1

α = 0
⇐⇒ β=0
2(0) − (0) = 1 F ausse



d’où on déduit que l’équation Y = α→ −
v 1 + β→
−v 2 n’admet pas de solutions, donc :


Y n’est pas une combinaison linéaire de →

v 1 et →

v2
n o
3 3 3
Exercice 11. Montrer que R = E ⊕ F et R = E ⊕ G, avec E = (x, y, z) ∈ R ; x + y + z = 0 ,
n o n o
F = (x, y, z) ∈ R3 ; (x + y = 0) ∧ (x + z = 0) et G = (x, y, z) ∈ R3 ; (z = 3y) ∧ (x = 0) .

Réponse :
i) Pour montrer que R3 = E ⊕ F , on montre que :

− →
− →
− →
− →
− →

∀ X ∈ R3 , ∃ ! Y 1 ∈ E, Y 2 ∈ F ; X = Y 1 + Y 2.

− →
− →
− →
− →

Soit X = (x, y, z) ∈ R3 , on cherche Y 1 = (x1 , y1 , z1 ) ∈ E et Y 1 = (x2 , y2 , z2 ) ∈ F tels que X = Y 1 + Y 2 ,

6
ce qui revient à résoudre le système :


 x1 + x2 = x
 y1 + y2 = y



z1 + z2 = z

(?)

 x1 + y1 + z1 = 0
x + y2 = 0

 2



x2 + z2 = 0

Après calculs, on trouve : 


  x1 = 2x + y + z

y1 = −x − z




z = −x − y

(?) ⇐⇒  1

  2 = −x − y − z
x
y =x+y+z


 2


z2 = x + y + z


donc : ∀ X = (x, y, z) ∈ R3 ,

− →
− →
− →
− →

∃ ! Y 1 = (2x + y + z, −x − z, −x − y) ∈ E, Y 2 = (x − y − z, x + y + z, x + y + z) ∈ F ; X = Y1+Y2

ce qui montre que R3 = E ⊕ F .

i) Pour montrer que R3 = E ⊕ G, on refait les mêmes types de calculs.



− →
− →
− →
− →

Soit X = (x, y, z) ∈ R3 , on cherche Y 1 = (x1 , y1 , z1 ) ∈ E et Y 1 = (x2 , y2 , z2 ) ∈ G tels que X = Y 1 + Y 2 ,
ce qui revient à résoudre le système :


 x1 + x2 = x
y1 + y2 = y




z1 + z2 = z

(?)
x + y1 + z1 = 0
 1


z = 3y2
 2



x2 = 0

Après calculs, on trouve : 


x1 = x
3 1 1

 


y1 = y − x − z




 4 4 4
1 3 3

 

 z1 = z − x − y
 
(?) ⇐⇒  4 4 4
 x2 = 0
1

 


y = (x + y + z)

2

4



 z = 3 (x + y + z)

 

2
4
donc :

− →
− →
− →
− →
− →

∀ X = (x, y, z) ∈ R3 , ∃ ! Y 1 = (x1 , y1 , z1 ) ∈ E, Y 2 = (x2 , y2 , z2 ) ∈ F ; X = Y1+Y2

où (x1 , y1 , z1 , x2 , y2 , z2 ) est l’unique solution du système (?), ce qui montre que R3 = E ⊕ F .

7
Exercice 12. Montrer que les sous espaces vectoriels G = {f ∈ C 1 (R); f (0) = f 0 (0) = 0} et F = {f :
x 7→ ax + b} sont supplémentaires dans C 1 (R).  Z 1 
n o
Même question pour : F = f ∈ C([−1, 1]); f constante et G = f ∈ C([−1, 1]; f (x)dx = 0 dans
−1
C([−1, 1]).

Réponse :
i) Soit f ∈ C([−1, 1]), on cherche deux fonctions g ∈ G et h ∈ F telles que : f = g + h.
Or, si h = ax + b et g(0) = g 0 (0) = 0 alors :
   
f = g + h =⇒ (f (0) = b) ∧ (f 0 (0) = a) =⇒ h = f 0 (0)x + f (0) ∧ g = f − f (0) − f 0 (0)x

donc :

∀ f ∈ C([−1, 1]), ∃ !g = f − f (0) − f 0 (0)x ∈ G, ∃ !h = f 0 (0)x + f (0) ∈ F; f =g+h

ce qui montre que C([−1, 1]) = G ⊕ F.

ii) Soit f ∈ C([−1, 1]), on cherche deux fonctions g ∈ G et h ∈ F telles que : f = g + h.


