VF Corpus
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L’entreprise est une entité économique, indépendante, qui mobilise des moyens humains
matériel et financiers pour réaliser des biens ou des services, qui sont mis sur le marché pour
satisfaire un besoin exprimé ou potentiel , a des prix en adéquation avec la demande et la qualité
des produits. Toutefois, l’objectif principal de l’entreprise est de tirer le maximum de profit. La
logistique est une fonction essentiel pour l’entreprise, car elle regroupe l’ensemble des activités
en œuvre pour assurer la disponibilité d’un bien ou d’un service, à un lieu où le besoin existe,
et garantissant une gestion optimale de la combinaison« quantités, délais, et couts». Mais la
logistique ne se limite pas à l’organisation des transports, de matières premières et
marchandises, il s’agit en fait de technique de contrôle de gestion, des flux de matières
premières et de produit depuis leurs sources d’approvisionnement jusqu'à leur point de
consommation. Et plusieurs acteurs dits que la chaine logistique sont apparue suite à l’évolution
de la logistique qu’elle comprend : la logistique industrielle (achat des matières premières,
transport… etc), la logistique de stockage (transport de produit finis et leurs entreposage ), la
logistique de distribution(transport de commandes au point de distribution, stockage ; et gestion
de stock dans le magasin de détail).on peut également y rajouter la logistique de soutien c’est-
à-dire qu’il fait mettre œuvre dans le cadre des services après-vente1.
Depuis les années 1950, des profondes mutations touchent la gestion industrielle, ce qui oblige
les entreprises à modifier leurs modes de gestion. De 1950 à 1975, l’économie de production,
voyant une demande plus forte que l’offre, pousse les entreprises à produire, à moindre coût,
des produits peu variés, depuis 1975, l’économie de marché prend la place de l’économie de
production dans laquelle l’offre est supérieure à la demande et les prix sont fixés par le marché.
À partir des années 1980 à nos jours, dans la même logique de la confrontation de l’offre et de
la demande, l’environnent économique marque des mutations majeures et rapides, qui donnent
ensuite naissance à une concurrence rude et intense entre les acteurs économiques,
particulièrement les entreprises. Dans ce contexte économique, l’entreprise cherche à être
performante et compétitive pour répondre mieux aux besoins de ses clients avec des offres de
valeur, de nos jours avoir un système de gestion sans faille en interne ne suffit pas, l’entreprise
doit chercher d’optimiser ses processus d’une manière globale, cela passe par la création des
relations avec les différentes parties prenantes en externe (les fournisseurs et des clients en
externe...etc.), dans le but de mieux prendre en compte les besoins du client final, autrement dit
1
Barbara LYONNET, Marie-Pascal SENKEL ; Supply Chain management : évolution, enjeux et perspectives,
application corrigées et exemples concrets, 2019
1
c’est de réaliser une amélioration globale, du premier fournisseur, au processus de réalisation
du produit jusqu’au client final, C’est ce qu’on appelle la logique Supply Chain management
(en français la gestion de la chaine logistique)2.
Le concept de performance est omniprésent dans tous les domaines de l'activité humaine. Les
enfants doivent réussir à l'école, les adultes doivent être performants au travail, et des résultats
exceptionnels sont attendus des athlètes. Il est souvent dit que les organisations qui ne sont pas
performantes, surtout dans un contexte de mondialisation, sont vouées à disparaître. En ce qui
concerne la performance des organisations publiques, de nombreux observateurs estiment
qu'elle est en crise. Il est donc fréquent d'entendre des critiques selon lesquelles elles sont
inefficaces, peu efficientes, bureaucratisées, lentes à s'adapter ou à réagir à leur environnement,
et qu'elles gaspillent des ressources. Il n'est donc pas surprenant que, selon l'OCDE (2005), "au
cours des deux dernières décennies, l'amélioration des performances du secteur public soit
devenue plus impérieuse dans les pays membres de l'OCDE3.
Au plan international, La gestion efficace de la chaîne logistique revêt une importance capitale
pour le succès des entreprises dans l'économie contemporaine. Parmi les acteurs ayant su
bénéficier d'une gestion optimale de leur chaîne logistique, Toyota occupe une position de
premier plan. En effet, la stratégie logistique de Toyota est largement reconnue pour son
efficacité et son rôle crucial dans le soutien de la performance globale de l'entreprise. Toyota
se distingue par sa philosophie de production lean, incarnée dans le Toyota Production System
(TPS). Ce système repose sur des principes de réduction des gaspillages, d'amélioration
continue et de flexibilité. Dans le cadre de sa chaîne logistique, Toyota applique ces principes
à tous les niveaux, depuis l'approvisionnement en composants jusqu'à la livraison des produits
finis aux clients. L'utilisation judicieuse des systèmes de planification et de contrôle de la
production permet à Toyota d'optimiser ses opérations et de répondre efficacement à la
demande du marché. L'approche stratégique de Toyota en matière de chaîne logistique a un
impact significatif sur sa performance globale. En réduisant les stocks excédentaires et en
optimisant les flux de production, Toyota parvient à minimiser ses coûts opérationnels tout en
maintenant un haut niveau de qualité de ses produits. De plus, la flexibilité de sa chaîne
logistique lui permet de s'adapter rapidement aux fluctuations de la demande, renforçant ainsi
2
Christine Belin MULIER, logistique, chaine logistique et SCM dans les revues francophone de gestion
3
RAPPORT SUR LES TRAVAUX RELATIFS AU DÉVELOPPEMENT DURABLE À L’OCDE (2005)
2
sa compétitivité sur le marché. Enfin, une gestion efficace de la chaîne logistique contribue à la
satisfaction des clients en garantissant des délais de livraison courts et la fiabilité des produits4.
En Afrique, la performance de la chaine logistique dans les entreprises revêt d’une importance
cruciale pour assurer leur compétitivité et leur croissance. Cependant, il existe des défis
spécifiques qui peuvent rendre cette tache problématique. En raison de la taille du continent,
des infrastructures insuffisantes, de la règlementation douanières complexes, des couts élevés
de la logistique, des retards dans la livraison et la gestion des stocks, il peut être difficile de
garantir une gestion efficace de la chaine logistique. La modernisation de la logistique africaine
est l’un des chantiers les plus importants auquel fait face le continent. Malgré les progrès
enregistrés ces quinze dernières années, notamment dans le domaine portuaire, par lequel
transite 90 % du commerce continental, le secteur reste insuffisamment compétitif et moderne
pour soutenir l’industrialisation et l’intégration économique africaine. De nombreuses
entreprises africaines adoptent des approches innovantes pour surmonter ces défis. Il y’a Jumia,
qui est leader du e-commerce en Afrique, c’est l’une des plus grandes organisations logistiques
du continent. Keyopstech, qui se lance dans la livraison de colis au sein des villes mais aussi
entre les pays. On peut aussi citer le segment des transports de personnes avec Uber, Bolt Africa,
Kareem, mais tous ces secteurs demeurent fragiles parce qu’ils sont récents et parce il est encore
difficile d’opérer en Afrique. Ces efforts visent à optimiser la performance de la chaine
logistique et à soutenir le développement de l’Afrique5.
4
Toyota Production System: Beyond Large-Scale Production, Taiichi Ohno.
5
L'Afrique des possibles : Les défis de l'émergence, Jean-Michel Severino et Olivier Ray
6
La pérennité des PME au Sénégal : exploration des déterminants selon la taille de l’entreprise, Clément
Sambou, Joseph Gniaka Kama, Souleymane Bousso, Fulgence Mansal
3
Au Sénégal, la gestion de la chaîne logistique est un domaine en pleine expansion. Elle joue un
rôle important dans les échanges et les opérations commerciales à travers tout le pays. Ce n’est
plus qu’un simple mouvement de marchandises allant d’un point A à un point B. La plupart des
entreprises qui ont connu un succès commercial ces des dernières années le doivent en grande
partie à la reconfiguration stratégique de leur chaîne logistique. La planification logistique
permet en effet de réduire les coûts de traitement des commandes, d’obtenir des stocks moins
importants ou de meilleures performances à la livraison. Ces bons résultats influent
positivement sur la rentabilité de l’entreprise. C’est dans ce cadre que nous avons choisi la
thématique intitulée « La gestion de la chaine logistique et la performance de l’entreprise : cas
de CERATECH SARL au Sénégal ». Pour atteindre les objectifs escomptés, ce travail est scindé
en 3 grandes parties :
4
PREMIÈRE PARTIE :
5
CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE
1. Problématique
La logistique a pris son importance dans les années 70, lorsque les entreprises ont cherché à
limiter les coûts liés à la gestion de leurs stocks et à appliquer les méthodes du juste à temps.
Elles ont alors mis en place de nouvelles méthodes de planification de leur production et de leur
approvisionnement en interne. Dans les années 90, la logistique s’est développée aux flux entre
entreprises, depuis les fournisseurs initiaux jusqu’au client final. Aujourd’hui, elle est une
fonction essentielle de l’activité économique et constitue une nouvelle forme de l’activité
industrielle et de services. Elle s’est imposée comme une fonction capable d’influencer la vie
de l’entreprise par sa nature polyvalente c’est à dire qu’elle peut agir par exemple sur la finance
d’une entreprise, sur sa stratégie marketing, sur sa politique d’achat7.
Toutes entreprises visent à obtenir une rentabilité dans leurs opérations, laquelle dépend de sa
capacité à prendre des décisions judicieuses. Dans l'actuel environnement complexe et
concurrentiel, pour réussir il faut être performant. En effets, chaque entreprise a des objectifs à
atteindre, qu'ils soient financiers, logistique, sociaux ou économiques. Pour évaluer la
réalisation de ces objectifs, la performance est une notion clé. Elle quantifie le degré
d'accomplissement des objectifs poursuivis et guide les efforts à tous les niveaux au sein de
l'entreprise. Être performant signifie opérer avec une efficacité et une efficience remarquables
dans l'utilisation des ressources pour atteindre les objectifs définis. Lorsque l'on aborde la
performance, il est essentiel d'analyser et d'étudier des critères et des indicateurs spécifiques.
Au fil du temps, la question de la méthodologie de mesure de la performance est devenue un
sujet récurrent. Face à la compétition, les entreprises ont l'habitude de se réévaluer
régulièrement pour rester alignées sur les évolutions du marché. Cependant, cette évaluation
serait inefficace si les entreprises ne se pourvoyaient pas des moyens nécessaires pour atteindre
leurs objectifs. Pour cela, le premier pas pour évaluer sa performance réside dans l'établissement
d'objectifs clairs et précis. Dans un marché concurrentiel tel que celui-ci, il est essentiel pour
toute entreprise de performer afin d'atteindre ses objectifs8.
7
Botta-Genoulaz, V., & Khader, S., & Rekik, Y., & Campagne, J-P. (2011). Impact de la technologie RFID sur
le management des chaines logistiques : une revue de littérature
8
Berrah, L. (2002). L’indicateur de performance, concepts et applications, Cépaduès, 2002, 170 pages
6
La logistique est maintenant au cœur des priorités de l’entreprise parce qu’elle contribue
considérablement à la performance de celle-ci9. De plus, le succès d’une entreprise est
fortement lié à la performance de sa chaîne logistique. Aujourd’hui, atteindre le niveau de la
performance ne peut être obtenu, si on se focalisant seulement sur l’optimisation des processus
internes mais nécessite une vision globale pour améliorer la performance de toute la chaîne
logistique.
