Corrigé des séries entières en mathématiques
Corrigé des séries entières en mathématiques
Rayon de convergence
(1+i)n z 3n
1. Posons un = n.2n . Alors
√
un+1 n|1 + i||z|3 2|z|3 |z|3
= → = √ .
un 2(n + 1) 2 2
√
Ainsi, si |z|3 < 2, la série de terme général |u √n | est convergente d’après le critère de
divergente si |z|3 > 2. On en déduit que le rayon de conver-
d’Alembert, alors qu’elle est √
gence de la série entière est 6 2.
2. On remarque que
(n − 2)|z|n ≤ |2 + ni||z n | ≤ (2 + n)|z|n .
Ainsi, la série converge pour |z| > 1 et diverge pour |z| < 1. Son rayon de convergence est
donc 1.
(−1) n
3. Notant un = 1×3×···×(2n−1) z n , on applique la règle de d’Alembert pour étudier la convergence
absolue de cette série. On a :
un+1 |z|
= → 0.
un 2n + 1
La série entière est donc convergente pour toute valeur de z. Son rayon de convergence
est donc +∞.
√
4. On applique à nouveau la règle de d’Alembert à un = a n |z|n . On obtient
un+1 √ √
= |z|a n+1− n .
un
Or,
√ √ √ √
1 1
n+1− n= n (1 + 1/n)1/2 − 1) = n 1+ −1+o → 0.
2n n
Ainsi, on obtient que
un+1
→ |z|a0 = |z|.
un
On en déduit que la série des modules converge absolument pour |z| < 1 et diverge pour
|z| > 1. Le rayon de convergence de la série entière est donc 1.
5. Pour |z| < 1, on remarque que |z|n! ≤ |z|n et donc la série est convergente. Pour |z| ≥ 1, le
terme général de la série ne tend pas vers 0 et la série est donc grossièrement divergente.
On en déduit que le rayon de convergence de la série entière est 1.
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Séries entières : corrigé
La série est donc convergente pour |z| < 1 et divergente pour |z| > 1. Son rayon de
convergence vaut 1.
Exercice 3 - Rayon de convergence - L2/Math Spé - ?
exactement égal à 1.
5. Il suffit de remarquer que 1 ≤ an ≤ n, ce qui entraine
|z|n ≤ |an z n | ≤ n|z|n .
Ainsi, pour |z| < 1, la série n an z n converge, et pour |z| > 1, elle diverge. Son rayon de
P
1. Posons un = n+2 n
n+1 . Puisque un → 1, la suite |un z | est bornée si |z| < 1 et tend vers +∞
si |z| > 1. On en déduit que le rayon de convergence de la série étudiée est égal à 1. Pour
sommer la série entière, if suffit d’écrire
n+2 1
=1+
n+1 n+1
ce qui donne
X n+2 X X 1
xn = xn + xn
n≥0
n + 1 n≥0 n≥0
n + 1
1 1 X xn+1
= +
1 − x x n≥0 n + 1
1 ln(1 − x)
= − .
1−x x
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Séries entières : corrigé
n3
2. Posons un = n! . On a
un+1 1 (n + 1)3
= × → 0.
un n+1 n3
Par le critère de d’Alembert, le rayon de convergence de la série étudiée est égal à +∞.
Pour la sommer, on va exprimer n3 en fonction de n(n − 1)(n − 2), n(n − 1) et n pour se
ramener à des séries dérivées. On a en effet :
De même, on a
X n(n − 1) X n
x3n = x2 exp(x) et x3n = x exp(x).
n≥0
n! n≥0
n!
On conclut que
X n3
xn = (x3 + 3x2 + x) exp(x).
n≥0
n!
|an rn | ≤ M.
vaut +∞.
Exercice 6 - Puissance - L2/Math Spé - ?
Il suffit de remarquer que la suite (aαn rn ) est bornée si et seulement la suite (an rn/α ) (obtenue
en prenant la puissance 1/α de la première) est bornée.. Ainsi, si r < ρα , alors r1/α < ρ et donc
les suites (an rn/α ) et (aαn rn ) sont bornées. De même, si r > ρα , de sorte que r1/α > ρ, alors les
suite (an rn/alpha ) et (aαn rn ) ne sont pas bornées. Ceci prouve que le rayon de convergence de la
série n aαn xn est égal à ρα .
