0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
778 vues15 pages

Memoire Jonathan

Le projet vise à établir une unité de production et de transformation de maïs en farine à Kikwit, en République Démocratique du Congo, pour répondre aux besoins alimentaires croissants et stimuler l'économie locale. Malgré le potentiel agricole de la région, l'absence d'infrastructures et la gestion des ressources naturelles freinent son développement, d'où l'importance de ce projet. La recherche s'appuie sur une revue de littérature et une méthodologie rigoureuse pour évaluer l'impact socio-économique de la transformation du maïs.
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
778 vues15 pages

Memoire Jonathan

Le projet vise à établir une unité de production et de transformation de maïs en farine à Kikwit, en République Démocratique du Congo, pour répondre aux besoins alimentaires croissants et stimuler l'économie locale. Malgré le potentiel agricole de la région, l'absence d'infrastructures et la gestion des ressources naturelles freinent son développement, d'où l'importance de ce projet. La recherche s'appuie sur une revue de littérature et une méthodologie rigoureuse pour évaluer l'impact socio-économique de la transformation du maïs.
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

INTRODUCTION GENERALE

1. CONTEXTE
La ville de Kikwit est située au sud-ouest de la République Démocratique du
Congo dans la province du Kwilu, se trouve à 530 kilomètre au de la capitale
Kinshasa et environs 250 à 300 kilomètre au sud de l’océan Atlantique selon
l’itinéraire. La province du Kwilu possède un potentiel agricole considérable
grâce à ses terres fertiles et à son climat favorable. La région est propice à la
culture de divers produits tels que le manioc, le maïs, l’igname, les bananes
plantain ainsi que des cultures de cacao, du café et de palmiers à huile.
Toute fois l’absence des infrastructures adéquates et les défis liés à la gestion
des ressources naturelles freinent encore pleinement l’exploitation de ces
potentiels, la culture du maïs est particulièrement répandue dans cette région
fournissant une source alimentaire essentielle pour la population locale, car ne
pratiquant pas l’agriculture extensive ou industrielle mais plutôt l’agriculture de
substance.
Cependant malgré l’abondance de ces ressources la transformation du maïs en
farine demeure limitée créant une opportunité pour le développement d’une
entreprise de production et de transformation de maïs en farine. Notre projet vise
à établir une unité de production et transformation de maïs en farine qui
répondra aux besoins alimentaire croissant tout en stimulant l’économie locale
par la création d’emplois et les soutiens aux agriculteurs. Le maïs est la
deuxième céréale au monde après le blé, c’est l’aliment de base des habitants de
Kikwit, utiliser dans divers plats traditionnels. Il est souvent consommé sous
forme de farine de maïs qui est ensuite utilisé pour préparer le fufu, des bouillis,
des beignets, des galettes, gâteaux, boisson etc. c’est pourquoi l’installation
d’une entreprise de production et de transformation de maïs résoudra beaucoup
de problèmes dans la ville de Kikwit.

2. REVUE DE LITTERATURE
Partout et dans toutes les régions du monde, le concept « production et
transformation de maïs » n’est pas nouveau. Il fait l’objet d’une abondante
littérature et en tant que vocabulaire ouvrier de cette composition scientifique, il
importe de prendre en compte l’essentiel de ce qui est dit de ces concepts. De
même, de nos jours et en plus particulièrement en République Démocratique du
Congo la production et la transformation de maïs constituent un enjeu
international et un réflexe de survie en même temps.
C’est ainsi que nous commencerons de prime abord par faire une énumération
de l’existant afin de nous imprégner sérieusement dans la littérature en toute
connaissance de cause, évitant au maximum les redites et s’inspirant des idées
des autres, de leurs méthodologies et éventuellement des conclusions tirées par
2

les prédécesseurs. La revue de littérature c’est donc l’état de la question 1, un