Michael Christopher, dans son ouvrage Logistics and Supply Chain Management (2016),
met en lumière l'importance de la réactivité et de la flexibilité comme facteurs clés de
performance dans la chaîne logistique. Il explique que les entreprises capables d'adapter
rapidement leurs chaînes logistiques en réponse aux changements du marché sont mieux
positionnées pour maintenir une performance opérationnelle élevée. Par exemple, la mise en
place de systèmes de gestion des stocks en temps réel permet de réduire les délais et les coûts
de stockage, illustrant comment la réactivité et la flexibilité peuvent être intégrées pour
améliorer la performance logistique de l'entreprise10.
La société CERATECH SARL, comme toutes les PME au Sénégal, joue un rôle fondamental
dans le processus de développement économique et social du pays. De ce fait, elle importe une
diversité de carrelages auprès de fournisseurs italiens et espagnols pour alimenter le marché
sénégalais, avec comme but d’offrir aux clients un bon produit à un bon prix avec un excellent
service aux clients. Cela nécessite une chaîne logistique performante. Le département logistique
de CERATECH SARL est chargé de cette mission cruciale. Pour cela, il devra faire face à de
nombreux défis, tels que les ruptures de stock, les retards de livraison, les coûts élevés etc.
9
Logistique: Production, Approvisionnement, Distribution, Michel Fender, Yve Pimor
10
Michael Christopher, Logistics and Supply Chain Management (2016)
7
Pour répondre à cette question centrale, il s’agira pour nous de savoir :
• Est-ce que les clients de CERATECH SARL sont satisfait de ses produits et services ?
La gestion de la chaîne logistique en anglais supply chain management (SCM) figure parmi les
concepts les plus récents et les plus captivants à explorer, elle suscite un vif intérêt chez les
chercheurs qui sont motivés de décortiquer son mécanisme et d’appréhender son rôle important
dans les entreprises. Pour bien mener notre travail de recherche, nous avons eu recours à
quelques écrits relatifs à notre sujet. Ces derniers nous permettent de voir comment les
personnes qui se sont intéressées à la gestion de la chaine logistique en entreprise abordent le
thème et quelle importance elles lui accordent.
11
La Logistique et le Transport: Géographie et Transport", Jean-Paul Rodrigue
8
mais entraîne des coûts de stockage plus élevés12. Pour CERATECH SARL, cela implique
d'évaluer la capacité à maintenir des niveaux de stock optimaux en fonction des délais de
livraison européens. Ces processus illustrent les différences entre les systèmes just-in-time et
push-pull, mettant en évidence leurs impacts sur les stocks et les délais.
Dans "La Logistique Globale: Conception et Pilotage de la Supply Chain", Christian Vial
aborde la chaîne logistique sous l’angle de la globalisation, en traitant des enjeux de la
coordination internationale et des stratégies pour harmoniser les flux transfrontaliers13. Il met
en lumière les défis spécifiques des chaînes logistiques globales, tels que les différences
réglementaires et les variations de coûts, ce qui est crucial pour une entreprise comme
CERATECH SARL, reliant des fournisseurs européens au marché sénégalais.
Dans "Logistique et Supply Chain Management", Pierre-Yves Bard met en avant la théorie
de la gestion intégrée de la chaîne logistique, soulignant l'importance de l'intégration des
informations et des processus entre les différents acteurs pour maximiser l'efficacité. Il propose
que l'intégration technologique et informationnelle soit essentielle pour une gestion efficace des
chaînes logistiques14. Pour CERATECH SARL, l'adoption de systèmes informatiques avancés
pour la gestion des stocks et la coordination avec les fournisseurs pourrait améliorer
significativement la performance.
Dans "Management Logistique", Gilles Paché aborde les théories de la résilience et de l'agilité
logistique, discutant de la manière dont les entreprises peuvent concevoir des chaînes
logistiques capables de s'adapter rapidement aux perturbations et de résister aux chocs. Il
souligne que la résilience logistique est cruciale dans des environnements instables ou peu
prévisibles15. Pour CERATECH SARL, cela pourrait impliquer d'investir dans des technologies
de suivi en temps réel et de diversifier les sources d'approvisionnement pour atténuer les
risques.
12
Logistique et Management de la Chaîne Logistique", Philippe-Pierre Dornier
13
La Logistique Globale: Conception et Pilotage de la Supply Chain", Christian Vial
14
Logistique et Supply Chain Management", Pierre-Yves Bard
15
"Management Logistique", Gilles Paché
9
travers des indicateurs clés tels que le taux de rotation des stocks, le taux de service client et le
coût total de possession16. Pour CERATECH SARL, cela implique une évaluation minutieuse
des processus existants et l'identification des domaines d'amélioration potentielle, avec des
graphiques illustrant l'évolution des KPI au fil du temps pour visualiser les progrès réalisés et
identifier les tendances
Dans "Logistique et Supply Chain Management: Une Approche Intégrée", Pierre Mohnen
propose une approche centrée sur la valeur pour évaluer la performance de la chaîne logistique,
soulignant que la création de valeur pour le client est l'objectif ultime. Il insiste sur le fait que
la performance de la chaîne logistique doit être mesurée en termes de sa capacité à répondre
efficacement aux besoins et aux attentes des clients tout en maximisant la rentabilité pour
l'entreprise18. Pour CERATECH SARL, cela signifie placer le client au centre de toutes les
décisions logistiques et chercher constamment à accroître la valeur perçue.
D'après une analyse des écrits par Pietro de Giovanni et Fouad El Ouardighi de l'ESSEC
Business School (Paris), il est évident que la gestion de la chaine logistique joue un rôle crucial
dans la performance globale des entreprises. Les résultats d'une enquête menée par D’Avanzo
et al. (2003) auprès de 636 entreprises mondiales révèlent que 90 % des répondants estiment
que la gestion de la chaîne logistique est critique pour la performance organisationnelle,
suggérant un lien étroit entre la gestion logistique et la performance financière. Une autre
16
Logistique: Production, Approvisionnement, Distribution", Michel Fender
17
Supply Chain Management: Concepts, Outils, Applications", Hugues Charbonneau
18
"Logistique et Supply Chain Management: Une Approche Intégrée", Pierre Mohnen
10
enquête menée par PMG (Performance Measurement Group) auprès de 70 grandes entreprises
manufacturières indique que les entreprises avec des pratiques logistiques plus matures sont 40
% plus rentables que celles qui n'ont pas adopté des pratiques aussi avancées. Ces entreprises
enregistrent également des améliorations significatives allant jusqu'à 10 % à 25 % en termes de
délais de livraison, de flexibilité et de temps de réponse. Ces constatations mettent en lumière
l'importance de la maturité des pratiques logistiques dans la performance des entreprises. Bien
que le concept de maturité ne soit pas clairement défini dans l'étude, il apparaît clairement que
les entreprises qui investissent dans des pratiques logistiques avancées et efficaces bénéficient
d'un avantage compétitif significatif, se traduisant par une amélioration de la rentabilité, des
délais de livraison plus courts et une meilleure flexibilité opérationnelle. Une enquête menée
auprès de 478 entreprises brésiliennes reprend ce concept de maturité et elle conclut qu’il y a
un lien entre le degré de maturité des pratiques logistiques et la performance d’une organisation.
Il faut préciser que cette notion de performance est mesurée dans une perspective opérationnelle
des grandes fonctions associées à la chaîne logistique : approvisionnement, production,
distribution et planification19.
Aussi, Eric CAUVIN et Pierre Laurent BESCO dans l’évaluation des performances dans
les entreprises française : une étude empirique, parle des liens perçus entre indicateurs
financiers et non financiers. En effet, Les résultats financiers ont longtemps tenu une place
prépondérante dans l’évaluation des performances des entreprises. Aux Etats-Unis en
particulier, peu de chercheurs et de praticiens se sont intéressés à cette vision de la performance
jusqu’au déclin de l’industrie américaine apparu au début des années 80 (Johnson et Kaplan
1987). Il aura donc fallu attendre les années 90 pour que le débat autour de l’utilisation
d’indicateurs financiers et non-financiers s’anime. Dixon et al. (1990) ont été parmi les premiers
à s’interroger sur les meilleures pratiques en matière d’évaluation des performances, en reliant
cette problématique à l’évolution de la stratégie des entreprises beaucoup plus centrée sur la
création de valeur pour le client et pour laquelle le suivi des seuls indicateurs financiers semble
insuffisant. Pour McNair et al. (1990), les faiblesses des systèmes d’évaluation des
performances ne tiennent d’ailleurs pas à l’usage exagéré des indicateurs financiers, mais plutôt
à la difficulté de relier les mesures non-financières aux performances financières. Kaplan et
Norton (1992, 1993, 1996), avec le Balanced Scorecard, proposent un système d’évaluation des
performances qui lie la stratégie à long terme de l’entreprise avec les résultats opérationnels.
C’est un système d’information dont l’objectif est de mettre en relation les effets (aussi appelés
19
Martin BEAULIEU et Jacques ROY, optimisation de la chaine logistique et productivité des entreprises (2009)
11
les objectifs organisationnels), tel que le niveau de profit attendu, avec les causes, tels que la
satisfaction des clients ou du personnel. Certains chercheurs ont avancé que les indicateurs non-
financiers, reflétant l'investissement dans les actifs immatériels, possèdent un pouvoir prédictif
de la performance financière plus robuste que les données comptables, et devraient être utilisés
en complément des indicateurs financiers (Deloitte Touche Tohmatsu International, 1994 ;
Kaplan et Norton, 1996). Cet argument a incité certains chercheurs à soutenir l’idée selon
laquelle les informations non-financières pouvaient expliquer la valeur d'une entreprise
(Wallman, 1995 ; Edvinsson et Malone, 1997 ; Stewart, 1997). Toutefois, aucun indicateur isolé
ne peut pleinement expliquer la complexité de la performance en entreprise. Notamment, les
indicateurs financiers ne suffisent pas à anticiper l'impact global d'une décision. Ainsi, les
indicateurs financiers et non-financiers ne doivent pas être considérés comme des substituts,
mais plutôt comme des compléments interconnectés20.
L’objectif général de cette étude est d’analyser la chaine logistique de CERATECH SARL.
Nous avons défini plusieurs objectifs spécifiques qui nous permettrons, tout au long de cette
étude, d’atteindre l’objectif général :
Pour atteindre les objectifs escomptés, nous avons formulé des hypothèses qui représentent une
réponse immédiate à notre problématique. Ces hypothèses, intrinsèquement liée à nos questions
de recherche feront l’objet d’une vérification à la fin de cette étude. Elles se déclinent comme
suit :
20
Eric CAUVIN et Pierre Laurent BESCO, l’évaluation des performances dans les entreprises française : une
étude empirique
12
4.1. Hypothèse générale
• La performance globale de l’entreprise dépend de la performance logistique de la chaine
logistique.
4.2. Hypothèses spécifiques
• La société CERATECH SARL possède un tableau de bord logistique.
• Les clients de CERATECH SARL ne sont pas satisfaits de ses produits et services.