Or, si h = c ∈ R et g(0) = g 0 (0) = 0 alors :
Z 1 Z 1
f = g + h =⇒ g = f − c =⇒ g(x)dx = f (x)dx − 2c
−1 −1
Z 1
donc pour que g ∈ G il faut que f (x)dx − 2c = 0, c’est à dire :
−1
Z 1 Z 1
1 1
∀ f ∈ C([−1, 1]), ∃ !h = f (x)dx ∈ F, ∃ ! g = f − f (x)dx ∈ G; f =h+g
2 −1 2 −1

ce qui montre que C([−1, 1]) = F ⊕ G.

n
Exercice 13. Déterminer des sous espaces vectoriels supplémentaires de E = (x, y, z, t) ∈ R4 ; (x + y =
o n o
4 0
t) ∧ (y − z + t = 0) dans R , respectivement de F = P ∈ R3 [X]; P (0) = P (1) = 0 dans R4 [X].

Réponse :


i) Soit Y = (u, v, w, s), alors :


− u+v =s →

Y ∈ E ⇐⇒ ⇐⇒ (s = u + v) ∧ (w = u + 2v) ⇐⇒ Y = (u, v, u + 2v, u + v)
v−w+s=0

ainsi :

− →

∀ X = (x, y, z, t) ∈ R4 , X = (x, y, x + 2y, x + y) + (0, 0, z − x − 2y, t − x − y)


n o
et si on note F = (x, y, z, t) ∈ R4 ; x = y = 0 , alors : ∀ X = (x, y, z, t) ∈ R4 ,


− →
− →
− →
− →−
∃ Y = (x, y, x + 2y, x + y) ∈ E, ∃ Z = (0, 0, z − x − 2y, t − x − y) ∈ F; X =Y +Z

8
ce qui montre que R4 = E + F.

− →

n o
Montrons que E ∩ F = 0 . Soit X = (x, y, z, t) ∈ R4 , alors :
 

 t = x + y 
 x=0

− y−z+t=0 y=0 →
− →

 
X = (x, y, z, t) ∈ E ∩ F ⇐⇒  ⇐⇒ ⇐⇒ X = 0

 x=0 
 z=0
y=0 t=0
 


− 4
n montre que E ∩ F = { 0o}, donc : Un sous espace vectoriel supplémentaire de E dans R est
ce qui
F = (x, y, z, t) ∈ R4 ; x = y = 0 .

ii) Soit P = a0 + a1 X + a2 X 2 + a3 X 3 ∈ R3 [X], alors :

P ∈F ⇐⇒ (a0 = 0) ∧ (a1 + 2a2 + 3a3 = 0)


⇐⇒ (a0 = 0) ∧ (a1 = −2a2 − 3a3 )
⇐⇒ P = (−2a2 − 3a3 )X + a2 X 2 + a3 X 3
⇐⇒ P = a2 (−2X + X 2 ) + a3 (−3X + X 3 )

donc : ∀ P = a0 + a1 X + a2 X 2 + a3 X 3 ∈ R3 [X],
h i h i
2 3
P = a2 (−2X + X ) + a3 (−3X + X ) + a0 + (a1 + 2a2 + 3a3 )X = P1 + P2
n o
En prenant F = P = a0 + a1 X + a2 X 2 + a3 X 3 ∈ R3 [X]; a2 = a3 = 0 , on voit que :

∀ P ∈ R3 [X], ∃ P1 ∈ F, ∃P2 ∈ F; P = P 1 + P2

ce qui montre que R3 [X] = F + F.

Montrons que F ∩ F = {0}. Soit P = a0 + a1 X + a2 X 2 + a3 X 3 ∈ R3 [X], alors :


h i
P ∈ F ∩ F ⇐⇒ P = a2 (−2X + X 2 ) + a3 (−3X + X 3 ) ∧ [a2 = a3 = 0] ⇐⇒ P = 0

n montre que Fo∩ F = {0}, par suite Un sous espace vectoriel supplémentaire de F dans R3 [X] est
ce qui
F = P = a0 + a1 X .
n o
Exercice 14. On considère les sous espaces vectoriels E = (x, y, z) ∈ R3 ; 2x − 3y + z = 0 et F =
n o
(x, y, z) ∈ R ; (x − y = 0) ∧ (y + z = 0) de R3 . Donner une base de E et une autre de F et déduire si
3

R3 = E ⊕ F ? n o n o
Mêmes questions pour E = (x, y, z) ∈ R3 ; x + y = z et F = (x, y, z) ∈ R3 ; x − 2y = 0 .
n o n
Mêmes questions pour H = P = a + bX + cX + dX ; a + b − 2c = 0 et G = P = a + bX + cX 2 +
2 3

dX 3 ; 2a − c = 3b + d} dans R3 [X].

