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Cours Barrages Terminologies

Un barrage est une structure construite pour bloquer un cours d'eau et créer une retenue d'eau, avec divers types selon les matériaux utilisés, tels que les barrages en terre et en béton. Les barrages en terre peuvent être homogènes, à noyau ou à masque amont, tandis que les barrages en béton incluent les barrages-poids, à contreforts et à voûtes. La construction de ces barrages nécessite une planification minutieuse et une exécution rigoureuse pour garantir leur sécurité et leur efficacité.

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Cours Barrages Terminologies

Un barrage est une structure construite pour bloquer un cours d'eau et créer une retenue d'eau, avec divers types selon les matériaux utilisés, tels que les barrages en terre et en béton. Les barrages en terre peuvent être homogènes, à noyau ou à masque amont, tandis que les barrages en béton incluent les barrages-poids, à contreforts et à voûtes. La construction de ces barrages nécessite une planification minutieuse et une exécution rigoureuse pour garantir leur sécurité et leur efficacité.

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BARRAGES

DEFINITION
Un barrage est un mur érigé au travers d'un cours d'eau et destiné à bloquer dans
une cuvette toute ou partie des eaux de ruissellement du bassin versant pour
constituer une retenue d'eau temporaire ou pérenne à usage multiple ou spécifique.
Suivant l'importance et la fréquence des surplus d'eau (phénomène de crues), on
associe au barrage un ou plusieurs dispositifs d'évacuation appelés évacuateurs de
crues.

Figure1 : Définition d’un barrage

TYPES DE BARRAGES
Suivant le matériau mis en œuvre pour construire le barrage on distingue :
 les barrages en terre ;
 les barrages en enrochements ;
 les barrages en béton (barrage -poids, barrage à contreforts, barrage - voûte) ;

BARRAGES EN TERRE
Les barrages en terre peuvent être constitués par des matériaux très diverses, à la
Différence des barrages en béton ou même en enrochements dont les matériaux
constitutifs restent contenus dans des fourchettes beaucoup plus étroites.
Le terme « terre » couvre donc toute une gamme de matériaux allant de l’argile pure
très fine à des éléments très grossiers. Dans certains cas même, on utilise des
roches altérées facilement compactables, tels que des latérites, des schistes et grès
tendres etc.
Les volumes à mettre en œuvre pour la construction d’un barrage en terre sont en
général importants : 5 à 15 fois plus que pour un barrage en béton du type poids
susceptible d’être réalisé sur le même site.
Pour des petits ouvrages, il est fréquent d’avoir à compacter de 20 000 à 100 000 m3
en terre. Les grands barrages nécessitent des millions et même des dizaines de
millions de m3. Le transport et la mise en œuvre des matériaux sont donc des
éléments essentiels du prix de revient. Le transport sur de longues distances devient
très vite onéreux. Sauf pour des matériaux particuliers, comme la terre destinée à la
construction du noyau ou des enrochements de qualité, des distances de 2 000 à
3 000 m doivent être considérées comme le maximum envisageable.
De fait il est rare, sauf pour les petits ouvrages, de disposer sur la place des
matériaux permettant de bâtir une digue homogène. Le massif sera donc souvent
constitué de plusieurs zones formées de terres de caractéristiques différentes.

Différents types de barrages en terre


Mis à part les organes annexes destinés à contrôler l’infiltration de l’eau dans le
massif lui même et dans sa fondation, il existe trois schémas principaux de structure
de barrage en terre :
 le barrage homogène,
 le barrage à noyau,
 le barrage à masque amont.

Barrage homogène
Lorsque l’on dispose sur place et en quantité suffisante de matériaux terreux
permettant d’obtenir après compactage des conditions d’étanchéité et de stabilité
satisfaisante, le type de barrage le plus facile à réaliser est le barrage homogène.
Le barrage en terre homogène est constitué d’un massif en terre compactée
imperméable, muni d’un dispositif de drains dans sa partie aval et d’une protection
mécanique contre l’effet du batillage dans sa partie amont. Les détails de conception
de ces divers organes sont développés plus loin.

Figure 2 : Barrage homogène

Barrage à noyau
Souvent l’hétérogénéité des matériaux disponibles sur place ou leurs caractéristiques
géotechniques ne permettent pas d’envisager une digue homogène étanche. Dans
ce cas, une solution couramment adoptée consiste à concevoir un massif en
plusieurs zones, dont chacune est constituée d’un matériau différent, suivant le rôle
que doit jouer chaque zone.
La fonction d’étanchéité est assurée par un noyau étanche réalisé en matériau
argileux qui pourra être placé en amont du barrage ou au centre de celui-ci.
Figure3 : Barrage à zones et à noyau amont

Le noyau étanche est maintenu par une ou plusieurs zones constituées de matériaux
plus grossiers et relativement perméables, qui assureront la stabilité mécanique de
l’ouvrage.
Lorsqu’il y a discontinuité importante dans la granularité des matériaux des
différentes zones en contact, il y a lieu d’interposer une couche filtrante de transition
entre zones (figure 4).