P
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Séries entières : corrigé
√ √
1. Notons R1 le rayon de convergence de n an e n z n . Puisque |an |e n ≥ |an |, on a R1 ≤ R.
P
Soit maintenant r > 0 tel que (an rn ) soit bornée. Alors, pour tout ρ ∈ [0, r[, on a
√ √ n √
n n nρ
an e ρ = an r n e = an rn en ln(ρ/r)+ n
rn
√ √
et comme en ln(ρ/r)+ n tend vers 0 lorsque n tend vers +∞, la suite (an e n ρn ) est bornée.
On en déduit que R ≤ R1 et donc finalement que R = R1 .
2. Il est clair que (an r2n ) est bornée si et seulement si (an (r2 )n ) est bornée (c’est la même
de deux façons différentes). Le rayon de convergence de n an z 2n est donc
P
suite écrire
√
égal à R.
3. Supposons d’abord R > 0 et R < +∞. On va alors prouver que le rayon de convergence
2
de n an z n est égal à 1. En effet, soit r tel que (an rn ) est bornée. Alors, pour tout ρ < 1,
P
2 n2 n2
on a an ρn = an rn × ρrn et cette quantité est bornée car ρrn tend vers 0 (on a choisi
2
ρ < 1). Ainsi, le rayon de convergence de n an z n est supérieur ou égal à 1. De façon
P
similaire, on prouve que, si r est tel que an rn n’est pas bornée, alors pour tout ρ > 1, on
2 2
a an ρn qui n’est pas borné. Ainsi, le rayon de convergence de n an z n est égal à 1.
P
2
Lorsque R = +∞, alors le rayon de convergence de n an z n sera élément de [1, +∞],
P
deux séries ont pour rayon de convergence respectif ρ et 1. On en déduit que le rayon de
convergence R de la série n Sn z n vérifie R ≥ inf(1, ρ).
P
Propriété de la somme
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Séries entières : corrigé
f (n) (0)
1. Il suffit de remarquer que an = n! . Donc si f ≡ 0, f n (0) = 0 et an = 0 également.
2. On raisonne par contraposée et on suppose f 6= 0 et g 6= 0. Soit ap le premier coefficient
non-nul de n an z n et bq le premier coefficient non-nul de n bn z n . Alors f g est aussi
P P
somme d’une série entière n cn z n dans D(0, R), où cn est donné par
P
n
X
cn = ak bn−k .
k=0
|an | ≤ (l + 1)|bn |.
et donc, si la suite (|bn |rn ) est bornée, la suite (|an |rn ) l’est aussi. On conclut en utilisant
la définition du rayon de convergence. Le rayon de convergence de n an xn étant en effet
P
donné par
R = sup{r ≥ 0; (|an |rn ) est bornée }.
g(x) ≥ M.
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Séries entières : corrigé
D’autre part, puisque P est un polynôme, donc est continu en 1, et que g(x) → +∞ quand
x → 1, on sait que
P (x)
→ 0 quand x → 1.
g(x)
On en déduit l’existence de δ > 0 tel que, pour tout x ∈]1 − δ, 1[, on a
P (x)
−ε ≤ ≤ +ε.
g(x)
Finalement, sommant toutes ces inégalités, on trouve que, pour tout x ∈]1 − δ, 1[, on a
f (x)
l − 2ε ≤ ≤ l + 2ε.
g(x)
1. Puisque la suite (an ) est convergente, elle est bornée, disons par M > 0. Mais, par appli-
cation du critère de d’Alembert, la série n M xn /n! est convergente pour tout réel x. Le
P
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Séries entières : corrigé
On écrit ensuite
−1
+∞
X (an − l) n NX (an − l) n +∞
X (an − l)
x = x + xn := f1 (x) + f2 (x).
n=0
n! n=0
n! N
n!
Puisque f1 est un polynôme, on a limx→+∞ e−x f1 (x) = 0. Il existe donc x0 ∈ R tel que,
pour x ≥ x0 ,
e−x |f1 (x)| ≤ ε.
De plus, on a, pour x ≥ 0 :
+∞
|an − l| n
e−x |f2 (x)| ≤
X
x
N
n!
+∞
X ε n
≤ x
N
n!
+∞
X ε n
≤ x
0
n!
