Speciales VF1815
Speciales VF1815
Le Retour de l'Empereur
16 et 18 juin, 1815
Ligny
Quatre-Bras
Waterloo (Mont Saint Jean)
Wavre
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Situation historique ....................................... 2
1- Scénario Historique .................................. 5 Situation historique
2- Le Duc contre-attaque ............................... 6
3- Ney plus jeune de dix ans ......................... 7 Probablement une des batailles, sinon la
4- Le Pari du Prince d’Orange....................... 7 bataille, les plus connues de l’Histoire,
5- d’Erlon à la rescousse ............................... 7 Waterloo (appelée Mont St Jean par les
1- Scénario Historique .................................. 9 Français et La Belle Alliance par les
2- La Victoire en chantant ........................... 10 Prussiens) est le point culminant de la
3- Vandamme Attaque ................................ 12 dernière tentative de Napoléon de garder le
4- Ligny en flammes ................................... 12 pouvoir en France.
5- Contenir Thielmann ................................ 13 Le débarquement de Napoléon sur les côtes
6- L’attaque de la Garde .............................. 13 de France près de Cannes le Premier Mars
7- Le quatrième corps prussien ................... 13 1815 déclencha une onde de choc jusqu’à
8- La manœuvre de d’Erlon ........................ 14 Vienne où les diplomates, politiciens, chefs
9- Mouton n’est pas oublié......................... 14 d’états couronnés se disputaient les dépouilles
10- Embouteillages ..................................... 14 de l’Empire. Le congrès de Vienne était censé
1- Scénario Historique ................................ 19 finaliser la victoire de 1814 mais avait
2- L’attaque de d’Erlon ............................... 22 dégénéré en face à face opposant la Russie et
3- Hougoumont ........................................... 22 la Prusse d’un coté, et l’Autriche, la Grande
4- Les grandes charges ................................ 23 Bretagne et la France de l’autre. La
5- Contenir les Prussiens ............................. 23 réapparition de Napoléon sur le continent
6- La Garde meurt ....................................... 24 changea la situation, et les puissances
7- Pas de fraises pour Grouchy ................... 24 s’entendirent rapidement dans le but de se
8- Le Prince Frederic ................................... 24 débarrasser une fois pour toute de ce faiseur
9- Pas de pluie aujourd’hui ......................... 25 de trouble, Napoléon Bonaparte. Ce fut la
10- Variations sur la force de poursuite ...... 25 Septième Coalition.
11- Replacer l’armée Anglo-alliée .............. 25 Les quatre grands (Russie, Prusse, Grande
1- Scénario Historique ................................ 26 Bretagne et Autriche) promirent chacun une
2- La route de Waterloo : premier seuil de armée de 150.000 hommes, la Grande
décision de Grouchy.................................... 27 Bretagne échangeant une partie en subsides.
3- La route de Waterloo : second seuil de Pourtant, l’armée russe était de retour chez
décision de Grouchy.................................... 28 elle, la Grande Bretagne avait ses vétérans de
4- La route de Waterloo : troisième seuil de la guerre d’Espagne occupés dans sa guerre
décision de Grouchy.................................... 28 avec les Etats-Unis, la Prusse avait à
5- Une franche poursuite ............................. 29 s’occuper d’une Saxe peu coopérative et dont
6- Il suffit de passer le pont ......................... 29 les troupes étaient au bord de la mutinerie (la
1- Davout entre en scène ............................. 33 Prusse avait acquis 2/5 de la Saxe après la
2- Le Dixième corps .................................... 33 campagne de 1813) et l’Autriche était
Crédits ..................................................... 40 toujours la lente Autriche. La date initiale de
l’offensive, fixée au Premier Juin, fut
repoussée au 27.
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Les Anglo-Alliés étaient déployés dans une hommes), le troisième corps de Vandamme
région limitée par Bruxelles, Mons, Tournai (17.600 hommes), le quatrième corps de
et Gant. La cavalerie légère était en cordon le Gérard (15.300 hommes), le sixième corps de
long de la frontière française. Le Prince Lobau (10.500 hommes), et les corps de
d’Orange dirigeait le Premier Corps (28.300 cavalerie : premier de Pajol (3.000 hommes),
hommes), le général Hill le Second (29.400 second d’Exelmans (3.400 hommes),
hommes, dont 17.000 étaient détachés à Hal), troisième de Kellermann (3.900 hommes) et
Uxbridge la cavalerie (16.500 hommes) et quatrième de Milhaud (3.100 hommes). Le
Wellington la Réserve (37.000 hommes, en total de cette armée était de 122.600 hommes
fait un troisième corps), depuis Bruxelles. Le avec 368 canons.
total pour l’armée Anglo-Alliée était de Les nombres varient en fonction des sources,
111.200 hommes et 203 canons. ceux trouvés dans The Waterloo Campaign
Wellington était inquiet d’une possible d’Albert Nofi sont donnés ici.
attaque française sur son flanc droit, ce qui Napoléon déclencha son offensive le 15 juin
mettrait sa ligne de communication avec la au matin, en direction de Charleroi avec
mer en danger. C’est pourquoi il avait déployé l’objectif de séparer les Prussiens et les
sur sa droite l’ensemble du Second corps de Anglo-Alliés. Rentrant en contact avec le
Hill et le plus gros de sa cavalerie, ce qui eut premier corps prussien à Charleroi, les
des conséquences sur la concentration de Français les repoussèrent au-delà de la ville
l’armée quand l’attaque principale française où ils entrèrent vers midi. L’attaque avait de
se déclencha. fait été retardée par un travail d’état-major
Les Prussiens étaient répartis entre Liège et brouillon du maréchal Soult et ne fut poussée
Maastricht à l’est (Bülow avec le quatrième avec vigueur que quand Napoléon arriva sur
corps de 31.900 hommes), Dinant au sud les lieux. Le premier corps prussien ébranlé se
(Thielmann avec le troisième corps de 27.900 replia sur Sombreffe, où il fut rejoint par les
hommes), Charleroi et au-delà à l’ouest deuxième et troisième corps prussiens vers
(Ziethen avec le premier corps, 31.800 midi le 16 juin. Le quatrième corps prussien
hommes), et Wavre au nord (Pirch avec le était encore trop loin, comme il a été
second corps était à Namur avec 35.100 expliqué. Le très agressif Blücher se
hommes). Blücher était également à Namur. concentra vers l’avant, en sachant bien qu’il
L’ensemble de l’armée prussienne était de affrontait l’armée entière de Napoléon.
123.000 hommes et 296 canons. Ce dernier donna le commandement de son
Dès le 12 juin, des déserteurs français avaient aile gauche (premier et second corps,
été capturés par les piquets prussiens. troisième corps de cavalerie, et cavalerie
S’ajoutant à d’autres rapports, le chef d’état- légère de la Garde) au maréchal Ney qui
major prussien Gneisenau ordonna aux corps venait d’arriver. Le maréchal Grouchy était
de rejoindre leurs points de concentration le aux commandes de l’aile droite (troisième et
15 juin. A l’opposé, le général Bülow ne vit quatrième corps, premier et deuxième corps
pas l’urgence de la situation et ne se mit en de cavalerie). Napoléon garda le sixième
route que le 16. Ce corps sera en conséquence corps, le quatrième corps de cavalerie et le
absent à Ligny. reste de la Garde en réserve. Les ordres
L’Armée du Nord française était massée étaient pour le maréchal Grouchy d’attaquer
autour de Beaumont, avec le quatrième corps les Prussiens et pour Ney d’occuper les
venant de Philipeville. Elle était constituée Quatre Bras. La réserve devait renforcer l’aile
par la Garde Impériale (Drouot avec 20.700 droite, puisque le but de Napoléon était de
hommes), le premier corps de d’Erlon (19.800 détruire les Prussiens en les tenant séparés des
hommes), le second corps de Reille (25.100 Anglo-Alliés en prenant les Quatre Bras et
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d’utiliser Ney pour une manœuvre sur le flanc
droit des Prussiens.
Bien que Wellington ait reçu des rumeurs et Quatre-Bras
informations sur l’avance de l’armée
française, il continuait à penser que l’ennemi
attaquerait son flanc droit. Quand finalement, Synopsis
assez tard le 15 juin, il fut convaincu de la
direction principale de l’attaque française, il Le premier contact entre les Français et les
ordonna alors à ses divisions de se regrouper, Hollando-Belges advint dans l’après-midi du
puis aux corps de se concentrer, à Nivelle 15 juin : des escarmouches entre des unités de
pour le premier corps du Prince d’Orange. la deuxième brigade de la deuxième division
Heureusement pour les Coalisés, le chef hollando-belge du général Perponcher et la
d’état-major du premier corps anglo-allié, le cavalerie légère de la Garde de Lefebvre-
général Constant-Rebecque, decida de tenir Desnouettes à Frasnes, un village à trois
les Quatre Bras avec la division Perponcher. kilomètres au sud des Quatre Bras.
Cette décision fut prise alors que le Prince Les Hollando-Belges se replièrent sur les
d’Orange était allé à Bruxelles voir Quatre Bras et les Français bivouaquèrent à
Wellington et n’était pas sur les lieux. Si la Franses, fatigués par une marche de 35
concentration ordonnée par Wellington s’était kilomètres le 15. Tôt le 16, le reste de la
faite comme prévue, Ney aurait été capable de deuxième division hollando-belge arriva au
prendre les Quatre Bras et séparer ainsi les Quatre Bras en même temps que le Prince
deux armées. d’Orange.
Le 16 juin, les affaires démarrèrent lentement 8.000 Hollando-Belges avec 16 canons
pour tout le monde. Ney poussa mollement occupaient un front de moins de 3 kilomètres,
vers les Quatre Bras, Grouchy mollement sur pendant que 18.000 Français avec 38 canons
Ligny, les Prussiens finissaient de s’assembler approchaient par le sud. Pourtant, Ney ne
devant Sombreffe et les Anglais regroupaient bougea pas avant le début de l’après-midi.
toujours les éléments de chaque division dans A 14h30 retentirent les premiers coups de
leurs cantonnements. Seul Perponcher était là canons français et l’infanterie attaqua. Vers
où il devait être. Des officiers des trois armées 15 heures les Hollando-Belges étaient sous
couraient sur toutes les routes, alertant, pression, quand le contingent de Brunswick
notifiant, délivrant les ordres aux différents (4.300 fantassins et 900 cavaliers) arriva.
commandants. Napoléon était irrité de cette Wellington arriva aussi vers 15 heures après
lenteur, Blücher mettait de l’ordre dans son avoir rencontré Blücher à Sombreffe (où il
premier corps, et Wellington commençait à aurait dit « si les Prussiens se battent ici ils
rediriger ses troupes vers les Quatre Bras dans vont être sévèrement corrigés », ce qui s’avéra
le but de soutenir les Prussiens. exact). Wellington prit alors le contrôle de la
situation aux Quatre Bras.
C’est là que le jeu commence… Les renforts anglo-alliés continuaient à
arriver. D’abord la deuxième brigade de
cavalerie hollandaise, puis la cinquième
division britannique de Picton virent renforcer
les Hollando-Belges sévèrement attaqués.
Attaques et contre-attaques se succédèrent
alors. Le message de Napoléon arriva alors à
Ney et celui-ci redoubla d’efforts. Il pressa
alors le premier corps de d’Erlon de le
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rejoindre d’urgence, pendant qu’il relançait - Cavalerie légère de la Garde (unités 16, 17
les troupes de Reille à l’attaque. et 20) à mi distance entre Frasnes et Villers-
Un peu après 16 heures, Ney apprit que Perwin.
d’Erlon se dirigeait dans la mauvaise
direction. Confondant les ordres de Napoléon Renforts
avec ses intentions. Furieux, il envoya un 14:00 : Route de Charleroi: Jerome, 6ème
message à d’Erlon pour le rappeler vers les division, unités 49 à 53, artilleries 65 et 66.
Quatre Bras. 15:00 : Route de Charleroi: IIIC unités 124 et
A peu près à ce moment là, la troisième 125, Kellermann
division britannique arriva aux Qautre Bras. 17:00 : Route de Charleroi: IIIC unités 126 à
Ney envoya les cuirassiers de Kellermann à 128.
l’attaque, dans une attaque suicide. Les 19:00 : Coin sud-est de la carte: d’Erlon,
cavaliers français purent pourtant prendre le unités 24 à 27, 42.
carrefour, sans pouvoir s’y maintenir faute de 19:30 : Coin sud-est de la carte : unités 28 à
coordination. 31
De nouveau, attaques et contre-attaques se 20:00 : Coin sud-est de la carte: unités 32 à
succédèrent. La pluie commença à tomber 35, artillerie 43.
vers 18 heures, de plus en plus fort. La
bataille s’essouffla vers 21 heures, avec la
ligne de front globalement à l’endroit où la Déploiement anglo-allié
bataille avait commencé. - Unités 13 à 17 sont disposées:
Tactiquement un match nul, c’est en fait une - Unité 13 est à Gemioncourt
victoire stratégique anglo-alliée. Ney ne prit - Unité 14 est à Quatre-Bras
pas le carrefour et ne put manoeuvrer contre - Unité 15A est à Grand Pierrepont
le flanc des prussiens. Il perdit aussi du - Unité 15B, 16 et 17 sont sur une ligne
temps, le seul élément que Napoléon ne Gemioncourt - Grand Pierrepont
pouvait se permettre de perdre. - Le Prince d’Orange est à Quatre-Bras.