Réponse :

9


i) Une base de E. Soit X , alors :

− →

X ∈ E ⇐⇒ ∃ ! x, y, z ∈ R; X = (x, y, z) et 2x − 3y + z = 0


⇐⇒ ∃ ! x, y, z ∈ R; X = (x, y, z) et z = 3y − 2x


⇐⇒ ∃ ! x, y ∈ R; X = (x, y, 3y − 2x)


⇐⇒ ∃ ! x, y ∈ R; X = (x, 0, −2x) + (0, y, 3y)


⇐⇒ ∃ ! x, y ∈ R; X = x(1, 0, −2) + y(0, 1, 3)

− →
− →

⇐⇒ ∃ ! x, y ∈ R; X = x→−e +yf , où →−e = (1, 0, −2), f = (0, 1, 3)


d’où on déduit que BE = {→

e , f } est une base de E.


ii) Une base de F. Soit X , alors :

− →

X ∈ F ⇐⇒ ∃ ! x, y, z ∈ R; X = (x, y, z) et (x − y = 0) ∧ (y + z = 0)


⇐⇒ ∃ ! x, y, z ∈ R; X = (x, y, z) et (x = y) ∧ (z = −y)


⇐⇒ ∃ ! y ∈ R; X = (y, y, −y)


⇐⇒ ∃ ! y ∈ R; X = y(1, 1, −1)


⇐⇒ ∃ ! x, y ∈ R; X = y →

g, où →

g = (1, 1, −1),

d’où on déduit que BF = {→



g } est une base de F.

iii) R3 = E ⊕ F ? Pour que E et F soient supplémentaires dans R3 , il faut et il suffit que B = BE ∪ BF


soit une base de R3 et comme dim(R3 ) = Card(B), ceci revient à vérifier seulement que B est libre.
Soit α, β, γ ∈ R, alors :

− →
− →

α→

e + β f + γ→

g = 0 ⇐⇒ α(1, 0, −2) + β(0, 1, 3) + γ(1, 1, −1) = 0
⇐⇒ 
(α + γ, β + γ, −2α + 3β − γ) = (0, 0, 0)
α + γ = 0
⇐⇒ β+γ =0
 −2α + 3β − γ = 0

 α = −γ
⇐⇒ β = −γ
2γ − 3γ − γ = 0

⇐⇒ α = β = γ = 0

d’où on déduit que B est libre, donc une base de R3 , ce qui montre que R3 = E ⊕ F.
n o n o
II. Pour E = (x, y, z) ∈ R3 ; x+y = z et F = (x, y, z) ∈ R3 ; x−2y = 0 , en reprenant les mêmes
types de calculs, on trouve que BE = {(1, 0, 1), (0, 1, 1)} est une base de E et BF = {(2, 1, 0), (0, 0, 1)}une
base de F , donc Card(BE ∪ BF ) 6= dim(R3 ), ce qui montre que B n’est pas une base de R3 et que E et F
ne sont pas supplémentaires dans R3 .
n o n
III. De même, pour H = P = a + bX + cX 2 + dX 3 ; a + b − 2c = 0 et G = P = a +
bX + cX 2 + dX 3 ; 2a − c = 3b + d} dans R3 [X], BH = {X − 1, 2 + X 2 , X 3 } est une base de H et
BG = {1 + 2X 3 , X − 3X 3 , X 2 − X 3 } une base de G et on remarque que Card(BH ∪ BG ) 6= dim(R3 [X]) = 4,
ce qui montre que B n’est pas une base de R3 [X] et que H et G ne sont pas supplémentaires dans R3 [X].

10
Exercice 15. Soient →−
u = (1, −1, 1), →

v = (0, −1, 2) et →

w = (1, −2, 3) trois éléments de R3 .
1. Montrer que le système S = {→−u ,→
−v ,→

w } est lié.
2. Soit F le sous-espace vectoriel engendré par {→

u ,→

v ,→

w }. Donner une base de F.
3. Déterminer la dimension du sous-espace vectoriel G = {(x, y, z) ∈ R3 ; x + 2y + z = 0} et montrer
que F = G.

Réponse :
i) Le système S = {→ −
u ,→

v ,→

w } est-il lié ?
Soit α, β, γ ∈ R, alors :

− →

α→
−u + β→ −v + γ→

w = 0 ⇐⇒ α(1, −1, 1) + β(0, −1, 2) + γ(1, −2, 3) = 0
⇐⇒ (α  + γ, −α − β − 2γ, α + 2β + 3γ) = (0, 0, 0)
α + γ = 0
⇐⇒ −α − β − 2γ = 0
 α + 2β + 3γ = 0

 α = −γ
⇐⇒ β = −α − 2γ = −γ
0=0

⇐⇒ α = β = −γ


ce qui montre que l’équation “α→

u + β→

v + γ→

w = 0 ” possède une infinité de solutions, donc S est lié.

ii) Une base de F = V ect{→



u ,→

v ,→

w }. D’après les calculs précédents, on a :


∀ γ ∈ R, −γ →

u − γ→

v + γ→

w = 0

donc pour γ = 1, on voit qu’on peut exprimer → −w comme combinaison linéaire de → −u et →


−v . Sachant que

− →
− →
− →
− →

S = { u , v , w } est une partie génératrice de F, on déduit que B = { u , v } est aussi une partie génératrice
de F.
Regardons si B est libre. Soient α, β ∈ R, alors :

