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Le document traite de l'équilibre vertical d'un gaz à température ambiante en utilisant la loi des gaz parfaits pour déterminer le volume molaire et les relations entre pression, densité et hauteur. Il aborde également l'étude de l'équilibre de sédimentation des grains dans un fluide, en tenant compte des forces en présence et en établissant des équations différentielles pour modéliser le mouvement et la concentration des particules. Les résultats montrent que l'agitation thermique des molécules dans un gaz est prépondérante par rapport à l'effet de la pesanteur.

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Le document traite de l'équilibre vertical d'un gaz à température ambiante en utilisant la loi des gaz parfaits pour déterminer le volume molaire et les relations entre pression, densité et hauteur. Il aborde également l'étude de l'équilibre de sédimentation des grains dans un fluide, en tenant compte des forces en présence et en établissant des équations différentielles pour modéliser le mouvement et la concentration des particules. Les résultats montrent que l'agitation thermique des molécules dans un gaz est prépondérante par rapport à l'effet de la pesanteur.

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Mines Ponts Physique 1 2021 15

Mines Ponts Physique 1 PC 2021


Corrigé

I Équilibre vertical d’un gaz à la température ambiante

 1 On choisit comme estimation de la température ambiante T0 et la pression atmosphérique


P0 :
T0 = 3 · 102 K et P0 = 1 · 105 Pa
On utilise la loi des gaz parfaits pour déterminer le volume molaire, d’abord sous forme
littérale :
RT0
Vm =
P0
puis numériquement :

8, 3 × 3 · 102 25 · 102
Vm =  ⇐⇒ Vm = 2 · 10−2 m3 · mol−1
1 · 105 1 · 105
Notons N le nombre de molécules présentes dans le récipient. Le volume total V du réci-
pient et le volume Vsphères occupé par l’ensemble des sphères s’écrivent respectivement :

N 4
V= Vm et Vsphères = N × πR3m
NA 3
Le rapport de ces deux volumes vaut :

Vsphères 4πR3m NA
r= =
V 3Vm
On le détermine numériquement :
 3
4 × 3 × 10−10 × 6 · 1023 24 · 10−7
r = ⇐⇒ r  1 · 10−4
3 × 2, 5 · 10−2 2, 5 · 10−2

Commentaires
On respecte la consigne de l’énoncé qui demande de ne donner le résultat d’une applica-
tion numérique qu’avec un seul chiffre significatif. Notez tout de même qu’il est parfois
préférable, pour éviter les erreurs d’arrondi, de garder deux chiffres significatifs au cours
du calcul (à condition que ça ne complique pas trop les choses, c’est à vous de juger).
C’est pour la même raison que l’on a utilisé la valeur non-arrondie Vm = 2, 5 m3 · mol−1
pour calculer le rapport r.

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16 Corrigé

 2 Un gaz est parfait si :


— on peut négliger le volume propre des molécules,
— on peut négliger toute interaction à distance entre les molécules.
Chaque molécule occupe environ 0, 01% du volume moyen disponible, la première
hypothèse est correcte. La distance moyenne qui sépare deux molécules est de l’ordre de :
 1
Vm 3 1
L∼ ∼ r− 3 Rm > 1 nm
NA

soit plus de dix fois supérieure à la taille caractéristique d’une molécule. Dans ces
conditions, il est correct de négliger les interactions intermoléculaires car leur intensité
décroît rapidement avec la distance. On peut adopter le modèle du gaz parfait dans
les conditions normales de température et de pression.

Commentaires
Généralement, les interactions entre molécules sont dipolaires avec une décroissance
typique en 1/r6 (interactions de Van der Waals). Dans un gaz, les distances intermolécu-
laires sont telles qu’on peut le plus souvent négliger ces interactions.