inventaire des écrits disponible sur le sujet sous études2.
Notre sujet a jugé cette étape introductive très capitale pour ne pas dire
indispensable car les avis antérieurs sont légion autour de celui-ci, c’est la raison
pour laquelle nous avons sélectionné les pensées de quelques auteurs dont les
plus en vue sont :
Maybelline Escalante-ten hoopen et Abdou Maïga3 dans le livre « Maïs :
production et transformation » traite des différentes techniques de culture du
maïs, en mettant l’accent sur les pratiques durables et respectueuse de
l’environnement. L’auteur aborde également les méthodes de transformation du
maïs en produits alimentaires en discutant des avantages nutritionnels et
économiques liés à ces pratiques. Les défis rencontrés par les agriculteurs dans
la production et la transformation sont également analysés.
Pour Jean-Louis Moreau4 dans son livre « Maïs : Biotechnologie et sécurité
alimentaire », il se concentre sur les technologies modernes utilisée pour
transformer le maïs, telles que le broyage, la cuisson et la fermentation. L’auteur
décrit les différentes méthodes de transformation, leurs applications ainsi que les
avantages et inconvénients associes. Il propose également des solutions pour
améliorer l’efficacité des processus de transformation afin d’augmenter la valeur
ajoutée du maïs.
M.B Mbuyi5 fait une vue d’ensemble de la production de maïs en Afrique dans
son livre intitulé « Le maïs : production, utilisation et recherche », il aborde les
enjeux liés à son utilisation dans l’alimentation humaine et animale. Mbuyi traite
également des recherches actuelles sur le maïs, y compris les variétés résistantes
aux maladies et aux conditions climatiques difficiles. La transformation du maïs
est discutée comme un moyen d’améliorer la sécurité alimentaire dans le
continent.
Éric Tollens et Kankonde Mukadi6 dans le livre « Maïs et sécurité alimentaire »,
analyse la production de maïs en République Démocratique du Congo dans le
contexte plus large de la sécurité alimentaire nationale. Il examine les méthodes
de culture traditionnelle et moderne, ainsi que les défis économiques et sociaux
auxquels font face les agriculteurs. La transformation du maïs est présentée
comme une solution potentielle pour améliorer l’accès a des aliments nutritifs et
diversifiés.

3. PROBLEMATIQUE

1
K. Mulunda, impact de la communication interne au sein des entreprises publiques, mémoire de licence,
UNIC, 2018-2019
2
M. Mukuna, contrôle financier comme outil managérial de maximisation des recettes, mémoire de licence,
UNIC, 2012-2013
3
M.Escalante-ten hoopen et A. Maïga., production et transformation du maïs, Karthala, Paris, 2010, 312p.
4
J.L. moreau, maïs : biotechnologie et sécurité alimentaire, édition Tech et doc, Paris, 2015, 270p.
5
B.M. Mbuyi, maïs : production, utilisation et recherche, harmattan, Paris, 2017, 256p.
6
E. Tollens et K. Mukadi, maïs et sécurité alimentaire, harmattan, Paris, 2001, 232p.
3

L’expression problématique selon Jean Chevrier signifie, problème à résoudre


par des procédés scientifiques. Elle désigne l’ensemble des questions posées
dans un domaine de la science en vue d’une recherche des solutions.
Nous retiendrons à ces propos que la problématique désigne l’ensemble d’idées
que spécifie la position du problème suscité par ton sujet d’étude.
Toutes bonnes problématiques partent d’un état de la question et débouche par
les hypothèses7.
La problématique est d’après TURNER, l’ensemble des problèmes poses par la
recherche, de telle sorte que les investigations puissent donner des réponses 8.
La ville de Kikwit est constituée de sol arables pour des activités agricoles,
cependant pour prendre connaissance des ses potentialités du sol, nous avons fait
référence aux œuvres du chercheurs congolais Nicolas Mavoungou et a d’autres
études qui démontre la fertilité des terres Kwiloise et de l’exploitation de ce sol
qui peut faire l’essentiel de la croissance économique dans la région.
Pour faire avancer le cours de choses, plusieurs initiatives heureuses sont prises
par le gouvernement dans une campagne dénommé la revanche du sol sur le
sous-sol, mais nous constatons toujours que le secteur agricole reste en retard
n’ayant pas une vraie politique.
Malgré toutes ces potentialités que la province possède les problèmes liés à la
pénurie de maïs ne manque ne manque toujours pas pourtant celui-ci est
considéré aujourd’hui au niveau mondial comme étant la deuxième céréale après
le blé, par sa valeur nutritive riche en vitamine, calorie et énergie, le maïs reste
une denrée très utilisé dans la province du kwilu et en République Démocratique
du Congo.
A ce niveau de raisonnement, les questions ci-après nous intéressent au plus
haut point à savoir :
 Est-il possible que la production extensive ou industrielle de maïs
résoudra le problème de pénurie de maïs à Kikwit ?
 Quel est l’apport socio-économique de la transformation de maïs dans la
ville de Kikwit ?