− →

α→
−u + β→ −
v = 0 ⇐⇒ α(1, −1, 1) + β(0, −1, 2) = 0
⇐⇒ (α,  −α − β, α + 2β) = (0, 0, 0)
α = 0
⇐⇒ −α − β = 0
α + 2β = 0

⇐⇒ α = β = 0

qui montre que B = {→



u ,→

v } est une base de F.

iii) Par de simples calculs directs, on montre que BG = {(1, 0, −1), (0, 1, −2)} est une base de G.

iv) F = G ?
D’après les deux questions précédentes, dim(F) = dim(G) = 2, alors pour montrer que F = G ; sachant
que B est libre ; il suffit de montrer que B ⊂ G.
Soit →

u = (x, y, z) = (1, −1, 1), alors

x + 2y + z = 1 − 2 + 1 = 0

11
ce qui montre que →

u ∈ G.
De même, si on note →

v = (x, y, z) = (0, −1, 2), alors

x + 2y + z = 0 − 2 + 2 = 0

ce qui montre que →



v ∈ G donc B ⊂ G est une base commune à F et G, d’où on déduit que F = G.

Exercice 16. Dans R4 , soient → −u = (1, 0, 1, 0), → −


v = (0, 1, −1, 0), →−
w = (1, 1, 1, 1), →−
x = (0, 0, 1, 0) et

− →
− →
− →
− →
− →

y = (1, 1, 0, −1). On note F = V ect( u , v , w ) et G = V ect( x , y ). Quelles sont les dimensions de F, G,
F + G et F ∩ G ?

Réponse : n
i) Base de F. On regarde si → −
u ,→−v ,→−
w } est libre ?
Soient α, βγ ∈ R, alors :

− →

α→

u + β→ −
v + γ→−w = 0 ⇐⇒ α(1, 0, 1, 0) + β(0, 1, −1, 0) + γ(1, 1, 1, 1) = 0
⇐⇒  (α + γ, β + γ, α − β + γ, γ) = (0, 0, 0, 0)

 α+γ =0
β+γ =0

⇐⇒

 α−β+γ =0
γ=0

⇐⇒ α = β = γ = 0
n o

− →
− →

ce qui montre que BF = u , v , w est libre, donc c’est une base de F, d’où on déduit que dim(F) = 3
.
ii) De la même manière on montre que BG = {→ −
x ,→−y } est libre donc c’est une base de G, par suite :
dim(G) = 2 .
iii) BF et BG étant respectivement des bases de F et G, alors G = BF ∪ BG est une partie génératrice
de F + G. On va alors extraire de G une base de F + G.
Regardons si G est libre ? Soit α, β, γ, λ, δ ∈ R, alors :


(∗) α→
−u + β→
−v + γ→ −w + λ→

x + δ→ −y = 0 ⇐⇒ α(1, 0, 1, 0) + β(0, 1, −1, 0) + γ(1, 1, 1, 1)


+λ(0, 0, 1, 0) + δ(1, 1, 0, −1) = 0
⇐⇒ (α + γ + δ, β + γ + δ, α − β + γ + λ, γ − δ)
 = (0, 0, 0, 0)

 α+γ+δ =0
β+γ+δ =0

⇐⇒

 α−β+γ+λ=0
γ − δ = 0


 α = −2δ
β = −2δ

⇐⇒

 λ = −δ
γ=δ

d’où on déduit que G est liée et en prenant δ = 1, des solutions de l’équation (∗) on déduit que →

y s’écrit

− →
− →
− →

comme une combinaison linéaire des autres vecteurs de G, donc B = { u , v , w , x } est aussi une partie

12
génératrice de F + G.
Vérifions si B est libre. Soient α, β, γ, λ ∈ R, alors :


(∗∗) α→ −u + β→ −v + γ→
−w + λ→ −x = 0 ⇐⇒ α(1, 0, 1, 0) + β(0, 1, −1, 0) + γ(1, 1, 1, 1)


+λ(0, 0, 1, 0) = 0
⇐⇒ (α  + γ, β + γ, α + γ + λ, γ) = (0, 0, 0, 0)

 α+γ =0
β+γ =0

⇐⇒

 α−β+γ+λ=0
γ=0

⇐⇒ α=β=γ=λ=0

ce qui montre que B = {→



u ,→

v ,→

w,→

x } est une base de F + G, donc : dim(F + G) = 4 .
iv) Comme dim(F + G) = dim(F) + dim(G) − dim(F ∩ G), on déduit que :
dim(F ∩ G) = 1 .

Exercice 17. Soit C le R−espace vectoriel des applications continues de R dans R. On considère dans C
les applications f (x) = sin(x) et g(x) = cos(x). Déterminer une base de F = V ect(f, g).
On considère les applications f1 (x) = sin(x + 1), f2 (x) = sin(x + 2) et f3 (x) = sin(x + 3). Montrer
que f1 , f2 et f3 appartiennent à F et déduire que le système {f1 , f2 , f3 } est lié.