Cette étude contribuera à appuyer les efforts déployés par ces acteurs pour accroître leur
performance. En outre, cette recherche représente une contribution essentielle au
développement économique et social du pays.
Pour l'entreprise, cette étude pourrait aboutir à la création d'un outil de benchmarking,
permettant à celle-ci de s'évaluer de manière continue au fil des années. Ce dispositif aiderait
l'entreprise à se fixer de nouveaux objectifs visant à améliorer son efficacité opérationnelle et
sa rentabilité.
Pour notre filière (Transport-Logistique), cette étude pourrait permettre à d’autres chercheurs
qui travaille sur le même sujet de s’y référer, soit pour approfondir les recherches sur la
Performance de la chaine logistique dans l’entreprise et en savoir plus sur ce sujet, et même
corriger les erreurs que nous pourrions commettre.
13
CHAPITRE 2 : CADRE METHODOLOGIQUE
1. Cadre d’étude
Notre choix se porte sur CERATECH SARL, une entreprise basée à Dakar (Sénégal) et opérant
dans le secteur du commerce général, un domaine caractérisé par une forte compétition à la fois
nationale et internationale.
Le Sénégal est un pays qui se situe sur la côte ouest de l’Afrique au bord de l’Océan Atlantique ;
Dakar en est sa plus grande ville et capitale. Il compte environ 18 millions d’habitants21 (ANSD
en 2023) ayant le français comme langue officielle et de nombreuses langues parlées comme le
Wolof ou le Diola. Le Sénégal est la deuxième économie en Afrique de l’Ouest francophone
derrière la Côte d’Ivoire. En effet, l'économie sénégalaise est caractérisée par sa diversité
sectorielle et sa position géographique stratégique en Afrique de l'Ouest. Le pays possède une
économie mixte, avec des secteurs agricole, industriel et tertiaire qui contribuent à son PIB.
L'agriculture reste un pilier de l'économie sénégalaise, employant une grande partie de la
population active et fournissant des produits alimentaires de base tels que l'arachide, le mil et
le riz. En plus de l'agriculture, le Sénégal dispose d'un secteur industriel en développement, axé
principalement sur la transformation des produits agricoles, la production minière (phosphates,
zircon) et l'industrie textile. Le secteur tertiaire, comprenant les services financiers, les
télécommunications, le tourisme et le commerce, est également en croissance et constitue une
part importante de l'économie sénégalaise.
21
Rapport préliminaire RGPH-5, Octobre 2023
14
manufacturés. Les principaux partenaires commerciaux du Sénégal incluent les pays de l'Union
européenne, les pays de la sous-région ouest-africaine et les pays asiatiques.
Sur le plan routier, le Sénégal possède un réseau dense et bien entretenu, assurant une
circulation fluide des personnes et des biens. En ce qui concerne les infrastructures ferroviaires,
le chemin de fer Dakar – Bamako, avec ses 1 286 km, améliore la connectivité entre Dakar et
Bamako. Le Train Express Régional (TER) de Dakar, avec ses 55 km, relie Dakar à l’aéroport
AIBD.
Pour ce qui est des infrastructures énergétiques, une production d’électricité de qualité
satisfaisante et en quantité suffisante a été réalisée grâce à des investissements majeurs dans le
secteur de l’énergie, incluant 4 centrales solaires et une production de 1000 mégawatts en 2017.
22
Investir au pays, site officiel du Ministère de l’Economie du Plan et de la Coopération :
[Link]
15
Sur le plan des communications, le Sénégal dispose d’un réseau de télécommunication efficace
et entièrement numérisé avec plus de 2200 km de fibres optiques, relié à l’Europe, l’Amérique,
l’Asie et le Moyen-Orient via des connexions permanentes par câbles. La pénétration d’Internet
et des services de téléphonie est importante, tant en entreprise que chez les particuliers. La
libéralisation du secteur des télécommunications a entraîné une saine concurrence dans les
services de base et une explosion de l’offre dans les services spécialisés.
Enfin, les Zones Économiques Spéciales (ZES) au Sénégal sont des pôles de compétitivité et
des moteurs de croissance pour l’économie. Avec un cadre fiscal et douanier incitatif, des
infrastructures de dernière génération et une gestion répondant aux meilleurs standards
internationaux, les ZES sont conçues pour accueillir des activités économiques et positionner
le Sénégal comme un hub de plateformes logistiques intégrées en Afrique de l’Ouest. À terme,
elles permettront au Sénégal d’atteindre les meilleurs standards d’environnement des affaires
et d’offrir aux investisseurs des services de grande qualité.
2. Recherches exploratoires
Dans le cadre de notre travail, nous avons exploré des bibliothèques physiques et numériques
pour collecter un maximum d'informations sur notre sujet, telles que la bibliothèque numérique
de l'UCAD et la bibliothèque d'Ensup-Afrique. Nous avons également collecté des informations
auprès de CERATECH SARL, notre entreprise d'étude. De plus, nous avons effectué des
recherches sur des sites comme celui du Ministère de l'Économie, du Plan et de la Coopération
du Sénégal, ainsi que sur Google Scholar et Mémoire Online.
Grâce à cette recherche, nous avons pu obtenir les informations les plus pertinentes sur notre
sujet. Nous avons également consulté des ouvrages, des rapports et des articles sur le Supply
Chain Management et la performance logistique. Les mémoires traitant de sujets similaires nous
ont beaucoup aidés, car nous nous sommes inspirés de ces écrits pour mener à bien notre travail.
Dans le cadre de la réalisation de cette étude nous opterons pour une approche méthodologique
mixte avec la primauté de la méthode qualitative sur la méthode quantitative. Cette préférence
découle du fait que notre position extérieure à l'entreprise limite notre accès à certaines données
jugées sensibles.
16
La technique est « un ensemble des moyens et des procédés qui permettent au chercheur de
ressembler des données et des informations sur son sujet de recherche ». Pour ce travail, nous
avons fait appel à plusieurs techniques de recherche de plus que la technique documentaire, à
savoir :
Les entrevues à l’aide d’un guide d’entretien avec le responsable logistique de CERATECH
SARL nous en permis d’avoir certaines informations pertinentes afin de comprendre les
pratiques mises en place pour gérer la chaine logistique et de mesurer son efficacité dans
l’entreprise.
Les questionnaires envoyés aux clients et aux personnels de la société nous en permis de
quantifier et de faciliter la compréhension des résultats de la recherche en les présentant dans
les tableaux et graphiques.
Nous avons eu à faire des visites régulières au sein de l’entreprise pour recueillir certaines
informations auprès des personnes ressources.
4. Échantillonnage
Pour notre étude, la population principale est constituée du personnel de CERATECH SARL
et des clients qui constituent les acteurs notre chaine logistique. Pour ce faire, notre étude se
fera uniquement dans la région de Dakar.
Tableau 1 : L’échantillonnage
Clients 100
Total 125
17
5. Mode de traitement des données
Dans la préparation de ce mémoire, nous avons collecté des informations importantes grâce à
nos outils de collecte de données. Toutes ces données seront compilées, puis analysées et
présentées dans des tableaux et des graphiques à l'aide de l'outil informatique Microsoft Excel.
L'interprétation des données cruciales de notre travail nous guidera vers des recommandations
utiles pour l'entreprise. Pour ce travail, notre modèle pour le diagnostic sera la matrice SWOT.
Pour ce qui est de la conduite des enquêtes sur le terrain, une fois que nous avons reçu
l'approbation de l'administration de CERATECH SARL, nous avons élaboré et envoyé nos
questionnaires ainsi que notre guide d’entretien de recherche, adaptés à la taille de l'échantillon,
à l'administration de l'entreprise. Ensuite, nous avons convenu d'un rendez-vous avec eux. Nous
avons mené des entretiens avec le personnel et récupéré les questionnaires remplis par les
participants. De plus, nous avons effectué plusieurs visites sur site afin de mieux comprendre
et évaluer la gestion de la chaîne logistique de l'entreprise.
La réalisation de cette étude a constitué un défi professionnel et personnel que nous avons dû
relever. Nous avons rencontré certaines difficultés lors de la collecte de données, notamment
en raison de la sensibilité de notre sujet d'étude, ce qui nous a empêchées d'accéder à certaines
informations. Les défis de la recherche ne sont pas rares, étant donné les caractéristiques propres
à toute entreprise humaine, et plus particulièrement à l'activité de recherche. Parmi ces
difficultés, nous pouvons notamment souligner :
18
Cependant grâce à l’intervention de certains particuliers bienveillants, nous avons pu recueillir
le minimum d’informations nécessaires.
19
DEUXIEME PARTIE :
20
CHAPITRE 3 : CADRE ORGANISATIONNEL
CERATECH SARL est une société à responsabilité limité spécialisé dans la vente des carreaux
d’origines Italiens et Espagnol.
N°CONTRIBUABLE 2808289732R2
EMAIL ceratechsarl@[Link]
21
DOMAINE D’ACTIVITE COMMERCE GENERAL
2. Historique de l’entreprise
La société CERATECH SARL est créée en 1999 avec un capital social de un million franc CFA
(1 000 000 FCFA) par CHEIKH TIDIANE DIOP actionnaire et propriétaire de la société.
En 2003, la société CERATECH SARL a été acquise par Monsieur MOUSSA DIOP, le frère
cadet du propriétaire précédent. De plus, CERATECH SARL a développé des relations solides
avec plusieurs entreprises de construction au Sénégal, notamment :
- La société SERTEM ;
- La société EMTB.
- Fournir une large gamme de carrelages italiens et espagnols de haute qualité pour
répondre aux besoins et aux préférences de nos clients.
- Offrir un service client exceptionnel en fournissant des conseils d'experts, des
échantillons gratuits et une assistance tout au long du processus d'achat.
- Garantir la satisfaction totale de nos clients en respectant les délais de livraison, en
assurant des installations de qualité et en offrant un service après-vente fiable.
22
4. Organisation et fonctionnement de CERATECH SARL
C’est l’ensemble des biens physiques nécessaire au bon fonctionnement de l’entreprise. Pour
cela, CERATECH SARL dispose de :
- Des matériels de transport : (3) fourchettes pour la manutention ; (2) rampes ; (2)
camions de livraison
La réussite d'une entreprise ne dépend pas uniquement de la disponibilité des équipements, mais
aussi des ressources financières qui alimentent son activité et permettent l'acquisition des actifs
nécessaires. Ainsi, CERATECH SARL est une société spécialisé dans l’importation et la
distribution de carrelages, avec un capital de 1 000 000 franc CFA.
Au sein de toute entreprise, le capital humain occupe une place centrale. Les ressources
humaines visent à fournir à l'entreprise le personnel nécessaire à son bon fonctionnement, ce
qui implique de garantir un effectif suffisant, compétent et motivé. Ces ressources revêtent une
importance cruciale pour l'entreprise. Ainsi, la société CERATECH SARL compte 25
travailleurs répartis dans 3 départements, à savoir :
23
Le département des ressources humaines :
Au sein de la société CERATECH SARL, le responsable des ressources humaines occupe une
fonction cruciale. Il supervise le personnel de l'entreprise, recrute de nouveaux employés et
assure leur formation avant de les mettre à la disposition de l'entreprise.