4. HYPOTHESE
Pour P. RONGERE9,l’hypothèse est considéré comme étant une proposition de
réponse aux questions que l’on se pose à propos de l’objet de la recherche,
formulée en des termes tels que l’observation et l’analyse puissent infirmer ou
confirmer cette réponse.
Cela étant dit, nous pouvons affirmer ce qui suit :
 La production extensive ou industrielle de maïs va résoudre le problème
de pénurie à Kikwit dans la mesure où nous allons utiliser les outils

7
CHEVRIER JEAN cite par SHOMBA méthodologie de la recherche scientifique, édition MES, Kinshasa, 2007, p2.
8
B. TURNER, les étapes des recherches scientifiques, édition universitaire, Paris, 1976, p36.
9
RONGERE P., méthode des recherches en sciences sociales, édition Dalloz, Paris, 1971, p20.
4

nécessaires notamment des tracteurs, les engrais, les semences améliorés


et intrants agricoles.
 La transformation de maïs va contribuer aux changement socio-
économique de la ville de Kikwit, par la création d’emplois, réduction du
taux de malnutrition, l’autosuffisance alimentaire, réduction des
importations du commerce partant de sa position stratégique sur la
national numéro 1.

5. OBJECTIFS
 Objectif global : ce projet vise à créer une entreprise de production et de
transformation de maïs qui génèrent des revenus durables toute en
soutenant l’économie locale.
 Objectifs spécifiques :
 Produire la farine de maïs en grande quantité et de bonne qualité ;
 Développer une marque reconnue dans la région en mettant un accent sur
la durabilité et le made in Kikwit ;
 Lutter contre l’insuffisance alimentaire ;
 L’ergonomie de conditions de producteur.

6. METHODOLOGIE
La méthodologie est pour nous une stratégie qui nous a permis de détecter, de
récolter, de dépouiller et interpréter les données y afférentes. Elle regorge les
méthodes et les techniques.
A. Méthode
La méthode est un ensemble des opérations mentales par lesquelles une
discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les démontre et les
vérifie10.
De cette évidence, il est exact que nous allons exploiter les méthodes suivantes :
 La méthode inductive : qui consiste à étudier un cas particulier pour en
faire un cas général on observe des caractéristiques précises sur un ou
plusieurs individus d’une classe et on essaie de démontrer la possibilité de
généraliser ces caractéristiques à l’ensemble de la classe considérée.
La méthode inductive noud a aidé, vu l’exhaustivité de la population cible a
enquête dans toute la ville de Kikwit, d’investiguer que sur un échantillon
représentatif des consommateurs de maïs dans la ville et le résultat tiré de cet
échantillon sera extrapole significativement dans l’ensemble de la ville de
Kikwit.
 La méthode analytique : quant à elle, nous a permis d’examiner
minutieusement l’apport de la production et transformation de maïs dans
la ville de Kikwit puis son impact socio-économique dans les ménages de
la ville de Kikwit11.
10
PINTO R et GRAWITZ M., la méthode des recherches en sciences sociales, 8e édition Dalloz, Paris, 1971, p289.
11
JEAN LOUIS LAUBET DEL BAYLE, initiation aux méthodes des sciences sociales, harmattan, Paris, 2006, p45.
5

 Méthode statistique : consiste à faire une analyse numérique synthétique


et graphique d’un ensemble des données, cette méthode nous a permis de
regrouper, de quantifier de décrire graphiquement et de façon
systématique les résultats que nous avons obtenus sur le terrain.
B. Techniques
Une technique est un moyen précis pour atteindre un résultat partiel, a un niveau
et a un moment précis de la recherche. Cette atteinte de résultats est discrète et
relève du concret du fait observe, de l’étape pratique et limitée 12.
Les techniques utilisées dans notre étude sont les suivantes :
 Technique documentaire : c’est une technique qui renvoie à toute source
de renseignements déjà existante à laquelle le chercheur peut avoir accès.
Ces documents peuvent donc être des sonores(disque), visuels(dessins),
audio-visuels(films), écrits ou des objets (insignes, vêtements,
monument), grâce à laquelle nous avons consulté des documents,
ouvrages, notes de cours, de travaux de fin de cycle relatifs à la
thématique de recherche afin de rédiger la partie théorique de cette étude.
Nous avons puisé d’autres informations en rapport avec notre travail tout en
consultant certains documents et ouvrages de bases.
 Technique de questionnaire et interview : M. GRAWITZ définit le
questionnaire comme étant « un moyen de communication entre
l’enquêteur et l’enquêté ». Il comporte une série des questions concernant
le problème sur lequel on attend une information de l’enquête. Celle-ci
nous a permis de compléter nos informations par des interviews avec les
enquêtés qui pour nous sont les consommateurs de maïs13.