Réponse :
i) Comme F = V ect(f, g), alors B = {f, g} est une partie génératrice de F.
Vérifions si B est libre. Soit α, β ∈ R, alors :

αf + βg = 0 ⇐⇒ ∀ x ∈ R, αf (x) + βg(x) = 0
=⇒ (αf (0) + βg(0) = 0) ∧ (αf ( π2 ) + βg( π2 ) = 0)
=⇒ (α sin(0) + β cos(0) = 0) ∧ (α sin( π2 ) + β cos( π2 ) = 0)
=⇒ β=α=0

ce qui montre que B est libre, donc une base de F.


ii) En utilisant la formule trigonométrique suivante :

∀ a, b ∈ R, sin(a + b) = sin(a) cos(b) + sin(b) cos(a)

on montre que :
     
f1 = cos(1)f + sin(1)g ∧ f2 = cos(2)f + sin(2)g ∧ f3 = cos(3)f + sin(3)g

ce qui montre que f1 , f2 , f3 ∈ F.


iii) le système S = {f1 , f2 , f3 } ⊂ F est lié car Card(S) > dim(F).

Exercice 18. Déterminer une base et la dimension de chacun des espaces vectoriels
n o
1. F = V ect 2X 4 + 3X + 1, 8X 2 − 4X, 9X 4 + 2X 3 − X, 4X 3 + 2X 2 + 3X + 1 .
n o
2. G = V ect (1, 2, 1, 0), (4, −2, 1, 1), (7, 2, 4, 2), (11, 4, 1, 3) .

13
Réponse : n o
4 2 4 3 3 2
i) On étudie si la partie GF = 2X + 3X + 1, 8X − 4X, 9X + 2X − X, 4X + 2X + 3X + 1
est libre.
Soient α, β, γ, δ ∈ R, alors :

α(2X 4 + 3X + 1) + β(8X 2 − 4X) + γ(9X 4 + 2X 3 − X) + δ(4X 3 + 2X 2 + 3X + 1) = 0


2 3 4
⇐⇒ [α
 + δ] + [3α − 4β − γ + 3δ]X + [8β + 2δ]X + [2γ + 4δ]X + [2α + 9γ]X

 [α + δ] = 0
 [3α − 4β − γ + 3δ] = 0


⇐⇒ [8β + 2δ] = 0
[2γ + 4δ] = 0




 [2α + 9γ] = 0


 α = −δ
 4β = −3α + γ + −δ


⇐⇒ 8β = −2δ
γ = −2δ




−2δ − 18δ = 0

⇐⇒ α = β = γ = δ = 0

ce qui montre que B est libre et comme c’est une partie génératrice de F, on déduit que c’est une base de F.
n o
ii) De même, GG = (1, 2, 1, 0), (4, −2, 1, 1), (7, 2, 4, 2), (11, 4, 1, 3) étant une partie génératrice de G,
on va vérifier si elle est libre. Soient α, β, γ, λ ∈ R, alors :


 −2, 1, 1) + γ(7, 2, 4, 2) + λ(11, 4, 1, 3) = 0
α(1, 2, 1, 0) + β(4, 
⇐⇒ α + 4β + 7γ + 11λ, 2α − 2β + 2γ + 4λ, α + β + 4γ + λ, β + 2γ + 3λ = (0, 0, 0, 0)


 α + 4β + 7γ + 11λ = 0
2α − 2β + 2γ + 4λ = 0

⇐⇒

 α + β + 4γ + λ = 0
β + 2γ + 3λ = 0

⇐⇒ α = β = γ = λ = 0 (après calculs)

ce qui montre que GG est libre, donc une base de G.


n o n o
3 3 2
Exercice 19. Montrer que les familles E = X +X+1, X −2X+2, X +3X et F = (8, 4, 1, −2), (1, 3, 0, 5)
sont libres et les compléter en des bases, respectivement, de R5 [X] et R4 .

Réponse : n o
3 3 2
i) E = X + X + 1, X − 2X + 2, X + 3X libre ? Soient α, β, γ ∈ R, alors :

α[X 3 + X + 1] + β[X 3 − 2X + 2] + γ[X 2 + 3X] = 0


2 3
⇐⇒ [α
 + 2β] + [α − 2β + 3γ]X + γX + [α + β]X = 0

 α + 2β = 0
α − 2β + 3γ = 0

⇐⇒

 γ=0
α+β =0

⇐⇒ α = β = γ = 0

14
ce qui montre que E est libre.