5
-Armée anglo-alliée:
Conditions de victoire:
S’il n’y a pas d’unité française en bon ordre Corps Pas de Démorali Désespoir
au nord de la route de Nivelles à Ligny, c’est pertes sation
une victoire majeure anglo-alliée.
I 64 32 40-51
Si les Anglo-Alliés tiennent les Quatre-Bras à
la fin du jeu, c’est une victoire anglo-alliée. Réserve 55 28 35-45
Si les Français tiennent les Quatre-Bras à la Les seuils doubles sont expliqués dans la
fin du jeu, c’est une victoire française. règle spéciale 5 page 34.
Si en plus ils peuvent sortir par la route de - Commandement : le Prince d’Orange est
Ligny deux divisions d’infanterie avant la fin chef d’armée avec une capactié d’un ordre par
du jeu, c’est une victoire française majeure. tour, jusqu’à ce que Wellington arrive.
Ensuite il n’est que chef de corps pour le reste
Règles spéciales spécifiques à ce scénario de la campagne.
- Le deploiement initial contredit parfois la
règle spéciale 9 sur la cohesion des brigades 2- Le Duc contre-attaque
anglo-alliées. Quand une de ces unités bouge,
elle doit tenter de respecter la règle. Elles ne Durée : le jeu démarre à 18:00 et se termine à
sont pas obligées de bouger. la fin du tour 21:30. Ce scénario dure donc 8
- Utilisation de la cavalerie légère de la tours.
Garde. Napoléon avait interdit à Ney Le joueur français se place en premier.
d’utiliser cette excellente unité. A 16:00, elle Le joueur anglo-allié joue tous les tours en
doit se retirer du champ de bataille par le bord premier.
est de la carte. Avant ce tour, elles peuvent
bouger et contrecharger normalement, mais Déploiement français
Ney doit être empillé avec elles si elles - Second corps (unités 45 à 53 et 58 à 66) et le
veulent charger. Si elles prennent des pertes, troisième corps de cavalerie de Kellermann
le seuil de démoralisation du Second corps (unités 124 à 128) sur ou au sud d’une ligne
décroit de 5 points par pas de pertes pris par Grand Pierrepont-Gemioncourt-Piraumont, en
la cavalerie ou l’artillerie de la Garde. incluant ces positions.
L’artillerie attachée à cette division est libre Le second corps a 10 pertes à répartir dans les
d’action avant 16:00 mais elle doit suivre la unités d’infanterie, une par unité.
cavalerie quand elle se retire
- La brigade Best (unités 52 et 53) est Déploiement anglo-allié:
rattachée à Picton pendant cette bataille. - Division Perponcher (unités 13 à 17) dans et
- Les seuils de démoralisation sont pour cette autour du village des Quatre-Bras. La division
bataille : a 6 pertes à répartir entre les unités. Toutes les
-Armée française: unités commencent en désordre.
- Contingent de Brunswick (unités 56 à 61) au
Corps Pas de Démoral Désespoir sud des Quatre Bras, sur une ligne Bois de
pertes isation Bossu-Etang Materne.
I 48 24 35 - Brigades Kempt et Pack (unités 43 à 46) et
la brigade Best (unités 52 et 53) sur la route
II 74 37 54
de Ligny entre les Quatre-Bras et le borde de
III Cav 15 8 13 la carte. Les brigades Kempt et Pack ont une
perte par unité.
6
- Brigades C Halkett et Kielmansegge (unités - Le déploiement allié, les renforts et les
06, 07, 10 et 11) sur la route entre les Quatre conditions de victoire sont inchangés.
Bras et Gemioncourt.
- La première division de Cooke (unités 01 à 4- Le Pari du Prince d’Orange
05) sur la route entre les Quatre-Bras et
Houtain le Val. Quand Napoléon déclencha son attaque le 15
juin, les Anglo-Alliés étaient dispersés sur un
Renforts vaste espace. Curieusement, la chaussée
Utiliser ceux du scénario 1 centrale de Charleroi à Bruxelles était vide
bien que ce soit une route possible (et même
Conditions de victoire : probable) d’invasion française entre les deux
Identiques au scénario 1 armées. Le jeune Prince d’Orange, à la tête du
premier corps anglo-allié, avait son quartier-
Règles spéciales spécifiques à ce scénario général à Soignes, loin des Quatre Bras. S’il
Identiques au scénario 1 avait été à Nivelles, en position plus centrale,
son corps aurait pu être assemblé plus
3- Ney plus jeune de dix ans rapidement et son mouvement vers les Quatre
Bras plus rapide. La table des renforts
La performance du Prince de la Moskova devient:
pendant cette campagne a été jugée a
posteriori comme très médiocre (et c’est 14:00 : Route de Bruxelles: Division Picton,
encore gentil). C’est bien sûr un jugement a brigade Kempt, unités 43 et 44
posteriori, mais aux Quatre Bras rien ne joue 14:00 : Venant de Ligny: Wellington
en sa faveur : une évaluation fausse de la 14:00 : Route de Nivelles: Division Chassé
situation, quelques mauvais conseils de Reille (unités 18 à 22)
(voyant des Anglais partout, surtout là où il 14:30 : Route de Nivelles: van Merlen, unité
n’y en avait pas), des hésitations et de 84
mauvaises décisions au milieu de la bataille, 14:30 : Route de Bruxelles: brigade Pack
ignorant les autres armes à sa disposition. Ce (unités 45 et 46), et brigade Best (unités 52 et
qui ne s’arrangea pas deux jours plus tard à 53), artillerie 49
Mont Saint Jean même sous les yeux du 15:00 : Route de Nivelles: 1ère division de
Maître. Livré à lui même aux Quatre Bras, Cooke, brigades Byng et Maitland, unités 01 à
Ney a été un piètre commandant. Explorons 04, artillerie 05.
ce qui se serait passé s’il avait été dix ans plus 15:00 : Route de Bruxelles: contingent de
jeune : Brunswick, unités 56 à 61
- Ney peut donner deux ordres par tour. 16:00 : Route de Nivelles: 3ème division,
- Stimulant les autres divisions du second Alten, unités 06 à 12
corps, il commence avec Bachelu à Grand 17:00 : Route de Nivelles, Cavalerie
Pierrepont, Foy au même niveau à l’est de la hollandaise 82 et 83
route, Jérôme à Frasnes, Kellermann sur la
route au sud de Frasnes. Toutes ces unités Les conditions de victoire restent les mêmes.
peuvent être utilisées normalement.
- La cavalerie de la Garde est retirée du jeu.
- Comprenant que d’Erlon est requis à Ligny, 5- d’Erlon à la rescousse
Ney rappelle la division Girard qui entre à 16
heures par le coin sud-est de la carte. L’absence du puissant premier corps de
d’Erlon à la fois à Quatre Bras et Ligny a été
7
la source d’un débat constant depuis deux
siècles. Au départ, il devait joindre Ney à
Quatre Bras, Napoléon le détourna sur Ligny, Ligny
puis Ney furieux le rappela aussi aux Quatre
Bras, d’Erlon passant sa journée en marches Synopsis
et contremarches, n’était finalement engagé
nulle part. A 5 heures du matin, le 16 juin, le premier
L’analyse a posteriori montre que les deux corps prussien ébranlé se redéploya au nord
points de vue se tiennent. Ney avait du ruisseau de Ligny. Les avant-postes
l’impression fausse d’être engagé contre la français virent ce mouvement et en
majorité de l’armée anglo-alliée, et avait donc informèrent Napoléon qui avait passé la nuit à
besoin du premier corps, et cette décision Charleroi.
tenace, bien que fausse, est respectable. Le premier corps prussien arriva dans ses
Pourtant, sans la vision globale du maître, nouvelles positions vers 11 heures, et les
incapable de réaliser que la décision de ce deuxième et troisième corps étaient encore sur
jour se jouait à Ligny, il priva l’Empereur la route à Sombreffe. Le deuxième corps
d’une grande victoire probable sur les arriva entre 10 heures et midi, et le troisième
Prussiens. entre midi et 14 heures. Le deuxième corps
Ce scénario explore l’entrée du premier corps était sur la droite, le premier corps au centre
aux Quatre Bras. Les renforts par la route de et le troisième corps sur la gauche. Comme
Charleroi, en plus ou à la place de ceux du dit, le quatrième corps n’arriva pas à temps.
scénario historique, sont : Napoléon alerta le troisième corps de
Vandamme vers 11 heures. Il vit les avant-
15:30 : d’Erlon, cavalerie de Jacquinot (unités postes prussiens et décida d’attaquer
40 et 41) immédiatement. Pourtant, le quatrième corps
16:00 : Division Quiot (unités 24 à 27 et 42) de Gérard n’était pas encore arrivé, la réserve
17:00 : Division Donzelot (unités 28 à 31) de la Garde encore plus en arrière. Le sixième
18:00 : Division Marcognet (unités 32 à 35 et corps n’avait même pas reçu d’ordre de
43) mouvement.
18:30 : Division Durutte (unités 36 à 39) and Vers 14 heures, les premiers et deuxième
la réserve d’artillerie 44. corps de cavalerie français étaient sur le flanc
droit, observant la gauche prussienne, le
quatrième corps était au centre, et le troisième
corps, renforcé d’une division du deuxième
corps, sur la gauche. La Garde et le troisième
corps de cavalerie étaient en réserve.
Le premier coup de canon ouvrit le bal. La
cavalerie du flanc droit avança pour contenir
le troisième corps prussien de Thielmann,
pendant que le troisième corps français
avançait sur Saint Amand.
Un peu plus tard, le quatrième corps français
avança en direction de Ligny. Les combats
dans les villages succédèrent pendant toute la
bataille.
Vers 14 heures, Napoléon envoya un message
à Ney pour le faire manœuvrer contre le flanc
8
droit prussien. L’aide de camp chargé du 1- Scénario Historique
message rencontra d’abord le premier corps
de d’Erlon qui avançait en support de Ney, Durée : le jeu démarre à 13:00 et se termine à
d’Erlon se détourna alors en direction de la fin du tour 21:30. Ce scénario dure donc 18
Ligny conformément aux ordres de tours.
l’Empereur. A ce moment là, un ordre Le joueur prussien se place en premier.
demanda aussi au sixième corps d’avancer Le joueur français joue tous les tours en
vers Fleurus. premier.
A 17 heures, la Garde se redéploya pour
l’attaque, l’artillerie en tête. Quand elle fut Déploiement français
prête vers 18 heures, un rapport indiqua - Second corps, 7ème Division Girard (unités
qu’une force de 20.000 hommes non 54 à 57) sur la chaussée Romaine dans un
identifiée approchait derrière le flanc gauche rayon de 4 hexs du bord de la carte.
français. Vandamme reporta même que ses - III Corps de Vandamme (unités 67 à 84)
éclaireurs pensait à un corps ennemi. entre la ville de Fleurus et le ruisseau qui va
Retenant alors l’attaque de la Garde, il de St Amand à Wagnee, à une distance
détacha une brigade de Jeune Garde sur la maximum de 4 hexs de Fleurus.
gauche et envoya plusieurs officiers pour - Premier corps de cavalerie (unités 114 à
identifier cette colonne « ennemie ». Ils 118) et second corps de cavalerie (unités 119
revinrent vers 18 heures 30 avec l’information à 123), Grouchy, sur la grande colline au sud
que c’était le premier corps de d’Erlon, de Ligny, à l’est de Fleurus mais pas plus au
Napoléon put alors mettre la touche finale à nord que le moulin de Fleurus.
son offensive contre les Prussiens. A 19 - Napoleon et les Gendarmes sur le moulin de
heures 30, la Garde attaqua. De durs combats Fleurus.
finalement dégagèrent les villages et forcèrent
les Prussiens fatigués à la retraite. Renforts français
Le Maréchal Blücher mena lui-même une 13:00 : Quatrième corps de Gerard (unités 85
charge de cavalerie pour juguler la retraite. à 101) entre entre la route de Charleroi et le
Son cheval s’abattit sur lui et lui fit perdre bord est de la carte ouest.
connaissance. Comme la luminosité baissait, 13:00 : Quatrième corps de cavalerie de
les charges se succédèrent mais personne ne Milhaud (unités 129 à 133) par la route de
reconnut Blücher. Il fut finalement monté sur Charleroi à Fleurus.
un cheval du 6ème Uhlans et mené vers 13:30 : La Garde (unités 01 à 23 sauf la
l’arrière, très secoué par l’aventure. cavalerie légère, unités 16, 17 et 20) par la
Comme les premier et second corps prussiens route de Charleroi à Fleurus.
se débandaient, le troisième corps recula vers 18:00 : Division Durutte du premier Corps
le nord de Sombreffe. Les deux armées étaient (unités 36 à 39 et 44) et la cavalerie (unités 40
très fatiguées et en désordre, alors que la nuit et 41) par la chaussée romaine.
tombait. 19:00 : Sixième corps de Mouton (unités 102
Gneisenau, chef d’état-major de Blücher, à 113) par la route de Charleroi à Fleurus.
n’ayant aucune nouvelle de son chef, prit
l’ultime décision d’ordonner à l’armée Déploiement prussien
prussienne de reculer en direction de Wavre. -Blucher est au moulin de Brye
Premier corps prussien
-Brigade brigade (unités 01 à 04) à St Amand,
la Haye, le Hameau
-Brigade Henkel (unités 13 à 15) à Ligny
9
-Brigades Pirch et Jagow (brigades 2 and 3, Règles spéciales spécifiques à ce scénario
unités 05 à 07 et 09 à 12) dans un carré Ligny- - Pour ce scénario, Girard, Durutte et
Brye-La Haye) Jacquinot sont commandés par Vandamme.