 3 Puisqu’on néglige toute interaction entre molécules, l’énergie potentielle dont il est ques-
tion ici est l’énergie potentielle de pesanteur. L’énergie cinétique et l’énergie potentielle
s’expriment ainsi :
1
Ecm = mm v2 et E pm = mm gz
2
En moyenne sur l’ensemble des particules :
  
Ecm  = 1 mm v2 = 3 kB T0
2 2
E  = m g h
pm m 2

On compare ces deux énergies entre elles :

E  3k T 3RT0
 cm  = B 0 =
E pm m m gh Mgh

En ordre de grandeur, on prend h = 1 m. Numériquement, ce quotient vaut :

E  3 × 8 × 3 · 102
 cm  = = 2 · 104
E pm 30 · 10−3 × 10 × 1

Cet ordre de grandeur montre que l’effet de l’agitation thermique est prépondérant
devant celui de la pesanteur. Par conséquent, les molécules sont distribuées de manière
à peu près uniforme dans l’ensemble du récipient et ne se regroupent pas au fond.

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Mines Ponts Physique 1 2021 17

Commentaires
Quand vous devez comparer deux grandeurs de même dimension entre elles pour
déterminer si l’une est négligeable devant l’autre, il convient de calculer le quotient de
ces deux grandeurs. 
On a utilisé la relation classique du cours sur le gaz parfait : 12 mu2 = 32 kB T où u = v2 
est la vitesse quadratique moyenne des molécules du gaz.

 4 D’après la loi des gaz parfaits :

P(z)M
ρ(z) =
RT0
z

S
On étudie l’équilibre d’une tranche de gaz de section z + dz
S et de hauteur dz. On projette la résultante fondamen- z
tale de la dynamique sur ez :
dP
0 = P(z)S−P(z+dz)S−ρ(z)gSdz ⇐⇒ = −ρ(z)g
dz

En utilisant l’expression de ρ(z) déterminée plus haut, on aboutit à l’équation différen-


tielle linéaire du premier ordre suivante :

dP Mg
+ P=0
dz RT0

 5 La solution de l’équation différentielle, avec la condition limite P(z = 0) = P0 , vaut :


 
Mgz RT0 kB T0
P(z) = P0 exp − = P0 A(z) avec H= =
RT0 Mg mm g

On détermine numériquement la hauteur caractéristique :

8 × 3 · 102
H= = 8 · 103 m
3 · 10−2 × 10

Dans le récipient, sur une hauteur h de l’ordre du mètre, on peut évaluer la variation de
pression en écrivant l’équation différentielle sous forme approchée autour de z = 0 :

∆P P0 ∆P h 1
 ⇐⇒   ∼ 10−4
h H P0 H 8 · 103
La variation relative de pression dans le récipient, entre le fond et le sommet, est de
l’ordre de 0, 01%. Elle n’est pas détectable avec un manomètre usuel.

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18 Corrigé

Si le récipent était rempli d’eau liquide, on considérerait alors que la masse volumique est
indépendante de l’altitude (modèle de la phase condensée incompressible et homogène).
La variation de pression s’écrirait alors :

∆P ∆P µe gh 1 · 103 × 10 × 1
= µe g ⇐⇒ = = = 0, 1
h P0 P0 1 · 105
Avec un liquide, la variation relative de pression serait de l’ordre de 10%. Elle serait
détectable avec un manomètre usuel.

 6 La fonction E(z) s’écrit :


E(z) = mm gz

Il s’agit de l’énergie potentielle de pesanteur d’une molécule. A(z) est le facteur de


Boltzmann, qui décrit les variations de pression (et donc de densité) du gaz avec l’altitude.
Dans ce facteur, le quotient des deux énergies E(z) et kB T0 traduit la compétition entre
deux effets antagonistes :
— la pesanteur qui tend à plaquer toutes les particules au sol,
— l’agitation thermique qui tend à distribuer uniformément les molécules dans
l’ensemble du volume disponible.
Si l’on considère une tranche de gaz de hauteur h telle que E(h)  kB T0 (c’est-à-dire
h  H) alors on pourra considérer que les molécules sont réparties uniformément. À
l’inverse, si l’on étudie le gaz sur une échelle verticale telle que E(h)  kB T0 (ou h  H),
on pourra considérer que les molécules sont quasiment toutes situées à proximité du fond.

Commentaires
D’un point de vue statistique, on peut montrer que pour un système dont l’énergie E
peut varier de manière continue, la probabilité que l’énergie soit comprise entre E et
E + dE est proportionnelle au facteur de Boltzmann
 
E
exp −
kB T

On retrouve ce facteur dans de nombreux domaines de la physique (ou la chimie), on


verra notamment qu’il intervient dans l’expérience de sédimentation de Jean PERRIN.