De la même manière on montre (trivialement) que F est aussi libre.


ii) Compléter E en une base de R5 [X]. On sait que Bc = {1, X, X 2 , X 3 , X 4 , X 5 } est la base canonique
de R5 [X] et on remarque que les polynômes X 4 et X 5 ne peuvent pas être engendrés par E, donc E ∪
{X 4 , X 5 } est libre et comme dim(R5 [X]) = 6 et Card(E ∪ {X 4 , X 5 }) = 5, il nous reste à choisir un élément
de Bc pour la compléter en une base de R5 [X]. En prenant B = E ∪ {X 4 , X 5 } ∪ {1} on montre facilement
que B est libre donc :
n o
B = X 3 + X + 1, X 3 − 2X + 2, X 2 + 3X, X 4 , X 5 , 1 une base de R5 [X]
.
n o
4
iii) Compléter F en une base de R .On va compléter F = (8, 4, 1, −2), (1, 3, 0, 5) par deux éléments
n o
de la base canonique Bc = (1, 0, 0, 0), (0, 1, 0, 0), (0, 0, 1, 0), (0, 0, 0, 1) = {→ −e1 , →

e2 , →

e3 , →

e4 } de R4 . Par de
simples calculs, on montre qu’en rajoutant → −
e1 et → −
e2 à F on obtient une partie libre et comme Card(F ∪

− →
− 4
{ e1 , e2 }) = dim(R ) on déduit que
n o
B = (8, 4, 1, −2), (1, 3, 0, 5), (1, 0, 0, 0), (0, 1, 0, 0) est une base de R4

Exercice 20. Montrer que les ensembles suivants sont des sous espaces vectoriels de Rn , en précisant leurs
dimensions ainsi
n que une de leurs bases, respectives.
o n o
1. E1 = (x, y, z) ∈ R3 ; x + 3y − z = 0 , E2 = (x, y, z) ∈ R3 ; 2x + y − 4z = 0 ,
n o
E3 = (x, y, z) ∈ R3 ; (x + 3y = 0) ∧ (x − z − 2y = 0) .
n o n o
4 4
2. F1 = (x, y, z, t) ∈ R ; x + 3y = z , F2 = (x, y, z, t) ∈ R ; (2t + y = 4z) ∧ (x = 0) ,
n o
F3 = (x, y, z, t) ∈ R4 ; (t − x + 3y = 0) ∧ (x − z − 2y = 0) ,
n o
4
F4 = (x, y, z, t) ∈ R ; (x − z = t) ∧ (t − x + 3y = 0) ∧ (x − z − 2y = 0) ,
n o
F5 = (x, y, z, t) ∈ R4 ; (x − z = t) ∧ (t − x + 3y = 0) ∧ (3y − z = 0) .

Réponse : On traitera deux exemples, les autres se traitent de la même façon.


Exemple1.
n o
i) E1 = (x, y, z) ∈ R3 ; x + 3y − z = 0 sous espace vectoriel.


a) Il est clair que 0 ∈ E1 .

− →

b) Soient α ∈ R, X = (x1 , x2 , x3 ), Y = (y1 , y2 , y3 ) ∈ E1 , alors :

− → −
α X + Y = α(x1 , x2 , x3 ) + (y1 , y2 , y3 )
= (αx1 + y1 , αx2 + x2 , αx3 + y3 )
= (a, b, c)
donc :
a + 3b − c = (αx1 + y1 ) + 3(αx2 + x2 ) − (αx3 + y3 )
= α(x1 + 3x2 − x3 ) + (y1 + 3y2 − y3 )

− → −
= α.0 + 0 car X , Y ∈ E1
= 0

15

− → −
d’où on déduit que α X + Y ∈ F3 , donc E1 est un sous espace vectoriel de R3 .
n o
3
ii) Base de E1 = (x, y, z) ∈ R ; x + 3y − z = 0 .


Soit X , alors :

− →

X ∈ E1 ⇐⇒ ∃ !x, y, z ∈ R; X = (x, y, z) et x + 3y − z = 0


⇐⇒ ∃ !x, y, z ∈ R; X = (x, y, z) et x = z − 3y


⇐⇒ ∃ !y, z ∈ R; X = (z − 3y, y, z)


⇐⇒ ∃ !y, z ∈ R; X = (z, 0, z) + (−3y, y, 0)


⇐⇒ ∃ !y, z ∈ R; X = z(1, 0, 1) + y(−3, 1, 0)
d’où on déduit que B = {(1, 0, 1), (−3, 1, 0)} est une base de E1 .

ii) Dimension de E1 . On a dim(E1 ) = 2, car Card(B) = 2.

Exemple2.
n o
4
i) F3 = (x, y, z, t) ∈ R ; (t − x + 3y = 0) ∧ (x − z − 2y = 0) sous espace vectoriel.


a) Il est clair que 0 ∈ F3 .