-Unité 08 à Wagnelee - Niveau de démoralisation et désespoir :
Répartition de l’artillerie : une unité par
brigade, dans des hexes adjacents aux villages - Armée française :
si besoin. Corps Pas de Démoral Désespoir
Cavalerie 16 à 18 dans un rayon de 2 hexs du pertes isation
moulin au sud de Brye.
Garde 74 None None
Second corps prussien
-Unités 24 à 45 sur ou adjacent à la route III incluant 76 38 55
Namur-Quatre-Bras entre les Trois Burettes et II-7
Sombreffe. IV 51 26 37
-Cavalerie (unités 37 à 40) entre Brye et les VI 38 19 28
Trois Burettes. I Cav 12 6 9
L’artillerie est répartie une unité par brigade.
Troisième corps prussien II Cav 14 7 11
-Unités 46 à 61 sur la route entre Sombreffe et IV Cav 12 6 11
le bord est de la carte en direction de Namur. -Pour rééquilibrer le jeu si besoin, les joueurs
Toutes les untiés sont sur la route. sont encouragés à essayer la règle optionnelle
XVI-6 sur le moral en ville.
Renforts prussiens
Aucun. Bien que les sources varient, il semble -Armée prussienne:
que le troisième corps de Thielmann était déjà Corps Pas de Démoral Désespoir
entre Sombreffe et le bord de la carte vers pertes isation
13:00.
I 120 60 87
Conditions de victoire : II 117 59 85
A la fin de la partie, le joueur français III 91 46 62
additionne les points de victoire suivants:
- St Amand, La Haye, le Hameau sont
occupés par les français: 1 PV pour les 4 2- La Victoire en chantant
hexes.
- Ligny est entièrement occupé par les Durée : le jeu démarre à 15:00 et se termine à
français: 2 PV la fin du tour 21:30. Ce scénario dure donc 14
- Sombreffe (sauf le Château), Point du Jour, tours.
3 Burettes: 1 PV chacun Le joueur prussien se place en premier.
- Par corps prussien démoralisé: 1 PV Le joueur français joue tous les tours en
- Par corps prussien désespéré en plus du PV premier.
ci dessus: 1 PV
Si le total est de: Déploiement français
- 1 PV ou moins: grande victoire prussienne - Second corps, 7ème Division Girard (unités
- 2 ou 3 PV: petite victoire prussienne 54 à 57) et troisième corps de Vandamme
- 4 à 6 PV: petite victoire française (unités 67 à 84) entre la ville de Fleurus et la
- au-delà de 6 PV: grande victoire française. colline à l’ouest de St Amand. L’artillerie du
troisième corps (unités 82 à 84) est à Fleurus.
10
- Napoleon et les Gendarmes sur le moulin de -Cavalerie (unités 37 à 40) au nord de la route
Fleurus. Nivelles-Sombreffe, adjacent à l’infanterie du
- Quatrième corps de Gerard (unités 85 à 101) deuxième corps.
sur la colline au sud de Ligny, adjacent à la Répartition de l’artillerie : une unité par
route. brigade.
- Premier corps de cavalerie (unités 114 à Troisième corps prussien
118), sur la colline au sud de Ligny, au sud de -Unités 46 à 61: dans une zone Sombreffe,
la route. Tongrinne, Tongrenelle et Bothey.
- Deuxième corps de cavalerie (unités 119 à Une infanterie peut être déployée à Boignée.
123), sur la colline au sud de Boignée.
- Grouchy, avec n’importe quelle unité des Renforts prussiens
deux corps de cavalerie ci dessus. Aucun
- La Garde (unités 01 à 23 sauf la cavalerie
légère, unités 16, 17 et 20), sur la colline à Conditions de victoire :
l’ouest de Fleurus. A la fin de la partie, le joueur français
- Quatrième corps de cavalerie de Milhaud additionne les points de victoire suivants:
(unités 129 à 133), sur la colline à l’est de - St Amand, La Haye, le Hameau sont
Fleurus. occupés par les français: 1 PV pour les 4
hexes.
Renforts français - Ligny est entièrement occupé par les
18:00 : La division Durutte du premier corps français: 2 PV
(unités 36 à 39 et 44) et la cavalerie de - Sombreffe (sauf le Château), Point du Jour,
Jacquinot (unités 40 et 41) entrent par la 3 Burettes: 1 PV chacun
chaussée romaine. - Par corps prussien démoralisé: 1 PV
19:00 : Sixième corps de Mouton (unités 102 - Par corps prussien désespéré en plus du PV
à 113) par la route de Charleroi à Fleurus. ci dessus: 1 PV
Si le total est de:
Déploiement prussien - 1 PV ou moins: grande victoire prussienne
Blucher et Ziethen sur le Moulin de Brye - 2 ou 3 PV: petite victoire prussienne
Premier corps prussien - 4 à 6 PV: petite victoire française
-Brigade Steinmetz (I-1) à St Amand, la Haye, - au-delà de 6 PV: grande victoire française.
le Hameau, unités 01 à 04.
-Artillerie 019 un hex autour de Saint Amand Règles spéciales spécifiques à ce scénario
ou la Haye - Pour ce scénario, Girard, Durutte et
-Artilleries 020 et 023 sur la plateau de Brye. Jacquinot sont commandés par Vandamme.
-Unité 09 à St Amand. - les scenarios 7, 8 et 9 peuvent utiliser le
-Unité 08 à Wagnelee deploiement de ce scénario.
-Henkel (unités 13 à 15) à Ligny -Pour rééquilibrer le jeu si besoin, les joueurs
-Pirch et Jagow (brigades 2 et 3, unités 05 à sont encouragés à essayer la règle optionnelle
07 et 10 à 12) dans une zone Ligny-Brye-La XVI-6 sur le moral en ville.
Haye) - Démoralisation et désespoir : identiques au
-Cavaleries 16 à 18 entre le Bois du Loup et scenario 1.
Sombreffe. - Note : d’après les récits de l’époque, les
Deuxième corps prussien Français étaient en train de chanter avant le
-Unités 24 à 36, 41 à 45 et Pirch sur ou principal assaut, alors que les Prussiens
adjacent à la route Namur-Quatre Bras entre étaient silencieux, d’où le titre de ce scenario.
les 3 Burettes et Sombreffe.
11
3- Vandamme Attaque n’importe quel tour. Si les deux conditions
sont réunies en même temps, c’est un match
Durée : le jeu démarre à 14:00 et se termine à nul.
la fin du tour 19:00. Ce scénario dure donc 11
tours. Règles spéciales spécifiques à ce scénario
Le joueur prussien se place en premier. -L’aire de jeu est limitée à l’est par une ligne
Le joueur français joue tous les tours en verticale passant par Brye. Aucune unité ne
premier. peut bouger à l’est de cette ligne.
-Vandamme commande toutes les unités
Déploiement français françaises de ce scénario. Ziethen commande
Troisième corps de Vandamme et la division toutes les unités prussiennes.
Girard entre Fleurus et la colline à l’ouest de -Pour rééquilibrer le jeu si besoin, les joueurs
St Amand. L’artillerie du troisième corps est à sont encouragés à essayer la règle optionnelle
Fleurus. XVI-6 sur le moral en ville.
-Note: Certaines unités de la Vieille Garde
Déploiement prussien furent engagées sur ce point, mais très tard, et
-Brigade Steinmetz (I-1) à St Amand, la donc en dehors des limites de ce scenario.
Haye, le Hameau, unités 01 à 04. Artillerie 19
(dans ou adjacent aux villages). 4- Ligny en flammes
-Artilleries 021 et 022 sur le plateau de Brye.
-Unité 010 à St Amand. Durée : le jeu démarre à 14:00 et se termine à
-Unité 08 à Wagnelee la fin du tour 17:00. Ce scénario dure donc 7
-Ziethen est à Brye. tours.
Le joueur prussien se place en premier.
Renforts français et prussiens Le joueur français joue tous les tours en
15:00 : Premier corps prussien, 2ème brigade premier.
, unités 05 à 07, artillerie 20, à Brye
16:30 : Second corps prussien, 5ème brigade Déploiement français
(unités 24 à 27, artillerie 41), Cavalerie 37, 38 - Eléments du quatrième corps de Gérard,
et artillerie 45 aux 3 Burettes. unités 85 à 92, artilleries 99 et 101, dans un
17:00 : Jeune Garde française, unités 11 à 15, rayon de 2 hexs autour de Ligny, au sud du
à Fleurus. ruisseau.
Déploiement prussien
Conditions de victoire : -Premier Corps, 4ème brigade, (unités 13 à 15)
Si le Français contrôle les trois villages à la à Ligny. Artillerie 21 dans ou adjcacent à
fin du jeu, ils gagnent. « Contrôler » signifie Ligny. Blücher est au moulin de Bussy.
être le seul occupant de tous les hexs ou avoir Renforts prussien et français
été le dernier à y passer. Sinon, c’est une 15:00 : Premier corps prussien, 3ème brigade,
victoire prussienne. unités 09 à 12, artillerie 22 à Brye
Une victoire immédiate peut être annoncée 15:00 : Batterie de la Garde française 22
par le Français s’il a amené des unités disponile à Fleurus.
représentant au moins 8 pas de pertes sur le Conditions de victoire:
plateau de Brye à la fin de n’importe quel Si les Français contrôlent tous les hexs de
tour. Une victoire immédiate peut être Ligny à la fin du jeu, ils obtiennent une
annoncée par le prussien s’il a amené des victoire majeure. Contrôler signifie être le
unités représentant au moins 12 pas de pertes seul occupant de la ville. Autrement, celui qui
sur le plateau au sud de St Amand à la fin de
12
contrôle le plus grand nombre d’hexs de Aucune
Ligny à la fin du jeu gagne.
Règles spéciales spécifiques à ce scénario 6- L’attaque de la Garde
-Comme Ziethen est déjà engagé à St Amand,
Blücher agit comme chef de corps et peut Durée : le jeu démarre à 19:30 et se termine à
commander toutes les unités prussiennes la fin du tour 21:30. Ce scénario dure donc 5
présentes. tours.
-La surface de jeu est limitée au déploiement Le joueur prussien se place en premier.
initial, la ville de Ligny et une surface de deux Le joueur français joue tous les tours en
hexs de chaque coté de la ville. Les unités en premier.
désordre sont exemptes.
-Pour rééquilibrer le jeu si besoin, les joueurs Déploiement français
sont encouragés à essayer la règle optionnelle - Gerard, son quatrième corps, unités 85 à 92,
XVI-6 sur le moral en ville. artilleries 99 et 101, au sud du ruisseau de la
Ligne incluant cette portion de la ville. Les 8
5- Contenir Thielmann unités d’infanterie ont chacune une perte.
- Drouot, unités de la Moyenne et Vieille
Durée : le jeu démarre à 16:00 et se termine à Garde 01 à 04 et 06, artilleries 22 et 23.
la fin du tour 20:00. Ce scénario dure donc 9 - La cavalerie lourde de la Garde (unités 18,
tours. 19 et 21) au sud du ruisseau, sur la gauche de
Le joueur prussien se place en premier. Ligny.