Le département de la logistique :
Au sein de la société CERATECH SARL, ce département est dirigé par une femme. Elle est
responsable de la coordination des opérations d'approvisionnement, de stockage et de
distribution des produits. En outre, des agents commerciaux sont présents. Ils assurent
l'intégralité du processus de vente, de la prospection des clients à la signature des contrats, et
veillent à fidéliser la clientèle en répondant à ses besoins et attentes.
Ces différents centres de responsabilité sont dirigés par un Directeur Général, représentés dans
l’organigramme suivant :
24
DIRECTION
GENERALE
SECRETARIAT
Les clients d’une entreprise sont les personnes ou les organisations qui achètent les produits ou
services de cette entreprise. Ainsi les clients de CERATECH SARL sont :
- Des particuliers ;
Ils sont essentiels pour le succès d’une entreprise car ce sont eux qui génèrent des revenus en
effectuant des achats. Il est important pour une entreprise de comprendre les besoins et les
attentes de ses clients afin de leur offrir des produits ou services de qualité qui répondent à leurs
besoins.
25
CHAPITRE 4 : CADRE CONCEPTUEL
1. Définition de la logistique
Le mot logistique a vu sa définition évoluer, depuis sa création en 1836 jusqu’à au début des
années 1900, son utilisation était surtout militaire avant de passer au monde d’entreprise. Nous
allons citer plusieurs définitions qui nous apparaissent les plus importantes et qui marquent
l’évolution du concept :
23
Rémy LE MOINGNE « Supply chain management achat, production, logistique, transport, vente ». Dunod,
paris 2013, page 03.
24
DANIEL Tixier, HERVE Mathe et COLINE Jaques : « la logistique au service de l’entreprise : Moyen,
mécanisme et enjeux », édition DUNOD, paris, 1983, p 52.
26
En 1968, John.F. Magee a défini la logistique comme suit : « technique de contrôle et de
gestion des flux des matières et des produits depuis leur source d’approvisionnement jusqu’à
leur point de consommation25». Cette définition englobe clairement les flux
d’approvisionnement (physiques) et l’aspect de la gestion dans la logistique ainsi que la prise
en compte claire de la partie amont de la chaîne logistique.
Le grand spécialiste de logistique James L. Heskett, donne deux définitions pour le terme de
la logistique :
En 1973, il définit la logistique comme étant : « la gestion de toutes les activités qui contribuent
à la circulation des produits et à la coordination de l’offre et de la demande dans la création
d’utilité par la mise à disposition de marchandises en un lieu et à un moment donné26». J.
Heskett ajouté la notion de « la création d’utilité » synonyme a la création de la valeur (travaux
des M. Porter).
Dans un article de 1977, il donne une autre définition : « la logistique englobe les activités qui
maitrisent les flux de produits, la coordination des ressources et des débouchés, en réalisant un
niveau de service donné au moindre coût.27» Dans cette définition il inclut la notion de service
ainsi l’optimisation des coûts.
Pour Michel Porter, la logistique est une fonction de création de valeur, mais son périmètre
reste interne à l’entreprise et la partie approvisionnement est intégrée comme une fonction de
support. La vision de Porter diffère donc de celle actuellement retenue par les logisticiens, parce
qu’elle n’intègre pas explicitement l’amont et l’aval dans la chaîne de valeur et en raison d’une
différence d’appréciation sur ce qui contribue directement à la réaction de valeur.
25
Pierre médan, anne gratacap « logistique er Supply chain management, intégration, collaboration et risque
dans la chaine logique globale », DUNOD, paris 2008 p10
26
MEDAN Pierre, GRATACAP Anne : Op. cit. p11.
27
MEDAN Pierre, GRATACAP Anne : Op. cit., p11
27
fabrication, emballage, stockage et gestion des stocks, manutention et préparation des
commandes, transports et tournées de livraison28».
Avant de passer aux définitions de la chaine logistique, il est nécessaire de mettre le curseur sur
le sens de terme anglais « Supply », en tant que substantif, il signifie « offre » employée comme
verbe, il se traduit par « fournir » ou « approvisionnement ». « Chaine de l’offre » ou bien «
chaîne d’approvisionnement » sont donc deux expression acceptée et synonymes pour traduire
Supply chain.
Selon YVES PIMOR, la chaine logistique est définie assez souvent comme : « une suite des
étapes de production d’un produit depuis les fournisseurs des fournisseurs du producteur
jusqu’aux clients de ces clients »29.
La Supply Chain peut traduire par logistique globale, parce qu’elle regroupe l’ensemble des
acteurs et des tâches agissant sur le flux pour permettre d’amener un bien de l’état de matière
première à celui de produit fini30.
Elle englobe l’ensemble des opérations réaliser pour la fabrication d’un produit ou d’un service
allant de l’extraction de la matière première à la livraison au client final, en passant par les
étapes de transformation, de stockage, de distribution, de plus en plus on voie la chaîne
logistique comme une toile regroupant plusieurs activités citées, cela est dû à la complexité des
organisations actuelles et leurs dimensions internationales31 .
28
J. Duboin, J. Paveau et al : exporter, 25e éditions foucher, paris, février 2016 p 249.
29
YEVES PIMOR, logistique, « production, distribution, soutien », 4ème édition, DUNOD paris, 2005, p5
30
AYADI Sofiane, « Externalisation et création de valeur au sein de la “Supply Chain” : l’entreprise étendue »,
La Revue des Sciences de Gestion 2009/2 (n° 236), p. 85-93
31
LE MOGINE Rémy : Supply chain management, 2eédition, DUNOD, 2007, p 9
28
Figure 2 : Présentation de la chaîne logistique (Lee et Billington, 1993)
D’une manière générale, le supply chain management regroupe l’ensemble des activités visant
à conduire et améliorer la chaîne logistique. Pour mieux comprendre le concept nous devons
présenter plusieurs définitions qui ont été proposées par différents auteurs et parmi lesquelles,
nous citons les suivantes :
Martin Christopher propose la définition suivante : « c’est une gestion des relations en amont
et en aval avec les fournisseurs et les clients afin d’offrir une valeur client supérieure à un coût
moindre sur l’ensemble de la chaine logistique ».
32
Christine Belin-Munier, « Logistique, chaine logistique et SCM dans les revues francophones de gestion »,
France, P12.
29
au bon moment dans le but de minimiser les coûts et d’assurer le niveau de service requis par
le client ».
Comme synthèse, le concept de supply chain management (SCM) se définie comme la gestion
globale de la chaîne logistique, par ailleurs, le SCM est un concept plus large que la logistique.
Il va au-delà des frontières de l’entreprise pour s’étendre à l’ensemble des acteurs de la chaîne
logistique. Le SCM c’est l’ensemble des méthodes, moyens, et processus destinés au pilotage
global des différents maillons d’une chaîne logistique, autrement dit, cette gestion assure une
coordination et une collaboration et surtout une intercommunication très perfectionnée entre les
différents maillons de la chaîne de l’amont à l’aval (fournisseurs, intermédiaire et clients), dans
le but de réaliser une livraison de valeur afin d’offrir une meilleure réponse aux besoins des
clients.
33
Christophe Gouin, « Modélisation et résolution de problème de planification de la chaine logistique à l’aide
logiciel d’optimisation », AIMMS, édition 2011, P84
34
Rémy Le Moigne, [Link]., P13.
30
3.1. Le rôle de la gestion de la chaîne logistique (SCM)
Le rôle de la supply chain management au sein des entreprises de production et distribution est
multiple :
- Elle permet l’intégration des différents métiers et processus entre les entreprises au sein
d’un modèle cohérent et performant.
- Elle permet la réduction des délais de fabrication et de livraison ainsi que le coût total
(coût d’achat plus le coût de fabrication plus coût des stocks plus coût de distribution…)
La gestion de la chaîne logistique est d’une importance vitale pour les entreprises. En effet, les
enjeux liés à cette démarche sont nombreux :
Les entreprises doivent bien comprendre l’impact de l’optimisation maximale de leurs chaînes
sur leurs activités, cela se caractérise par une amélioration des réponses apportées aux demandes
des clients, un gain de temps. Et tout cela bien sûr pour un but final qui est l’amélioration des
performances globales.
Un client satisfait signifie que la commande est rapidement traitée. Dans ce cas, il est évident
de maitriser la chaine logistique dans sa totalité, cette maîtrise permet de fiabiliser les prévisions
de vente, et avoir une gestion des stocks d’une manière efficace.
Il est difficile à évaluer, car c’est la variante la plus importante dans la vie de l’entreprise. La
diminution du risque est donc un enjeu phare dans la recherche d’optimisation de la chaine
logistique, qui peut être obtenu avec la visibilité de cette dernière.
31
4. Les fonctions de la supply chain
Les fonctions d’une chaîne logistique globale vont de l’achat des matières premières à la vente
des produits finis en passant par la production, le stockage et la distribution.
D’une manière générale, la fonction achats joue un rôle d’interface dans l’entreprise avec les
fournisseurs externes, ainsi que l’achat ne se résume pas uniquement aux marchandises,
matières et fournitures ou services destinés à la production, elle couvre également tous les autres
besoins d’exploitation de l’entreprise. Cette fonction est en charge de :
- Recevoir les besoins exprimés par les services de production, commerciaux et/ou
généraux.
- Négocier avec ces derniers les meilleures conditions commerciales à travers l’étude des
offres et la mise en place de contrats (prix, délais, conditions de paiement…).
35
Remy LE MOIGNE ; op ; cit ; page 44
32
- Assurer le suivi des commandes jusqu’à la livraison au lieu convenu, en quantité
exprimée et dans la qualité définie dans le cahier des charges.
La fonction de production occupe une place principale au sein de la chaîne logistique, elle est
le synonyme de savoir-faire que l’entreprise détint, d’une manière simple elle peut se définir
comme l’ensemble des activités qui transforment des matières premières et composants en
produits vendus aux clients.
La place de la fonction production dans une chaîne logistique, diffère d’une entreprise à une
autre, selon le volume et le mode de production. Cependant la valeur ajoutée du Supply chain
management à cet élément, consiste à planifier la production, à travers un plan industriel et
commercial, mais essentiellement d’un plan directeur de production, pour répondre au mieux à
la demande prévue tout en respectant les objectifs de productivité, de profitabilité, de service
client de l’entreprise36.
36
André Marchal, « logistique globale » ; édition Ellipses ; 2006 ; page 228.
33
4.3. Le stockage
Un stock peut être défini comme un ensemble de marchandises ou des articles accumulés dans
l’attente d’une utilisation ultérieure plus ou moins proche et qui permet d’alimenter les
utilisateurs au fur et à mesure de leurs besoins sans leur imposer les délais et les à-coups d’une
fabrication ou d’une livraison par des fournisseurs37.
La gestion des stocks est : « une formation pivot dans l’entreprise, son rôle consiste à rechercher
l’optimum des volumes des stocks pour assurer un approvisionnement optimal et satisfaire les
besoins de l’utilisation en temps opportun38».
Le pilotage optimal de stock est d’une valeur capitale pour la performance de l’entreprise, la
gestion de stocks permet l’anticipation de besoin de réapprovisionnement, donc elle garantit
dans un sens une production continue en écartant toute éventualité de ruptures de stock de
matière première, ainsi qu’il inclut les stocks des produits en-cours et des produits finis.