− →

b) Soient α ∈ R, X = (x1 , x2 , x3 , x4 ), Y = (y1 , y2 , y3 , y4 ) ∈ F3 , alors :

− → −
α X + Y = α(x1 , x2 , x3 , x4 ) + (y1 , y2 , y3 , y4 )
= (αx1 + y1 , αx2 + x2 , αx3 + y3 , αx4 + y4 )
= (a, b, c, d)
donc : 
 d − a + 3b = (αx4 + y4 ) − (αx1 + y1 ) + 3(αx2 + y2 )

 = α(x4 − x1 + 3x2 ) + (y4 − y1 + 3y2 )

− → −

 = α.0 + 0 car X , Y ∈ F3
= 0



 a − c − 2b = (αx1 + y1 ) − (αx3 + y3 ) − 2(αx2 + y2 )
 = α(x1 − x3 − 2x2 ) + (y1 − y3 − 2y2 )

− → −

 = α.0 + 0 car X , Y ∈ F3
= 0


− → −
d’où on déduit que α X + Y ∈ F3 , donc F3 est un sous espace vectoriel de R4 .
n o
ii) Base de F3 = (x, y, z, t) ∈ R4 ; (t − x + 3y = 0) ∧ (x − z − 2y = 0) .


Soit X , alors :

− →

X ∈ F3 ⇐⇒ ∃ !x, y, z, t ∈ R; X = (x, y, z, t) et (t − x+ 3y = 0) ∧ (x − z − 2y = 0)

− t − x + 3y = 0
⇐⇒ ∃ !x, y, z, t ∈ R; X = (x, y, z, t) et (∗)
x − z − 2y = 0
En résolvant le système (∗) on trouve :
(∗) ⇐⇒ (t = z − y) ∧ (x = z + 2y)
par suite

− →

X ∈ F3 ⇐⇒ ∃ !y, z ∈ R; X = (z + 2y, y, z, z − y)


⇐⇒ ∃ !y, z ∈ R; X = (z, 0, z, z) + (2y, y, 0, −y)


⇐⇒ ∃ !y, z ∈ R; X = z(1, 0, 1, 1) + y(2, 1, 0, −1)

16
d’où on déduit que B = {(1, 0, 1, 1), (2, 1, 0, −1)} est une base de F3 .

iii) Dimension de F3 . On a dim(F3 ) = 2, car Card(B) = 2.

Exercice 21. Dans l’espace vectoriel des polynômes réels, montrer que les sous ensembles suivants sont
des sous espaces
n vectoriels et donner leurs dimensions ainsi
o qu’une de leurs bases respectives.
1. E = P ∈ R4 [X]; P (0) = P (1) = P (2) = P (3) .
n o n o
2. F1 = P = aX + bX 2 + cX 3 ; a + b = c , F2 = P = a + bX + cX 2 + dX 3 ; a + b = c − d ,
n o
3 4
F3 = P = a + bX + cX + dX ; a − c + d = 0 .
3. n H1 = {P = a + bX + cX 2 + dX 3 ; (d + b = c) ∧ (a − c = 0)}, o
2 3 5
H2 = P = d + aX + bX + cX + kX ; (a − b = c) ∧ (d − c + 2k = 0) ∧ (a − k = 0) .

Réponse : Comme pour l’exercice précédent, on étudiera deux exemples, les autres se traitent de la même
façon. n o
Exemple1. E = P ∈ R4 [X]; P (0) = P (1) = P (2) = P (3) .

i) E est un sous espace vectoriel de R4 [X].


a) Il est clair que le polynôme nul appartient à E.
b) Soient α ∈ R, P, Q ∈ E, alors :

(αP + Q)(0) = αP (0) + Q(0)


= αP (1) + Q(1) , car P, Q ∈ E
= (αP + Q)(1)
= αP (2) + Q(2) , car P, Q ∈ E
= (αP + Q)(2)
= αP (3) + Q(3) , car P, Q ∈ E
= (αP + Q)(3)

ce qui montre que αP + Q ∈ E, donc E est un sous espace vectoriel de R4 [X].


ii) Une base de E. Soit P , alors

P ∈ E ⇐⇒ ∃ !a, b, c, c, δ ∈ R; P = a + bX + cX 2 + dX 3 + δX 4
et P (0) = P (1) = P (2) = P (3)
⇐⇒ ∃ !a, b, c, c, δ ∈ R; P = a + bX+ cX 2 + dX 3 + δX 4
a = a + b + c + d + δ
et (∗) a = a + 2b + 4c + 8d + 16δ
a = a + 3b + 9c + 27d + 81δ

on résout alors le système (∗). On a :


  
0 = b + c + d + δ  b = −c − d − δ  b = −6δ
(∗) ⇐⇒ 0 = 2b + 4c + 8d + 16δ ⇐⇒ c = −3d − 7δ ⇐⇒ c = 11δ
0 = 3b + 9c + 27d + 81δ d = −6δ d = −6δ
  

par suite :
P ∈ E ⇐⇒ ∃ ! a, δ ∈ R; P = a − 6δX + 11δX 2 − 6δX 3 + δX 4
⇐⇒ ∃ !a, δ ∈ R; P = a.1 + δ(−6X + 11X 2 − 6X 3 + X 4 )