 7 Toujours d’après la loi des gaz parfaits, la concentration est proportionnelle à la pression
P(z) du gaz :
P(z) P0
cg (z) = = cg0 A(z) avec cg0 =
RT0 RT0

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Mines Ponts Physique 1 2021 19

II Étude d’un équilibre de sédimentation

 8 Chaque grain est soumis à :


— la poussée d’Archimède Π = −µeVbg,
— son poids P = mbg,
— la force de viscosité f = −αv.

 9 On applique le principe fondamental de la dynamique à un grain dans le référentiel


terrestre supposé galiléen, projeté sur ez :
 
dv dv α µe
−mb = µeVb g − mb g + αv ⇐⇒ + v = g 1−
dt dt mb µb

La solution générale de cette équation différentielle est :


   
αt mb g µe
v(t) = A exp − + 1−
mb α µb

où A est une constante d’intégration. Les grains sont lâchés sans vitesse initiale donc
v(0) = 0. Avec cette condition initiale, la vitesse s’écrit sous la forme :
   
mb g µe αt
v(t) = 1− 1 − exp −
α µb mb

mb
En régime permanent (t  α ), la vitesse est quasi-constante, égale à :
   
mb g µe m∗ g µe
v = 1− = avec m∗ = mb 1 −
α µb α µb

Dans une situation où l’on pourrait négliger la poussée d’Archimède, la vitesse limite
serait égale à v = mαb g . Le résultat que l’on vient d’établir signifie que prendre en
compte l’effet de la poussée d’Archimède revient, dans la modélisation, à remplacer
la masse mb par la « masse apparente » m∗ .
La durée caractéristique du régime transitoire vaut :

mb 4, 1 · 10−17
τ= =  9 · 10−9 s
α 4, 5 · 10−9

Numériquement, la vitesse limite vaut :


   
µe −9 1 0, 2 × 9 · 10−8
v = gτ 1 − = 10 × 9 · 10 × 1 − 
µb 1, 2 1, 2

⇐⇒ v  1 · 10−8 m · s−1

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20 Corrigé

Commentaires
Quand vous appliquez un théorème de la mécanique, n’oubliez pas de préciser le
référentiel d’étude et son caractère galiléen si c’est le cas. Dans cette question, il faut
être vigilant au niveau des signes. L’énoncé propose une expression pour la projection
du vecteur vitesse et il convient d’en tenir compte dans la suite des calculs. Par exemple :

dv d dv(t)
a = ez ) = −
= (−v(t) ez
dt dt dt

 10 On détermine la dimension des vecteurs jc et je en écrivant jc (z) = −c(z)v ez sous la
forme d’une équation aux dimensions :

[ j] = [c] · L · T−1 = L−2 · T−1

Ces grandeurs s’expriment en m−2 · s−1 . On détermine D en écrivant l’équation de


définition de jn (z) sous la forme d’une équation aux dimensions :

L−3
L−2 · T−1 = · [D] ⇐⇒ [D] = L2 · T−1
L

D s’exprime en m2 · s−1 . À l’équilibre macroscopique, la quantité de sphères situées à


l’intérieur d’une tranche de récipient de section S comprise entre z = 0 et une altitude z
quelconque se conserve au cours du temps. Comme il n’y a pas de flux à travers la section
z = 0 (on est au fond du récipient), le bilan de sphères sur cette tranche, entre deux dates
t et t + dt, s’écrit ainsi :

dN = 0 = − jn (z)Sdt − jc (z)Sdt ⇐⇒ jc + jn = 0

Cette relation conduit à l’équation différentielle suivante :

dc v
+ c=0
dz D

Avec la condition limite c(z = 0) = c0 , la solution vaut :

D 6πηRb D
c(z) = c0 A(z) avec Hb = =
v m∗ g

Commentaires
Attention, contrairement à la partie précédente, c(z) désigne une densité particulaire
et pas une concentration molaire. C’était bien précisé dans l’énoncé et il fallait y être
vigilant. On reconnaît pour D la dimension d’un coefficient de diffusivité.