Figure4 : Barrage à noyau central

Le noyau interne a le gros avantage d’être peu sensible aux agressions extérieures.
C’est, en outre, une solution rustique, à longue durée de vie, en général relativement
peu coûteuse. Il présente l’inconvénient d’être difficilement réparable en cas de fuite.
L’étanchéité du barrage doit être éventuellement prolongée dans ses fondations soit
par ancrage du noyau, soit en réalisant au-dessous du noyau une coupure étanche
telle que paroi moulée, rideau d’injection, etc.

Barrage à masque amont


La réalisation d’un noyau étanche peut présenter des difficultés telles que manque
de matériau convenable, difficulté de mise en œuvre etc, on devra comparer alors
cette technique à celle d’une digue homogène à masque amont étanche.
Le masque amont est une paroi étanche plaquée sur le talus amont du barrage. Il
existe de nombreuses natures de masque étanche telles que béton de ciment ou
bitumineux, chapes préfabriquées, membranes souples etc.
Le masque amont repose en général sur une couche d’éléments fins drainants et
peut nécessiter, suivant sa nature, une couche de protection (figure 5).

Figure5 : Barrage à masque amont

Le masque amont présente l’avantage de pouvoir être exécuté après l’édification du


remblai et de pouvoir être réparé aisément. Il est par contre plus exposé aux
agressions extérieures (mécaniques, thermiques, etc.) et il est par conséquent plus
fragile que le noyau interne.
Comme dans le cas du barrage à noyau, le masque amont doit être prolongé s’il y a
lieu, par une coupure étanche dans les fondations du barrage.

Réalisation des barrages en terre

Généralités
La bonne connaissance du site d'un barrage et la conception judicieuse d'un ouvrage
bien adapté à son site ne suffisent pas à garantir la qualité et la sécurité de l'ouvrage.
Le soin apporté à l'exécution du barrage et les moyens qui y sont consacrés ont
également une importance capitale pour la réussite de l'opération. Il est donc
nécessaire de s'assurer que le chantier est confié à un exécutant compétent et
expérimenté et que celui-ci dispose effectivement de tous les moyens nécessaires
pour réaliser l'ouvrage dans de bonnes conditions.
D'une façon générale, de même qu'il appartient à l'entrepreneur de prévoir et
d'organiser son chantier pour que soient respectées les dispositions prévues au
marché d'exécution du projet, de même il devra mettre en œuvre sous sa
responsabilité tous les moyens de surveillance nécessaires pour s'assurer de façon
permanente de la qualité des travaux exécutés et notamment de la bonne exécution
du compactage.
Néanmoins le maître d'œuvre doit s'assurer que l'entreprise dispose effectivement
des moyens requis pour effectuer les travaux conformément au projet et dans les
délais impartis.
Il importe à cet effet que l'entreprise indique dans son offre les moyens en personnel
et en matériel qu'elle se propose d'affecter au chantier et le programme des travaux.
Il est vivement conseillé de rendre contractuels ces éléments à la signature du
marché, après les avoir ajustés éventuellement après la consultation. Il est donné ci
après des éléments destinés à faciliter la mise au point des documents
correspondants.

Succession des opérations de chantier


L'enchaînement chronologique des différentes phases du chantier comprend les
opérations suivantes:

a) Travaux préparatoires
 Installation du chantier, implantation du barrage et mise en place éventuelle
des déviations de circulation, reconnaissance complémentaire des
ballastières,
 Construction de la dérivation provisoire du cours d'eau, et dérivation de celui-
ci,
 Décapage des fondations et creusement éventuel de la clé d'ancrage du
barrage, préparation des zones d'emprunt,
 Déboisement et défrichement de la cuvette, démolition éventuelle
d'infrastructure noyée.

Exécution de l'ouvrage
 Remblaiement de la clé d'ouvrage et des fondations jusqu’au terrain naturel,
 Mise en place de la conduite de prise et de vidange, lorsqu'elle est sous le
barrage,
 Approvisionnement des matériaux filtrants,
 Mise en place du système de drainage horizontal,
 Exécution du remblai et exécution simultanée du dispositif de filtre vertical,
 Génie civil des ouvrages de prise et de restitution,
 Génie civil de l'évacuateur de crue,
 Mise en place de revêtements de talus,
 Mise en place des équipements hydrauliques, travaux de finition, fermeture
des zones d'emprunt, revêtement de crête et de route d'accès, équipements
divers et aménagements des abords.