On déduit que le stock est d’une valeur vitale pour les acteurs de la chaîne logistique ainsi que
les fournisseurs, les producteurs et les distributeurs. L’optimisation de la chaîne logistique passe
par une gestion efficace des stocks.
Cette opération suit celle de la production et elle constitue l’étape indispensable pour mettre les
produits à la disposition des consommateurs, elle peut être définie comme « L’ensemble des
opérations qui permettent d’acheminer un produit du lieu de production jusqu’à la mise à
disposition du consommateur final ou de l’utilisateur.39»
37
Pierre ZERMAT I, Pratique de la gestion des stocks, édition DUNOD, 6ème édition, Paris, 2001, p5
38
RAMBAUX. À, Gestion économique des stocks, édition DUNOD, 2ème édition, Paris, 1963
39
Claude Demeur Aide-mémoire Marketing ; édition DUNUD ; 6e Édition ; Paris ; 2008 ; page 169.
40
Philip Kotler et alii ; « MARKETING MANAGEMENT » ; Edition PERSON ; 13eme Édition, page 595.
34
Ces modes sont répartis en cinq catégories :
- Le transport routier : il est plus efficace du point de vue des coûts engendrés, mais moins
rapides.
- Le transport fluvial : peu coûteux en énergie et permet de transporter des tonnages très
importants, mais ce mode transport est relativement lent et disposant de voies navigables
limitée et très inégalement répartie.
Les imports /exports vont assister les achats dans le choix des partenaires commerciaux
(transporteur, transitaire) du monde de transport et des incoterms les plus appropriés à une
commande donnée.
4.7. La vente
La fonction de la vente est la fonction ultime dans une chaîne logistique, son efficacité dépend
des performances des fonctions en amont41. Si ces dernières ont été bien optimisées pendant les
étapes précédentes, alors la tâche du personnel chargé de la vente a été facilitée, car il pourra
offrir des prix plus compétitifs que la concurrence, sinon les marges seront très étroites et les
bénéfices pas très importants, voire même engendrer des pertes.
41
Remy LE MOIGNE ; op ; cit ; page 252
35
5. Les flux gérés dans la Supply chain management
Le mot flux désigne en général un ensemble d’éléments (informations / données) évoluant dans
un sens commun. Un flux peut donc s’entendre comme un déplacement de quelque nature qu’il
soit, caractériser par une origine, une destination et un trajet ou autrement dit un flux est le
déplacement d’éléments dans le temps et dans l’espace. Dans le temps, car le déplacement se
fait entre l’instant T0 et l’instant Tn dans l’espace, car le déplacement à une origine, parfois
appelée émetteur et une destination, appelée récepteur.
On dénombre trois flux dans la chaine logistique : flux physiques, flux d’informations, flux
financiers.
- Flux retour (reverse Logistics) qui concerne les retours de produit pour la réparation
(service après-vente) ou pour le recyclage et destruction en fin de vie du produit.
Ils constituent des flux monétaires, visant à satisfaire les acteurs ayant participé au
fonctionnement de la chaine logistique. Ils se décomposent en quatre (04) processus :
42
Alain COURTOIS et Ali ; « Gestion de la production » ; édition d’organisation ; 4e Édition ; 2003 ; page05.
36
- le processus encaissé (l’argent issu de la transaction du flux physique) ;
Permets la coordination entre des flux financiers comme physique et dans chaque entité de la
supply chain, et dans une vision de supply chain management. Une coordination globale
constitue des informations échangées entre chaque entité (facteurs, bon de commande, planning
de livraison.), nécessaires au fonctionnement de la supply chain, il sera intègre dans l’étude des
flux financiers et physiques. Les flux d’information sont également de différentes natures :
- Information (sorties de caisses par article en temps réel, prévision de commande, alerte sur
l’exécution d’une commande).
La classification des décisions dans le temps, sur la longueur de la chaine logistique mise en
jeu, sur le nombre de responsables de l’entreprise dont l’avis est nécessaire pour validation. Il
37
est possible de dessiner trois niveaux : dimension stratégique, dimension tactique et
opérationnelle.
Cette dimension est aussi appelée stratégique management par (Crom et al, 2000), regroupe
toutes les décisions au long terme ( stratégique), ces décisions sont prise par le sommet
stratégique, elles engagent l’entreprise sur un horizon supérieur à trois ans et qui remodèle une
partie importante de la totalité de la chaîne logistique (stockage, distribution ;
approvisionnement, production) exemple : les décisions d’implantations , des localisations,
recherche de nouveaux partenaires industriels et la sélection des fournisseurs et sous -traitants.
C’est des décisions prises sur un horizon de moyen terme (6 à 36 mois), elles couvrent
l’intégralité des phases et les flux logistiques, exemple de ses décisions : organiser
l’approvisionnement des matières premières, localiser l’activité du conditionnement final,
confier la distribution à tel prestataire, la fréquence de tel choix.
Ça concerne les décisions quotidiennes à court terme de 1 jour à 6 mois, son champ d’action
s’étend sur une partie d’un des maillons de la chaîne logistique, exemple de ses décisions : les
choix de chemin de livraison (livraison directe ou regroupement), anticiper une livraison,
repérer la pénurie, augmenter le volume de l’approvisionnement pour bénéficier.
7. Notion de la performance
43
MURHULA BASHWIRA Prince, Analyse de la performance financière d’une unité de production et son
impact sur la pérennité des établissements AMUR Mugote de 2009-2013 », Mémoire, UOB, 2013-2014.
38
L’origine du mot performance remonte au milieu du 19ème siècle dans la langue française. À
cette époque, il désignait à la fois les résultats obtenus par un cheval de course et le succès
remporté dans une course. Puis, il désigna les résultats et l’exploit sportif d’un athlète. Son sens
évolua au cours du 20ème siècle44.
Dans le domaine de la gestion, la performance a toujours été une notion ambiguë, rarement
définie d’une manière explicite donc il existe de nombreuses définitions relatives à cette notion
dont on distingue quelques définitions académiques et d’autres institutionnelles.
Selon l’AFNOR, « la performance est une donnée qui mesure l’efficacité et l’efficience de tout
ou une partie d’un processus ou d’un système (réel ou simulé) par rapport à un nombre, un plan
ou un objectif déterminé dans le cadre d’une stratégie d’entreprise ».
Pour Alfred Chandler la performance c’est une association entre l’efficacité fonctionnelle et
l’efficacité stratégique. L’efficacité fonctionnelle consiste à améliorer les produits, les achats,
les processus de production, la fonction marketing et les relations humaines au sein de
l’entreprise. L’efficacité stratégique consiste à devancer les concurrents en se positionnant sur
un marché en croissance ou en se retirant d’un marché en phase de déclin46.
44
ZERIBI BENSLIMANE Olfa, BOUSSOURA Ezzeddine, « Responsabilité sociétale des Entreprises et
Performance financière : le cas des entreprises tunisiennes cotées, Unité de Recherche et d’Études en Management
des Organisations (UREMO) », Institut des Hautes Études commerciales à Carthage (IHEC) Tunisie, 2009, p20.
45
A. KHEMAKHEM, « La dynamique du contrôle de gestion », 2éme édition, édition Dunod, P. 311.
46
CHANDLER, « Organisation et performance des entreprises », T1, Éditions de l’organisation, 1992, p.21.
39
7.3. Les critères de la performance
La performance exprime le degré d’accomplissement des objectifs poursuivis autrement dit elle
désigne un jugement à propos d’un résultat obtenu, par prise de compte des objectifs et les
moyens mis en œuvre pour les réaliser. L’atteinte de la performance par l’entreprise passe
forcément par une meilleure combinaison de l’efficience, l’efficacité, économie et pertinence.
L’efficience et l’efficacité : Il y a souvent une confusion entre les deux termes qu’ont la même
racine, mais pas le même sens.
7.3.1. L’efficience
Ingmar GRANSTED définisse l’efficience comme étant le rapport entre l’effort et/es moyens
totaux déployés dans une activité d’une part, et l’utilité réelle que les gens en tirent sous forme
de valeur d’usage d’autre part47.
Comme récapitulation l’efficience par définition c’est la capacité d’un individu, un mécanisme,
d’un système, d’une organisation d’attendre les résultats attendus en utilisant le minimum des
ressources possibles (économie des ressources), donc la notion des ressources est centrale. Dans
ce sens l’efficience pour l’entreprise en particulier consiste à produire des biens et services en
gardant le rapport qualité, prix, mais surtout avec l’optimisation des ressources.
7.3.2. L’efficacité
Selon LONING et autre, l’efficacité « est la capacité à atteindre l’objectif c’est-à-dire à atteindre
un résultat conforme à l’objectif »48.
Pour BOISLANDELLE H.M l’efficacité c’est le rapport entre les résultats atteints par un
système et les objectifs visés. De ce fait plus les résultats seront proches des objectifs visés plus
47
GRANSTED I : « L’impasse industrielle », Édition du seuil, 1980, P33
48
LONING H et autre, [Link]., P 07.
40
le système sera efficace. On s’exprimera donc le degré d’efficacité pour caractériser les
performances d’un système49.
Qualifier un système, un organisme ou une entreprise de l’efficacité est par rapport à l’atteinte
de ses objectifs escomptés dans l’échéance prévue ; d’une manière, simplifier c’est la capacité
d’obtenir le résultat souhaité, d’atteindre l’objectif fixé (les objectifs peuvent se décliner selon
un ou plusieurs critères : délai, quantités, coûts, qualité, rentabilité, etc.).
Pour atteindre un degré élevé de la performance, l’entreprise doit avoir ses deux concepts
fondamentaux dans son dictionnaire, Peter Drucker disait « L’efficacité consiste à faire des
bonnes choses. L’efficience c’est faire des choses de la bonne façon. ».
7.3.3. La pertinence
La pertinence est une notion subjective et difficile à mesurer par définition, elle signifier la
conformité des moyens mis en œuvre pour attendre un objectif fixé.
En intégrant ces trois paramètres, nous pouvons définir la performance d’une entreprise comme
la capacité de celle-ci à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée, en ayant maîtrisé les ressources
consommées et mobilisées des moyens adéquats.
La mesure de la performance des entreprises ne peut constituer une fin en soi, elle n’a de sens
que si elle évalue une progression selon un ou plusieurs axes choisis au préalable, la mesure de
la performance vise en effet une multitude d’objectifs et de buts qui se regroupent comme suit :
- Le développement de savoir-faire.
- Créer et développer un climat de travail favorable aux personnels pour provoquer l’esprit
de créativité et récompenser les performances individuelles.
49
BOISLANDELLE H.M, « Gestion des ressources humaine dans la PME », Edition ECONOMICA, Paris, 1998, P
139.
41
- Identification et évaluation des compétences clés.