7. CHOIX ET INTERET DU SUJET


Au regard des potentiels agricoles de la province du Kwilu et de la pénurie de
maïs ainsi que du chômage qui gangrené le pays en général et la ville de Kikwit
en particulier. Ainsi trois raisons primordiales justifient le choix et intérêt de ce
projet à savoir :
Premièrement nous nous acquittons de notre devoir légitime de finaliste du cycle
de licence, qui oblige à ce que chaque étudiant rédige un travail de fin de cycle,
ainsi que le souci permanent d’approfondir nos connaissances dans le domaine
de l’économie.
Deuxièmement sur le plan scientifique et de la recherche, ce projet enrichira la
documentation existante autour de la question de la production et de la
transformation de maïs, pour lutter contre la famine, la sous-alimentation, le
chômage a la quelle pourrons se référer les futurs chercheurs.
Troisièmement sur le plan pratique, ce projet pourrait intéresser les autorités
politico-administratives tant nationales que provinciales à la mesure où il peut

12
KIPANZA B., note de cours de recherche en sciences sociales, UNIKIK, G2 éco, inédite, 2015-2016.
13
PINTO ET GRAWITZ, méthode de recherche en sciences sociales, 8e édition Dalloz, paris, 1971, p62.
6

être utilisé comme modèle dans la politique de la réduction du chômage, de la


malnutrition et de la dépendance alimentaire.

8. DELIMITATION DU TRAVAIL
Tout travail qui se veut scientifique doit être examine dans le temps tout comme
dans l’espace, il doit bien cerner le contour du sujet et faciliter la démarche
scientifique pour arriver au résultat escompté.
Du point de vue temporel, nous avons souscrit à la période qui va de 2024 à
2025. Du point de vue spatial, notre étude concerne la ville de Kikwit et le
secteur agricole.

9. CANEVAS DU TRAVAIL
Outre l’introduction générale qui met en relief et la conclusion générale, qui
chapeaute, notre travail comprend trois chapitres :
7

CHAPITRE PREMIER : CADRE THEORIQUE DE RECHERCHE

Ce chapitre consacre au cadre théorique, se propose de définir les concepts clés.


Il s’agit de : création, gestion, entreprise, production, transformation, maïs,
développement socio-économique qui fondent la formulation de notre sujet
d’étude.

SECTION 1 : CREATION ET GESTION


1.1.1. Création
La création peut prendre plusieurs significations selon le contexte :
 Philosophie et théologie : c’est l’acte par lequel une entité suprême (dieu
selon certaines croyance) a fait apparaitre l’univers et tout ce qu’il
contient. Dans la religion, la création est souvent décrite comme un acte
divin14.
 Art et littérature : il s’agit de l’acte de produire quelque chose de
nouveau, comme une œuvre d’art, un livre, une musique, etc. c’est une
expression de la créativité humaine15.
 Sciences et technologies : la création peut se référer à l’innovation et a la
découverte de nouvelles technologies, processus ou solution a des
problèmes16.
 Entrepreneuriat et économie : ici la création peut faire référence à la
fondation de nouvelles entreprises ou élaboration de nouveau produit ou
services.
1.1.2. Gestion
La gestion est un processus visant à atteindre des objectifs organisationnels en
utilisant efficacement et de manière efficiente les ressources disponibles.
Elle implique plusieurs fonctions clés :
 La planification : définir des objectifs et élaborer des stratégies pour les
atteindre.
 L’organisation : structurer les ressources et les activités de la manière à
atteindre les objectifs.
 La direction : motiver et diriger les individus pour qu’ils accomplissent
leurs taches nécessaires.
 Le contrôle : surveiller et évaluer les progrès pour s’assurer que les
objectifs sont atteints et apporter les ajustements nécessaires.
La gestion peut s’appliquer dans divers contextes y compris les entreprises, les
organisations à but non lucratif, les administrations publiques et plus encore.
L’objectif est toujours d’optimiser l’utilisation des ressources humaines,
financier et matérielles pour obtenir les meilleurs résultats possibles.