BARRAGES EN BETON

Différents types de barrages en béton


Parmi les barrages en béton on peut distinguer trois types selon leur forme et leur
comportement mécanique :
 barrages-poids : massifs, ces barrages de section transversale triangulaire,
résistent à la poussée de l'eau par leur poids. A ce type on peut rattacher les
barrages-poids précontraints, les barrages-poids évidés dans lesquels
certains évidements ont été ménagés, et enfin les barrages mobiles et
certains seuils en rivières.
 barrages à contreforts : de formes très variées, ils ont en commun de
résister pour l'ensemble par leur poids et par leur forme. Constitués d'un voile
à l'amont qui reporte la poussée de l'eau sur des contreforts, ils utilisent moins
de béton que les barrages-poids.
 barrages-voûtes : ils résistent grâce à leur forme à la poussée de l'eau qu'ils
reportent sur les terrains d'appui en rive et en thalweg. Constitués d'une voûte,
parfois très mince, à simple ou à double courbure, les barrages-voûtes
transmettent au rocher d'appui des efforts nettement plus élevés que les
autres types de barrage.

Barrages-poids
Les concepteurs de barrage font appel aux barrages-poids lorsqu'ils doivent obstruer
une large vallée ou de petites plaines. De par sa simplicité de construction, son coût
de maintien faible et la sécurité qu'il offre, le barrage poids est le type de barrage le
plus utilisé au monde. Ce barrage peut être construit partout, il suffit que la fondation
rocheuse sur laquelle il sera posé soit suffisamment solide pour résister à son poids
dépassant souvent plusieurs dizaines de millions de tonnes.
En effet, des fondations de résistances insuffisantes peuvent engendrer un
glissement ou même un renversement de l'ouvrage.

Figure 6 : Barrage-poids

Ces barrages ont la forme d'un triangle rectangle, avec un socle massif, deux pentes
et un sommet. Ils possèdent une face intérieure verticale recouverte d'argile ou de
goudron pour assurer une étanchéité maximum ainsi qu'une face semi-verticale qui
assure la stabilité de l'édifice.
Le modèle de construction le plus répandu est la levée de terre bien que de plus en
plus, les barrages modernes soient construits en béton pour leur coût moins
important et une meilleure résistance au temps.
Les barrages-poids sont constitués d'un noyau résistant aux infiltrations, fait d'argile
ou de sable très fin, qui s'enfonce dans le sol et forme une barrière d'étanchéité qui
se loge dans une tranchée creusée dans le socle rocheux du fond de la vallée.
Sous cette tranchée se trouve un rideau d'imperméabilisation, qui descend parfois
jusqu'à plusieurs dizaines de mètres sous les fondations du barrage.
La sécurité des barrages poids dépend entièrement de ce rideau dont le rôle est de
réduire les infiltrations dans les fondations et sous le barrage. Comme tous les
barrages-poids souffrent de fuites plus ou moins importantes, ils sont pourvus d'un
système de drainage interne pour épuiser l'eau qui s'infiltre dans les parements
comme au cœur du barrage.
Barrages à contreforts
Dans de larges vallées où le barrage-poids massif en béton serait coûteux et où le
barrage-voûte n'est pas mécaniquement possible, il faut envisager le barrage à
contreforts.
Les barrages à contreforts sont des barrages en béton constitués :
 des murs, généralement de forme triangulaire, construits dans la vallée
parallèlement à l’axe de la rivière. Ces murs sont les contreforts.
 des bouchures entre les contreforts pour maintenir l’eau de la retenue. Ces
bouchures s’appuient sur les contreforts auxquelles elles transmettent la
poussée de l’eau.
Les bouchures sont très souvent inclinées vers l’aval pour que la poussée de
l’eau soit orientée vers le bas de façon à améliorer la stabilité des contreforts.
Dans le sens transversal, notamment vis-à-vis des effets sismiques de rive à
rive, les contreforts peuvent être munis de butons.
Les bouchures elles-mêmes peuvent être de plusieurs types :
 un épaississement amont du contrefort. Une étanchéité doit donc être prévue
entre chaque demi-bouchure.
 une dalle plate en béton armé.
 une voûte de faible dimension. Les voûtes sont en béton armé et de très faible
épaisseur comme les autres barrages, le barrage à contreforts doit assurer
deux fonctions : être étanche et être stable sous la poussée de l'eau qu'il
retient. Ces deux fonctions vont être séparées : le voile à l'amont assure
l'étanchéité et les contreforts la stabilité. Toutefois le voile par un fruit notable
allant parfois jusqu'à 1/1 va introduire une composante verticale, dirigée vers
le bas, de la poussée de l'eau.
Le voile à l'amont peut être de conception variable :
 Solidaire des contreforts avec parement amont plan. Les diverses sections de
voile sont liées aux contreforts et fonctionnent en console courte.
 Constitué d'une dalle posée aux extrémités sur les têtes de contreforts. Le
voile travaille en flexion comme une poutre posée sur 2 appuis simples aux
extrémités.
 Solidaire des contreforts avec parement amont cylindrique. Cette disposition
massive facilite la transmission de la poussée au contrefort.
 Constitué d'une voûte de faible portée et donc de faible épaisseur s'appuyant
sur les contreforts.
Figure 7 : Différents types de barrages à contreforts