≤ εe−x ex = ε.
R +∞ 1−e−t4
Ainsi, f admet une limite en +∞ égale à 0 dt.
t2
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Séries entières : corrigé
1. Puisque r < R, il résulte du lemme d’Abel que la série n |an |rn est convergente. Puisque
P
|an rn ei(n−k)θ | = |an |rn pour tout θ ∈ [0, 2π], on en déduit la convergence normale de la
série demandée sur [0, 2π].
2. On a
f (reiθ )e−ikθ =
X
an rn ei(n−k)θ .
n
Puisque la série converge normalement, donc uniformément sur [0, 2π], on peut inverser
l’intégration et la sommation et on trouve
Z 2π Z 2π
−ikθ
X
iθ n
f (re )e dθ = an r ei(n−k)θ dθ.
0 n 0
3. Pour k ≥ 1, on a Z 2π
1
ak = f (reiθ )e−ikθ dθ.
2πrk 0
Soit M > 0 tel que |f (z)| ≤ M pour tout z ∈ C. Alors on a
Z 2π
1 M
|ak | ≤ M dθ = .
2πrk 0 rk
Faisant tendre r vers +∞, on trouve ak = 0 pour k ≥ 1, ce qui entraîne que f est
constante.
f (z) = (z − z0 )n g(z),
où g est une fonction continue vérifiant g(z0 ) = an 6= 0. Par continuité, g, donc f , ne s’annule
pas dans un voisinage de z0 , sauf en z0 .
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Séries entières : corrigé
1. Il suffit de remplacer t par 2x2 dans le développement en série entière de ln(1 + t). On a
donc
+∞
X (−1)n+1 2n x2n
2
ln(1 + 2x ) = .
n=1
n
La série converge si |2x2 | < 1. Son rayon de convergence est donc √1 .
2
2. Il suffit de factoriser par a au dénominateur et d’utiliser le développement en série entière
1
de 1−u . Il vient
1 1 1
= × .
a−x a 1 − xa
Pour |x/a| < 1 ⇐⇒ |x| < |a|, on obtient
1 1 +∞
X xn +∞
X xn
= × = .
a−x a n=0 an n=0
an+1
La deuxième série ayant pour rayon de convergence 1, on en déduit que pour |x| < 1, on
a
+∞ n
ex X X 1
= an xn avec an = .
1 − x n=0 k=0
k!
La série converge pour |x| < 1 (règle du produit de Cauchy), et comme an ≥ 1, le rayon
de convergence de la série obtenue est exactement égal à 1.
5. On a 1 + x − 2x2 = (1 − x)(1 + 2x) donc la fonction est définie sur I =] − 1/2, 1[, et sur
cet intervalle, elle s’écrit
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Séries entières : corrigé
x2
Il en résulte que pour tout x tel que 4 ∈] − 1, 1[, on a
!−3/2
x2 X 3.5.7. . . . .(2n + 1) x2n
1+ =1+ (−1)n .
4 n≥1
2.4.6. . . . .2n 4n
Si on multiplie les deux membres par 2x−1 et qu’on fait x = 1/2, on trouve c = 1/4+1/2−3
9/4 = −1.
2
De même, multipliant par (x − 2) , on trouve b = 1. Pour trouver a, on peut procéder par
identification et on obtient a = 1. On développe en série entière chaque terme :
– Pour x 6= 2,
1 1 1 1
=− =− × .
x−2 2−x 2 1 − x/2
Donc, pour |x|/2 < 1, on a
1 1 +∞
X xn +∞
X 1
=− × n
= − n+1 xn .
x−2 2 n=0 2 n=0
2
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Séries entières : corrigé
1 −1
– Pour le deuxième terme, il suffit de remarquer que (x−2) 2 est la dérivée de x−2 . Ayant
déjà obtenu le développement en série entière de cette fraction rationnelle, il suffit de le
dériver terme à terme. On obtient donc :
+∞
X n +∞
X n+1
1 n−1
= x = xn .
(x − 2)2 n=1 2n+1 n=0
2 n+1
(1 − t2 )y 00 − ty 0 + α2 y = 0.
2. On suppose qu’il existe une solution développable en série entière y(t) = n≥0 an tn sur
P
n≥0
Ceci doit être identiquement nul sur ] − R, R[. Par unicité du développement en série
entière, on obtient, pour tout n ∈ N,
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Séries entières : corrigé
(1 − x2 )y 00 − xy 0 − λ2 y = 0.