14
F. Euvé, Théologie de la création et sciences, in l’action créatrice ce qu’en dit la théologie, DDB, Paris, 2012,
p610-632.
15
L. B. Dorleac, l’art de la défaite, 1940-1944.
16
http://www.PUV-edition.fr
8

SECTION 2 : PRODUCTION ET TRANSFORMATION


1.2.1. Production
La production est le processus de création de biens et services. Elle comprend
plusieurs étapes et composants tels que :
 Les ressources : matières premières, capital, travail et technologie
nécessaire pour produire des biens et services.
 Processus de production : les différentes phases par lesquelles les
ressources passent pour devenir des produit finis. Cela peut inclure la
conception, la fabrication, l’assemblage, le conditionnement, etc.
 La gestion de la production : la planification, l’organisation, la direction
et le contrôle des activités de production pour assurer une efficacité
maximale.

Types de production
 Production en série : fabrication de grande quantités d’un produit
standardisé.
 Production à l’unité : production de biens spécifiques en petite quantités
ou à la demande.
 Production en continu : processus ininterrompu où les produits passent
par diverses phases sans interruption.
 Production en flux : une méthode de production alignée qui optimise le
flux de travail et réduit les goulots d’étranglement.

Objectifs de la production
 Efficacité : utilisation optimale des ressources pour minimiser les couts.
 Qualité : produire des biens ou services conforme aux standard de
qualité.
 Flexibilité : capacité à s’adapter aux changements de la demande aux
conditions du marché.
 Innovation : améliorer les processus et les produits par des innovations
technologiques et organisationnelles.

12.2. Transformation
La transformation désigne le processus par lequel une matière première ou un
produit de base est modifié ou amélioré pour obtenir un produit fini ayant une
valeur ajoutée. Cela peut s’appliquer à divers domaines.
Dans l’industrie :
 Transformation des matières premières : par exemple, le blé
transformé en farine ou le bois transformé en meuble.
 Transformation des produits agricoles : comme le maïs transformé en
farine de maïs ou en huile de maïs.
9

 Transformation manufacturière : par exemple, l’acier transformé en


voiture ou en machine.
Dans le secteur énergétique
 Transformation de l’énergie : la conversion de l’énergie solaire en
électricité grâce à des panneaux solaires ou la transformation de l’énergie
éolienne en électricité.
En entrepreneuriat et gestion
 Transformation organisationnelle : changement majeurs dans la
structure, la culture où les processus d’une organisation pour améliorer
son efficacité.
 Transformation numérique : intégration de technologies digitales dans
tous les aspects d’une entreprise pour améliorer les performances et créer
de la valeur.
En biologie
 Transformation biologique : les processus naturels par lesquels les
organismes vivants changent comme la métamorphose d’une chenille en
papillon.
 La transformation est essentielle pour ajouter de la valeur améliorer
l’efficacité et répondre aux besoins divers et évolutifs du marché.

SECTION 3 : LE MAÏS
1.3.1. Origine et distribution du maïs
Le maïs (zea mays) est originaire d’Amérique du sud. Il constituait l’aliment de
base des américains avant la découverte de l’Amérique par Christophe
Colomb17. En Afrique cette culture a été introduite en Egypte vers 1540 par les
turcs et les syriens, et dans la région du golfe de guinée par les portugais vers
155018. L’origine botanique du maïs a été sujette à bien de controverses à cause
de sa grande variabilité. En République Démocratique du Congo la culture du
maïs est rependue particulièrement au Katanga, dans les deux Kasaï, le Kwilu, le
Kongo-centrale et dans le nord de l’Equateur. C’est le seul produit agricole dont
la production a faiblement augmenter depuis les années 90( de 1 à 1,2 million de
tonnes entre 1990 et 2002)19.

1.3.2. Description du maïs


Le maïs est une plante monocotylédone diploïde annuelle appartenant à la
famille des poacées où gaminées. Il existe de nombreuses variétés de maïs
classes en sept types suivant les caractéristiques des grains. Le maïs est une
gaminée annuelle a tige pleine contrairement aux autres gaminées. La tige
unique présente sur gros diamètre plein, lignifiée et formée de plusieurs