Sa forme permet une réduction du volume de béton par rapport au barrage-poids, ce


qui compense les sujétions apportées par des coffrages de surfaces souvent plus
importantes et toujours plus compliquées. Ces barrages offrent un avantage
considérable pour la quantité de béton nécessaire : il faut 4 à 5 fois moins de béton
pour un barrage à contreforts par rapport à un barrage-poids de même hauteur.
Inversement, il s’agit de structures complexes, plus sensibles aux effets thermiques
et aux séismes et qui nécessitent une attention particulière pour le contact avec le
rocher de fondation.
Une variante majeure de ce dernier type forme les barrages à voûtes multiples : une
vallée trop large pour être barrée par une seule voûte est découpée par plusieurs
contreforts et la bouchure est constituée par une voûte plus importante.

Barrages-voûtes

Fonctionnement
Comme son nom l’indique, un barrage-voûte résiste à la pression de l’eau par l’effet
voûte, c'est-à-dire en s’arc-boutant sur les flancs de la vallée. Son mode de
résistance est donc très différent de celui d’un barrage-poids et met en jeu, non plus
l’équilibre statique de tranches verticales parallèles, mais l’équilibre élastique de
l’ensemble de l’ouvrage. Par contre, il sollicite fortement ses appuis et exige donc un
rocher de bonne qualité pour rester dans le domaine élastique. Ce type de barrage
est particulièrement adapté aux vallées étroites et profondes et de forme assez
régulière. Ils sont notamment utilisés lorsque la largeur de la gorge ne dépasse pas 5
à 6 fois la hauteur du barrage projeté. Pour des largeurs plus importantes des
dispositions constructives particulières doivent être adoptées.
Figure 8 : Barrage-voûte

C’est le type de barrage le plus achevé en ce sens que c’est celui qui utilise le mieux
les matériaux employés. Ses progrès sont allés de pair avec l’amélioration de la
qualité des ciments et la maîtrise de la fabrication et de la mise en place des bétons.

OUVRAGES ANNEXES
Les ouvrages annexes sont des dispositifs installés pour remplir des fonctions
spécifiques en rapport soit avec l'utilisation de l'eau stockée, soit avec la sécurité du
barrage. Dans le cadre du présent cours on considérera les ouvrages de prise d'eau,
les ouvrages de vidange et les ouvrages évacuateurs de crues comme ouvrages
annexes.

Evacuateur de crue
L'évacuateur : il est rare que le volume de la cuvette puisse contenir toutes les eaux
de ruissellement d'une saison pluvieuse ; lorsqu'elle est pleine il faut que les eaux
puissent s'évacuer sans submerger les digues.
On place en général à cet effet un mur en béton dont la crête se trouve à une cote
inférieure à celle du barrage ; c'est lui qui fixe la cote maximum de la réserve. Il est
situé en général au centre du barrage, à l'emplacement de l'ancien lit des eaux de
ruissellement (déversoir central). On le place parfois au prolongement de l'axe du
barrage sur les rives (déversoir latéral).
Cet ouvrage constitue souvent la partie la plus délicate et la plus onéreuse du
barrage.
L'évacuateur de crue se compose d'une partie déversante (admission) et d'une partie
"dispositif de restitution".
Figure 9 : Evacuateur de crue

Ouvrage de prise d'eau


Ils sont constitués soit par des siphons, soit par des pertuis de fond avec dispositifs
de mise en service (tour d'admission, conduite, vannes, bassin de tranquillisation,
passerelle de service...).

Ouvrages de vidange
Ce sont des dispositifs de fond destinés à vidanger totalement ou partiellement la
retenue en cas de menace de destruction ou de comportement préjudiciable du
barrage ou d'un de ces organes essentiels.

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