2. On suppose qu’il existe une solution développable en série entière y(t) = n≥0 an xn sur
P
n≥0
Ceci doit être identiquement nul sur ] − R, R[. Par unicité du développement en série
entière, on obtient, pour tout n ∈ N,
n2 + λ 2
an+2 = an .
(n + 1)(n + 2)
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Séries entières : corrigé
La série (numérique) qui apparait à droite est convergente, on en déduit que la série des
P (k)
dérivées k-ièmes n≥0 un converge normalement (donc uniformément) sur R pour tout
k ≥ 0. Ainsi, f = n un est de classe C ∞ .
P
2. D’après le calcul précédent, on a f (k) (0) = n≥0 n2k e−n ≥ k 2k e−k . Or, k k ≥ k!, et donc
P
f (k) (0) k k k −k
≥ k e ≥ k k e−k .
k! k!
3. Si la fonction était développable en série entière en 0, il existerait un intervalle non-vide I
centré en 0 tel que, pour tout x ∈ I, f serait somme de sa série de Taylor en 0. Autrement
dit, on aurait
X f (k) (0)
f (x) = xk .
n≥0
k!
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Séries entières : corrigé
Mais pour x 6= 0, cette série ne converge pas car son terme général ne tend pas vers 0. En
effet,
f (k) (0) k
x ≥ k k (x/e)−k → +∞
k!
(on peut aussi vérifier la non-convergence par le critère de d’Alembert). Ainsi, f n’est pas
développable en série entière en 0.
Exercice 22 - Fonction définie par une série - Math Spé/L3/Agreg interne - ???
R1 1 x+n−1
On utilise que x+n = 0 t dx. On a donc :
+∞
X Z 1
n
u(x) = (−1) tx+n−1 dx.
n=1 0
Alors :
– fN (t) converge simplement vers +∞
P n n−1 tx = −tx = f (t).
n=1 (−1) t 1+t
– |fN (t)| ≤ tx (car la somme partielle d’une série alternée est majorée par le premier terme),
la fonction tx étant intégrable sur ]0, 1[ pour |x| < 1.
En appliquant le théorème de convergence dominée, on obtient donc :
tx
Z 1
u(x) = − dt.
0 1+t
n
On développe ensuite tx = exp(ln t) = +∞
P n (ln t) . On a donc :
n=0 x n!
Z 1 +∞
X (ln t)n
!
u(x) = − xn dt.
0 n=0
n!(1 + t)
On permute, mais en sens contraire, l’intégrale et la série. Pour cela, on pose
N
X (ln t)n
gN (t) = xn .
n=0
n!(1 + t)
t x
– gN converge simplement vers 1+t .
– On a la majoration suivante :
N
X | ln t|n |x|n
|gN (t)| ≤
n=0
n!(1 + t)
+∞
X | ln t|n |x|n
≤
n=0
n!(1 + t)
1
≤ exp(|x|| ln t|)
1+t
1
≤
(1 + t)tx
et cette fonction est intégrable si |x| < 1.
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Séries entières : corrigé
expression valable pour |x| < 1. u est donc développable en série entière au voisinage de 0.
Exercice 23 - Inverse - L2/Math Spé - ???
2. Soit R > 0 tel que |an | ≤ Rn pour n ≥ 1, et on pose C > 0 suffisamment grand pour que
X Rk
≤ |a0 |
k≥1
Ck
Cn
On va prouver par récurrence sur n que |bn | ≤ |a0 | . C’est vrai au rang 0, et si c’est vrai
jusqu’au rang n − 1, alors
n
1 X Rk C n Cn 1 +∞ X Rk Cn
|bn | ≤ k
≤ × k
≤ .
|a0 | k=1 C |a0 | |a0 | |a0 | k=1 C |a0 |
3. Soit g(z) = n≥0 bn z n . Alors, par la formule sur le produit de Cauchy de deux séries
P
Cette égalité est encore vraie en 0, puisque les deux membres sont alors égaux à 0. Ainsi,
f coïncide sur R avec une série entière de rayon de convergence +∞. f est donc de classe
C ∞.