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Mines Ponts Physique 1 2021 21

 11 La résultante de la poussée d’Archimède et du poids est équivalente au poids de la masse


apparente :
Π + P = m∗g

Cette force résultante est la seule qui est conservative (la force de viscosité, bien sûr, ne
l’est pas), et son énergie potentielle associée (on choisit arbitrairement l’origine en z = 0)
est :
E p∗ (z) = m∗ gz

Selon cette expression, la grandeur D vérifie :

1 1 kB T0
= ⇐⇒ D =
kB T0 6πηRb D 6πηRb

 12 La quantité totale de grains est reliée à la densité c(z) par l’intégrale :


 +∞  +∞  
z
N= c(z)Sdz = c0 S exp − dz
0 0 Hb

Le calcul de l’intégrale aboutit à :

N
N = c0 SHb ⇐⇒ c0 =
SHb

 13 À condition de pouvoir supposer c(z) à peu près uniforme sur l’épaisseur e choisie, on
peut écrire que :
z
n(z) = c(z)Se ⇐⇒ ln [n(z)] = − + ln(c0 Se)
Hb
En théorie, la relation entre ln n et z est affine, ce qui semble confirmé par les résultats
expérimentaux rassemblés sur le graphe de la figure 1. Par identification, le coefficient
directeur de la droite de régression doit être égal à −1/Hb . On en déduit que :

1000
Hb =  4 · 101 µm
24

La hauteur du récipient utilisée par Jean PERRIN est environ 2,5 fois plus élevée que
la hauteur caractéristique. C’est suffisant pour pouvoir observer une diminution notable
de la concentration des sphères entre le fond et le sommet. En effet, à cette échelle, la
concentration au sommet est environ dix fois plus faible que c0 .

 14 À partir de la valeur de Hb , il est possible de remonter à celle de la constante de Boltz-


mann :
m∗ gHb Vb (µb − µe )gHb
kB = =
T0 T0

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22 Corrigé

On la détermine numériquement :

3, 4 · 10−20 × 2 · 102 × 10 × 4 · 10−5 27 · 10−22


kB =  ⇐⇒ kB = 9 · 10−24 J · K−1
3 · 102 3 · 102
Les causes d’erreur sont principalement liées à la difficulté de compter les sphères. Celles-
ci sont en mouvement incessant (le mouvement brownien !) ce qui doit rendre le comptage
très délicat, d’autant plus que, au vu de leur taille, elles doivent être observées à travers un
instrument d’optique. Le comptage repose aussi sur le choix de l’épaisseur e, qui doit être
exactement la même pour chaque tranche. Encore une fois, à l’échelle de quelques microns
et avec des sphères en mouvement, il doit être difficile de s’assurer que l’épaisseur est la
même pour chaque comptage. L’hypothèse selon laquelle c(z) est uniforme à l’échelle de
e est criticable (tout dépend de la valeur de e, que l’on ne connaît pas). Cette méthode
de comptage introduit un biais dans le mesurage qui peut avoir un effet sur les valeurs
obtenues. Enfin, le nombre total de sphères (N = 13 000) est certes élevé, mais sur une
tranche de petite épaisseur, la quantité est beaucoup plus faible. Sur le graphe de la figure
1, on constate que n varie d’environ une centaine pour z  0 à une dizaine pour z  100 µm.
Avec une quantité si faible, il est probable que les valeurs mesurées soient soumises à des
fluctuations statistiques sensibles.

Commentaires
Prenez garde à bien répondre à la question posée. Une réponse (vue fréquemment dans
des compte-rendus de TP) du type : « il y a une erreur sur n(z) » n’identifie pas la cause
de l’erreur.

III Le modèle de LANGEVIN

 15 On applique le principe fondamental de la dynamique à un grain dans le référentiel


terrestre supposé galiléen :

dv dv α Fc


mb = −αv + Fc ⇐⇒ + v = (EL )
dt dt mb mb

En l’absence de la force Fc , la vitesse décroît exponentiellement sur une durée environ
égale à 5mb /α  5 · 10−8 s. Le mouvement s’atténue très rapidement.

 16 On calcule la dérivée du produit xv :

d(xv) dv dv d(xv)
= x + v2 ⇐⇒ x = − v2
dt dt dt dt

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