Le joueur français joue tous les tours en - Milhaud, ses cuirassiers (unités 129 à 133)
premier. au sud du ruisseau, sur la droite de la ville.
Déploiement prussien
Déploiement français Pirch, deuxième Corps, brigades 6 et 8 (unités
- Grouchy, les premier et second corps de 28 à 30 et 34 à 36, artilleries 42 et 44) dans
cavalerie (unités 114 à 123), la division IV-14 Ligny et les hexs adjacents, au nord du
(unités 93 à 96, artillerie 100), dans la boucle ruisseau.
du Ruisseau de la Ligne, sans être adjacent au Cavalerie du premier corps (unités 16 à 18) à
ruisseau. et autour de Brye.
Déploiement prussien Renforts
-III-9 (unités 46 à 48) à Sombreffe. 21:00 : Blucher, brigade 12 du troisième
-III-10 (unités 49 et 50) à Tongrinne corps prussien, unités 53 à 55, à Brye.
-III-11 (unités 51 et 52) et la cavalerie du Conditions de victoire :
troisième corps (unités 56 à 58) entre ces Si le Français contrôle tout Ligny à la fin du
deux villages. jeu, ils gagnent. Sinon c’est une victoire
Répartition de l’artillerie : une unité par prussienne.
brigade, dans les villages ou les hexs Règles spéciales spécifiques à ce scénario
adjacents. -Pour rééquilibrer le jeu si besoin, les joueurs
sont encouragés à essayer la règle optionnelle
Renforts XVI-6 sur le moral en ville.
Aucun
7- Le quatrième corps prussien
Conditions de victoire :
Le camp qui contrôle Point du Jour à la fin du Les grands événements de la guerre sont
jeu gagne. parfois dus à de petites choses. Quand l’état-
Règles spéciales spécifiques à ce scénario major prussien apprit que les Français avaient
13
traversé la frontière, le chef d’état-major 16:00 : Division Quiot (unités 24 à 27 et 42)
envoya des ordres à tous les chefs de corps. 17:00 : Division Donzelot (unités 28 à 31)
Mais comme il était “plus jeune dans le 18:00 : Division Marcognet (unités 32 à 35 et
grade” que Bülow, il ne pouvait rien lui 43)
“ordonner”, seulement “suggérer”, de marcher 18:30 : Division Durutte (unités 36 à 39) et
sur Namur, comme Blücher n’étais pas l’artillerie de réserve 44.
présent à ce moment précis pour signer
l’ordre (il aurait donné un ordre positif de 9- Mouton n’est pas oublié
marche). Quand il reçut ce message, ne
comprenant pas son urgence, Bulow prit son Le 15 juin, Napoléon laissa le sixième corps à
temps et ne commença sa marche que le 16 Charleroi, ne sachant pas où serait la
juin, trop tard pour être présent à Ligny. Une principale attaque, contre les Anglo-Alliés ou
simple signature de Blücher aurait permis au les Prussiens. Pour une raison peu claire, dans
puissant quatrième corps d’entrer sur le le feu de la bataille, Napoléon oublia
champ de bataille de Ligny. Si les joueurs simplement d’ordonner à Mouton de marcher
choisissent cette option, les unités suivantes sur Ligny, où il avait décidé de frapper en
entrent par la route de Namur: premier. Mouton arriva finalement vers 19
heures au sud de Fleurus, trop tard pour être
16:00 : Cavalerie du quatrième corps (unités engagé contre le centre prussien.
74 à 78) et Bulow
17:00 : 13ème brigade (unités 62 à 64, artillerie Au lieu d’arriver comme indiqué dans le
79) scénario 1, Mouton entre par la route de
18:00 : 14ème brigade (unités 65 à 67, artillerie Charleroi à Fleurus à 16 heures.
80)
19:00 : 15ème brigade (unités 68 à 70, artillerie 10- Embouteillages
81)
20:00 : 16ème brigade (unités 71 à 73, artillerie A partir du 15 juin au matin, les mouvements
82) et la réserve d’artillerie 83 de l’armée française ont été une succession de
retards, messages perdus, malentendus,
8- La manœuvre de d’Erlon embouteillages, et la faute à pas de chance.
C’est pourquoi la bataille de Ligny ne
C’est une des plus belles variations de cette démarra qu’à 13 heures, ce que Clausewitz
campagne, ce serait une honte de ne pas jouer appela “la friction de la guerre”.
avec. Napoléon ayant décidé de manoeuvrer Si les joueurs décident de donner un peu de
sur le flanc droit des prussiens, une tâche fluidité et de chance à l’armée française, les
d’abord attribuée à Ney aux Quatre Bras, il unités entrent sur le champ de bataille de
envoya un ordre à d’Erlon de suivre la vieille Ligny de la façon suivante :
route romaine pour arriver sur le flanc des
Prussiens. D’Erlon reçut l’ordre, mais l’aide 09:00 : Troisième corps de Vandamme par la
de camp oublia d’informer aussi Ney qui, route de Charleroi.
furieux, rappela d’Erlon. Si l’aide de camp 09:00 : Premier et deuxième corps de
avait fait son travail, d’Erlon serait entré sur cavalerie entre la rotue de Charleroi et le bord
la carte ouest de Ligny par la route romaine de de la carte ouest.
la façon suivante : 10:00 : Quatrième corps de Gérard entre la
route de Charleroi et le bord de la carte ouest.
15:30 : d’Erlon, cavalerie de Jacquinot (unités -10:00 : Napoléon et la Garde par la route de
40 et 41) Charleroi.
14
11:00 : Sixième corps de Mouton par la route
de Charleroi.
Déploiement prussien
Blücher et Ziethen sont au moulin de Brye.
Premier corps prussien
-Unités 001 à 015 et 019 à 023 dans une zone
au sud de la route romaine et de la route
Quatre Bras-Namur, et au nord du ruisseau de
Ligny.
-Unités de cavalerie 016 à 018 dans un rayon
de 2 hexs de Fleurus.
Second corps prussien
-5ème brigade (unités 024 à 027 et 041) sur la
route, adjacent à Point du Jour.
-6ème brigade (unités 028 à 030 et 042) sur la
route, adjacent à Bothey.
Renforts
- Le second corps prussien entre par la route
de Namur de la façon suivante :
09:00 : 7ème brigade (unités 31 à 33 et 43) et
cavalerie du second corps (unités 037 à 040 et
045)
09:30 : 8ème brigade (unités 34 à 36 et 044)
- Le troisième corps entre par la route de
Namur de la façon suivante :
11:00 : cavalerie (unités 56 à 58)
11:30 : 9ème brigade (unités 46 à 48 et 59)
12:00 : 10ème brigade (unités 49 et 50)
12:30 : 11ème brigade (unités 51, 52 et 60)
13:00 : 12ème brigade et réserve d’artillerie
(unités 53 à 55 et 61)
15
escarmouches impliquant cavalerie et
Intermède artillerie à cheval se succédèrent pendant que
les Anglo-Alliés reculaient jusqu’aux abords
Le 17 juin de Mont Saint Jean.
Les canons anglais ouvrirent le feu sur les
Français qui arrivaient, les obligeant à rester
Pendant la nuit du 16 au 17 juin, de hors de portée. Wellington envoya alors un
nouveaux renforts arrivèrent aux Quatre Bras, message à Blücher lui disant qu’il allait
portant à 45.000 hommes et presque 100 accepter la bataille s’il pouvait compter sur le
canons le total dont Wellington disposait. support d’un corps prussien.
30.000 hommes additionnels étaient en route. Le spectacle était prêt pour le grand final le
Pourtant, à 7 heures 30 au matin du 17, 18 juin.
Wellington apprit que les Prussiens avaient
été battus à Ligny et décida de retraiter. Ce
mouvement débuta vers 10 heures.
Les Prussiens avaient retraité toute la nuit, les
premier et deuxième corps vers Tilly et le
troisième corps vers Gembloux. Un ordre fut
envoyé au quatrième corps de se diriger aussi
sur Gembloux. Une fois ces points atteints,
les troupes devaient reculer sur Wavre. En
une journée et une nuit de découragement,
environ 10.000 déserteurs quittèrent l’armée
prussienne.
Quand Napoléon alla se coucher vers 23
heures le 16, il ignorait tout du combat de Ney
contre les Britanniques. Il pensait à tord que
Ney tenait le carrefour. Quand il apprit la
vérité tôt le 17 juin, il lui envoya un ordre de
prendre les Quatre Bras. Après une matinée
peu active, Napoléon s’agita enfin vers 11
heures. Il ordonna à Grouchy de suivre les
Prussiens et chevaucha en direction de Ney.
Approchant vers 14 heures, il fut déçu de ne
pas entendre le canon, aucune troupe n’était
en mouvement. Ney arriva alors avec d’Erlon.
Ignorant la présence du maréchal, Napoléon
demanda alors à d’Erlon de « poursuivre
l’arrière-garde anglaise avec vigueur ». Le
premier corps ne se mit pourtant en route que
vers 14 heures, trop tard pour menacer
sérieusement les Anglo-Alliés. Les dernieres
troupes de Wellington, la division de la
Garde, quitta les Quatre Bras également vers
14 heures.
Un orage très violent se déclencha au moment
où la poursuite s’engageait. Des
16
ligne de communication vers les ports, il
laissa 17.000 hommes à Hal.
Waterloo Le Prince Jérôme, petit frère de Napoléon et
commandant la 6ème division, attaqua
Synopsis Hougoumont à 11 heures 30, ce qui ouvrit les
hostilités. A cet endroit le combat dura
Napoléon avait observé les feux de camp presque toute la journée, aspirant des renforts
anglo-alliés, esseyant de deviner à travers la des deux camps, sans pourtant peser sur
pluie les dispositions de l’armée ennemie. l’issue de la bataille autrement qu’en créant
Vers 2 heures du matin, il constata que les une distraction majeure dont les Français se
Anglais n’avaient pas bougé et retourna à ses seraient bien passée.
quartiers vers 4 heures du matin. Il reçut alors Après sa sieste, Napoléon supervisa le
un message de Grouchy indiquant que les positionnement d’une grande batterie sur le
Prussiens se retiraient probablement sur centre droit français, ayant pour cible le centre
Wavre et non pas Liège, et qu’il allait les anglais. Elle ouvrit le feu à 13 heures. Le
suivre. Napoléon se retira alors pour quelques bombardement ne fit pas les dégats attendus,
heures de sommeil. le sol gorgé d’eau absorba les boulets et
La pluie qui tomba dans la nuit du 17 au 18 Wellington plaça la plupart de ses troupes sur
cessa finalement vers 6 heures du matin le 18, le versant opposé à l’ennemi, cachant son
laissant un sol lourd où il était difficile de infanterie de la grande batterie. Les troupes
manœuvrer. qui étaient situées sur le versant faisant face
Napoléon se leva vers 6 heures. Il prit son aux canons prirent de sérieuses pertes.
petit déjeuner avec Soult, son chef d’état- La principale attaque d’infanterie, conduite
major, et discuta des points forts de l’ennemi, par Ney, engagea le premier corps de d’Erlon,
que Napoléon sous-estima. D’abord prévue mis en formation derrière la grande batterie.
pour débuter vers 9 heures du matin, la Les divisions traversèrent alors la batterie en
bataille devait s’engager seulement vers 13 direction de la crête ennemie. Tout ce qu’ils
heures à cause de la difficulté à faire rouler voyaient était les tirailleurs anglo-alliés,
les canons sur un sol spongieux. Il envoya quelques batteries, et la première brigade de la
tous ses ordres vers 9 heures. Il envoya aussi deuxième division hollando-belge (la division
un message à Grouchy lui demandant de de Perponcher qui se tint si bien aux Quatre
rester proche du gros de l’armée, tout en Bras) commandée par Bijlandt et qui avait
poussant les Prussiens s’ils étaient à Wavre. Il déjà pris des pertes sous le bombardement.
fit alors une grande revue de l’armée, fait La division française de Quiot était sur la
inhabituel, puis retourna à ses quartiers vers gauche et attaqua la Haye Sainte. Durutte était
11 heures pour dormir un peu. sur la droite et envoya une brigade vers
Wellington avait soigneusement choisi les Papelotte. Donzelot et Marcognet attaquèrent
positions de son armée, en tenant les avant droit devant. L’attaque était appuyée sur la
postes à Hougoumont, la Haye Sainte et gauche par les cuirassiers de Dubois, et sur la
Fichermont. Il déploya personnellement droite par les lanciers de Jacquinot.
chaque batterie et chaque bataillon. Comme il L’attaque parvint alors à la crête et repoussa
attendait du renfort des Prussiens sur sa les Holland-Belges. Les Français ne purent
gauche, il renforça sa droite. Les tirailleurs prendre la Haye Sainte, tenue alors par le 2ème
étaient en avant, l’artillerie répartie sur toute bataillon léger KGL.
la ligne, de fortes réserves placées en arrière A ce moment là, les Français parvinrent à la
de la ligne de front et la cavalerie massée ligne anglo-alliée qui ouvrit le feu, puis ouvrit
derrière son centre. Toujours soucieux de sa les rangs pour laisser passer sa cavalerie de
17
soutien. Les brigades britanniques d’élite de Sainte fut finalement prise vers 18 heures 15.