La performance globale désigne le fait de poser un regard sur les enjeux actuels, mais aussi sur
les opportunités d’amélioration et sur la capacité d’évolution de l’entreprise, la recherche d’une
performance globale est un gage de compétitivité, de valorisation et de pérennité. Elle
s’apprécie sous plusieurs angles, la synthèse de la littérature distingue trois dimensions
essentielles de la performance globale :
Cette performance, ça concerne le long terme, l’entreprise peut être en première instance
appréciée par la capacité de cette entreprise à atteindre les buts qu’elle s’est assignés, et ceci en
fonction de ressources dont elle dispose, et des compétences qu’elle a acquises. La performance
stratégique est appréciée par la qualité du système d’excellence. Ce dernier, s’établit au niveau
de la direction générale de l’[Link] présente un ensemble des techniques et pratique
managériales qui garantir le bon fonctionnement de l’entreprise, à l’aide des différentes
informations (communicatives, résultats, situations difficiles) les managers cherchent à établir
des stratégies, dont l’objectif est de trouver un système le plus efficace possible pour atteindre
le degré de performance voulu.
42
de ses capacités à s’adapter aux règles du jeu concurrentiel dans son secteur d’activité. Cette
performance repose sur la logique, selon laquelle I « atteinte d’un résultat donné dépend de la
nature des systèmes concurrentiels. En ce sens, une entreprise ne peut bénéficier de cette
performance que si elle arrive à déceler de façon claire les caractéristiques changeantes les
systèmes concurrentiels liés à son activité. Une fois détecté tous les aspects de la concurrence,
l’entreprise doit anticiper sur les changements du jeu concurrentiel, cela peut se faire par
exemple par la politique de différenciation. En effet, cette anticipation doit être permanente
pour garantir la performance durable de l’entreprise.
a) La performance organisationnelle
En effet, il existe plusieurs définitions y’a pas une définition claire en ce qui concerne la
performance organisationnelle. Elle est exprimée par la “qualité de structuration d’une
organisation, caractérisée certainement par une hiérarchie, sans prendre en compte les relations
sociales et économiques à l’entreprise.
b) La performance sociale
Design l’état des relations sociales au sein d’entreprise, autrement dit, la considération des
employés ainsi que des équipes dirigeantes vis-à-vis de l’entreprise, de leur rapport personnel
et objectif au travail, cette performance se présente comme un moyen d’information sur
l’entreprise, c’est-à-dire qu’elle permet de juger le fonctionnement de l’organisation de
l’entreprise. La performance sociale des entreprises sert à évaluer le bien-être des salariés dans
50
KALIKA M. Cité par : Bertrand Sogbossi Bocco, [Link]. p.119.
51
Idem.P119
43
l’entreprise et s’inscrit dans une optique de développement durable. L’amélioration de ce
bienêtre passe par la résolution des problèmes existants au sein de l’entreprise, tels que
l’absentéisme, les arrêts maladie, le stress, les problèmes relationnels etc.
d) La performance commerciale
Appelée aussi la performance marketing qui est relative à la notion de la satisfaction des clients,
c’est-à-dire le but généralement visé par toute entreprise, est de donner satisfaction aux besoins
des clients en vue d’en tirer des profits. La satisfaction doit être même une préoccupation
permanente des dirigeants du fait qu’elle constitue un pilier de la pérennité financière de
l’entreprise. Cette performance peut être mesurée par les critères quantitatifs (tels que : la part
de marché, le profit, le chiffre d’affaires) ou bien par les critères qualitatifs (tels que : la
satisfaction des consommateurs, leur fidélité, la qualité des produits…).
Pour la durabilité de cette performance, les entreprises doivent développer la qualité et les
moyens mis en œuvre pour l’assurer ainsi qu’elles doivent identifier toutes les actions qui
52
Idem.P119
44
permettent d’offrir la valeur aux clients, et cela, quel que soit son environnement. On dit que
l’entreprise ‘crée de la valeur aux clients’, une fois qu’elle réussit à répondre le plus précisément
possible aux attentes clients sur le marché.
8. La performance logistique
La performance logistique est un concept multiple qui doit être appréhendé d’une façon
transversale et global dans la mesure où les flux ne s’arrêtent pas aux frontières de l’entreprise.
Cette performance logistique consiste à assurer la satisfaction du client en lui livrant des
produits de bonne qualité, en bonne quantité, au bon moment, au bon endroit et en consommant
moins de ressources.
La performance logistique n’est pas perçue comme une simple activité opérationnelle, mais
plutôt comme une variable stratégique et un facteur essentiel pour la satisfaction des
consommateurs53. Pour y arriver, il s’avère essentiel de maîtriser toutes les fonctions
opérationnelles existantes entre les fournisseurs et les distributeurs qui constituent les acteurs
essentiels d’une chaîne logistique, en ce qui concerne la production, l’acheminement,
l’entreposage, le conditionnement et la livraison des produits et des services sur le lieu
d’utilisation ou de consommation.
Dans cette vision et pour ne pas arriver à cette défaillance de l’un des maillons d’une chaîne
logistique, il est nécessaire d’évoquer certaines caractéristiques d’une logistique performante
au long de cette chaîne logistique :
53
I. Gil-Saura et al, 2010
45
Dans le domaine de la distribution, une logistique performante se caractérise par :
C’est en améliorant la performance globale de la chaîne que chaque entreprise pourra améliorer
sa propre performance (et non l’inverse), mais cela suppose que l’entreprise coordonne
efficacement avec ses partenaires. A ses propos, en plus de l’idée de coordination, vient se
greffer la justification stratégique des chaines logistiques, qui est d’établir entre elles un rapport
gagnant-gagnant aux entreprises partenaires, quitte accordé des compensations aux maillons
défavorisés.
• La Fiabilité (c’est la capacité d’un système logistique à fonctionner sans défaillance, sur une
durée déterminée)
• L’Efficacité : qui est l’atteinte des objectifs fixés par le système logistique.
• L’Efficience : qui est la minimisation des moyens pour atteindre ces objectifs fixés par le
système logistique.
• L’Agilité : c’est la vitesse à laquelle le système logistique adapte sa structure de coûts et son
niveau de service.
• L’Intelligence de l’exploitation : ça concerne toutes les fonctions logistiques, tous les moyens
et les informations de chaque fonction du système logistique.
54
[Link], « LA CONTRIBUTION D’UNE LOGISTIQUE PERFORMANTE A LA
PERFORMANCE DE L’ENTREPRISE ». 2019, p185
46
• Le Respect de l’Environnement (Amont, Interne et Aval) par le système logistique.
Il existe plusieurs outils de mesure dont le gestionnaire peut se servir pour mesurer sa
performance logistique. Les principaux outils utilisés sont les suivants:
11.1. Le benchmarking
47
Aujourd’hui les décideurs cherchent à piloter leurs unités, leurs équipes, leurs taches sur un
ensemble de variables et les tableaux de bord sont de plus ou plus utilisés. Mais d’abord qu’est-
ce que le tableau de bord ?
Les principes d’un tableau de bord équilibré reposent sur les points suivants :
- Piloter le fonctionnement (ou processus) d’une entreprise et non pas seulement les résultats
obtenus ;
- Mettre en exergue les liens de cause à effet entre choix opérationnels et résultats ;
- Suivre l’ensemble des déterminants des performances et pas uniquement les paramètres
financiers.
Le modèle SCOR développé par le SCC (Supply Chain Council, 1996) propose un modèle de
référence de processus et un ensemble de métriques associés pouvant être utilisés dans le
développement d’un système d’indicateurs de performance. Le modèle SCOR (Supply Chain
Operation Reference) permet d’avoir une vision sur l’ensemble de la chaîne logistique en
facilitant la représentation des flux physiques, informationnels et financiers allant du
fournisseur du fournisseur au client du client d’une entreprise. Son principal objectif est de
pouvoir offrir un référentiel de comparaison entre entreprises d’un même secteur en termes de
gestion des chaînes logistiques.
En fait, le modèle SCOR décrit des processus du domaine de la Supply chain et met à
disposition :
55
Baglin Marchal (G) et autres, « Management industriel et logistique : conception et pilotage de la supply chain
», Economica, 4 ème édition, Paris, 2005, P150.
48
• Des descriptifs standardisés de processus métiers
Le modèle SCOR repose sur 5 cinq types de macro processus « cœur de métier » qui sont :
• Make (fabrication) : Gérer les activités de production des produits, de tests, de packaging.
Gérer tout le réseau de production. Suivre la conformité à des régulations, etc.
• Deliver (livraison) : Gérer les commandes des clients y compris les expéditions. Facturer les
clients. Installer les produit, les inventorier,…
• Return (les retours) : Gérer le retour des produits suite à des défauts, pour maintenance, etc.
Gérer les expéditions et les modes de transports /enlèvements…
- Le niveau 1 fournit un cadre d’analyse structuré sur la base des processus propres à toute
chaîne logistique.
- Le niveau 2 s’intéresse aux catégories de processus permettant de définir la
configuration de chaque chaîne en accord avec ses activités stratégiques.
- Le niveau 3 décompose chaque processus en éléments plus détaillés permettant
l’identification des flux d’entrées et de sorties, des indicateurs de performance et des
meilleures pratiques pour chacun d’entre eux.
- Le niveau 4 est spécifique à chaque cas d’étude et consiste en le déploiement et la mise
en œuvre des processus et des bonnes pratiques.
49
Figure 4 : modèle SCOR
Source : [Link]
logistique-11_fig3_295562597
- L’axe « performance financière» renferme des indicateurs tels que les prix des produits
ou les coûts des fournitures, les salaires, les coûts de transports, la valeur ajoutée de la
productivité, le taux de rotation de capitaux. En effet, comme nous l’avons noté plus tôt,
56
Kaplan R.S & Norton D.P, « Le tableau de bord prospectif », Edition d’Organisation, Paris, 2003.P21
50
les seuls indicateurs financiers sont relativement faciles à mesurer mais ne fournissent
pas une image assez complète du bon déroulement des activités de la chaîne logistique.
- L’axe « processus interne » renferme des indicateurs tels que les prévisions des ventes,
la qualité de production, la flexibilité de production, les temps de cycles internes. Ces
indicateurs évaluent la performance opérationnelle et ne sont pas liés nécessairement
aux résultats financiers.
- L’axe « clients » renferme des indicateurs qui déterminent la performance orientée client
comme la livraison à temps, le cycle d’exécution de la commande, le taux de satisfaction
client et la conformité d’exécution de la commande.
- L’axe « apprentissage organisationnel » est la dimension la plus difficile à définir, ses
indicateurs quantifient l’efficacité de l’entreprise dans l’intégration de nouvelles
compétences.
51
13. Mesures de la performance globale
Pour savoir si une ou des fonctions de l’entreprise sont performantes, il est d’abord nécessaire
d’identifier clairement son ou ses objectifs. Pour chacun des objectifs, l’exercice consiste à
identifier les éléments charnière qui permettent leurs atteintes. Notons que dans le cas d’une
juxtaposition d’objectifs, il faudra identifier les conditions de réussites.
Une fois les objectifs de l’entreprise fixés, il est indispensable de réaliser des mesures
permettant de s’assurer que ces objectifs sont atteints ou du moins qu’il existe des améliorations
visibles. On appelle l’ensemble de ces mesures « des indicateurs de performances » ou selon le
terme anglais largement rependus dans les entreprises « KPI » (key performance Indicator). Or
réduire une situation ou un processus à des chiffres n’est pas forcément une chose aisée, cela
nécessite de comprendre un flux dans le détail et de sélectionner les éléments pertinents à
mesurer. De plus, ces éléments sont amenés à évoluer dans le temps et peuvent parfois être
contradictoires les uns envers les autres.