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Séries entières : corrigé
2. Pour x ≥ 0, on a
√ 2n
+∞ +∞
( x)
X X xn
g(x) = = .
n=0
(2n)! n=0
(2n)!
Pour x < 0, on a :
+∞ √ +∞ +∞
X
n( −x)2n X (−1)n xn X xn
g(x) = (−1) = (−1)n = .
n=0
(2n)! n=0
(2n)! n=0
(2n)!
P+∞ xn ∞
Ainsi, g coïncide sur R avec la série entière n=0 (2n)! : elle est donc de classe C .
3. Pour x 6= 0, on a
x − sin x
h(x) =.
x sin x
On développe en série entière le numérateur et le dénominateur, en mettant en facteur le
premier terme. On trouve
x2 ×
P+∞ p+1 x2p−1
p=1 (−1) (2p+1)!
h(x) = P+∞ x2p
.
x 2 p
p=0 (−1) (2p+1)!
Posant u(x) =
P+∞ p+1 x2p−1 et v(x) =
P+∞ p x2p on voit que pour x 6= 0,
p=1 (−1) (2p+1)! p=0 (−1) (2p+1)! ,
u(x)
h(x) = Or, u et v sont de classe C ∞ (ce sont des sommes de série entière), v ne
v(x) .
s’annule pas en 0, et de plus u(0)/v(0) = 0. Ainsi, h définit bien une fonction de classe
C ∞.
Puisque x2k ≥ 0, le résultat sera démontré si on prouve que, pour tout k ≥ 0, on a (2k)! ≥ 2k k!.
C’est vrai pour k = 0, et pour k ≥ 1, on écrit simplement :
(2k)! 2k × (2k − 1) × · · · × (k + 1)
k
= .
2 k! 2 × 2 × ··· × 2
Comme k + 1 ≥ 2, k + 2 ≥ 2 . . . , on obtient bien le résultat voulu.
Exercice 26 - Calcul de la somme d’une série - L2/Math Spé - ?
n+1 2
(−1)
1. Posons un = n(2n+1) x2n+1 . Alors |u|un+1
n|
| n(2n+1)x
= (n+1)(2n+3) → |x|2 . Ainsi, d’après la règle de
d’Alembert, la série entière est convergente pour |x| < 1 et divergente pour |x| > 1. Son
rayon de convergence est donc 1.
2. La série dérivée est, pour |x| < 1,
+∞
(−1)n+1 2n
f 0 (x) =
X
x = ln(1 + x2 ).
n=1
n
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Séries entières : corrigé
(−1)n+1 x2n+1 1
≤
n(2n + 1) n(2n + 1)
qui est le terme général d’une série convergente. La série définissant f converge alors
normalement, donc uniformément, sur [0, 1], et f est continue sur [0, 1]. Il en est de même
de x 7→ x ln(1 + x2 ) − 2x + 2 arctan(x). Puisque ces deux fonctions sont égales sur [0, 1[,
elles le sont encore en 1, et on a :
+∞
X (−1)n+1 π
= f (1) = ln(2) − 2 + .
n=1
n(2n + 1) 2
1. On a
x3n−1
S 0 (x) =
X
n≥1
(3n − 1)!
x3n−2
S 00 (x) =
X
n≥1
(3n − 2)!
X x3n−3 X x3n
S (3) (x) = = = S(x).
n≥1
(3n − 3)! n≥0 (3n)!
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Séries entières : corrigé
On en déduit finalement
X 1
= 1.
n≥0
(3n)!
1. On introduit la série entière f (x) = n≥0 un xn . Supposons que son rayon de convergence
P
soit r > 0. Alors, faisant le produit de Cauchy des deux séries, on a, pour tout x ∈] − r, r[,
X n
X
2 n
f (x) = vn x avec vn = uk un−k = un+1 .
n≥0 k=0
Autrement dit, on a
X f (x) − f (0)
f 2 (x) = un+1 xn = .
n≥0
x
xf 2 (x) − f (x) + 1 = 0.
√ +∞
X (2n − 2)! xn
1 − 4x = 1 − 2 .
n=1
(n − 1)! n!
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Séries entières : corrigé
1. Si on note Ak l’ensemble des permutations de {1, . . . , n} ayant k point fixes, alors la famille
A0 , . . . , An forme une partition de l’ensemble des permutations de {1, . . . , n}. Ainsi, on a
bien n! = nk=0 card(Ak ) = nk=0 Dn,k .