Somerset et Ponsonby s’avancèrent, passèrent Ney demanda alors des renforts, mais hors la
en ligne et chargèrent les Français, qui furent Garde aucun n’était plus disponible.
balayés, perdant 2.000 prisonniers. La Le sixième corps français avait reculé sous la
cavalerie anglaise continua sa charge, traversa pression du quatrième corps prussien jusqu’à
la grande batterie française où ils sabrèrent les Plancenoit à 18 heures. Lobau demanda aussi
cannoniers et conducteurs. des renforts, et la division de Jeune Garde de
La cavalerie française, les lanciers de Duhèsme rejetta les Prussiens hors de
Jacquinot à droite et deux brigades de Plancenoit. Les prussiens contrattaquèrent et
cuirassiers au centre, contrattaquèrent et repoussèrent la Jeune Garde. Deux bataillons
mirent les anglais en déroute. de la Vieille Garde arrivèrent et repoussèrent
Cette action, attaque française, attaque de à leur tour les Prussiens, ce qui stabilisa la
cavalerie anglaise et contre-attaque française, bataille autour de Plancenoit jusqu’aux
survint entre 13 heures 30 et 14 heures 30, environs de 20 heures 30. Entre temps les
après quoi il n’y eut plus que des premier et second corps prussiens arrivèrent.
escarmouches et un bombardement par la A ce stade, Napoléon avait besoin de casser la
grande batterie quand elle se remit en ordre. ligne anglo-alliée avant que les Prussiens ne
Ney ordonna une nouvelle attaque sur la Haye puissent s’engager tous et couper sa ligne de
Sainte mais elle échoua également vers 15 communication avec la France. C’était le
heures 30. Comme il observait la ligne anglo- moment pour la Garde d’attaquer et de mettre
alliée, il crut qu’elle reculait, alros que enfin à genoux la tenacité anglo-alliée.
Wellington ne faisait que réajuster sa ligne. A 19 heures 30, cinq bataillons de Moyenne
Ney pensa alors qu’il était temps de mettre en Garde et trois bataillons de Vieille Garde
déroute cette armée qui reculait, et donner avancèrent sur deux lignes vers le centre
l’ordre aux cuirassiers d’avancer. anglo-allié, avec un bataillon de Moyenne
Pendant deux heures, de 16 à 18 heures, des Garde et deux bataillons de Vieille Garde et
masses de cavalerie française vont attaquer réserve. La Garde, qui n’avait jamais été
l’artillerie et l’infanterie anglo-alliée déployée battue, se fit tirer dessus par l’artillerie anglo-
en carré. Les artilleurs tiraient jusqu’à la alliée et sa mousquetterie. Répondant au feu
dernière minute, puis couraient se réfugier en avançant lentement, trois bataillons de
dans les carrés. La cavalerie ne pouvait chasseurs sur la gauche et deux bataillons de
pénétrer les carrés, tournant autour, perdant grenadiers sur la droite en première ligne. Les
hommes et chevaux sous les tirs anglo-alliés. trois autres bataillons de Vieille Garde étaient
Quand la cavalerie finalement reculait, les en deuxième ligne.
artilleurs retournaient à leurs pièces pour A ce moment, la Garde Britannique, que
ouvrir le feu sur les escadrons en retraite. Wellington avait fait alonger sur quatre rangs,
Napoléon avait appris vers 15 heures 30 que se leva et ouvrit le feu, juste en face et à très
Grouchy n’avait pas été capable de retenir les courte distance des deux bataillons de
Prussiens. Il ordonna au sixième corps de Chasseurs de Moyenne Garde. La surprise fut
couvrir le flanc droit au Bois de Paris, et complête et les volées meurtrières, la Garde
ordonna à Ney à 17 heures 30 de prendre la recula sur ce point.
Haye Sainte à tout prix. La cavalerie avait pris Le 1/52ème d’infanterie légère britannique
des pertes en se faisant tirer dessus pas les pivota en portant son flanc droit vers l’avant,
garnisons de ces deux places fortes, sur le flanc du 4ème Chasseurs de la Garde, qui
Hougoumont et la Haye Sainte. Les attaques partit en déroute sous le feu. A la droite des
reprirent par l’infanterie contre elles. Chasseurs, les deux bataillons de Garde sur ce
Hougoumont ne tomba jamais, mais la Haye point (1/3ème Grenadiers et 4ème Grenadiers)
18
s’étaient portés en avant avec les restes de la croisement de la route de Nivelles: le second
division de Donzelot envoyés par Ney. corps (moins la 7ème division). Les untiés
Donzelot avait été repoussé pendant que la suivantes ont une perte: 45, 46, 47, 49, 51, 52,
Garde avait forcé quelques troupes 53, 59 à 62. L’unité 48 a deux pertes.
britanniques fatiguées à se retirer. Attaqués - Dans un rayon de 2 hexs autour de la route
par les canons anglo-alliés et des renforts entre la Belle Alliance et Rossomme, au sud
d’infanterie, l’ensemble de la Garde recula un de Rossomme: la Garde et le sixième corps.
peu avant 20 heures. - Au sud du premier corps : le quatrième
La deuxième ligne de bataillons de la Vieille corps de cavalerie et la cavalerie légère de la
Garde fut incapable de stopper la déroute. Garde, ainsi que l’artillerie 20.
Wellington, voyant la Garde reculer, donna - Au sud du deuxième corps, le troisième
l’ordre à toute sa ligne d’avancer. Toute corps de cavalerie et la cavalerie lourde de la
l’armée française, choquée par le recul de la Garde, ainsi que l’artillerie 21. L’unité 124 a
Garde, perdit toute cohésion et reflua vers une perte.
l’arrière. - Adjacent aux unités du sixième corps : les
Tout à la fin, Wellington et Blücher se divisions de cavalerie Domon et Subervie
rencontrèrent à la Belle Alliance, quartier (unités 116, 117, 80, 81). Ces deux divisions
général de Napoléon pendant la bataille, sont rattachées au sixième corps pour toute la
Blücher prenant la poursuite en main pour bataille.
laisser ses alliés éprouvés prendre du repos et
retrouver leur cohésion. Déploiement anglo-allié
La carte sur l’aide de jeu peut être utilisée
1- Scénario Historique pour aider au déploiement, au cas où le texte
ne serait pas assez clair. Les commandants ne
Durée : le jeu démarre à 11:00 et se termine à sont pas indiqués sur la carte.
la fin du tour 21:30. Ce scénario dure donc 22 Format général du déploiement ci dessous:
tours. lieu, numéro des unités, corps et division,
Le joueur anglo-allié se place en premier. brigade.
Le joueur français joue tous les tours en
premier. - Hougoumont: Unité 03 (I-1, Cooke, Byng)
- Bois au sud de Hougoumont: Unité 15A (I-
Déploiement français 2N, Perponcher, Saxe Nassau)
La carte sur l’aide de jeu peut être utilisée - 5 hexs au nord de Hougoumont, sur le
pour aider au déploiement, au cas où le texte chemin d’Ohain: Unités 04 (I-1, Cooke,
ne serait pas assez clair. Les commandants ne Byng), 01 et 02 (I-1, Cooke, Maitland), unité
sont pas indiqués sur la carte. Les cercles 05 (artillerie 1). L’unité 01 a une perte.
vides sont les zones de déploiement de la - Sur le chemin d’Ohain, entre les deux routes
Garde et du sixième corps, sauf si le texte de Bruxelles: Unités 06 à 12 sauf 08 (I-3,
indique autre chose. Alten, brigades C Halkett, Ompteda,
- Rossomme: Napoleon et Ney, les Kielmansegge, artillerie 012). L’unité 07 a
Gendarmes. une perte.
- A Belle Alliance et les hexs adjacents, et sur - La Haye Sainte: Unité 08 (I-3, Alten,
la colline en direction de Papelotte, ce village Ompteda)
exclu : le premier corps. - Papelotte et Fichermont, unités 15B et 16,
- Sur ou adjacent au chemin entre Rossomme une par ferme, avec une perte chacune (I-2N,
et Braine l’Alleud, mais pas adjacent à Perponcher, Saxe Nassau et Saxe Orange).
Hougoumont ou son bois, jusqu’au
19
- Sur le chemin d’Ohain, dans un rayon de Renforts
deux hexs à l’est de la route de Charleroi, les (numéro de l’unité suivi du nombre de pas
unités 13 et 14 (I-2N, Perponcher, Bijland). perdus. En l’absence de chiffre, l’unité est à
Les deux unités ont une perte. Artillerie 17. plein effectif)
- Braine l’Alleud; Unités 18 à 22 (I-3N, 13:00 : St Lambert: Blucher, Bulow, les
Chassé, brigades Detmers et d’Aubreme) cavaleries 74 (2), 75, 76 (1), 77 et 78,
- Entre Merbe Braine et Mont St Jean: Hill, artillerie 83
Unités 23 à 28 (II-2, Clinton, brigades Adam, 13:30 : St Lambert: 15ème brigade, unités 68,
du Plat, W Halkett). 69 et 70, artillerie 79
- Au nord de cette position; Unités 56 à 61 14:00 : St Lambert: 16ème brigade, unités 71,
(contingent de Brunswick). Les unités 56 à 58 72, 73, artillerie 80
ont une perte chacune. 15:00 : St Lambert: 13ème brigade, unités 62,
- Sur le chemin d’Ohain, entre les carrefours 63, 64, artillerie 81
de la route de Bruxelles à Nivelles et Braine 16:00 : St Lambert: 14ème brigade, unités 65
l’Alleud, les unités 29 et 30 (II-4 Colville, (2), 66 (2), 67, artillerie 82
brigade Mitchell). 18:00 : Chemin vers Ohain, Ziethen, unités 16
- Sur le chemin d’Ohain, et un hex au nord, à (1), 17(2)
l’est de la Haye Sainte mais à l’ouest de 18:30 : Chemin vers Ohain, unités 1 (3), 2 (3),
Papelotte, les unités 43 à 49, 52 et 53 (R-5 4, 20.
Picton, brigades Kempt, Pack, Vincke et 18:30 : St Lambert, Pirch, unités 39, 24(3),
Best). Les unités 43 à 46 ont chacune une 25(3), 26(3), 27, 41
perte. L’artillerie 049. 19:30 : St Lambert: unités 28(3), 29(3), 30(3),
- A Waterloo, les unités 50 et 51 (R-6 Cole, 33(2), 42.
brigade Lambert). Toutes les autres unités des premier et second
- A Mont St Jean: Wellington, Orange et corps arrivèrent trop tard pour prendre part à
Uxbridge. Les artilleries 54, 55, 79, 80 et 81, la bataille.
les rockets Congreve.
- Dans un triangle Mont St Jean-Chemin Conditions de victoire:
d’Ohain et les deux routes: unités 62 à 64 (R- A la fin de la partie, chaque joueur additionne
Kruse), unités 65 et 66 (Cav-Somerset), unités les points de victoire suivants:
82 à 84 (Cav-de Collaert Dutch cavalry). Ces - Plancenoit (tous les hexes), la Haye Sainte,
placements sont indiqués par “res” sur la carte Hougoumont, Braine l’Alleud (tous les
de déploiement. hexes), Waterloo (tous les hexes): 1 PV each
- A l’est de la route de Bruxelles à Charleroi, - Papelotte et Fichermont contrôlés: 1 PV.
entre Mont St Jean et La Haye Sainte, unités - L’hex d’entrée de la route de Bruxelles: 3
67 et 68 (Cav-Ponsonby). PV
- Sur le chemin d’Ohain, à l’est de la dernière
unité de Picton: unités 71, 72, 75, 76 (Cav- Joueur français seulement:
Vivian et Vandeleur). - 1 PV par corps anglo-allié démoralisé
- Dans une zone formée par Merbe Braine, le (premier seuil)
chemin d’Ohain et Braine l’Alleud, unités 73, - 1 PV par corps anglo-allié désespéré
74, 77, 69 et 70 (Cav-Grant, Arentschildt et (premier des deux nombres, en plus du PV
Dornberg). Ces unités sont indiquées par précédent pour la démoralisation).
“cav” sur la carte de déploiement. - 1 PV par corps prussien démoralisé.