La sélection des mesures à réaliser, la façon de collecter les données, la formule mathématique
de calcul, la fréquence, la présentation graphique ou encore le responsable de la mesure sont
autant d’élément qui doivent être réfléchis afin de faire émerger un indicateur pertinent et utile
à l’entreprise. Même s’il est nécessaire de s’inspirer de certains indicateurs classiques du monde
de la supply Chain, appliquer un standard sans réfléchir aux spécificités du flux étudié aura peu
de chance de naitre les améliorations visées57.
Un critère est une valeur définie qui sert de base à un jugement et qui permet de mesurer la
performance. Les critères de performance constituent des repères et permettent aux entreprises
de mener une action en vue d'atteindre un objectif. Alors, les indicateurs de performance d’une
entreprise sont à la fois un outil de mesure de la santé de l’entreprise et un outil d’aide à la
décision. Les critères peuvent être d’ordres quantitatifs ou qualitatifs. Ils sont définis en
fonction des objectifs propres à chaque organisation. En économie, les indicateurs sont des
statistiques construites afin de mesurer certaines dimensions de l'activité économique et leurs
évolutions. Alors, ils se présentent sous forme des informations concrètes, chiffrées et
57
Barbara Lyonnet- Senkel « Supply Chain management, enjeux perspectifs, application corriger », Dunod, 2019
52
opérationnelles qui fournissent des indications, des renseignements sur la valeur d'une grandeur
mesurée58.
Un indicateur de performance est « une donnée quantifiée qui mesure l’efficacité et/ou
l’efficience de tout ou partie d’un processus ou d’un système (réel ou simulé), par rapport à une
norme, un plan ou un objectif, déterminé et accepté dans le cadre d’une stratégie d’entreprise
». En fait, les indicateurs de performance ont deux fonctions : premièrement évaluer et mesurer
les résultats ou les données déjà réalisés, deuxièmement donner l’information aux décideurs ou
aux utilisateurs potentiels pour fixer des objectifs à atteindre dans le futur59. Depuis longtemps,
les entreprises ont utilisé les indicateurs pour évaluer leur performance, notamment à travers
leur comptabilité.
Les indicateurs de performance sont des données permettant aux décideurs d’entreprises à
caractériser une situation évolutive, une action ou les conséquences d’une action de façon à les
évaluer et à comparer leur état à différentes dates60.
58
Dictionnaire Larousse
59
Bhagwat, R., et Sharma, M. (2007). Performance measurement of supply chain management : A balanced
scorecard approach..
60
NOYES D et al, 2007
53
TROISIEME PARTIE :
CADRE ANALYTIQUE
54
CHAPITRE 5 : PRESENTATION ET ANALYSE DES DONNEES DU TERRAIN
Commentaire : De façon générale, ce tableau statistique indique que l'enquête a été réalisée
auprès d'une population cible de 125 personnes, avec un taux de réponse de 59,2%. Ainsi cela
constitue une base solide pour notre analyse.
Masculin 20 83,33%
Féminin 4 16,66%
Total 24
Cadres 4 16,66%
55
Employés 12 50%
Total 24
Commentaire : Le tableau statistique révèle une prédominance des employés dans notre
population d'enquête, représentant 50%, tandis que les agents de maîtrise constituent 33,33% et
les cadres 16,66%. Cette répartition met en évidence une concentration significative dans la
catégorie des employés.
Particuliers 45 90%
Entreprises 5 10%
Total 50
Commentaire : D’après ce tableau, 90% des clients sur lesquels nous avons enquêtés sont des
particuliers et 10% sont des entreprises. Cette répartition indique que la clientèle est
principalement constituée de clients individuels, ce qui peut influencer le service client pour
mieux répondre leurs besoins spécifiques.
56
2/ Comment se déroule les activités Le service d'achat et d'approvisionnement est responsable de
de la chaine logistique des l'importation des carrelages à l'international, principalement en
carrelages dans la société provenance d'Italie et d'Espagne. Après avoir identifié les besoins,
CERATECH SARL? le service passe commande en envoyant un bon de commande aux
fournisseurs, indiquant les types de carrelages, les quantités
souhaitées et les conditions d’achat.
Suivi de la commande : Une fois le contrat signé, l'entreprise
organise le transport et attend l'arrivée des carrelages.
Réception de la commande : Lorsque les marchandises arrivent au
port, l'entreprise procède au dédouanement et au paiement de la
marchandise, puis à l'enlèvement des produits importés.
Le service de stockage prépare l'arrivée des carrelages importés et
les documents de stockage correspondants. Il reçoit les
marchandises avec un bon de livraison, vérifie leur conformité
avant de les entreposer.
Le service commercial s'occupe du traitement des commandes
clients, gérant la vente, la livraison, le SAV et les
retours/réclamations.
3/ Comment est-ce que vous La société CERATECH SARL est en collaboration avec des
choisissez vos fournisseurs de fournisseurs en Espagne et Italie. Ainsi, pour la sélection du
carrelages ? fournisseur, CERATECH mise sur les facteurs : « qualité du
produit » « le prix du produit » et « la notoriété du fournisseur ».
Le processus de sélection inclut le lancement d’un appel d’offres,
l’évaluation des fournisseurs, la négociation et la validation des
offres, et la signature du contrat.
4/ À quelle fréquence votre La société CERATECH SARL n’a pas une date fixe pour la
entreprise achète des carrelages en passation des commandes. Le réapprovisionnement se fait qu’en
Italie ou Espagne ? fonction des besoins exprimés et des informations issues du
stockage. Par conséquent, l’entreprise s’approvisionne
fréquemment car la demande est trop forte.
57
5/ Quelle est la méthode que vous A ce sujet, il y’a plusieurs méthode de valorisation de stock mais
utilisez pour la valorisation de vos la société CERATECH SARL utilise « FIFO », en raison de sa
stocks ? simplicité d’utilisation.
6/ Existe-il un tableau de bord Non, l’entreprise ne possède pas un tableau de bord logistique,
logistique dans la société ? bien que cela puisse aider à améliorer sa performance.
7/ Avez-vous un logiciel qui vous aide Non, nous n’avons pas de logiciel pour gérer la chaine logistique.
dans la gestion de vos Le niveau des stocks qui déterminent le plus souvent le moment
approvisionnements et de stocks ? exact où CERATECH SARL doit passer ses commandes.
8/ Quel est l’objectif fixé par le L’objectif visé par le département logistique est de devenir une
département logistique de la société référence sur le marché de la vente des carrelages au Sénégal et
CERATECH SARL ? aussi de satisfaire un maximum de demande. Nous avons aussi
l’ambition d’étendre notre activité au-delà des frontières
Sénégalaises.
9/ la gestion de la logistique Oui, la logistique joue un rôle crucial dans l’amélioration de notre
contribue-t-elle à l’évolution du CA ? chiffre d’affaires.
10/ quels sont les défis auxquels la Parmi ces défis, nous pouvons citer : la bonne coordination des
société peut faire face dans la gestion expéditions internationale, la gestion des délais de livraison, la
de la chaine logistique? conformité aux règlementations douanière, le stockage et la
gestion de la satisfaction des clients.
Synthèse des résultats issus des entretiens : La société CERATECH SARL dispose d'un
département logistique rattaché à la direction générale, comprenant trois services:
achat/approvisionnement, stockage et commercial. Ce département, dirigé par un responsable
logistique, centralise 90% des activités de l'entreprise. Les activités logistiques de CERATECH
impliquent l'importation de carrelages principalement d'Italie et d'Espagne, avec des processus
bien définis pour la passation des commandes, le suivi, la réception, et le stockage des produits.
La gestion des commandes clients et des retours est assurée par le service commercial.
58
réapprovisionnements ne suivent pas un calendrier fixe mais se font selon les besoins exprimés
et les niveaux de stock, étant fréquents en raison de la forte demande. Pour la valorisation des
stocks, CERATECH utilise la méthode FIFO pour sa simplicité.
Satisfait 15 62,5%
Total 24
Commentaire : ce tableau statistique sur l'évaluation des fournisseurs montre que la majorité
des répondants sont satisfaits des fournisseurs, avec 62,5% (15 sur 24) exprimant leur
satisfaction et 20,83% (5 répondants) sont très satisfaits. Cependant, 16,66% (4 répondants) ne
sont pas satisfaits, ce qui signale des problèmes ou des lacunes qui nécessitent une attention
particulière.
59
Tableau 9 : Appréciation des délais d’approvisionnement
Commentaire : de ce tableau statistique il ressort qu'aucun répondant n'a exprimé être très
satisfait des délais d'approvisionnement. La majorité des répondants, soit 58%, ont indiqué être
non satisfaits, tandis que 41% se sont déclarés satisfaits. Ces résultats suggèrent des défis dans
la gestion des délais d'approvisionnement qui nécessitent une attention particulière pour
améliorer la satisfaction des clients et optimiser les performances de la chaîne logistique.
60
Commentaire : ce tableau nous montre une répartition variée des réponses concernant
l'évaluation de la méthode de valorisation des stocks dans l'entreprise. La majorité (62,5%) la
considère comme fiable, près d'un tiers (29,16%) la juge non fiable, avec seulement 8,33% la
trouvant très fiable. Ces résultats soulignent la nécessité d'une évaluation approfondie pour
garantir l'exactitude et la fiabilité de cette méthode, cruciale pour une gestion efficace des stocks
et la santé financière de l'entreprise.
Importante 0 0
Non importante 0 0
Total 24
Synthèse des résultats des questionnaires : ces résultats montrent des aspects positifs et
négatifs de la performance logistique de CERATECH SARL. Si la qualité des fournisseurs est
globalement bien perçue, les délais d'approvisionnement et les coûts logistiques sont des
domaines de préoccupation majeure. La méthode de gestion des stocks est considérée comme
généralement fiable, bien qu'il existe des doutes sur sa fiabilité. L'importance cruciale de la
logistique est unanimement reconnue, soulignant la nécessité d'optimiser ces processus pour
renforcer la satisfaction client et améliorer les performances globales de l'entreprise.
61
Figure 6 : Evaluation de la performance logistique de la supply chain de
CERATECH SARL
Insatisfait Satisfait Très satisfait
Tableau 12
Tableau 11
Tableau 10
Tableau 9
Tableau 8
0 20 40 60 80 100 120
Satisfait 15 30%
Total 50
Commente : ce tableau indique un haut niveau de satisfaction concernant la qualité des produits
de CERATECH SARL. En effet, 60% des répondants se déclarent "très satisfaits", tandis que
62
les 30% restants se disent "satisfaits". Toutefois, 10% des clients expriment une insatisfaction,
ce qui indique qu'il existe encore des marges de progression.
Satisfait 10 20%
Total 50
Commente : ce tableau révèle que la majorité des clients ne sont pas satisfaits. Sur les 50
répondants, 70% (35 personnes) se déclarent insatisfaits. 20% (10 personnes) sont satisfaits et
seulement 10% (5 personnes) se disent très satisfaits. Ces résultats indiquent que le service-
après-vente nécessite des améliorations significatives pour répondre aux attentes des clients et
améliorer leur satisfaction globale.
