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Les adaptations endocriniennes 182
Chapitre 17 – Adaptations physiologiques à l’effort
Les adaptations endocriniennes permettent la régulation du métabolisme glucidique et lipidique au
cours de l’exercice physique, et assurent ainsi le maintien de l’homéostasie et l’apport d’énergie
nécessaire au travail musculaire. Les différents axes endocriniens sont sollicités à l’exercice, générale-
ment en même temps ou en fonction de la durée de l’exercice. Les adaptations hormonales dépendent
du type d’exercice, de sa durée, de son intensité, de l’âge et du sexe. Les effets de l’exercice sur la
fonction endocrinienne se prolongent pendant la phase de récupération.
Régulation de la glycémie
Les hormones hyperglycémiantes interviennent pour stimuler la glycogénolyse (adrénaline, noradréna-
line, glucagon) et la néoglucogenèse (cortisol). Le taux d’insuline, hormone hypoglycémiante, diminue.
La glycémie reste ainsi constante pendant la majeure partie de l’exercice.
Hormone de croissance
500 Adrénaline
Cortisol
400 Glucagon
Insuline
300
200
100
-100
0 20 40 60 80 100 120
Temps (en min)
Exercice à 70 % de la VO2 max
Mobilisation et oxydation des lipides
Les réserves de glucides étant épuisées à l’exercice prolongé, l’organisme mobilise et oxyde les lipides
pour maintenir la production d’énergie et donc stimule la lypolyse. L'hydrolyse des triglycérides par les
lipases permet la mobilisation des acides gras du tissu adipeux (AGL). Ces lipases sont activées par
plusieurs hormones, essentiellement l’hormone de croissance (GH), le cortisol, l’adrénaline et la
noradrenaline.
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