- 1 PV par corps prussien désespéré (en plus
du PV précédent pour la démoralisation)
20
Joueur anglo-allié seulement: II 74 37 54
- 1 PV par corps d’infanterie français VI+ cav 37 19 27
démoralisé
III Cav 15 8 13
- 1 PV par corps d’infanterie français
désespéré (en plus du PV pour la IV Cav 12 6 11
démoralisation).
-Armée Anglo-alliée:
Si les totaux sont égaux, le joueur contrôlant Corps Pas de Démorali Désespoir
l’hex d’entrée de la route de Bruxelles gagne. pertes sation
Une différence de 1 à 4 PV est une victoire
mineure, 5 PV et au delà est une victoire I 70 35 44-57
majeure. II incluant 56 28 36-46
Chasse
Règles spéciales spécifiques à ce scénario Réserve 83 42 53-68
- Le deploiement initial contredit parfois la Cavalerie 52 26 44-56
règle spéciale 9 sur la cohésion des brigades incluant les
anglo-alliées. Quand une de ces unités bouge, Hollandais
elle doit tenter de respecter la règle. Elles ne
sont pas obligées de bouger. -Armée prussienne:
- Hougoumont était une position très forte, et Corps Pas de Démoralis Désespo
d’une taille plus importante que les autres pertes ation ir
fermes fortifiées de la carte. En plus des effets
décrits, un résultat de corps à corps qui I 27 14 20
demande une désorganisation entraîne à la II 65 33 47
place une perte au défenseur. IV 114 57 78
- Les Prussiens ont utilisés de mauvais
chemins détrempés pour arriver sur le champ
de bataille. En plus de la règle demandant que Pour mémoire, le deuxième corps français
la première unité dépense 1 PM, la suivante 2 démarre avec 11 pertes, le troisième corps de
PM, etc, aucune unité ne peut entrer empilée cavalerie avec une perte, le premier corps
sur une autre. prussien avec 9 pertes et le deuxième corps
- Pour mémoire, le Prince d’Orange est prussien avec 20 pertes. Ces pertes ainsi que
seulement chef de corps pendant cette celles de l’armée anglo-alliée doivent être
bataille, pas un chef d’armée. comptabilisées pour les seuils de
- Pour cette bataille, la division Chassé (unités démoralisation.
18 à 22) est rattachée au deuxième corps de
Hill, et la cavalerie hollandaise (unités 82 à Activation optionnelle de la Garde
84) au corps de cavalerie d’Uxbridge. Napoléon débuta cette bataille avec des
- Les seuils de démoralisation et désespoir informations limitées sur la localisation des
sont: Prussiens. Il garda donc de fortes réserves
(sixième corps et la Garde) qu’il utilisa
- Français: seulement quand il eut la conviction que les
Corps Pas de Démoral Désespoir Prussiens arrivaient. A l’inverse, le joueur
pertes isation français sait qui va venir et quand, et pourrait
choisir d’engager en masse la Garde pour
Garde 74 Aucun Aucun faire la décision avant que son flanc soit
I 69 35 50 réellement menacé. Pour refléter un manque
21
d’information plus historique, la Vieille Durée : le jeu démarre à 11:30 et se termine à
Garde (unités 01 à 04 et 06 à 09) ne peut pas la fin du tour 19:30. Ce scénario dure donc 19
bouger avant que les Prussiens n’atteignent tours.
une ligne verticale (nord – sud) passant par Le joueur anglo-allié se place en premier.
Ohain. Le reste de la Garde et le sixième Le joueur français joue tous les tours en
corps sont libres de bouger dès le départ. premier.
22
contingents est impossible à simuler à cette 5- Contenir les Prussiens
échelle. Une unité de la division Perponcher
simule la présence des 800 hommes du 2ème Durée : le jeu démarre à 16:00 et se termine à
régiment de Nassau de la brigade Saxe- la fin du tour 21:30. Ce scénario dure donc 12
Weimar. tours.
Le joueur français se place en premier.
4- Les grandes charges Le joueur français joue tous les tours en
premier.
Durée : le jeu démarre à 16:00 et se termine à
la fin du tour 18:30. Ce scénario dure donc 7 Déploiement français
tours. - Eléments du sixième corps de Mouton
Le joueur anglo-allié se place en premier. (unités 102 à 108, 112 et 113) et les divisions
Le joueur français joue tous les tours en de cavalerie Domon et Subervie (unités 116,
premier. 117, 80, 81), sur une ligne entre Fichermont
(exclus) et Maransart, mais au nord du
Déploiement français ruisseau de Lasne.
- Ney, le quatrième corps de cavalerie de Déploiement prussien:
Milhaud (unités 129 à 133) et la cavalerie -Brigades 15 et 16 du quatrième Corps (unités
légère de la Garde (unités 16, 17, 20) sont 68 à 73, artilleries 80 et 81), Bulow, Blucher,
entre Hougoumont et la Belle Alliance. entre les positions françaises et le Bois de
Déploiement anglo-allié Paris.
- Tout entre la route de Charleroi à Bruxelles - Cavalerie du quatrième corps (unités 74 à
et Braine l’Alleud, sauf Ompteda, Byng, 78) sur les chemins du Bois de Paris.
Somerset et les unités 56 et 62. Ajouter trois -13ème brigade (unités 62 à 64, artillerie 79)
des unités de la réserve d’artillerie. La entre le Bois de Paris et la Chapelle St
division Chassé est à Merbe Braine sur le Lambert.
chemin. Renforts :
Renforts Français:
17:00 : Troisième corps de cavalerie de 18:00 : Division de Jeune Garde (unités 11 à
Kellermann (unités 124 à 128) et la cavalerie 14) à Rossomme et les hexs adjacents.
lourde de la Garde (unités 18, 19, 21). 19:00 : unité 02 à Rossomme.
Conditions de victoire : Prussiens: Suivre la table des renforts dans le
Le Français doit contrôler tous les hexs du scenario historique pour les second et
chemin d’Ohain entre les deux routes de quatrième corps. Le premier corps est au nord
Bruxelles à la fin du jeu. de cette position et n’est pas impliqué.
Règles spéciales spécifiques à ce scénario Conditions de victoire :
Aucune Le camp qui contrôle complêtement la ville
Conclusion: de Plancenoit gagne ce scénario. Tout autre
L’échec des charges répétées de Ney est bien résultat est un match nul.
connu. Sans le support de l’infanterie déjà Règles spéciales spécifiques à ce scénario
engage à Hougoumont, sans grand support Aucune
d’artillerie capable de casser les carrés, la Conclusion:
magnifique cavalerie française non seulement Le sixième corps de Mouton, de plus en plus
ne servit à rien, mais se fit aussi démolir avant débordé par le nombre, recula lentement vers
même que les Prussiens soient sérieusement Plancenoit. La Jeune Garde, puis des
engagés. bataillons de la Vieille Garde, vinrent en
23
renforts et la ville fut conservée pendant provoqua la déroute de toute l’armée
presque toute la bataille. française.
24
ajouté comme commandant. Bien que n’étant division Chassé au Second corps ou la
pas en charge d’un corps officiel, il peut cavalerie hollandaise à Uxbridge.
ajouter son bonus à n’importe quelle unité
hollando-belge.
25
kilomètres), et les nouvelles electrifièrent
finalement les Français.
Wavre Grouchy ordonna une attaque au travers de la
Dyle contre le troisième corps prussien. Leurs
Synopsis avants postes au sud de la rivière furent
rapidement repoussés, mais la lutte devint
Napoléon avait donné à Grouchy les troisième plus âpre au bord de la Dyle. Les Prussiens
et quatrième corps d’infanterie, ainsi que les tenaient les hauteurs au nord de la rivière, et
premier et deuxième corps de les Français ne purent prendre la ville de
cavalerie. Pensant que les Prussiens allaient Wavre. A 17 heures, Grouchy reçut le
retraiter vers leur ligne de communication message de Napoléon lui demandant de
vers Liège, Grouchy ne découvrit la vraie marcher immédiatement sur Waterloo. Il
direction de recul des Prussiens qu’à 22 essaya une nouvelle fois de prendre Wavre,
heures le soir du 17, quand il arriva à mais sans résultats, et marcha avec le
Gembloux. quatrième corps vers le sud-ouest. Le premier
A ce moment, tard le 17, le gros de l’armée corps de cavalerie prit le village de Limales,
prussienne était déjà arrivée à Wavre. Tôt le où le pont était intact. Les Prussiens contre-
18, Blücher, qui s’était remis de sa chute à attaquèrent mais ne purent reprendre le
Ligny, écrivit à Wellington pour l’informer village. A ce moment, il était bien trop tard, le
qu’il venait le rejoindre avec toute son armée, combat continua le long de la Dyle. Grouchy
et il donna des ordres en conséquence. Le n’avait pas réussi à contenir les Prussiens, qui
quatrième corps prit la tête, suivi des premiers au même moment étaient engagés de façon
et deuxième corps, en un gigantesque décisive contre le flanc droit de Napoléon.
embouteillage. Les routes étaient trempées et
les troupes encore en désordre après leur 1- Scénario Historique
défaite à Ligny et leur longue retraite.
Blücher poussa ses troupes avec vigueur, Durée : le jeu démarre à 15:00 et se termine à
laissant le troisième corps à Wavre, nord de la la fin du tour 21:30. Ce scénario dure donc 14
Dyle, pour tenir tête aux poursuivants tours.
français, avec qui ils entrèrent finalement en Le joueur prussien se place en premier.
contact vers 9 heures 30. A ce moment, les Le joueur français joue tous les tours en
Prussiens étaient de fait plus proches des premier.
Anglo-Alliés que Grouchy ne l’était.
La poursuite française manqua d’ardeur. Le Déploiement français
contact avec les prussiens avait été effectué Grouchy, Vandamme, le troisième corps
par le deuxième corps de cavalerie qui captura (unités 67 à 84) moins sa division de cavalerie
et interrogea des prisonniers faits au cours (unités 80 et 81), sur la route de Namur
d’escarmouches. Exelmans transmit jusqu’à deux hexs du faubourg de Wavre, une
l’information à Grouchy à 10 heures 30 que unité par hex. Les unités de Vandamme ont 6
les Prussiens se dirigeaient vers les Anglo- pertes à répartir.
Alliés.
Grouchy s’arréta pour déjeuner vers 11 Renforts français
heures, et commença à entendre le son du 15:30 : La cavalerie d’Exelmans avec 2 pertes
canon à Waterloo, mais il resta pénétré par (unités 119 à 123) par la route de Namur.
l’idée qu’il suivait ses ordres, et continua son 16:30 : Gerard, le quatrième corps (unités 85
repas. Le message d’Exelmans arriva à 14 à 101) par la route de Namur. 7 pertes sont à
heures 30, (il mit deux heures pour faire 10 répartir.
26
17:30 : Premier corps de cavalerie de Pajol
(avec une perte), unités 114, 115 et 118, et la Règles spéciales spécifiques à ce scénario
division Teste (unités 109 à 111) par la route - Les ponts à Bas Wavre et Limelette sont
de Namur. Pajol commande la division Teste. endommagés. Voir les règles spéciales sur la
façon de les réparer.
Déploiement prussien: - Le moral est évalué par corps pour le
- A Limale: Unité 14 avec 2 pertes, artillerie Français, et dans l’ensemble pour le Prussien.
19. Ces unités du premier corps prussien sont Les niveaux sont, pour cette bataille:
commandées par Thielmann.
- A Bierges, les 6 hexes adjacents, et les deux - Français:
hexs du pont incluant le Moulin: unités 53, 54 Corps Pas de Démoral Désespoir
et 55, artillerie 59 pertes isation
- Wavre incluant les faubourgs à l’est de la
III 58 29 41
Dyle: Unités 49 et 50, Thielmann.
- Entre Wavre Wavre et la sortie vers IV 51 26 37
Bruxelles, sur la route : unités 51 et 52, ICav + Teste 16 8 12
artillerie 60, cavalries 56, 57, 58, artillerie 61. II Cav 14 7 10
- Bas Wavre: unité 47
27
jugement ne sera jamais clos. Les Grouchy, Vandamme et le troisième corps
conséquences d’une décision de marcher sont entrent par la route de Namur à 14 heures, et
explorées ici. les renforts suivent le plan du scénario
historique. Mais cette fois, seule la condition
Premier seuil de décision: dans le meilleur de victoire #1 compte : sortir un corps
des cas, Grouchy décide de marcher avec d’infanterie (ou quatre divisions d’infanterie
toute son armée en entendant le canon tonner de corps différents) et une division de
à Waterloo à 11 heures 30. Comme il est cavalerie par un des chemins menant à la
encore au sud de la carte de Wavre, il y a Chapelle Saint Lambert. Le Français gagne en
plusieurs autres passages menant à Mont St remplissant cette condition. Sinon, c’est le
Giubert, Moustiers et Ottignies, vers Prussien qui gagne.