17
N. Bassaler, le maïs et ses avenirs, cahier du lips n°13 GERPA, Paris, 2000, 47p.
18
Marchand et al, le maïs et l’amélioration des plantes tropicales, CIRAD, ORSTOM, 1997, p401-427.
19
JP Chausse et al, l’agriculture : pierre angulaire de la RDC, in résilience d’un géant africain : accélérer la
croissance et promouvoir l’emploi en RDC, volume II, Mediaspaul, Kinshasa, 2012, 97p.
10

entrenœuds, d’une vingtaine de centimètre et séparer par autant de nœud. Les


feuilles sont alternes et disposées en deux lignes apposées.
C’est une plante qui présente des inflorescences mâles et femelles séparés sur les
mêmes pieds, bien que le maïs soit auto-fertile, le caractère monoïque des
plantes et sa protandrie assurent une pollinisation croisée par le vent de l’ordre
de 90 à 95%. L’inflorescence mâle est une panicule terminale qui s’étend à
partir des feuilles engainantes à la pointe de la tige. Elle constitue en un certain
nombre de branches disposées en spirale autour de l’axe principale.
L’inflorescence femelle appelée épi, se développe sur une courte branche
latérale qui émerge de l’aisselle d’une des feuilles du milieu de la tige.
Normalement un seul ou deux bourgeons se transforment en épi. L’axe centrale
de l’épi, appelé rachis ou rafle porte des épillets en paire, pourvus chacun d’une
fleur fertile en ranger longitudinales.
Le fruit à un seul grain est appelé caryopse avec une masse de long stigmates
‘échappent au sommet des spathes en une touffe de filament. Ils ont des fermes
multiples (globulaire, ovoïde, prismatique, etc.) et sont de différentes couleurs
(blanc, jaune roux, dore, violet, noir). Ils sont parfois ou rides. Un épi peut
contenir environ 300 à 1000 grains avec un poids moyen de 150g à 330g à
maturité. Chaque grain est composé d’un germer d’un albumen et d’un péricarpe
qui est une enveloppe extérieure dure qui empêche l’entré de champignons et de
bactérie.

1.3.3. Ecologie du maïs


Le maïs est une espèce exigeante en eau. Au moment de la floraison le besoin en
eau est plus important. Les températures doivent être généralement élevées et
régulière avec un optimum autour de 25°C. le maïs se développe bien sur les
sols riches en matière organique et possédant de bonnes propriétés physiques.
Toutefois il préfère les sols assez riches en élément fins, humifère, frais et à
capacité de rétention élevée. Il pousse sur un sol de PH variant de 5,5 à 7.
Cependant, le maïs peut s’accommoder de conditions plus hostiles, comme les
sols sableux ou plus argileux voir calcaire, sous réserve de lui assurer les apport
d’eau et élément nutritifs nécessaires.

1.3.4. Importance socio-économique, nutritionnelles du maïs


 Importance sociales : il est importance de noter qu’une grande partie des
exploitations fait également appel à de la main d’œuvre extérieure non
salariée à travers les « groupes d’entraide » ou « groupe de travail » grâce
à ces groupes, les producteurs mutualisent leurs forces aux moments de
pics de travail comme le labour, le semis ou récolte. Ces groupes qui
peuvent comprendre de 10 à plus de 100 personnes réalisent les activités
agricoles en commun sur des parcelles de chaque membre. A chaque
intervention, l’exploitation bénéficiaire du travail de groupe a la charge de
repas de travailleurs mais ceux-ci ne reçoivent pas d’autres rémunération.
11

L’avantage de ces groupes de travail relève principalement de la


motivation sociale et de l’émulation qu’ils permettent et qui accroissent la
productivité du travail sur chaque parcelle. Comparativement à d’autres
cultures comme le manioc, l’igname, la culture manuelle du maïs est
moins intensive en travail tant que le sarclage reste limite (pluviométrie,
inferieur a 1400mm/an ou accès au désherbage chimique) et elle est donc
considéré comme relativement « facile ».

 Importance économiques : le maïs comme les autres céréales sont


cultives et commercialises la nutrition des Hommes et des animaux. Dans
l’alimentation, le maïs est consommé sous formes extrêmement variés
sous les tropiques : en épis cueillis grillé avant maturation, en soupe ou en
galette à base de la farine plus au moins fine après fermentation des grains
sous formes de la bière du maïs. Il est commercialisé pour l’alimentation
animale (volailles, porcs, bovins, etc.) le maïs sert aussi de matière
première dans les industries agroalimentaire, textile pharmaceutique, etc.

 Importance nutritionnelle : le grain de maïs est essentiellement destiné à


l’alimentation humaine et animale et comme matière première pour de
nombreuses applications industrielles. La composition chimique du maïs
peut varier en fonction de la variété du sol et des conditions climatiques,
ce qui influence les caractéristiques nutritionnelles de maïs. Sur le plan
nutritionnel, il a une teneur en protéines assez faible et une médiocre
valeur biologique de ces protéines. Il en résulte que la qualité
nutritionnelle du grain de maïs est relativement plus faible que celle de
l’avoine (13%) et du blé (12%). Toutefois, la création des accessions de
maïs hybride a permis d’avoir des accessions a teneur en protéines élevé.