17
n o
d’où on déduit que B = 1, (−6X + 11X 2 − 6X 3 + X 4 ) est une base de E, donc

dim(E) = 2
n o
2 3
Exemple2. F2 = P = a + bX + cX + dX ∈ R[X]; a + b = c − d .

i) F2 est un sous espace vectoriel de R[X], car :


a) Il est clair que le polynôme nul appartient à F2 .
b) ∀ α ∈ R, ∀ P = a1 + b1 X + c1 X 2 + d1 X 3 , Q = a2 + b2 X + c2 X 2 + d2 X 3 ∈ F2 ,

αP + Q = α(a1 + b1 X + c1 X 2 + d1 X 3 ) + (a2 + b2 X + c2 X 2 + d2 X 3 )
= (αa1 + a2 ) + (αb1 + b2 )X + (αc1 + c2 )X 2 + (αd1 + d2 )X 3
= A + BX + CX 2 + DX 3

donc
A+B = (αa1 + a2 ) + (αb1 + b2 )
= α(a1 + b1 ) + (a2 + b2 )
= α(c1 − d1 ) + (c2 − d2 ) car P, Q ∈ E
= (αc1 + c2 ) − (αd1 + d2 )
= C −D
ce qui montre que αP + Q ∈ E.

ii) Base de E. Soit P , alors :

P ∈ E ⇐⇒ ∃ !a, b, c, d ∈ R; P = a + bX + cX 2 + dX 3 et a + b = c − d
⇐⇒ ∃ !a, b, c, d ∈ R; P = a + bX + cX 2 + dX 3 et a = c − d − b
⇐⇒ ∃ !b, c, d ∈ R; P = (c − d − b) + bX + cX 2 + dX 3
⇐⇒ ∃ !b, c, d ∈ R; P = b(X − 1) + c(X 2 + 1) + d(X 3 − 1)

ce qui montre que B = {(X − 1), (X 2 + 1), (X 3 − 1)} est une base de E, donc

dim(E) = 3

18
Exercice 22. Soient E un K-e.v et F, G, H trois sous s.e.v de E.
i) On suppose que F ∩ G = F ∩ H, F + G = F + H, G ⊆ H. Montrer que G = H.
ii) On suppose que F ⊆ H. Montrer que F + (G ∩ H) = (F + G) ∩ H.
iii) Montrer que F ∪ G est un s.e.v ⇐⇒ F ⊆ G ou G ⊆ F

Exercice 23. Soit (E, +, .) un espace vetoriel réel et F1 , F2 et F3 trois sous espaces vectoriels de E.
1. Montrer que F1 ∩ F2 et F1 + F2 sont des sous espaces vectoriels de E.
2. Quand E = R2 , donner deux sous espaces vectoriels, F1 et F2 , de E tels que F1 ∪ F2 ne soit pas
un sous espace vectoriel
 de E.   
3. Comparer F1 ∩ (F2 + F3 ) avec (F1 ∩ F2 ) + (F1 ∩ F3 et F1 + (F2 ∩ F3 ) avec (F1 + F2 ) ∩ (F1 + F3 ) .

Exercice 24. Dans R3 , montrer que le sous-espace vectoriel E = V ect[→ −


u ,→

v ] engendré par les vecteurs

− →
− →
− → −
u = (−1, 0, 2) et v = (−4, 2, 3) coinside avec le sous-espace vectoriel F = V ect( i , j ] engendré par les

− →

vecteurs i = (−3, 2, 1) et j = (−5, 4, 0). Déterminer leur dimension ainsi que une de leurs bases.

Exercice 25. Soit G le sous espace vectoriel de R4 engendré par les vecteurs → −u = ()1, −1, 2, −2,

− →
− 4
v = (4, 0, 1, −5) et w = (3, 1, −1, −3) et H = {(x, y, z, t) ∈ R ; (x + y = 0) ∧ (y = x + z + 2t)}.
1. Montrer que H est un sous-espace vectoriel de R4 .
2. Déterminer les dimensions des sous espaces vectoriels G, H, G ∩ H et G + H.

Exercice 26. Dans R3 , on considère les familles de vecteurs suivantes :


F1 = {→
−u ,→
−v }, avec →−
u = (1, 2, 3), →

v = (0, 2, 1).
F2 = { u , v , w , µ }, avec u = (1, 2, 0), →

− →
− →
− →
− →
− −
v = (0, 2, 1), →

w = (1, 0, 1), →

µ = (1, 1, −1).

− →
− →
− →
− →
− →

F3 = { u , v , w }, avec u = (1, −2, 3), v = (1, 2, 1), w = (2, 0, 4).
F4 = {→
−u ,→
−v ,→−
w }, avec →−
u = (−1, 2, 3), →
−v = (−2, 2, 1), →

w = (1, 0, 1).

Etudier si ces familles sont libres, génératrices ou bases de R3 .

19

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