P P
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Séries entières : corrigé
On obtient
+∞
X 1
(exp x)f (x) = xn = .
n=0
1−x
1
5. De l’égalité (exp x)f (x) = 1−x , on tire
e−x
f (x) = .
1−x
On réalise le produit de Cauchy des deux séries entières obtenues à droite et on trouve
+∞ n
X X (−1)k
f (x) = cn xn avec cn = .
n=0 k=0
k!
Pn (−1)k
Par identification, on obtient bien dn = n! k=0 k! .
Pn (−1)k
6. La probabilité recherchée est pn = dn /n! = k=0 k! .
Utilisant le développement en
série entière de exp(−x), on trouve que cette probabilité converge vers exp(−1) = 1/e.
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Séries entières : corrigé
La série entière qui apparait est de rayon de convergence égal à +∞, la fonction f ainsi
définie est donc de classe C ∞ et, remontant les calculs, elle est solution de l’équation
différentielle initiale. De plus, on peut l’identifier à une fonction classique. En effet,
!n
X 1 −x2
f (x) = − = 1 − exp(x2 /2).
n≥1
n! 2
ceci étant identiquement nul sur ] − R, R[. Sachant qu’une série entière est nulle si et seulement
si tous ses coefficients sont nuls, on peut identifier. Le terme en x0 donne a0 = 0, celui en x1
donne 0 = 0, celui en x2 donne 2a2 − 2a2 − a1 + a2 = 0, soit a2 = a1 . Pour n ≥ 3, , on obtient
n(n − 1) − n + 1 an + − (n − 1)(n − 2) − (n − 1) an−1 = 0
i.e. an = an−1 pour tout n ≥ 3. Toute solution développable en série entière s’écrit donc :
X ax
y(x) = a xn = , a ∈ R.
n≥1
1−x
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Séries entières : corrigé
1. On cherche une solution développable en série entière, qui s’écrit donc y(x) =
P n.
n≥0 an x
On introduit ceci dans l’équation
X +∞
X X
n(n − 1)an xn−1 + 2nan xn−1 − an xn+1 = 0.
n≥2 n=1 n≥0
On réindexe la troisième somme pour retrouver une somme faisant apparaitre un terme
en xn−1 . On trouve
X +∞
X X
n(n − 1)an xn−1 + 2nan xn−1 − an−2 xn−1 = 0.
n≥2 n=1 n≥2
2xf 0 z 0 + xf z 00 + 2f z 0 = 0.
C’est une équation du premier ordre en z 0 , que l’on sait résoudre. Remplaçant f par sa
valeur, on trouve
z 00 cosh x
2 cosh xz 0 + sinh xz 00 = 0 =⇒ = −2 .
z0 sinh x
Il vient
λ
z0 =
sinh2 x
puis
λ cosh x
z= + µ.
sinh x
Finalement, toute solution sur ]0, +∞[ s’écrit sous la forme
sinh x
y(x) = µ + λcosh xx.
x
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Séries entières : corrigé
Si on cherche maintenant les solutions sur R tout entier, il faut procéder par recollement.
Si y est solution sur R, il existe des constantes λ1 , λ2 , µ1 , µ2 telles que
(
x cosh x
µ1 sinh
x + λ1 x si x > 0
y(x) = x cosh x
µ2 sinh
x + λ2 x si x < 0
En étudiant la limite de cosh x/x en zéro, et sachant que y doit être continu en 0, on voit
que λ1 = λ2 = 0. D’autre part, puisque sinh x/x → 1 en 0, la continuité de y en 0 impose
alors que µ1 = limx→0+ y(x) = limx→0− y(x) = µ2 . Ainsi, les solutions sur R de l’équation
x
sont les fonctions x 7→ µ sinh
x .
2. On recopie la même méthode, en posant y(x) =
P n.
n≥0 an x Si on introduit dans l’équa-
tion, on trouve
X X X X
n(n − 1)an xn − n(n − 1)an xn−1 + 3 nan xn + an xn = 0.
n≥2 n≥2 n≥1 n≥0
C’est une équation du premier ordre en z 0 , que l’on sait résoudre. Remplaçant f par sa
valeur, simplifiant par x, et après regroupement, on trouve
z 0 (x − 2) = x(1 − x)z 00 .