Tableau n°1 : diffèrent composant chimiques


Composant chimique Péricarpe (%) Albumen (%) Germe (%)
Protéines 3,7 8,0 18,4
Extrait à l’éther 1,0 0,8 33,2
Fibre brute 86,7 2,7 8,8
Cendre 0,8 0,3 10,8
Amidon 7,3 87,6 8,3
Sucre 0,34 0,62 10,8

SECTION 4 : L’ENTREPRISE
1.4.1. Définition
Il n’existe pas de définition universelle du terme « entreprise » elle dépend de
l’approche que l’on choisit20. Il existe trois types d’approches :

20
A. Nkwakata, cours d’organisation des entreprises, inédit, Kikwit, UCGB, 2024.
12

L’approche économique, l’entreprise est une unité de production des biens et


services destinés aux marches de biens de consommation (grand public) et aux
marche de biens de productions (les autres entreprises).
L’approche sociologique, l’entreprise est composée de 3 acteurs principaux :
Les apporteurs des capitaux ; les dirigeants et les salaries. Ces trois acteurs ont
des objectifs et des stratégies individuelles différentes.
En effet, en ce qui concerne les apporteurs des capitaux, leur logique est
purement financière. En ce qui concerne les dirigeants, leur logique est la
maximisation des performances de l’entreprise, évaluer par la rentabilité
économique des capitaux. En ce qui concerne les salaries, leur logique est
l’épanouissement et la sécurité de l’emploi.
L’approche systémique, l’entreprise en tant que système est ouverte sur son
environnement externe, sources des menaces à appréhender mais aussi
d’opportunités à saisir.

1.4.2. Objet d’une entreprise


Est celui qu’a toute entreprise de la production et de la commercialisation afin
d’atteindre le but lucratif ou profit souhaite. C’est pourquoi nous avons :
 L’entreprise de production ;
 L’entreprise commerciale.
Toute entreprise digne ou soucieuse de ses responsabilités se voit assigner un
triple rôle ci-dessous :
 Rôle technique ;
 Rôle économique ;
 Rôle social.
Sur le plan technique l’entreprise doit produire dans les meilleurs conditions les
articles de qualités, sur le plan économique l’entreprise doit rendre à sa clientèle
un service très souple, rapide et sécurisé, et sur le plan social la motivation tant
matérielle que financière doit être le cheval de bataille.
1.4.3. Finalité d’une entreprise
A partir du niveau de ses fonctions nous pouvons observer les finalités suivantes
de l’entreprise :
 Créer les richesses (satisfaire les besoins des hommes dans l’entreprise et
son environnement) ;
 Octroyer ou payer les salarier en fonction des qualifications ou
compétences et de la production du travail ;
 Générer du progrès pour la croissance des quantités et surtout de la qualité
du travail.
13

1.4.4. Classification
Donner une définition précise et unanime ou complète de l’entreprise apparait
selon Fernand BORNE, cite par Mukendi Muntu 21une chose difficile. Etant
donné la définition cherche devrais réunir toutes les caractéristiques et trait
commun a toutes les entreprises et cette recherche s’avère vite délicate à cause
de multiples aspect de l’entreprise.
Nous pouvons néanmoins les classer selon les critères ci-après :
Selon l’objet de l’activité des entreprises
Elle est très diversifiée de par la nature de chaque entreprise et en fonction de
secteurs et domaine où opèrent les entreprises. Nous distinguons :
 Les entreprises agricoles ;
 Les entreprises industrielles ;
 Les entreprises commerciales ;
 Les entreprises de services (banque, assurance, transport etc.)
Selon les objectifs poursuivis
Ils peuvent être différents par exemple :
 Les entreprises privées, soucieuse surtout de réaliser un bénéfice ;
 Les entreprises publiques ou la recherche du profit n’est pas systématique
ou ce qui importe surtout c’est la gestion d’un service public dans un but
d’intérêt général.
Selon les formes juridiques : l’entreprise se présente sous divers formes une
banque, un magasin, une ferme, une usine… elles sont prises par les entreprises
(elles-mêmes très variées) :
 Les entreprises sociétaires entre autres : les sociétés des personnes, les
sociétés en nom collectif, les sociétés à responsabilités limitée.
 Les sociétés de capitaux : les en commandite par action, les entreprises
coopératives, les entreprises nationalisées, les entreprises d’économie
mixte.
Selon les dimensions :
 Les petites entreprises :( petit artisan où commerçant). L’entrepreneur tout
en dirigeant son affaire, prend une part active à l’exécution du travail :
c’est le cas de l’artisan du petit commerçant.
 Les moyennes entreprises :(±50 personnes) l’entrepreneur n’exécute pas
lui-même le travail, il en contrôle l’exécution.
 Les grandes entreprises : (±100 personnes) ou les directions commerciales
et financière, l’entreprise l’entrepreneur (personnes physique ou conseil
d’administration) se préservent la haute direction et les décisions
importantes.