Les produits cherchés sont toujours disponible quand vous passez la Nombre %
commande ?
Satisfait 15 30%
Total 50
63
indiquent que CERATECH SARL éprouve des difficultés importantes à maintenir un inventaire
adéquat pour répondre à la demande des clients.
Satisfait 10 20%
Total 50
Satisfait 5 10%
Total 50
Commente : ce tableau montre une forte insatisfaction parmi les clients. Seulement 10% des
répondants se disent "très satisfaits" et 10% se déclarent "satisfaits", tandis que 80% des clients
ne sont "pas satisfaits" du service de livraison. Cette majorité significative d'insatisfaction
indique que les clients rencontrent probablement des problèmes importants tels que des retards
de livraison.
64
Figure 7 : Evaluation de la satisfaction des clients de CERATECH SARL
Très satisfait Satisfait Pas satisfait
Livraison
Rétours de produits/réclamations
SAV
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
• Nombre total de réponses = 50 (Très satisfait) + 55 (Satisfait) + 145 (Pas satisfait) = 250
• Proportion des réponses "Pas satisfait" = 145 / 250
• Taux d'insatisfaction = (145 / 250) * 100 = 58%
Synthèse : Le taux global d'insatisfaction est de 58%, ce qui indique que plus de la moitié des
répondants sont mécontents des services ou produits fournis par CERATECH SARL. Ce niveau
élevé d'insatisfaction suggère des problèmes significatifs dans la chaîne logistique ou le service
client.
65
Ce résultat reflète des domaines où l'entreprise excelle, comme la qualité des produits (avec une
majorité de clients très satisfaits), mais également des domaines nécessitant des améliorations
significatives, comme le service après-vente et la disponibilité des produits. Pour améliorer ce
taux, CERATECH SARL doit se concentrer sur les aspects de sa logistique qui génèrent de
l'insatisfaction parmi ses clients.
L'analyse SWOT est un outil d'analyse stratégique qui permet à l'entreprise de réaliser un
diagnostic externe et un diagnostic interne afin d'identifier des forces / faiblesses et des
opportunités / menaces. Au regard de l’analyse des données recueillis sur le terrain nous
pouvons dégager les points suivants :
FORCES FAIBLESSES
OPPORTUNITES MENACES
66
CHAPITRE 6 : PISTES DES RECOMMANDATIONS
Selon Madeleine GRAWITZ : « l’hypothèse est une proposition de réponse à la question posée.
Elle tend à formuler une relation entre des faits significatifs même plus ou moins précis, elle
aide à sélectionner les faits observés. Ceux-ci rassemblés, elle permet de les interpréter, de leur
donner une signification qui, vérifiée, constituera un élément passible de début de théorie ».
D'après les informations collectées et l’analyse des réponses obtenues grâce à nos outils de
recherche chez CERATECH SARL, nous pouvons vérifier nos hypothèses de départ :
67
H2 : Les clients de CERATECH Le taux global d'insatisfaction est de 58%, ce Confirmée
SARL ne sont pas satisfaits de ses qui indique que plus de la moitié des
produits et services. répondants sont mécontents des services ou
produits fournis par CERATECH SARL.
2. Recommandations
Au terme de notre travail de recherches, nous sommes permis de proposer ces solutions
suivantes :
68
CONCLUSION
Notre travail avait pour objectif d’analyser la chaîne logistique de la société CERATECH
SARL et de proposer des mesures pour en améliorer la performance. Pour ce faire, nous avons
subdivisé notre étude en trois grandes parties : dans la première partie, nous avons abordé les
cadres théorique et méthodologique ; dans la seconde partie, nous avons discuté des cadres
organisationnel et conceptuel ; enfin, nous avons terminé avec le cadre analytique, où nous
avons vérifié nos hypothèses et proposé des recommandations.
En effet, la gestion de la chaîne logistique au sein de « CERATECH SARL » est assurée par le
département de la logistique et ce dernier est d’une importance vitale. L’atteinte de la
performance optimale par l’entreprise, se repose sur le pilotage efficace et efficiente de toute la
chaîne, aussi sur sa capacité a effectué des améliorations de chaque fonction qui impactera
davantage sur les coûts, la qualité ainsi que les délais, dans le but est d’augmenter la satisfaction
chez le client final et l’atteinte des objectifs prévus.
Par ailleurs, la logistique compte de nos jours parmi les leviers déterminants du devenir des
organisations car sa performance influence significativement la performance globale des
entreprises et leurs compétitivités. Pour s’en servir judicieusement pour cette fin, il est
primordial de pouvoir la cerner dans ses différents aspects et s’en approprier notamment les
sources génératrices de la performance logistique.
Actuellement, la supply chain management prend de plus en plus de l’ampleur dans les travaux
de recherche en sciences de gestion, elle figure parmi les concepts les plus intéressants à étudier.
Notre travail n’est qu’une modeste contribution à cette thématique qui mérite d’être encore
traitée sous d’autres angles.
69
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. Ouvrages
- Barbara Lyonnet- Senkel, Supply Chain management, enjeux perspectifs, application
corrigé, Dunod, 2019
- Bhagwat, R., et Sharma, performance measurement of supply chain management : A
balanced scorecard approach, (2007).
- Botta-Genoulaz, Khader, Rekik, Impact de la technologie RFID sur le management des
chaines logistiques : une revue de littérature, (2011).
- Cépaduès, Berrah, l’indicateur de performance, concepts et applications, (2002)
- Christian Vial, la Logistique Globale: Conception et Pilotage de la Supply Chain,
- Clément Sambou, Joseph Gniaka Kama, Souleymane Bousso, Fulgence Mansal, la
pérennité des PME au Sénégal : exploration des déterminants selon la taille de
l’entreprise,
- DANIEL Tixier, HERVE Mathe et COLINE Jaques, La logistique au service de
l’entreprise : Moyen, mécanisme et enjeux, édition DUNOD, paris, 1983
- David DORIOL, Thierry SAUVAGE, Management des achats et de la supply chain
- Eric CAUVIN et Pierre Laurent BESCO, L’évaluation des performances dans les
entreprises française : une étude empirique,
- Hugues Charbonneau, Supply Chain Management: Concepts, Outils, Applications,
- Jean-Paul Rodrigue, la Logistique et le Transport: Géographie et Transport,
- Management Logistique, Gilles Paché
- Martin BEAULIEU et Jacques ROY, optimisation de la chaine logistique et productivité
des entreprises, (2009)
- Michel Fender, Yve Pimor, logistique: Production, Approvisionnement, Distribution,
- Philippe-Pierre Dornier, logistique et Management de la Chaîne Logistique,
- Pierre Mohnen, logistique et Supply Chain Management: Une Approche Intégrée,
- Pierre-Yves Bard, logistique et Supply Chain Management,
- Rapport annuel sur les travaux relatifs au développement durable à l’OCDE, 2005
- Rémy LE MOINGNE, Supply chain management achat, production, logistique,
transport, vente, Dunod, paris 2013
- Taiichi Ohno, Toyota Production System: Beyond Large-Scale Production
70
2. mémoires et articles
- La chaine logistique internationale : Cas de l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIES,
IDINARENE AHMED
- La performance logistique d’une entreprise Cas : SARL Ifri, LOUCHATI Farid et
DJEDDOU Abdelbak, mémoire de master, 2017
- La pratique en gestion des stocks, Pierre ZERMANI
- La SCM comme levier d’amélioration de la performance de l’entreprise,
OUHAMMOUHE Juba et IBOUCHOUKENE Menana.
- MANAGEMENT DES RISQUES ET LA PERFORMANCE LOGISTIQUE : CAS DE
NESTLE SENEGAL, AISSATA CISSE, mémoire de master en SCM, 2021
- Performance logistique et développement de l’entreprise, recherche effectuée par
BURMEISTER A., DJELLAL F. et MEUNIER
- Revue de Littérature du Concept « Performance Logistique » : Un Essai de Synthèse,
Alae El Bakkouri, Docteur en Sciences de gestion Université Ibn Zohr, Agadir, Maroc
3. Webographie
- https//[Link]
- https//[Link]
- [Link]
- [Link]
- [Link]
- Investir au pays, site officiel du Ministère de l’Economie du Plan et de la Coopération :
[Link]
- Modèle SCOR : [Link]
SCOR-dune-chaine-logistique-11_fig3_295562597
71
TABLE DES MATIERES
DEDICACES ..........................................................................................................................I
RESUME .................................................................................................................................VII
ABSTRACT ............................................................................................................................VIII
SOMMAIRE ...........................................................................................................................IX
INTRODUCTION ...................................................................................................................1
1. Problématique ..............................................................................................................6
2. Revue critique de la littérature .....................................................................................8
3. Les objectifs de recherche ...........................................................................................12
3.1. Objectif général ..........................................................................................................12
3.2. Objectifs spécifiques ..................................................................................................12
4. Les hypothèses de recherche .......................................................................................12
[Link]èse générale .....................................................................................................13
[Link]èses spécifiques ...............................................................................................13
5. Pertinence et justification du choix du sujet ................................................................13
CHAPITRE 2 : CADRE METHODOLOGIQUE ...................................................................14
72
3.3. La grille d’observation ...............................................................................................17
4. Echantillonnage ...........................................................................................................17
5. Mode de traitement des données .................................................................................18
6. Déroulement de l’enquête de terrain ...........................................................................18
7. Les difficultés rencontrées ou les limites du sujet .......................................................18
DEUXIEME PARTIE : CADRES ORGANISATIONNEL ET CONCEPTUEL ..................20
73
[Link] stockage ..................................................................................................................34
74
7.5.3. La performance socio-économique .......................................................................43
2. Recommandations .......................................................................................................68
CONCLUSION .......................................................................................................................69
75
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................70
ANNEXE 1 .............................................................................................................................78
ANNEXE 2 .............................................................................................................................79
ANNEXE 3 .............................................................................................................................80
76
LISTE DES ANNEXES
77
Annexe 1 : Guide d’entretien avec le responsable logistique de
CERATECH SARL
Nom et prénom :
Statut professionnel :
QUESTIONS REPONSES
1/ Comment est organisé le département
logistique dans la société CERATECH
SARL ?
2/ Comment se déroule les activités de la
chaine logistique des carrelages dans la
société CERATECH SARL ?
3/ Comment est-ce que vous choisissez vos
fournisseurs de carrelages ?
4/ À quelle fréquence votre entreprise achète
des carrelages en Italie ou Espagne ?
5/ Quelles sont les méthodes que vous
utilisez pour la valorisation des stocks ?
6/ Existe-il un tableau de bord logistique
dans la société ?
7/ avez-vous un logiciel qui vous aide dans la
gestion de vos approvisionnements et
stocks ?
8/ Quel est l’objectif fixé par le département
logistique de CERATECH SARL ?
9/ la gestion de la logistique contribue-t-elle
à l’évolution du CA ?
10/ quels sont les défis auxquels la société
peut faire face dans la gestion de la chaine
logistique ?
78
Annexe 2 : Questionnaire soumis aux personnels de CERATECH
SARL
Statut professionnel :
79
Annexe 3 : Questionnaire soumis aux clients de CERATECH SARL
3/ les produits cherchés sont toujours disponible quand vous passez la commande ?
80