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Séries entières : corrigé
On intègre encore une fois pour trouver z. Quitte à changer λ en −λ, il vient :
1
z=λ + ln x + µ.
x
µx + λ(1 + x ln x)
y(x) = .
(1 − x)2
Si on cherche les solutions sur R, il faut au moins que la fonction ait une limite en 1.
Faisons le développement limité du numérateur, en posant x = 1 − h. Il vient
N (x) = µ(1 − h) + λ 1 + (1 − h) ln(1 − h)
= µ − µh + λ 1 + (1 − h)(−h − h2 /2 + o(h2 ))
= µ − µh + λ 1 − h + h2 /2 + o(h2 )
P+∞
1. Soit y(x) = i=0 ai xi une solution de l’équation développable en série entière. Alors, on
a
+∞
00 0
X
2
(i + 1)(2i − 1)ai+1 + ai−2 xi = 0.
2xy − y + x y = −a1 + 2a2 x +
i=2
Par unicité du développement en série entière, on trouve a1 = a2 = 0 et la formule de
récurrence
1
ai+1 = − ai−2 .
(i + 1)(2i − 1)
On a donc, pour tout k dans N, a3k+1 = a3k+2 = 0 et
1 1
a3k = − a3k−3 = − a3k−3 .
3k(6k − 3) 9k(2k − 1)
Par récurrence,
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Séries entières : corrigé
2. La forme
√ de la solution trouvée précédemment nous conduit au changement de variables
2 3/2
t= 3 x pour x > 0, c’est-à-dire à chercher l’équation différentielle vérifiée par z(t) =
y(x). Or, √
0 2 1/2 0
y (x) = x z (t)
2
et √
1 00 2
y (x) = xz (t) + 1/2 z 0 (t).
00
2 4x
On trouve donc
√ √
00 0 2 2 00 2 1/2 0 2 1/2 0
2xy − y + x y = x z + x z − x z + x2 z = 0.
2 2
z vérifie donc l’équation différentielle z 00 + z = 0, et donc z = λ cos(t) + µ sin(t) pour
λ, µ ∈ R. Autrement dit, la solution générale de (E) sur ]0, +∞[ est donnée par :
√ ! √ !
2 3/2 2 3/2
y(x) = λ cos x + µ sin x .
3 3
√
Pour résoudre l’équation sur ] − ∞, 0[, on pose cette fois t = 32 (−x)3/2 . La fonction
z(t) = y(x) vérifie l’équation différentielle z 00 − z = 0, et donc la solution générale sur
] − ∞, 0[ est donnée par
√ ! √ !
0 2 3/2 0 2 3/2
y(x) = λ cosh x + µ sinh x .
3 3
3. Soit y une solution de (E) sur R. D’après la question précédente, on sait qu’il existe des
constantes λ, µ, λ0 , µ0 ∈ R telles que
√ √
λ cos 2 3/2 2 3/2
x + µ sin x pour x > 0
y(x) = 3 √ 3 √
λ0 cosh 2
(−x) 3/2 + µ0 sinh 2
(−x)3/2 pour x < 0.
3 3
Comme y est continue en 0 et que lim0+ y = λ alors que lim0− y = λ0 , on en déduit que
λ = λ0 . D’autre part, pour x > 0, on note y(x) = λy1 (x) + µy2 (x). On a
√ !!00 √ ! √ √ !
2 3/2 x 2 3/2 2 2 3/2
y200 (x) = sin x = − sin x + 1/2 cos x .
3 2 3 4x 3
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Séries entières : corrigé
Pour x → 0, ceci tend vers +∞. Or, puisqu’une solution de (E) est de classe C 2 , on sait que
y 00 (x) admet une limite (finie) quand x tend vers 0, et que y1 se prolonge en fonction C ∞ sur
R. En particulier, lim0 y100 existe (et est finie). Puisque lim0+ y 00 = λ lim0+ y100 + µ lim0+ y200 ,
ceci ne peut être fini que si µ = 0. De même, on trovue que µ0 = 0. Les seules solutions
sur R de (E) sont donc celles données par la première question.
Si vous trouvez une erreur, une faute de frappe, etc... dans ces exercices, merci de la signaler à
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