21
P.E. MUKENDI MUNTU, cours d’organisation des entreprise, UNIC, Kinshasa, 2010
14

Tableau n°2 : principaux types de forme juridiques

caractéristique Entreprise Société de Société à Société de


individuelle personnes responsabilité capitaux
limitée
Apporteurs Entreprise Associes Associes Actionnaire
individuelle
Elément mise - Personnalités Personnalités et Capitaux
en commun et compétences compétence des
des associes associes
Responsabilit Illimité sur les Illimité et Illimite aux Illimite aux
é a l’égard de bien personnel solidaire pour apports apports
dette chaque
associes
Nom de titres Aucun Part sociale Part sociale Action
possédés par
les apporteurs
Direction Entrepreneur Gérant(s) Gérant(s) Conseil
individuel d’administration
Source : Modèle standard du droit commercial
En d’autres termes les entreprises peuvent être classes selon plusieurs critères
entre autres :
Par le secteur d’activité :
 Les entreprises du secteur primaire (pèche, élevage et agriculture)
 Les entreprises du secteur secondaire (usine et industrie de
transformation)
 Les entreprises du secteur tertiaire(commercialisation)

SECTION 5 : DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE


Le développement socio-économique est un processus qui vise à améliorer les
conditions de vie des individus au sein d’une société, en prenant en compte à la
fois les aspects sociaux et économiques. Il s’agit de créer un environnement où
chacun peut accéder aux ressources essentielles, telles que l’éducation, la sante,
l’emploi, et ainsi attendre un niveau de bien être satisfaisant.

1.5.1. Composantes du développement socioéconomique


 Croissance économique : augmentation de la production de biens et
services dans une économie, souvent mesure par le produit intérieur brut
(PIB).
 Amélioration des conditions de vie : accès a des logements décents, à
l’eau potable, a l’électricité, a des infrastructures de transport, etc.
 Education : accès a une éducation de qualité pour tous les niveaux, du
primaire à l’enseignement supérieur.
15

 Sante : accès a des services de santé de qualité, y compris la prévention et


le traitement des maladies.
 Emploi : création d’emplois décents et bien rémunères pour la population
active.
 Egalite et inclusion sociale : réduction des inégalités entre les différentes
couches de la société, y compris entre les sexes, les groupes ethniques et
les régions géographiques.
 Protection de l’environnement : pratiques durables qui préservent les
ressources naturelles et réduisent les impacts négatifs sur
l’environnement.

1.5.2. Objectifs
Le développement socioéconomique vise à :
 Réduire la pauvreté : assurer que les besoins de base de tous les citoyens
soient satisfaits.
 Améliorer la qualité de vie : augmenter le bien être général de la
population.
 Promouvoir l’équité : garantir que les bénéfices du développement soient
partagés de manière juste.
 Assurer la durabilité : développer de manière à ne pas compromettre les
ressources pour les générations futures.

1.5.3. Indicateurs de développement socioéconomique


 Indice de développement humain(IDH) : combinaison de l’Esperance de
vie, de l’éducation et du revenu par habitant.
 Taux de pauvreté : pourcentage de la population vivant en dessous du
seuil de pauvreté.
 Taux d’alphabétisation : pourcentage de la population qui sait lire et
écrire.
 Esperance de vie : durée moyenne de vie d’une personne dans une société.
Le développement socioéconomique est un concept multidimensionnel qui
englobe non seulement la croissance économique mais aussi l’amélioration des
conditions sociales et environnementales. Il s’agit d’un processus continu et
inclusif qui cherche à créer des opportunités et améliorer le bien-être de tous les
membres de la société.

Vous aimerez peut-être aussi