Maransart. Dans ce cas, il n’y a pas de bataille
à Wavre, et les unités suivantes entrent sur le Les unités qui sortent par ces chemins
champ de bataille de Waterloo par le chemin peuvent entrer 2 heures (pour la cavalerie) ou
au sud-est de Maransart aux heures suivantes: 3 heures (pour l’infanterie et l’artillerie) plus
tard par le chemin du bord est, au sud de la
15:00 : Cavalerie d’Exelmans avec 2 pertes Chapelle St Lambert pour éviter tout conflit
(unités 119 à 123) avec les renforts prussiens (ces conflits
-16:00 : Grouchy, Vandamme, le troisième seraient hors de ce jeu, dans une zone non
corps (unités 67 à 84) moins sa division de couverte par les cartes, mais intéressants à
cavalerie (unités 80 et 81). Vandamme a 6 simuler un jour…)
pertes à répartir.
-17:00 : Cavalerie de Pajol avec une perte, 4- La route de Waterloo : troisième seuil de
unités 114, 115 et 118, et la division Teste décision de Grouchy
(unités 109 à 111)
-18:00 : Quatrième corps de Gérard (85 à Enfin, à 17 heures, Grouchy reçut finalement
101). 7 pertes sont à répartir. un message de Napoléon avec un ordre positif
de marche. C’était beaucoup trop tard pour
Comme ce mouvement libère le corps de avoir un impact sur Waterloo, mais nous
Thiemann, ce dernier peut entrer par la route pouvons explorer les conséquences sur la
menant à Ohain: bataille de Wavre.
17:00 : Thielmann, sa cavalerie (unités 56 à A 17 heures, Vandamme est déployé devant
58) Wavre, Exelmans est devant Basse-Wavre.
18:00 : 9ème Brigade (unités 46 à 48 et 59) Gérard est à mi chemin de la route de Namur
19:00 : 10ème Brigade (unités 49 et 50) et Limale, et Pajol et Teste ne sont pas encore
20:00 : 11ème Brigade (unités 51, 52 et 60) entrés sur la carte. Le Prussien est disposé
20:30 : 12ème Brigade et réserve d’artillerie comme dans le scénario historique, car à ce
(unités 53 à 55 et 61) moment Thielmann ne sait pas encore où le
principal coup français va porter.
3- La route de Waterloo : second seuil de La condition de victoire est la même que pour
décision de Grouchy le scénario 3: sortir un corps d’infanterie (ou
quatre divisions d’infanterie de corps
Ce deuxième moment de décision aurait pu se différents) et une division de cavalerie par un
produire juste avant d’entrer sur la carte, vers des chemins menant à la Chapelle Saint
14 heures. Le jeu démarre à ce moment, avec Lambert. Le Français gagne en remplissant
les Prussiens déjà positionnés comme dans le cette condition. Sinon, c’est le Prussien qui
scenario historique. gagne.
28
les chemins de la Chapelle St Lambert
(uniquement), on compare le nombre de
5- Une franche poursuite pertes prises par ce corps au nombre sorti. Si
le premier nombre est strictement plus grand
La poursuite après Ligny n’a pas été un que le second, le Français gagne ; sinon, le
modèle de vigueur, loin de là, même pour des Prussien gagne.
vétérans comme Exelmans et Pajol, excellents
généraux de cavalerie. Même Grouchy était 6- Il suffit de passer le pont
un général de cavalerie expérimenté, et on
peut se demander pourquoi la poursuite n’a Cette fois l’idée n’est pas de rejoindre
pas été plus active. Waterloo, mais de se débarasser du troisième
Dans ce scénario, le Français entre sur la carte corps prussien. Comme il a été dit, il y a
en masse avant que les Prussiens ne bougent d’autres ponts plus au sud de cette position, et
vraiment. En fait, le quatrième corps de Grouchy aurait pu marcher sur une route plus
Bülow, premier à passer la Dyle pour à l’ouest.
rejoindre Waterloo, avait une longue route à Dans ce scénario les Prussiens l’attendent
faire, il démarre ce scénario sur la rive est de toujours à l’est de la rivière, mais les corps
la rivière. D’un autre côté, les premier et d’Exemlans, Pajol et Teste entrent par le bord
deuxième corps prussiens sont déjà à l’ouest sud quand le jeu démarre.
de la rivière, rien n’aurait pu être fait pour les Vandamme entre à 16 heures et Gérard à 16
arrêter. heures 30.
Le placement est le suivant: Pour gagner, les Français doivent forcer le
- Troisième corps prussien comme dans le troisième corps prussien à atteindre son
scénario historique. niveau de désespoir de 58 pertes à la fin du
- Quatrième corps prussien : sur la route entre jeu.
Wavre et le bord de la carte vers Namur, à
l’est de la Dyle, au moins une unité par hex.
Bülow et Blücher sont avec une unité au
choix.
- Les premier et second corps sont omis de ce
scénario, ils peuvent quitter le champ de
bataille vers Waterloo.
- Le jeu démarre à 6 heures et se termine
quand toutes les untiés du quatrième corps
sont détruites ou ont quitté la carte.
- La cavalerie et l’artillerie de Pajol (pas
Teste) sont à Limelette, ainsi que Grouchy. Le
pont n’est pas endommagé.
- Vandamme et Teste entrent par le chemin du
bord sud, à l’est de la Dyle, à 6 heures.
- Exelmans entre par le chemin au sud de la
route de Namur à 6 heures.
- Gérard entre par le chemin au sud de la route
de Namur à 6 heures 30.
Le but pour le Français est de faire le plus de
pertes possibles au quatrième corps. Quand la
dernière unité de ce corps sort de la carte par
29
deux côtés. Appliquer alors les renforts
Combinaisons de suivants :
Batailles Renforts
- Français aux Quatre Bras: au coin sud-est de
Attention : nous fournissons ici un ensemble la carte, à partir de 19 heures le 16, d’Erlon,
de règles pour lier les différents jeux, mais il une division par heure.
est difficile de prévoir toutes les situations, - Prussiens à Ligny: au matin du 17, si
nous avons essayé de couvrir la plupart des l’armée prussienne est toujours autour de
cas, mais l’idée de lier les jeux demande Ligny, le quatrième corps de Bülow est
souvent de la flexibilité et d’agird de bonne détourné depuis Gembloux. Il entre par la
foi et avec une grande logique. route de Wavre à partir de 8 heures, une
brigade par heure.
1- Combiner les Quatre Bras et Ligny le 16 - Armée anglo-alliée, 16 juin à la fin du jour,
juin. par la route de Bruxelles:
- 19:00 : Vivian
Les cartes peuvent être positionnées pour que - 20:00 : Vandeleur
la route de Nivelles à Namur soit continue. - 20:30 : Somerset
Les unités peuvent passer librement de l’une à - 21:00 : Ponsonby
l’autre. Ligny commence à 13 heures. Les - 21:30 : artilleries 79 à 81
unités aux Qutre Bras sont disposées mais ne Le 17 par la route de Bruxelles :
peuvent bouger avant 14 heures. - 01:00 : Ompteda
Suivre les ordres de renforts pour chaque jeu. - 04:00 : Réserve d’artillerie 54 et 55:
Pourtant, si les joueurs sont d’accord, c’est - 05:00 : Vincke
l’endroit idéal pour explorer un rôle plus actif - 06:00 : Kruse
du premier corps de d’Erlon. Le camp - 06:30 : Grant
français décide avant la bataille où va agir - 07:00 : Arenschild
d’Erlon. S’il le veut à Ligny, alors il entre par - 07:30 : Dornberg
la chaussée romaine comme indiqué dans le Par la route de Nivelles
scénario 7 de Ligny. S’il le veut aux Quatre - 08:00 : Chassé
Bras, il entre conformément au scénario - 09:30 : Trip et Ghigny
Quatre-Bras 5.
Si les Anglo-Prussiens sentent que le camp 3- Combiner Waterloo et Wavre le 18 juin
français est indécis (soyez fair-play…), alors
ils peuvent forcer le Français à utiliser la table Il y a plusieurs moyens de combiner ces deux
historique des renforts décrite dans les batailles. Jouer les conditions historiques
scénarios historiques de Ligny et les Quatre entraine un minimum d’interactions entre les
Bras. deux champs de bataille parce que si rien ne
se passe à Wavre avant 15 heures, c’est trop
2- Combiner les Quatre Bras et Ligny le 17 tard pour avoir un impact sur Waterloo. Si les
juin. joueurs choisissent les scénarios historiques,
alors la bataille démarre à Waterloo à 11
Les deux batailles du 16 auraient bien sûr pu heures, puis à Wavre à partir de 15 heures.
tourner très différement. Si Napoléon avait été Les batailles sont alors jouées en parallèle.
tenu en échec à Ligny, la bataille aurait Si les deux camps sont d’accord pour
probablement recommencé le lendemain des engendrer d’avantage d’interactions, alors
Waterloo se joue avec les conditions
30
historiques et Wavre avec les scénarios 3 ou 5 - Les premier et deuxième corps prussiens
(cette fois, Wavre commence en premier, puis démarrent dans les zones de Bierges et Wavre
Waterloo démarre à 11 heures), ou même le respectivement. Chaque unité d’infanterie a 3
scénario 6. Pour mémoire, le scénario de pertes (les unités plus petites sont éliminées),
Wavre 2 est lui même une combinaison de et toutes les unités sont en désordre.
jeux, mais comme Grouchy marche sur - Troisième corps prussien, avec 7 pertes à
Waterloo, rien ne se passe à Wavre. répartir (le corps couvrit la retraite aggressive
et prit des pertes) à l’est de la Dyle, sur la
Conditions de transfert entre les champs de route de Wavre à Namur.
bataille de Wavre et Waterloo - Quatrième corps prussien, entre sur la carte
Les deux chemins de Wavre à Waterloo (vers par la route de Namur, à partir de 10 heures,
Ohain au nord et vers la Chapelle Saint cavalerie en tête suivie d’une brigade
Lambert au sud) sont à deux heures pour la d’infanterie par heure.
cavalerie, et trois pour l’infanterie et Déploiement français : aucune unité ne
l’artillerie, les chemins étant très boueux à démarre sur la carte. Le troisième corps et
cause de la pluie. Exelmans entrent par le bord sud, à l’est de la
Dyle, à 10 heures.
4- Combiner Waterloo et Wavre le 17 juin Le quatrième corps, Pajol et Teste entrent au
même moment, par le bord sud, mais à l’ouest
Une victoire précoce et plus franche à Ligny de la Dyle. Le but est d’endommager et
(par exemple en impliquant d’Erlon) suivie ralentir les Prussiens le plus possible.
d’une franche poursuite aurait conduit à une Les Prussiens peuvent sortir des unités en bon
situation bien différente le 17 juin. Il est ordre par la route d’Ohain ou la Chapelle St
probable que le Duc n’aurait pas attendu Lambert en suivant les règles du scenario 3.
avant de se retirer vers Mont St Jean, et que La victoire est décidée à Waterloo, mais les
les Prussiens n’auraient pas eu autant de Prussiens peuvent encore jouer leur part.
temps pour récupérer. Les modifications
suivantes s’appliquent à Waterloo et Wavre: 5- La Campagne : du 16 au 18 juin.
31
de leur type, la route de sortie et le champ de
bataille en question. 2/3
Les Français peuvent bien sûr les suivre et Wavre
entrer sur la deuxième position. Waterloo
Comme il est impossible de simuler ce qui se
passe hors carte, les joueurs doivent user de 1/2
bonne foi et de bon sens. Aucun combat ne 3/4 4/6
peut avoir lieu hors carte. 3/4
32
récupérer de pertes par ce moyen. Le pion 1- le 15 juin, Napoléon laissa Mouton à
spécial Larrey n’est pas utilisé pendant la nuit. Charleroi ne sachant pas où sa première
Ralliement: les unités qui n’ont pas bougé grande attaque se déroulerait, contre les
pendant les trois tours de nuit reviennent Anglo-Alliés ou les Prussiens. En laissant
automatiquement en bon ordre à la fin du Lamarque dans cette position de réserve,
troisième. Ces unités ne peuvent récupérer de Mouton peut être déployé à Ligny, il suit
pertes comme décrit ci-dessus. immédiatement la Garde.
33
plus des effets décrits ci-dessus, un résultat de
Règles Spéciales pour corps à corps qui devrait entraîner une
les Quatre Batailles désorganisation du défenseur a pour seul effet
d’engendrer une perte au défenseur (le
défenseur n’est donc pas désorganisé).
1- Lignes de communication:
Elles varient en fonction de la bataille : 3- Règles spéciales pour le commandement:
Quatre-Bras: Les armées françaises et prussiennes avaient
Français : la route de Charleroi globablement la même organisation. A
Anglo-Alliés : les deux routes de Nivelles et l’inverse, l’armée anglo-alliée, théoriquement
Bruxelles organisée également par corps, a fonctionné
différement, par division et même par
Ligny: brigades. Par exemple à Waterloo, les unités
Français : les deux routes de Charleroi et du premier corps ont été éparpillées de
Chatelet. Braine-L’Alleud à Papelotte, impossible pour
Prussiens : les routes vers Namur, Wavre et la le Prince d’Orange de les commander toutes.
route des Quatre Bras. Pourtant, le jour de la bataille, le Prince
d’Orange confia la cavalerie hollando-belge à
Wavre Uxbridge, et la division Chassé a été
Français : la route de Namur commandée par Hill, son second corps étant
Prussiens : la route de Bruxelles loin d’être complet. Avec ces modifications,
on peut garder le commandement par corps,
Waterloo Wellington est le chef de corps de la Réserve
Français : la route de Charleroi et peut, en tant que chef d’armée, commander
Anglo-Alliés: les routes de Bruxelles et Hall. directement trois unités, comme expliqué
Prussiens : le bord est de la carte à la Chapelle dans les règles standard.
Saint Lambert et les deux chemins arrivant à Dans les niveaux de commandement plus
Ohain. avancés, Wellington peut envoyer trois ordres
à des corps, divisions ou brigades. En plus,
2- Les fermes fortifiées et Hougoumont les chefs de corps (Orange, Hill et Uxbridge)
Les célèbres fermes fortifiées de Belgique agissent normalement. Wellington peut
avaient un bon potentiel défensif. En termes activer directement les brigades, mais bien sûr
de jeu, utiliser les conditions pour une ville, moins qu’en passant par leur hiérarchie
avec les modifications suivantes : normale.
- Cavalerie et artillerie ne peuvent y entrer. Le Prince d’Orange n’est chef d’armée que
- Le facteur de feu est modifié par -3, avec un pendant les premiers tours des Quatre Bras.
maximum final de 1 par hexagone d’attaque. Dès que Wellington arrive, le Prince
Par exemple, si une unité dans une ferme d’Orange devient simple chef de corps et le
fortifiée se fait tirer dessus par trois batteries reste pour toute la campagne.
proches sur trois hexs distincts, la puissance
de feu maximum sera de 3. 4- Les artilleries à trois pas de pertes.
- Corps à corps : valeur modifiée par -2 Deux unités d’artillerie de la Garde ont trois
comme une ville, mais elle reste -2 si pas de pertes, ce sont les batteries lourdes
l’attaque vient d’une ville adjacente. d’élite de la Garde. Les différences avec les
- Hougoumont était une position très forte, les unités d’artillerie normales sont :
bâtiments étaient plus grands et plus
nombreux qu’une ferme fortifiée normale. En
34
- A la première perte prise, leur valeur de feu Corps Pas de Démorali Désespoir
devient 6, corps à corps 1, et elles ont deux pertes sation
pas de pertes, comme une unité normale.
I 93 47 59-76
- Seconde perte prise : comme une unité
normale, valeur de feu 3, valeur de corps à II complet 88 44 56-72
corps 1. Réserve 83 44 53-68
- Tout le reste est identique aux autres unités Cavalerie 58 29 32-47
d’artillerie.
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avec deux ponts endommagés, à Basse-Wavre fait divisée en brigades regroupant de 3 à 5
et à Limelette. Aucune unité ne peut passer la bataillons. Dans le jeu, les brigades sont
Dyle en dehors des ponts, ni sur un pont représentées en général par deux pions (trois
endommagé. pour la brigade de Saxe Weimar) pour donner
A l’inverse, le joueur français peut essayer de d’avantage de flexibilité, mais les deux pions
les réparer, les états-majors des troisième et (ou deux des trois pions pour Saxe Weimar)
quatrième corps d’infanterie ayant des doivent être toujours dans des hexs adjacents
pontonniers. Pour réparer un pont, la ou empilés à la fin de la phase de mouvement
procédure est la suivante : anglo-alliée. Si c’est impossible (par exemple
- Bouger un de ces deux chefs de corps parce qu’un pion a été désorganisé et pas
(représentant aussi le QG) sur un hex adjacent l’autre), alors le joueur anglo-allié doit
à un pont endommagé. s’efforcer dans la mesure du possible d’y
- Rester deux tours entiers sans bouger. remédier dans la phase de mouvement
- Au début du troisième tour, le pont est suivante.
réparé. Comme ces brigades étaient souvent
- Dans ce cas précis le QG devient une composées d’éléments hétérogènes, leur
« unité » ; elle peut être attaquée (pas au valeur de feu et moral peuvent différer d’une
travers du pont avant qu’il ne soit réparé) et se demi-brigade à l’autre.
faire tirer dessus. Dans ce cas, la faible Le contingent de Brunswick (unités 56 à 59)
densité de cette unité de pontonniers en fait est exempt de cette règle (les pions
une cible difficile à atteindre, et tout feu est représentent des régiments ou des
réduit à une valeur de 1. Pour mémoire, le groupements de plusieurs bataillons).
pont de Basse-Wavre ne peut être réparé
qu’en occupant une case de ville, déjà 10- Pion spécial, le pion Larrey
protégée par -2 au feu. Une unité QG peut En mémoire à un héros de cette époque, le
encaisser deux pas de pertes avant de perdre baron Larrey, premier chirurgien de la Garde,
son aptitude à réparer les ponts. Une perte ne a un pion spécial. Ce n’est ni un pion unité, ni
ralentit pas la procédure. Une unité QG un pion commandant. S’il est empilé pendant
détruite par le combat ne détruit pas le chef, deux tours consécutifs sur une unité qui ne
qui garde son aptitude à commander. Même si bouge pas, l’unité récupère un pas de pertes.
d’autres unités sont présentes sur le même Une unité ne peut récupérer plus d’un pas de
hex, le QG-unité est considéré comme sur le cette façon. Si elle se fait tirer dessus ou
dessus et seul dans l’hexagone. attaquer au corps à corps pendant ces deux
Une fois le pont réparé il ne peut pas être tours, il n’y a pas de récupération. Une unité
endommagé de nouveau. Les ponts intacts ne totalement éliminée ne peut récupérer de pas
peuvent être endommagés à cette échelle de de pertes de cette façon.
temps, car endommager un pont prenait
beaucoup de temps et d’énergie. 11-Déploiement stratégique (règle avancée
XVIII)
9- Pions et brigades anglo-alliées: Cette règle n’est vraiment jouable qu’avec les
Note : cette règle peut être déroutante pour les batailles de Ligny et Mont Saint Jean, les
débutants. Il n’est pas nécessaire de la jouer si deux autres sont trop petites (mais les joueurs
les deux camps sont d’accord, mais elle est de peuvent toujours essayer).
fait très historique et nous encourageons les Si les joueurs veulent jouer cette règle
joueurs à l’essayer. optionnelle comme expliquée dans les règles
Vive l’Empereur est un système à l’échelle du avancées, ils procèdent de la façon suivante :
régiment, mais l’armée anglo-alliée était de
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Chaque champ de bataille est divisé en 16 - Blücher: un chef de corps est promu, qui
carrés. Le français commence à déployer ces peut générer un ordre par tour.
corps d’infanterie (I, II, VI, Garde pour Mont Les chefs promus gardent leur habilité à
Saint Jean, III, IV, VI et Garde pour Ligny) commander leur corps en plus de leurs
sur les 4 carrés du sud de la carte. nouvelles fonctions.
Le joueur anglo-allié ou prussien déploie alors
son armée (sauf le quatrième corps prussien) Si les deux camps sont d’accord, Davout peut
en suivant les règles. La cavalerie anglo-alliée remplacer Ney ou Grouchy. Il peut générer 3
est un corps en soi, alors que les corps de ordres par tour.
cavalerie français sont attachés à l’infanterie
comme décrit. 14- Diverses notes
- Moral de la Vieille Garde
12- Temps de jeu et pénalités (règle Le moral de l’infanterie de la Vieille et
avancée XIX) Moyenne Garde, ainsi que les Chasseurs à
Si cette règle est utilisée, chaque camp a trois Cheval de la Garde, ne décroit par avec les
minutes pour jouer un corps. Ceci inclut pertes (unités 1 à 3, 6 à 9 et 16).
Wellington qui a trois minutes pour activer la - Autres commentaires sur le moral
Réserve. Les armées prussiennes et anglo-alliées
étaient très hétérogènes. La Landwehr
13- Initiative et obéissance des prussienne des provinces nouvellement
commandants (règle avancée XVII) annexées (Elbe, Rhin, Westphalie) s’étaient
Si cette règle est utilisée, les valeurs des battues au côté des français peu de temps
différents chefs sont indiquées au dos de leur auparavent, d’autres provinces (Poméranie,
pion. La valeur du haut est l’initiative, celle Silésie) avaient déjà fait deux campagnes du
du bas est l’obéissance. Tout le reste obéit coté prussien. Plutôt que d’essayer d’être très
aux règles avancées. subtil dans les valeurs, nous avons choisi une
Les chefs d’armée sont Napoléon, Ney et valeur standard de moral de 7, ce qui est très
Grouchy du coté français. Ils peuvent générer respectable.
3, 1 et 1 ordre par tour, respectivement. Du coté anglo-allié, plusieurs brigades
Wellington et Orange (avant que Wellington britanniques étaient récentes, d’autres étaient
n’arrive aux Quatre Bras comme expliqué au composées de vétérans de la guerre
paragraphe 3 ci-dessus) du côté anglo-allié et d’Espagne. Leur moral a également été estimé
Blucher du côté prussien, pouvant générer 3, à 9. De plus, certaines unités de la Garde
1 et 2 ordres respectivement. Tous les autres Anglaise ne s’étaient jamais battues
chefs sont des chefs de corps. auparavent, mais leur moral était très bon, et
Conséquences de l'élimination d’un leur entraînement, sous-officiers et
commandant: équipement excellents. Nous leur avons
- Napoléon: le jeu est terminé, c’est une donné une valeur de moral de 11, que la
victoire majeure alliée. Garde mérite.
- Ney ou Grouchy: Napoléon promeut un chef - Chefs de brigade prussiens
de corps comme chef d’armée, ce dernier ne Les noms de plusieurs chefs de brigade
pouvant générer qu’un ordre par tour. prussiens varient en fonction des sources.
- Wellington: Orange prend sa place. S’il est Certains étaient en charge seulement sur le
déjà éliminé, le joueur allié promeut Hill ou papier, d’autres ont été blessés et remplacés le
Uxbridge. Le joyeux volontaire peut générer jour de Waterloo. Comme leur nom exact n’a
un ordre par tour. pas de conséquence sur le jeu (utilisé
seulement pour certains déploiements), nous
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avons choisi une source unique pour toutes joueur, puis un second pas par infanterie si
les dénominations. nécessaire. En général cavalerie et artillerie ne
- Unité Suisse prennent pas de pertes de cette façon, mais
Une unité de l’armée française (régiment c’est au choix des joueurs
Suisse du troisième corps, unité 75) avait des
uniformes rouges. Le pion se trouve sur la
planche de pions anglo-alliés.
- Regroupement de petites unités sauf les
Gendarmes
Certaines unités de cette campagne étaient
assez petite, en particulièrement les régiments
de cavalerie. Pour éviter des pions n’ayant
qu’un pas de pertes, elles ont été regroupées.
Les seules exceptions sont les Gendarmes
d’élite, garde du corps de Napoléon, et les
roquettes britanniques.
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Bibliographie
Généralités
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• Les Cent-Jours, Dominique de Villepin, Perrin 2001
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• Charge, Digby Smith, Greenhill books 2003
• Be Your Own Napoleon, William Seymour, Bramhall House, 1982
• Lettres de Guerre, Pierre Charrié, Canonier, 2004
• Erckmann-Chatrian, Waterloo, Omnibus 1993
• Napoléon et l’Angleterre, Jean Tranié & JC Carmigniani, Pygmalion 1994
Pions
Les blazons ont été trouvés sur internet (surtout sur http://www.heraldique-
europeenne.org/Index_General/index.html), nous avons pu trouver 46 sur 50, mais pas Milhaud,
Lamarque, Thielmann et Hill. Pour les deux premiers nous avons utilisé les blasons génériques de Baron
et de Comte militaire. Hill avait un cousin célèbre, Berwik, nous avons utilise son blazon. Quand à
Thielmann, il deviant plus tard Electeur de Saxe quand le roi mourut. Nous avons utilisé les armes de
Saxe. Les autres sont probablement exacts.
Crédits
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